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  • AP-HP : une nouvelle organisation en 6 GHU pour se rapprocher des universités et des territoires

    « L’AP-HP poursuit sa reconfiguration pour que les décisions soient plus proches des équipes et des services. » C’est ce que déclare l’établissement dans un communiqué publié le 8 juillet 2019, annonçant avoir mis en place une nouvelle organisation fédérative le 3 juillet. L’objectif de ce projet est notamment de permettre aux 6 groupes hospitalo-universitaires (GHU) nouvellement créés « de renforcer leurs liens avec les universités, leurs territoires et leurs partenaires et ainsi de renforcer la qualité des soins et de la recherche pour tous les patients », est-il indiqué.

    • 4 GHU sont le résultat de regroupements avec, pour chacun, une direction, une commission médicale d’établissement, un comité technique d’établissement et de nouvelles appellations, « marquant leur ancrage universitaire », commente l’AP-HP. « Ils disposeront de plus d’autonomie, pour mieux adapter les organisations de soins, de recherche et d’enseignement aux besoins de leur territoire », ajoute l’établissement. Ces 4 GHU sont :
    – « AP-HP. Centre – université de Paris » ;
    – « AP-HP. Sorbonne Université » ;
    – « AP-HP. Nord – université de Paris » ;
    – « AP-HP. Université Paris Saclay ».

    • 2 GHU conservent pour l’instant leur périmètre actuel mais sont déjà associés à 2 des nouveaux GHU :
    – « AP-HP. Hôpitaux universitaires Henri Mondor » (Henri-Mondor, Albert-Chenevier, Emile-Roux, Dupuytren, Georges-Clemenceau) est associé à « AP-HP. Université Paris Saclay ». Ce GHU est dirigé par Edith Benmansour ;
    – « AP-HP. Hôpitaux universitaires » Paris Seine-Saint-Denis (Avicenne, Jean-Verdier, René-Muret) est associé à « AP-HP. Nord – université de Paris ». Ce GHU est dirigé par Pascal De Wilde.

    Par ailleurs, les hôpitaux Marin de Hendaye, San Salvadour à Hyères, Paul-Doumer à Liancourt et l’hospitalisation à domicile « demeurent tels qu’ils sont aujourd’hui », note l’AP-HP.

    Transformer les pôles en départements médico-universitaires

    En juillet 2018, l’AP-HP se donnait un an pour constituer les nouveaux groupes hospitaliers dans l’optique de transformer les pôles en départements médico-universitaires (DMU) afin de « se doter des outils pour mieux soutenir les équipes et les projets », explique l’établissement.

    « Les échéances ont été respectées et cette période a permis de consulter les instances locales et centrales qui devaient l’être ; d’organiser de nombreuses réunions de travail, séances d’information, au niveau des groupes hospitaliers ; de faire participer de nombreux acteurs à cette nouvelle organisation ; de modifier nos règles internes avec de nouvelles dispositions dans le règlement intérieur », ajoute-t-il.

    Faire converger les stratégies hospitalière et universitaire

    Les périmètres des DMU ont été définis par des arrêtés du 5 juillet 2019. « La définition [de ces] périmètres et de leur équipe de direction a fait l’objet d’un processus de plusieurs mois qui a veillé à associer au maximum l’ensemble des personnels concernés », note l’AP-HP.

    L’objectif de la création des départements médico-universitaires est de proposer aux patients des parcours de prise en charge mieux coordonnés sur les territoires. Les départements regroupent plusieurs services et unités fonctionnelles dans une logique de filières de soins mais aussi dans une logique de coordination de la recherche, de l’innovation en santé et de l’enseignement.

    Ils ont aussi pour but de redonner une place importante aux hôpitaux et aux services dans l’animation de proximité des équipes et les relations avec les patients, l’amélioration de la qualité de vie étant l’une des priorités de ce projet de création de DMU.

    Les 4 nouveaux GHU en détail :

    • « AP-HP. Centre – université de Paris » : rassemble les groupes hospitaliers Paris Centre (Cochin, Hôtel-Dieu, Broca, La Collégiale), Necker-Enfants malades et Paris Ouest (HEGP – Hôpital Européen Georges-Pompidou, Vaugirard – Gabriel-Pallez, Corentin-Celton).
      • Ce GHU est dirigé par Serge Morel ;
    • « AP-HP. Sorbonne Université » : rassemble les groupes hospitaliers La Pitié-Salpêtrière-Charles-Foix et Hôpitaux Universitaires Est Parisien (Tenon, Trousseau, Rothschild, Saint-Antoine, La Roche Guyon).
      • Ce GHU est dirigé par Christine Welty ;
    • « AP-HP. Nord – université de Paris » : est formé par les groupes hospitaliers Paris Nord Val de Seine (Bichat, Beaujon, Bretonneau, Louis-Mourier, Adélaïde-Hautval), Saint-Louis-Lariboisière-Fernand-Widal et Robert-Debré.
      • Ce GHU est dirigé par Vincent-Nicolas Delpech ;
    • « AP-HP. Université Paris Saclay » : réunit les groupes hospitaliers Paris Sud (Bicêtre, Antoine-Béclère, Paul-Brousse) et Paris Ile-de-France Ouest (Raymond-Poincaré, Ambroise-Paré, Sainte-Périne, Berck).
      • Ce GHU est dirigé Christophe Kassel.

