Incubateurs

  • L’application Santé d’Apple disponible sur Iphone se meut progressivement en Carnet de Santé

    Apple a dévoilé une nouvelle fonctionnalité de son application Santé (Health App), dont sont équipés tous les produits de la gamme Iphone. Dans un communiqué de presse publié le 24 janvier 2018, la firme explique que les usagers d’Iphone pourront désormais y télécharger leurs données de santé personnelles comme leurs résultats d’analyse sanguine, leur taux de cholestérol, leurs ordonnances, transmis par leurs établissements de santé et leurs médecins. 

    Si l’application, présente dans l’Iphone de longue date, permettait d’y recenser des activités physiques et certaines données de santé, cette fonctionnalité en fait un véritable carnet de santé mobile.

    Les données médicales resteront cryptées

    Plusieurs hôpitaux américains, dont Johns Hopkins Medicine à Baltimore et Cedars-Sinai à Los Angeles ont accepté de prendre part à la version initiale du projet. Apple a précisé que l’entreprise n’aurait pas accès aux données médicales des usagers d’Iphone, qui seront cryptées et conservées individuellement dans chaque smartphone, sauf si l’utilisateur choisit de les partager avec Apple.

    Cette annonce confirme la stratégie de l’entreprise, qui entend devenir un acteur majeur du marché de la santé aux Etats-Unis, lequel représente plus de 3 milliards de dollars. Elle s’ajoute à plusieurs innovations introduites au cours des dernières années par l’entreprise comme Apple Watch ou diverses applications destinées à aider les usagers d’Iphone à devenir des acteurs de leur santé.

    Apple espère ainsi conforter son positionnement sur le marché de la santé, aux côtés de Google et Microsoft qui ont mis en place des services de santé (Google Health et Microsoft Health Vault) il y près de dix ans pour aider leurs utilisateurs à centraliser leurs données de santé.

  • Cybersécurité : France, Suède et Royaume-Uni, les mieux parés contre les attaques (agence Cyrating)

    Face à un manque de données sur la cybersécurité dans les entreprises à échelle européenne et la difficulté de qualifier l’économie de la cybersécurité, l’agence de notation en cybersécurité Cyrating, a mené une étude auprès de 600 grandes entreprises européennes dont elle a divulgué les résultats à l’occasion du Forum International de la cybersécurité tenu le 23 et 24 janvier 2018 à Lille.

    Le benchmark établi par Cyrating dévoile les 3 meilleurs élèves en cybersécurité, à savoir la Suède, la France et le Royaume-Uni, ainsi que les 5 secteurs dans lesquels les sociétés ont adopté les meilleures pratiques en matière de cybersécurité – l’industrie agroalimentaire et des boissons, les matières premières, la finance et les services associés, la chimie et la santé (laboratoires pharmaceutiques).

    Échantillon et méthodologie

    Les sociétés qui ont pris part dans l’étude constituent les 600 premières capitalisations boursières européennes, implantées dans 17 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni, Norvège, Suède, Suisse) et appartenant à 19 secteurs d’activité.

    Un référentiel de critères représentatifs de la cybersécurité d’une organisation ont été appliqués à l’ensemble des acteurs sondés, ce qui a abouti à l’attribution d’un score compris entre 0 et 100.

    Cette notation reflète la performance en cybersécurité, à savoir la mise en œuvre effective des meilleures pratiques de cybersécurité acceptées par l’industrie.

    Résultats de l’étude sous le signe de fortes disparités en matière de performance en cybersécurité

    L’étude réalisée est disponible sur demande sur le site de Cyrating. En voici les points clés :

    • la note médiane est de 71,6 ;
    • la note moyenne s’élève à 70, 4 ;
    • 88 est la meilleure note obtenue par une société ;
    • la plupart des sociétés ont une note entre 70 et 75 ;
    • 59% des société basées en Suède (sur 44 analysées) ont une note supérieure à la médiane européenne ;
    • 53% des société basées en France (sur 84 analysées) ont une note supérieure à la médiane européenne et les valeurs sont identiques pour le Royaume-Uni ;
    • 2% des sociétés atteignent une excellence opérationnelle lorsqu’il s’agit de protéger leur messagerie électronique ;
    • 18% des sociétés protègent efficacement leurs noms de domaine – une pratique jugée facile à mettre en œuvre ;
    • 10% des sociétés analysées font face à un événement de sécurité – elles hébergent des malwares, communiquent avec des réseaux de botnets ou font état de fuite de données.

