Incubateurs

  • Données personnelles (EHR) : l’électrocardiogramme, mot de passe pour en verrouiller l’accès ?

    Des chercheurs de l’Université de Binghamton aux États-Unis ont conçu une nouvelle façon de protéger les dossiers de santé électroniques (EHR) des patients en utilisant le rythme cardiaque de ces derniers, apprend-on dans une publication de l’Université de Binghamton le 18 janvier 2017.

    Utiliser le modèle électrique du cœur comme clef de cryptage de l’accès aux dossiers médicaux

    Zhanpeng Jin, co-auteur de la publication « A Robust and Reusable ECG-based Authentication and Data Encryption Scheme for eHealth Systems », explique que le coût et la complexité des solutions traditionnelles de cryptage les empêchent d’être directement appliquées à la télémédecine ou aux soins de santé mobile.

    C’est pourquoi, constatant une évolution de la prise en charge clinique, il indique avoir souhaité élaborer « une solution unique et rentable pour protéger les données personnelles sensibles ».

    Face aux mesures de sécurité traditionnelles – comme la cryptographie ou le cryptage – pouvant s’avérer coûteuses et chronophages, les chercheurs de Binghamton ont crypté les données de patients en utilisant leur électrocardiographie comme clef pour verrouiller et déverrouiller l’accès à leurs dossiers médicaux. L’ECG est unique, spécifique à chaque individu et résulte de la mesure de l’activité électrique cardiaque par un biocapteur appliqué sur la peau.

    « Le signal ECG est l’un des paramètres physiologiques les plus importants collectés et analysés pour comprendre la santé d’un patient » précise Zhanpeng Jin.

    Il estime que la sécurité et la vie privée s’avèrent ainsi améliorées et que ce nouveau concept pourra être très utile pour la personnalisation et sécurisation futures des soins.

    Puisqu’un ECG peut changer notamment en raison de l’âge, de la maladie ou du fait qu’ un patient puisse souhaiter modifier l’accessibilité de ses dossiers, actuellement les chercheurs s’efforcent d’élaborer une solution permettant d’intégrer ces variables.

  • Diabète : le Fonds Axa pour la Recherche lance une chaire d’informatique médicale à Edimbourg

    Utiliser le big data pour mieux prédire le risque de diabète, tel est l’objectif de la chaire de recherche en informatique médicale ouverte par le Fonds Axa pour la Recherche le 23 janvier 2017 à l’Université d’Edimbourg.

    Le Pr Helen Colhoun, titulaire de la chaire, s’appuiera sur l’analyse des données des dossiers patients électroniques (EHR) pour développer des algorithmes permettant de construire des modèles prédictifs de risque de diabète et de ses complications. Elle bénéficiera d’un budget d’1,5 million d’€ sur 15 ans.

    Le Fonds Axa justifie le choix de l’université d’Edimbourg pour l’implantation de cette chaire par son excellence en génétique et en informatique.

    La Fondation précise que le Pr Colhoun travaillera en étroite collaboration avec des spécialistes du machine learning mais aussi avec des experts de la protection des données. Ses travaux associeront également des spécialistes du comportement afin d’identifier les mesures qui favorisent un comportement sain.

    Par ailleurs, les travaux de la chaire visent à savoir comment développer des outils numériques destinés à aider les patients à opter pour un mode de vie plus sain, dans une perspective de médecine personnalisée. Ils devraient également contribuer à développer des stratégies collectives applicables à d’autres maladies chroniques.

  • « Le décret de 2010 freine le déploiement de la télémédecine chez les libéraux » (Jacques Lucas)

    Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’Ordre des Médecins, délégué national aux systèmes d’information en santé, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence, dans lequel il effectue un bilan des avancées en matière de e-santé en France en 2016. Il aborde également les chantiers à poursuivre en 2017, qu’il s’agisse d’applis de santé, de télémédecine ou encore de données de santé.

    Quel regard portez-vous sur l’avancement de la e-santé en France en 2016 ?

    L’Ordre porte un regard positif mais expectatif sur l’avancée de la e-santé en France en 2016. Positif, car certaines annonces ont eu un début d’application ; expectatif, car tout n’est pas réglé.

    La montée en puissance de la MSSanté

    En termes d’outils, je souhaite tout d’abord souligner le bon fonctionnement de l’espace MSSanté de messageries sécurisées. Un certain nombre d’établissements ont adopté cet outil, sur instruction de la DGOS, et les éditeurs l’intègrent à leur offre. Pour prendre un exemple régional, Medimail fonctionne bien autour du CHU de Toulouse. On constate une montée en puissance du nombre de messages sécurisés échangés, qui concerne aussi bien les établissements publics que les groupes de cliniques privées.

