Europe

  • Corporate healthcare : Ping An leds an over USD121 M investment deal in Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, the main investment platform of one of the largest Chinese insurers, Ping An Insurance Group, has led an investment deal of more than RMB800 million (€102 M, USD121 M) in Fullerton Healthcare (Singapore) across Asia-Pacific, reveals an announcement issued in late November by the Singaporean company.

    Fullerton Healthcare is a leading provider of corporate healthcare solutions across Asia Pacific. This partnership will help the Singaporean firm to develop its business in China.

    Ping An will help Fullerton Healthcare to expand its business in China

    Fullerton Health provides comprehensive medical services in five countries and regions in Asia-Pacific.

    With the investment, Ping An Capital and its related parties have become Fullerton’s second largest shareholder. This partnership will help the Singaporean group to expand its presence in mainland China, said Liu Dong, principal partner of Ping An Capital.

    Fullerton Healthcare: 100 clinics in Beijing, Shanghai and Guangzhou

    The Singaporean company is focused on delivering enterprise healthcare services and currently has more than 25,000 corporate clients. As a first step, the firm plans to establish about 100 clinics in three major Chinese cities: Beijing, Shanghai and Guangzhou.

    Ping An will also leverage healthcare resources from Ping An of China, including Ping An Insurance, Ping An Good Doctor and Ping An Wanjia Healthcare, to boost the expansion of Fullerton Health’s business in mainland China, said Liu Diong.

    EHealth: the Chinese market is growing

    China: Ping An is the leader in the digital health market

    Ping An has been making significant investments in the healthcare sector, including developing its own eHealth management platform, Ping An Good Doctor, and its offline health service chain, Ping An Wanjia Healthcare. In May 2017, Ping An Good Doctor provided services to about 160 million Chinese users.

    Enterprise healthcare management: the Chinese market could reach USD21.1 billion in 2020

    Although the Chinese private healthcare market is still in its early stages of development, it has great potential due to the country’s rapid economic growth, favorable demographic changes (aging population) and low penetration rates of the existing enterprise healthcare services market.

    According to a 2016 research report by Frost & Sullivan, China’s market for enterprise healthcare management will grow from USD5.7 billion (€4.8 billion) in 2010 to USD21.1 billions (€17.8 billion) in 2020.

  • États-Unis : UnitedHealth veut concurrencer Amazon et Apple sur le marché de la health tech

    L’entreprise d’assurance maladie américaine UnitedHealth mettra l’accent en 2018 sur sa stratégie visant à concurrencer les géants de la health tech comme Amazon et Apple, a déclaré le nouveau P.-D.G. du groupe, David Wichmann, lors de la Journée des analystes organisée par la société fin novembre à New York.

    Domaine des soins : « un statu quo insatisfait »

    « On m’a demandé : « Qu’est-ce qui va être différent maintenant que vous êtes P.-D.G. ? » Ma réponse, courte, est que très peu de choses vont changer mais que tout va changer », a déclaré M. Wichmann, qui a succédé à Stephen Hemsley au poste de président-directeur général d’UnitedHealth, après avoir été le directeur financier de l’entreprise pendant cinq ans.

    Il précise que le groupe est « insatisfait du statu quo dans le domaine des soins ». Afin de s’imposer durablement sur un marché très concurrentiel, il envisage de concentrer ses efforts sur le déploiement de solutions innovantes dans le secteur.

    UnitedHealth veut rattraper son retard face à Amazon et Apple

    Interrogé sur la menace potentielle que représentent Amazon et d’autres géants de la technologie en train d’investir le marché des soins, comme Apple, Larry Renfro, directeur général de la divison « assurance » d’Optum, a déclaré que la société tentait de rattraper son retard sur le marché des start-up health tech.

    Développer l’apprentissage automatique pour améliorer les résultats des patients

    les dirigeants d’UnitedHealth ont présenté un certain nombre de programmes exploitant les données d’Optum et appliquant l’apprentissage automatique (machine learning) afin d’améliorer l’engagement et les résultats des patients avec les employeurs commerciaux et les affiliés à l’assurance Medicare.

