Institutions

  • Ping An Good Doctor, a digital healthcare platform is working on its stock exchange listing (US$1bn)

    Ping An Good Doctor, China’s leading online healthcare platform, is working with JPMorgan Chase (USA) and Citi Group (USA) on its Initial Public Offering (IPO) that could close in 2018 for up to US$ 1 billion (€849 million), unveiled Thomson Reuters in an announcement published end-November 2017.

    High tech: the Hong Kong market is becoming more attractive

    The deal could launch in Hong Kong in the first half of next year, said Reuters, quoting sources close to the case. « Good Doctor’s plans to list as Hong Kong has hosted a series of “hot” tech stocks whose first-day gains have been among the best in the world this year, boosting the city’s reputation for tech listings. »

    Good Doctor: a US$3 billion company

    In 2016, Good Doctor raised US$500 million (€424 million) in an initial funding round, valuing the company at $3 billion (€ 2.5 billion).

    China’s growing appetite for digital health

    Ping An Good Doctor platform allows patients to consult with doctors and set up appointments online. After its launch in 2015, the platform has rapidly gathered more than 77 million Chinese users.

    Chinese show strong interest in connected health devices

    This growth reflects the country’s interest in digital health services. According to a recent Ipsos survey that involved over 18,000 individuals in 23 countries, Chinese residents were found to be the most likely to use a connected health device. This interest is expected to increase as the number of people with internet access increases.

    Digital health: the Chinese market is expected to reach US$110 billion in 2020

    According to analysts, China is expected to become an increasingly important market in the coming years for online health service providers. China’s digital health market is expected to expand from US$3 billion (€2,5 Mds) in 2014 to US$110 billion (€93 Mds) by 2020, according to a study conducted by the consulting firm Boston Consulting Group.

  • Lancement d’un accélérateur d’e-santé au Cap en Afrique du Sud

    L’accélérateur d’e-santé Digital Health Cape Town (DHCT), dont le lancement est prévu en janvier 2018, a ouvert les candidatures pour son premier programme, conçu pour aider les entreprises à forte croissance et à fort impact social dans le domaine de la santé à percer sur le marché.

    Les dossiers pouvaient être envoyés entre le le 14 novembre 2017 et le 5 décembre 2017. Dix start-ups seront sélectionnées. Elles recevront un financement de 9 000 euros et participeront à un programme de dix semaines au cours desquelles différents acteurs du marché expérimentés les aideront à développer leurs idées en produits viables et à élargir leur réseau dans le secteur de la e-santé.

    Soutenir les start-up health tech pour transformer numériquement le secteur

    L’accélérateur a été mis en place en réponse aux besoins changeants des fournisseurs de soins et des patients dans le but de transformer numériquement le secteur en soutenant le développement des start-up de santé numérique novatrices.

    Un programme visant à stimuler la croissance locales des jeunes entreprises en e-santé

    « Le programme accélérateur du DHCT est l’occasion de découvrir un talent et une innovation exceptionnels en Afrique du Sud, a déclaré Karen Eksteen, responsable du développement des compétences à la Technology Innovation Agency (TIA), une société sud-africaine. La TIA a pris la décision de rejoindre le jury [du concours] parce que la stimulation de l’innovation technologique fait partie de notre mission et parce qu’il est important de contribuer à la croissance des start-ups locales de la e-santé. »

    Un mentorat en personne et en ligne

    Les participants disposeront d’un soutien aussi bien financier que stratégique. Ils bénéficieront :

    • d’un financement de 150 000 ZAR (9 340 € ; 11 086 US$) pour soutenir le développement de leur entreprise ;
    • d’un mentorat en personne et en ligne avec des entrepreneurs chevronnés, des leaders d’opinion dans le domaine de la santé et des universitaires dans l’optique d’améliorer leurs connaissances et leurs sens des affaires, des prémisses de la société à la mise en place concrète de ses activités, en passant par le déploiement de sa stratégie de développement ;
    • d’un accès à des ateliers spécifiques et à des réunions de réseautage pour échanger avec des acteurs clés de l’industrie et nouer des contacts avec des partenaires et investisseurs locaux.
  • Suivi à distance des patients : le japonais Murata acquiert la start-up Vios Medical pour 86 M€

    Vios Medical, start-up health tech qui fabrique des capteurs et des logiciels dédiés au suivi à distance des patients, va être racheté environ 102 millions de dollars US (86 M. €) dans le cadre d’un accord conclu en octobre 2017 avec le géant japonais de l’électronique Murata Manufacturing, qui détenait déjà une participation de 3,6 % dans la société.