    Cyrating met l’emphase sur le fait qu’il n’existe pas de corrélation entre le nombre de ressources numériques analysées (hébergement, noms de domaine, adresses IP, etc.) et la note attribuée.

    Cyrating et son service d’évaluation en continu

    Cyrating a créé sa plateforme de traitement de jeux de données observables afin d’en faire ressortir les faits et les événements de cybersécurité liés aux actifs des organisations, et de les comparer aux meilleures pratiques et normes de cybersécurité. L’analyse débouche sur le calcul de métriques synthétisées et, enfin, l’attribution d’une note.

    L’avantage de son approche d’évaluation mis en avant par la société consiste dans la réalisation de l’évaluation du processus indépendamment de l’organisation notée et ne requière aucune installation de logiciel ou de matériel côté client.

    Les données disponibles permettent un calcul pratiquement instantané du score. Cyrating propose un service d’évaluation sur abonnement pendant une période donnée et fournit sur toute la période un score actualisé. Cette approche permet à une organisation de pouvoir se positionner en temps réel et voir l’impact des mesures mises en œuvre pour améliorer sa performance en cybersécurité à travers l’évolution du score.

    François Gratiolet, un des co-fondateurs aux côtés de Charles d’Aumale et Christophe Ternat, espère atteindre le chiffre de 50 000 organisations notées d’ici fin 2018 et améliorer ainsi la cybersécurité des organisations en Europe.

    Cyrating a lancé en janvier 2018 la commercialisation de son service, quatre mois après sa création et après son intégration de l’incubateur ParisTech Entrepreneurs en novembre 2017.

  • Epinov, projet de l’AP-HM doté de 5,8M€ pour améliorer la chirurgie de l’épilepsie par modélisation

    Epinov est le nom du projet de recherche de l’Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) labellisé projet de recherche hospitalo-universitaire en santé (RHU) qui s’inscrit dans le cadre du PIA 3, et qui a été que lancé le 9 janvier 2018 à l’hôpital de La Timone, un hôpital de l’Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM).

    Il vise à améliorer la chirurgie de l’épilepsie, qui affiche un taux de réussite faible, grâce à la modélisation cérébrale. Il s’agira d’exploiter les données de santé de 175 patients afin d’améliorer la prédictibilité des résultats chirurgicaux.

    Le projet est porté par 5 partenaires : l’Aix-Marseille Université, l’INSERM, l’AP-HM, les Hospices Civils de Lyon et Dassault Systèmes, représentant industriel.

    Les données au service des enjeux du projet

    Actuellement, des milliers de patients atteints d’épilepsie focale résistante aux médicaments sont soumis à une chirurgie cérébrale comme dernier recours pour maîtriser la survenue des attaques.

    Le taux de réussite de ces chirurgie est néanmoins faible : 50%. Ce taux est indexé sur la capacité des équipes à établir le meilleur pronostic chirurgical possible. À ce jour, aucune procédure fiable n’est capable d’améliorer le taux de réussite.

    Afin de guider les stratégies chirurgicales pour améliorer le pronostic chirurgical, les chercheurs vont s’appuyer sur une approche qui repose sur la modélisation cérébrale à grande échelle grâce aux données individuelles des patients épileptiques. Des études pilotes rétrospectives déjà effectuées ont montré des résultats prometteurs en termes de prédictibilité des résultats chirurgicaux. 

    Essai clinique multicentrique et technologie de modélisation in-silico

    Une équipe de chercheurs, menée par le Pr Fabrice Bartolomei va œuvrer à la modélisation virtuelle du cerveau de 175 patients. Le projet prend la forme d’un essai clinique multicentrique associant 11 centres de chirurgie de l’épilepsie en France et repose sur l’utilisation de la technologie neuroinformatique de simulation cérébrale, qui propose une modélisation virtuelle du cerveau, développée par Viktor Jirsa, directeur de l’Institut de Neurosciences des Systèmes.