    2 GHU associés à 2 des nouveaux groupes : l’AP-HP comprendra à terme 4 GHU

    Les 2 groupes hospitalo-universitaires associés à deux des nouveaux GHU (« AP-HP. Hôpitaux universitaires Henri Mondor » avec « AP-HP. Université Paris Saclay » et « AP-HP. Hôpitaux universitaires » avec « AP-HP. Nord – université de Paris »).

    « Le but est de poursuivre cette reconfiguration en intégrant ces deux (GHU) dans les nouveaux groupes hospitalo-universitaires, explique l’AP-HP. Les discussions avec les équipes et les universités se poursuivront pour franchir cette deuxième étape, sans que le calendrier précis n’ait été arrêté pour l’instant. Ainsi, l’AP-HP comprendra à terme quatre GHU. »

    Un nouveau siège en 2021 pour faciliter les collaborations

    Le nouveau siège de l’AP-HP sera établi au sein de l’hôpital Saint-Antoine. Le projet a été retenu le 26 juin 2019 par un jury présidé par le directeur général de l’AP-HP. Ce siège sera livré à la fin de l’année 2021 pour un déménagement prévu début 2022. « Sa conception sera plus moderne et facilitera le travail transversal et en équipe », commente l’AP-HP.

    Les principes d’organisation du nouveau siège seront précisés dans les prochains mois. L’objectif est de « porter une vision stratégique et médicalisée mise au service des professionnels de l’ensemble de l’AP-HP et in fine de la qualité des soins et de la recherche pour tous les patients », indique l’établissement.

    Fonds de transformation : 30 millions d’euros

    Afin de soutenir les projets lancés par les soignants sur le terrain, le projet « Hôtel Dieu » permet de doter de 30 millions d’euros un fonds de transformation dédié à l’amélioration des conditions de travail des personnels et des conditions de prise en charge des patients dans la nouvelle AP-HP.

    Ce fonds sera opérationnel avant la fin de l’année 2019.

    La « nouvelle AP-HP »

  • Asie : l’université NTU Singapore, 1er centre collaborateur de l’OMS pour la e-formation en santé

    Le Centre pour les sciences de la santé des populations (CePHaS) de l’université de technologie de Nanyang (Singapour), hébergé par l’École de médecine Lee Kong Chian (LKCMedicine), a été désigné premier centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’éducation en santé numérique.

    Le contrat entre les 2 partenaires a été signé pour une durée de 4 ans. Il existe actuellement plus de 800 centres collaborateurs de l’OMS dans plus de 80 pays à travers le monde, travaillant dans divers domaines, tels que l’éthique biomédicale, les soins infirmiers, la santé au travail, les maladies chroniques et les technologies de la santé.

    Dirigé par le Pr associé Josip Car (LKCMedicine), directeur du CePHaS de la NTU, le centre singapourien collaborera avec l’organisation mondiale pour déterminer comment les outils numériques dédiés à la formation en santé et les solutions mobiles peuvent être utilisés pour renforcer la capacité d’apprentissage et les compétences des agents de santé du monde entier.

    « [Les] technologies disruptives (IA, impression 3D, etc.) transforment les soins conventionnels tels que nous les connaissons aujourd’hui, avec la télémédecine, les dispositifs médicaux portables et d’autres innovations, commente le Pr Ling San, vice-président de l’université NTU, qui a rencontré fin juin 2019 le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, à l’occasion du lancement de ce partenariat. La NTU se réjouit de cette occasion de travailler avec l’OMS pour faire en sorte que le personnel médical mondial soit prêt à faire face aux défis qui nous attendent. »

    Une formation numérique pour un apprentissage personnalisé

    Contrairement à l’apprentissage classique, la formation numérique en santé offre plusieurs avantages, tels que la possibilité de répondre à la demande croissante de formation et de proposer un apprentissage personnalisé ainsi qu’une commodité et une flexibilité pour les apprenants.

    Le centre examinera également comment la formation numérique en santé peut améliorer les connaissances, les compétences, les attitudes et la satisfaction des agents de santé par rapport à l’apprentissage conventionnel.

    60 % de la population mondiale aura accès à l’internet mobile d’ici 2025

    Selon la GSM Association, l’organisme mondial représentant les opérateurs de téléphonie mobile, 60 % de la population mondiale, soit environ 5 milliards de personnes, aura accès à l’internet mobile d’ici 2025.

  • Journées e-santé 360 : accélérer l’usage du numérique en santé sur les territoires, 5-6/11/19, Paris

    Maincare Solutions organise les Journées e-santé 360 les 5 et 6 novembre 2019 à Paris. Centrée sur la thématique « objectif parcours 360 », ces 2 journées porteront sur l’accélération de l’usage du numérique en santé sur les territoires. 400 décideurs, pionniers et acteurs de la transformation numérique dans le secteur sont attendus.

    « Les grands plans nationaux de modernisation de notre système de santé, le volet numérique du plan Ma Santé 2022 en tête, font la part belle à l’ouverture et au décloisonnement des pratiques, commente l’entreprise organisatrice, précisant que l’édition 2019 de l’événement sera « l’occasion de donner la parole à tous les acteurs (Régions, groupements et établissements hospitaliers, professionnels de santé…) qui chaque jour œuvrent pour mettre le numérique au service d’une vision décloisonnée et globale des parcours patients« .