    En outre, l’ordonnance du 11 janvier 2017 sur la dématérialisation des documents médicaux précise certains points ; elle va par exemple permettre de donner valeur probante à la signature électronique via la carte de professionnel de santé (CPS). L’Ordre va éditer un mode d’emploi sur ce sujet.

    La relance du DMP

    , et nous estimons que le choix de la CNAMTS pour ce faire est judicieux. En effet, elle possède les outils de communication nécessaires avec les patients, les médecins libéraux et les établissements de santé.

    L’expérimentation dans 9 départements dans un premier temps va permettre de répondre aux questions sur sa simplicité d’utilisation et le gain de temps éventuel qu’il permettra aux médecins.

    Pour autant, il faudra voir si la volonté politique d’accélérer le déploiement est là.

    Concertation sur le décret télémédecine

    La LFSS 2017 contient quelques avancées sur la télémédecine en Ehpad et pour la prise en charge des pathologies chroniques.

    Surtout, nous nous félicitons que le ministère de la Santé ait enfin accédé à notre demande concernant l’ouverture d’une concertation sur l’évolution du décret de mars 2010. Nous estimons en effet que la télémédecine, lorsqu’elle est intégrée dans un parcours de soins, ne doit pas nécessiter une contractualisation avec l’ARS.

    Il faut établir des protocoles de bonnes pratiques professionnelles et déontologiques, comme nous l’avons déjà fait avec le conseil professionnel de la radiologie française.

    Il faut également mener une réflexion sur la place du téléconseil personnalisé, qui pourrait être utile pour la régulation en amont des appels au centre 15. La question est également politique, car des organismes d’assurance maladie complémentaire pourraient être tentés de proposer du téléconseil personnalisé à leurs adhérents, entraînant une potentielle rupture d’égalité. L’Ordre des Médecins rappellera donc que le téléconseil personnalisé ne doit pas aboutir à une discrimination d’origine financière pour accéder aux soins.

    Objets connectés

    La publication du rapport du GT28 et du référentiel de la HAS sur les applis de santé est une très bonne chose. Il faut maintenant aller plus loin.

    En termes d’organisation des soins, les expérimentations en cours (TSN, Paerpa) vous semblent-elles aller dans la bonne direction ?

    Ces expérimentations vont dans le bon sens. Nous avons mené une mission dans l’Océan Indien début décembre, et les retours des médecins généralistes impliqués dans TSN étaient très positifs, bien qu’ils ne soient pas nombreux à y participer. Nous allons étudier les autres TSN en 2017.

    Quant à Paerpa, le fait de maintenir le plus longtemps possible à domicile des personnes en risque de perte d’autonomie ne peut être vu que de façon positive. L’Ordre est favorable au développement d’une assistance numérique pour le maintien à domicile. Mais les offres des assureurs devront être examinées.

    L’Ordre est-il satisfait du cadre juridique autour du SNDS ?

    Sur le SNDS, je dirais « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ». Peut-être s’agit-il là d’une étape nécessaire pour protéger les données personnelles qui y sont présentes. Mais dans le même temps, des objets connectés collectent des données personnelles sensibles de façon non sécurisée ! Il faut réfléchir à la façon de protéger ces données des mains des géants du Web.

    Nous sommes moins satisfaits de la gouvernance de l’Institut des données de Santé. Nous estimons en effet que toutes les garanties ne sont pas présentes en matière de définition de l’intérêt général des recherches qui seront autorisées. Nous demandons qu’un conseil d’éthique soit instauré et placé auprès de l’Institut des données de Santé. Cela permettrait de ne mélanger les questions scientifiques (méthodologie, moyens, demande d’accès…) dont doit se saisir le conseil scientifique avec les interrogations éthiques. Les Ordres des Médecins et des Pharmaciens, ainsi que le Conseil national du numérique, pourraient y siéger.

    Nous avons donc écrit, sans réponse pour l’instant, à la directrice de l’Institut des données de Santé, à sa présidente, et à la Drees.

    Il nous semble qu’il faut produire une doctrine sur la notion d’intérêt général.

    Les cahiers des charges sur la télésurveillance sont-ils satisfaisants ?

    Nous avons émis un avis favorable sur les arrêtés définissant les cahiers des charges en matière de télésurveillance, avec toutefois une réserve : l’expérimentation ne doit pas servir à dire qu’il faudra systématiquement un cahier des charges et un arrêté pour la télésurveillance.

    Sur ce sujet, il faut mener une concertation avec les praticiens, l’Ordre et les sociétés savantes. Quant aux tarifs, ils devraient être définis dans un avenant à la convention signée en 2016 entre l’Assurance maladie et les médecins.

    La HAS a publié un référentiel de bonnes pratiques sur les applis de santé ; le GT 28 du comité stratégique de filière appelle de son côté à l’élaboration d’un référentiel de labellisation. Comment se positionne l’Ordre sur ce sujet ?

