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  • Légion d’honneur : la promotion du 14/07/2016

    Plusieurs personnalités de la santé figurent parmi les 654 nouveaux nommés et promus dans l’Ordre de la Légion d’honneur par décret du Président de la République en date du 13/07/2016 paru au Journal officiel du 14/07/2016.

    Grand officier

    • Louis Lareng, fondateur du service d’aide médicale d’urgence (SAMU)

    Officier

    • Claude  Evin, ancien ministre de la Santé, ancien député, ancien directeur général de l’ARS Ile-de-France, ancien président de la Fédération hospitalière de France

    Chevalier

    • William Dab, médecin épidémiologiste, directeur de la chaire Entreprises et Santé Malakoff-Médéric Cnam, ancien directeur général de la Santé
    • Dominique Parent, professeur des universités, présidente de la Société française de toxicologie
    • Emmanuelle Quilès, PDG de Janssen France
  • Plateformes de coordination territoriale d’appui : l’ARS Ile-de-France envisage une généralisation

    « L’ARS pense avoir trouvé un modèle prometteur de dispositif d’appui innovant pour des professionnels, médicaux ou non, impliqués dans la prise en charge de la personne âgée », indique l’organisme francilien le 12 juillet 2016.

    Cette conclusion se base sur un premier bilan du dispositif PAERPA dans le 9e, 10e, et 11e, dont la plateforme de coordination territoriale d’appui, appelée M2A, a eu un effet particulièrement positif : « Le nombre de signalements est de 700 par mois, en hausse de 12 % depuis son lancement. Près de 10 % des saisines sont effectuées par les médecins. En outre, M2A a accru son activité de 32 % notamment grâce aux nouveaux services et outils mis en œuvre et aux appuis destinés aux médecins, infirmiers et pharmaciens de ville ».

    L’ARS envisage donc « d’accélérer son déploiement dans la région, quitte à sortir du cadre d’expérimentation PAERPA. A terme, l’objectif serait de créer des dispositifs équivalents mais adaptables aux spécificités des territoires franciliens. »

    L’ARS Ile-de-France confirme également le 12 juillet 2016 l’entrée dans le dispositif PAERPA des 6 premiers arrondissements parisiens, à la suite de l’annonce de l’extension du projet à 16 territoires par Marisol Touraine le 16 juin 2016.

    L’ARS Ile-de-France précise que, « faute de temps, l’ensemble des outils testés depuis un an ne pourra pas être déployé sur les nouveaux arrondissements. [Elle] se concentrera donc sur les dispositifs qui fonctionnent le mieux », en particulier la plateforme de coordination territoriale d’appui.

  • E-santé : les marchés émergents à suivre en Asie du Sud-Est

    Réputé pour sa fiabilité et son positionnement stratégique, Singapour est en Asie du Sud l’un des marchés leaders en e-santé. Il est cependant essentiel pour les acteurs du secteur d’observer de près les pays émergents de la région, Indonésie et Thaïlande en tête.

    Quatre key players révèlent à H&TI quels sont d’après eux les marchés les plus prometteurs de la zone Pacifique.

    1. L’Indonésie : un pays attractif pour les start-up.
    2. La Thaïlande et l’intérêt du tourisme médical.
    3. Le Vietnam : un marché trop souvent négligé ?

    L’Indonésie : un marché qui attire les investisseurs privés

    L’investisseur singapourien Eddy Lee voyage beaucoup en Asie-Pacifique (APAC) pour soutenir les entrepreneurs repérés par Coffee Ventures, sa société de capital-risque. Il accorde une attention particulière à l’Indonésie. « D’ici trois à cinq ans, je pense que la santé numérique va complètement transformer la gestion à distance des patients atteints de maladies chroniques dans l’archipel indonésien (plus de 13 000 îles) en raison de l’émergence d’une jeune classe moyenne, ultra connectée aux réseaux sociaux. On devrait observer un développement de produits à prix abordables, qui pourront être proposés aux revenus les plus bas, soit près de 4 millions de personnes dans le pays.»

    Un marché qui progresse doucement

    Le marché de la santé numérique « est en plein essor en Indonésie », acquiesce Amel Mokrani, Account Manager Asia chez Capsule, un filiale de Qualcomm qui fournit de systèmes d’information et de dispositifs médicaux.

