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  • CHRU de Nancy : « Intelligence artificielle & hôpital, de la fiction à la réalité », le 21/11/2019

    Le CHRU de Nancy organise son deuxième forum consacré à l’intelligence artificielle (IA) en santé sur le thème « intelligence artificielle & hôpital, de la fiction à la réalité ». L’événement aura lieu le 21 novembre 2019 au Centre Prouvé, le centre de congrès de Nancy.

    La journée sera retransmise en direct sur la chaîne Youtube du CHRU de Nancy et animée par Nathalie Milion, journaliste à France Bleu.

    La journée est organisée sous le haut patronage de :
    • Cédric Villani, député de l’Essonne (LREM) chargé de la mission sur l’IA confiée par le Premier ministre Édouard Philippe en septembre 2017 (son rapport de mars 2018 est téléchargeable via ce lien) ;
    • Jean-Yves Le Déaut, professeur d’université, ancien député de Meurthe-et-Moselle (PS) et ancien président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en envoyant un email à intelligence.artificielle@chru-nancy.fr.

    Pour plus d’information, consulter le site officiel de l’événement Colloqueia.chru-nancy.fr.

    Programme

    Matinée

    Après-midi

  • H&T Summit, journée internationale le 18/12/2019 à Paris

    Une conférence internationale intitulée « Value For Patients: the Path Forward in Health Care » sera organisée le 18 décembre 2019 à l’Institut Imagine, à Paris, par la société Care Insight.

    L’ensemble des prises de parole seront assurées en anglais. Des interprètes seront présents pour réaliser une traduction en direct en français.

    Les inscriptions doivent être réalisées sur le site healthandtech.fr, accessible via ce lien.

    Pour plus d’informations, envoyer un email à laurent.wippern@care-insight.fr.

    Découvrez le programme en ligne (Program).

    • Welcome
    • 09:10 Introduction : Value in Health Care : Accelerating the Pace of Health System Transformation

    Véronique Roger, Founding Director Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic

    • 09:25 The Payers’ perspectives

    Moderator : Ayden Tajahmady, Deputy Director of Strategy & Statistical studies, CNAMTS

    • 10:25 Break
    • 10:45 Engaging Healthcare Providers in the Health Care Revolution

    Moderator : François Cremieux, Deputy CEO, AP-HP

    Martin INGVAR, Professor of Integrative Medicine, Osher Center for Integrative Medicine, Karolinska Institute

    Lisa HOLLINS, Director of Innovation Delivery, NHSX

    • 11:45 The Patient Perspective in The Value Agenda

    Moderator : Peter Pitts, President, Center for Medicine in the Public Interest Former Associate   Commissioner, FDA

    • 12:45 Lunch
    • 13:35 Keynote : Transforming Health Care from the Ground Up

    Ran Balicer, Founder and Director, Clalit Research Institute

    • 13:50 Satellites Sessions
    • 14:45 Workshops

    WK1 : Building a Culture of Transparency en Health Care & Interoperability : the Liberation of Patients’ Data

    Moderator : Lise Rochaix, Chaired Professor of Health Economics, Chair Hospinomics, Sorbonne University & Paris School of Economics

    Shannon SARTIN, Executive Director, Digital Service, Department of Health and Human Services, US administration

    WK2 : How AI Can Change The Future of Health Care

    Moderators : Jean-François Meder, Président, Société Française de Radiologie & David Gruson, Fellow, Chair of Health Systems, Sciences Po Paris

    Ramesh KRISHNAMURTHY, Senior Advisor, Division of Data, Analytics and Delivery, WHO

    • 16:00 Coffee break
    • 16:15 Speeding Up Deployment : Policy Makers Perspectives

    Moderator : Fred Horne, Former Minister of Health (Alberta, Canada) Chair, VBHC Canada

    Rafael BENGOA, Co-director of the Institute for Health & Strategy in Bilbao (SI-Health), Former Minister of health (Euskadi)

    • 17:45 Conclusion

    Véronique Roger, Founding Director Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic

  • La Région Sud et l’ARS PACA lance le prix régional de l’innovation en santé 2019 (deadline : 25/10)

    La Région Sud et l’agence régionale de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) ont créé un prix régional de l’innovation en santé pour récompenser les projets les plus innovants à destination des patients, des usagers et des professionnels de la santé. 