    Le référentiel de la HAS, qui est non opposable, va dans le bon sens, qu’il s’agisse de fiabilité des données produites, de protection des données personnelles, ou de hiérarchie des applications de santé.

    Sur la base de ce référentiel, on pourrait imaginer une déclaration volontaire de conformité du fournisseur, qu’il pourrait afficher. Des contrôles de conformité aléatoires, assortis de sanctions en cas de manquements, pourraient être effectués par la DGCCRF, avec le concours de l’ANSM et de la CNIL en tant que de besoin.

    La labellisation par une instance serait un stade supplémentaire. Deux systèmes peuvent être envisagés :

    • Une certification par le COFRAC d’organismes, publics ou privés, autorisés à effectuer cette labellisation ;
    • Une certification par les sociétés savantes, les associations de patients, les collèges professionnels…

    L’Ordre des Médecins va accompagner la réflexion sur ce sujet.

    Quels seront les enjeux du numérique en santé en France en 2017, du point de vue législatif notamment ?

    Tout d’abord, il faut que les enjeux du numérique en santé soient intégrés au débat autour de l’élection présidentielle.

    Ensuite, un véhicule législatif sera peut-être nécessaire pour amender certains points de la loi pour une République numérique et de la loi de Santé de 2016. Par exemple, le terme d’ « équipe de soins » recouvre actuellement indistinctement équipe soignante et équipe de prise en charge. Or, toutes les données de santé auxquelles a accès l’équipe de soins n’ont pas à être partagées avec l’équipe de prise en charge : il faut donc instaurer des filtres pour respecter la liberté des personnes.

    Par ailleurs, l’Ordre est convaincu que les textes réglementaires doivent définir un cadre général sans rentrer dans les détails. Pour prendre un exemple, le décret de 2010 freine le déploiement de la télémédecine chez les médecins libéraux.

    Le droit souple doit être renvoyé à des organes régulateurs, comme la HAS ou l’Ordre des Médecins, qui émettront des recommandations dans le cadre défini par les textes réglementaires.

    En matière de formation des médecins, comment envisagez-vous l’intégration du numérique, à la fois comme outil d’apprentissage (simulation, etc.), mais aussi comme facteur de changement de l’exercice médical ?

    Le numérique est déjà intégré à la formation – je pense ici par exemple aux initiatives des facultés de Nancy, d’Angers ou de Bordeaux. Mais il doit être plus largement intégré à la formation initiale et continue. Dans cette perspective, nous allons prochainement proposer un MOOC sur la déontologie. Les usages du numérique en pratique médicale doivent également être enseignés. L’Université ne doit pas se replier sur un savoir fermé.

    Comment l’Ordre se positionne-t-il sur les offres commerciales de conseil médical en ligne ?

    Il y a des ambiguïtés à lever en matière de conseil médical en ligne. Si un médecin passe par une plateforme pour solliciter l’avis d’un expert, il rentre dans le cadre de la télé-expertise. En revanche, si c’est un patient qui le fait directement, l’expert qui lui répond n’est pas en conformité avec l’usage régulier et déontologique de la télé-expertise.

    L’Ordre estime que le décret sur la télémédecine doit être simplifié quand l’acte s’inscrit dans le cadre du parcours de soins. Les offres qui ne rentrent pas dans le parcours de soins doivent être soumises à une procédure formelle d’agrément auprès d’une autorité sanitaire.

    Il faut améliorer la fluidité du parcours de soins par l’usage des outils numérique afin que l’ubérisation ne trouve plus matière à exister. 

    Par ailleurs, l’Ordre doit viser les contrats des médecins qui apportent leur concours à des plateformes de conseil médical afin de vérifier qu’ils sont en conformité avec la déontologie.

    L’Ordre restera attentif à ce qu’une nouvelle organisation des soins ne crée pas de rupture d’égalité d’accès aux soins : toutes les personnes habitant en France doivent avoir un égal accès aux soins.

     

     

  • Lancement de #France IA pour élaborer une stratégie nationale sur l’intelligence artificielle

    Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation, et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, ont lancé France IA le 20 janvier 2017. Objectif : mobiliser la communauté française de l’intelligence artificielle pour valoriser ses capacités.

    Dans un premier temps, 7 groupes de travail se réuniront pour définir les grandes orientations de la France en matière d’intelligence artificielle d’ici au 28 mars 2017.

    Trois axes de travail

    Trois thématiques de travail ont été identifiées pour l’élaboration de la stratégie #FranceIA.

    Orienter la recherche amont et développer les compétences

    Ce thème sera abordé par deux groupes de travail :

    • « Identification et priorisation des sujets de recherche », présidé par Sébastien Konieczny, directeur de recherche au CNRS de Lens ;
    • « Identification et priorisation des besoins en formation », présidé par Nicolas Vayatis, directeur du centre de mathématiques de l’ENS Cachan.