    Elle admet que le pays est encore à la traîne – « ça fait des années qu’on croit que l’Indonésie va se faire une place sur le marché » – mais reconnaît qu’il a « de nombreux atouts » et qu’il est intéressant pour les investisseurs de miser sur ce territoire. « Des ingénieurs expérimentés issus de grandes institutions de santé, des start-up mais aussi de grandes entreprises ont investi dans le pays. »

    La Thaïlande : le tourisme médical encourage les innovations

    De son côté, le Dr. Kevin Yap, maître de conférence expert en cyber-pharmacie, cite la Thaïlande, un marché à surveiller en raison de l’importance du tourisme médical. «Ils sont en train d’exploiter très sérieusement le potentiel du digital dans ce secteur, conscients que leur système de santé pourrait attirer plus d’étrangers dans les années à venir. » Le pays a effectivement accueilli en 2015 plus de 29,5 millions de touristes, contre 24,8 millions en 2014, a déclaré en décembre 2015 la ministre thaïlandaise du Tourisme et des Sports Kobkarn Wattanavrangkul (AFP). L’objectif du gouvernement est de faire grimper ce chiffre à 32 millions en 2016.

    « Le tourisme médical peut effectivement aider au développement de l’e-santé, soutient Mme Mokrani. De plus, le gouvernement a également fortement investi dans les systèmes d’information de santé. » Pour Capsule, pas de doute, « il faut être présent sur ce marché ».

    La barrière de la langue enfin franchie

    La société, basée en Asie, a vu le pays évoluer. « Il y a quelques années, la langue était un vrai obstacle pour les entreprises étrangères car l’alphabet utilisé par les Thaïlandais est complètement différent du nôtre. Mais le marché s’est adapté. Les cliniciens sont de plus en plus nombreux à apprendre l’anglais et les programmes en anglais sont aujourd’hui acceptés. »

    Des dispositifs médicaux pour pallier la pénurie de soignants

    Le groupe y voit par ailleurs un intérêt plus personnel. « La Thaïlande souffre d’une pénurie de soignants. L’intégration de dispositifs médicaux (la spécialité de Capsule) pourrait aider les équipes médicales à économiser du temps et à réduire le risque d’erreurs manuelles de retranscription. Pour les entreprises telles que Capsule, c’est un marché à fort potentiel. »

    La Malaisie, les Philippines et le Vietnam : les nouveaux marchés émergents

    « Si vous vous intéressez aux marchés sur lesquels des solutions en e-santé sont disponibles, je vous conseillerais de regarder du côté de Singapour, de la Thaïlande et de la Malaisie. Si vous vous intéressez aux solutions pour offrir un meilleur accès aux soins de santé, notamment à la classe moyenne, je vous dirais plutôt de regarder vers l’Indonésie mais aussi les Philippines et le Vietnam », analyse Hareesh Nair, directeur de Quadria Capital, l’une des principales sociétés de capital-investissement dans le domaine de la santé en Asie du Sud et du Sud-Est.

    Le Vietnam : miser sur les nouvelles technologies pour gagner la confiance des patients

    Il porte une attention particulière au Vietnam, en plein développement. « Le pays dépense facilement entre 2 et 3 milliards de dollars chaque années dans le tourisme médical. La population ne peut cependant par encore avoir accès à des diagnostics de haute qualité et ne peut pas faire complètement confiance aux médecins vietnamiens. C’est pour ça que la plupart des patients recherchent des soins de haute qualité ailleurs. »

    Il y a donc un potentiel intéressant sur ce marché, précise l’homme d’affaires. « La question est de savoir comment leur fournir des soins de haute qualité à l’intérieur du pays. Si des entreprises disposent des technologies suffisantes, elles pourraient éventuellement rendre possible le diagnostic à distance, à l’extérieur du Vietnam. Le résultat gagne en crédibilité lorsqu’il est établi ou confirmé par des médecins étrangers. »

    M. Nair en est convaincu, les nouvelles technologies pourraient aider la population à avoir davantage confiance en leur système médical. « La plupart des patients dans les pays comme le Vietnam pensent qu’ils peuvent se contenter de médicaments pour guérir. Dès qu’on leur parle de traitements lourds, d’implants ou d’opérations, ils ont peur. Cette méfiance contribue au manque d’expérience des médecins en ce qui concerne ce genre d’interventions. Ce problème doit être résolu à court ou à moyen terme pour améliorer le niveau du système de santé local. »

    M. Nair pense que des sociétés privés pourraient, en lien avec le gouvernement, tenter de développer des produits pour faire connaître aux patients ces nouveaux dispositifs et les rendre accessibles à moindre coût.