    Ce prix 2019 sélectionnera des innovations en santé, avec une attention particulière apportée aux projets en santé numérique. Il s’agit de valoriser des innovations technologiques, numériques mais aussi organisationnelles et comportementales, dans lesquelles les professionnels de santé et les patients occupent une place majeure.

    Toutes personnes morales implantées dans la région Sud peuvent participer : professionnels de santé, regroupements de professionnels de santé et réseaux de santé, établissements de santé et médico-sociaux, associations de patients, entreprises, associations, laboratoires et organismes de recherche, chercheurs, établissements d’enseignement supérieur, établissements publics, collectivités territoriales…

    4 catégories de prix seront décernées : 
    • catégorie « développement économique » (projet à fort potentiel économique) ;
    • catégorie : « recherche enseignement supérieur formation » ;
    • catégorie : « innovation collaborative » (originalité du partenariat mobilisé) ;
    • catégorie : « coup de cœur Provence-Alpes-Côte d’Azur » (en lien avec les priorités de santé en région).

    Le jury sélectionnera un lauréat pour chaque catégorie de prix, qui se verra attribuer la somme de 5 000 euros.

    Le dossier de candidatures téléchargeable sur le site Maregionsud.fr, est constitué d’un appel à manifestation d’intérêts et d’une fiche de candidature. Il doit être être adressé avant le 25 octobre 2019 (cachet de la poste faisant foi), aux adresses suivantes : sbinot@maregionsud.fr ; ldagnet@maregionsud.fr et geraldine.tonnaire@ars.sante.fr.

    Les projets attendus 

    Les projets doivent être localisés en Provence-Alpes-Côte d’Azur et concerner des initiatives innovantes déjà réalisées ou en développement et ils doivent s’inscrire dans un ou plusieurs des thèmes suivants :

    • expérience patient : améliorer l’accès aux soins, impliquer les patients et ses proches… ;
    • expérience des professionnels de santé : prise en charge personnalisée, repenser les parcours professionnels, favoriser l’installation de professionnels de santé en zone sous dense, favoriser de nouvelles pratiques de collaboration et de recherche… ;
    • accessibilité et les parcours de soins : fluidifier les parcours de soins, favoriser l’articulation ville hôpital… ;
    • prévention et éducation thérapeutique du patient : développer la prévention et l’éducation à travers des objets permettant l’autonomie du patient, favorisant la méthode Nudge…
    • data et e-santé : proposer un environnement numérique sécurisé, donner accès à l’information, datavisualisation, imagerie médicale, intelligence artificielle…

     Critères de sélection 

    Les projets sont évalués selon les critères suivants :

    • la valeur ajoutée en matière de santé publique ;
    • l’originalité et la différenciation du projet : innovation technologique et/ou en termes d’usages et/ou en termes de services ;
    • la pertinence du projet au regard des thématiques suivantes : expérience patient, expérience des professionnels de santé, parcours et accessibilité des soins, prévention éducation thérapeutique du patient, data et réseaux. Plus le projet du candidat répond à la thématique proposée, plus la note est élevée ;
    • les partenaires engagés ;
    • la capacité du projet à susciter le travail en réseau entre acteurs (lien ville hôpital, professionnels de santé et associations de patients, secteurs sanitaire et médico-social) ;
    • le modèle économique ;
    • l’expérience utilisateur.

    Le jury, sélectionné conjointement par le président du conseil régional PACA et par le directeur général de l’Agence régionale de santé, sera composé d’un président désigné parmi les élus régionaux et d’un co-président désigné par l’Agence régionale de santé ainis que de représentants qualifiés, tel que :

    • l’Assurance maladie ;
    • les facultés de médecine ;
    • l’union régionale des professionnels de santé ;
    • des représentants qualifiés des acteurs de l’innovation en santé.