    Vios facilite le suivi des patients à distance

    Fondé en 2012 à Saint Paul, aux États-Unis, Vios conçoit des capteurs à positionner sur le torse du patient pour contrôler ses signes vitaux, tels que son rythme cardiaque et son rythme respiratoire. L’entreprise a également développé un logiciel, connecté à ces trackers, par le biais duquel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance et en temps réel les données de santé de leurs patients.

    La solution élaborée par la société américaine permet aux hôpitaux d’utiliser des tablettes et des ordinateurs standards pour suivre les malades, leur évitant ainsi d’investir dans du matériel spécialisé, a précisé Murata dans un communiqué annonçant l’accord.

    Des tests menés dans des hôpitaux américains et en Inde

    Le système a reçu fin 2015 une autorisation réglementaire américaine pour que la société puisse mener des essais cliniques. Vios teste depuis sa technologie dans des hôpitaux américains et en Inde, où elle possède une filiale.

    L’achat va permettre à Murata de développer ses activités de santé à l’étranger

    Le P.-D.G. de Vios, Amit Patel, a travaillé pour des sociétés de technologie médicale telles que Medtronic, basé en Irlande, et Heartflow Inc. (États-Unis) avant de prendre la direction de Vios.

    Cet été, l’entreprise a déclaré avoir recueilli près de 4 millions de dollars US (3,4 M. €) dans un tour de table débuté en 2015. Elle a par ailleurs récemment participé à l’accélérateur TMCx du Texas Medical Center, dédié aux start-ups spécialisées dans la e-santé.

    Un intérêt de plus en plus prononcé pour le secteur de la health tech

    Murata a généré un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards USD (8,5 Mds €) pour l’exercice clos en mars 2017. La société fabrique des produits pour un vaste panel d’industries, y compris des capteurs médicaux pour le marché des soins.

    Le groupe japonais a déclaré que cet accord était un « point de départ pour étendre ses activités [dans le domaine de la santé] à l’étranger ».

    Vios n’est pas la première entreprise health tech à avoir attiré l’attention du géant asiatique. Murata a également mené récemment un tour de table de 6 millions de dollars US (5 M. €) pour Prevent Biometrics, une entreprise américaine (Edina, Minnesota) à l’origine d’un protège-dents anti-commotion.

  • Patient-monitoring :Japanese Murata to buy health tech start-up Vios Medical (US) for US$102 million

    Vios Medical, a health tech start-up that makes patient-monitoring sensors and software, has reached a deal in October 2017 to be sold for about US$102 million (€86m) by the Japanese electronics giant Murata Manufacturing, which already owns a 3.6% stake in the company.

    Vios’ solutions makes it easy to track patients remotely

    Founded in 2012 in Saint Paul, USA, Vios designs chest sensors that track vital signs like heart and breathing rates. The company has also developed software that lets healthcare providers monitor patient data in real time.

    The solution created by the American start-up allows hospitals to use standard tablets and computers to track patients, avoiding them to invest in specialized equipment, said Murata in a statement announcing the deal.

    Tests are being conducted in U.S. hospitals and in India

    The system received a U.S. regulatory clearance in late 2015, allowing the company to conduct clinical trials. Vios is currently testing its technology at U.S. hospitals and in India, where it has a subsidiary.

    This purchase will allow Murata to develop its health activities abroad

    Vios CEO Amit Patel worked for medical technology companies such as Ireland-based Medtronic and Heartflow Inc. (USA) before taking over the direction of Vios. 

    This summer, the company said it has raised nearly $4 million (€3.4m) in a round that kicked off in 2015. It also recently participated in Texas Medical Center’s TMCx accelerator for eHealth start-ups.

    An increasing interest in the health tech sector

    Murata generated approximately US$10 billion (€8.5bn) in annual revenue for its fiscal year ended March 2017. It manufactures products for a wide range of industries, including medical sensors for the healthcare market.

