International

  • Inde : le marché de la télémédecine pourrait doubler d’ici 2020

    En Inde, le marché de la télémédecine pourrait dépasser la barre des 32 millions de dollars (29 M €) d’ici 2020, révèle une étude publié en juin 2016 par la Chambre du commerce et de l’industrie indienne (Assocham). Il atteint actuellement les 15 millions de dollars (13,5 M €).

    Intitulée « Promouvoir la santé rurale : le rôle de la télémédecine », cette enquête met en avant l’importance de la croissance et du développement des soins en milieu rural au sein du pays.

    De plus en plus de centres médicaux en Inde

    Les auteurs de l’étude révèlent qu’entre 2005 et 2009, il y eu de nombreuses créations de centres médicaux:

    • 6 300 « sous-centres » supplémentaires ;
    • 2 000 nouveaux centres de santé communautaires ;
    • 1 800 centres primaires de santé en plus.

    « La télémédecine pourrait révolutionner le système de santé en Inde »

    « Avec des ressources limitées et une grande partie de la population vivant dans des zones rurales reculées (environ 68 % de la population totale), la télémédecine pourrait révolutionner le système de prestation de soins en Inde », a déclaré le secrétaire général de l’Assocham, D.S. Rawat, au moment de la publication du rapport.

    Selon M. Rawat, le développement d’un réseau de télémédecine durable dépend :

    • de l’introduction de cadres juridiques ;
    • de la mise en place de politiques nationales en e-santé ;
    • de la formation de ressources humaines ;
    • d’un financement régulier.

    Les conseils de l’Assocham pour stimuler la croissance du secteur :

    • faire des efforts pour concevoir un cadre global encadrant à la fois les centres de soins primaires et les centres régionaux ;
    • résoudre les problèmes techniques, en s’assurant notamment du bon fonctionnement de la bande passante et de la qualité de la connectivité.

    « Offrir des soins de qualité à une large majorité de la population – qui n’a actuellement pas accès à des médecins spécialisés en raison de divers facteurs, comme l’éloignement géographique ou de mauvaises conditions socio-économiques – est le plus grand défi à relever par le secteur de la santé en Inde », a insisté D.S. Rawat.

  • Perte d’autonomie : une convention pour adapter 20 000 logements supplémentaires d’ici 2017

    Amplifier l’effort pour atteindre 100 000 logements du parc privé et social adaptés aux personnes âgées en perte d’autonomie d’ici 2017, tel est l’objectif de la convention signée le 5 juillet 2016 par le ministère de la Santé, la CNSA, l’ANAH, les caisses de retraite, l’USH, et les fédérations du bâtiment.

    Le ministère de la Santé précise que 80 000 logements avaient déjà été adaptés en juin 2016 dans le parc privé.

    La convention se décompose en 4 objectifs :

    • engagements financiers des acteurs publics pour financer l’adaptation de logements dans le parc privé : la CNSA contribuera au budget 2016 de l’ANAH à hauteur de 20 millions d’euros, afin de financer l’adaptation de logements, et la Cnav amplifiera ses efforts financiers en la matière.
    • mobilisation des bailleurs sociaux, via la définition d’une stratégie commune entre l’Etat, la Cnav, le RSI, la CCMSA et l’USH, afin de prendre en compte le vieillissement dans le parc de logements sociaux ;
    • formation des professionnels du bâtiment et développement des labels « Silverbat » et « Pros de l’accessibilité » ;
    • meilleure coordination locale, avec la mise en place de projets pilotes de guichets uniques pour informer les bénéficiaires sur les dispositifs et aides auxquelles ils ont droit.

  • 4e édition des Rencontres du Progrès Médical : Paris, le 06/09/2016

    « Innover dans les dispositifs médicaux : quel avenir en France ? », c’est la problématique qui sera abordée lors de la 4e édition des Rencontres du Progrès Médical qui aura lieu le 6 septembre 2016 à Paris à l’Institut Pasteur.

    Ces rencontres, organisées par le Snitem, auront formes de débats, de tables rondes d’interventions.

  • Création d’un cluster consacré à la e-santé à Amiens

    Améliorer le parcours des patients dans toutes les étapes de soin, c’est l’objectif du cluster e-santé dont la création a été officialisée le 29 juin 2016 par la métropole d’Amiens. Ce cluster est dédié au développement des projets d’innovation et de recherche collaborative sur le parcours de santé individualisé.

    La création de ce cluster e-santé est l’aboutissement d’un travail de préfiguration mené par une équipe composée de chercheurs, de praticiens et de responsables d’entreprises de ce secteur qui en ont défini l’axe stratégique. « Un axe qui repose sur deux volets: un travail sur les données, leur collecte et leur analyse pour une médecine individualisée et un second volet, plus pédagogique, sur la simulation des pratiques et les outils numériques de formation des professionnels », précise le délégué à l’emploi et à l’innovation de la métropole d’Amiens.

    La création du cluster est un élément du Pacte pour l’emploi et l’innovation 2014-2020 lancé par Amiens Métropole et qui repose sur trois pôles, le design numérique, les technologies de santé et l’autonomie énergétique. La Métropole indique avoir prévu un financement de 130 000€ pour amorcer le projet.

