Incubateurs

  • Cancérologie infantile : IBM explore la méthode de « calcul distribué » pour accelérer la recherche

    IBM et des chercheurs médicaux basés au Japon, à Hong Kong et aux États-Unis font appel à l’aide du public pour trouver des nouveaux traitements contre les cancers infantiles.

    L’équipe d’experts recherche plus précisément des médicaments pouvant affecter les molécules clés et les protéines qui contrôlent les cellules cancéreuses dans plusieurs cancers infantiles courants.

    Chercher de nouveaux traitements nécessite l’exploitation d’un supercalculateur afin de pouvoir analyser les différents scenarii possibles, un système très coûteux. IBM souhaite donc passer par la méthode dite du « calcul distribué » pour accélérer les recherches. Par le biais d’un logiciel, les appareils des participants au projet effectuent automatiquement une partie des calculs nécessaires aux recherches des experts et transmettent ensuite les résultats aux scientifiques concernés. Un gain de temps et d’argent.

    Un supercalculateur partagé pour accélérer les découvertes scientifiques

    Le projet a été annoncé aux États-Unis fin janvier 2017 lors d’une conférence presse menée par le gouverneur du Connecticut, Dannel P. Malloy (IBM) et le Dr. Ching Lau, du Connecticut Children’s Medical Center, du Jackson Laboratory et de l’UConn School of Medicine.

    La recherche de médicaments candidats est un processus coûteux et lent. Pour accélérer le processus et élargir la recherche, IBM fournit aux scientifiques concernés un accès gratuit à son World Community Grid, un programme qui exploite la puissance de calcul « offerte » par des bénévoles à travers le monde.

    En clair, il s’agit d’un supercalculateur qui permet aux scientifiques de conduire plus rapidement des millions d’expériences virtuelles. Ces expériences visent à mettre en évidence des médicaments candidats prometteurs pour une étude plus approfondie.

    Calcul distribué : utiliser la puissance des appareils des particuliers pour réaliser à moindre coût des calculs scientifiques colossaux

    Les bénévoles ne donnent ni de leur temps, ni de leur d’argent et n’ont pas besoin d’expertise technique pour participer à cet effort de recherche, nommé le Smash Childhood Cancer.

    Ils participent simplement au programme World Community Grid en téléchargeant et en installant une application gratuite sur leur ordinateur ou un appareil Android. Les dispositifs des volontaires exécutent automatiquement des expériences virtuelles au nom de l’équipe de recherche. Les résultats sont ensuite transmis aux chercheurs pour être analysés.

    Le principe utilisé est celui du « calcul distribué ». Dans le domaine médical, les chercheurs ont besoin de moyens colossaux en matière de puissance de calcul afin de simuler l’effet de certains médicaments ou de séquencer certaines molécules, certains gênes ou certaines protéines. Ils peuvent faire appel à des supercalculateurs pour réaliser ces calculs mais, la plupart du temps, ils ne disposent pas du budget suffisant, ces machines coûtant plusieurs dizaines de millions de dollars.

    IBM a donc décidé de distribuer les calculs, de les diviser en des millions d’opérations pouvant être effectuées par l’ordinateur ou l’appareil Android d’un particulier pour ensuite les regrouper afin de faire avancer un projet donné.

    Le World Community Grid utilise un logiciel qui télécharge automatiquement de petites quantités de données puis exécute des calculs permettant de déterminer comment les médicaments interagissent avec les différentes mutations d’une maladie par exemple.

    Plus clairement, le World Community Grid transforme l’appareil de l’utilisateur en explorateur. « Votre appareil effectue des calculs de recherche lorsqu’il est inactif. Il suffit donc de l’utiliser comme vous le faites tous les jours pour aider les scientifiques à obtenir des résultats en quelques mois plutôt que des décennies, précise IBM sur le site officiel du programme. Avec votre aide, ils peuvent identifier les domaines les plus importants à étudier en laboratoire, en les rapprochant des découvertes qui sauvent des vies et traitent des problèmes globaux. »

    Smash Childhood Cancer : une équipe d’experts internationale centrée sur les solutions numériques

    Smash Childhood Cancer rassemble une équipe internationale de chercheurs experts issus de l’Université de Chiba et de l’Université de Kyoto au Japon mais aussi de l’Université de Hong Kong, du Connecticut Children’s Medical Center, du Jackson Laboratory et de l’École de médecine de l’Université du Connecticut (États-Unis).