    The Japanese group said in a statement that the deal would give it a « foothold for expanding its health care and medical business abroad. »

    Vios is not the first health tech company to have attracted the attention of the Japanese giant. Murata also recently led a $6 million (€5m) round of funding for Edina-based Prevent Biometrics, which is developing a concussion-detecting mouth guard.

  • Diagnostic et e-santé : le néerlandais LSP lève 280 M€ pour investir dans les sociétés medtech

    Le groupe d’investissement en sciences de la vie néerlandais Life Sciences Partners (LSP) a lancé en décembre 2017 le plus grand fonds en Europe dédié aux sociétés de technologie médicale en phase avancée de développement et spécialisées, entre autres, dans le domaine du diagnostic et de la santé numérique.

    Une participation du Fonds européen d’investissement

    Avec ce deuxième fonds (LSP HEF 2), LSP dépasse de loin le montant des autres fonds lancés cette année sur le marché.

    Cependant, contrairement à Medicxi Growth 1 (267 M. €) ou Gilde Healthcare IV Fund (250 M. €), LSP HEF 2 ne servira pas à financer les fabricants de médicaments mais se concentrera sur une quinzaine de sociétés med-tech privées européennes ou américaines.

    Comme pour le précédent fonds de LSP, LSP HEF 1 (112 M. €), qui a réalisé dix investissements depuis son lancement en 2012, les investisseurs comprennent des compagnies d’assurance maladie, des entreprises familiales et des investisseurs institutionnels mais aussi des gestionnaires d’actifs. Cette fois-ci, il inclut également le Fonds européen d’investissement (FEI).

    Sciences de la vie : LSP est l’un des plus importants investisseurs européens

    « Avec nos autres stratégies de fonds, LSP 1-5 investissant principalement dans le développement de médicaments et LSP Public dans les sociétés de santé publiques, nous couvrons l’ensemble du paysage des sciences de la vie, devenant ainsi l’un des plus importants investisseurs européens [du secteur] », a déclaré le Dr. Rudy Dekeyser, managing partner du LSP HEF 2.

    LSP attire les compagnies d’assurance

    Les fonds levés par LSP ont pour but de soutenir les innovations ayant le potentiel d’améliorer la qualité des soins tout en maîtrisant leur coût.

    C’est la raison pour laquelle ils attirent fortement les compagnies d’assurance. Ainsi, le fonds LSP HEF 1 a d’abord reçu un investissement de 50 millions d’euros de la part Achmea, le plus important groupe d’assurance santé des Pays-Bas, suivi par de plus petits investissements provenant de l’assureur néerlandais Menzis et d’autres compagnies d’assurance basées en France et en Allemagne (non divulguées).

    « Le principe [d’un développement de services de soins durables] est très attrayant pour les investisseurs qui s’attendent à un retour socio-économique en plus d’un retour financier », commente le Dr. Dekeyser.

  • Merck & Co. et Wayra UK continuent à investir dans les start-ups de la e-santé

    Le groupe pharmaceutique américain Merck Sharp & Dohme (MSD), connu sous le nom de « Merck & Co. Inc. », a révélé le 4 décembre 2017 qu’il allait de nouveau collaborer avec Wayra UK pour soutenir les start-ups de santé numérique du Royaume-Uni.

    MSD travaille depuis deux ans avec Wayra UK, une filiale de l’entreprise espagnole de télécommunications Telefonica, dans le cadre du programme d’accélération « Velocity Health ».

    Velocity Health 2018 aidera 2 sociétés utilisant l’IA et le machine learning

    Le projet Velocity Health vise à accélérer le développement des start-ups health tech pour qu’elles puissent répondre au plus vite aux défis de santé auxquels doit actuellement faire face le NHS.

    Pour cette deuxième édition du programme, Merck & Co. et Wayra UK recherchent des entreprises dont l’objectif est d’améliorer la prévention des maladies et qui utilisent des dispositifs basés sur l’intelligence artificielle et/ou l’apprentissage automatique (machine learning).

    « Les [récentes] percées dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique changent nos vies d’une manière jusqu’alors impossible, a déclaré Gary Stewart (source : Pharmaphorum.com), directeur de Wayra UK et de Telefónica Open Future (Royaume-Uni). Il est logique de rechercher des entrepreneurs capables d’exploiter la puissance des données [dont nous disposons] pour améliorer le NHS et les services de santé à l’échelle mondiale, transformant potentiellement la vie de milliards de personnes. »

    Un investissement total de 77 000 euros offert à chaque entreprise

    Deux start-ups seront sélectionnées pour suivre le programme d’accélération, d’une durée de dix mois.