    L’équipe va récupérer l’ensemble des données obtenues par les techniques d’investigations classiques impliquant imageries, EEG et sondes intra-cérébrales, et les insérer dans la neurosimulation.

    La première année servira à affiner les algorithmes de simulation puis les cerveaux virtuels seront utilisés pour étudier les zones épileptogènes, affiner les stratégies opératoires et améliorer les résulats chirurgicaux.

    Les études sur plusieurs semaines des données sur les cerveaux permettront progressivement de :

    • tester des chirurgies ;
    • ajouter des instruments ;
    • identifier des zones malades dans les régions cérébrales profondes inaccessibles aux investigations cliniques.

    Développement industriel d’un outil de rupture destiné à la pratique clinique courante

    L’équipe devra dans un premier temps s’atteler à la reconstruction de chaque cerveau, ce qui prendra au moins trois mois, et ensuite procéder à son étude, ce qui nécessitera un mois de plus.

    Au terme des 5 ans de mise en oeuvre du projet, l’équipe doit aboutir à l’élaboration d’un logiciel de simulation de l’activité cérébrale utilisable en pratique clinique courante. Pour y parvenir, l’équipe de chercheurs sera assistée du groupe Dassault Systèmes, qui doit aider à développer et valider un logiciel de modélisation cérébrale.

  • Australie : un système NB-IoT pour améliorer le suivi des patients à domicile

    Des chercheurs de la Griffith University, en Australie, collaborent avec le groupe de télécommunications Huawei Australia et Tonwo Health Clinic Technology pour aider les patients et les médecins à gérer à distance les maladies chroniques via des dispositifs portables (tensiomètre, glucomètre…), a déclaré l’établissement fin décembre 2017.

    La particularité du système est que tous les appareils seront équipés de puces NB-IoT* afin d’envoyer en direct les données recueillies par les patients sur une plateforme dédiée, permettant ainsi aux médecins de les analyser en temps réel.

    La technologie NB-IoT permet un suivi à domicile en temps réel

    Un patient plus engagé

    Cinq appareils sont prêts pour le lancement : un tensiomètre, une moniteur de pression artérielle à placer sur le bras, un oxymètre de pouls à tenir dans la main, un glucomètre et une échelle de graisse corporelle.

    Le but est d’aider les patients à gérer eux-même leurs problèmes de santé tels que l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et le diabète.

    Les dispositifs, qui devraient être mis à la disposition des médecins et des patients en février, seront dotés de puces NB-IoT* fournies par Huawei Technology, qui enverront les données en temps réel sur une plateforme d’application.

    Les médecins pourront alors analyser en direct les informations recueillies pour établir un diagnostic, vérifier à distance la santé de leurs patients et guider les utilisateurs sur la façon de surveiller leur santé.

    * L’IoT à bande étroite (NB-IoT) est une technologie basée sur les normes de faible puissance et à grande portée (LPWA), développée pour permettre le déploiement d’une large gamme de nouveaux appareils et services IoT. Le NB-IoT améliore de manière significative la consommation d’énergie des dispositifs utilisateurs, la capacité du système et son efficacité.

    Home care : des soins plus efficaces et moins coûteux

    L’ajout de dispositifs portables pour la gestion et la surveillance des soins devrait permettre au système de santé australien d’économiser des milliards de dollars, analyse Mme Jing Sun, professeure agrégée du Menzies Health Institute du Queensland (MenziesHIQ) de la Griffith University.

    « Nous nous attendons à ce que les patients puissent surveiller leur tension artérielle, leur taux de glucose, leur IMC, leur fréquence cardiaque, leur pouls et l’état de leur cœur, explique-t-elle. Pendant ce temps, le médecin généraliste aura la capacité de fournir à un patient une surveillance complète à distance, en effectuant tous les contrôles de santé requis et en pouvant guider un patient sur son propre bilan de santé, sans déplacement (source : Griffith.edu.au).

    Un essai prévu dans les prochaines semaines sur la côté Est australienne

    Le Pr. Sun a participé avec son équipe à l’élaboration d’un prototype du dispositif portable et évalueront en ce début d’année les données dans le cadre d’un essai sur la Gold Coast, une région métropolitaine située au sud de Brisbane sur la côte est de l’Australie.