    Informations et contacts 

    Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Direction de l’Attractivité, du Rayonnement international et de l’Innovation

    Service Recherche, Enseignement supérieur, Santé et Innovation

    Appel à manifestation d’intérêts « Prix régional de l’innovation en santé 2019 »

    27 Place Jules Guesde

    13481 Marseille cedex 20

    Tel : 04 88 73 80 00

  • « Bien vieillir dans une société numérique » : le programme euro AAL lance une consultation en ligne

    « Prolonger la vie des gens avec des solutions numériques qui améliorent leur qualité de vie » : c’est l’objectif que s’assigne le programme Active Assisted Living Programme (AAL), financé par la Commission européenne, avec le nouveau partenariat qu’il prépare, associant « tous les acteurs impliqués dans le vieillissement actif et en bonne santé ». AAL a lancé le 17 juillet 2019 une consultation en ligne à destination de ces derniers, à partir de son document de synthèse intitulé « Bien vieillir dans une société numérique ».

    Dans le cadre d’AAL, la commission propose « la formation d’un nouveau programme de partenariat » qui réunira les acteurs de diverses initiatives européennes traitant déjà du vieillissement, tels que le programme Entrepreneurship and Innovation Programme (EIP) portant sur levieillissement actif et en bonne santé (Active and Healthy Ageing – AHA). Elle indique que 12 structures de financement issues de 9 pays ont déjà déclaré leur intention de se joindre à cette initiative.

    « L’accent restera mis sur la recherche et l’innovation dans les technologies et les solutions numériques » mais il faudra déployer davantage d’efforts pour veiller à ce que ces solutions soient « mises en œuvre correctement en direction de ceux qui en ont besoin », est-il précisé dans le document. AAL fournira des financements pour tester des solutions au niveau régional mais aussi pour préparer leur transposition dans d’autres contextes locaux, en tenant compte des différences sociales et économiques.

    Le nouveau programme de partenariat « sera axé sur l’idée des écosystèmes », que la Commission européenne définit comme des « collaborations interconnectées par lesquelles les innovations technologiques et sociales peuvent être rapidement partagées, en même temps que l’expérience de leur utilisation et de leur développement ». L’objectif sera de les réunir et de fédérer leurs résultats au niveau européen.

  • FASN Hôpital du futur – 3 octobre 2019 à Paris (programme)

    La prochaine étape de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) sera consacrée à l’hôpital du futur. L’événement se tiendra le 3 octobre 2019 à Paris au 103, rue de Grenelle 75007 de 9h à 17h.

    L’objectif des discussions de cette journée de rencontres est de comprendre le rôle du numérique en tant que levier des nouvelles pratiques.

    Le programme a été élaboré par la société Care Insight en s’appuyant sur un comité de programme constitué de représentants d’agences régionales de santé (ARS), de l’AP-HP, de la Fédération hospitalière de France (FHF), de l’Association française de chirurgie (AFC) ainsi que du CHR d’Orléans. 

    Plusieurs parcours et activités emblématiques de l’hôpital seront abordés au cours des ateliers et des tables rondes : l’accueil et l’expérience du patient, les parcours de chirurgie (fast tracket RRAC), les urgences, la transformation des métiers, la relation ville-hôpital et le sujet de l’intelligence artificielle. 

    Les inscriptions, ouvertes, doivent être réalisées en remplissant le formulaire accessible via ce lien.

    Les start-ups porteuses d’un projet qui contribuera à créer l’hôpital de demain sont invitées à s’inscrire avant le 16 septembre 2019 pour tenter de pitcher devant le jury le jour J de l’événement : les dépôts des candidatures pour le challenge sont à réaliser sur le site FASN via ce lien.

    Pré-programme

    Jeudi 3 octobre 2019

    • 9h00 : accueil
    • 9h30-9h35 : introduction par Care Insight
    • 9h35-10h20 : Comment placer le patient au cœur des transformations de l’hôpital de demain ?
    • 10h20-10h45 : Comment construire ou accompagner un hôpital vers le numérique ?
    • 10h45-11h00 : café & network
    • 11h00-12h00 : Les Labs :
      • Lab 1. L’Expérience du patient : quelles sont ses attentes de l’hôpital ?
      • Lab 2. La Chirurgie « fast-track » & la numérisation du parcours de soin
      • Lab 3. La transformation des métiers et l’impact sur la qualité de vie au travail des professionnels de santé
    • 12h00-12h30 : restitution des labs
    • 12h30-13h45 : déjeuner & network
    • 13h45-14h15 : challenge start-ups – pitch des finalistes
    • 14h15-14h55 : urgences, géolocalisation & gestion des flux
    • 14h55-15h10 : challenge start-ups – annonce du lauréat
    • 15h10-15h25 : café et network
    • 15h25-16h05 : Ville-hôpital : L’hôpital comme acteur territorial pour créer une CPTS
    • 16h05-16h35 : Les challenges de l’hôpital : données et IA
    • 16h35-17h00 : cocktail et network
  • L’ARS Bretagne lance un AAC pour soutenir la numérisation du secteur médico-social (deadline : 06/09)