    Industrialiser et transférer les technologies de l’IA vers les secteurs économiques en maximisant les retombées économiques sur le territoire national

    Les groupes de travail suivants ont été annoncés :

    • « Industrialisation et appropriation des résultats de la recherche par les entreprises », présidé par Bertrand Braunschweig, directeur du centre de l’INRIA à Saclay ;
    • « Développement, sur le territoire national, de l’écosystème des fournisseurs français de technologies d’IA et de leurs utilisateurs », présidé par Laure Reinhart, directrice des partenariats innovation chez Bpifrance.

    Préparer un cadre favorisant le développement de l’IA en prenant en compte les considérations macroéconomiques et sociales, éthiques, de souveraineté et de sécurité nationale

    Ce thème sera traité par deux groupes de travail :

    • « Souveraineté et sécurité nationale », présidé par Laurent Voillot, spécialiste en sécurité des systèmes d’information à la DINSIC ;
    • « Anticiper les impacts macroéconomiques et sociaux de l’IA », présidé par Rand Handi, fondateur de Snips.

    Un groupe de travail transversal, présidé par David Sadek, directeur de la Recherche de l’Institut Mines Telecom, aura pour mission de réaliser une cartographie des activités dans le domaine de l’IA, aussi bien sur la recherche académique que la R&D industrielle, la formation et l’écosystème de start-up.

    Un pilotage interministériel

    Le comité de pilotage de #FranceIA associe des représentants du Secrétariat d’Etat à l’Enseignement supérieur, du Secrétariat d’Etat au Numérique, de la Direction générale des Entreprises, et de la Direction générale de la Recherche et de l’Innovation.

    Quant au comité d’orientation, il est composé de représentants de la recherche, dont Jean Ponce, directeur du département d’informatique de l’ENS, le mathématicien Cédric Villani, ou encore Antoine Petit, PDG de l’INRIA, ainsi que les présidents des groupes de travail. Il accueillera aussi Louis Schweitzer, le commissaire général à l’Investissement.

  • eHealth Week 2017 de l’Union Européenne – 10 au 12 mai 2017 (Malte)

    La eHealth Week se tiendra à Malte du 10 au 12 Mai 2017.

    Organisée par l’Union européenne en collaboration avec l’OMS, cet événement a pour thème « Données de santé : la clef pour des soins personnalisés et durables ».

    Les conférenciers sont invités à étudier les différentes façons dont les données personnelles médicales sont créées, stockées, partagées et utilisées dans un contexte de changement de paradigme vers des stratégies de prévention et de traitement sur mesure pour les individus et groupes de populations.

    La stratégie de Malte sur la santé numérique pour les années 2017 à 2021 sera notamment présentée.

    Le programme est accessible via le lien ci-contre : Programme ehealthweek 2017

    L’inscription, payante, est réalisable via le lien ci-contre: Inscription ehealthweek 2017

  • Ophtalmologie et cécité précoce : Microsoft investit sur l’intelligence artificielle en Inde

    Fournir des soins oculaires de meilleure qualité et mieux lutter contre la cécité précoce grâce à des dispositifs d’intelligence artificielle (IA), tels sont les objectifs annoncés par Microsoft India et le L. V. Prasad Eye Institute début janvier 2016 lors de la création du MINE, le réseau intelligent de Microsoft pour Eyecare, un consortium mondial d’entreprises, d’instituts de recherche et d’universités.
    Ces organisations s’allient pour développer des dispositifs basés sur l’IA.

    Une alliance internationale pour perfectionner l’analyse des données des patients

    Les organisations partenaires qui vont collaborer avec Microsoft India et le LVPEI pour ce projet sont :

    • Bascom Palmer – Université de Miami (États-Unis) ;
    • Flaum Eye Institute – Université de Rochester (États-Unis) ;
    • L’Université Fédérale de Sao Paulo (Brésil) ;
    • Brien Holden Vision Institute (Australie).

    Elles vont travailler ensemble sur de multiples données de patients évoluant dans les différentes zones géographiques concernées (Inde, États-Unis, Brésil, Australie) afin de proposer de nouveaux modèles d’appareils centrés sur l’apprentissage prédictif, conçus pour lutter contre la déficience visuelle et les maladies oculaires.

    L’objectif est d’essayer de stopper l’évolution de la myopie chez l’enfant et tous les facteurs ayant une influence négative sur la vue des jeunes patients, d’améliorer les résultats de la chirurgie réfractrive et les paramètres liés à la chirurgie oculaire afin de personnaliser au mieux les opérations et de maximiser les chances de succès.

