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  • Création le 5 juillet 2016 de Gérond’if, le gérontopôle d’Ile de France

    Fédérer les acteurs intervenant dans les champs de la gériatrie et de la gérontologie en Île-de-France, afin d’y promouvoir et dynamiser la recherche, l’innovation et la formation, l’accompagnement des personnes âgées, la prévention des conséquences du vieillissement et le maintien de l’autonomie, tels sont les objectifs du gérontopôle d’Ile de France dont l’’assemblée constitutive et le premier conseil d’administration de Gérond’if se sont tenus mardi 5 juillet 2016.

    Fondé par l’AP-HP, la FHF, la FEHAP, l’URIOPSS et la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, Gérond’if a vocation à développer l’ensemble des compétences existantes en Île-de-France dans les domaines de la gériatrie et de la gérontologie. Cette structure permettra de créer une communauté régionale de professionnels (médicaux, médico-sociaux, sociaux) intervenant dans les deux secteurs en question.

    Faciliter le transfert de la recherche en gérontechnologie vers le soin

    Financé en grande partie par l’ARS Île-de-France et les membres fondateurs, notamment l’AP-HP, ce gérontopôle régional vise à faciliter le transfert de la recherche et des progrès réalisés dans le domaine de la gérontechnologie vers le soin, le secteur médico-social, la médecine de ville et les services à domicile.

    Gérond’if doit également contribuer à évaluer du point de vue médico-économique, mais aussi de celui des sciences humaines et sociales, les actions menées en matière de prévention, de soins, d’aide technique et de formation des professionnels de santé et médico-sociaux.

    Des actions ont déjà été engagées, comme l’élaboration d’un passeport de compétences gériatriques, l’expérimentation de solutions ou de services gérontechnologiques, l’étude de l’impact fonctionnel d’ateliers de prévention du bien vieillir, ou encore l’évaluation du risque hémorragique chez des sujets très âgés traités par un nouvel anticoagulant oral.

    Veiller au respect des valeurs éthiques

    Gérond’if a parallèlement vocation à veiller au respect des valeurs éthiques (bienveillance, équité, dignité et autonomie du sujet âgé) dans chacun des projets menés.

    Ses membres fondateurs siègent à son conseil d’administration. Parmi ses premiers membres actifs, on recense à ce stade l’Association des Directeurs au service des Personnes Agées (AD-PA), la Fédération du Service aux Particuliers (FESP), la Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à domicile (FNEHAD), le Forum des Livings Labs, le Groupement des caisses de retraite (CNAV, MSA, RSI) pour la Prévention retraite Île-de-France (PRIF) et le Réseau des acheteurs Hospitaliers d’Ile-de-France (RESAH-IDF).

  • Négociation conventionnelle : 40 M€ de revalorisations pour les chirurgiens (Cnamts)

    Plusieurs mesures de revalorisation des rémunérations des spécialistes des plateaux techniques lourds ont été présentées par la Cnamts lors de la réunion de négociation sur la future convention médicale le 20 juillet 2016.

    Première de ces mesures, le coefficient aujourd’hui applicable par les chirurgiens et les obstétriciens en secteur I ou qui adhéreraient à la future option de pratique tarifaire maîtrisée (OPTAM) spécifiquement créée pour ces deux spécialités en remplacement du contrat d’accès aux soins serait porté de 11,5% à 20%. Par ailleurs, un peu plus de 250 actes supplémentaires vont bénéficier du modificateur J (6,5 %) et du K (20 %) : il s’agit d’actes sanglants, non répétitifs, réalisés au bloc par un chirurgien sous anesthésie.

    « Ces pistes représentent une quarantaine de millions d’euros pour les actes techniques », a précisé au « Quotidien du Médecin» Nicolas Revel, directeur général de la Cnamts, portant à environ 870 millions d’euros l’enveloppe totale mise sur la table par l’Assurance maladie.

  • Médico-social : fusion de la Fegapei et du Syneas

    Nexem, tel est le nom de la nouvelle organisation professionnelle d’employeurs qui se substituera le 1er janvier 2017 à la Fegapei et au Syneas, dont les deux assemblées générales ont voté la dissolution le 12 juillet 2016.

    La nouvelle organisation fera acte de candidature à la représentativité patronale.

