International

  • Les opinions en matière de santé « très marquées » par l’appartenance à un territoire (étude Drees)

    « Les opinions des Français sont parfois très marquées par leur appartenance à un territoire. » C’est ce qu’affirme une étude* réalisée par la Drees sur la base des résultats de son Baromètre d’opinion 2017, qui interroge 3 000 personnes, et d’une typologie ad hoc des communes françaises.

    L’organisme relève notamment que 8 habitants sur 10 des « grands centres urbains » estiment que le système de sécurité sociale français apporte un niveau de protection suffisant, contre deux tiers de ceux des « campagnes isolées ».

    L’étude ajoute que « plus les personnes sont éloignées des grands centres, moins elles ont le sentiment qu’il y a suffisamment de médecins généralistes à proximité de chez elles ». Cette perception est encore plus marquée concernant les médecins spécialistes. 73 % des résidents des campagnes isolées jugent qu’il n’y en a pas assez, contre 32 % de ceux habitant dans les grands centres. Simultanément, ce sentiment augmente la probabilité d’estimer que les inégalités d’accès aux soins sont les moins acceptables. 3 personnes sur 10 partagent cet avis parmi celles qui vivent dans les campagnes ou les petits centres, contre deux personnes sur dix dans le cas de communes mieux dotées en médecins comme les grands centres.

  • Think tank Économie Santé : « Comment améliorer la pertinence en santé », le 02/04/2019 à Paris

    « Comment améliorer la pertinence en santé » sera la thématique du petit déjeuner proposé le 2 avril 2019 par le think tank Économie Santé et organisé par Les Échos Events .

    « La pertinence en santé est capitale, elle participe au premier plan à la qualité des soins et permet de dégager des moyens pour investir. En dépit d’efforts importants et de nombreuses mesures, la pertinence des soins n’est pas à la hauteur des enjeux en France, analyse dans son communiqué présentant l’événement le groupe de réflexion, qui propose des mesures, « à la fois globales et concrètes », pour « mobiliser tous les acteurs ».

    La recommandation annuelle du think tank sera présentée au cours de cette matinée, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Un débat sera ensuite engagé avec les membres du groupe de réflexion et sera suivi d’échanges avec l’auditoire.

    Les personnes qui souhaitent participer à l’événement doivent s’inscrire par le biais du formulaire en ligne accessible sur le site Lesechos-events.fr.

    Think tank Économie Santé : une recommandation publiée chaque année

    Le think tank Économie Santé a été créé en 2011 par Les Echos Events, du groupe Les Échos-Le Parisien, en collaboration avec Philippe Leduc, journaliste expert en santé.

    « Dédié à l’économie de la santé, ce think tank souhaite apporter une contribution concrète et pragmatique au système de soins français en se focalisant sur le rôle et la responsabilité de chacun de ses acteurs et opérateurs », explique Les Echos Events sur son site officiel. Amélioration de la qualité et de l’accès aux soins, optimisation des dépenses sont parmi les thèmes phare des recommandations publiées annuellement. »

    Programme

    08h00-08h30 Accueil des participants

    08h30-09h00 Mot d’introduction d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

    09h00-09h15 Présentation des travaux du think Tank, par Philippe Leduc

    09h15-10h15 Intervention des membres du think Tank

    10h15-11h00 Échanges avec la salle

    11h00-11h30 Café networking

    Service clients :

    • Nicolas Guerard, directeur du service marketing et logistique des Echos Events :
      • nguerard@lesechos.fr ;
      • 01 87 39 76 44.
  • La FDA accorde sa 1ère autorisation de mise sur le marché à une pompe à insuline interopérable

    La FDA a accordé courant février 2019 sa première autorisation de mise sur le marché à une pompe à insuline interopérable compatible avec les systèmes automatisés de dosage d’insuline, les glucomètres en continu, les glucomètres classiques et d’autres dispositifs de traitement du diabète conçus par différents fabricants, annonce l’organisme américain dans un communiqué publié le 14 février 2019.