    L’initiative mondiale est dirigée par le Dr. Akira Nakagawara, un oncologue pédiatrique de renommée internationale, biologiste moléculaire et directeur général du Saga Medical Center Koseikan, au Japon.

    Le Dr. Nakagawara a utilisé la même approche de recherche sur un précédent projet World Community Grid par le biais duquel il est parvenu à identifier les médicaments candidats pour le neuroblastome, l’un des cancers les plus courants chez les enfants.

    Le système Smash Childhood Cancer est désormais étendu à la recherche de traitements contre d’autres formes de cancers infantiles, tels que la tumeur cérébrale, la tumeur de Wilms (tumeur du rein), les tumeurs des cellules germinales (cancers qui affectent le système reproducteur et le système nerveux central), l’hépatoblastome (cancer du foie) et l’ostéosarcome (cancer de l’os).

  • Asia-US: IBM uses the power of personal computers to fight childhood cancer

    Since the end of January 2017, IBM and medical researchers based in Japan, Hong Kong and the United States are asking for the public’s help to find prospective treatments for childhood cancer.

    The team of experts is looking specifically for chemical drugs candidates that can affect the key molecules and proteins that control cancer cells in many common childhood cancers.

    This type of study requires the use of a supercomputer in order to evaluate the different possible scenarios, a very expensive system. Therefore, IBM is going through a distributed computing method to accelerate research: through a specific software, the volunteers’ devices automatically performs some of the calculations necessary for the experts’ research and then transmits the results to the scientists. This technique saves time and money.

    A supercomputer to accelerate scientific discovery

    The project was announced in the US at the end of January 2017 during a press conference led by Connecticut Governor Dannel P. Malloy, IBM, and Dr. Ching Lau of Connecticut Children’s Medical Center, Jackson Laboratory and UConn School of Medicine.

    Finding drugs candidates is generally an expensive and slow process.

    To accelerate the process, IBM is providing scientists with free access to its World Community Grid, a program that harnesses  computing power « donated » by volunteers worldwide.

    Clearly, the tool used is a supercomputer that enables scientists to conduct faster millions of virtual experiments. These experiments aim to highlight promising drug candidates for further study.

    Distributed computing: using the power of individual devices to achieve enormous calculations at lower cost

    Volunteers give neither their time nor their money and do not need technical expertise to participate in this research effort, called the Childhood Cancer Smash.

    They simply participate in the World Community Grid program by downloading a free application on their computer or Android device. The volunteers’ devices automatically perform virtual experiments on behalf of the research team. The results are then transmitted to researchers for analysis.

    The method used is called « distributed computing ». In the medical field, researchers require enormous resources in terms of computing power to simulate the effect of drugs or to sequence some molecules, genes or proteins. They may use supercomputers to perform these calculations, but, mostly, they do not have the sufficient budget, these machines costing tens of millions of dollars.

    IBM has decided to distribute the calculations, to divide them into millions of operations that can be performed by the computer or Android device of a particular and then group them together to move the project forward.

    The World Community Grid uses software that automatically downloads small amounts of data and then performs calculations to determine how drugs interact with the various forms of a disease for example.

    More clearly, the World Community Grid turns the user’s device into an explorer. « Your device does research calculations when it’s idle, so just by using it as you do every day, you can help scientists get results in months instead of decades, you can read on the official website of the program. With your help, they can identify the most important areas to study in the lab, bringing them one step closer to discoveries that save lives and address global problems. »

    Smash Childhood Cancer: An international team of experts focused on digital solutions

    Smash Childhood Cancer brings together an international team of expert researchers from Chiba University and Kyoto University in Japan but also the  Hong Kong University and the Connecticut Children’s Medical Center, the Jackson the University of Connecticut School of Medicine (USA).