    Lancement d’Optum Ventures pour financer des entreprises d’e-santé

    M. Renfro a également annoncé le lancement d’Optum Ventures lors de la réunion du groupe qui s’est tenue en novembre. La nouvelle entité prévoit d’investir 250 millions de dollars US (210 Mds €) pour financer des entreprises de santé numériques.

    Parmi les premières sociétés à être soutenues figurent :

    • Apervita, une plateforme d’analyse de données basée sur le cloud ;
    • SHYFT Analytics, une plateforme de recherche pharmaceutique basée sur le cloud ;
    • Mindstrong Health, une application smartphone qui utilise l’apprentissage automatique pour aider les patients à évaluer leurs troubles de santé mentale.

    UnitedHealth multiplie les acquisitions

    De plus, l’entreprise a récemment complété l’acquisition de l’unité de conseil du groupe Advisory Board (1,3 Mds USD ; 1,10 Md €), une société spécialisée dans la recherche et le conseil dans le domaine de la santé. En conséquence, UnitedHealth détient désormais une participation de 5,5 % dans la société d’informatique hospitalière Evolent Health, qui a récemment fusionné avec Advisory Board, ce qui en fait le principal actionnaire.

    Il s’agit de la troisième transaction réalisée cette année par le groupe allemand. Auparavant, UnitedHealth a conclu un accord de 2,3 milliards de dollars (1,9 Md €) avec Surgical Care Affiliates, l’un des plus grands fournisseurs des États-Unis dans le secteur de la chirurgie ambulatoire, et un deal de 2,8 milliards de dollars (2,4 Mds €) avec l’assureur chilien Banmedica.

    « Nous savons que nous pouvons être plus performants »

    Les acquisitions de UnitedHealth ont contribué à la croissance à deux chiffres des revenus du groupe au cours des dix dernières années.

    Le nouveau P.-D.G. de UnitedHealth ne semble pas s’inquiéter pour l’avenir de la société mais il a précisé aux investisseurs qu’il ne se reposera pas sur les lauriers de l’entreprise. « Nous savons que nous pouvons être plus performants, a déclaré David Wichmann. Nous sommes plus que prêts à intensifier notre jeu. »

  • DM : vers une numérisation globale des dossiers médicaux en Algérie à partir de 2018

    La sous-direction chargée du programme de vaccination au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière d’Algérie (MSPRH) a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une opération pilote visant à numériser l’ensemble des dossiers de vaccination, l’une des étapes du grand projet national de numérisation des dossiers médicaux de tous les patients algériens.

    Afin de cerner les enjeux relatifs au déploiement de la santé numérique en Algérie, une rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée à l’occasion de la première édition des Health Digital Days (HDD), qui s’est tenue le 13 novembre 2017 à l’École supérieure algérienne des affaires, à Alger.

    Une numérisation générale pour améliorer la coordination des soins

    L’instauration d’un dossier national numérique de vaccination consiste à rassembler sur un même système informatique toutes les données relatives aux vaccinations (date des rappels, liste des vaccins réalisés sur tel patient à telle date…). Cette numérisation se fera progressivement avant d’être généralisée à l’ensemble du pays au cours de l’année 2018, précise les autorités.

    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’action initiée par le ministère de la Santé algérien depuis plusieurs années, soit la numérisation globale des dossiers médicaux de tous les patients à travers tout le pays. L’ensemble des acteurs de l’industrie pourront ainsi améliorer leur capacité à produire et à partager des données de santé de manière sécurisée dans le but de mieux coordonner les soins.

    Proposer des soins de meilleure qualité et limiter les dépenses via la e-santé

    Concrètement, le but est que les professionnels de la santé aient plus facilement accès aux résultats des examens de leurs patients, à leurs radios ou à d’autres tests médicaux, sans que le malade soit contraint d’apporter les documents physiques avec lui lors de la consultation.

    L’objectif final est d’améliorer la qualité des soins et de mieux maîtriser les dépenses de santé.

    Développement de la télémédecine : les acteurs de l’industrie discutent des enjeux

    La rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée dans l’optique de vulgariser ces nouvelles solutions numériques.