    Cortana Intelligence Suite : intégrer dans le système des soins oculaires des outils basés sur l’IA

    Les données recueillies sont analysées de manière avancée par le MINE, le dispositif d’apprentissage mis au point par Microsoft. Le groupe américain va utiliser Cortana Intelligence Suite, une plateforme basée sur le cloud, leader sur le marché international. L’outil permet de réaliser des analyses poussées à partir des informations récoltées auprès des patients et de mettre en œuvre dans le système des soins oculaires des dispositifs de pointe basés sur l’intelligence artificielle (IA).

    À terme, Le MINE proposera diverses stratégies pour prévenir la cécité évitable et améliorer l’efficacité des soins oculaires dans le monde entier.

    « Microsoft a contribué à l’accélération de la transformation numérique (…) en Inde » (A. Bhansali, Microsoft India)

    « En utilisant au fil des années nos capacités et nos travaux, pionniers dans le domaine de l’apprentissage automatique, Microsoft a contribué à l’accélération de la transformation numérique dans divers secteurs clés en Inde, y compris dans le domaine de l’agriculture et de l’éducation », a commenté à l’annonce de ce nouveau projet Anil Bhansali, directeur général de Microsoft India (R & D).

    Pour le Dr. G.N. Rao, fondateur et président du L. V. Prasad Eye Institute, ce partenariat ouvre non seulement de nouvelles opportunités dans le domaine des soins oculaires mais permettre à d’autres acteurs de l’industrie de tirer parti de cette technologie pour mieux traiter d’autres maladies oculaires critiques que celles visées par Microsoft et ses partenaires.

  • Ophthalmology and early blindness: Microsoft invests in artificial intelligence in India

    Microsoft India and the Indian LV Prasad Eye Institute announced in January 2016 the creation of the Microsoft Intelligent Network for Eyecare (MINE), a a global consortium of commercial, research and academic institutions.
    The objectives are improving eye care and fighting against blindness through early artificial intelligence devices.

    An international alliance to improve the analysis of patient data

    The partner organizations of Microsoft India and LVPEI for this project so far are:

    • Bascom Palmer – University of Miami (United States);
    • Flaum Eye Institute – University of Rochester (United States);
    • The Federal University of Sao Paulo (Brazil);
    • Brien Holden Vision Institute (Australia).

    These institutions will work together on multiple data of patients based in different geographical areas (India, USA, Brazil, Australia) to propose new machine learning predictive models in order to fight against vision impairment and eye diseases.

    The main goals are:

    • stop the progression of myopia in children and other conditions that impact young patients’ eyesight;
    • improve outcomes of refractrive surgery and surgery parameters to offer the best operations and maximize the probability of success.

    Cortana Intelligence Suite: devices based on the AI will be integrated into the system of eye care

    The collected data will be deeply analyzed by MINE, the learning system developed by Microsoft. The group will use Cortana Intelligence Suite, a cloud platform technology – leader on the international market. Through this tool, experts can conduct advanced analytics based on information collected from patients and implement eye care models based on artificial intelligence (AI).

    Ultimately, MINE will propose various strategies to prevent avoidable blindness and improve the efficiency of the delivery of eye care worldwide.

    « Microsoft has helped accelerate digital transformation (…) in India » (A. Bhansali, Microsoft India)

    « By using our capabilities and pioneering work in the field of machine learning over the years, Microsoft has helped accelerate digital transformation in various key sectors in India, including agriculture and education, »said Anil Bhansali, Managing Director, Microsoft India (R&D), in reaction to the announcement of this new project.

    According to Dr. G.N. Rao, founder and chairman of the LV Prasad Eye Institute, this partnership opens new opportunities, not only in the field of eye care, and allows others industry stakeholders to take advantage of this technology.

  • Big data : Humanis investit 20 millions d’€ et s’appuie sur les solutions de Microsoft

    20 millions d’€, c’est le montant qu’Humanis va investir dans le big data dans les cinq années à venir, annonce le groupe le 17 janvier 2017. La mise en place du socle technologique sera assurée par Microsoft.

    Humanis indique que ce projet de meilleure exploitation de ses données répond à un triple enjeu stratégique :

    • améliorer la connaissance de ses clients afin de personnaliser l’information et l’offre de services, et mieux adapter les canaux de distribution à leurs attentes : « Le déploiement de ce projet Big Data permettra à Humanis de développer des tarifications collectives encore plus fines et des nouveaux services de prévention toujours mieux adaptés aux besoins individuels » ;
    • renforcer la gestion du risque : intégrer la nouvelle règlementation européenne sur la protection des données personnelles, déployer une politique de gouvernance des données, réduire la survenance des sinistres et limiter les fraudes ;
    • augmenter l’efficacité opérationnelle.

    Le choix de Microsoft pour la mise en place du socle technologique a été précédé d’une période d’étude des solutions du marché et de tests au premier semestre 2016.

    Le projet se déroulera sur cinq ans, pour un montant global de 20 millions d’euros. L’année 2017 est consacrée à la mise en place du projet.