  • Négo conventionnelle : une « durée plus courte » pour passer la consultation à 25€ (Cnamts)

    « On peut réfléchir à une durée plus courte », a déclaré le 13 juillet 2016 Nicolas Revel, directeur général de la Cnamts, à propos de la revalorisation de 23 à 25€ du tarif de la consultation de base. Dans le cadre des discussions avec les syndicats de médecins pour aboutir à un projet de convention médicale, cette revalorisation avait été annoncée avec un étalement sur deux ans, 1€ au 1er avril 2017 et 1€ un an plus tard.

    Cette proposition avait été mal accueillie par les syndicats. Le SML, le CSMF et Le Bloc avaient quitté la dernière réunion de négociation du 13 juillet 2016 pour marquer leur mécontentement.

    Les discussions ont repris le 19 juillet 2016 et, en revenant sur la durée de cet étalement de la revalorisation du tarif de la consultation de base, Nicolas Revel espère aboutir en trois jours à un accord sur le projet de convention pour lequel l’échéance est fixée au 26 août 2016.

    L’autre point sensible des échanges entre la Cnamts et les syndicats de médecins est le « forfait structure » pour financer l’équipement et l’organisation des cabinets, forfait dont la création a été annoncée le 16 juin 2016 mais dont le montant n’est toujours pas défini. Composante de la ROSP, ce forfait comprendrait un socle représentant environ 60% de la rémunération à verser et un bonus pour les 40% restant.

    Nicolas Revel a annoncé être prêt à faire « de nouveaux gestes » dans les discussions mais il a souligné être contraint de respecter le cadre de l’ONDAM (dont le montant a été fixé pour 2016 à +1,75%), ce qui risque d’impliquer un étalement de certaines mesures  » sur au moins deux ans ».

  • eTICSS mis à disposition des premiers utilisateurs le 7 juillet 2016 (ARS Bourgogne-Franche-Comté)

    La plateforme numérique de coordination du projet TSN eTICSS a été mise à disposition de ses premiers utilisateurs pilotes dès le 7 juillet 2016, dans une version dont la validation est prévue mi-août, annonce l’Agence Régionale de Santé Bourgogne Franche-Comté le 19 juillet 2016.

    Les fonctionnalités développées dans le cadre de cette première étape visent à assurer la coordination des professionnels du champ sanitaire et social autour d’un patient dont la prise en charge à domicile à l’issue d’une hospitalisation se révèle complexe. La plateforme vise à faciliter le partage d’informations entre les professionnels concernés et leur offre une vision commune du PPS.

    Elles concernent un champ d’actions qui vont du repérage des fragilités, avec anticipation d’un premier PPS avant la sortie du patient, à la concertation pluri-professionnelle.

    Selon les estimations de l’ARS, ces fonctionnalités devraient concerner, à terme, environ un millier de patients dans le Nord Saône-et-Loire, territoire-cible du programme eTICSS.

    Le Groupement de Coopération Sanitaire E-Santé Bourgogne, maîtrise d’ouvrage déléguée de l’ARS, a retenu en janvier 2016 la candidature du consortium industriel CSC – Orion Health pour déployer la plateforme des services numériques santé/social eTICSS.

    eTICSS couvre le territoire du Nord de la Saône-et-Loire, soit quatre bassins de population qui comptent ensemble plus de 350 000 habitants : l’Autunois-Morvan, Creusot-Montceau, le Chalonnais et la Bresse bourguignonne.

  • Tabagisme, vaccination, dépendance : les trois priorités de Lionel Collet pour Santé publique France

    La lutte contre le tabagisme, la couverture vaccinale et la prise en charge des personnes âgées dépendantes sont les trois priorités défendues le 13 juillet 2016 devant la commission des Affaires sociales du Sénat par Lionel Collet, candidat pressenti pour présider le conseil d’administration de Santé publique France. Lionel Collet est président du CA de l’Invs et coordonnateur des travaux du CSIS.

    L’agence Santé publique France, créée par un décret du 27 avril 2016 dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé, est issue du regroupement de l’Invs de l’Inpes et de l’Eprus. La présidence du conseil d’administration de l’agence est non-exécutive, celle-ci étant dotée d’un directeur général exécutif, François Bourdillon.

    Voici les principaux extraits des réponses de Lionel Collet face à la commission des Affaires sociales du Sénat présidée par Alain Milon, sénateur LR du Vaucluse, qui l’a auditionné.