    À cette occasion, un certain nombre de professionnels et d’experts algériens du secteur de la santé ont ainsi eu la possibilité de partager les meilleures pratiques qu’ils ont pu observer dans le domaine ces dernières années et cerner les éléments qui permettent de soutenir le développement de la santé numérique dans un pays aussi vaste que l’Algérie, où les besoins sur le plan sanitaire sont de plus en plus importants en raison de l’augmentation de la population.

    La nécessité d’un cadre légal

    La présentation du professeur Zoubir Sari, membre fondateur de la Société algérienne de télémédecine et d’e-santé (SATeS), a porté sur l’état des lieux et les perspectives de la télémédecine en Algérie. Selon lui, la mise en place d’un cadre légal est nécessaire à l’instauration d’un système de santé permettant de fournir des soins à distance en toute sécurité et de manière éthique (source : Elmoudjahid.com, quotidien national d’information algérien).

    En attendant la finalisation de ce dossier sur lequel est en train de se pencher le MSPRH, le Pr. Sari a proposé dans un premier temps de lancer des essais de téléconsultation, de télésurveillance et de téléassistance médicale, notamment dans le cas du traitement de maladies chroniques, le tout en essayant de surmonter les obstacles réglementaires, financiers, techniques et humains.

    Lors du débat, le ministère de la Santé a affiché sa volonté d’instaurer des bases législatives solides pour permettre de déployer dans les meilleures conditions possibles des services de télémédecine au sein du pays.

    L’importance d’une coordination des soins via la télémédecine

    De son côté, le Dr. Abdelghani Benhabla, membre de la Société algérienne de médecine générale (SAMG), a insisté sur l’importance du rôle du médecin généraliste au sein d’un système de santé organisé. La coordination des soins via la télémédecine est primordiale pour la SAMG, qui a cité en exemple la commodité du transfert par e-mail des dossiers médicaux.

    La télémédecine participe à améliorer l’accès aux soins

    Mohamed Zeroug, professeur en gastro-entérologie et secrétaire général de la SATeS, a quant à lui mis en avant l’avantage que représente la télémédecine dans l’amélioration de l’accès aux soins. Il a ainsi donné en exemple quelques tentatives d’implémentation réussies de certains services médicaux en dehors d’Alger.

    « L’exercice de la médecine en dehors des CHU, en particulier dans notre spécialité, a été d’une extrême richesse, tant humaine que professionnelle », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que, selon lui, la télémédecine devait être considérée comme « un simple outil ». « Sans une compétence avérée du médecin généraliste, tout le système sera fragilisé et inefficient. C’est lui qui [doit déclencher] le processus de soins (…) : c’est lui le premier filtre. »

    Première étape : informer la population, majoritairement attirée par la e-santé

    Fazia Graine, cofondatrice et directrice générale de l’agence de conseil en communication Sense Healthcare, a conclu la rencontre en expliquant que la télémédecine devait être instaurée dans le pays de manière progressive et structurée.

    Selon une enquête sur la perception de la e-santé en Algérie réalisée par la société d’études et de conseil marketing IMMAR Research & Consultancy et menée sur 1 100 personnes (51 % d’hommes et 49 % de femmes réparties sur tout le territoire national), 74 % des personnes interrogées souhaiteraient posséder un dossier médical électronique et 72 % aimeraient pouvoir communiquer en ligne avec leur médecin. Par ailleurs, 67 % des sondés ont déclaré qu’ils apprécieraient recevoir les résultats de leurs analyses par voie électronique.

    Les résultats de cette étude montre que l’attrait pour la santé numérique est évident en Algérie. Cependant, un problème se pose : 80 % des Algériens questionnés admettent ignorer totalement l’existence de la télémédecine. C’est à ce niveau que les autorités et les acteurs de l’industrie doivent agir en premier lieu, en cherchant tout d’abord à informer la population sur les nouvelles technologies disponibles dans le domaine des soins avant de lancer à grande échelle le déploiement de la e-santé.