    La journée du 5 novembre sera consacrée à l’échange « avec celles et ceux qui sont mobilisés pour faire avancer l’usage du numérique en santé sur les territoires », indique Maincare, avec une matinée « GHT, région, prévention » au cours de laquelle seront présentés des retours d’expérience et un après-midi qui donnera « carte blanche au patient numérique ».

    La journée « solutions » du 6 novembre s’adresse plus particulièrement aux clients de Maincare.

    Les inscriptions sont à réaliser en remplissant un formulaire en ligne, accessible via ce lien pour la journée du 5 novembre, et via ce lien pour la journée du 6 novembre.

    Pré-programme du 5 novembre 2019

    Objectif : échanger avec celles et ceux qui sont mobilisés pour faire avancer l’usage du numérique en santé sur les territoires.

    • 09h00 : café d’accueil

    Les Jardins de Majorelle

    Matinée GHT, région, prévention : retours d’expérience

    Programme détaillé à venir.

    • 12h30 : cocktail déjeunatoire

    Les Jardins de Majorelle

    Après-midi « Carte blanche au patient numérique »

    Programme détaillé à venir.

    • 17h00 : cocktail de clôture

    Les Jardins de Majorelle

  • Le numérique au bilan 2018 de l’Inserm (rapport d’activités)

    « Réussir la révolution technologique de la recherche biomédicale ». C’est l’un des principaux objectifs que s’assigne l’Inserm dans son rapport d’activités 2018. « Les outils de production de la connaissance sont en pleine métamorphose », déclare l’institut, évoquant l’intelligence artificielle, une technologie employée à « gérer les données massives des cohortes et de la génomique, la production d’organoïdes pour des recherches cliniques et les capteurs ultrasons scrutant les organismes ». L’organisme affirme qu’il s’agit pour lui « d’identifier les ruptures décisives et d’y asseoir un leadership ».

    « L’Inserm est engagé dans une stratégie nationale visant à asseoir le leadership français dans le domaine de l’intelligence artificielle », indique-t-il dans son rapport, publié le 4 juillet 2019, soulignant que « l’une des clés de voûte en sera le Health Data Hub ». L’institut relève que « près de 300 » de ses équipes de recherche « sont déjà utilisatrices de technologies de gestion de big data, de machine learning et d’intelligence artificielle dans la production et l’exploitation de données ou le suivi de cohortes ».

    L’Inserm précise dans son rapport avoir cofinancé en 2018 des thèses avec l’Inria, préparé un appel d’offres sur la santé numérique avec le CNRS et signé un partenariat avec la start-up Owkin pour le lancement de la plateforme Socrates, destinée aux chercheurs « pour aider à la découverte et au développement de nouveaux médicaments ». L’Inserm a également fait avancer le plan France médecine génomique 2025, « autre dispositif clé de cette révolution des données massives appliquées à la santé[, qui permet d’]intégrer les analyses génomiques personnalisées dans la pratique clinique », commente-t-il. En 2018, les 4 projets pilotes de ce programme  (cancer, déficience intellectuelle, diabète et population générale) « sont constitués et opérationnels », est-il annoncé. 

    « Nous avons l’ambition de concilier une politique de science ouverte ambitieuse avec le respect des données de santé des personnes », explique Gilles Bloch, P.-D.G. de l’Inserm, qui souligne dans un entretien publié en ouverture du rapport que l’institut « travaille en conformité avec les règles de protection des données en Europe (RGPD) [et] accueille désormais une déléguée à la protection des données ».

    Le big data, un enjeu majeur

    « Mutualiser les moyens de calcul pour la recherche à l’ère des big data » est l’un des objectifs de l’Inserm. « Le recueil, le croisement et l’analyse des données massives sont, depuis quelques années, décrits comme des enjeux majeurs en sciences de la santé [et n’ont] rien de nouveau pour les épidémiologistes responsables de cohortes », indique l’institut. Ces investigateurs, « habitués à travailler sur des grands volumes d’information, s’ouvrent à de nouvelles pratiques de partage de données et testent des méthodes innovantes en machine learning », ajoute-t-il.

    Les ART, un outil de prédilection

    Franck Lethimonnier, directeur de l’institut thématique « Technologies pour la santé » de l’Inserm, souligne l’engagement de l’organisme pour la réussite des accélérateurs de recherche technologique (ART) qui « visent aussi bien à produire des technologies qu’à les diffuser dans la pratique des laboratoires » : un troisième ART dédié à la thérapie génomique a été créé en janvier 2018, est-il indiqué.

  • Investissements d’avenir : lancement du 1er appel à projets « PSPC-Régions » (deadline : 11/09/2019)

    Dans le cadre du lancement d’une nouvelle phase de la politique des pôles de compétitivité (2019 – 2022), l’État souhaite poursuivre une politique active de cofinancement des projets de recherche et développement collaboratifs, en association étroite avec les Régions, qui cofinancent les projets retenus.

    Après 25 appels à projets déjà menés conjointement par l’État et les Régions, le lancement de la phase IV des pôles de compétitivité est l’occasion d’impulser une nouvelle dynamique via la création du PSPC-Régions au sein du programme d’investissements d’avenir (PIA).

    Les projets PSPC-Régions attendus sont conduits par un consortium qui rassemble des entreprises et des partenaires académiques. Ils correspondent à des assiettes de travaux d’un montant compris entre 1 et 4 millions d’euros.