    The global initiative is led by Dr. Akira Nakagawara, an internationally renowned pediatric oncologist, molecular biologist and CEO of the Saga Medical Center Koseikan, in Japan.

    Dr. Nakagawara used the same research approach on a previous World Community Grid project through which he managed to identify drug candidates for neuroblastoma, one of the most common cancers in children.

    The Childhood Cancer Smash system is now extended to the search for treatments for other forms of childhood cancers, such as brain tumors, Wilm’s tumor (tumor of the kidney), hepatoblastoma (cancer of the liver),  germ cell tumors (cancer affecting the reproductive and central nervous system), and osteosarcoma (cancer of the bone).

  • #France IA : la stratégie nationale sur l’intelligence artificielle élaborée d’ici le 22 mars 2017

    Le calendrier d’élaboration de la stratégie nationale sur l’intelligence artificielle, « France IA », annoncée le 20 janvier 2017, a été précisé par France Stratégie le 15 février 2017 : les recommandations des experts seront dévoilées le 22 mars 2017 lors d’un événement public à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris.

    #France IA vise à mobiliser chercheurs, entreprises, start-up et acteurs institutionnels pour contribuer à définir les grandes orientations de la France en matière d’intelligence artificielle. Dix groupes de travail ont été constitués, 3 groupes thématiques ayant été ajoutés aux 7 groupes annoncés le 20 janvier 2017 :

    • Groupe 0 : Cartographie
    • Thème 1 : Orienter la recherche amont et développer les compétences
      • Groupe 1.1 : Identification et priorisation des sujets de recherche
      • Groupe 1.2 : Identification et priorisation des besoins en formation
    • Thème 2 : Industrialiser et transférer les technologies de l’IA vers les secteurs économiques en maximisant les retombées économiques sur le territoire national
      • Groupe 2.1 : Industrialisation et appropriation des résultats de la recherche par les entreprises
      • Groupe 2.2 : Développement sur le territoire national de l’écosystème des fournisseurs français de technologies de l’IA et de leur utilisation
      • Groupe 2.3 : Véhicule autonome
      • Groupe 2.4 : Relation client
      • Groupe 2.5 : Finances
    • Thème 3 : Préparer un cadre favorisant le développement de l’IA en prenant en compte les considérations macroéconomiques et sociales, éthiques, de souveraineté et de sécurité nationale
      • Groupe 3.1 : Souveraineté et sécurité nationale
      • Groupe 3.2 : Anticiper les impacts économiques et sociaux de l’IA

    Calendrier

    • 21 février 2017 : Les responsables des groupes remettent au comité d’orientation une note de synthèse sur les priorités et enjeux de leur domaine d’étude
    • Du 1er au 3 mars 2017 : Journées de l’IA, dans les Tech Places : des ateliers thématiques qui se tiendront dans plusieurs incubateurs permettront des échanges entre les experts de l’IA, les start-up de l’écosystème et le grand public
    • 14 mars 2017 : Les groupes remettent leurs recommandations ou propositions d’actions au comité de pilotage
    • 21 mars 2017 : Réunion du comité d’orientation : les responsables présentent l’analyse et les propositions formulées par leur groupe au comité d’orientation
    • 22 mars 2017 : Événement public à la Cité des Sciences et de l’Industrie – Remise des conclusions du rapport
  • Les journées de l’IA en France- 1er au 3 mars 2017

    Dans le cadre de #FranceIA, le secrétariat d’Etat chargé du Numérique et de l’Innovation et le secrétariat d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche organisent les « Journées de l’IA » dans une quinzaine d’incubateurs, de pôles de compétitivité et autres lieux d’innovation du 1er au 3 mars 2017.