    « Le potentiel de l’IoT-NB dans le secteur des soins est illimité »

    « Nos dispositifs médicaux en temps réel NB-IoT sont les premiers au monde [à être développés] et sont désormais prêts pour la production de masse », a déclaré John Zeng, président de Tonwo Health Clinic Technology.

    Le réseau en Australie sera fourni par les opérateurs pour soutenir la communication entre les appareils et le dispositif NB-IoT.

    « Grâce à notre technologie IoT innovante, Huawei aide nos différents partenaires à connaître le succès et remplit sa mission en tant que plus grand incubateur IoT d’Australie », a déclaré Xichu Zhao, P.-D.G. d’Huawei Australia.

    « La technologie IoT est particulièrement adaptée au suivi des patients atteints de maladies chroniques ou pour ceux en cours de rétablissement. Avec la collaboration de la plateforme de test NB-IoT de la James-Cook University (Australie), nous sommes ravis d’en faire partie, a-t-il ajouté. Le potentiel de l’IoT-NB dans le secteur des soins est illimité et nous prévoyons que des business modèles encore plus prometteurs se concrétiseront dans un avenir proche. »

  • Australia: a NB-IoT system to improve home care monitoring

    A team of researchers at Griffith University, Australia, is collaborating with telecoms company Huawei Australia and Tonwo Health Clinic Technology to help patients and physicians remotely manage chronic conditions via wearable devices (blood pressure monitor table, blood glucose meter …), said the university at the end of December 2017.

    The innovative part of the system is that all devices will be equipped with NB-IoT * chips to send live data to an application platform, allowing doctors to analyze them in real time.

    NB-IoT technology enables real-time home monitoring

    A more engaged patient

    Five devices are ready for launch: a blood pressure monitor table, a blood pressure monitor on arm, a handheld pulse oximeter, a blood glucose meter, and a body fat scale.

    The goal is to help patients better self manage health conditions such as hypertension and cardiovascular disease and diabetes.

    The devices, which are set to become available in February, will use NB-IoT* chips provided by Huawei Technology, which will send live data to an application platform.

    Physicians will be able to analyze the information to make a diagnosis, remotely monitor the health of their patients and guide a patients on their own health check.

    * Narrowband-Internet of Things (NB-IoT) is a standards-based low power wide area (LPWA) technology developed to enable a wide range of new IoT devices and services. NB-IoT significantly improves the power consumption of user devices, system capacity and efficiency.

    Home care : more effective and less expensive care

    The use of wearable devices to improve care management and health monitoring should save billions in dollars for the Australian healthcare system, analyzed Mrs Jing Sun, associate professor from Griffith University’s Menzies Health Institute Queensland (MenziesHIQ).

    « It is expected that patients will be able to monitor their own blood pressure, glucose levels, BMI, heart rate, pulse oximeter and the condition of their heart, » she said. Meanwhile, a patient’s GP will have the ability to provide a patient with full remote monitoring, making all the required health checks and even being able to guide a patient on their own health check (source: Griffith.edu.au).

    A patient trial is planned in the coming weeks on the Australian east coast

    Pr. Sun and her teamat MenziesHIQ have been involved in the development of a prototype of the wearable device and will be evaluating the data as part of a patient trial at the beginning of this year on the Gold Coast, a city in the state of Queensland on the east coast of the country.

    « The potential of NB-IoT in the healthcare industry is unlimited »

    « Our NB-IoT real time medical devices are first in the world and are ready for mass production now, » said John Zeng, president of Tonwo Health Clinic Technology.

    The network in Australia will be provided by several operators in order to support the communication between the devices and NB-IoT.

    « With our innovative IoT technology, Huawei is helping different partners on their road to success and achieving our role as the largest IoT incubator in Australia, » said Xichu Zhao, CEO of Huawei Australia.

    « IoT technology is particularly suitable for monitoring patients with chronic disease or for those undergoing rehabilitation. With the collaboration of the NB-IoT testing platform at James Cook University (Australia), we are delighted to be a part of this, » he added. « The potential of NB-IoT in the healthcare industry is unlimited and we are expecting more exciting business models to come in the near future. »

  • Jeu sportif et bien-être : Intelligent Health cherche à lever 227 000 euros

    Intelligent Health, une start-up health tech britannique, a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une campagne de financement participatif sur la plateforme Seedrs (UK) dans l’optique de récolter 200 000 livres sterling (227 000 €) et de devenir l’un des leaders de la lutte contre l’inactivité.

