Femtech

  • Canada : Imagia, start-up spécialisée dans le diagnostic du cancer par IA, remporte un AAP de 214M€

    Imagia, une start-up canadienne qui développe des outils d’aide au diagnostic en cancérologie, remporte avec l’Institut de recherche Terry Fox (consortium) un appel à projet lancé par le gouvernement canadien visant à améliorer le système de santé grâce à l’intelligence artificielle (IA).

    Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique canadien, a annoncé un investissement allant jusqu’à 49 millions de dollars (32,6 M€) consenti dans le cadre du volet 4 du Fonds stratégique pour l’innovation (concours du secteur de la santé et des sciences biologiques). Ce prix est combiné aux contributions des 97 partenaires du consortium à hauteur de 108 millions de dollars (71,8 M€) en espèce, soit 157 millions de dollars (104,4 M€) au total, auxquelles s’ajoutent 165 millions de dollars en nature (109,8 M€).

    Imagia, qui compte plus de 60 collaborateurs, va ainsi pouvoir profiter d’un financement total de 322 millions de dollars (214 M€) au total, lui permettant d’installer sa plateforme Evidens dans les hôpitaux canadiens pendant les 4 années à venir. La société souhaite également se développer dans le domaine des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.

    Evidens est une plateforme basée sur l’IA conçue pour faciliter la prise de décision des médecins en leur permettant de définir le traitement adéquat à utiliser pour chaque patient, mais aussi pour accélérer la sélection des données nécessaires a la recherche.

  • Développement durable : l’ANFH développe une appli pour accompagner les établissements de soins

    L’Association Nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) et Primum Non Nocere, agence experte en stratégie RSE et plus globalement en développement durable et santé, sont en train de déployer Terre-Happy, une application permettant aux établissements sanitaires d’identifier et de mesurer les risques pour l’environnement et la santé mais aussi d’adopter plus facilement des gestes éco-responsables.

    Présentée dans un communiqué publié le 6 juin 2019 par l’ANFH, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote de responsabilité sociétale des établissements (RSE), incluant un volet environnemental, lancé en 2015 par l’ANFH PACA en partenariat avec l’ANFH Languedoc-Roussillon. Une soixantaine d’établissements, soit 70 000 agents concernés, sont inscrits dans le projet. 

    Une cinquantaine d’établissements ont pour l’instant adopté cette application. Du 1er au 15 juillet 2019, un « healthtruck » circulera en Occitanie afin de promouvoir les éco-gestes dans le domaine de la santé et présenter Terre-Happy. L’application sera utilisée, à la rentrée, dans 2 instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi), à Montpellier et à Alès.

  • Sécurisation et protection des données de santé au cœur de la matinée e-santé du 20/06/2019

    Cloud Santé organise une matinée « e-santé & networking » consacrée à la sécurisation et à la protection des données de santé le 20 juin 2019 à Tech Care Paris (XVe). 

    Au programme de la matinée :  
    • 8h30-9h : accueil café avec Pedro Lucas, fondateur de Cloud Santé ;
    • 9h-11h : présentations & retour d’expériences ;
    • 11h-11h30 : conclusion et questions/réponses.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser via ce lien.

    Les principaux thèmes abordés 

    • Cadre réglementaire hébergement de données de santé (HDS & RGPD): les impacts & actions ;
    • les mesures et obligations principales garantissant un niveau de sécurité de données de santé adapté au risque ;
    • les facteurs clés d’une « compliance intelligence » en phase de création d’entreprise, d’acquisition ou d’investissement ;
    • sécurisation des données de santé : principes clés et notions à maîtriser ; 
    • gestion efficace des risques liés à la sécurité des données.
  • Paris capitale européenne de l’innovation en santé : rencontre le 19/06/2019, Paris

    La Ville de Paris organise une rencontre autour des enjeux d’attractivité et de développement de l’écosystème parisien d’innovation en santé avec les acteurs économiques, académiques et institutionnels du domaine santé à l’occasion de l’événement « Paris capitale européenne de l’innovation en santé ». Le rendez-vous aura lieu le 19 juin 2019 à la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Paris.

    Les inscriptions, gratuites, sont à effectuer via ce lien.