    Les Journées de l’IA ont pour objectif principal de clarifier et de vulgariser l’Intelligence artificielle auprès du grand public.

    Dans une logique d’innovation ouverte, il s’agit d’ouvrir les réflexions sur l’intelligence artificielle à d’autres acteurs que les communautés de chercheurs et d’experts de l’IA, comme les start-up ou les citoyens intéressés par les problématiques de l’intelligence artificielle.

    Outre rapprocher l’IA des citoyens, les Journées de l’IA ont également pour ambition de co-construire la stratégie de la France en Intelligence Artificielle. Lors de ces journées, grand public, experts de l’IA et start-up auront en effet l’opportunité inédite de réfléchir ensemble à des  recommandations de politiques publiques concernant l’IA.

    Le programme des journées de l’IA est disponible sur le site du secrétariat d’État au Numérique : Programme des journées de l’IA.

  • Collège des Économistes de la santé : débat « Accès aux données de santé » le 23 mars 2017 à Paris

    Le Collège des Économistes de la santé organise sa 11e matinée thématique sous la forme d’un débat autour de l’accès aux données de santé le jeudi 23 mars 2017 à Paris.

    Dans le contexte de la mise en place prochaine du Système national des données de santé créé par la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016, le Collège des Économistes de la santé propose de débattre sur le contenu, les modalités de structuration et les conditions d’accès au SNDS pour le secteur privé.

    La matinée s’articulera autour de deux tables rondes :

    • Système National des Données de Santé: actualités et évolutions envisagées
    • Accès et utilisation du SNDS : entre mythes et réalité

    Interviendront notamment :

    • Yvanie Caillé, Directrice de l’Institut des données de santé (IDS)
    • Thomas London, Membre du Healthcare Institute
    • Grégoire Rey, Directeur du CépiDc-Inserm
    • Franc Von Lennep, Directeur de la DREES
  • Big Data : Roche et La Paillasse publient un plaidoyer pour une démarche collaborative (livre blanc)

    Un livre blanc sur l’open science et le Big Data appliqués à la cancérologie, c’est ce qu’ont publié le laboratoire Roche et le réseau de laboratoires interdisciplinaires La Paillasse, le 9 février 2017, à l’occasion de la clôture de la première année du projet Epidemium.

    Lancé en 2015 par les deux entités, Epidemium a pour objectif de mener des projets de recherche collaboratifs en cancérologie en s’appuyant sur le Big Data. Un premier appel à projets ouvert et collaboratif d’une durée de six mois, Challenge4Cancer, a déjà eu lieu. Un second appel à projets sera prochainement lancé.

    Le livre blanc, qui s’appuie sur les retours d’expérience du projet Epidemium, se veut un plaidoyer pour l’open science et la recherche collaborative comme nouveau modèle d’innovation. Les principaux points abordés sont :
    – La méthodologie participative
    – L’innovation scientifique et médicale
    – Le cadre juridique et éthique

    Open science, big data et recherche collaborative : un nouveau modèle d’innovation

    La méthodologie participative : comment mobiliser une communauté scientifique

    Roche et La Paillasse reviennent dans le livre blanc sur la genèse du projet Challenge4Cancer, dont l’objectif était de mobiliser la communauté scientifique la plus large possible grâce à une approche trandisciplinaire.

    Challenge4Cancer a ainsi été conçu comme un « défi communautaire coopétitif », comprenant à la fois une compétition d’une durée de six mois et une forte dimension de collaboration et de partage.

    Le challenge a impliqué :

    • 648 chercheurs aux profils et aux compétences diverses (data science, informatique, santé…) ;
    • Portant 8 projets retenus,
    • Autour de 4 thématiques:
      • Comprendre la répartition du cancer dans le temps et l’espace
      • Les facteurs de risques et les facteurs protecteurs du cancer
      • La méta-épidémiologie: comprendre le cancer à partir de la littérature scientifique
      • Changements environnementaux et cancer

    Innovation scientifique et médicale par le biais du Big Data

    Epidemium se fonde sur la science des données pour permettre :

    • une médecine personnalisée (à l’instar de MammaPrint, qui oriente les patients atteints de cancer du sein),
    • le diagnostic, avec l’utilisation de la génomique, qui représente une vaste source d’informations pour les médecins,
    • le traitement, le suivi, le pronostic et la prévention,
    • une meilleure épidémiologie, grâce notamment au crowdsourcing et au potentiel du machine learning, pouvant analyser et organiser une grande masse de données, qui la rendent plus précise, et ce en temps réel.