  • ExclusifAustralie : la santé mise sur le citoyen-patient pour réussir sa transformation numérique

    Exclusif : « La santé numérique peut faire une réelle différence pour la santé des citoyens en leur donnant un meilleur contrôle et un meilleur accès à l’information. Notre défi consiste à travailler avec la collectivité pour en faire une réalité (…) », explique Tim Kelsey, le directeur de l’agence de la santé numérique australienne, dans un entretien exclusif accordé à H&TI.

    Pour H&TI, M. Kelsey revient sur les principaux projets de cette nouvelle organisation et les challenges auxquelles doit aujourd’hui faire face le système de santé australien. Sa position : placer au centre de l’industrie de santé le patient afin d’en faire un véritable acteur et ainsi faire évoluer plus rapidement le secteur.

    Il explique également à H&TI que, selon lui, l’Australie peut devenir un leader essentiel sur l’échiquier mondial dans le domaine de l’e-santé.

    Objectif n°1 : proposer au patient de devenir acteur du système de santé

    L’agence de la santé numérique australienne a été créée en juillet 2016 sous l’égide du Commonwealth après l’annonce du budget fédéral 2015-16 « My Health Record (…) ». Il s’agit d’une fusion « des activités et des ressources pertinentes de l’Autorité nationale de transition pour la santé en ligne (NEHTA) ainsi que des activités opérationnelles du système My Health Record (MyHR) gérées par le ministère de la Santé (…) », indique le site officiel de l’organisation.

    Quelle sont les différences entre le NEHTA/les activités opérationnelles de MyHR et cette nouvelle agence ? Est-ce une simple fusion des deux entités ?

    L’agence de la santé numérique australienne a débuté ses activités le 1er juillet 2016. Elle est chargée d’améliorer les résultats sanitaires des Australiens via la prestation de services et de systèmes de santé numériques.

    L’organisation comprend des activités et des ressources transférées de la NEHTA, ainsi que des activités opérationnelles du système My Health Record, qui étaient auparavant gérées par le ministère de la Santé du Commonwealth.

    L’une des principales raisons pour lesquelles l’agence a été créée est la volonté de créer un cadre de gouvernance unique, transparent et rationalisé, responsable de la stratégie et des opérations nationales en matière de santé numérique pour l’Australie – regroupant les services de santé numériques du pays sous un seul et même ensemble.

    Quels sont vos principaux objectifs ?

    L’agence est responsable de tous les services et systèmes de santé numériques nationaux, en mettant l’accent sur l’engagement, l’innovation, la qualité clinique et la sécurité.

    Elle a été instaurée pour soutenir l’innovation numérique dans toute l’Australie afin de donner aux citoyens davantage d’accès à leur santé et plus de contrôle aussi. S’ils acceptent ce principe, ils peuvent soutenir les professionnels de soins qui les suivent et s’appuyer sur le leadership remarquable de l’Australie pour découvrir de nouveaux médicaments et traitements.

    Quels sont les projets actuels de l’agence de la santé numérique australienne pour les mois et les années à venir ?

    Nous ne parviendrons à concrétiser notre vision de la transformation numérique seulement si nous travaillons en partenariat avec le secteur de la santé, l’industrie et les consommateurs.

    C’est pourquoi nous nous engageons actuellement dans tous les domaines de la collectivité – que ce soit du côté des consommateurs, des cliniciens, des fournisseurs de soins de santé, des organismes de pointe et des organismes consultatifs, de la recherche et des sciences, de l’industrie et de la technologie – pour élaborer une stratégie nationale en matière de santé numérique.

    Besoins, désirs et aspirations sont nos leitmotivs. Nous organisons des événements, des forums et des sondages en ligne pour faire avancer dans projets.

    Nous avons besoin d’une nouvelle stratégie nationale en matière d’e-santé qui définira les priorités de la coordination nationale et de l’investissement dans les solutions de santé numériques qui façonneront l’avenir de notre système de santé.

    • Concrètement, nos priorités cliniques actuelles consistent à assurer une messagerie électronique sécurisée et transparente entre les fournisseurs de soins de santé mais aussi dans les domaines de la pharmaceutique, de la pathologie et de l’imagerie diagnostique afin d’assurer un meilleur accès aux différentes données recueillies dans ces différents secteurs.
    • Une autre priorité est de faciliter l’utilisation du système My Health Record. Le dispositif a été mis au point pour aider les individus et leurs fournisseurs de soins à mieux gérer leur santé. Les médecins et les hôpitaux peuvent se connecter à MyHR pour consulter les informations médicales importantes de leurs patients quand ils en ont besoin – comme en cas d’urgence – de n’importe quel endroit et à tout moment.
      Plus de 4,4 millions d’Australiens sont actuellement inscrits sur MyHR.