    L’ARS Bretagne lance un appel à candidatures (AAC) pour soutenir les établissements et services médico-sociaux (ESMS) destinés aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgées dans leurs « démarches d’équipement en services numériques ». Les projets retenus seront financés par le fonds d’intervention régional (FIR) mobilisant une enveloppe de quelque 500 000 € dans le cadre de mesures non reconductibles.

    Dans un communiqué daté du 5 juillet 2019, l’ARS mentionne 4 objectifs prioritaires :
    • accompagner les structures pour les aider à atteindre un palier minimum en termes de systèmes d’information (SI) ou à étendre leur couverture fonctionnelle ; 
    • encourager le déploiement du DMP dans les établissements et services pour personnes en situation de handicap ; 
    • élever le niveau de sécurité des systèmes d’information des ESMS et accompagner leur mise en conformité avec le RGPD (par des formations ou des prestations de conseil) ; 
    • développer les usages de la télémédecine. 

    L’ARS indique que cet AAC lui permettra de préparer une feuille de route régionale de développement du numérique dans le secteur médico-social grâce à  « une vision plus précise des besoins et attentes » des ESMS en la matière.

    L’AAC est ouvert du 5 juillet 2019 au 6 septembre 2019 à tous les établissements et services médico-sociaux sous compétence exclusive ou partagée de l’ARS Bretagne. Les dossiers de candidature (1 version papier et 1 version électronique) devront être réceptionnés :

    • par courrier, en 2 exemplaires, à l’adresse suivante :
    Agence régionale de santé Bretagne
    « Innovation en santé – appel à candidatures Modernisation numérique ESMS »
    Département Innovation en Santé
    6 Place des Colombes CS 14253 35042 Rennes Cedex ;

    • et en version électronique à : ars-bretagne-dis@ars.sante.fr en mentionnant en objet du message « AAC modernisation numérique ESMS ».

    L’attribution des crédits sera formalisée par la conclusion d’une convention entre l’ARS Bretagne et le porteur de projet .

    Palier minimum et couverture fonctionnelle

    Le palier minimum en termes de système d’information (SI) peut concerner :

    • la dématérialisation du dossier de l’usager ;
    • la gestion financière et/ou RH ;
    • ou tout autre champ innovant interne à la structure : objets connectés dans les chambres, services domotiques.

    Les ESMS déjà dotés d’un SI peuvent candidater pour :

    • étendre la couverture fonctionnelle de leurs systèmes d’information ;
    • améliorer l’interopérabilité de leurs SI ;
    • ou améliorer le partage et l’échange d’informations pour fluidifier et optimiser les parcours des usagers. 

    Concernant le dossier de l’usager, « le choix et l’acquisition de la solution devront intégrer l’interopérabilité avec le dossier médical partagé (DMP)[, car les SI des ESMS] doivent être DMP-compatibles sur les volets techniques de création, alimentation et consultation », précise l’ARS.

    Adoption du DMP dans les ESMS : un « cercle vertueux »

    L’ARS souligne que la stratégie de déploiement du DMP confère désormais « une place primordiale » aux ESMS, qui jouent désormais « un rôle pivot entre la création du DMP et son utilisation par les professionnels de santé ». L’alimentation des DMP par les ESMS constitue dès lors « un accélérateur du déploiement en masse au centre d’un cercle vertueux où l’alimentation stimule l’utilisation et la création ». 

    Alors que l’adaptation des logiciels métiers des Ehpad fait déjà l’objet d’un plan d’action de la Cnam, l’ARS Bretagne déclare vouloir aider les établissements pour personnes en situation de handicap à devenir DMP-compatibles, par l’« achat d’un connecteur [ou l’]adaptation du logiciel métier existant ».