    La société a conçu le programme Beat the Street. Le jeu présente des similitudes avec le jeu Pokémon Go puisqu’il utilise le principe de la gamification dans une région précise pour inviter les enfants et les adultes de toute une communauté à effectuer ensemble un parcours afin de gagner un maximum de points.

    Renforcer le lien social pour inciter les citoyens à prendre le contrôle de leur santé

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est le quatrième facteur de risque de décès dans le monde (6%). Cette inactivité a un lien direct avec le développement de maladies comme l’obésité, le diabète et les maladies cardiaques. L’OMS estime en effet qu’elle est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27 % des cas de diabète et d’environ 30 % des cas de cardiopathie ischémique.

    En Angleterre, environ 29 % des adultes sont inactifs (chiffres officiels).

    En se basant sur la théorie selon laquelle un changement de mode de vie peut largement contribuer à la préservation de la santé de la population, Intelligent Health utilise les nouvelles technologies et le principe de la gamification pour s’attaquer aux causes du mauvais état de la santé des citoyens.

    Concrètement, l’entreprise cherche à mettre les individus en relation les uns avec les autres pour renforcer le lien social et les inciter à prendre le contrôle de leur santé par le biais d’un défi sportif visant à augmenter leur activité physique et ainsi à lutter contre l’inactivité.

    Beat the Street : un défi sportif collectif pour lutter contre l’inactivité

    Intelligent Health réalise des changements grâce à des initiatives lancée à l’échelle de la communauté, comme le programme Beat the Street, qui transforme une ville en un espace de jeu où les participants gagnent des points à mesure qu’ils marchent, courent ou font du vélo. Pour instaurer le programme, la Ville doit investir un montant minimum de 10 livres (11 €).

    Des bornes réparties sur le parcours pour collecter des données

    Dans le cadre de ce dispositif, Intelligent Health recueille des données médicales accessibles en ligne et des informations sur la position et le parcours effectué par les utilisateurs grâce à des Beat Boxes, des bornes installés tout au long du parcours sur lesquelles les participants doivent passer leur badge pour suivre leur évolution et comptabiliser leurs points.

    Les informations récoltées sont ensuite envoyées aux organisateurs (services publics) et aux participants à qui sont délivrés en conséquence des conseils personnalisés afin de les aider à modifier leur mode de vie de manière à ce qu’ils puissent améliorer durablement leur santé.

    Un programme soutenu par le NHS

    Beat the Street a pour but ultime d’entraîner des changements de comportement sur le long terme. Il est mis en place à travers le Royaume-Uni avec le soutien de la santé publique et du NHS.

    750 000 participants en Europe et aux États-Unis

    « Avec 750 000 participants à ce jour ayant participé à notre programme phare, Beat the Street, et des preuves évidentes d’un changement de comportement durable, nous savons que nous pouvons avoir un impact positif et durable sur la société », a déclaré dans un communiqué le fondateur et P.-D.G. d’Intelligent Health, le Dr. William Bird.

    Le dispositif « engage plus de gens que n’importe quelle autre intervention d’activité physique en santé publique car il est simple, amusant et s’intègre dans la vie quotidienne », commente la société sur son site officiel.

    Il a jusqu’ici été mis en œuvre avec succès dans le monde entier, notamment à Londres, Dublin, Belfast, Vienne et New York.

    Intelligent Health veut développer une offre de « prescription sociale »

    Le Dr. Bird et son équipe sont également en train de concevoir une offre de « prescription sociale », une formule qui devrait devenir la norme chez tous les médecins généralistes au cours des deux prochaines années, estime la société.

    La prescription sociale est définie comme un moyen de permettre aux fournisseurs de soins primaires (médecins généralistes, infirmières…) de diriger les patients ayant des besoins sociaux, émotionnels ou pratiques spécifiques vers une gamme de services locaux non cliniques, souvent attribués par les secteurs bénévole et communautaire.

    En clair, le médecin généraliste délivre au patient une ordonnance qui habilite la communauté à améliorer la santé de la personne par le biais d’exercices physiques et/ou d’une alimentation saine.