    La pompe à insuline t: Slim X2, développé par le fabricant américain Tandem Diabetes Care, a été examinée dans le cadre de la procédure de revue de pré-commercialisation « De Novo », ce qui en fait le premier produit d’une nouvelle catégorie de dispositif médical appelée « pompes à perfusion Alternate Controller Enabled (ACE : pompe avec une possibilité de contrôleur alternatif) ». Destiné à être utilisé par les adultes et les enfants atteints de diabète, le dispositif numérique reçoit automatiquement les commandes de dosage d’insuline émises par un dispositif de gestion du diabète une fois connecté, ou peut injecter l’insuline de manière indépendante lorsque le système est autonome.

    Bien que les patients diabétiques dispose d’un choix assez diversifié d’appareils pour gérer leur glycémie, des problèmes de compatibilité entre les appareils des fabricants concurrents empêchent les utilisateurs de mixer et d’adapter les appareils qui répondent le mieux à leurs besoins. L’approbation de la FDA et la mise en place de contrôles spéciaux offrent non seulement aux patients une option de pompe plus flexible mais ouvrent aussi la voie au développement de futurs appareils présentant des compatibilités similaires.

    De nouveaux contrôles spécifiques établis

    « Le diabète est une maladie compliquée qui nécessite une surveillance étroite et des traitements bien adaptés, commente le Dr Scott Gottlieb, commissaire de la FDA (communiqué). Les patients nous ont dit qu’il leur importait de pouvoir personnaliser leurs propres dispositifs de gestion du diabète. Les progrès de la santé numérique rendent possibles des approches plus personnalisées en matière de traitement. »

    L’autorisation de mise sur le marché est accompagnée de l’établissement de nouveaux contrôles spéciaux, critères définis par la FDA pour les fabricants de pompes ACE en ce qui concerne le type d’études et la qualité des données nécessaires pour vérifier les performances d’une pompe.

    Cela concerne généralement la précision et la fiabilité de dosage des dispositifs, les capacités de cybersécurité et les fonctions de sécurité intrinsèque, autant de critères que l’agence a pris en compte lors de l’évaluation de la pompe à insuline t: Slim X2.

    « Les contrôles spéciaux de la FDA établissent une nouvelle norme dans notre secteur »

    « Les contrôles spéciaux de la FDA établissent une nouvelle norme dans notre secteur et définissent un autre élément du processus réglementaire pour les futurs systèmes automatisés d’administration d’insuline », déclare John Sheridan, vice-président directeur et directeur de l’exploitation de Tandem Diabetes Care.

    « L’approbation de la nouvelle pompe t: slim X2 avec sa nouvelle désignation, associée à sa capacité à mettre à jour les logiciels à distance, permettra un développement plus efficace et plus prévisible de nouveaux systèmes avec des partenaires technologiques actuels et futurs, et permettra de fournir plus rapidement de nouvelles innovations à nos clients. »

    Un traitement du diabète plus personnalisé

    « L’autorisation de mise sur le marché de la première pompe à insuline ACE destinée à un usage interopérable a le potentiel d’aider les patients à la recherche de systèmes de traitement du diabète plus personnalisés et ouvre la porte aux concepteurs de futurs dispositifs de traitement du diabète connectés afin d’offrir aux patients d’autres produits plus sûrs et efficaces, explique le Dr Scott Gottlieb. Étant donné que l’action de la FDA crée une nouvelle classification réglementaire, les futures pompes à insuline ACE pourront passer par le processus d’examen 510 (k) plus efficace, contribuant ainsi à faire progresser cette technologie innovante. »

  • Journée française de l’interopérabilité : rôles, enjeux et perspectives du cadre (10/04/2019, Rennes)

    L’Asip Santé et Interop’Santé organisent la Journée française de l’interopérabilité le 10 avril 2019 à Rennes. L’événement est présenté comme le « French Day » du Connectathon européen de Integrating the Healthcare Enterprise (IHE), une initiative des professionnels de santé visant à améliorer la manière dont les logiciels du domaine échangent leurs informations.