    Intervenants 

    • Laure Boquet, déléguée générale de l’institut imagine.
    • Alexis Brice, directeur général de l’institut du cerveau et de la moelle
    • Guillaume Canaud, lauréat du grand prix de médecine de la Ville de Paris 2018 « Jean Hamburger »
    • Jean Chambaz, président de Sorbonne université, pour le projet Paris Parc
    • Maryvonne Hiance, présidente de France Biotech
    • Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, pour le projet de transformation de l’Hotel Dieu
    • Steven Marcus, CEO de Runlabs
    • Serge Picaud, de l’Institut de la vision
    • Mickaël Tanter, directeur de l’unité physique des ondes pour la médecine de l’ESPCI Paris
    • Laurence Tiennot-Herment, présidente de l’AFM-Téléthon, pour le projet de fondation pour la myologie

    Ainsi que les équipes de chercheurs et entrepreneurs :

    • de la plateforme Meary Saint Louis ; 
    • d’Agoranov ;
    • de Paris Biotech Santé ;
    • de Tech Care Paris ;
    • de l’Institut de la psychiatrie et des neurosciences de Paris.
  • Bourgogne-Franche-Comté : la plateforme numérique eTicss franchit le cap des 10 000 DP ouverts

    Testée à partir de 2015 sur le territoire du nord Saône-et-Loire, la plateforme eTicss (Territoire innovant coordonné santé social) compte depuis fin 2019 plus de 10 000 dossiers patients (DP) issus de l’ensemble de la région. « Une croissance exponentielle puisqu’en mai 2018, 3 000 dossiers étaient enregistrés (le rythme moyen s’établit autour d’au moins 500 inclusions mensuelles) », précise l’Agence régionale de santé (ARS), qui porte le projet, dans un communiqué publié le 4 juin 2019.

    ETicss est un outil numérique de coordination et de communication à destination des professionnels dans les domaines de la santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, biologistes, réseaux de santé, etc.), du social et du médico-social (travailleurs sociaux, aides à domicile, etc.). Par son biais, il est possible d’accéder à différents services numériques permettant aux professionnels de mieux coordonner leurs actions en fonction de chaque patient afin d’améliorer la qualité de la prise en charge. Après le recueil du consentement du patient, l’ensemble des membres de son « cercle de soins » peuvent échanger et mettre à jour ses informations médicales.

    La plateforme a été mise en place dans le cadre du programme national Territoire de soins numérique (doté de 80 millions d’euros), lancé en 2014 dans l’optique de moderniser le système de soins français en expérimentant dans des zones pilotes les services et les technologies les plus innovants dans le domaine de la e-santé. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des 5 régions qui ont été sélectionnées à l’issue d’un appel à projets (avec l’Auvergne Rhône-Alpes, l’Île-de-France, la Nouvelle Aquitaine et l’Océan indien).

    ETicss a vocation à devenir « l’outil naturel » des plateformes territoriales d’appui (PTA) en cours de constitution dans chaque département de Bourgogne-Franche-Comté, indique l’ARS.

    « Une synthèse en temps réel du parcours du patient et de son historique »

    ETicss permet aux professionnels d’accéder à diverses fonctionnalités :

    • consulter ou compléter le volet clinique (antécédents, traitements en cours, constantes…) et le volet social (couverture sociale, aides mises en place…) du dossier patient ;
    • évaluer la situation du patient (grilles d’évaluation) ;
    • élaborer un plan personnalisé de soins validé par le médecin traitant ;
    • mettre en place une prise en charge coordonnée et le suivi patient,

    Par le biais de l’outil, il est également possible de recevoir des notifications et des alertes sur messagerie sécurisée et d’accéder à l’annuaire régional des professionnels.

    65 % des dossiers ouverts concernent des personnes de plus de 75 ans

    ETicss s’adresse à tous les patients dits en situation « complexe », qui nécessitent « un accompagnement personnalisé et renforcé dans leur parcours de vie et de soins », précise l’ARS, comme les personnes en situation de handicap, les personnes atteintes d’une maladie chronique (comme le diabète), les personnes âgées de retour à domicile après une hospitalisation, les personnes ayant subi un accident neuro-vasculaire ou cardiaque, etc.

    Sur les 10 000 dossiers répertoriés, 65 % concernent des personnes de plus de 75 ans, dont les deux tiers sont des femmes.