    Un investissement total de 68 000 £ (77 000 €) sera offert à chacune d’entre elles. Cette somme comprend 50 % de fonds, le reste étant consacré à la mise en place de services d’accélération spécifiques, tels que l’accès à un réseau de mentors, de coachs et d’investisseurs influents.

    Les deux entreprises disposeront également de bureaux au sein de l’accélérateur de Wayra UK, situé dans le centre de Londres, mais surtout d’un accès à la clientèle potentielle de Telefónica (plus de 300 millions de personnes) et aux réseaux locaux et mondiaux de Merck & Co. et Wayra UK.

    Le programme débutera en février 2018

    Les candidatures ont ouvert le 4 décembre 2017. La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 4 janvier 2018.

    La finale aura lieu le 12 janvier 2018 et le programme débutera le mois suivant.

    Velocity Health a été créé pour soutenir l’innovation numérique en santé

    Le premier programme s’était concentré sur des sociétés spécialisées dans la prévention du diabète et du cancer.

    Velocity Health a été créé en 2015 pour renforcer les investissements dans l’innovation numérique en santé et aider l’industrie à surmonter les défis présentés dans le NHS Five Year Forward View, un rapport national qui a identifié la numérisation du système de santé comme un moyen clé permettant au NHS d’améliorer ses services délivrés aux patients et de réaliser des économies.

    D’autres rapports majeurs récemment publiés, dont Life Science Strategy and the government response to the Accelerated Access Review, considèrent également la technologie numérique comme essentielle à la viabilité future du service de santé.

    Merk & Co. mise sur la technologie numérique

    Merk & Co. fait partie des nombreuses sociétés pharmaceutiques majeures disposant d’un fonds d’accélérateur numérique, une stratégie nécessaire au vu du développement croissant de la technologie numérique dans le domaine des soins.

    Ces fonds permettent aux entreprises de se rapprocher des entrepreneurs numériques les plus prometteurs avec l’idée d’intégrer leurs solutions au sein de leur offre de services. L’un des exemples les plus notables en la matière est celui de Roche (Suisse), qui a racheté en juin 2017 la société de gestion numérique du diabète mySugr. Cette acquisition va permettre au groupe de créer un écosystème du diabète numérique.

    L’excellence numérique, « pierre angulaire du futur modèle du NHS »

    « Le NHS a fait de l’excellence numérique la pierre angulaire de son futur modèle et nous devons l’adopter si nous voulons avoir un système de santé adapté au XXIe siècle », a déclaré le Dr. Junaid Bajwa, directeur des services de soins de santé à MSD.

  • Diabetes: Health2Sync (Taiwan) raises US$6 million and seeks to expand in Japan

    Taiwanese diabetes management company Health2Sync raised US$6 million (€5 million) in early December in Series B investments led by Sompo Holdings, one of Japan’s largest insurance companies .

    The company said the new fund will be used to expand its business in Japan, but also to improve its data-driven services and to create features specifically for health insurance partnerships.

    Diabetes management: Japan is one of the most attractive markets in the world

    « Japan is one of the world’s largest markets in diabetes-related spending, » Ed Deng, co-founder and CEO of Health2Sync, said in a statement. It is crucial to have a local partner as it can also be viewed as a difficult market to penetrate. »

    Favorable policies

    « From our observation, the Japanese government has created [policies] and made funding available for diabetes care and prevention of complications », Mr Deng told MobiHealthNews.com.

    Health2Sync plans to expand in Japan since 2016

    Health2Sync was founded in 2013. In August 2016, it raised US$3 million(€2,5 M) in funding from a combination of firms in Silicon Valley and Asia. At that time, the firm said the funding would be used to expand its program outside of Taiwan, specifically into surrounding markets.

    The company explained it will focus on the Japanese market because of the high penetration rate of smartphones and health literacy in the country. It is also interested in the Chinese market but not in the immediate future.

    Health2Sync: real-time analysis of health data

    Health2Sync provides a diabetes management platform that includes a patient-facing app, a cable that connects different types of glucose meters to a smartphone, and a data analytics engine that uses patient’ data to make personalized recommendations.

