Incubateurs

  • La CNIL et l’INRIA récompensent un article sur les outils de protection des données de santé

    La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) et l’Institut National de Recherche dédié au numérique (INRIA) ont décerné le 26 janvier 2018 le « Prix de la protection de la vie privée » à Seda Gürses, Carmela Troncoso et Claudia Diaz pour leur article « Engineering privacy by design reloaded ». Plus de 20 articles ont été soumis au jury.

    Les auteurs analysent les méthodes utilisées par les ingénieurs pour appliquer les stratégies de Privacy by Design et définissent des lignes directrices à destination des concepteurs de logiciels et de systèmes informatiques, permettant de minimiser la quantité de données transmises aux responsables de traitement des données ou aux sous-traitants.

    L’article primé éclaire les enjeux liés à la mise en oeuvre prochaine du Règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD).

    Ce « prix de la protection de la vie privée » vise à encourager la communauté scientifique européenne à développer des projets de recherche sur la protection des données privées. 

    Inciter les concepteurs de logiciels à adopter les méthodes de « Privacy by design »

    Les auteurs de « Engineering privacy by design » analysent les méthodes utilisées par les ingénieurs pour appliquer les stratégies de Privacy by Design. Le concept de Privacy by Design implique que chaque nouvelle technologie traitant de données personnelles ou permettant d’en traiter doit garantir dès sa conception et lors de chaque utilisation – même si elle n’a pas été prévue à l’origine -, le plus haut niveau possible de protection des données des personnes, d’après une définition du CNRS.

    Mmes Gürses, Troncoso et Diaz distinguent différentes stratégies de minimisation (minimisations de la collecte des données, des possibilités de liaison entre les données, de la durée de conservation, de la centralisation, etc.). et étudient leurs impacts sur la minimisation des risques d’atteinte à la vie privée. 

    L’article primé propose des solutions pratiques à destination des industriels

    Les auteurs définissent des lignes directrices permettant de minimiser la quantité de données transmises aux responsables de traitement des données ou aux sous-traitants. Elles prolongent ainsi une réflexion amorcée dans un premier article sur la mise en oeuvre du Privacy by design.

    L’article présente une dimension résolument pratique et pourrait à ce titre service d’inspiration aux concepteurs et éditeurs de logiciels informatiques, y compris dans le champ de la santé, dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur imminente du Règlement général sur la RGPD.

    L’article est accessible en ligne en anglais.

  • Lancement du premier service de protection santé 100 % numérique à Singapour

    NTUC Income est le premier assureur de Singapour à proposer des plans de protection santé entièrement numériques via son portail en ligne, a indiqué Digitalnewsasia.com le 17 janvier 2018.

    Cette nouvelle fonction marque une étape importante dans la transformation de l’entreprise, qui vise à devenir un assureur numérique de premier plan au sein de la cité-État. Income est en effet en train de numériser l’ensemble de ses activités et s’efforce d’offrir à ses clients une assurance accessible en ligne 24/7.

    Une plateforme pédagogique

    Les nouveaux clients qui n’ont pas de problèmes de santé préexistants bénéficieront d’une approbation et d’une couverture immédiates dans les cinq à dix minutes suivant leur application. Réclamer le remboursement de soins avant et après une hospitalisation pourra également se faire en quelques secondes en soumettant une photo de la facture sur la plateforme.

    Pour aider les clients à saisir les avantages d’un régime d’assurance maladie privé et à prendre des décisions éclairées concernant l’achat d’un plan intégré (PI), l’application web, ouvert aux Singapouriens et aux résidents permanents de Singapour âgés de moins de 61 ans, propose des illustrations basées sur des scénarios pratiques et des explications simples pour les aider à comprendre certains termes basiques de l’assurance maladie tels que « déductible » et « facturé ».

    Une fonction pour trouver le service adapté et estimer ses dépenses

    Un autre atout du dispositif proposé par NTUC Income est sa fonction de recherche Google, Coverage Checker, qui permet aux assurés de trouver un service hospitalier approprié et d’obtenir une estimation de leurs factures en pouvant sélectionner environ quatre-vingt traitements médicaux classiques.

    À partir du mois de mars 2018, les clients pourront également avoir accès à un chatbot directement sur le site de la compagnie d’assurance afin de poser des questions générales ou plus précises, sur la mise à niveau de leurs contrats de protection santé par exemple.