  • Négociation conventionnelle : l’Assurance maladie annonce 85,7 M€ supplémentaires

    85,7 M€, c’est le montant de l’enveloppe supplémentaire présentée le 13 juillet 2016 par l’Assurance maladie pour faire avancer les négociations tarifaires avec les syndicats de médecins libéraux. Cette annonce a été faite lors de la réunion de négociation du 13 juillet 2016 réunissant l’Assurance maladie et les syndicats SML, FMF et MG France. Cela porte à 829,3 M€ l’enveloppe globale liée à la future convention médicale qui doit prendre effet en septembre 2016.

    L’Assurance maladie a proposé aux syndicats présents de nouvelles revalorisations tarifaires, notamment pour les « consultations complexes ». Ces dernières seraient portées à 48 €, contre 46 € proposés la semaine dernière. En outre, la majoration de coordination assurée par les spécialistes et généralistes passerait de 3 à 5 €, selon le SML.

    L’aide à l’installation dans des déserts médicaux de 50.000 €, destinée aux jeunes médecins exerçant en groupe serait étendue également à ceux s’installant seuls. Enfin, la prise en charge de patients atteints d’un handicap mental lourd et sévère devrait également être revalorisée.

    C’est l’ensemble de ces nouvelles propositions qui représente un coût supplémentaire pour l’Assurance maladie de 85,7 M€ .

    Le 6 juillet 2016, l’Assurance maladie avait présenté aux cinq syndicats représentatifs SML, FMF, MG France, CSMF et Le Bloc, le budget global de ses propositions estimé à près de 743,3 M€ dont près des deux tiers consacrés à la revalorisation de 23 à 25 € de la consultation chez les généralistes d’ici à 2018. Une augmentation prévue en deux temps: 1 € au 1er avril 2017, puis 1 € l’année suivante.

    Trois nouvelles séances de négociations sont programmées les 19, 20 et 21 juillet. L’Assurance maladie et les syndicats de médecins ont jusqu’au 26 août 2016 pour trouver un accord.

  • Assurances à la carte : Generali réagit aux propos de Marisol Touraine sur son offre Vitality

    « L’assureur n’a pas accès aux données de santé […] Pour celles-ci, nous avons créé une structure de service destinée à gérer exclusivement Vitality sur des systèmes sécurisés et distincts des systèmes de l’assureur. Nous avons fait en sorte que les données fournies par le client […] ne soient pas ne soient pas du tout à la disposition de l’assureur », assure Yanick Philippon, chargé du segment assurances collectives de Generali France, dans une interview accordée à la Tribune le 8 juillet 2016.

    Il répond notamment aux propos de Marisol Touraine sur les inquiétudes des Français à l’idée que les assureurs puissent accéder aux données de santé. « Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé », a rappelé la ministre de la Santé à la suite de l’annonce de Generali sur le lancement de Vitaly, à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016..

    L’offre Vitality basée sur le comportement des assurés, lancée le 1er juillet 2016 en Allemagne, devrait être proposée en France le 1er janvier 2017. A la différence de l’Allemagne, Yanick Philippon indique que l’offre française ne sera disponible que pour les entreprises et qu’il « n’y aura pas de volet de réduction tarifaire par rapport au niveau d’engagement de la personne souscrivant à l’offre ».

    Le ministère de la santé confirme sa position

    Contacté par la Tribune, le ministère de la Santé réaffirme les propos de Marisol Touraine:

    « La ministre s’inscrit contre tout projet consistant à inciter un assuré à partager avec son assureur des informations sur son état de santé ou indicatives de comportements favorables ou non à sa santé (ce que prévoit bien le dispositif de Generali, à travers les profils « bronze, argent, or »). La mise en place de tels dispositifs serait avancer vers un modèle qui, à terme, serait néfaste pour le système de santé dans son ensemble.