    Cette journée sera l’occasion de présenter les axes d’évolution des standards sur le thème de la mobilité et de l’interopérabilité ainsi que de rappeler les rôles, les enjeux ainsi que les perspectives du cadre d’interopérabilité, qui fête cette année ses 10 ans.

    La manifestation s’adresse aux acteurs locaux et nationaux, aux éditeurs de solutions numériques, aux professionnels ou structures de santé, aux représentants, aux agences publiques en santé ainsi qu’aux membres d’une administration. La cible est large parce que les organisateurs estiment que, « devant la multiplication des systèmes proposés tant aux patients qu’aux professionnels de santé, il est plus que jamais nécessaire d’adopter un langage commun et de renforcer les règles informatiques qui favorisent la coopération entre les acteurs ».

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr :
    • inscription à la journée entière via ce lien ;
    • inscription à la matinée via ce lien ;
    • inscription à l’après-midi via ce lien.

    « L’interopérabilité optimise et sécurise le partage et l’échange des données de santé »

    « Qu’elle soit technique ou sémantique, [l’interopérabilité] optimise et sécurise le partage et l’échange des données de santé, commentent les organisateurs. Co-construit avec les parties prenantes des domaines sanitaire, médico-administratif, médico-social et social, le champ d’application de l’interopérabilité évolue pour tenir compte de ce nouveau paysage de l’informatique de santé.

    Chaque jour, ce sont des nouveaux cas d’usages qui sont exprimés par les acteurs de terrain pour lesquels nos organisations doivent être en capacité de proposer les règles d’interopérabilité à mettre en œuvre. »

    Programme

    • 9h30 : ouverture du French Day

    Matinée : 3 tables rondes organisées par Interop’Santé autour du thème « mobilité et interopérabilité »

    Quelle vision les institutions portent-elles sur l’interopérabilité ?

    Le récent rapport invitant à une accélération du virage numérique est sans appel, l’offre en informatique de santé est extrêmement riche mais est morcelée et très peu interopérable. Quelles sont les attentes mais aussi les axes d’amélioration proposés par les pouvoirs publics ?

    Cette première table ronde sera l’occasion d’y répondre en présence entre autres des représentants de l’Asip santé, la CNAMTS, la DGOS et l’Ordre des pharmaciens.

    Le point de vue des industriels

    Les offres des industriels sont de plus en plus sophistiquées et nombreuses.

    Comment les fédérations souhaitent-elles accompagner leurs adhérents dans cette révolution numérique en permettant à chacun de trouver son marché ? Et quel est le rôle attendu de l’interopérabilité ? Ce sera le thème de cette seconde table ronde en présence de plusieurs représentants des fédérations des industriels.

    Interopérabilité et retours d’expériences

    Qu’ils soient à destination des entreprises ou des unités de recherche, les standards d’interopérabilité ont une finalité : leur déploiement pour toujours plus d’efficience, de partage et de sécurité.

    Cette dernière table ronde permettra d’en illustrer toute la puissance à travers quelques retours d’expériences.

    • VIP Tour : au cœur de ceux qui font l’interopérabilité. Visite exclusive du Connectathon
    • Cocktail
    • 14h00 : café d’accueil

    Après-midi : 3 tables rondes organisées par l’Asip Santé

    L’interopérabilité au service de #MaSanté2022 (30 min) :

    • Quel rôle de l’État pour développer l’interopérabilité- Le bouquet de services aux professionnels de santé- L’espace numérique pour les patients

    Quel chemin parcouru depuis 10 ans sur le Cadre d’Interopérabilité des systèmes d’information en santé (1h30) ?

    • Les couches techniques et les volets de contenus- L’interopérabilité technique vue à travers le DMP et le cahier de liaison- Le modèle de contenu : l’exemple de la 2ème lecture mammographie et du compte-rendu structuré de biologie- Utilisateurs du cadre d’interopérabilité, ils témoignent !