    Une première offre va prochainement être lancée dans la ville de Newham

    Le premier programme du genre sera lancé par Intelligent Health dans quelques semaines à Newham, un district du Grand Londres situé dans l’est de la capitale britannique.

    Si la campagne de financement participatif est suffisamment efficace, les fonds récoltés serviront à augmenter la croissance de l’entreprise, en partie par le développement d’une licence Beat the Street en Europe et aux États-Unis et d’un programme de prescription sociale.

  • L’INDS a reçu 160 demandes d’accès à des données, affirme D. Polton

    Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données de santé (INDS), était l’invitée des Contrepoints de la santé le 18 janvier 2018 à Paris. 

    Elle a évoqué son rapport « Les données de vie réelle, un enjeu majeur pour la qualité des soins et la régulation du système de santé – L’exemple du médicament » et présenté l’actualité de l’institut. Par ailleurs, elle a rappelé les bénéfices potentiels du recueil et du partage de données et les atouts de la France dans le domaine et a qualifié les demandes d’accès des domaines de santé.

    Bénéfices potentiels du recueil et du partage de données

    Dominique Polton a rappelé les bénéfices potentiels du recueil et du partage de données :

    • pour les patients, cela peut permettre d’optimiser les traitements, de personnaliser l’accompagnement, de fournir des informations ;
    • pour les industriels, il s’agit de développer plus d’innovations ;
    • pour les régulateurs, d’avoir  un regard sur le système plus pertinent ;
    • pour les chercheurs, une accélération possible de la recherche au travers de données observationnelles qui sont aujourd’hui moins mobilisées. 

    Atouts de la France dans le domaine des données

    Des données sont déjà disponibles grâce à de multiples sources avec notamment des données médico-administratives, issues des remboursement, mais aussi des données générées par les parcours de soins, les dossiers hospitaliers, les DMP, des automates de laboratoires jusqu’aux données génomiques pour un certain nombre de concitoyens.

    À noter également les données qui peuvent être recueillies de manière ad hoc et la manne de données issues des traces numériques, comme celles tirées des les systèmes de rendez-vous médicaux, des objets connectés dans le domaine du bien-être et du fitness ou encore notre historique de visites de sites.

    L’institut a, selon elle, cette « modeste mission » de servir à « rationaliser les données, participer à une clarification et donner accès à ces données pour faire avancer le système ».

    Demandes d’accès aux données : industriels, bureaux d’études et acteurs de la recherche

    L’institut a reçu 160 dossiers de demande d’accès aux données depuis août 2017. Entre 40 et 50 demandes concernent uniquement les données médico-administratives et 40 % de ces demandes proviennent d’industriels ou de bureaux d’étude.

    Dominique Polton explique : « Les industriels sont des acteurs comme les autres à qui l’on peut donner accès à nos données, du moment qu’ils remplissent un dossier et répondent à des conditions strictes. La limite est qu’ils n’ont pas le droit de faire de promotion avec ces données. » 

    Les autres demandes émanent majoritairement de la recherche publique.

  • Inde : les tendances 2018 dans l’industrie de la health tech

    Les technologies numériques portables, l’analyse prédictive des données de santé et l’IoT font partie des domaines en plein essor sur le marché de la health tech indien, ont indiqué début janvier 2018 trois entrepreneurs locaux de l’industrie au site spécialisé Entrepreneur India.

    En se basant sur l’analyse de trois experts du marché, Entrepreneur India a identifié les principales tendances du secteur de la health tech en Inde pour l’année à venir.

    Santé numérique : un patient de plus en plus engagé

    Selon Rekuram Varadharaj, co-fondateur et directeur d’exploitation à Healthi, une société indienne offrant un service permettant aux patients de gagner en autonomie, les robots chirurgicaux, les technologies intelligentes et d’autres solutions health tech continueront à se développer au sein des hôpitaux indiens en 2018.