    Ce que la ministre a clarifié est qu’elle a déjà, dans la loi de modernisation de notre système de santé, pris des mesures pour interdire un accès direct des assureurs aux données recueillies dans le cadre du parcours de soins et aux bases médico-administratives. Dans les deux cas il s’agit bien de données de santé. Le profil mentionné dans le cas du projet Generali est bien un profil indicateur de l’état de santé des personnes. »

  • Mutualisation et externalisation des SIH : l’ANAP met en ligne un outil d’inventaire et de décision

    Un outil d’inventaire et de décision pour le système d’information hospitalier a été mis en ligne par l’ANAP le 1er juillet 2016. Nommé ID-si, il permet de recenser les moyens humains et matériels, les infrastructures, le patrimoine applicatif et les référentiels, et d’étudier la faisabilité de la mutualisation/externalisation.

    Des restitutions pour les décideurs

    L’outil ID-si propose :

    • une synthèse des données consolidées ;
    • des graphiques dynamiques ;
    • un support de dialogue avec les équipes opérationnelles et leurs partenaires.

    Une aide à la mise en œuvre opérationnelle

    ID-si permet également d’aborder les différentes dimensions à prendre en compte dans une opération de mutualisation ou d’externalisation d’un SIH :

    • la description et l’analyse du besoin ;
    • la comparaison entre les moyens disponibles et nécessaires ;
    • la comparaison entre les ressources disponibles et nécessaires ;
    • la couverture contractuelle des composants matériels.

    Cet outil a été développé en langage Python et testé par 9 établissements de santé, dont deux en multisites, précise l’ANAP.

  • Convention : « Le règlement arbitral sera en-deça de la proposition mise à signature » (Cnamts)

    Le règlement arbitral sera « très en-deça de la proposition mise à signature », déclare Nicolas Revel, le directeur de la Cnamts, le 11 juillet 2016, deux jours avant la nouvelle réunion de négociation de la convention médicale qui doit se tenir le 13 juillet 2016.

    Deux syndicats de médecins, la CSMF et le SML ainsi que le président de la FMF avaient claqué la porte des négociations lors de la précédente réunion le 7 juillet 2016 en déclarant « inacceptables » les propositions de l’Assurance maladie.

    Le désaccord entre les syndicats de médecins et l’Assurance maladie porte notamment sur la volonté de la Cnamts de revaloriser de 23 à 25 euros la consultation de base mais en étalant cette revalorisation sur deux années (24 euros en 2017 et 25 euros en 2018). Le directeur de la Cnamts précise que cette position est « absolument incontournable au vu de ce que coûte cette seule mesure (445 M€) ».

    Face au risque de blocage des discussions qui doivent aboutir avant le 26 août 2016, Nicolas Revel évoque la mise en place d’une convention à minima relevant de la décision de l’arbitre prévue en cas d’impasse au terme de la négociation, Bertrand Fragonard, l’actuel président du Haut Conseil de la Famille.

    « Je n’ai pas le souvenir qu’une convention ait jamais atteint ce niveau financier (743,3 Mds€ de revalorisations pour les médecins, selon la Cnamts, NDLR) et ceux qui disent ne rien pouvoir faire à moins de 3 Mds€ risquent de ne jamais signer », souligne le 11 juillet 2006 le directeur de l’Assurance maladie en faisant référence au chiffrage de l’ensemble des revendications syndicales.

  • Dépendance et maintien à domicile : les recommandations de la Cour des comptes

    « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler », tel est le titre du rapport publié le 12 juillet 2016 par la Cour des comptes.

    Des besoins mal connus

    La Cour des comptes constate dans le premier chapitre de son rapport que la connaissance des parcours des personnes âgées dépendantes est imprécise, et qu’il existe des disparités locales dans l’offre de services qui leur est destinée : « la programmation de l’offre ne garantit pas une bonne adaptation des prises en charge et ne met pas à disposition des personnes âgées des services équivalents sur l’ensemble du territoire ».

    Une coordination insuffisante

    Le deuxième chapitre porte sur la coordination des prises en charge proposées aux personnes âgées dépendantes. La Cour des comptes remarque la diversité des parcours selon le point d’entrée de la personne dans le système (établissement sanitaire ou services sociaux) et le cloisonnement entre les acteurs : « il serait donc nécessaire de mieux définir au niveau national les conditions opérationnelles de coordination, pour l’ensemble du territoire, entre les médecins et les autres acteurs de la prise en charge de la dépendance ».