    Le numérique au cœur des innovations à venir dans le domaine de la santé

    Comment votre organisation, et par extension l’e-santé, peut selon vous participer à la résolution des défis auxquels se retrouvent confronté le système de santé australien ?

    Les avancées technologiques ont changé presque tous les aspects de nos vies, de la façon dont nous mangeons à la façon dont nous nous déplaçons. Elles ont déjà transformé notre capacité à prédire, à diagnostiquer et à traiter la maladie.

    Cependant, il y a encore beaucoup à faire pour déployer tout le potentiel de l’high tech et encore améliorer les résultats de santé de chaque Australien. Nous croyons qu’en exploitant de manière sécurisée les données et les outils technologiques dans le domaine de la santé dans le but d’y tirer un avantage tous ensemble – patients, soignants, cliniciens -, cela nous aidera à vivre une vie plus saine et plus heureuse.

    Le système My Health Record en est un exemple. Il donne aux patients et aux professionnels de la santé un accès immédiat en ligne à leurs informations de santé importantes. Il améliorera à terme les résultats des soins coordonnés, réduira les doubles emplois et fournira des renseignements essentiels dans les situations d’urgence.

    Le dispositif MyHR est désormais mobile. Il permettra aux développeurs d’applications d’innover et, avec le consentement des consommateurs, d’exploiter les données récoltées dans les organismes de santé afin de délivrer en retour des conseils aux patients sur leur santé à travers des applications. Ce type d’innovation permettra de répondre aux attentes des consommateurs et des fournisseurs de soins dans l’espace de la santé numérique.

    Quels sont les principaux problèmes auxquels vous vous trouvez confrontés aujourd’hui ?

    Le système de santé australien vit actuellement un moment important. Nous sommes confrontés à différents défis et, notamment, à la nécessité de déployer des initiatives novatrices pour offrir des services de santé de qualité et continuer à améliorer les résultats sanitaires de l’ensemble des australiens.

    Les services numériques sont désormais partout dans notre quotidien, des banques en ligne au shopping sur internet en passant par la réservation d’un séjour par le biais d’une application mobile.

    La santé numérique peut faire une réelle différence pour la santé des citoyens en leur donnant un meilleur contrôle et un meilleur accès à l’information. Notre défi consiste à travailler avec la collectivité pour en faire une réalité et veiller à ce qu’elle réponde aux besoins de toutes les parties prenantes.

    Nous savons que le dispositif My Health Record ne peut pas transformer le système de santé australien du jour au lendemain mais c’est une première étape importante pour observer comment la technologie numérique peut profiter à l’offre de soins. Les médecins généralistes nous disent eux-mêmes que tout outil permettant de fournir un accès rapide à l’information des malades et d’offrir de meilleurs soins cliniques à leurs patients est extrêmement précieux.

    Confidentialité : « L’agence prend au sérieux la vie privée [des patients] »

    My Health Record a récemment été critiqué par le Dr Bernard Robertson-Dunn, qui préside le comité de la santé de la Australian Privacy Foundation (APF). Il a notamment déclaré que MyR était « inutile » et « mettait en danger les données des patients » selon ses observations.

    Quelle est la politique de confidentialité de l’agence de la santé numérique australienne ?

    L’agence prend au sérieux la vie privée des parties impliquée dans son système.

    • Elle suit une politique de confidentialité qui couvre la collecte, l’utilisation et la divulgation des renseignements personnels de ses parties prenantes.

      >>>> Le document est disponible sur le site web de l’organisation : https://www.digitalhealth.gov.au/privacy.

      L’agence de la santé numérique australienne peut recueillir des informations personnelles pour s’acquitter de ses fonctions, y compris pour répondre à une enquête menée par une partie prenante, pour s’engager avec des individus dans le cadre de consultations et pour répondre aux demandeurs d’emploi potentiels.

    • Elle dispose aussi d’une politique de confidentialité sur la façon dont elle traite les données privées en tant qu’opérateur du système MyHR. Celle-ci est disponible sur le site Myhealthrecord.gov.au : https://myhealthrecord.gov.au/internet/mhr/publishing.nsf/Content /privacy-statement.
      Le texte précise comment et pourquoi l’information peut être récoltée, comment elle est utilisée et à qui elle peut être divulguée. Il fournit également des informations sur la manière de présenter une plainte si une personne pense que quelqu’un a consulté son dossier de santé de façon inappropriée. Lorsqu’une personne se présente au système My Health Record, ces renseignements lui sont fournis.
    • L’outil My Health Record est également soumis à un cadre législatif détaillé, y compris à la Loi sur les dossiers médicaux, la Loi sur les identificateurs de soins de santé et la Loi sur la protection des renseignements personnels. Ces différents textes imposent des obligations aux utilisateurs de My Health Record, y compris aux fournisseurs de soins de santé et à l’Agence en tant qu’opérateur du système.

