IA

  • Une formation continue pour l’IoT à Polytechnique

    Un programme de formation continue destiné aux professionnels qui souhaitent apprendre à développer des objets connectés sera lancé en novembre 2016 à l’école Polytechnique. Cette formation prévue sur 8 séances de deux jours s’adresse à des ingénieurs aux profils très technique.

    « Pour mener à bien un projet dans le domaine des objets connectés, il faut avoir des compétences dans de multiples domaines, de la gestion des données à la cryptographie en passant par le développement informatique », souligne Thomas Clausen, directeur de cette nouvelle formation.

    L’école Polytechnique annonce par ailleurs la création à partir de la rentrée 2017 d’un master IoT en deux ans en formation initiale pour des étudiants ayant une licence de mathématiques ou sortis d’une école d’ingénieur.

  • L’innovation en France, indicateurs de positionnement international, édition 2016

    Ce rapport positionne la capacité d’innovation de la France dans le contexte mondial à travers une trentaine d’indicateurs a été publié le 19 juillet 2016 par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique.

    Basé sur une conception systémique de l’innovation, il permet de positionner la France par rapport à un référentiel de neuf pays et de comprendre les points forts et les points faibles de chacun.

  • 21es Journées d’Ingénierie Biomédicale : Nantes, du 21 au 23/09/2016

    « L’urgence et Hôpital connecté » sera le thème des 21es Journées d’Ingénierie Biomédicale qui se dérouleront à la Cité des congrès de Nantes, du 21 au 23 septembre 2016.

    Ce congrès est organisé par l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux.

  • 4e édition des Rencontres du Progrès Médical : Paris, le 06/09/2016

    « Innover dans les dispositifs médicaux : quel avenir en France ? », c’est la problématique qui sera abordée lors de la 4e édition des Rencontres du Progrès Médical qui aura lieu le 6 septembre 2016 à Paris à l’Institut Pasteur.

    Ces rencontres, organisées par le Snitem, auront formes de débats, de tables rondes d’interventions.

  • Spécifications de l’UE pour les PCP soutenus dans le cadre d’Horizon 2020

    Cette note de l’Union européenne décrit les critères à respecter pour les precommercial procurements (PCP) soutenus dans le programme 2016-2017 d’Horizon 2020.

  • HIT 2016 : « Je crois en la puissance de transformation du numérique » (Nathalie Kosciusko-Morizet)

    « Dans le domaine de la santé, on se dirige vers des transformations profondes », a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, député Les Républicains et candidate à la primaire de la Droite et du Centre, lors de sa visite le 26 mai 2016 du salon HIT. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, l’innovation en santé va permettre une plus grande implication des patients. Mais elle estime, dans l’entretien accordé à Health & Tech Intelligence, que les investissements dans ce domaine ne sont pas à la hauteur des enjeux.

    Quel bilan tirez-vous de votre visite du salon HIT ?

    Je m’intéresse à la façon dont le monde change et ce que j’ai vu sur ce salon montre la richesse de l’innovation en France dans le domaine de la santé. Tout est aujourd’hui bousculé par ne numérique et dans le domaine de la santé, on se dirige vers des transformations profondes, avec un impact non seulement sur les nouveaux traitements, les nouvelles pratiques médicales que permettent les évolutions technologiques mais aussi sur notre système de santé. Notamment parce que toutes les innovations qui touchent au quantified self et à l’automesure de nos capacités physiques ou de notre état de santé va faire profondément évoluer la prévention et la prise en charge des patients.

    Les patients et le système de santé sont-ils prêts à ces évolutions ?

    Je crois en la puissance de transformation du numérique. Nous sommes actuellement dans un système de santé très hospitalo-centré et très curativo-centré. Le numérique va permettre de changer cette organisation en remettant réellement le patient au coeur de notre système. Il va naturellement devenir de plus en plus un acteur responsabilisé de sa santé. On peut, grâce aux nouvelles technologies, les objets connectés, la télémédecine, faire beaucoup plus et beaucoup mieux en matière de prévention. On peut même aller plus loin que la simple prévention et impliquer, par exemple, le patient dans la préparation d’une intervention chirurgicale grâce aux technologies qui lui permettent de recueillir lui-même les paramètres nécessaires pour l’équipe médicale. Et puis, disposer des outils pour prendre en main sa propre santé, cela permet aussi de dédramatiser, de supprimer de l’angoisse par rapport à la maladie.