    Un « biolab », pépinière d’entreprises ayant pour objectif d’accompagner le développement des projets e-santé, devrait voir le jour d’ici à 2018 sur la ZAC Intercampus d’Amiens qualifiée en pôle d’activité dédié à la santé.

    Le groupement d’intérêt public Midi Picardie Informatique Hospitalière (MiPih) prévoit d’y installer un data center et, selon les responsables de la Métropole, Medelopt, une start-up développant un casque de diagnostic de l’activité cérébrale, et Orthorobs, spécialisée dans la création d’orthèses et de prothèses, ont manifesté leur intention d’intégrer ce biolab.

  • Plateforme de séquençage à très haut débit : accord-cadre entre l’APHP et IntegraGen

    Un partenariat de recherche pour le développement d’une plate-forme de séquençage à très haut débit a été conclu le 29 juin 2016 entre l’APHP et la société IntegraGen, basée au Genopole d’Evry, spécialisée dans le décryptage du génome humain.

    Ce partenariat fait suite à l’annonce du plan France médecine génomique 2025 lancé par le Premier Ministre Manuel Valls, le 22 juin 2016 et à l’annonce le même jour par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, d’une allocation de 670 M€ pour le développement de douze centres consacrés au séquençage du génome.

    Cet accord entre l’APHP et IntegraGen est un premier pas pour le développement de la médecine personnalisée et la déclinaison de l’ambition nationale portée par le plan France Médecine Génomique 2025.

    Ce partenariat de recherche, d’une durée de trois ans, est l’un des axes du Plan Stratégie 2015-2019 de l’APHP en termes d’accès à l’innovation en santé et au progrès technologique. Il a été adopté lors du directoire de l’APHP le 28 juin 2016.

    Après l’annonce de ce partenariat, la valeur du titre d’IntegraGen a enregistré une hausse de 10 % le 30 juin, selon Boursorama, passant de 2,93€ le 29 juin 2016 à 3,27€ le 30 juin 2016.

    Séquençage à l’échelle industrielle

    Cet accord triennal permet à l’ensemble des chercheurs, cliniciens et biologistes des CHU franciliens de «bénéficier du savoir-faire et de l’expérience d’IntegraGen en matière de séquençage à échelle industrielle et de mise à disposition de résultats de qualité ». Pour le moment, les ADN à séquencer sont envoyés en Chine.

    En pratique, les données issues des échantillons biologiques prélevés seront transformées en information génomique et outils de diagnostic. La plate-forme commune de séquençage à très haut débit sera utilisable dans le cadre de projets de recherche sur les cancers, maladies rares, microbiologies et potentiellement la psychiatrie.

    Cette structure fait partie de l’une des douze prévues au niveau national par le plan France Médecine Génomique 2025.

    Une solution intégrée

    Les deux nouveaux partenaires précisent que les chercheurs auront ainsi à disposition une solution intégrée couvrant toutes les étapes, du recueil de l’échantillon biologique à la remise des résultats de séquençage.
    «Nous comptons sur ce partenariat, articulé avec la mise en place prochaine d’une plate-forme APHP mutualisée de bio-informatique, pour renforcer notre expertise dans ce domaine », ajoute Bertrand Fontaine, vice-président recherche du directoire de l’APHP.

  • Tiers payant : bénéfice ouvert aux femmes enceintes et aux ALD le 1er juillet 2016

    À partir du 1er juillet, les professionnels de santé pourront proposer la dispense d’avance de frais aux femmes enceintes et aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD), a annonce le ministère de la Santé le 30 juin 2016.

    Prévue par la loi de modernisation de notre système de santé, cette nouvelle étape dans la généralisation du tiers payant porte à 15 millions le nombre de Français qui peuvent bénéficier de la dispense d’avance de frais.

    Le 31 décembre 2016, la dispense d’avance de frais deviendra un droit pour tous ces patients. Cette évolution cible volontairement les patients qui reçoivent le plus fréquemment des soins et qui sont donc amenés à dépenser le plus pour leur santé.

    La prochaine étape est la généralisation du tiers payant à l’ensemble des Français. Dès le 1er janvier 2017, tous les patients pourront demander le tiers payant pour la partie remboursée par l’Assurance maladie.

    Cette possibilité deviendra un droit pour chaque Français le 30 novembre 2017.

    9,8 millions de personnes en ALD en 2014 (Assurance maladie)

    • 9,8 millions de personnes ont bénéficié d’une prise en charge totale de leurs soins en 2014 au titre d’une affection de longue durée (ALD). Cela représente 100 000 personnes de plus par rapport aux chiffres de 2013.
    • Ce sont les maladies cardio-neurovasculaires qui touchent le plus de patients en ALD (3,3 millions de personnes) devant le diabète (2,4 millions de personnes), les cancers (2 millions de personnes) et les affections psychiatriques (1,2 millions de personnes).
    • L’âge moyen des patients atteints d’une des 30 ALD listées est de 63 ans, contre 55 ans pour les patients atteints d’une maladie hors-liste et 79 ans pour ceux souffrant de polypathologies.
  • Snitem

    Syndicat National de l’Industrie des Technologies Médicales

  • Recherche : l’Ined autorisée à créer la plateforme « RECONAI » pour étudier la santé de l’enfant

    La mise en place d’une plateforme pour le traitement automatisé des données à caractère personnel à des fins de recherche, tel est l’objet du décret n° 2016-888 du 29 juin 2016 publié au JO le 1er juillet 2016.