    NTUC Income : vers une numérisation complète des services

    « La nouvelle offre numérique joue sur la manière dont les clients accèdent et utilisent l’information numériquement de nos jours. Ils sont habitués à la réalisation rapide des transactions en ligne qui sont souvent soutenues par une expérience utilisateur transparente. Nous visons à répondre à ces attentes et avons conçu notre parcours client sur le nouveau portail en ligne en nous basant sur les retours des consommateurs », a déclaré Peter Tay, directeur de l’exploitation à NTUC Income (source : Digitalnewsasia.com).

    La décision d’Income d’offrir ses PI de manière numérique suit de près une annonce datée de l’an dernier, qui révélait que la société allait intégrer des technologies cognitives, comme des systèmes basés sur l’intelligence artificielle, en adoptant Watson Explorer d’IBM afin d’automatiser et d’améliorer ses processus de réclamation avant et après une hospitalisation.

    La technologie cognitive vise à habiliter les évaluateurs de réclamations à mieux gérer les différents cas qui se présentent à eux et sera déployée stratégiquement dans des domaines correspondant à leurs compétences spécialisées. Elle permettra également d’augmenter les niveaux de service à la clientèle tout en améliorant la productivité et la satisfaction des employés.

    Orange Care : premier programme de télé-santé dans le domaine de l’assurance

    NTUC Income a également piloté le premier programme de télé-santé du secteur de l’assurance, Orange Care, afin de soutenir le rétablissement des titulaires de contrat IncomeShield hospitalisés en raison de problèmes cardiaques, en leur permettant de mieux comprendre et de mieux gérer leurs problèmes de santé en évitant un maximum de frais.

    Singapour : une smart nation en devenir

    Ces initiatives sont en harmonie avec la volonté de Singapour de devenir une smart nation en utilisant les nouvelles technologies pour résoudre les problèmes actuels de la société, mais aussi avec le Masterplan 2020 du ministère de la Santé singapourien visant à améliorer l’accès et la qualité des services de santé pour l’ensemble des Singapouriens.

  • First digital integrated shield plan to be launched in Singapore

    NTUC Income is the first health insurer in Singapore to offer integrated shield plans (IPs) digitally through its online portal, Digitalnewsasia.com said on January 17, 2018.

    This marks a milestone in the company’s transformation to become a leading digital insurer in the city-state. NTUC Income is in the process of digitizing its business and strives to offer customers choice, 24/7 accessibility to insurance.

    A pedagogical platform

    New customers who do not have pre-existing health conditions will receive instant approval and coverage within five to ten minutes. Claiming a reimbursement of care before and after hospitalization can also be completed in seconds by submitting a photo of the bill to the online platform.

    To help customers understand the benefits of a private health insurance plan and to make informed decisions about purchasing an integrated shield plan (IP), the portal, which is open to Singaporeans and Singapore Permanent Residents below 61 years old, provides scenario-based illustrations and easy-to-understand explainers on basic health insurance terms such as « deductible » and « as charged ».

    A function to assess a suitable hospital ward and obtain an estimation of your bill

    Another asset of NTUC Income’s portal is its Google-like search function, the Coverage Checker, which allows policyholders to assess a suitable hospital ward and obtain an estimation of their bill by selecting from about 80 common medical treatments based on Income’s claims records. 

    From March, customers will also be able to talk to a chatbot directly on the insurance company’s website for general queries or questions on upgrading or downgrading their existing IncomeShield plans for example.

    NTUC Income: towards more digital services

    « The new digital proposition plays to the way customers access, engage and use information digitally these days. They are accustomed to quick gratification from online transactions that are often supported by a seamless user experience. We aim to live-up to such expectations and have designed our customer journey on the new online portal based on feedback from consumers, » said Peter Tay, NTUC Income’s chief operating officer (source: Digitalnewsasia.com).

    Income’s move to offer its IPs digitally follows closely its announcement last year, revealing that the firm is integrating cognitive technologies by adopting IBM’s Watson Explorer to automate and improve its claims processes before and after after hospitalization.

    Cognitive technology is aimed at empowering claims assessors and will be developed strategically in areas commensurate with their specialized skill-sets. It will also increase levels of customer service while improving employee productivity and satisfaction.