    Cadre juridique et éthique du projet

    Le projet Epidemium a visé à concilier respect de la législation et partage des données et du travail. Ainsi, Epidemium a créé un cadre contractuel avec les partenaires pour l’utilisation des ressources :

    • Les ressources sont gérées conjointement entre les fournisseurs de données et les organisateurs du programme,
    • L’utilisation des données par les participants est surveillée par les fournisseurs.

    Du point de vue éthique, Epidemium a concentré sa réflexion sur les valeurs humaines en rédigeant la charte éthique du projet.

    Le projet s’est également doté d’un comité d’éthique transdisciplinaire composé de patients, de juristes, de mathématiciens, de professionnels de santé et de scientifiques. Il a défini le traitement de données en relation avec la CNIL tout en se souciant du consentement des patients.

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.

  • Philippine government supports 5 high tech solutions to improve health care delivery

    The Department of Science and Technology- Philippine Council for Health Research and Development (DOST-PCHRD) has unveiled on January 2017 five technologies that should improve the delivery of local health care in the country.

    The government agency supports local programs on health health research to strengthen the local healthcare ecosystem.

    The five products supported focus on:
    – the fight against dengue;
    – access to better healthcare in remote areas via telemedicine;
    – improving communication between policy makers and health professionals;
    – accessibility to knee surgery.

    By adopting the Philippine Technology Transfer Act of 2009 (Republic Act 10055), the DOST has stepped up its efforts to build an ecosystem centered on the transfer and adoption of Filipino new technologies in the mainstream market through partnerships and linkages among scientists, researchers, innovators, entrepreneurs and other industry players.

    Furthermore, in 2014, the Philippine government and the European Union signed The Philippine Health Sector Reform Contract (PHSRC). Amounting to € 30 million, it represents the third EU sector budget support granted to the Health Sector Reform Agenda of the Government of the Philippines.

    The PHSRC supports the national sector program on UHC and pays particular attention to challenges to increase the commitment of local governments to deliver quality health services and to ensure effective and sustainable implementation of health reforms at the local level, especially for the most disadvantaged people.

    The five technologies supported by the government have been selected by the DOST because of the positive contributions they could make to improving access to healthcare in disadvantaged areas and their promising results obtained during the first deployments carried out in the field.

    Biotek-M: improving the diagnosis of dengue for savings

    Developed by the UP Manila National Institutes of Health Institute of Molecular Biology and Biotechnology, Biotek-M is a test to confirm the dengue diagnosis.

    It is as accurate as the Polymerase Chain Reaction (PCR) technology currently available on the market but less costly because it is locally developed.

    Due to its precision, the product limits the number of admissions for dengue suspected cases and, therefore, saves resources for both hospitals and patients.

    > The project is funded by the University of the Philippines System through the Philippine Genome Center and the Department of Science and Technology of the country (DOST -TECHNICOM).

    OL Trap: limiting the risk of dengue epidemic by eliminating eggs and larvae of mosquitoes virus

    The OL Trap was developed by DOST-Industrial Technology Development Institute to reduce the number of Aedes aegypti mosquitoes, transmitter of the dengue virus.

    The tool traps the eggs and larvae of mosquitoes in their laying site with an organic solution and kills them before hatching.

    > The Philippine Department of Health and the DOST have collaborated to facilitate the national development of the product.