    >>>> Pour davantage de renseignements sur la protection de la vie privée et la sécurité de MyHR, vous pouvez consulter la page dédiée sur le site officiel du dispositif : https://myhealthrecord.gov.au/internet/mhr/publishing.nsf/Content/privacy?OpenDocument&cat=Privacy%20and%20Security.

    L’Australie, moteur du marché mondiale de l’e-santé ?

    Quelle est votre vision de l’e-santé en Australie et plus généralement en Asie ?

    L’Agence de la santé numérique australienne jouit d’un potentiel sans précédent pour aider à transformer la qualité des soins et l’expérience de santé en Australie et démontrer les avantages extraordinaires que la technologie numérique peut offrir aux patients, aux citoyens et aux professionnels dévoués qui les servent.
    Voilà, en résumé, notre vision du secteur.

    Pensez-vous que l’Australie puisse devenir le principal leader du marché de l’e-santé en Asie, voire à échelle internationale, dans les années à venir ?

    Tout d’abord, je précise que le travail de notre agence se limite à l’Australie. Nous ne percevons donc pas l’Asie comme un marché.

    Cela étant dit, l’analyse des expériences internationales nous permet d’apprendre des réalisations et des erreurs des autres. Les comparaisons internationales sont également utiles pour nous aider à faire le point sur l’évolution de l’Australie.
    Cependant, il est difficile de comparer les progrès de l’Australie à l’adoption et à la mise en œuvre de l’e-santé dans d’autres pays. Il existe autant de modèles différents de santé numérique dans le monde que de systèmes de soins de santé, et il existe une grande variété d’approches.

    Néanmoins, je crois fermement que nous pouvons ouvrir la voie à des avancées prometteuses dans ce domaine. Une base solide a été créée en Australie et à partir de laquelle l’innovation dans la santé numérique peut maintenant prospérer. Nous avons l’occasion de placer la nation au centre de l’excellence et de l’innovation mondiale en matière d’e-santé.

    Notre approche place les consommateurs de la santé au premier plan, faisant d’eux de véritables coproducteurs, ce qui permet d’élaborer une stratégie capable d’améliorer les décisions et les résultats en matière de santé et de prise en charge. Les possibilités sont nombreuses au vu de la taille de la communauté, qui comprend les patients et plus largement le public, les soignants, les fournisseurs de soins de santé, les scientifiques et les chercheurs, les entrepreneurs et les innovateurs du secteur high tech.

    La fondation de l’agence offre un nouveau départ, une occasion pour toute la communauté de décider à quel niveau elle souhaite intégrer les nouvelles technologies dans le système pour soutenir une meilleure santé et une meilleure offre de soins. Il ne s’agit pas seulement de nous mais aussi de nos enfants. Nous pensons à la façon dont nous pouvons tirer parti de l’héritage exceptionnel de la découverte scientifique de l’Australie pour cette génération et la prochaine.

  • Perte d’autonomie : une solution de domotique basée sur le big data expérimentée dans l’Aisne

    Prédical annonce le 13 janvier 2017 que les premières installations de sa solution de vigilance domotique de lutte contre la perte d’autonomie des seniors débuteront dans le département de l’Aisne, en février 2017, dans le cadre d’un appel d’offre remporté en partenariat avec AAGDA.

    300 domiciles de personnes âgées seront équipés gratuitement.

    Partant du constat que 40% des femmes et 15% des hommes de plus de 70 ans vivent seuls en France et que cette catégorie de population est en expansion, Prédical a développé une solution technologique visant à comprendre et prévenir la perte progressive d’autonomie des seniors, plutôt que d’agir après un accident.

    Le principe est de placer des capteurs connectés sur les portes, le frigidaire, les pièces de vie etc., puis d’analyser les données remontées afin de comprendre le comportement et les habitudes de vie d’une personne, afin d’y détecter toute anomalie.

    Par exemple, une perte d’appétit, potentiellement symptomatique, peut être détectée par une fréquence moindre d’ouverture du frigidaire. Un signal est alors envoyé aux proches et aux aidants via une application.

    « Notre objectif n’est pas de connaître la vie des personnes que nous équipons mais de leur donner les moyens, ainsi qu’à leurs proches, de prendre des actions préventives et de limiter l’occurrence d’accidents. Pour les enfants qui vivent souvent éloignés de leurs parents, c’est un grand soulagement de pouvoir veiller sur le confort de leurs parents à distance », indique Stéphane Besseau, directeur général de Prédical.

    Le prix de cette solution pour les seniors et leurs familles s’élève à 49€ par mois, éligible à 50% d’abattement fiscal, sans engagement ni frais d’installation.

    Prédical a réalisé une levée de fonds de 226 000€ en novembre 2016.