    Le décret autorise l’Ined « à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé «plateforme RECONAI» avec pour finalité de permettre le développement de travaux de recherche visant à identifier les principaux facteurs qui influencent, de la période intra-utérine à l’adolescence, le développement, la santé et la socialisation des enfants et notamment à comprendre le rôle des conditions périnatales, et de l’environnement dans ses différentes dimensions, en particulier familiale, socio-économique, géographique et physico-chimique ».

    Les données utilisées seront extraites des études préexistantes Elfe menées par l’Ined, EPIPAGE 2 de l’Inserm, et des bases du Sniiram.

  • Assurance maladie : un objectif de 1,42 Mds€ d’économies en 2017

    Dégager 1,42Mds € d’économies en 2017, c’est l’objectif des pistes annoncées le 30 juin 2016 par l’Assurance maladie dans son rapport annuel présenté à son conseil d’administration.

    Les propositions contenues dans ce rapport s’articulent autour de trois priorités:
    • Diminution des durées de séjour à l’hôpital
    • Contrôle renforcé des arrêts de travail
    • Amélioration des prescriptions médicamenteuses.

    Ces économies prévues pour 2017 représentent le double de l’objectif fixé pour 2016, année où l’Ondam fixé à 1,75%, n’a jamais été aussi bas.

    L’Assurance maladie justifie son appel à « intensifier les efforts » en évoquant « les défis des années à venir », notamment l’arrivée des traitements innovants et coûteux dans les traitements du cancer ou de l’hépatite C.

    Les pistes d’économies pour 2017 avancées par l’Assurance maladie

    Améliorer les prescriptions médicamenteuses

    Sur ce point, l’Assurance maladie entend réaliser en 2017 l’équivalent des économies réalisées en 2016, soit 430M €, à travers une amélioration des prescriptions et la poursuite de la lutte contre la iatrogénie (effets indésirables provoqués par les médicaments).

    L’utilisation de médicaments « biosimilaires » moins chers et la promotion des génériques permettrait de réaliser 230M € d’économies supplémentaires

    Développer le virage ambulatoire

    La poursuite des actions engagées pour réduire les durées d’hospitalisation devrait permettre à l’Assurance maladie de dégager des marges de manoeuvre s’élevant à 390M €.

    Contrôler les arrêts de travail

    En renforçant « l’efficacité des contrôles des arrêts de travail », notamment sur les arrêts longs, et en aboutissant à « une plus grande homogénéité » dans les prescriptions, l’Assurance maladie espère dégager 100M € d’économies.

    Pour atteindre et objectif, il est proposé de renouveler l’accompagnement personnalisé auprès des médecins généralistes ayant une part importante de patients bénéficiaires d’arrêts de travail et une durée d’interruption élevé, le travail mené dans ce domaine ayant abouti, selon l’Assurance maladie,  à des résultats « encourageants ». Sur 1 673 médecins généralistes visités, une diminution de 1,5 du nombre moyen de jours indemnisés par patient a été observée dans les trois mois qui ont suivi la visite? souligne le rapport de l’Assurance maladie.

    Réduire le coût des transports sanitaires

    Les prescriptions dans ce domaine ont augmenté de 3,7% en 2015, selon le rapport. L’Assurance maladie propose des actions « renforcées » favorisant le transport assis, le partage et l’utilisation des véhicules personnels.

    Adapter la tarification de la radiothérapie dans le traitement du cancer

    L’Assurance maladie note une progression « extrêmement rapide » des dépenses dans ce domaine (+ 39% entre 2011 et 2015) dans les cabinets libéraux alors que le nombre de patients n’a augmenté, selon elle, que de 1,5%.

    La Cnamts souligne par ailleurs le maintien, dans un contexte d’évolution des techniques qui entraîne des surcoûts, d’une tarification unique dans le secteur libéral quelle que soit la technique utilisée, contrairement à ce qui se pratique à l’hôpital. Elle propose la mise en place de forfaits différenciés permettant de « financer l’innovation à son juste prix et de favoriser l’accès pour les patients à la technique d’irradiation la plus adaptée ».

    Réguler la démographie des masseurs-kinésithérapeutes

    L’Assurance maladie constate « un afflux de professionnels » et souhaite réguler cette démographie des masseurs-kinésithérapeutes. Elle rappelle que le coût de ces soins enregistre une croissance de 4% par an en moyenne depuis 5 ans.

  • 4es rencontres scientifiques de la CNSA pour l’autonomie les 12 et 13/12/2016

    « Autonomie et qualité de vie : entre pratiques et aspirations » sera le thème des 4es rencontres scientifiques de la CNSA pour l’autonomie qui auront lieu les 12 et 13 décembre 2016 à Paris.