    RxBox: providing better access to healthcare in isolated areas via telemedicine

    RxBox was jointly developed by the Philippines universities of Diliman and Manila (UP) and National Telehealth Center (NTC) to provide better access to healthcare services in geographically remote and disadvantaged areas by facilitating communication between health professionals in isolated communities and medical experts in urban areas.

    Concretely,  RxBox is a multi-component device. Its components include:

    • a temperature sensor;
    • an blood pressure monitor;
    • a pulse oximeter;
    • an electrocardiogram;
    • a fetal heart monitor;
    • a maternal tocometer.

    Through the use of sensors integrated into these different medical devices, it collects and stores patients data in an EMR. Then, the information is transmitted to healthcare professionals via internet.

    The tool has been developed to reduce unnecessary patients travels to medical facilities but also hospitalizations because, by using it, rural physicians can make accurate and complex diagnosis by remotely consulting clinic experts from urban areas and thus locally treat certain patients living in remote areas.

    In April 2016, the RxBox had been used about 48,000 times since its launch in 2014, Dr Portia Grace F. Marcelo, NCT director, announced last year. She also said that its latest version had been adopted by fifty hospitals in the span of three months.

    > This information and communications technology (ICT) innovation was also created to support the the Department of Health’s call for Universal Health Care.

    EHATID: a mobile app to improve communication between policymakers and rural health units

    EHATID is an Android application developed by Ateneo De Manila University to provide real-time information on the health sector and facilitate communication between local chief executives and rural health units (RHUs)

    Running even without internet connection, it has been developed to help Philippine local government units (LGU) to make informed decisions in order to create sound and evidence-based health policies and programs.

    The security of the eHATID LGU data is taken very seriously. Protocols have been implemented to make sure policies and program requirements for privacy, security and confidentiality of patient data are respected.

    Axis Knee System: facilitating access to knee surgery

    Designed by Orthopedic International Inc., the Axis Knee System is the first knee device available at an affordable price in the ASEAN region: it is 40-50% cheaper than similar products made by other brands on the market.

    Thanks to this innovative instrumentation, a larger number of surgeons will be able to perform knee surgery without the need to undergo one-year fellowship program.

  • Singapore: Philips launches Health Continuum Space to centralize health tech innovations

    Royal Philips launched on January 19, 2017 the Health Continuum Space, a first-of-its-kind innovation center in Singapore created to centralize high tech innovations in the healthcare sector in the city-state and, ultimately, co-create new healthcare facilities in order to better meet the future needs of the industry.

    The idea is to brings together different environments and medical scenarios, from the ambulance to the patient’s home. At the end of the day, the goal is to better meet the patients’ need, taking into account the important role played by the home environment, through the use of innovative solutions produced by Philips in the field of health tech.

    Better visualize the patient’s journey to create more effective healthcare facilities

    Located in the Philips APAC Center, the 1,028 square-meter facility is dedicated to technological innovations in the healthcare sector to enable governments, healthcare professionals and related stakeholders of the ecosystem to collaborate more easily to create future healthcare facilities and hospitals.

    Objective: To provide innovative solutions and overcome the challenges faced by the industry players, such as the rising of medical costs and the development of chronic diseases caused by an ageing population.

    The Continuum Health Space allows to contextualize simultaneously differentenvironments and medical scenarios to help the stakeholders visualize the entire health continuum, incuding:

    • an ambulance ;
    • an emergency room;
    • a CT room;
    • an ICU;
    • a recovery room;
    • a catheterization laboratory;
    • a home setting;

    The purpose of this project is to better understand the experience of the patient from diagnosis and treatment of the disease through its daily life and its willingness to adopt a healthy lifestyle. The idea is to highlight personal scenarios and possible innovations in healthcare to better meet the needs of patients, before but also after a possible hospitalization.

    « The Health Continuum Space helps us make informed decisions earlier, and fosters collaboration, integration of care and communication between partners from various specialties to find plausible solutions to enhance hospital workflow efficiencies and bring to life the future of healthcare systems we are aiming to establish to enable  the better patient and clinical outcomes, »said Dr Nikolas Wanahita, Medical Director, Gramercy Heart and Vascular Centre, Mount Elizabeth Novena Hospital, Singapore.