    Et l’interopérabilité dans 10 ans (1h00) ?

    • Pourquoi se doter d’un serveur national de terminologie – L’interopérabilité demain : comment s’organise-t-on, quelle gouvernance et qu’en attendez-vous ?
    • Se former sur l’interopérabilité : une nécessité
    • Temps d’échanges autour d’un verre
    • 17h30 : fin du French Day
  • Future of Digital Health Systems (OMS – part 2) : 4 exemples de e-prescription en Europe

    Un des e-services de plus en plus développé par les pays européens est la e-prescription. À l’occasion du congrès Future of Digital Health Systems, organisé par l’OMS début février 2019 et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, La Suède, l’Estonie et la Finlande ainsi que la région de la Catalogne sont revenus sur leur projet respectif :

    • Suède : 99 % de e-prescriptions ;
    • Estonie : 100 % de e-prescriptions ;
    • Finlande : e-prescription obligatoire depuis 2017 ;
    • Catalogne : 98 % de e-prescriptions.

    La e-prescription en Suède : 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes

    • Le système de santé suédois est organisé autour de 21 comtés et 290 municipalité. 
    • Un premier projet de e-prescription est lancé en 2000 avec 900 pharmacies regroupées au sein d’une organisation privée monopolistique. 
    • Aujourd’hui, la démarche est organisée autour de 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes et pilotée par une agence nationale de e-santé.

    Un projet basé sur 5 briques techniques :

    • base de données médicale ;
    • registre des identifiants nationaux ;
    • référentiels des offreurs de soins ;
    • référentiels des pharmacies ;
    • référentiels des professions de santé.

    Facteurs clés de succès identifiés :

    • coopération avec les parties prenantes ;
    • utilisation de standards et des formats permettant l’interopérabilité entre les différents systèmes ;
    • formation d’un groupe projet dédié ;
    • planification ;
    • implémentation structurée et trajectoire « étape après étape » ;
    • esprit de compétition entre les comtés.

    Les résultats :

    • 99 % de e-prescriptions ;
    • augmentation de la qualité ;
    • sécurité du patient ;
    • augmentation des services pour les patients ;
    • gain de temps ;
    • meilleur connaissance.

    La e-prescription en Estonie : 100 % des prescriptions sont numériques

    • Décidée en 2005 avec l’ensemble de la stratégie nationale e-santé.
    • Lancée en 2010.

    Les résultats :

    • Après 1 an, 73 % des prescriptions sont numériques ;
    • Après 2 ans, 95 % des patients satisfaits ;
    • Après 8 ans, 100 % des prescriptions sont numériques ;
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Finlande : obligatoire depuis 2017

    • Obligatoire depuis 2017.
    • Un projet construit à la fois pour les fournisseurs de soins et les pharmacies.
    • Les prescriptions sont réalisées en utilisant les systèmes d’information (SI) de santé ou des applications indépendantes.
    • Les prescriptions sont complètement structurées en utilisant la base de données pharmaceutiques nationale.
    • Elles sont stockées dans le Centre de prescription du pays.
    • Elles peuvent être récupérées par les pharmacies pour réaliser la dispensation. Les informations relatives à la dispensations sont stockées dans le Centre de Prescription
    • Les informations de prescriptions et de dispensation sont mise à disposition du personnel médical et du patient.
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Catalogne : une feuille de route démarrée en 2001

    Un projet basé sur 6 principes

    • un système de soins intégrés ;
    • une coordination des professionnels ;
    • accessibilité aux services médicaux et pharmaceutiques ;
    • prescription et dispensation électronique ;
    • sécurité de l’usage des médicaments ;
    • carte personnelle de santé et un seul plan de médicament.