    « Un thème clé de la santé numérique et des technologies de la santé sera centré sur l’autonomisation et l’engagement des utilisateurs, précise le businessman. Ce domaine de l’autonomisation des utilisateurs est en harmonie parfaite avec la tendance croissante des Indiens à se connecter à internet, principalement via les smartphones. L’objectif de la santé numérique sera de transformer la « personne inutilisée » (patient) en un utilisateur intelligent et engagé qui comprend ses besoins et recherche activement l’aide pertinente de praticiens qualifiés. »

    L’analyse prédictive pour mieux combattre les maladies chroniques

    Les pharmacies en ligne se multiplient d’année en année, les citoyens indiens étant de plus en plus nombreux à acheter des médicaments en ligne.

    Le secteur de la e-pharmacie a récemment connu une activité effrénée, avec près de 50 start-ups dédiées à ce domaine en Inde selon les estimations, indique M. Varadharaj.

    « L’analyse prédictive scientifiquement validée et l’engagement personnalisé pour informer et habiliter les utilisateurs à éviter les maladies chroniques prendront l’avantage », estime-t-il, ajoutant que l’intelligence artificielle continuera à être un domaine d’activité entrepreneuriale et d’investissement en croissance au sein des technologies de santé indiennes.

    Améliorer la précision des résultats tout réduisant les coûts

    De manière générale, l’analyse prédictive peut aider l’industrie de la santé à relever les défis actuels du secteur et à planifier ses besoins futurs.

    Les analyses prédictives dédiées à l’amélioration des résultats, le suivi en temps réel des patients et les soins centrés sur le patient ont la capacité d’augmenter la précision des traitements tout en réduisant les coûts, analyse de son côté Manish Sacheti, directeur financier de Ziqitza Health Care, une entreprise locale qui fournit gratuitement des services médicaux d’urgence au grand public.

    IoT et big data : une surveillance à distance des patients plus précise et sécurisée

    Selon M. Sacheti, la montée en puissance des technologies numériques portables, de l’internet des objets (IoT) et des big data participeront fortement à la transformation du paysage de la santé en 2018, en particulier au niveau des systèmes de surveillance à distance des patients.

    « La manière dont a évolué l'[IoT] a permis de déployer de nombreuses applications dans le domaine de la santé, de la surveillance à distance aux capteurs intelligents (…), précise l’expert. [Ces technologies] aident à préserver la sécurité et la santé des patients tout en améliorant la capacité des médecins à prodiguer des soins. Lorsqu’elles sont utilisées efficacement, elles peuvent apporter beaucoup de changements [positifs] dans le secteur des soins grâce à l’utilisation d’analyses avancées et des big data. »

    Télémédecine : vers une demande croissante

    Amit Munjal, fondateur et P.-D.G de la société de télémédecine Doctor Insta, rappelle que l’industrie de santé indienne a évolué via le déploiement d’applications mobiles, de services de télémédecine et de centres d’innovation visant à améliorer l’offre de soins à travers les nouvelles technologies. Selon le spécialiste, l’importance grandissante de ces plateformes numériques de santé devraient fondamentalement remodeler la prestation des soins en Inde.

    « De nouvelles technologies comme la réalité augmentée, la médecine virtuelle, la biotechnologie et les technologies vestimentaires seront intégrées au paysage de la santé pour fournir des méthodes supplémentaires de soins, de suivi des patients, de diagnostic et de traitement, précise-t-il. Des services de santé de qualité ainsi que l’accès limité aux médecins dans les zones rurales entraîneront la croissance de la demande sur le marché de la télémédecine en Inde. »

  • India: 2018 trends in the health tech industry

    Wearable technologies, predictive health data analytics and IoT are among the fastest-growing areas in the Indian health tech market, three local industry leaders said to local site Entrepreneur India at the beginning of January 2018 .

    Based on the interview of three market experts, Entrepreneur India has identified the main trends in the health tech sector in India for the coming year.

    Digital Health: patients more engaged in their health

    According to Rekuram Varadharaj, co-founder and chief operating officer at Healthi, an Indian company offering a service to empower patients, surgical robots, smart technology for hospitals and other health tech solutions will continue to grow in Indian hospitals in 2018.

    « A key overarching theme around digital health and health tech will center on user empowerment and engagement, » the businessman said. « This theme of user empowerment intersects perfectly with an accelerating trend of Indians getting online, primarily through smartphones.The focus of digital health will be on transforming the “unused person” (patient) into a smart and engaged user who understands her needs and actively seeks relevant help from qualified practitioners. »

    Predictive analytics to better fight chronic diseases

    Online pharmacies are increasing year by year, with more and more Indians buying medicines online.