    E-health: innovative tools to improve the delivery of care and clinical workflow

    In this space, the industry players can use multiple solutions and advanced equipment developed by Philips. These innovative tools enables prototyping and co-creation of new solutions that can make a real difference in the healthcare sector, specifically in the future of patient care and clinical workflows.

    Among these solutions, there is a futuristic Reading Room: a facility equipped with the latest technological systems and a digital interface enabling clinicians of various specialties to review medical patient data and cases on one single platform .

    « To address the healthcare needs of our region, collaborations and partnerships between healthcare professionals and corporate enterprises are imperative to delivering innovative solutions across a patient’s healthcare journey, said Mr Srikanth Nott, General Manager, Personal Health, Philips ASEAN Pacific.. (…)Apart from envisioning and co-creating spaces within the hospital with our partners, the Health Continuum Space goes one step further to showcase the growing need to be more aware of the home environment, where individuals can take better control of their own health and prevent themselves from falling sick. »

  • Big Data : la Suisse se dote d’un Centre national de la science des données de 28 M€

    La Suisse a créé un Centre national de la science des données dans l’objectif de promouvoir l’innovation dans ce domaine, ainsi que dans la recherche multidisciplinaire et la science ouverte.

    Il s’agit d’une entreprise commune des Écoles Polytechniques Fédérales de Lausanne et de Zurich visant à offrir une infrastructure de recherche dans le domaine de la santé personnalisée et des questions environnementales.

    La Suisse souhaite grâce à cette structure dotée de 28 M€ sur 4 ans, posséder expertise et excellence dans la science des données pour rester compétitive à l’échelle mondiale.

    L’inauguration a eu lieu le 6 février 2017. Une plateforme d’analyse de pointe collaborative et un nouveau Master en science des données ont été présentés à cette occasion.

    Favoriser les interactions entre les différents spécialistes

    Ce centre a été conçu pour encourager les fournisseurs de données, les informaticiens et les spécialistes des sciences des données (data scientists) à « parler la même langue ». Selon le président de l’EPFZ, Lino Guzzella,  « nous dépendons de l’expertise unique des spécialistes des données pour nous aider à discerner les éléments pertinents dans des masses de données. Le nouveau centre de science des données rassemble ces spécialistes, offrant ainsi une plateforme multidisciplinaire qui va également promouvoir le transfert de connaissances et de formation ».

    Un accent particulier devrait être porté sur la santé personnalisée.
    Par ailleurs, il est prévu que ce centre accueille une équipe multidisciplinaire de 30 à 40 spécialistes des données et de l’informatique, ainsi que des spécialistes de domaines spécifiques.

    L’Insights Factory, plateforme d’analyse de pointe collaborative, guichet unique pour les chercheurs

    Dans l’optique d’optimiser la productivité et l’excellence de la recherche, les scientifiques du SDSC devront élaborer une plateforme d’analyse de pointe, hébergée par le Cloud, baptisée « Insights Factory ».
    En pratique cette plateforme a vocation à constituer un guichet unique permettant d’héberger, explorer et analyser des données structurées et anonymisées. Les chercheurs pourront y trouver un projet scientifique, consulter les données recueillies de ce dernier, les réutiliser voire y ajouter leurs propres données afin d’enrichir de manière exhaustive cet outil à disposition de la communauté.

    Martin Vetterli, Président de l’EPFL indique que « cette nouvelle plateforme est une étape fondamentale pour le développement de l’Open Science. Le partage des connaissances scientifiques à grande échelle doit pouvoir s’appuyer sur des infrastructures solides, fiables, et contrôlées. »

    Le premier appel à projets sera lancé  en Mars 2017 et un Master en science des données sera ouvert en septembre 2017 à l’EPFL, l’EPFZ, ainsi qu’au SDSC, dans le cadre de l’Initiative nationale pour la science des données.