    Une feuille de route démarrée en 2001

    Les résultats :

    • 98 % de e-prescriptions ;
    • 100 % de santé primaire ;
    • 96 % hôpitaux publics ;
    • 99 % santé mentale ;
    • 96 % centres sociaux ;
    • 93 % domaine social ;
    • 100 % pharmacies.
  • La Chine va utiliser le big data pour prévenir les maladies rares

    Les autorités sanitaires chinoises intensifieront leurs efforts pour réduire l’incidence des maladies rares notamment en utilisant des systèmes d’analyse de big data et d’autres technologies internet pour améliorer leur diagnostic et leur traitement, a déclaré le 13 février 2019 lors d’une conférence de presse Jiao Yahui, directrice adjointe chargée de l’administration et la supervision médicale de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale de la République populaire de Chine, quelques jours avant la Journée internationale des maladies rares, qui aura lieu le 28 février 2019. La commission a en effet mis en place un système informatisé national d’enregistrement des diagnostics et des informations thérapeutiques sur ces maladies, a précisé la responsable politique (source : China Daily).

    Elle a souligné que de nombreuses maladies rares étaient héréditaires et que, par conséquent, le gouvernement prendrait des mesures pour améliorer les soins prénatals et le dépistage des maladies chez les femmes enceintes.

    Maladies rares : l’incidence est faible mais le nombre absolu des personnes touchées est élevé en Chine

    Il n’y a pas de chiffres officiels sur le nombre de personnes atteintes de maladies rares en Chine. Bien que l’incidence soit faible par définition, le nombre absolu de ces personnes en Chine est élevé, compte tenu de la taille de la population totale, a expliqué Jiao Yahui.

    Le nombre total de personnes atteintes de maladies rares en Chine seraient de plus de 20 millions

    À l’échelle mondiale, il existe différentes définitions des maladies rares. Aux États-Unis, les maladies dont l’incidence est inférieure à 2 sur 10 000 sont considérées comme rares, 7 000 ont été identifiées jusqu’ici dans le monde entier, a-t-elle poursuivi.

    Zhang Shuyang, vice-présidente de l’Alliance chinoise pour les maladies rares de l’hôpital universitaire de Pékin, estime que le nombre total de personnes touchées en Chine dépasse les 20 millions.

    Un réseau d’hôpitaux comprenant plus de 300 hôpitaux recommandés

    Le diagnostic et le traitement des maladies rares représentent un problème épineux d’envergure internationale, a souligné Jiao Yahui. De nombreux pays manquent de moyens efficaces de diagnostic et de médicaments, en partie à cause du bassin plus restreint de patients par rapport à d’autres pathologies qui décourage les sociétés pharmaceutiques à rechercher et à développer des traitements pour ces maladies.

    En 2018, la Chine a publié pour la première fois une liste de 121 maladies rares, notamment l’albinisme et la maladie de Parkinson à un stade précoce. La liste sera élargie à mesure que les diagnostics s’amélioreront, a annoncé la responsable politique.

    Pour améliorer le diagnostic et le traitement de ces patients, la commission a mis en place un réseau d’hôpitaux comprenant plus de 300 hôpitaux recommandés dans le pays, a-t-elle spécifié.

    Des médicaments coûteux

    Zhang Shuyang a indiqué de son côté que l’intensification de la R&D était cruciale. « Dans le monde, des médicaments efficaces ne sont disponibles que pour 5 % de toutes les maladies rares », a-t-elle déclaré, précisant qu’en Chine, la plupart de ces médicaments étaient importés et très coûteux.

    Selon Jiao Yahui, seule la production nationale permettra de faire baisser les prix

    La récente décision du gouvernement central de réduire les taxes sur la valeur ajoutée de 21 médicaments ciblant les maladies rares pourrait rendre ces traitements plus abordables, mais seule la production nationale permettra effectivement de faire baisser les prix, estime Zhang Shuyang, qui a ajouté que davantage d’efforts devraient être réalisés pour encourager les sociétés pharmaceutiques nationales à développer ce type de médicaments.