    Tabagisme : « Pas d’autre issue que la suppression du tabac »

    « Il y a un réel engagement de l’Agence pour renforcer la lutte contre le tabagisme. La France a sa journée sans tabac, le Royaume-Uni, un mois entier ! Les mesures prises depuis trente ans ont certes fait baisser le tabagisme – mais insuffisamment chez les femmes et les jeunes. Le tabagisme est un sujet qui nous préoccupe au plus haut point, notamment parce qu’il s’agit de conjuguer les exigences sanitaires et budgétaires : étant données les rentrées fiscales que procure le tabac, les intérêts de l’État sont conflictuels ! Quel est le point optimal sur lequel s’accorder ? Pour ma part, je ne vois d’autre issue que la suppression du tabac… »

    Vaccination: « Notre site d’information doit arriver en première place sur Google »

    « En matière de politique vaccinale, le rôle de l’Agence, sur le plan épidémiologique, est de préciser l’état actuel de la couverture vaccinale. L’InVs identifie notamment les pathologies qui apparaissent dans d’autres pays malgré l’existence d’un vaccin. Derrière la consultation nationale, il y a un travail d’information des personnels de santé et de la population à mener. Lorsque l’on cherche vaccin dans Google, on tombe d’abord sur des sites anti-vaccin ! Notre site d’information doit arriver en première place ».

    « Le risque de sur-vaccination… On ne peut reprocher aux pouvoirs publics de prévoir une réponse face à une menace de pandémie. Qu’aurait-on dit si la menace s’était concrétisée et que les précautions n’avaient pas été prises ? »

    « La vaccination en soi peut-elle présenter un danger en cas de sur-vaccination ? Certaines populations sont particulièrement sensibles à la vaccination par la dose antigénique, c’est vrai. Je fais confiance aux médecins de santé publique et aux comités techniques des vaccinations pour préciser le cadre, car le sujet est très technique ».

    Dépendance des personnes âgées: « Pour avancer, il faudra des moyens »

    « Le problème de la dépendance des personnes âgées est lui aussi à la fois sanitaire, budgétaire et de prévention. Le tout récent rapport de la Cour des comptes sur le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie rejoint les préoccupations et les préconisations avancées par la mission sur l’aide à domicile. Pour avancer sur le traitement comme sur la prévention, il faudra des moyens… »

  • Observance des traitements : l’Igas pour une offre de services de télé-suivi-accompagnement

    Améliorer l’observance des traitements en s’appuyant sur le développement des objets et dispositifs médicaux, tel est l’objet du rapport « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance » rendu public par l’IGAS le 12 juillet 2016.

    L’IGAS préconise de favoriser l’émergence d’une offre de services de télé-suivi-accompagnement pour ce faire.

    Observance et remboursement des soins

    L’Igas analyse dans la première partie de son rapport le lien entre observance et remboursement des soins, en s’appuyant sur l’exemple de la réforme de la tarification des appareils à pression positive continue en 2013. Elle consistait à moduler le tarif rémunérant les activités du prestataire de services à domicile en fonction du niveau d’observance obtenu à partir de données télétransmises, puis, dans un second temps, à retirer l’appareil le cas échéant. Pour l’Igas, si cette réforme a échoué, c’est parce qu’elle ne partait pas d’un objectif de santé.

    L’Igas ne recommande en conséquence pas de corréler observance des traitements et remboursement des soins, « même pour une faible part ».

    Vers le développement d’une offre de télé-suivi-accompagnement fiable

    Pour l’Igas, le développement des objets et dispositifs médicaux connectés représente une opportunité de bouleverser l’accompagnement des patients dans l’observance de leurs traitements : « la plateforme de services, au coeur du dispositif de suivi se servant de plusieurs appareils connectés, aura les moyens d’assurer un accompagnement du patient des plus attentifs, capable de s’adapter rapidement à ses besoins ».

    L’igas préconise donc de développer une offre de télé-suivi-accompagnement fiable, via les mesures suivantes :

    • réglementation de l’organisation et du fonctionnement des plateformes de télé-suivi-accompagnement, notamment via une procédure de certification par les ARS et une intégration au sein de l’offre de soins de proximité ;
    • mise en place d’un modèle économique permettant de pérenniser les dispositifs ayant fait la preuve de leur efficience (financement par le risque), et de soutenir les innovations (financement par le fonds d’intervention régional) ;
    • recentrage de l’Assurance maladie sur ses fonctions de financeur et retrait de ses fonctions d’opérateur de l’accompagnement (programme Sophia par exemple) ;
    • financement des services de télé-suivi-accompagnement à la performance, avec la bonne observance et la fidélisation des patients comme marqueurs de la qualité de l’accompagnement.