    The application sends users automated alerts, allows behavioral data analysis and the use of a chatbot to perform real-time analysis and provides access to web-based support that allows care providers to remotely monitor patients efficiently.

    Health2Sync: the average blood glucose of users decreased by 22% after 3 months of use

    According to the company, the average blood glucose of high-risk users decreased by 22% after using Health2Sync for three months.

    Diabetes is widespread in Asia. The continent accounts for nearly 50% of all cases in the world, Health2Sync said. In 2013, China had the highest total number of people with diabetes of any country, according to an analysis of the American Diabetes Association. The study also reveals that the number of people affected by the disease in Japan has increased significantly since 1997, especially among the male population.

    Partnerships with Asian public and private investors

    The company, based in Taipei, noted that it was advantageous to settle in Taiwan because the government provides financial incentives to hospitals and clinics to help them manage diabetes effectively. It has partnered with the country’s Ministry of Health and Welfare to design diabetes care online.

    In 2016, Health2Sync also worked with public and private investors in Taiwan but also in Hong Kong, Malaysia and Singapore to reduce the medical costs associated with diabetes complications.

    Health2Sync works closely with insurance companies

    The company is currently working with US insurance companies MetLife and Cigna and re-insurers to provide protection and digital engagement to diabetics, and has also worked with various Asian governments.

    « As national health insurance is the largest payer in some [Asian] countries where cost and efficiency is critical, our system enables healthcare providers with more real-time and more efficient patient management, » Mr Deng said (source : MobiHealthNews.com). Being able to have direct touch point with the population for risk identification is of huge value to public payers. »

    In late November, Health2Sync announced an agreement with Ascensia Diabetes Care (Switzerland), a global company dedicated to improving the health and lives of people with diabetes. The partnership will combine offers for people with diabetes, including the Contour Plus or Contour TS blood glucose monitoring system from Ascensia and the Health2Sync application.

  • Diabète : Health2Sync (Taïwan) lève 6 M. USD et cherche à se développer au Japon

    La société de gestion du diabète taïwanaise Health2Sync a levé 6 millions de dollars (5 M. €) début décembre dans le cadre d’un ronde de financement de série B menée par Sompo Holdings, l’une des plus grandes compagnies d’assurance japonaises.

    L’entreprise a déclaré que ce nouveau fonds servira à développer ses activités au Japon mais aussi à améliorer ses services axés sur l’analyse de données et à créer des fonctionnalités spécifiques dédiées à ses partenariats avec les groupes d’assurance santé.

    Gestion du diabète : le Japon est l’un des marchés les plus attractifs au monde

    « Le Japon est l’un des plus grands marchés mondiaux pour les dépenses liées au diabète, a déclaré dans un communiqué Ed Deng, cofondateur et P.-D.G. de Health2Sync. Il est crucial d’avoir un partenaire local car il peut être perçu comme un marché difficile à pénétrer. »

    Des politiques favorables

    « D’après nos observations, le gouvernement japonais a mis en place des politiques et accordé des fonds pour les soins du diabète et la prévention des complications [de la maladie] », a précisé M. Deng au site MobiHealthNews.com.

    Health2Sync cible le Japon depuis 2016

    Health2Sync a été fondée en 2013. En août 2016, l’entreprise a recueilli 3 millions de dollars (2,5 M. €) dans le cadre d’un tour de table mené par un groupement d’entreprises de la Silicon Valley et d’Asie. Elle avait alors déclaré que cette somme serait utilisée pour étendre son programme en dehors de Taïwan et plus précisément dans les marchés environnants.

    La société avait anoncé qu’elle se concentrerait sur le marché japonais en raison du taux de pénétration élevé des smartphones et de l’importance des connaissances en matière de santé au sein du pays. La Chine l’intéresse également mais pas dans l’immédiat, avait-elle ajouté à l’époque.

    Health2Sync : une analyse des données de santé en temps réel

    Health2Sync fournit une plateforme de gestion du diabète comprenant une application pour les patients, un câble qui relie différents types de glucomètres à un smartphone et un moteur d’analyse de données qui utilise les données des patients pour établir des recommandations personnalisées.

    L’application envoie aux utilisateurs des alertes automatisées, permet d’effectuer une analyse des données comportementales du patient mais aussi d’utiliser un chatbot afin d’effectuer une analyse en temps réel de l’état de santé de l’utilisateur et donne accès à un support basé sur le web via lequel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance leurs patients de manière efficace.