  • Congrès MG France : du 30 mai au 1er juin 2019 à la Grande-Motte (Occitanie)

    Le 8ème congrès de MG France, qui a lieu tous les trois ans, se tiendra du 30 mai au 1er juin 2019 à La Grande-Motte, dans l’Hérault, en Occitanie.

    Les trois journées seront rythmées par des ateliers, des plénières et des moments de convivialité.

    L’événement s’adresse à tous les médecins généralistes et aux institutionnels. Environ 500 participants s’y réunissent à chaque édition.

    Les inscriptions doivent être réalisées en ligne sur Boutique.mgfrance.org. Une réduction de 20 % est accordée pour  les inscriptions validées avant le 15 mars 2019.

    Programme

    Contact :

    Congres-inscriptions@mg-france.fr

  • PuMS, pour une meilleure santé : l’émission Youtube de Paris Diderot, en partie axée sur la e-santé

    L’émission « PuMS, pour une meilleure santé » est diffusée sur Youtube par l’université Paris Diderot chaque premier vendredi du mois dans l’optique de proposer une « information scientifique fiable et accessible », avec un intérêt important porté sur les nouvelles technologies et la e-santé, a indiqué l’établissement dans un communiqué publié en janvier 2019.

    Dans le cadre de cette émission intervient une dizaine de chroniqueurs, qui sont des médecins hospitaliers ou des universitaires. Le programme traite de sujets divers comme les maladies chroniques, le cancer ou l’automédication.

    Il est présenté par le Dr Boris Hansel, enseignant-chercheur à l’UFR médecine de Paris-Diderot et fondateur du diplôme universitaire (DU) de santé connectée de l’université.

    Actuellement, une émission centrée sur la e-santé, titrée « Peut-on soigner le diabète par la santé connectée ? », est disponible sur la chaîne PuMS.
    2 autres programmes sont accessibles en intégralité :
    • « Pour une grossesse au top ! » ;
    • « Comment se soigner avec l’activité physique ? ».

    Intervenants de l’émission « Peut-on soigner le diabète par la santé connectée ? »

    • Pr Jean-Pierre Riveline, professeur des universités à Paris Diderot
    • Pr Ronan Roussel, professeur des universités à Paris Diderot
    • Dr Diana Kadouch, assistante spécialiste, Hôpital Bichat.

    Fournir une info digne de l’enseignement d’une grande université française

    L’objectif des émissions PuMS est de « fournir aux étudiants inscrits en formation continue mais également au public extérieur à l’université une information fiable, digne de l’enseignement d’une grande université française, mais en s’attachant à la forme : messages clairs, compréhensibles par tous, conseils pratiques, utilisation des moyens modernes de communication », explique l’université Paris Diderot dans un communiqué.

    Le principe :

    • une nouvelle émission thématique d’une durée d’environ 30 minutes est mise en ligne chaque mois sur la chaîne Youtube PuMS ;
    • des extraits des moments forts des émissions sont diffusés sur les réseaux sociaux ;
    • des vidéos et des podcasts complémentaires « pour illustrer certains messages ou aller plus en profondeur dans les explications sont également diffusés », précise l’établissement.

    PuMS est un programme coproduit par l’université Paris Diderot et em&i production.

  • La téléexpertise est applicable depuis le 10 fevrier 2019 : détail de sa mise en oeuvre par la Cnam

    Applicable à partir du 10 février 2019, la téléexpertise est ouverte dans un premier temps à certaines catégories de personnes. Elle s’élargira à tous les patients à partir de 2020. La téléexpertise fait partie de l’accord conventionnel conclu entre l’Assurance maladie et les représentants des médecins libéraux, avec l’avenant 6 à la convention médicale signé le 14 juin 2018. Elle est prise en charge à 100 % pour le patient.