  • Bayer renforce sa collaboration avec Bitkom pour développer ses activités en e-santé

    Le groupe Bayer a annoncé fin novembre 2017 qu’il allait renforcer ses liens avec Bitkom, la plus grande association allemande centrée sur le numérique, afin d’accentuer son soutien à l’innovation numérique, en particulier dans le domaine de la santé.

    Soins : Bayer poursuit la transformation numérique de ses activités

    « Bayer poursuit sa transformation numérique. Nous nous efforçons d’étendre la numérisation de toutes nos relations commerciales externes, en particulier avec nos clients, fournisseurs et partenaires, et de développer de nouveaux modèles commerciaux numériques [afin de] de numériser tous nos processus métier, a expliqué Daniel Hartert, responsable de l’information à Bayer AG (source : The Financial). Nos activités en constante augmentation avec Bitkom représentent un aspect de notre engagement externe. »

    Pour le Dr. Bernhard Rohleder, P.-D.G. de Bitkom, « la numérisation a un énorme potentiel dans les domaines de la santé et de l’agriculture », le deuxième secteur auquel s’intéresse de près le groupe allemand. « C’est pourquoi nous sommes heureux (…) d’affronter [avec Bayer] les enjeux numériques du futur. »

    Vers la création de nouvelles solutions health tech et un renforcement des partenariats

    Dans le domaine des soins, Bayer va mettre l’accent sur trois éléments clés :

    • la recherche et le développement ;
    • le déploiement de nouvelles technologies ;
    • les partenariats et l’innovation ouverte.

    E-santé : Bayer met l’accent sur le déploiement des start-up

    Afin de déployer tout le potentiel de la numérisation au sein du groupe, Bayer s’appuiera non seulement sur sa collaboration avec Bitkom mais également sur ses propres activités d’innovation ouverte et ses accords de coopération avec des start-up, des universités et des experts numériques issus du monde entier.

    Le groupe a multiplié les initiatives dans ce sens depuis quelques années.

    • L’entreprise allemande est l’un des partenaires en sciences de la vie de CUBE, un réseau mondial d’innovation dont le siège se situe à Berlin.
    • En 2013, elle a lancé son propre programme de financement participatif, Grants4Apps, qui a connu un succès notable : les gagnants de la première édition du programme, qui s’est tenue à Singapour, ont récemment démontré la viabilité de leurs solutions dans le domaine de la silver tech.
    • En collaboration avec des partenaires technologiques, Bayer développe également de nouvelles solutions numériques pour le secteur des sciences de la vie par le biais de son LifeScience iHUB, situé au sein de la Silicon Valley.

    Le 28 novembre 2017, Dirk Schapeler, directeur du LifeScience iHUB, a tenu un discours centré sur l’innovation dans le secteur de la e-santé (« Innovation for Digital Health ») dans le cadre du hub.berlin business festival.

    Le hub.berlin, organisé par Bitkom, est axé sur la digitalisation de l’économie, les nouvelles formes novatrices de business modèles et le monde de l’high tech en général, tout en mettant à l’honneur les start-up les plus prometteuses du marché.

  • HealthXpertise, plateforme numérique d’experts en santé, réunit 200 professionnels au bout d’un an

    La société HealthXpertise a annoncé dans un communiqué daté du 15 novembre 2017 que sa plateforme Internet réunit plus de de 200 professionnels. HealthXpertise propose depuis un an aux laboratoires pharmaceutiques, sociétés biotechs, start-ups santé, agence de communication santé, assureurs et mutuelles d’entrer gratuitement en contact avec des experts freelance du médical, du marketing ou encore de la communication en santé.

    Une place virtuelle collaborative pour faire converger l’offre et la demande

    La plateforme HealthXpertise regroupe des professionnels expérimentés et experts de l’industrie pharmaceutique ou de la santé. Ces experts proposent leurs compétences via la plateforme HealthXpertise dans les domaines suivants : stratégie-développement, médical, publications, conception-rédaction,relations publiques-événement, relations patients, vidéo-facilitation, graphique, digital, affaires publiques, pharmacovigilance, communication interne-RH en français ou en anglais.

    Disponibles pour des missions, selon les besoins des clients, ils travaillent seuls ou en task force.