    Orange Care: the first telehealth program in the field of insurance

    NTUC Income also spearheaded the first telehealth program of the insurance sector, Orange Care, to support the recovery and overall health improvement of IncomeShield policyholders who were hospitalized due to a heart condition by enabling them to better understand and manage their conditions in a cost-effective manner.

    Singapore: a smart nation in the making

    These initiatives are in line with Singapore’s desire to become a smart nation by using technology to solve problems of the city-state as well with the Ministry of Health’s Healthcare 2020 Masterplan to improve access, affordability and quality of healthcare services for Singaporeans.

  • Australie : les contribuables ont déboursé 1,1 Md€ pour My Health Record, un dispositif controversé

    Le 19 janvier 2018, The Daily Telegraph a révélé que les contribuables australiens avait déboursé jusqu’ici près de 1,7 milliard de dollars AUD (1,1 Md € ; 1,4 Md US$) pour My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, un outil que de nombreux médecins n’utilisent pas.

    Tous les citoyens australiens disposeront d’un dossier MyHR en 2018 à moins d’exprimer explicitement leur refus d’être intégrés au système. Une partie des médecins du pays exprime certaines réticences à l’égard du système d’un point de vue technique et craint que les patients ne comprennent pas réellement les implications d’un tel dispositif sur leur vie privée.

    My Health Record : les médecins spécialistes sont réticents

    Cinq ans après son lancement, cinq millions d’Australiens ont choisi de créer un compte My Health Record. Cependant, moins d’un médecin spécialiste sur douze sur les 31 000 travaillant en Australie est actuellement enregistré dans le système. Ces praticiens comptent toujours sur les généralistes pour leur envoyer des lettres de recommandation et des informations sur les patients.

    Pour que les dossiers électroniques se révèlent utiles, les médecins généralistes doivent télécharger un résumé de l’état de santé de leurs patients mais le processus ne serait effectué en moyenne que dans moins d’un cas sur quatre.

    Une accessibilité restreinte

    En 2017, 1 442 médecins généralistes ont assuré qu’ils n’avaient pas téléchargé suffisamment de résumés de santé partagés sur MyHR pour être admissibles à la prime incitative versée par le gouvernement. 1 191 d’entre eux auraient été invités à rembourser la somme perçue.

    Le Dr. Rob Hosking, vice-président du comité de e-santé du Royal Australian College of General Practitioners, soutient le concept d’un enregistrement numérique mais s’interroge sur sa mise en place.

    « Aucun des hôpitaux auxquels mes patients [ont été admis] n’a accès à My Health Record », a-t-il déclaré au Daily Telegraph. Aucun des spécialistes vers lesquels il dirige ses patients non plus. De plus, il explique qu’il doit utiliser un service de messagerie sécurisé privé distinct pour communiquer avec des spécialistes parce qu’il ne peut pas le faire via MyHR.

    « Il est plus rapide de décrocher le téléphone et d’appeler les pharmaciens pour savoir quels médicaments le patient utilise car l’interface utilisateur [de My Health Record] est difficile à appréhender. »

    Des problèmes techniques

    Le Dr. Hosking fait par ailleurs remarquer que si les médecins enregistrent un résumé de santé partagé sur le dossier d’un patient, il n’y a aucune incitation ou rappel pour le mettre à jour si un nouveau médicament est prescrit ou si le patient développe un nouveau problème de santé et que le traitement de base n’est plus adapté.

    L’Association médicale australienne met en garde

    L’Association médicale australienne (AMA) a également mis en avant dans son rapport budgétaire quelques soucis au niveau de l’utilisation de My Health Record.

    « Les problèmes de téléchargement de lettres de spécialistes, les erreurs au niveau de la fonction de recherche [d’un praticien], les adaptations chronophages aux pratiques de travail actuelles des praticiens ou les solutions de rechange inappropriées nuisent à l’utilité clinique et découragent le médecin [d’utiliser le dispositif] et, plus important encore, lui fait perdre du temps, l’empêchant de se concentrer sur le patient », déplore l’organisation dans son rapport.