    Les conditions de rémunération des médecins sont définies en fonction de la complexité du cas du patient et de la fréquence des téléconsutlations. Payées à l’acte pour le médecin requis (celui qui donne son avis médical), les téléexpertises font l’objet d’un forfait annuel pour le médecin requérant (celui qui demande un avis pour son patient) capé à 500 euros par an.

    Un lancement de la téléexpertise pour tous les médecins mais pour certains patients bénéficiaires uniquement

    La téléexpertise permet à un médecin, dit « médecin requérant », de solliciter un confrère, dit « médecin requis », en raison de sa formation ou de sa compétence particulière, sur la base d’informations ou d’éléments médicaux liés à la prise en charge d’un patient, et ce, hors de la présence de ce dernier.

    Tout médecin peut recourir à la téléexpertise, quels que soient : sa spécialité, son secteur d’exercice et son lieu d’exercice, en ville ou en établissement de santé (cabinet de ville, maison de santé, centre de santé, Ehpad, hôpital, clinique…).

    Jusqu’à la fin de l’année 2020, la téléexpertise sera réservée aux patients pour lesquels l’accès aux soins doit être facilité au regard de leur état de santé ou de leur situation géographique :

    • les patients en affection longue durée (ALD) ;
    • les patients atteints de maladies rares telles que définies par la réglementation ;
    • les patients résidant en zones dites « sous-denses », telles que définies à l’article 1434-4 du Code de la santé publique et dans lesquelles s’appliquent les aides démographiques conventionnelles ;
    • les patients résidant en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou en structures médico-sociales ;
    • les personnes détenues.

    L’Assurance maladie prévoit qu’avant la fin de l’année 2020, après observation de la période de montée en charge des premiers actes de téléexpertise, l’ouverture de ces actes au bénéfice d’autres catégories de patients sera envisagée.

    Téléexpertise de niveau 1 ou 2 selon le degré de complexité du cas.

    Quelle que soit la situation clinique, le médecin doit demander et recueillir le consentement préalable du patient. À l’issue d’une téléexpertise, le médecin requis rédige un compte rendu, l’archive dans son dossier patient, dans le dossier médical partagé (DMP) du patient, le cas échéant, et le transmet au médecin requérant.

    Pour un avis médical présentant un certain degré de complexité, le médecin requis doit connaitre au préalable le patient. Cette condition de connaissance préalable est facultative pour l’acte de téléexpertise de niveau 1 téléexpertise plus simple.

    • Les téléexpertises de niveau 1 : il s’agit d’une question circonscrite qui ne nécessite pas de réaliser une étude approfondie de la situation médicale du patient.
      • Exemples donnés par la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) : interprétation d’une photographie de tympan, ou de pathologie amygdalienne, de lecture d’une rétinographie, de l’étude d’une spirométrie, de lecture de photos pour une lésion cutanée, pour le suivi d’une plaie chronique d’évolution favorable, etc.
    • Les téléexpertises de niveau 2 :  il s’agit d’un avis en réponse à une situation médicale complexe après étude approfondie.
      • Exemples donnés par la Cnam : de la surveillance en cancérologie dans le cadre de la suspicion d’une évolution, du suivi d’une plaie chronique en état d’aggravation, du suivi d’évolution complexe de maladie inflammatoire chronique, de l’adaptation d’un traitement anti-épileptique, d’un bilan pré-chimiothérapie, lors de son initiation, etc.

    La téléexpertise n’exige pas un échange par vidéotransmission (à la différence des actes de téléconsultation). Elle doit en revanche faire l’objet d’un échange en synchrone (direct) ou asynchrone (en différé) entre deux médecins, via une messagerie sécurisée de santé. L’équipement doit en outre être adapté à l’usage de la téléexpertise avec une couverture des services nécessaires (envoi d’images, photographies, tracés…)

    Une incitation financière à l’équipement (350 € pour équipement de  téléconsultation, 175 € pour des dispositifs médicaux) pour les médecins libéraux via 2 nouveaux indicateurs