  • L’Israel Innovation Authority et la Mayo Clinic s’allient pour accélérer l’innovation en health tech

    L’Autorité israélienne en charge de l’innovation (Israel Innovation Authority) et la clinique Mayo (États-Unis) s’associent pour innover dans le domaine de la health tech, avec un intérêt particulier porté sur les nouveaux dispositifs médicaux, l’établissement de diagnostics, les solutions logicielles et les thérapies. Dans le cadre de ce protocole d’accord, signé en mai 2019, les entreprises israéliennes vont pouvoir développer, tester et mettre au point des technologies de santé avec l’aide des services et de l’expertise fournis par l’établissement américain.

    Cet accord a été signé à l’occasion de MIXiii-Biomed, une conférence israélienne de trois jours sur les sciences de la vie et la biomédecine.

    La Clinique Mayo a lancé son « Israeli Startup Initiative » en 2016 afin de promouvoir la collaboration entre les startups israéliennes et les employés de l’établissement de soins américain. L’objectif de ce projet est d’accélérer la disponibilité des innovations médicales pour le public, d’introduire les technologies de santé israélienne aux États-Unis et de promouvoir le développement de nouvelles découvertes au profit des patients, rappelle l’Israel Innovation Authority dans un communiqué.

    Les start-ups israéliennes pourront bénéficier d’un financement

    Dans le cadre de cet accord entre Israël et la Mayo Clinic, les start-ups israéliennes sont invitées à solliciter un financement, qu’elles recevront directement de l’autorité israélienne en charge de l’innovation avec des services supplémentaires et un mentorat assuré par la clinique américaine.

    Un appel à propositions se concentrera sur les technologies de santé selon 2 axes :

    • des projets de R&D collaboratifs entre des entreprises israéliennes et la clinique Mayo ;
    • des projets en phase pilote et de validation pour des entreprises israéliennes menés par la clinique Mayo.
  • Maladies chroniques : le Cese recommande d’accélérer le déploiement du DMP et de la télémédecine

    Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) prône le recours aux outils numériques pour mieux prendre en charge les patients atteints d’affections chroniques. Il s’agit de l’un des enseignements clés qui ressort de l’avis portant sur les maladies chroniques présenté par les conseillers Michel Chassang et Anne Gautier, au nom de la section des Affaires sociales et de la santé, et adopté par le Cese le 11 juin 2019 en séance plénière.

    Dans cet avis, le conseil demande (préconisation n°7) d’« accélérer le déploiement du DMP, dans le cadre du futur espace de santé numérique (ENS) », pour en faire « un instrument de la coordination médicale, médico-sociale et sociale ». Il lance l’idée de proposer systématiquement son ouverture au moment de l’annonce de la maladie chronique au patient, comme « un premier outil d’une relation de transparence, de confiance et d’échanges », qui permettra à la personne souffrant de maladie chronique d’être actrice de son parcours de soins.

    Le conseil suggère parallèlement (préconisation n° 12) d’accélérer le déploiement de la télémédecine en matière de prise en charge des maladies chroniques, et, pour ce faire, de « donner la priorité » aux objectifs « de coordination des interventions, de sécurité des soins, et d’accompagnement personnalisé ». Il juge par ailleurs nécessaire de « veiller à ce que le déploiement de la télémédecine n’ait pas pour conséquence d’aggraver des inégalités de santé (sociales, territoriales) qu’elle est censée atténuer ». 

    Le Cese propose enfin (préconisation n°3) de renforcer l’éducation à la santé dès le plus jeune âge « via notamment des applications numériques ». Il reprend ici l’idée des états généraux de la prévention des cancers, à l’issue desquels il a été suggéré de développer « des applications ludiques, ouvertes et positives, de prévention des comportements à risque ».

  • Le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019

    Dans le contexte du déploiement progressif de la téléconsulation, entrée dans le droit commun en septembre 2018, et de la télé-expertise (février 2019), le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019 au sein des facultés de médecine et de pharmacie limousines.

    Au cours de la journée, des professionnels de santé, des enseignants, des administratifs et des informaticiens seront invités à analyser les changements profonds des pratiques de santé que le développement de la télémédecine engendre. Ils auront également l’occasion de faire leur point sur leur expérience et de tester des solutions techniques de télémédecine.