    Un manque de communication

    Les problèmes rencontrés jusqu’ici avec My Health Record risquent d’être décuplés cette année, craint The Daily Telegraph, puisque le gouvernement australien va mettre en en place un dossier de santé numérique pour tous les Australiens à moins qu’ils n’expriment clairement leur volonté de ne pas rejoindre le système.

    L’Agence de la santé numérique australienne a indiqué qu’il n’y aurait pas de campagne publicitaire télévisée, radiophonique ou papier pour sensibiliser les citoyens au fait qu’un dossier de santé numérique sera automatiquement créé pour chacun d’entre eux. Les patients pourront en apprendre davantage sur le sujet via les réseaux sociaux et les affiches présentées dans les cabinets médicaux.

    Les médecins n’ont pas le temps d’informer les patients sur MyHR

    Dans son rapport, l’AMA a expliqué au gouvernement que les médecins n’avait pas le temps d’éduquer le public au dispositif My Health Record.

    « Les médecins n’ont pas le temps de parler à leurs patients des dispositions [à prendre] concernant la désinscription [au système], la protection de la vie privée et la mise en place de contrôles d’accès pour permettre aux fournisseurs de soins de télécharger des informations sur la santé. C’est le travail du gouvernement. Les médecins doivent être autorisés à se concentrer sur ce qu’ils font de mieux, prendre soin des patients », indique le document.

    « Certains Australiens seront surpris d’apprendre qu’un My Health Record a été créé pour eux sans leur consentement explicite », ajoute l’AMA.

    L’Agence de santé numérique australienne promet des améliorations

    « L’agence travaille en étroite collaboration avec de nombreux organismes de pointe spécialisés pour accroître l’utilisation de dossiers électroniques et de systèmes d’information clinique dans les pratiques spécialisées », argumente un porte-parole de l’Agence australienne de la santé numérique (source : The Daily Telegraph).

    Pour améliorer le dispositif, l’agence a récemment mis en place une nouvelle fonction permettant de voir en quelques secondes sur le dossier de santé numérique d’un patient toutes les informations provenant de sources multiples sur les médicaments qu’il utilise.

  • Data : 4 lauréats du Datathon sur les données de santé en réanimation co-organisé par l’AP-HP

    Les 4 équipes lauréates et finalistes du Datathon DAT-ICU (Intensive Care Unit), co-organisé par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF), l’Université Paris-Descartes et le Massachusetts Institute of Technology – MIT Critical Data, et s’étant déroulé au Campus Picpus les 20 et 21 janvier 2018, ont été dévoilées le 24 janvier 2018 à l’occasion du Congrès Réanimation 2018 de la SRLF.

    Les équipes internationales composées de professionnels de santé et des spécialistes en science des données ont utilisé les données du Massachusetts Institute of Technology afin de développer des pistes de recherche innovantes.

    Les équipes lauréates et finalistes pourront reproduire leurs approches sur l’entrepôt de données de santé de l’AP-HP en déposant un protocole au conseil scientifique et éthique associé.

    Un concours international autour des données du MIT

    Plus de 160 participants, une centaine d’experts en science des données, une trentaine de médecins et autant de professionnels associant des compétences médicales et en science des données, se sont réunis au Campus Picpus, à l’hôpital Rothschild, AP-HP pour le Datathon DAT-ICU. Ils sont majoritairement Français (80%), mais également ressortissants d’autres pays européens (12%), des États-Unis, du Canada et du Brésil (5%) ou d’Asie et d’Afrique (3%).

    Qualification et mise en norme des données

    L’objectif du rassemblement – amorcer la résolution de problématiques de recherche médicale en se fondant sur les données dé-identifiées issues de la base de données de réanimation développée par le laboratoire de physiologie computationnelle du Massachusetts Institute of Technology (MIT Critical Data).

    Cette base inclut des données démographiques, des mesures des paramètres vitaux, des résultats biologiques et bactériologiques, des données sur les traitements, des comptes rendus d’hospitalisation et d’imagerie, ainsi que des notes de personnels médicaux. Afin de pouvoir les exploiter à l’occasion du datathon, elles ont été mises dans un format standardisé par les équipes de l’AP-HP.