    Les bénéfices de la télémédecine pour les ESMS

    L’ARS déplore que les usages de la télémédecine soient « encore peu développés » dans le secteur médico-social et déclare vouloir accompagner les structures demandeuses à s’équiper. Elle souligne que la mise en place de la télémédecine dans les ESMS permettrait :

    • de maintenir, voire d’étendre la couverture médicale d’un territoire en offre de soins généralistes et spécialisés ;
    • d’établir ou d’améliorer les liens entre acteurs de premier recours et spécialistes, tout en limitant l’isolement des professionnels, surtout dans les zones rurales ;
    • de limiter les admissions aux urgences, d’éviter les recours à des consultations et hospitalisations, programmées ou non ;
    • d’éviter ou de limiter pour des personnes fragiles les transports et déplacements pénibles;
    • de faciliter l’accès des personnes âgées aux suites de soins après un épisode d’hospitalisation.

    Le rôle du GCS e-santé

    « Afin de déployer efficacement les projets et services de e-santé », l’ARS indique s’appuyer sur le Groupement de Coopération Sanitaire e-Santé Bretagne, fondé en 2007 et qui « promeut, pilote et coordonne les projets mutualisés permettant les échanges numériques entre tous les professionnels de santé ».

    L’ARS « incite fortement » les ESMS à adhérer au GCS et précise que dans le cadre de cet AAC, il « pourra orienter et accompagner les porteurs de projets sur l’identification des services numériques à déployer».

  • Europe : un appel à propositions pour l’analyse d’images par IA en cancérologie (Commission)

    La Commission européenne organise un appel à propositions doté de 35 millions d’euros pour soutenir le développement de systèmes d’analyse d’image par IA pour le diagnostic du cancer, ainsi que d’autres outils axés sur la prévention, la prédiction et le traitement des formes les plus courantes de cancer. Les candidats devront « contribuer à constituer un vaste référentiel d’images de santé interopérables », permettant de développer, de tester et de valider de telles solutions.

    Lancé le 9 juillet 2019, cet appel est ouvert jusqu’au 13 novembre 2019. Les candidatures doivent être réalisées sur le site de la commission via ce lien.

    Cet appel à propositions s’inscrit dans le programme Horizon 2020, qui a vu la Commission européenne investir 177 millions d’euros dans les domaines « transformation numérique de la santé et des soins » et « solutions numériques fiables et cybersécurité dans les systèmes de santé et de soins ».

    « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles »

    « Travailler ensemble de manière décloisonnée renforcera notre capacité à aider les patients en partageant et en interprétant les avancées technologiques en matière de prévention, de diagnostic et de prévision du traitement du cancer dans l’Union européenne », résume Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen sortant chargé de la Santé.

    « Cet investissement confirme notre soutien résolu aux technologies de pointe qui façonneront l’avenir du secteur de la santé dans l’Union européenne », ajoute Mariya Gabriel, son homologue chargée de la Société numérique, soulignant la nécessité de « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles, tout en libérant l’innovation en matière de santé au profit de tous les Européens ».

    « L’analyse d’images en santé est l’un des domaines d’application les plus prometteurs de l’IA[. Elle] contribue à améliorer les prévisions, le diagnostic et le traitement des maladies », commente la Commission. 

    Une exigence de sécurité et de lisibilité

    Dans le cadre de cet appel à proposition, les candidats doivent préciser les mesures à prendre pour valider les solutions d’imagerie en santé basées sur l’IA. Sont exigées « des preuves scientifiques rigoureuses, corroborées par des pairs, établissant leur innocuité, leur validité, leur reproductibilité, leur utilisabilité, leur fiabilité et leur utilité », afin d’améliorer les résultats pour la santé.

    Il est jugé « essentiel » dans le texte de montrer comment les solutions basées sur l’IA vont traiter « les défaillances, les inexactitudes et les erreurs possibles ». « Des mesures de performance, des critères et des procédures de suivi et d’évaluation adéquats » sont demandées.

    Selon la Commission européenne, « le raisonnement qui sous-tend les conclusions et les recommandations » basées sur l’IA devrait être expliqué pour que les utilisateurs puissent « donner leur consentement ou contester toute ligne de conduite proposée ».