    L’événement sera divisé en sessions plénières à l’occasion desquelles se réuniront tous les acteurs mais aussi en sessions spécifiques et en ateliers, au cours desquels il sera question de formation, de technologie et de questions d’ordre administratif et financier.

    Contacts et informations :
    • scientifique :
    -Pr Jean-Jacques Moreau : moreau@unilim.fr ;
    • administratif : dept.formation@chu-limoges.fr.

  • 7ème conférence annuelle e-santé, 19/09/2019, Paris

    Drive innovation insights, en partenariat avec Appian, organise la 7ème conférence annuelle e-santé le 19 septembre 2019 au salon Hoche à Paris. 

    Au programme de cette conférence, la loi santé 2022, l’IA et et les données de santé. 

    Les inscriptions, payantes, doivent être réalisées via un dossier disponible en téléchargement sous le format PDF via ce lien.

    Programme 

    Paris les grands thèmes qui seront abordés :

    • Accélération du numérique en santé et révolution des modèles économiques – Julien Borowczyk, Jean-Yves Fagon, François Nicolas et Nadia Kamal.

    • Deux cas d’usage pionniers : Marc Julien (Diabeloop) et Philippe Bienvenu (Urgo Medical)

    • Les données, épicentre de la révolution e-santé : Caroline Rouchaud et Stéphane Tournadre

    • Le nouveau visage de la prévention en 2019 :​​​​​​​ Raphaël Gusdorf et Cécile Waquet

  • Le cap des 6 millions de DMP créés a été franchi (Nicolas Revel, Cnam)

    « Entre la fin de la semaine prochaine et le début de la suivante nous aurons franchi la barre des 6 millions » de DMP ouverts : c’est ce qu’a déclaré Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, auditionné par la Mecss (Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) à l’Assemblée nationale le mercredi 29 mai 2019.  Il a ajouté que « beaucoup de créations » avaient été constatées au cours des semaines précédant l’audition « à la faveur de la campagne de communication » « lancée entre fin avril et début mai ».

    Alors qu’il n’y avait que 500 000 DMP ouverts en 2016 lors du redémarrage du dispositif, dont la moitié étaient « vides », plus de 10.000 médecins libéraux alimentent actuellement les DMP, et 25.000 ont déjà consulté celui des patients qu’ils prennent en charge. « C’est une dynamique qui s’auto-entretient, qui s’auto-alimente », souligne le directeur général.

    Nicolas Revel attribue la montée en puissance des ouvertures de DMP à l’action engagée par ses services pour « diversifier les canaux de création » alors que les dossiers étaient jusqu’ici créés essentiellement par des médecins et dans des établissements de santé. « Un investissement important » a notamment été consenti afin de permettre au patient d’ouvrir lui-même son DMP en ligne. C’est « un long travail qui commence à porter ses fruits, un travail de longue haleine ».

    Il estime qu’« alimenter le DMP deviendra un acte routinier, automatisé » qui fera que « quand on sort d’un hôpital ou d’un laboratoire ou d’un cabinet médical, il y a un compte rendu qui part dans le dossier médical ». A cet égard,  « un système de rémunération ou de sanction financière serait une forme d’échec ». « Le DMP n’est pas fait pour faire plaisir à l’assurance-maladie : il sera développé pour être utile au patient et au professionnel de santé ».

    Coopération avec les établissements de santé

    Le dispositif bénéficie du soutien des établissements de santé, publics et privés. « L’AP-HP s’engage » dès la première semaine du mois de juin « sur un de ses établissements », le CHU Henri-Mondor de Créteil, dans une alimentation « en routine » du DMP « avec le projet d’étendre ce fonctionnement » à tous ses sites.

    Dans le secteur privé, le groupe de cliniques Elsan Ramsay, « mène actuellement des travaux pour mettre en place cette alimentation automatique des DMP ». Nicolas Revel affirme avoir parallèlement lancé un processus « long, mais absolument nécessaire », « pour accompagner les Ehpad dans ce travail de création mais aussi de transmission, dans le DMP, du dossier de liaison d’urgence ».