    Les objectifs de cet appel à projets conduit dans le cadre d’une association étroite avec les Régions sont :
    • de soutenir des projets collaboratifs de recherche et développement (R&D) structurants devant conduire à une mise sur le marché et visant des retombées économiques et technologiques directes sous forme de nouveaux produits, services et technologies, et des retombées indirectes en termes de structuration durable de filières ;
    • de favoriser la collaboration entre différents types d’acteurs (économiques et académiques), et en particulier entre grandes entreprises et PME.

    L’instruction des dossiers est conduite par les ministères concernés ainsi que par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et en concertation avec les Régions.

    Opéré par Bpifrance, l’appel à projets PSPC-Régions N°1 est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019.
    Les projets sont à adresser uniquement sous format électronique via la plateforme de dépôt Bpifrance :
    Extranet.bpifrance.fr/projets-innovants-collaboratifs.

    Nature des projets attendus

    Les projets attendus sont des projets de R&D conduits par un consortium qui rassemble au minimum 2 partenaires industriels ou de services dont une PME ou une ETI et un partenaire de recherche.

    Ils doivent présenter des budgets totaux compris entre 1 et 4 millions d’euros et seules les entreprises peuvent être chefs de file des projets. Il est recommandé que les consortiums candidats n’excèdent pas 5 partenaires formulant une demande d’aide.

    Critères de sélection des projets

    Pour être sélectionnés, les projets éligibles sont instruits notamment sur la base des critères suivants :

    • caractère innovant et valeur ajoutée du projet ;
    • caractère stratégique à l’échelle nationale et régionale, existence d’une collaboration structurée et d’un effet diffusant au sein d’une filière, en particulier pour les entreprises impliquées ;
    • impact économique du projet ; capacité du consortium à porter le projet ;
    • éco-conditionnalité.

    La labellisation d’un projet par un ou plusieurs pôles de compétitivité :

    • permet d’apporter une plus-value au porteur de projet, en apportant notamment la vision d’experts ;
    • doit garantir une qualité technique du projet pour les financeurs publics.

    Financement

    La labellisation d’un projet par un pôle de compétitivité conduit à une bonification du taux d’aide pour les entreprises :

    • de 35 à 50 % pour une PME ;
    • de 25 à 35 % pour un ETI ;
    • de 20 à 25 % pour une grande entreprise.

    Dans le cadre du processus de sélection, les projets PSPC-Régions sont proposés aux collectivités territoriales pour faire l’objet d’un cofinancement avec l’État, dans un objectif de parité.

    Le soutien apporté par l’État aux bénéficiaires se fait sous forme d’aides constituées de subventions et/ou d’avances récupérables.

    Les collectivités territoriales mettent en œuvre leurs propres modalités d’aide.

    Calendrier prévisionnel

    L’appel à projets PSPC-Régions est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019 à midi. Le cahier des charges est téléchargeable via ce lien.

    Le calendrier prévisionnel de sélection est le suivant : 

    Contacts et informations :

    Pour toute question concernant cet AAP, les points de contact sont :

    • PSPC-Regions@bpifrance.fr :
      • Julien Simon : julien.simon@bpifrance.fr ; 01 53 89 87 25 ;
      • Julie Baudet : julie.baudet@bpifrance.fr ; 01 53.89.78.83.
  • Rapport « Charges et produits » : la Cnam propose de mettre en place un baromètre de l’observance

    Sur une échelle de 0 à 100 % où il leur est demandé d’évaluer leur niveau d’adhésion à leur traitement, 81% des patients chroniques sondés estiment « être observants entre 80 % et 100 % » et 88 % des répondants déclarent ne jamais avoir arrêté de prendre leurs traitements ou avoir fait une pause. C’est, pour l’essentiel, ce qui ressort d’une enquête en ligne réalisée en mai 2019 par la société A+A pour la Cnam auprès de 1 198 patients chroniques*, dont les résultats ont été dévoilés dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    À noter côté numérique que les outils de type alertes à la prise de médicament ou applications mobiles sont relativement peu sollicités spontanément par les répondants (moins de 10 %).

    Sur le sujet de l’observance, la Cnam formule ainsi 2 propositions dans son rapport pour favoriser l’adhésion des patients au traitement et renforcer l’observance :
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance afin de favoriser une plus large diffusion des connaissances sur l’observance auprès d’un large public, l’Assurance maladie se propose de publier à un rythme bisannuel un baromètre dédié à l’observance, constituant un rappel régulier sur cette problématique majeure et visant à faire partager les données sur les évolutions constatées ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement.

    Une enquête pour identifier les facteurs influençant le point de vue des patients sur leur observance

    Une groupe d’experts dédié au sujet de l’observance

    Dans son rapport « charges et produits » pour l’année 2018, « l’Assurance maladie avait consacré un chapitre à l’observance afin d’aborder les questions méthodologiques qu’elle soulève, notamment dans la complexité de sa mesure ou encore concernant l’estimation des impacts de la non observance », indique la Cnam. Dans ce cadre, un travail a été confié à un groupe d’experts, piloté par Dominique Polton et la Fédération française des diabétiques pour identifier les leviers et les actions à mettre en place par l’Assurance maladie afin de favoriser la bonne observance des patient.

    « Dans la suite de ce travail, il a également semblé intéressant dans une démarche prospective d’interroger les patients sur le sujet de l’observance, que ce soit sur la perception de leur propre observance que sur ses déterminants », explique la Caisse à propos de cette enquête réalisée auprès de personnes atteintes d’une maladie chronique.