    Des indicateurs d’impact précis

    La proposition doit s’accompagner d’indicateurs capables de mesurer son impact spécifique dans les domaines suivants :

    • la création d’un référentiel européen d’images de la santé dédiées aux formes de cancer les plus courantes, permettant l’expérimentation de solutions basées sur l’IA pour améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi, et contribuer à une gestion plus précise et personnalisée du cancer ;
    • l’élaboration de normes techniques, organisationnelles et éthiques pour l’IA en imagerie médicale ;
    • la promotion de l’accès à des ensembles de données d’images de santé anonymisées afin de les rendre plus librement réutilisables dans l’UE pour la formation aux applications d’IA ;
    • l’augmentation de la confiance dans les solutions d’IA chez les utilisateurs (professionnels de santé et patients), les investisseurs et les parties prenantes de l’industrie et du monde universitaire.
  • L’ARS Île-de-France lance avec l’URPS Médecins libéraux une mission sur les soins non programmés

    L’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France et l’URPS Médecins libéraux Île-de-France lancent une mission visant à « identifier, [à] favoriser et [à] promouvoir les initiatives qui permettent de répondre aux demandes de soins non programmés des patients ». Confiée au Dr Georges Siavellis et au Dr Patrick Pelloux, elle avait été annoncée le 26 juin 2019 parmi les initiatives lancées par l’ARS pour améliorer « la qualité des prises en charge et la qualité de vie au travail des professionnels des urgences ».

    Georges Siavellis est médecin généraliste, élu CSMF et trésorier de l’URPS médecins libéraux Île-de-France). Patrick Pelloux (ARS/AP-HP) est président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

    La demande de prise en charge en soins non programmés (SNP), définie comme « une demande de réponse en 24 heures à une urgence ressentie relevant prioritairement de la médecine de ville », est « un enjeu majeur organisationnel du système de santé[,] dans un contexte d’augmentation rapide de la demande de SNP, de saturation des urgences hospitalières et de diminution du nombre de médecins libéraux dans la région », indique l’ARS dans un communiqué.

    Cette mission, lancée le 11 juillet 2019, s’articulera en 3 étapes:
    1. réaliser un état des lieux des SNP : « volume des demandes, types de réponses proposées aux patients côté ville et côté hôpital en termes d’organisation, territoires en carence » ;
    2. « accompagner les expérimentations visant à une meilleure prise en charge des SNP [et] à une meilleure articulation entre la ville et l’hôpital [et] définir les modalités pour améliorer l’accès aux SNP spécialisés » notamment en cardiologie et en ophtalmologie;
    3. « proposer des modèles de valorisation de la participation des médecins libéraux aux SNP [et] concevoir les modalités d’accès régulé téléphonique ou autre » des patients à leur prise en charge.

    État des lieux des SNP auprès des médecins libéraux

    L’URPS Médecins libéraux Île-de-France rappelle dans le communiqué les résultats de son enquête menée en 2015 sur l’état des lieux des soins non programmés auprès des médecins libéraux :

    • 97 % d’entre eux font face à une demande de SNP « concentrée entre 18h00 et 20h00 » ;
    • 75 % d’entre eux reçoivent « entre 0 et 5 demandes de SNP par jour » et « 25 %, principalement des généralistes et des pédiatres, en reçoivent entre 6 et 10 par jour » ;
    • 68 % d’entre eux « prévoient un temps réservé dans la journée » pour répondre aux demandes de SNP.

  • La mission de l’Asip Santé « renforcée » par la stratégie Ma Santé 2022 (rapport d’activités 2018)

    L’Asip Santé est « plus que jamais au cœur de la transformation numérique du système de santé » : c’est ce qu’affirme l’agence dans son rapport d’activités 2018, mis en ligne le 12 juillet 2019. Elle souligne que sa mission est « renforcée par la mise en œuvre opérationnelle » de la stratégie Ma Santé 2022, qui fera d’elle l’Agence du numérique en santé (ANS). Selon l’organisation, « cette impulsion des pouvoirs publics ouvre de nouvelles opportunités pour continuer à déployer le numérique en santé en France ».