    Les investissements dans l’innovation en santé sont-ils à la hauteur des enjeux ?

    Non ! L’investissement dans l’innovation n’est pas suffisamment aidé et son niveau n’est pas à la hauteur des enjeux. Dans les établissements de santé publique, la tarification à l’activité plutôt qu’au résultat ne favorise pas cet investissement. Dans le privé, on constate que beaucoup d’établissements sont rachetés par des financiers qui ne voient pas la rentabilité immédiate de l’innovation. Et puis il y a aussi dans notre pays le problème des données de santé qui sont trop sécurisées et qui freinent les évolutions que permettrait leur ouverture.

  • Les pistes de Jean-Yves Fagon pour faciliter l’accès de l’innovation au marché

    Mettre en place des procédures d’évaluation de l’innovation en santé et réfléchir à des mesures dérogatoires sur les conditions d’accès au marché sont les pistes avancées par Jean-Yves Fagon pour faciliter la commercialisation des produits innovants en santé. Le délégué ministériel à l’innovation en santé s’exprimait au cours d’une réunion organisée par BPI France et l’Institut Montaigne le 11 mai 2016 à Paris en présence d’Erin Gainer, présidente de HRA Pharma, Philippe Pin, directeur des achats des Hospices civils de Lyon et Pascal Roché, directeur général du groupe hospitalier privé Ramsay Générale de Santé, dans un débat mené par Didier Ribon, fondateur d’Archimed.

    « La recherche bio-médicale française est reconnue, le marché français est solvable et attractif, nos écosystèmes sont considérés comme favorables à l’innovation et pourtant la France exporte davantage ses technologies qu’elle ne les utilise », a souligné Didier Ribon en introduction de ce débat. Les délais d’autorisation de mise sur le marché en France, le système de tarification et l’absence d’échanges réguliers et formalisés entre les entreprises et les acheteurs ou financeurs publics ont été identifiés par les intervenants de ce débat comme les principaux freins à l’accès au marché français pour l’innovation en santé.

    « Réunir les différents acteurs »

    « Il n’existe aujourd’hui aucun outil pour évaluer l’innovation en e-santé », a déclaré Jean-Yves Fagon en précisant que « plus on s’éloigne du médicament, plus la notion d’innovation est floue ». Le délégué ministériel à l’innovation en santé qui a souhaité pouvoir « réunir les différents acteurs pour définir une stratégie d’évaluation » a rappelé l’importance sur ce point de l’accès aux données de santé qui faciliteraient la démonstration du bénéfice des innovations pour le patient. Et il a avancé la piste de mesures dérogatoires aux règles habituelles de mise sur le marché pour faciliter l’accès précoce des innovations mais en rappelant la nécessaire vigilance sur la sécurité des patients et l’égalité de leur accès aux soins.

  • Étude Pipame – faire émerger l’offre française en e-santé

    L’étude dresse un état des lieux des différents segments du marché de l’e-santé, existants ou en développement, qui constitueront demain la croissance industrielle de cette activité encore émergente que ce soit en France, en Europe
    ou dans le monde. Elle évalue les différents points forts et points faibles de l’offre industrielle française et se penche sur les bonnes pratiques de plus d’une vingtaine de pays.

    L’étude identifie l’ensemble des leviers structurants permettant de développer une filière industrielle de l’e-santé en France. Elle montre ainsi que la France dispose de tous les atouts pour réussir. Pour autant, de nombreux obstacles demeurent dans les domaines réglementaire et institutionnel, mais également dans l’appropriation des usages par les patients et les professionnels de santé. Comme souvent avec ces technologies, l’usage par le plus grand nombre constitue la clé de la transformation.

  • Le salon HIT du 24 au 26 Mai 2016 Paris Expo – Porte de Versailles

    Le salon HIT de la Paris Healthcare Week traitera du 24 au 26 Mai 2016 des problématiques liées au Big Data, à la Sécurité des systèmes d’information, au Dossier Médical Personnel, à la Télésanté ou encore à la Santé Connectée.
    Il s’adresse aux professionnels du monde sanitaire et médico-social à la recherche de solutions technologiques pour optimiser la gestion de leur établissement et la gestion des soins.
    Le salon HIT est organisé autour d’un espace d’exposition accueillant 250 exposants, 4 villages thématiques et une agora dédiée et 5 parcours thématiques.