    Les clients quant à eux se rendent sur le site web, recherchent des profils et prennent contact avec le ou les freelances directement sur le site. Une fois la relation établie, le freelance propose un devis et facture directement le client.

  • L’AP-HP réévalue son déficit – de 39 millions prévisionnels à 174 millions d’euros

    Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé mercredi 22 novembre 2017, devant les syndicats Sud, CGT et CFDT, la réévaluation à 174 millions d’euros du déficit du compte de résultat principal de l’AP-HP correspondant aux activités de soins.

    Le DG de l’AP-HP a par la même occasion exposé sa stratégie corrective, en décidant de limiter la masse salariale de l’institution d’ici 2022. Son « plan d’efficience » sur cinq ans prévoit de borner l’augmentation de la masse salariale à 0,7 % par an de 2018 à 2020, puis à 0,6 % en 2021 et 2022.

    Le déficit avait déjà été réévalué au mois d’octobre lorsqu’il est passé des 39 millions prévisionnels à 104 millions d’euros.

  • Elsevier : des avancées significatives attendues sur le marché indien de la e-santé

    Les informations extraites des dossiers médicaux électroniques amélioreront la prestation des soins, a déclaré le Dr. John Danaher, directeur du pôle des solutions cliniques à Elsevier (Philadelphia, US), dans une interview accordée à Healthword (India) le 15 novembre 2017.

    Des avancées notoires dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique vont faire partie de la feuille de route du groupe sur le marché indien afin d’améliorer les services de soins au sein du pays.

    Elsevier : une présence importante en Inde

    À l’heure actuelle, Elsevier est le principal fournisseur de solutions d’information qui permettent aux médecins et aux infirmières de prendre des décisions cliniques en temps réel et d’améliorer les résultats pour les patients.

    Des bureaux à Chennai, Bombay et Dehli

    Le groupe a une présence significative en Inde. Il est présent dans plus de trois grandes villes indiennes.

    • Il compte environ 600 à 700 employés à Chennai, la capitale de l’État du Tamil Nadu dans l’Inde du Sud.
    • Il a également des employés à Bombay et à Dehli.
    • Il possède aussi des bureaux régionaux de plus petite taille dans d’autres régions du pays.

    Au total, Elsevier et sa société mère, Reed Elsevier, compte près de 1 000 employés en Inde.

    Accorder un rôle plus important aux infirmières

    L’entreprise américaine propose des offres novatrices dans le domaine de la formation des infirmières. C’est l’un des secteur dans lesquels elle cherche à avoir un impact, précise le Dr. Danaher. Pour ce faire, le groupe travaille à l’établissement d’un cadre de compétences et de la certification des compétences.

    Une interface permettant de livrer des informations plus ciblées

    « « L’e-santé » est un domaine qui nous enthousiasme vraiment, poursuit-il. Nous produisons 25 % du contenu mondial [sur ce sujet] et nous avons tourné nos investissements ces dernières années vers l’IA, le machine learning, les systèmes de recommandation, etc. Nous avons réalisé que la création d’une interface basée sur certaines de ces technologies nous permettait d’apporter des informations personnalisées plus ciblées et plus adaptées en terme de volume aux médecins, aux infirmières et, finalement, aux patients. C’est sur ce point que nous sommes en train d’évoluer grâce à l’utilisation de nos outils cognitifs. »

    Un renforcement des partenariats public-privé

    Le responsable d’Elsevier a également expliqué que la société cherchait à mettre en place davantage de partenariats entre le secteur public et le secteur privé.

    Des réflexions sur la standardisation des données de santé au niveau local

    Elle s’est récemment entretenu avec Niti Aayog, l’Institut national pour la transformation de l’Inde, un groupe de réflexion politique du gouvernement de l’Inde, et d’autres organisation gouvernementales afin de comprendre comment elle pourrait les aider à résoudre toute une série de problèmes auxquels le pays se retrouvent confronté dans le secteur de la santé.

    L’idée centrale est de savoir comment les outils et les solutions élaborées par Elsevier pourraient être utilisées au niveau local pour recueillir et standardiser les données des individus relatives à différentes sortes de maladies ou de troubles médicaux.