    L’Asip Santé s’assigne dans ce rapport de « 3 grandes missions systémiques et complémentaires »:
    • « réguler la e-santé en posant les cadres et les bonnes pratiques, notamment en termes de sécurité et d’interopérabilité, pour faciliter le partage et les échanges de données de santé en toute confiance » ;
    • « conduire les projets d’intérêt national sous l’égide des pouvoirs publics » ;
    • « accompagner le déploiement national et territorial [des outils et des projets numériques en santé] afin de développer les usages et de favoriser l’innovation ».  

    L’agence affirme que c’est « dans cet élan numérique » qu’elle a mis en ligne son nouveau site internet Esante.gouv.fr, qui propose une déclinaison des grandes orientations du volet numérique de Ma Santé 2022 dans « un espace de partage et de concertation ».

  • L’IA au centre Léon Bérard, une réalité en recherche (Dr Pierre-Étienne Heudel, cancéro)

    Le centre Léon Bérard s’est impliqué très tôt dans le numérique, avec la mise en place d’un système d’information hospitalier (dossier patient) dès 1993, indique le Dr. Pierre-Étienne Heudel, médecin en sénologie–gynécologie-cancérologie médicale au sein du CLCC et vice-président de la commission médicale d’établissement (CME). Le site a de fait actuellement 25 ans d’historique sur le cancer, avec une base de 300 000 dossiers patients, de 400 000 scanners et de millions de tumeurs. Ainsi, par exemple, le site dispose de 50 000 mammographies et d’une grande variété de données d’anapath (lames virtuelles).

    Se pose alors pour l’établissement de santé la question de la valorisation de ces données, sachant que le dossier médical est constitué de données hétérogènes et de qualité variable, explique le médecin, porteur de la coordination des projets de recherche sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) en santé et responsable de la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse ainsi du centre de coordination de cancérologie. Le PMSI existant depuis 2007 a permis d’améliorer la qualité de ces données structurées.

    Actuellement, les données les plus exploitables et les plus utilisées sont celles issues de l’imagerie et les données moléculaires. Le travail d’analyse effectué sur ces dernières dans le cadre de l’essai clinique PROFILER* se fait sur des panels de gènes (environ 70), rarement sur le génome total, précise le Dr. Pierre-Étienne Heudel. Cette analyse permet en oncologie la mise en place de thérapies ciblées.

    Conscient de l’importance des volumes de données et des approches collaboratives pour y arriver, le centre Léon Bérard est membre actif du projet Consore (moteur de recherche pour le big data en cancérologie) et s’est emparé de la question de l’information des patients sur la réutilisation des données de santé à des fins de recherche.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, le Dr. Pierre-Étienne Heudel revient en détail sur Consore mais aussi sur les différents projets de l’établissement portés par les données et l’IA, soit Di-a-gnose, visant à établir de nouveaux outils diagnostiques issus de l’IA, et Deepsarc, lauréat de l’appel à projets du Health data hub, qui repose sur le partage de la base Netsarc, composée des données médicales et administratives anonymisées de plus de 50 000 patients atteints de sarcomes.

    Les données : une richesse de l’établissement

    Consore : un moteur de recherche capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers de patients

    Le centre Leon Berard s’est rapidement impliqué dans le projet Consore porté par Unicancer, avec en particulier l’Institut Curie et l’Institut Paoli-Calmettes.

    En effet, face au défi du big data en cancérologie, Unicancer a construit Consore, un moteur de recherche puissant capable de retrouver des informations disséminées dans le texte de centaines de milliers de dossiers des patients des centres de lutte contre le cancer (CLCC).

    Les sources de données présentes dans le moteur de recherche sont diverses (dossiers patients, PMSI, fiches de description standardisées de tumeurs, dossier pharmaceutique des chimiothérapies, biologie). Au-delà des données, les centres partagent des ressources (informaticiens, médecins …) pour travailler sur différents aspects comme l’analyse de texte par rapport au contexte, ou la restructuration des données.

    Un des objectifs est la modélisation de l’histoire du cancer, son traitement, les éléments tumoraux : d’où l’extraction de la donnée et sa structuration. Ainsi, des travaux sont menés sur le cancer du sein, utilisant les IRM mammaires, les listes de patientes, et les données des dossiers.

    Actuellement, Consore est installé dans 8 CLCC.