    Health2Sync : la glycémie moyenne des patients diminue de 22 % après trois mois d’utilisation

    Selon Health2Sync, la glycémie moyenne des utilisateurs présentant un haut risque de développer le diabète diminue de 22 % après une utilisation de son service pendant trois mois.

    Le diabète est très répandu en Asie. Le continent représente près de 50 % des cas du monde entier, note Health2Sync. En 2013, la Chine comptait le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète au monde, selon une analyse réalisée par l’American Diabetes Association. L’étude révèle également que le nombre de personnes touchées par la maladie au Japon avait augmenté de manière significative depuis 1997, en particulier parmi la population masculine.

    Des partenariats avec des investisseurs publics et privés asiatiques

    Health2Sync, basée à Taipei, explique qu’il était avantageux pour elle de débuter ses activités à Taïwan car le gouvernement délivre des aides financières aux hôpitaux et aux cliniques pour leur permettre de lutter de manière efficace contre le diabète. Elle s’est associée avec le ministère de la Santé et du Bien-être du pays pour concevoir des services de soins en ligne dédiée à la gestion de la maladie.

    En 2016, l’entreprise a également travaillé avec des investisseurs publics et privés locaux mais aussi basés à Hong Kong, en Malaisie et à Singapour dans le but de réduire les coûts médicaux associés au développement de complications chez les personnes diabétiques.

    Health2Sync travaille de près avec les compagnies d’assurance

    La société travaille actuellement avec les compagnies d’assurance américaines MetLife et Cigna et d’autres assureurs pour offrir une protection et un engagement numérique aux diabétiques. Elle a également collaboré avec divers gouvernements asiatiques.

    « Comme l’assurance maladie nationale est le principal payeur dans certains pays [asiatiques] où le coût et l’efficacité [des soins] est critiques, notre système permet aux prestataires de soins de bénéficier d’une gestion [de la maladie] plus efficace et en temps réel, explique M. Deng (source : MobiHealthNews.com). Avoir un lien direct avec la population pour l’identification des risques est [primordial] pour les payeurs publics. »

    Fin novembre, Health2Sync a annoncé un accord avec Ascensia Diabetes Care (Suisse), une entreprise mondiale dédiée à l’amélioration de la santé et de la vie des personnes atteintes de diabète. Le partenariat combinera des offres pour les personnes atteintes de diabète, dont l’accès à un système de surveillance de la glycémie (Contour Plus ou Contour TS) et à l’application Health2Sync.

  • UK débloque 210 millions de livres sterling pour être à l’avant-garde des technologies médicales

    Le gouvernement britannique a annoncé le 6 décembre 2017 la signature d’un accord avec vingt-cinq organisations internationales afin de mieux soutenir la recherche et l’investissement dans les sciences de la vie au Royaume-Uni dans l’optique que le pays soit à l’avant-garde du développement des technologies médicales.

    L’accord inclut un engagement du gouvernement allant jusqu’à 210 millions de livres sterling (239 millions d’euros) pour déployer des programmes de diagnostic précoce, la recherche en génomique et la science fondée sur l’intelligence artificielle.

    La génomique et les sciences de la vie comme moteurs de développement économique

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique commune au gouvernement britannique et aux entreprises du secteur : moderniser l’industrie et donner un coup de pouce aux sociétés du marché.

    Grâce à cet investissement massif, le gouvernement espère que la prochaine vague d’avancées dans le domaine de la medtech se produira au Royaume-Uni.

    Le gouvernement et l’industrie fixent des objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche

    En septembre, un groupe indépendant de représentants du secteur des sciences de la vie a publié un rapport stratégique indépendant (Life Sciences Industrial Strategy) appelant à soutenir la génomique et les sciences de la vie au Royaume-Uni, soulignant leur contribution potentielle à l’économie du pays et proposant des recommandations aux autorités et au NHS après le Brexit.

    En se basant sur ce rapport, le gouvernement britannique et les représentants de l’industrie ont fixé un ensemble d’objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche scientifique et technologique, la génomique et les essais cliniques.