    Comprendre la perception qu’ont les patients de leur observance

    L’étude A+A pour la Cnam a été menée en ligne par le biais d’un questionnaire d’une vingtaine de minutes. Les répondants ont été questionnés sur leur état de santé perçu et leur comportement en matière de santé de façon générale, l’histoire et l’impact de leur maladie, puis sur le traitement de leur maladie avec un focus sur l’adhésion à leur traitement.

    « Cette étude ne prétend en aucun cas analyser de manière fine le taux d’observance de patients concernés par des pathologies fréquentes, mais plutôt d’identifier de manière globale chez des patients chroniques la perception qu’ils ont de leur propre observance, ainsi que les facteurs l’influençant de leur point de vue », précise la Cnam.

    Les répondants sont répartis ainsi :

    • 212 présentant une maladie respiratoire chronique ;
    • 210 présentant une maladie cardio neuro-vasculaire (dont l’hypertension artérielle) ;
    • 210 présentant un diabète ;
    • 210 suivant un traitement psychotrope ;
    • 210 présentant une maladie psychiatrique ;
    • 146 atteints d’un cancer.

    Enseignements principaux de l’enquête

    • Sur une échelle de 0 à 100 % où il leur est demandé d’évaluer leur niveau d’adhésion à leur traitement, 81 % des sondés estiment « être observants entre 80% et 100% » et 88 % des répondants déclarent ne jamais avoir arrêté de prendre leurs traitements ou avoir fait une pause. « Pour autant, au regard de ce niveau très élevé d’observance déclarée, une analyse plus nuancée des réponses permet de distinguer 2 grands groupes de personnes », indique la Cnam :
      • un premier « que l’on pourrait qualifier par une pleine adhésion à leur traitement et représentant 34 % de la population interrogée », dont les réponses aux différentes questions sont systématiquement dans le sens d’une bonne observance ;
      • un second groupe, représentant environ 2/3 des répondants, « faisant état d’écarts de différentes natures dans l’adhésion à leurs traitements et déclarant certains facteurs de non observance dans leurs réponses à certaines questions »

    « C’est selon cette distinction en deux groupes qu’il est proposé d’analyser les résultats de la présente enquête », explique l’Assurance maladie.

    Le niveau d’observance déclaré et la répartition entre les 2 groupes varie selon la pathologie considérée :

    L’appartenance au groupe des personnes en écart d’adhésion est déterminée par des réponses attestant de défauts d’observance qui s’expriment sur des plans variés, « depuis la prise de médicament en retard jusqu’à la non prise volontaire », explique la Cnam.

    La Caisse note que les personnes en écart d’adhésion sont des malades plus jeunes (âge moyen de 54 ans versus 63 ans), plus fréquemment dans la vie active (44 % contre 23 %) et plus fortement représentés dans les maladies respiratoires et les problématiques de santé mentale.

    Les facteurs influant l’observance :

    • la relation avec son médecin ;

    • le rapport à sa maladie et à la santé au sens large ;

    • Le rôle majeur de l’information ;

    • la confiance dans son traitement ;

    • des attentes pour améliorer l’adhésion au traitement

    Parmi les répondants en écart d’adhésion, 21 % d’entre eux plébiscitent notamment la possibilité de faire un bilan régulièrement avec un professionnel sur la prise de leurs traitements, contre 10 % chez les pleinement adhérents.

    À noter que les outils de type alertes à la prise de médicaments ou applications mobiles, « s’ils représentent un soutien complémentaire utile, sont relativement peu sollicités spontanément par les répondants des deux groupes (de 9 à 2 %) », indique la Cnam.

    Leviers pour favoriser l’adhésion des patients à leur traitement :

    éviter une approche simpliste ;

    développer une culture commune sur l’observance ;

    mobiliser les professionnels et renforcer l’accompagnement des patients :

    • élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance ;
    • renforcer l’accompagnement pluri-professionnel.
  • Hausse de 3,8 % des dépenses pour les DM de la « liste en sus » entre 2016-2017 (1,9 Md€) – Drees

    Entre 2016 et 2017, les dépenses pour les dispositifs médicaux de la « liste en sus », pris en charge en sus des prestations de séjour et d’hospitalisation, ont augmenté de 3,8 %, secteurs public et privé confondus, atteignant environ 1,9 milliard d’euros. C’est ce qu’annonce la Drees dans son panorama « Les établissements de santé », publié le 3 juillet 2019. 

    Elle indique dans ce document que « certains types de dispositifs concentrent l’essentiel de la dépense ». Elle cite notamment les implants orthopédiques, qui comptent pour 42 % de la dépense en 2017 (dont près de 90 % pour les implants articulaires), suivis par les implants cardiaques et vasculaires d’origine synthétique (22 %), les stimulateurs cardiaques (11 %) et les implants cardio-vasculaires issus de dérivés d’origine animale (10 %). 

    Il est ajouté, qu’entre 2012 et 2017, les dépenses dans le secteur public en matière de dispositifs médicaux « connaissent une forte progression » (+39 %), « plus importante que celles dans le secteur privé » (+14 %). Le montant des dépenses du secteur public est plus élevé que celui du secteur privé depuis 2014 : il continue de croître plus vite que ce dernier.