    L’Igas conclut son rapport sur l’intérêt industriel et économique que représente le développement des objets et dispositifs médicaux connectés : « Les producteurs d’objets connectés, souvent des start-up, ne sont pas rares en France. Ces entreprises ne parviendront à s’imposer sur un marché international en plein essor que si existent, en France, les conditions leur permettant d’assurer les bases de leur développement ».

  • Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance (Igas)

    Rapport n° 2015-03FR de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) « Pertinence et efficacité des outils de politique publique visant à favoriser l’observance ».

  • Dématérialisation du carnet de santé de l’enfant : les recommandations du HCSP

    Refondre le carnet de santé, y porter des modifications à la structure générale et prévoir sa dématérialisation, telles sont les recommandations émises dans un avis du HCSP du 20 mai 2016 mis en ligne le 18 juillet 2016.

    « Il existe […] un consensus pour reconnaitre la qualité du document existant même si des évolutions sont souhaitables. Parmi celles-ci, une version dématérialisée intégrée au « Dossier médical personnel » (DMP) est unanimement attendue », indique le Haut Comité dans son avis.

    Vaccins: expérimentations en cours dans 6 régions

    • L’Aquitaine, l’Ile-de-France, l’Océan Indien, Auvergne Rhône-Alpes, Languedoc-Midi-Pyrénées et la Bourgogne testent actuellement le carnet de vaccination électronique via l’utilisation de la plateforme mesvaccins.net, dans le cadre du programme TSN.
    • Le projet pilote de la région Auvergne Rhône-Alpes a été lancé le 25 avril 2016 et est mené dans un premier temps, auprès de cinq pédiatres, cinq médecins généralistes, deux pharmaciens, deux sages-femmes et deux infirmiers jusqu’en octobre 2016.
    • MesVaccins.net a été crée par le Groupe d’Etudes en Préventologie pour aider patients et professionnels de santé à gérer au mieux un calendrier vaccinal. Il est animé par une équipe d’experts et validé par le Ministère de la santé.
  • E-santé : les marchés émergents à suivre en Asie du Sud-Est

    Réputé pour sa fiabilité et son positionnement stratégique, Singapour est en Asie du Sud l’un des marchés leaders en e-santé. Il est cependant essentiel pour les acteurs du secteur d’observer de près les pays émergents de la région, Indonésie et Thaïlande en tête.

    Quatre key players révèlent à H&TI quels sont d’après eux les marchés les plus prometteurs de la zone Pacifique.

    1. L’Indonésie : un pays attractif pour les start-up.
    2. La Thaïlande et l’intérêt du tourisme médical.
    3. Le Vietnam : un marché trop souvent négligé ?

    L’Indonésie : un marché qui attire les investisseurs privés

    L’investisseur singapourien Eddy Lee voyage beaucoup en Asie-Pacifique (APAC) pour soutenir les entrepreneurs repérés par Coffee Ventures, sa société de capital-risque. Il accorde une attention particulière à l’Indonésie. « D’ici trois à cinq ans, je pense que la santé numérique va complètement transformer la gestion à distance des patients atteints de maladies chroniques dans l’archipel indonésien (plus de 13 000 îles) en raison de l’émergence d’une jeune classe moyenne, ultra connectée aux réseaux sociaux. On devrait observer un développement de produits à prix abordables, qui pourront être proposés aux revenus les plus bas, soit près de 4 millions de personnes dans le pays.»

    Un marché qui progresse doucement

    Le marché de la santé numérique « est en plein essor en Indonésie », acquiesce Amel Mokrani, Account Manager Asia chez Capsule, un filiale de Qualcomm qui fournit de systèmes d’information et de dispositifs médicaux.