    The e-pharmacy sector has witnessed frenetic activity recently with about 50 online pharmacy start-ups in India, according to estimates, Mr Varadharaj said.

    « The use of scientifically-validated predictive analytics and personalized engagement to inform and empower users to avoid chronic illnesses will take a lead, » he noted, adding that artificial intelligence will continue to be a focus area of ​​entrepreneurial and investment activity in Indian health tech in the coming months and years.

    Improving outcomes while reducing costs

    Predictive analytics can help the healthcare sector to meet the industry current challenges and plan for future needs.

    Predictive analytics focused on improving outcomes, real-time patient monitoring, and value-based patient-centric care can increase the treatment accuracy while reducing costs, said Manish Sacheti, chief financial officer of Ziqitza Health Care, a local company that provides emergency medical services for the general public.

    IoT and big data: more accurate and secure remote monitoring of patients

    According to Mr Sacheti, the rise of wearable technologies, Internet of Things (IoT) and big data will play a major role in the transformation of the healthcare landscape in 2018, especially in health monitoring systems.

    « The evolution of [IoT] has a number of applications in healthcare, from distant monitoring to smart sensors and remedial device integration, » the expert said. « This helps in keeping the patients safe and healthy while improving the physicians’ ability to deliver care. When used effectively, this can bring a lot of transformation in the healthcare sector through the use of advanced analytics and big data technologies »

    Telemedicine: towards a growing demand

    Amit Munjal, founder and CEO of telemedicine company Doctor Insta, reminded that the Indian healthcare industry has come up with mobile apps, telemedicine services and devices set up innovation centers to improve the delivery of care through high technology. Regarding their growing development, digital health platforms will fundamentally reshape the delivery of healthcare in India.

    « New technologies like augmented reality, virtual medicine advances, biotech, and wearables will be integrated into the healthcare landscape to provide additional methods for the provision of care, patient monitoring, diagnosis, and treatment, » he said. « Factors such as inclining demand from consumers for cheap and quality healthcare services along with the limited access to doctors in rural areas will lead the growth in demand for telemedicine services in India. »

  • India-Israel Innovation Challenge: a fitness app and non-invasive sensors awarded

    The eighteen winning teams of the India-Israel Innovation Challenge, launched in July 2017, have been unveiled in January 2018. They will now work with Invest India and Israel Innovation Authority to develop further their ideas and solutions, including in the field of eHealth.

    Among the winners:
    – I Love 9 Months: a mobile application with fitness videos adapted for pregnant women;
    – Bioscan Research: non-invasive sensors to detect intracranial bleeding.

    An innovation bridge between India and Israel

    Indian Prime Minister Narendra Modi and Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu launched this bilateral innovation challenge for start-ups based in Israel and India, calling it an India-Israel innovation bridge during Mr Modi’s visit to Israel.

    The challenge organizers created an online platform to facilitate bilateral collaboration between Israeli and Indian start-ups, technology hubs, corporations and other key players in the innovation ecosystem in both countries. Companies that participated in the competition received comprehensive guides and tools to explore their expansion opportunities.

    Solutions focused on health monitoring and home coaching services

    Competitors were to come up with solutions for some of the world’s most critical challenges in three key areas: digital health, agriculture and water technology.

    Regarding to eHealth, start-ups have been invited to develop technologies to improve real-time health monitoring, home and distance care, follow-up services and advice to better manage noncommunicable diseases.

    Six companies won in this sector:

    Economic and strategic support

    Winners won a cash prize of 200,000-500,000 Indian rupees (US$3140-7900; €2600-6600). They also received cross-border mentorship and incubation support and also got access to leading Indian and Israeli corporates and investors to explore piloting their solutions in India.

    Two business accelerators offer six-month program to the top teams

    Two companies, iCreate and T-Hub, Indian anchor incubation partners of the challenge, will offer a six-month program to the top teams.

    The winners will also participate in the Co-Creation Summit, which will bring together stakeholders from both start-up ecosystems to facilitate collaborations.

    More generally, the India-Israel Innovation Challenge will give winning start-ups access to new opportunities to achieve further growth.