    Une aide à l’équipement des médecins libéraux est instaurée par le biais de 2 nouveaux indicateurs inscrits dans le volet 2 du forfait structure, effective à compter de 2019 (paiement en 2020) :

    • un indicateur de 50 points (soit 350 €) permettant de s’équiper en vidéotransmission, de mettre à jour les équipements informatiques et de s’abonner à des plateformes de télémédecine pour assurer des actes de téléconsultation dans des conditions sécurisées ;
    • un indicateur de 25 points (soit 175 €) permettant de s’équiper en appareils médicaux connectés. Pour 2019, la liste des équipements retenue est la suivante :
      • oxymètre connecté,
      • stéthoscope connecté,
      • dermatoscope connecté,
      • otoscope connecté,
      • glucomètre connecté,
      • ECG connecté,
      • sonde doppler connectée,
      • échographe connecté,
      • mesure pression artérielle connectée,
      • caméra (utile pour regarder l’état de la peau par exemple) connectée,
      • outils de tests visuels, audiogramme connectés,
      • matériel d’exploration fonctionnelle respiratoire dont le spiromètre et le tympanomètre connectés.

    Tarification et facturation à l’acte selon la complexité et la fréquence pour le médecin requis et forfait annuel pour le médecin requérant

    Le tarif de la téléexpertise tient compte de la complexité du dossier du patient qui conditionne le niveau de l’expertise réalisée (1 ou 2) et de sa fréquence.

    • Pour le médecin requis, il s’agit d’une rémunération à l’acte.

    Pour les téléexpertises de niveau 1, cette rémunération est de 12 € par téléexpertise, dans la limite de 4 actes par an, par médecin, pour un même patient, comme par exemple pour la lecture d’un fond d’œil ou d’un tympan ;

    Pour les téléexpertises de niveau 2, cette rémunération est de 20 € par téléexpertise, dans la limite de 2 actes par an, par médecin, pour un même patient, comme dans le cas de la surveillance d’une plaie chronique en voie d’aggravation et le suivi d’évolution d’une maladie inflammatoire chronique intestinale ou rhumatologique.

    Cette rémunération n’est cumulable avec aucun autre acte ni majoration et ne peut donner lieu à aucun dépassement d’honoraire.

    • Pour le médecin requérant

    Pour le médecin requérant, il s’agit d’un forfait annuel : la rémunération est de 5 € par téléexpertise de niveau 1 et de 10 € par téléexpertise de niveau 2, dans la limite de 500 € par an.

    Le calcul sera réalisé automatiquement par l’Assurance Maladie : aucun acte n’aura besoin d’être facturé par le médecin requérant.

    Le premier paiement du forfait annuel du médecin requérant sera réalisé en 2020 au titre de l’année 2019.

    Pour le patient, la téléexpertise est prise en charge en tiers-payant à 100 % par l’Assurance maladie.

  • Grenoble : une Chaire e-santé et big data pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil

    La Fondation Université Grenoble Alpes inaugure le 11 février 2019 la Chaire de recherche « e-santé et données massives pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil », portée par le professeur Jean-Louis Pépin, directeur du laboratoire HP2 (université Grenoble Alpes/Inserm).

    Cette Chaire d’une durée de 4 ans vise, par une approche pluridisciplinaire et l’exploitation de données massives (big data), à analyser les trajectoires de santé de patients atteints de plusieurs maladies chroniques afin d’en identifier les déterminants, et notamment d’évaluer l’impact de facteurs cruciaux comme la situation socio-économique, l’environnement ou encore l’accès aux soins.
    Les travaux de la Chaire permettront de mieux connaître les trajectoires de santé de ces patients atteints d’au moins deux pathologies chroniques (multimorbidité), comme le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). 
    La transdisciplinarité des acteurs de la Chaire permettra d’apporter des informations essentielles pour mettre en place des actions préventives et thérapeutiques plus personnalisées et ainsi améliorer les parcours de soins.

    La chaire a obtenu un soutien financier de la MGEN et de Resmed.