    Les projets portés par les données et l’IA

    La culture scientifique du centre Léon Bérard est « très forte » et sa dynamique de recherche se traduit en particulier par l’importance de sa présence au congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), indique le Dr Pierre-Étienne Heudel. Une vingtaine de médecins chercheurs du Centre Léon Bérard étaient présents lors de la 55e édition du congrès mondial pour présenter les résultats de leurs recherches cliniques et translationnelles. La richesse des données du site permet par exemple de montrer les plus grosses cohortes cancer métastatique.

    Différents projets portés par le site repose sur l’IA :

    • Di-a-gnose, porté conjointement par les équipes du Centre Léon Bérard et Owkin, est un projet de recherche faisant intervenir l’intelligence artificielle et visant à établir de nouveaux outils diagnostiques issus de l’IA :
      • pour améliorer l’exactitude des diagnostics dans les histologies rares et complexes des cancers pour remplacer, améliorer et compléter les outils histologiques, moléculaires et immunologiques existants ;
      • pour prédire la réponse au traitement dans 2 modèles de cancers rares pour lesquels le Centre Leon Berard a une grande expertise : les mésothéliomes et les sarcomes.

    Le projet porte plus particulièrement sur l’étude des mésothéliomes en utilisant des méthodes de deep learning (apprentissage profond) sur des données de lames virtuelles. À ce jour, plus de 35 500 lames et 5 920 dossiers anonymisés comportant les données d’imagerie, de biologie moléculaire et de traitements ont été scannés et traités.

    • Le projet Deepsarc, lauréat de l’appel à projets du Health data hub, repose sur le partage de la base NetSarc, composée des données médicales et administratives anonymisées de plus de 50 000 patients atteints de sarcomes.
      Porté par Jean Yves Blay, à l’origine du réseau Netsarc et directeur du centre Léon Bérard, le projet associe aussi les équipes et les experts de l’Institut Bergonié, CLCC de Bordeaux et de l’université de Rennes. Il permettra de mesurer l’impact des différents traitements (chimiothérapies, thérapies ciblées, chirurgie…) sur les données de vie réelle des patients.

    Données et IA : les défis et les enjeux pour le centre Léon Bérard :

    Enjeu humain :

    Plusieurs challenges sont à adresser :

    • embarquer l’ensemble des professionnels de santé : l’implication du site dans la constitution de bases de données de qualité repose sur la volonté des professionnels à participer à la structuration des données, action qui doit s’inscrire dans les pratiques.
      Pour y arriver, il faut :
      • une volonté de la direction de l’établissement, avec des actions de sensibilisation et le partage de l’importance de la démarche majeure pour l’évolution du site ;
      • un accompagnement des personnes.

    Au sein des professionnels de santé, on retrouve les proportions habituelles face aux innovations, avec 20 % de porteurs et 20 % de récalcitrants. Le Dr Pierre-Étienne Heudel, en tant que vice-président de la commission médicale d’établissement (CME) et porteur de la coordination des projets de recherche sur l’usage de l’intelligence artificielle en santé, porte les messages au sein de la communauté médicale.

    Par exemple : connaître le statut tabagique du patient est fondamental pour la recherche comme pour la pratique. Les discussions ont été assez simples dans la communauté médicale.

    Concernant les comptes rendus et les demandes d’examens, leur structuration doit être utile pour tout le circuit de prise en charge, et pouvoir répondre à des questions comme « Peut-on exploiter la demande ? » ; « Quelle est l’évolution ? » ; « Pour quel cancer ? » ; « Par rapport à quelle localisation ? ».

    • Faire travailler ensemble mathématiciens et professionnels de santé : il faut « apprivoiser » les mathématiciens et trouver un langage commun.

    Challenge : gestion des biais, reproductibilité des données

    L’identification et la compréhension des biais passe par l’humain.

    • Pour connaitre le biais, il faut connaitre les données des bases ;
    • le machine learning (apprentissage automatique) est une éducation de l’algorithme par l’humain. Par exemple, sur une question comme « Comment différentier une récidive loco régionale d’une métastase ? », c’est l’humain qui qualifie la réponse.

    La reproductibilité des résultats n’est pas encore assez robuste : par exemple, une analyse automatique de l’image, excellente sur un site, connait une dégradation quand on change de centre, explique le Dr Pierre-Étienne Heudel.

    Une certitude reste : les médecins vont rester 100 % responsables des actes et décisions prises avec une IA.