  • Rapport « Charges et produits 2020 » : la Cnam souhaite proposer une baisse de prix du Freestyle Libre

    Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (FSL), capteur de glycémie développé par la société Abbott ; rappeler les conditions de prise en charge de FSL et proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre font partie des 33 propositions de l’Assurance maladie pour améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses en 2020. Ces dernières sont présentées dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    La proposition (27) de baisser le prix du capteur de glycémie Freestyle Libre vise à « maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’[assistant de soins en gérontologie] chez les patients équipés par [le dispositif] ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur [le produit] par la [Haute autorité de santé (HAS)] », précise la Cnam.

    Rappeler les conditions de prise en charge de FSL (proposition 24) est aussi l’une des suggestions de la caisse, qui constate que le non-respect de ces conditions par les médecins généralistes est majoritairement lié à une « méconnaissance de la réglementation en vigueur » sur les dispositifs médicaux. « C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année, indique-t-elle, précisant qu’une « action de même type » a aussi été menée auprès des pharmaciens d’officine.

    D’une manière plus générale, la Cnam déclare dans son rapport que 140 milliards d’euros ont été remboursés en 2017 par le régime général pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    Les 33 propositions :

    • proposition 1 : lancer une grande mobilisation nationale sur le recours aux antibiotiques ;
    • proposition 2 : limiter les durées de prescriptions hospitalières exécutées en ville de pansements à un maximum de 7 jours ;
    • proposition 3 : mettre en place une campagne d’accompagnement sur la délivrance raisonnée ;
    • proposition 4 : réduire de 20 jours la durée durant laquelle les pharmaciens d’officine peuvent continuer en cas de changement de prix à commercialiser les unités d’une spécialité au prix de vente au public antérieur ;
    • proposition 5 : développer un dispositif d’intéressement des prescripteurs libéraux pour qu’ils puissent bénéficier d’un retour direct des économies générées par leur prise en compte des recommandations ;
    • proposition 6 : lancer une campagne d’accompagnement des prescripteurs et des assurés sur le bon usage des antalgiques ;
    • proposition 7 : mettre en place des éléments de cadrage des plateformes de gestion des transports ;
    • proposition 8 : renforcer l’encadrement des publicités invitant à la réalisation d’actes pris en charge par l’Assurance maladie ;
    • proposition 9 : créer un forfait de prise en charge en ville favorisant l’hémodialyse à domicile ;
    • proposition 10 : évaluer au bout d’une année l’impact sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap de la mise en place de la Complémentaire santé solidaire ;
    • proposition 11 : Intégrer dans la formation initiale et continue des professionnels de santé la dimension « handicap » et développer les outils d’accompagnement sur la prise en charge du handicap ;
    • proposition 12 : accélérer le développement des nouveaux dispositifs organisationnels dédiés aux personnes en situation de handicap ;
    • proposition 13 : recenser et faire connaître (via notamment ameli.fr) les professionnels de santé formés à la prise en charge du handicap en ville ;
    • proposition 14 : intégrer et améliorer la collecte des données relatives au handicap dans le SNDS et poursuivre les études sur les parcours de santé des patients en situation de handicap
    • proposition 15 : étendre le champ des majorations conventionnelles mises en place pour les dentistes et orthophonistes pour favoriser l’accès aux soins des personnes en situation de handicap à d’autres professions de santé dans des situations cliniques appropriées ;
    • proposition 16 : adapter le dispositif PFIDASS afin de permettre de mieux détecter et ensuite accompagner les personnes en situation de handicap en situation de renoncement ou de non-recours avéré ;
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement ;
    • proposition 19 : étendre la démarche qualité, pertinence Ma Sante 2022 «parcours pilotes» à 13 nouvelles pathologies jusqu’en 2021 ;
    • proposition 20 : dans le cadre du partenariat avec la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) promouvoir des outils d’amélioration de la pertinence des prescriptions d’examens pré-anesthésiques ;
    • proposition 21 : en lien avec la Haute autorité de santé (HAS), ouvrir aux médecins hospitaliers et hospitalo-universitaires des spécialités dites à risque, la possibilité d’intégrer le dispositif d’accréditation, en faisant évoluer le mode de financement des organismes d’accréditation ;
    • proposition 22 : identifier dans les systèmes d’information de facturation le recours à une assistance robotique lors d’une intervention chirurgicale et permettre la production d’évaluations médicales et médico-économiques en vie réelle de leurs bénéficies et de leur sécurité pour les patients et la collectivité ;
    • proposition 23 : mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (Abbott) ;
    • proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre ;
    • proposition 25 : mener des actions de communication sur les pompes à insuline externes auprès des différents professionnels de santé mobilisés sur ce sujet ainsi qu’auprès des patients ;
    • proposition 26 : mettre en place rapidement une cellule d’observation dès l’arrivée sur le marché d’un nouveau dispositif médical onéreux ;
    • proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre ;
    • proposition 28 : rendre plus performante la base de données de l’Assurance maladie dans l’identification des prestataires ;
    • proposition 29 : mettre en place des mécanismes de blocage du remboursement sur la LPP ;
    • proposition 30 : expérimenter la mise en place de «pôles» hospitaliers ambulatoires s’appuyant sur un financement substitutif pour accélérer le virage ambulatoire en médecine ;
    • proposition 31 : réviser la nomenclature des actes d’ophtalmologie afin de décrire au mieux et de valoriser de façon pertinente le suivi des maladies chroniques ;
    • proposition 32 : repenser les protocoles afin de développer la coopération entre les ophtalmologues et orthoptistes libéraux ;
    • proposition 33 : soutenir les initiatives de prises en charge des soins visuels dans les zones plus défavorisés.