    Les projets sortis du lot

    Les projets lauréats – SIMI-SEPSIS et DLDIY

    • SIMI-SEPSIS est un projet dont la finalité est l’élaboration de recommandations sur l’intensité du traitement à mettre en œuvre pour les patients en choc septique, grâce à l’exploitation des données issues de l’historique de patients similaires ;
    • DLDIY est un projet ayant trait à la codification des données et leur traitement qu’elles soient structurées ou non. En recourant à une approche originale de réduction de la complexité des données de santé afin de pouvoir exploiter des données textuelles non structurées, mais également des données caractérisées par une dizaine de milliers de paramètres structurés, ils ont mis en place un algorithme permettant de coder automatiquement les diagnostics associés à certains séjours en réanimation et à classifier des groupes de patients de manière non supervisée.

    Les projets finalistes – ACTERREA et ACTIVE LEARNING

    • ACTERREA est un projet visant à permettre de prédire les épisodes d’instabilité hémodynamique (circulation sanguine en mouvement dans le système cardio-vasculaire) dans les 14 heures après l’admission en réanimation. L’équipe qui a œuvré sur ce thème a mis au point une combinaison de plusieurs modèles d’apprentissage machine qu’elle a appliquée aux données recueillies au cours des 2 premières heures suivant l’admission des patients ;
    • ACTIVE LEARNING est un projet d’apprentissage actif dont la finalité consiste dans la capacité d’annoter des données non structurées tout en minimisant les ressources d’annotation manuelles nécessaires. L’équipe qui a mis au point le projet a utilisé a illustré sa portée avec un exemple d’annotation d’un antécédent médical d’hypertension.

  • La société KaHa (Singapour) lance deux dispositifs bien-être basés sur l’IA et le machine learning

    Début janvier 2018, la société singapourienne KaHa a présenté via sa marque Cove plusieurs de ses nouveaux dispositifs portables, dont une plateforme numérique aidant les utilisateurs à mieux gérer leur stress et une application mobile leur permettant d’améliorer la qualité de leur sommeil.

    Les deux outils ont été conçus à partir de technologies basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning).

    Un système d’exploitation portable novateur

    KaHa a mis au point un système d’exploitation portable intelligent, utilisé pour des dispositifs technologiques dans différentes domaines, dont celui de la santé et du bien-être, du sport et du fitness mais aussi de la sécurité.

    La société a présenté toute une gamme de nouveau outils en ce début d’année. Deux d’entre eux, conçus sous la marque Cove, se démarquent dans le secteur de la health tech.

    Une plateforme pour gérer son stress

    La plateforme numérique élaborée par KaHa apprend les modes de vie et les bio-données de l’utilisateur, tels que son métabolisme, et enregistre une série de paramètres pouvant être suivis par le biais du dispositif portable intelligent.

    Grâce à des algorithmes d’apprentissage automatique et d’appariement profond (deep pattern matching), les informations recueillies sont jumelées à la fonction d’alerte de stress, aidant ainsi l’utilisateur à mieux connaître et gérer son niveau de bien-être, notamment en détectant les périodes de stress accru et en l’aidant à retrouver son sang-froid.

    Une application pour mieux dormir

    En analysant les groupes d’utilisateurs actuels de KaHa avec des algorithmes d’apprentissage en profondeur et d’appariement, l’intelligence artificielle créée par la start-up singapourienne est capable de fournir des données sur la qualité du sommeil de l’usager et lui proposer des suggestions pour l’améliorer.

    Par ailleurs, l’IA en question intègre un mécanisme d’apprentissage automatique pour mesurer l’efficacité des suggestions précédentes afin d’améliorer les suggestions futures.

  • KaHa (Singapore) launches two wellness devices based on AI and machine learning

    In early January 2018, Singaporean company KaHa introduced under its brand Cove several of its new wearables devices, including a digital platform helping users to better manage their stress and a mobile application to improve their sleep.

    Both tools were designed using technologies based on artificial intelligence and machine learning.

    A smart wearable operating system

    KaHa unveiled its smart wearable operating system, used for devices in various fields, including health and wellness, sports and fitness, and safety.

    The company has introduced a whole range of new devices. Two of them, designed under the brand Cove, stand out in the health tech sector.

    A platform to manage stress

    The digital platform developed by KaHa learns the user’s living pattern and bio-data such as his/her metabolism, and records various trackable parameters that are picked up by the smart wearable.