    L’interopérabilité, une nécessité

    Nicolas Revel a souligné qu’«un travail très important » avait été réalisé avec les éditeurs de logiciels en faveur de l’interopérabilité avec le DMP, qui constitue « une sous-couche essentielle » :  il affirme que « 166 logiciels » ont été agréés « sur l’ensemble des professions de santé exerçant en ville » , de sorte que « 85% des généralistes et plus de la moitié des spécialistes ont aujourd’hui un outil logiciel DMP-compatible ».« La qualité ergonomique de ces outils doit encore s’améliorer » ajoute cependant Nicolas Revel, « c’est un travail éditeur par éditeur ».

    « Pour convaincre les éditeurs d’investir » précise-t-il, « il faut qu’ils voient que le nombre de patients ayant un DMP décolle, car si tout le monde attend tout le monde les choses peuvent rester au point mort pendant très  longtemps ».

    Directeur du projet DMP au sein de la Cnam, Yvon Merlière complète ici les propos du directeur général. « Les principaux éditeurs » ont développé l’interopérabilité, déclare-t-il. Il y a des difficultés aujourd’hui « pour que les établissements de santé installent ces logiciels interopérables », car pour eux « cela veut dire changer ses habitudes de travail » et redouter de perdre ses données. Yvon Merlière salue à cet égard le « travail d’accompagnement permanent » réalisé auprès des établissements par les représentants des ARS, notamment en lien avec les DSI pour la mise en place de versions interopérables. Il faut selon lui « entre un an et demi et deux ans » pour qu’un établissement installe et alimente le DMP. 

    De nouvelles fonctionnalités annoncées

    Le directeur général de la Cnam souligne  les efforts déployés par ses services pour l’enrichissement des fonctionnalités du DMP.  « Nous venons de livrer des travaux très important et attendus sur les directives anticipées et la possibilité de les localiser dans le DMP » affirme-t-il, annonçant pour «début 2020 » « un module sur le carnet de vaccination ».

    « Nous allons commencer à généraliser d’abord en 2020 la prescription électronique d’abord des médicaments puis d’autres éléments de prescription, afin que ces prescriptions alimentent aussi les DMP ».

    «Dès la rentrée 2019 il sera possible de consulter le DMP sans carte CPS (carte de professionnel de santé)» : c’est « un élément très attendu des établissements », « tous les établissements ne fonctionnant pas au quotidien avec la carte CPS ».

    Pour Nicolas Revel, cette dynamique « très clairement » positive  se fonde sur « un consensus qui s’installe » sur la nécessité de cette « brique fondamentale » qu’est le DMP. 

    Gagner la confiance des usagers

    A la question du rapporteur de la Mecss Cyrille Isaac-Sibille (Modem) sur la nécessité de faire en sorte que les usagers fassent confiance au DMP, Nicolas Revel répond que « la loi ne prévoit pas que l’assurance-maladie accède au DMP ». Pour lui, «  c’est un élément qui doit être en permanence rappelé pour répondre aux interrogations et aux craintes » . Il ajoute qu’ « aucune structure administrative, aucun opérateur privé »  n’a le droit de demander à un patient de lui donner accès à son DMP ». « Les digues juridiques sont parfaitement claires » s’agissant de données qui ne sont pas « pseudonymisées » à la différence de celles du Sniiram.

    DMP national et DMP régionaux

    Interrogé par Cyrille Isaac-Sibille sur le risque que les « DMP régionaux » arrivent à « parasiter » le DMP national, Nicolas Revel déclare que ce danger a été identifié, que « ce serait une erreur de rendre ces objets concurrents et de ne pas voir qu’ils doivent se compléter ». Les DMP régionaux sont « nécessaires » affirme-t-il, « car ils doivent développer des fonctionnalités de coordination que le DMP n’a pas vocation à porter » comme des « outils de partage d’agenda, messageries instantanées, modules de suivi de patients lourds et complexes, de prise en charge multidisciplinaires ».

    « De beaux projets sont en train de se développer », et le ministère « a prévu d’investir davantage dans le cadre d’un appel à projet e-parcours pour qu’on avance encore dans ce sens ».  Cependant ces outils « n’ont pas besoin de capter l’information » ils « doivent pouvoir aller la chercher dans le DMP ». Avec Terrisanté, « bel outil de coordination » développé en Île-de-France « on a clairement calé les choses » à savoir que « c’est le DMP qui alimentera Terrisanté ».