    FreeStyle Libre : 3 propositions en faveur de l’utilisation du dispositif d’Abbott

    Proposition 23 : Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre

    « Les actions nécessaires pour favoriser l’utilisation optimale des dispositifs doivent être menées lors de l’initiation du dispositif mais aussi à moyen et long terme pour corriger d’éventuelles pratiques non conformes aux indications, aux conditions d’utilisation et de prise en charge. Au préalable, un état des lieux des pratiques d’éducation et de formation du patient selon le professionnel initiant (endocrinologue hospitalier faisant appel ou pas à une structure d’éducation thérapeutique ou un centre initiateur, endocrinologue libéral) pourra être réalisé.

    L’objectif est d’appréhender le niveau d’hétérogénéité éventuel de ces pratiques, les raisons de cette hétérogénéité et de définir un socle de base sous forme de cahier des charges. La construction de ces actions pourra s’appuyer sur l’expérience des sociétés savantes et des associations de patient. »

    Proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre

    « Le non-respect des conditions de prise en charge de FSL par les médecins généralistes résultent majoritairement d’une méconnaissance de la réglementation en vigueur sur les dispositifs médicaux. C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année. En parallèle, une action de même type a aussi été faite auprès des pharmaciens d’officine devant être aussi garants dans leur délivrance du respect de la réglementation. »

    Proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre

    « Cette proposition a pour but de maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’ASG chez les patients équipés par Freestyle Libre ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur Freestyle Libre par la HAS. »

    Objectif du rapport « Charges et produits » : formuler des propositions concrètes d’économies

    Depuis 2005, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) présente chaque année un rapport, connu sous le nom « Charges et produits »,  en amont de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), destinée aux parlementaires et aux autorités de santé pour « améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses », rappelle la Cnam dans un communiqué.

    Ce document permet à la Cnam de formuler des propositions concrètes d’économies pour respecter les objectifs de dépenses et garantir le maintien d’un système de santé solidaire, performant et soutenable.

    Le rapport est composé de 3 parties :

    • la cartographie médicalisée des dépenses de santé : construite à partir des données issues du Système national des données de santé (SNDS), cette cartographie présente l’évolution des pathologies et des dépenses en France. Outil d’analyse au service du pilotage du système de soins, elle permet de quantifier les pathologies ou les traitements les plus fréquents, les 140 millions1 d’euros de dépenses associées et leurs évolutions entre 2012 à 2017, pour 57,6 millions de personnes en France ;
    • les propositions pour respecter l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) 2020, fixé chaque année par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) : dans cette partie, l’Assurance maladie liste les actions qu’elle mènera sur chaque poste de soins (médicaments, transports, indemnités journalières, lutte contre la fraude…) pour une économie prévue de 2,069 milliards d’euros ;
    • les propositions complémentaires pour accroitre la qualité et l’efficience du système de soins à court et moyen terme : il s’agit d’apports supplémentaires de propositions et de connaissances, se basant sur des travaux d’observations et d’analyses menées dans l’année par les experts en santé publique, en gestion du risque et en analyse médico-économique de la Cnam, en collaboration avec les sociétés savantes et les agences sanitaires.
      • Cette partie vise à défricher de nouvelles thématiques ou modalités d’actions comme cette année, une analyse inédite sur l’accès aux soins pour les patients atteints de handicap, sur la qualité et l’efficience du système de soins avec un focus sur l’observance chez les patients atteints de maladie chronique, sur la pertinence des prescriptions, notamment en insulinothérapie et sur la classe des IPP2, sur les nouveaux modes de paiement pour les établissement de santé au service du virage ambulatoire en médecine ou sur la filière visuelle.

    Principales pathologies prises en charge : total de 140 Mds €

    En 2017, 140 milliards d’euros ont été remboursés par le régime général (y compris les sections locales mutualistes – SLM) pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    « Comme les années précédentes, certaines pathologies ont un poids particulièrement important dans les dépenses d’assurance maladie (voir figures et tableau ci-dessous) », indique la Cnam :

    • la santé mentale, si l’on regroupe les « maladies psychiatriques » et l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques), représente 20,3 milliards d’euros (23,2 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 14 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des cancers atteint 15,6 milliards d’euros (18,4 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 11 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des maladies cardio-neurovasculaires représente 14 milliards d’euros (16,6 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 10 % des dépenses totales ;
    • la part des épisodes hospitaliers que l’on peut qualifier de « ponctuels », au sens où l’hospitalisation n’est pas en lien avec l’une des pathologies de la cartographie, atteint 31,3 milliards d’euros (37,1 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 22 % des dépenses totales.