    Elle admet que le pays est encore à la traîne – « ça fait des années qu’on croit que l’Indonésie va se faire une place sur le marché » – mais reconnaît qu’il a « de nombreux atouts » et qu’il est intéressant pour les investisseurs de miser sur ce territoire. « Des ingénieurs expérimentés issus de grandes institutions de santé, des start-up mais aussi de grandes entreprises ont investi dans le pays. »

    La Thaïlande : le tourisme médical encourage les innovations

    De son côté, le Dr. Kevin Yap, maître de conférence expert en cyber-pharmacie, cite la Thaïlande, un marché à surveiller en raison de l’importance du tourisme médical. «Ils sont en train d’exploiter très sérieusement le potentiel du digital dans ce secteur, conscients que leur système de santé pourrait attirer plus d’étrangers dans les années à venir. » Le pays a effectivement accueilli en 2015 plus de 29,5 millions de touristes, contre 24,8 millions en 2014, a déclaré en décembre 2015 la ministre thaïlandaise du Tourisme et des Sports Kobkarn Wattanavrangkul (AFP). L’objectif du gouvernement est de faire grimper ce chiffre à 32 millions en 2016.

    « Le tourisme médical peut effectivement aider au développement de l’e-santé, soutient Mme Mokrani. De plus, le gouvernement a également fortement investi dans les systèmes d’information de santé. » Pour Capsule, pas de doute, « il faut être présent sur ce marché ».

    La barrière de la langue enfin franchie

    La société, basée en Asie, a vu le pays évoluer. « Il y a quelques années, la langue était un vrai obstacle pour les entreprises étrangères car l’alphabet utilisé par les Thaïlandais est complètement différent du nôtre. Mais le marché s’est adapté. Les cliniciens sont de plus en plus nombreux à apprendre l’anglais et les programmes en anglais sont aujourd’hui acceptés. »

    Des dispositifs médicaux pour pallier la pénurie de soignants

    Le groupe y voit par ailleurs un intérêt plus personnel. « La Thaïlande souffre d’une pénurie de soignants. L’intégration de dispositifs médicaux (la spécialité de Capsule) pourrait aider les équipes médicales à économiser du temps et à réduire le risque d’erreurs manuelles de retranscription. Pour les entreprises telles que Capsule, c’est un marché à fort potentiel. »

    La Malaisie, les Philippines et le Vietnam : les nouveaux marchés émergents

    « Si vous vous intéressez aux marchés sur lesquels des solutions en e-santé sont disponibles, je vous conseillerais de regarder du côté de Singapour, de la Thaïlande et de la Malaisie. Si vous vous intéressez aux solutions pour offrir un meilleur accès aux soins de santé, notamment à la classe moyenne, je vous dirais plutôt de regarder vers l’Indonésie mais aussi les Philippines et le Vietnam », analyse Hareesh Nair, directeur de Quadria Capital, l’une des principales sociétés de capital-investissement dans le domaine de la santé en Asie du Sud et du Sud-Est.

    Le Vietnam : miser sur les nouvelles technologies pour gagner la confiance des patients

    Il porte une attention particulière au Vietnam, en plein développement. « Le pays dépense facilement entre 2 et 3 milliards de dollars chaque années dans le tourisme médical. La population ne peut cependant par encore avoir accès à des diagnostics de haute qualité et ne peut pas faire complètement confiance aux médecins vietnamiens. C’est pour ça que la plupart des patients recherchent des soins de haute qualité ailleurs. »

    Il y a donc un potentiel intéressant sur ce marché, précise l’homme d’affaires. « La question est de savoir comment leur fournir des soins de haute qualité à l’intérieur du pays. Si des entreprises disposent des technologies suffisantes, elles pourraient éventuellement rendre possible le diagnostic à distance, à l’extérieur du Vietnam. Le résultat gagne en crédibilité lorsqu’il est établi ou confirmé par des médecins étrangers. »

    M. Nair en est convaincu, les nouvelles technologies pourraient aider la population à avoir davantage confiance en leur système médical. « La plupart des patients dans les pays comme le Vietnam pensent qu’ils peuvent se contenter de médicaments pour guérir. Dès qu’on leur parle de traitements lourds, d’implants ou d’opérations, ils ont peur. Cette méfiance contribue au manque d’expérience des médecins en ce qui concerne ce genre d’interventions. Ce problème doit être résolu à court ou à moyen terme pour améliorer le niveau du système de santé local. »

    M. Nair pense que des sociétés privés pourraient, en lien avec le gouvernement, tenter de développer des produits pour faire connaître aux patients ces nouveaux dispositifs et les rendre accessibles à moindre coût.