  • Le transfert de technologie, clé de l’accés au marché

    Le marché de la e-santé connaîtra une croissance annuelle en France de 4 à 7 % d’ici 2017 et un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros à horizon 2017 selon le Cabinet Xerfi Precepta1. Il représente une opportunité d’amélioration du système de santé français mais également une opportunité économique. Au niveau mondial, le seul marché de la santé mobile, ou m-santé, devrait être multiplié par 11 entre 2015 et 2017.

    Et la France ne manque pas d’atouts en terme d’innovation, avec un système académique et universitaire d’excellence, des structures qui favorisent l’innovation, des mécanismes de financement variés et une volonté politique forte. Pourtant, la transformation de l’innovation en valeur économique ne se fait pas facilement. Le secteur n’a pas encore démontré sa capacité à faire aboutir tous ses projets jusqu’à la phase d’industrialisation.

    « Le marché de la e-santé est plein de promesses mais il n’est pas mûr du tout, explique Sophie Sirven, responsable de l’incubateur e-santé de Boucicaut. Pour l’instant, personne n’achète de solutions e-santé, seuls les objets de bien-être se vendent. Du coup, les investisseurs sont frileux et les startups essuient les plâtres ». Tout reste à construire : le modèle économique, la réglementation, la méthode d’évaluation… Mais aussi et surtout les mentalités de demain.  Lors des Trophées de la santé mobile 2016, Guillaume Marchand, le président de DMD Santé, a déclaré qu’il attendait  » une révolution culturelle de la part de l’ensemble des acteurs institutionnels ».

    « Apprendre à travailler ensemble »

    Pour favoriser le transfert de technologie, le secteur traditionnel de la santé, très administré, et celui des nouvelles technologies doivent apprendre à travailler ensemble. « Or, les grands groupes industriels et nous, avons des horloges internes très différentes, soulignait Lara Ribeireix, de Feeligreen, un fabricant de dispositifs médicaux lors de la 2ème journée start-up innovantes du Snitem organisée le 31 Mars 2016. Nous avons du cash pour 6 à 9 mois maximum ». Le cycle d’innovation qui prend plusieurs années dans le médicament se renouvelle plusieurs fois par an dans la e-santé.

     Certains pionniers construisent déjà des outils pour que chercheurs, ingénieurs et industriels puissent coopérer. Sanofi a par exemple élaboré un contrat de coopération spécifique pour les start-ups. Mais nous sommes encore loin de « la fluidité des échanges à l’américaine », telle que les décrivait Geneviève Fioraso, députée de l’Isère et ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, lors des Rencontres régionales de la santé numérique organisées à Lyon le 16 Mars 2016. « A Stanford, des biologistes fondamentaux discutent avec des cadres de Google ! En France, il faut que l’on fasse tomber des murailles ».

    La recherche translationnelle, une priorité

    L’organisation des métiers en silo freine l’industrialisation de la e-santé. Le « nombre trop limité de projets réellement multi-disciplinaires » a été pointé du doigt comme « un obstacle au développement d’une stratégie go-to-market plus rapide et plus efficace » par le projet européen ITECH. C’est pourquoi la recherche translationnelle, qui est à l’interface des recherches fondamentale et clinique, est jugée comme prioritaire. En rapprochant ces deux pôles, elle accélère le processus qui conduit l’innovation scientifique vers une meilleure prise en charge des patients.

    Pour raccourcir le « time to market », Geneviève Fioraso et bien d’autres acteurs plaident pour l’apprentissage de la culture de l’échec. Là aussi, les Américains sont en avance sur nous : « Ils avancent très vite, et reculent aussi vite si nécessaire, » note Guillaume Marchand. Les pouvoirs publics en ont conscience. Philippe Burnel, délégué à la stratégie des systèmes d’information de santé au ministère des Affaires sociales, estime que pour s’adapter au rythme de l’innovation du secteur, nous devons savoir prendre des risques ».

    Mauvaise lisibilité

    D’autres travers très français entravent le transfert de technologie. La multiplication des aides financières maintient les entrepreneurs dans une sorte d’assistanat.  » En France, nous sommes trop habitués à aller chercher des aides publiques, regrette Sophie Sirven. Résultat : on déploie des solutions sans bien cerner les besoins du marché. » Le goût de la France pour la technostructure ralentit aussi le processus d’industrialisation. Le nombre d’organismes en charge de valoriser l’innovation nuit en effet à la lisibilité du paysage.