    EMR : un soutien à la décision clinique

    Elsevier a également mis au point un système de soutien à la décision clinique très sophistiqué qui fonctionne par le biais de l’EMR. « Nous cherchons à travailler avec les gouvernements indiens, diverses agences et O.N.G. pour participer à l’amélioration de l’état de santé général de la population en Inde », a jouté le Dr. John Danaher.

    « Je suis ravi de voir le gouvernement (indien) et d’autres [organisations] soutenir fermement les partenariats public-privé (PPP) et Elsevier est heureux de s’engager non seulement avec le gouvernement mais aussi avec les O.N.G. pour aider [l’industrie] à mettre en œuvre une approche holistique visant à améliorer les conditions de santé en Inde. »

    E-santé : un marché en plein développement en Inde

    L’expert a remarqué une certaine progression de la e-santé au sein du pays. La population adopte de plus en plus d’outils numérique et utilise de plus en plus de contenus numériques en temps réel. Les données de santé sont également collectées par divers moyens, une progression dans le domaine des big data qui pourrait développer, selon lui, la capacité du secteur à fournir une médecine, des traitements mais aussi des interventions médicales plus personnalisés.

    Des avancées promises dans les domaines de la médecin de précision et de la e-santé

    Il est également convaincu qu’Elsevier pourra extraire des informations des dossiers médicaux électroniques afin d’effectuer des recherches cliniques poussées et ainsi mieux connaître l’efficacité des diverses interventions dans l’optique d’améliorer le système de santé. « Des avancées significatives dans les domaines de la médecine de précision et de la santé numérique feront partie, selon moi, du plan stratégique et de la feuille de route [de notre groupe] pour [le marché] des soins indien. »

    Elsevier compte apporter à ses partenaires locaux son expérience mondiale, en particulier dans le domaine des outils cognitifs, et une main-d’œuvre de qualité. Son objectif est de rendre les professionnels du secteur de la santé plus productifs et de les aider à maîtriser les nouvelles technologies afin d’accroître leur efficacité.

    Mieux connecter les professionnels de la santé

    L’un des problèmes aux États-Unis, note Le Dr. Danaher, est qu’il est très compliqué d’obtenir une consultation avec un médecin spécialisé sans passer au préalable par un rendez-vous avec une infirmiers praticienne ou un médecin généraliste. Son but est de mobiliser de manière optimale l’ensemble des professionnels de la santé, des infirmières aux médecins, en formant des équipes et en créant des alliances entre les différents travailleurs de la santé.

    « L’un des [challenges que nous espérons relever] est de trouver un moyen de rendre plus efficace le rôle des infirmières et des infirmiers auxiliaires dans la prestation des soins, conclut-il. La pénurie de main-d’œuvre est un problème important, de même que le manque de compétences [mais nous] espérons les surmonter. »

  • L’ARS Centre-Val de Loire veut attirer des médecins dans la region grâce au portail Instal Toi Doc

    Pour lutter contre la désertification médicale le portail « Instal toi Doc » a été lancé le 21 novembre 2017, dans le cadre d’un partenariat innovant piloté par l’Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire. Ce portail internet a pour but d’aider à l’accueil et l’installation de professionnels dans la région.

    Il est le fruit d’une co-construction avec l’ensemble des acteurs du territoire : Union Régionale des professionnels de santé-Médecins libéraux, Conseil Régional de l’Ordre des médecins, l’Assurance Maladie, Association Remplacentre – RéAGJIR Centre, etc.

    Instal Toi Doc regroupe l’ensemble des informations utiles et opportunités d’installation, et des offres de remplacement.

    La Région Centre-Val de Loire a financé ce projet pour un montant global de 20 000€.

    Le portail, organisé autour d’une cartographie interactive, regroupe  :

    • l’accès aux aides conventionnelles en fonction des zonages ;
    • les implantations des structures d’exercice regroupées ;
    • le recensement des opportunités professionnelles en libéral et en salariat ;
    • les offres de remplacement ;
    • la liste des réseaux professionnels notamment les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé.

    De plus, le portail met en avant les atouts du territoire, son art de vivre et le foisonnement de l’offre culturelle et associative.