    Exemples de projets en cours au Royaume-Uni

    Merck & Co. lance un centre de recherche en sciences de la vie à Londres

    Dans le cadre de cet effort, la société bio-pharmaceutique américaine MSD, plus connue sous le nom de Merck & Co., a accepté de créer à Londres un centre de recherche de pointe en sciences de la vie qui devrait entraîner la création de 950 emplois, dont 150 nouveaux postes qualifiés dans le domaine de la recherche.

    Un programme dédié à la génomique, un autre à l’intelligence artificielle

    De plus, le financement de 210 millions de livres sterling du gouvernement britannique permettra de soutenir :

    • un programme dédié à la génomique, qui sera mené en partenariat avec deux sociétés britanniques, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) et le groupe bio-pharmaceutique Astrazeneca ;
    • un programme d’intelligence artificielle visant à développer des programmes de pathologie numérique et de radiologie au sein du NHS.

    GSK investira 40 millions de livres supplémentaires (45,5 millions d’euros) pour déployer le programme de génomique. De son côté, AstraZeneca a établi un nouveau centre de recherche en génomique à Cambridge.

    Essais cliniques : de nouvelles méthodologies vont être déployées

    Par ailleurs, la société bio-pharmaceutique américaine The Medicine a lancé deux essais cliniques centrés sur les maladies cardiovasculaires au Royaume-Uni, en utilisant des méthodologies novatrices pour contribuer au renforcement des capacités du pays en matière d’essais cliniques.

    En outre, le groupe Johnson & Johnson (États-Unis) est actuellement en train de collaborer avec l’Université d’Oxford pour élaborer de nouvelles méthodologies d’essais cliniques, a indiqué le gouvernement britannique.

    « Le Royaume-Uni a énormément à offrir au secteur des sciences de la vie en combinant des bases de recherche scientifique de renommée mondiale avec notre NHS, ce qui permet aux innovateurs de tester et d’affiner leurs produits, a déclaré le secrétaire d’État à la Santé britannique, Jeremy Hunt. [L’état actuel de l’industrie] prouve que les organisations spécialisées en sciences de la vie de toutes tailles continueront à croître et à prospérer dans les années à venir, ce qui signifie que les patients du NHS continueront à être en première ligne pour bénéficier de nouveaux traitements. »

  • Astrazeneca lance REALIZE, programme d’accompagnement pour les start-ups spécialisées en oncologie

    Le laboratoire Astrazeneca a lancé le 24 novembre 2017 l’appel à projets REALIZE. Il s’agit d’un programme d’accompagnement personnalisé pour des start-ups françaises spécialisées en oncologie afin de les aider à développer leur activité.

    Les start-ups seront sélectionnées par un jury composé d’experts extérieurs, acteurs de l’écosystème de l’innovation en santé. Trois domaines d’activités seront privilégiés :
    • le data management ;
    • l’innovation thérapeutique ;
    • le parcours patient.

    Les entreprises lauréates bénéficieront d’un suivi individuel pendant 3 années, au cours duquel les besoins de chaque entreprise seront évalués et une aide adaptée lui sera apportée.

    L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 janvier 2018 sur le site ci-contre.

    Les lauréats seront annoncés au mois de mars 2018.

    Innovation, parcours patient et gestion de données avant tout

    Les projets des candidats doivent obligatoirement répondre à l’une des thématiques suivantes : parcours patient, data management ou innovation scientifique.

    Le projet présenté sera évalué en fonction des trois critères suivants :

    • cohérence avec le thème de l’appel à projets impliquant que la start-up doit intervenir dans l’un des trois domaines suivants en oncologie :
      • innovation scientifique ;
      • parcours/expérience patients ;
      • gestion des données/data management;
    • solidité du projet ;
    • innovation.

    Un soutien matériel de la part d’Astrazeneca

    AstraZeneca apportera son soutien matériel aux projets sélectionnés sous la forme d’un programme d’accompagnement personnalisé pendant une période de trois ans. Il pourra prendre les formes suivantes :

    • aide marketing (étude de marché, commercialisation, communication) ;
    • soutien à la levée de fonds et recherche d’investisseurs;
    • hébergement;
    • accès à des laboratoires et moyens techniques ;
    • aide aux ressources humaines, constitution de l’équipe ;
    • mise en relation avec des entreprises partenaires ;
    • recherche de partenaires industriels ;
    • conseils juridiques (propriété intellectuelle, cadre réglementaire, etc.).