    Répartition 2017 des dépenses d’assurance maladie : 140 Mds € pour le Régime Général (164 Mds € pour l’ensemble des régimes)

    Répartition des dépenses d’assurance maladie entre les pathologies, traitements chroniques et épisodes de soins en 2017 (en milliards d’euros)

    Dépenses extrapolées à l’ensemble des régimes en 2017 (164 Mds €) entre les différents groupes de pathologies ou épisodes de soins (en millions d’euros)

  • Asie : Singapour crée un consortium national sur les technologies de santé (HealthTEC)

    La National Research Foundation (NRF) de Singapour, un département relevant du cabinet du Premier ministre, crée un consortium national sur les technologie de santé (HealthTEC) afin d’aider les entreprises à transformer leurs résultats de recherche en produits et services à même d’améliorer la santé et le bien-être des citoyens.
    HealthTEC se concentrera sur les 2 domaines suivants pour développer des solutions :
    • le suivi et la collecte des données de santé (Health sensing technologies) ;
    • l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA).

    Ce consortium sera dirigé par l’Institute for Health Innovation & Technology (iHealthtech) de l’université nationale de Singapour (NUS), indique la NRF dans un communiqué publié le 1er juillet 2019, ajoutant qu’elle réservera un financement de 1,5 million de dollar singapourien (environ 980 000 €) sur 3 ans pour soutenir les activités du consortium.

    HealthTEC associera à cet effort des entreprises de toutes tailles implantées à Singapour (start-ups, PME, grandes entreprises locales et multinationales). Les entreprises qui ont rejoint le consortium en tant que membres fondateurs de l’industrie comprennent Roceso Technologies, Tip Biosystems, ST Engineering et Ferrero Asia Pacific.
    HealthEC apportera du laboratoire au marché les résultats de R&D en mettant en commun l’expertise scientifique des chercheurs et les connaissances de l’industrie des entreprises.

    La NRF définit l’orientation nationale de la recherche, de l’innovation et des entreprises à Singapour.

    « Réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé des personnes »

    « Partout dans le monde, les technologies de santé de pointe changent notre façon de prévenir, de diagnostiquer et de surveiller les maladies, commente Lim Tuang Liang, directeur exécutif du bureau de la recherche, de l’innovation et des entreprises de NRF (communiqué). Le nouveau consortium pour les technologies de la santé s’appuie sur cette évolution pour réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé et le bien-être des personnes. Nous encourageons davantage d’entreprises à rejoindre le consortium pour tirer parti des dernières technologies et innovations afin de les aider à soutenir la concurrence dans ce secteur passionnant. »

    HealthTEC se concentrera sur la collecte et l’analyse des données

    Le développement de solutions de santé et de bien-être au sein du consortium sera centré sur 2 domaines :

    1. les « health sensing technologies », soit les innovations qui permettent de suivre et de collecter des données de santé

    Parmi ces technologies peuvent figurer :

    • des capteurs tactiles pour détecter la pression lorsque le patient est debout, en train de marcher ou en position assise ;
    • des technologies d’imagerie pour détecter la fatigue ;
    • des diagnostics moléculaires pour recueillir les signes vitaux des patients tels que la glycémie.

    2. l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA)

    Le consortium envisage d’utiliser des technologies de modélisation prédictive et d’apprentissage automatique afin de donner du sens aux données collectées dans l’optique de suggérer des actions aux personnes pour qu’ils puissent améliorer leur état de santé et de bien-être.

    Il pourrait s’agir ,par exemple, de développer une application mobile fournissant aux utilisateurs des informations personnalisées sur la manière dont leur organisme (signes vitaux) change quand ils sont assis au travail ou quand ils pratiquent une activité physique et leur proposant des suggestions pour améliorer leur santé.

    Les chercheurs pourraient également utiliser un système d’analyse de données pour identifier les tendances en matière de santé et de bien-être au sein d’une population précise.

  • L’Anap pointe les freins au déploiement du DMP dans les établissements sanitaires (rapport)

    « Expliquer les freins qui ont été à l’origine du très faible déploiement du DMP dans les établissements sanitaires. » C’est l’objectif du rapport mis en ligne par l’Anap le 7 juin 2019 sous le titre « Le DMP en établissement de santé : retours d’expérience ». Il présente aux directeurs d’établissement et aux présidents de commissions médicales d’établissements (CME) les enseignements tirés de 5 expériences d’usage du DMP en établissement.

    « Le projet DMP doit être institutionnel et porté par la direction de l’établissement et la présidence de la CME », estime l’Anap. L’agence souligne l’importance des coûts d’un projet DMP, comprenant les équivalent temps plein (ETP) affectés au projet d’introduction, l’achat de compléments logiciels, la mise en œuvre de la « DMP compatibilité » dans le logiciel patient de l’établissement ainsi que les « coûts récurrents »  liés aux opérations de création des DMP, de surveillance du bon fonctionnement du logiciel et de supervision des flux. « Aucun retour sur investissement n’a été identifié pour les établissements », relèvent les auteurs du document, citant un directeur pour qui « sans aucune incitation financière », l’introduction du DMP ne peut être pour les directions qu’«une démarche militante ». 

    « L’accompagnement auprès des professionnels et des établissements a décoincé le système »,  témoigne Nathalie Grabherr, chef de projet de l’Assurance maladie du département Indre-et-Loire. Elle pointe le poids de la procrastination dans le retard d’introduction du DMP : « Au départ, tout le monde s’attendait. On n’alimente pas car il n’y a pas de création, on ne consulte pas car il n’y a pas assez d’alimentation… » Elle affirme avoir convaincu les décideurs hospitaliers grâce à « des présentations aux commissions paritaires et aux conseils de l’ordre » réalisées dès fin 2016 et lors de la Commission de coordination des politiques publiques de santé organisée par l’ARS.