    La région Centre-Val de Loire se caractérise en effet par une densité médicale parmi les plus faibles de France, avec un vieillissement accentué du corps médical. Certains départements sont particulièrement touchés par la chute des effectifs de médecins généralistes : le Cher et l’Eure-Loir (-19% entre 2007 et 2016) et l’Indre (-21%).

    En parallèle, les densités médicales de spécialistes sont à de rares exceptions significativement plus faibles dans cette région qu’à l’échelle nationale, d’où la création du portail Internet Instal Toi Doc.

  • Formation : 16,2 millions d’euros pour l’université de Bordeaux et ses formations hi-tech (PIA3)

    Une dotation totale de 16 222 000 euros dans le cadre du programme PIA3 intitulé « Écoles universitaires de recherche » attribuée à l’Université de Bordeaux avec ses trois programmes, à savoir santé publique numérique, neurosciences et sciences et technologies de la lumière a été annoncée fin octobre 2017.

    Sur un total de 191 projets évalués, 29 en tout ont été retenus parmi lesquels le projet de l’Université de Bordeaux et notamment celui intitulé « Graduate School in Digital Public Health ». Ce dernier répond à deux objectifs :
    • appréhender l’impact du big data et des objets connectés sur la santé des populations en l’analysant ;
    • former les experts et cadres dirigeants de demain à travers une formation modulaire et multidisciplinaire.

    Une seconde vague de l’appel à projets européen dans le cadre du PIA3 sera organisée au plus tard début 2019.

    Ambition de l’université de Bordeaux : devenir un centre de référence international pour la formation et la recherche dans le domaine de la santé publique numérique

    L’école universitaire doit répondre aux enjeux de formation émanant de la transformation de la recherche en santé publique pour appréhender l’irruption de l’innovation numérique.

    L’école est portée par le centre de recherche interdisciplinaire Bordeaux Population Health Research Center et de l’Institut de Santé Publique, d’Épidémiologie et de Développement (ISPED). Ces deux acteurs vont fédérer un réseau de chercheurs interdisciplinaires travaillant sur des aspects spécifiques de la santé publique numérique.

    Elle va proposer un programme de formation complet :

    • un master international (MsC) ;
    • une formation doctorale ouverte aux étudiants de toutes disciplines (PhD) ;
    • un nouveau diplôme universitaire répondant aux besoins d’articulation avec des entreprises privées régionales et internationales.

    Le cursus inclut des modules dédiés à l’innovation et l’employabilité, des méthodes d’enseignement innovantes qui renforceront les compétences des étudiants par une stratégie de résolution collaborative de problèmes réels, la conduite de projets et la diffusion des résultats.

    Les formations seront basées sur des projets de recherche réels mis en place par les chercheurs et pour cela, l’école bénéficiera des études épidémiologiques telles que l’étude i-Share, une cohorte unique de 17 000 participants.

    Quatre laboratoires de recherche seront également impliqués dans les activités de l’école et des institutions telles l’Inserm, l’Inria ou Sciences Po Bordeaux seront partenaires.

  • Australie : 1ers résultats positifs pour l’Agence de e-santé mais des défis restent à surmonter

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) a publié mi-novembre 2017 son premier rapport annuel. Parmi ses principales préoccupations figure en tête le développement de My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, sujet à controverse.

    Le système enregistre actuellement plus de 5,3 millions d’utilisateurs (sur près de 25 millions d’habitants). Un résultat encourageant mais le gouvernement est encore loin de son objectif, qui est de rassembler au final plus de 20 millions de citoyens australiens sur sa plateforme.

    Les prémices d’une stratégie nationale de santé numérique

    Le bilan de l’ADHA est plutôt positif puisque l’organisation a rempli un certain nombre de ses objectifs stratégiques, tels que :

    • 1. l’augmentation du nombre de personnes et d’organisations enregistrées dans le dossier de santé numérique national, MyHR – plus de 5,3 millions de personnes utilisent le système actuellement.
    • 2. la mise en place d’essais de messagerie sécurisée.
    • 3. la rédaction d’une stratégie nationale de santé numérique, composée de sept priorités, dont le but est de parvenir à une approche coordonnée de la prestation des services de santé numérique dans le pays d’ici 2022.