    Thanks to machine learning and deep pattern matching algorithms, the collected data is paired with the wearable’s stress alerts feature, helping the user be more aware of his/her wellness, in particular by detecting periods of increased stress and guiding him/her through breathing experience to regain his/her composure.

    An application to sleep better

    By analyzing user groups of existing KaHa wearable users with deep learning and pattern matching algorithms, KaHa’s artificial intelligence is able to provide insights on the user’s sleep quality and suggestions of improving his/her sleep.

    The IA also incorporates machine learning system to measure the effectiveness of previous suggestions in order to further improve future suggestions.

  • Londres : les cliniques refusent les vérificateurs de symptômes de Babylon Health par crainte d’abus

    L’application élaborée par la société de e-santé anglaise Babylon Health, censée faciliter la vérification des symptômes à domicile pour les patients, ne sera pas adopté dans les cliniques londoniennes. La décision vient des Clinical Commissioning Groups (CCG) – soit des groupes de mise en oeuvre des pratiques cliniques – de Londres, qui craignent que les patients utilisent ce système à mauvais escient, c’est-à-dire pour obtenir plus rapidement des rendez-vous avec des médecins généralistes.

    La nouvelle a été rapportée fin novembre 2017 par le magazine spécialisé Health Service Journal (UK).

    Un test a démontré les failles de l’application conçue par Babylon Health

    Le conseil des clinical commissioning groups a tout d’abord montré un certain intérêt pour la solution conçue par Babylon Health, estimant qu’elle pourrait aider à réduire les files d’attente chez les médecins généralistes en diminuant le nombre de demandes de consultations.

    Les CCGs du nord-ouest de Londres ont travaillé avec des groupes de discussions pour voir si l’application était efficace. Un petit groupe de patients a testé le vérificateur de symptômes en septembre 2017.

    Le dispositif ne réduirait pas vraiment le nombre de demandes de consultations

    Le rôle très important accordé au patient par le biais de l’application a inquiété les experts. Ils ont constaté que les utilisateurs pourraient principalement utiliser le dispositif pour obtenir plus rapidement un rendez-vous avec un généraliste et non pour réellement vérifier leurs symptômes afin de savoir si une consultation s’avère nécessaire.

    Au final, les résultats ont montré que le service de Babylon était peu susceptible de réduire la demande de rendez-vous médicaux. Les CCGs ont donc décidé de ne pas financer le produit pilote, indiquent des notes rédigées par le conseil d’administration du Conseil de collaboration des CCGs du nord-ouest de Londres.

    À la recherche d’une solution alternative

    Des documents issus d’un dossier différent diffusés en novembre indiquent que dix-sept cabinets de médecins généralistes pionniers, le réseau Imperial College Health Partners et l’agence Health Education England (nord-ouest de Londres) réfléchissaient ensemble à la mise en place d’une alternative.

    Les patients veulent un service leur permettant d’obtenir plus rapidement une consultation

    « Nous avons constaté que les patients étaient généralement plus intéressés à utiliser l’application pour accélérer l’obtention d’une consultation avec un médecin généraliste plutôt que pour vérifier leurs symptômes », ont déclaré au Health Service Journal l’Imperial College Health Partners, la division du nord-ouest de Londres de l’agence Health Education England et Babylon Health dans un commentaire commun.

    « En novembre 2017, les omnipraticiens [ont été] invités à donner leur avis sur les prochaines étapes [à mettre en place] et sur la façon dont nous pourrions façonner l’accès numérique à la médecine générale », précise la note officielle.

  • Malaisie : un dispositif IoT pour suivre en temps réel les ambulanciers

    Medilife Ambulance Services, un groupe de services ambulanciers malaisien, a annoncé le 8 janvier 2018 avoir signé un partenariat avec iFleet du groupe local Digi Telecommunications Sdn Bhd afin d’assurer un suivi en temps réel de ses ambulances et une meilleure visibilité de ses opérations basées à Sepang, en Malaisie.

    IFleet est une solution B2B destinée aux véhicules utilitaires. Il s’agit de la première solution IoT proposée par Digi parmi sa gamme d’offres dédiées aux véhicules connectés.