    Améliorer et recentrer les politiques publiques

    Pour la Cour des comptes, « à l’échelon national, une approche plus transversale du pilotage doit être mise en œuvre ». Elle souhaite également une meilleure visibilité sur le coût de la politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, et propose de recentrer les aides en fonction des ressources.

  • Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie (Cour des comptes)

    Rapport de la Cour des Comptes du 12 juillet 2016 : « Le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie : une organisation à améliorer, des aides à mieux cibler »

  • Asie : un accord entre Philips et Singapour pour soutenir les entreprises spécialisées en e-santé

    Aider les entreprises spécialisées dans l’e-santé à se développer au sein du pays et plus largement dans l’Asie du Sud-Est, c’est l’objet de l’accord signé en janvier 2016 entre la filiale dédiée à la santé du géant Philips (Royal Philips ou Philips healthcare) et l’EDB, l’organisme gouvernemental dédié au développement économique de Singapour.

    Six mois après la signature du protocole d’entente, le groupe néerlandais revient pour H&TI sur ce vaste projet en trois temps :

    1. les objectifs de l’accord entre Royal Philips et l’EDBI ;
    2. l’avancée du programme ;
    3. le choix stratégique d’une implantation à Singapour.

    Les objectifs du partenariat entre Philips et l’EDBI

    1. L’objectif premier du partenariat est de « construire un solide écosystème autour de la santé numérique qui répondra aux besoins d’une population croissante et vieillissante à Singapour mais aussi en Asie », explique à H&TI un porte-parole de la branche Asie-Pacifique du groupe Philips.

    Comment ? En investissant dans des entreprises spécialisées en santé numérique ayant un fort potentiel, en particulier au niveau de la gestion de la santé de la population. Il s’agit de sociétés provenant du monde entier et souhaitant percer sur le marché asiatique via Singapour.

    2. « Un autre objectif clé de cette union est d’alimenter la croissance des entreprises les plus prometteuses en santé numérique en leur permettant de bénéficier de nos services d’experts, de consulter nos solutions en termes de soins et d’accéder à notre vaste réseau mondial », ajoute Philips.

    Ce plan d’action a deux avantages :

    • développer la main-d’œuvre de Singapour afin de conforter la position de leader du pays en tant que principal centre médical d’Asie ;
    • se rapprocher du but de Philips à moyen terme : améliorer les conditions de vie de trois milliards de personnes par an d’ici 2025.

    Philips croit au potentiel du marché de l’e-santé

    « Philips participe activement à l’innovation du secteur de la santé en établissant des relations étroites avec des partenaires académiques et industriels, insiste le porte-parole du groupe. Nous pensons qu’il existe de grandes possibilités dans le domaine de la santé numérique. La hausse du coûts des soins, le vieillissement rapide de la population et le nombre croissant de maladies chroniques ont poussé l’industrie de la santé à s’orienter vers des systèmes intégrés et des business modèles centrés sur les besoins des consommateurs. »

    Les entreprises retenues pour le programme encore inconnues

    Les deux partenaires n’ont pas encore communiqué sur leurs projets actuels. « Le délai prévu par notre accord est de trois ans. Les entreprises d’e-santé les plus intéressantes sont actuellement évaluées au cas par cas », précise Philips.

    Le groupe néerlandais et l’EDBI ont « conjointement décidé d’investir sur les capacités qu’ont les entreprises en e-santé à innover dans le secteur de la télésanté et de la télésurveillance, mais aussi dans la santé informatique et l’ensemble des technologies répondant aux défis identifiés en Asie dans le domaine de la santé ».

    Les big data au cœur du programme

    Les entreprises retenues utiliseront la plateforme numérique HealthSuite de Philips, un site sécurisé basé sur le cloud qui recueille et analyse les données de santé à partir de plusieurs appareils. Ces derniers seront en mesure de développer des applications permettant d’améliorer et d’alimenter la plateforme.

    Singapour : un site de référence dans le domaine de la santé

    L’accord avec l’EDBI va permettre aux entreprises en e-santé, locales et étrangères, de s’implanter à Singapour et de tirer parti de l’infrastructure de pointe du pays ainsi que de sa politique pro-business pour s’étendre au-delà de la cité-État, notamment sur des marchés émergents comme l’Indonésie ou la Thaïlande.