    Ces priorités consistent à veiller à ce que l’information sur la santé soit disponible partout et à tout moment et qu’elle puisse être échangée en toute sécurité. L’objectif est également de rendre lisibles des données de haute qualité, c’est-à-dire de les rendre compréhensibles pour l’ensemble des acteurs de l’industrie, en particulier les patients, et non uniquement pour les professionnels de la santé.

    Priorité n°1 : le développement de My Health Record

    Privatisation des données de santé, inefficacité : un système controversé

    L’amélioration de MyHR est l’une des principales préoccupations de l’agence, le système ayant essuyé de nombreuses critiques, certains accusant le dispositif de ne pas suffisamment protéger les données privées des utilisateurs – plusieurs violations de données ont été recensées au cours de l’année – et de manquer d’efficacité.

    L’agence réussit tout de même à convaincre

    Malgré les obstacles, l’Agence de la santé numérique australienne a relevé une partie du challenge. Au cours de cette première année d’existence, elle est parvenue à connecter deux fois plus d’hôpitaux et de services de santé à My Health Record par rapport à juillet 2016.

    Elle a par ailleurs réussi à augmenter le volume de partage de documents cliniques. 14 millions de dossiers de prescription ont été téléchargés en une année.

    Objectif 2018 : développer un modèle opt-out

    Les objectifs pour 2018 sont ambitieux.

    L’organisme a présenté dans son rapport ses priorités stratégiques pour l’année à venir, dont :

    • le développement d’un modèle opt-out* dans le cadre de la poursuite du développement de MyHR, une action qui risque d’être controversée. Objectif : un dossier numérique doit être créé par défaut pour chaque Australien d’ici la fin 2018, sauf pour les citoyens demandant explicitement à ne pas rejoindre le système.
    • la poursuite des essais de messagerie sécurisée ;
    • la préparation d’un projet de cadre d’interopérabilité – appelé la « licence d’exploitation » par le P.-D.G. de l’ADHA, Tim Kelsey.

    Autres priorités : sécurité des médicaments et formation de la main-d’œuvre au numérique

    • L’une des autres grandes priorités de l’agence est la sécurité des médicaments. Elle a récemment annoncé quelques avancées dans ce domaine, notamment l’intégration au sein du MyHR de vendeurs en pharmacie communautaires, de la Guilde (Pharmacy Guilde of Australia), une organisation nationale d’employeurs promouvant la valeur de la pharmacie communautaire dans le système de santé australien, et de la Pharmaceutical Society of Australia (PSA), un organisme représentant 29 000 pharmaciens australiens travaillant dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays.

    Par ailleurs, le fournisseur national des pharmacies hospitalières Pharmhos est en train de télécharger activement les dossiers de médicaments délivrés par les hôpitaux publics sur le système national (source : Pulseitmagazine.com.au).

    • Les autres projets de l’agence pour 2018 consistent à :
      • assurer une meilleure disponibilité et un meilleur accès à l’information sur les médicaments et les ordonnances ;
      • déployer des modèles de soins numériques ;
      • s’assurer que la main-d’œuvre utilise avec confiance les technologies de la santé numérique ;
      • développer une industrie de la santé numérique prospère et innovante.

    « La technologie transforme déjà notre capacité à prévoir, à diagnostiquer et à traiter les maladies, a déclaré le président de l’Agence, Jim Birch AM (source : Technologydecisions.com.au). Mais nous pouvons faire beaucoup plus pour déployer pleinement son potentiel en faveur de la santé de chaque australien, en donnant aux consommateurs plus de contrôle sur leur santé et leurs soins, en connectant et en responsabilisant les prestataires de soins et en promouvant le leadership mondial de l’Australie en matière de santé numérique et d’innovation. »

    * L’opt-out est une pratique qui consiste à envoyer un e-mail commercial à un individu sans lui avoir demandé son autorisation auparavant mais qui lui permet, cependant, dans le cadre du message, d’exiger à ne plus faire partie de la liste des destinataires.