    Ifleet : « la solution tout-en-un la plus robuste du marché » (Medilife)

    • Medilife est une filiale du centre de soins malaisiens Sri Tanjung Medicare qui exploite cinq flottes d’ambulances. Il s’agit du premier service ambulancier professionnel de l’île de Penang, située au large de la péninsule malaise.
    • IFleet est un service de suivi de flotte assuré par la société Digi en partenariat avec CSE Malaisie, un groupe spécialisé dans les technologies des communications et de l’électronique de sécurité au sein de l’industrie automobile.

    Un système d’alerte pour mobiliser les ambulances les plus proches de la zone de détresse

    Actuellement, le temps d’attente moyen entre l’appel aux urgences et l’arrivée d’une ambulance est de quinze minutes. Grâce à iFleet, Medilife s’attend à considérablement améliorer la rapidité de ses services.

    En utilisant le dispositif, le bureau central de Medilife pourrait potentiellement repérer les routes sur lesquelles il y a une forte probabilité d’accidents et diriger les ambulanciers vers des routes plus sûres tout en suivant d’autres paramètres, tels que la vitesse du véhicule et le comportement de conduite.

    « Désormais, [notre] bureau central peut alerter les ambulances les plus proches de la zone de détresse et estimer [leur] heure d’arrivée, des éléments qui peuvent faire une différence cruciale en cas d’urgence », a déclaré le Dr. A. Rasheed Ahamed, directeur exécutif de Medilife.

    Un dispositif facile à intégrer et à utiliser

    Le directeur informatique de Digi, Praveen Rajan, assure que le système iFleet est aisé à intégrer et plus facile à utiliser que les systèmes GPS traditionnels, souvent encombrants et difficiles à installer dans des véhicules comme les ambulances.

    « Être plus efficace dans la gestion de votre flotte signifie maximiser l’utilisation de votre flotte actuelle pour améliorer les temps d’arrivée, et éventuellement [embaucher plus d’employés] sans augmenter le nombre de véhicules que vous possédez », a-t-il expliqué.

    1 million MYR pour aider les PMEs à numériser leur flotte

    M. Praveen a déclaré à la mi-décembre qu’iFleet allait verser 1 million de MYR (207 600 € ; 253 800 US$) sur un fonds visant à davantage aider les petites et moyennes entreprises à numériser leur flotte via la solution de suivi iFleet.

  • Malaysia: an IoT device to track ambulances in real time

    Medilife Ambulance Services, in Malaysia, announced on January 8, 2018 that it has signed a partnership with iFleet from Malaysia’s leading telecommunications service provider Digi to ensure provide time-critical tracking of ambulances and greater visibility of its operations based in Sepang, in Malaysia.

    IFleet is a B2B solution designed for commercial vehicles. This is the first IoT device introduced by Digi among its range of connected vehicle offerings.

    Ifleet: « the most robust all-in-one solution in the market » (Medilife)

    • Medilife is is a unit under Sri Tanjung Medicare Malaysian care center which operates five ambulance. It is the first professional ambulance service providers in Penang Island, in the Malay Peninsula.
    • IFleet is a fleet tracking service provided by Digi in partnership with CSE in Malaysia, a group specializing in communications and security electronics technology within the automotive industry.

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    A system to alert ambulances closest to the distress zone

    Currently, the average waiting time for an ambulance is fifteen minutes. Thanks to iFleet the company expects to significantly reduce response times .

    By using the device, Medilife’s central office could potentially flag roads that have high probability of accidents and alert ambulance drivers to safer routes while also tracking other parameters such as vehicle speed and driving behavior.

    « Now Medilife’s central office can alert ambulances nearest to the distress area and estimate the time of arrival, elements that can make a crucial difference in an emergency, » said Dr A. Rasheed Ahamed , executive director of Medilife.

    A device easy to integrate and use

    Digi’s chief digital officer Praveen Rajan said iFleet is easy to integrate and easier to use than traditional GPS systems, which are often bulky and difficult to install in vehicles such as ambulances.

    « Being more efficient in running your fleet means maximising usage of your current fleet to improve arrival times, and possibly taking on more jobs without increasing the number of vehicles you own, » he said.

    RM1 million to help more SMEs digitize their fleet

    Mr. Praveen said in mid-December that iFleet is giving away RM1 million (€207,600, US$ 253,800) through a fleet transformation fund which seeks to help more small-medium enterprises digitize their fleet with iFleet’s intelligent tracking solution.