Europe

  • Contrats seniors de complémentaire santé : vigilance de la Mutualité Française

    « Une approche de segmentation sectorielle » et « un dispositif économiquement non viable » sont, selon un communiqué de la Mutualité Française du 8 septembre 2016, les deux menaces que font peser sur les mutuelles deux décrets en préparation, relatifs à la couverture santé des plus de 65 ans.

    Ces deux projets de texte ont fait l’objet d’une consultation pour avis organisée en juillet 2016 par la direction de la Sécurité sociale dans le cadre de la poursuite de la généralisation de la complémentaires santé.

    Le premier projet de décret définit la procédure de labellisation et le crédit d’impôt applicable aux organismes assureurs (1% de la prime acquittée s’ils proposent « des garanties au moins équivalentes à des niveaux déterminés pour un prix inférieur ou égal à des seuils définis »). Un précédent décret du 25 avril 2016 publié au JO le 27 avril 2016 avait fixé à trois le nombre de niveaux de garanties des contrats destinés aux retraités et confié la gestion de la labellisation au fonds de financement de la CMU.

    Le deuxième texte détaille les garanties et les tarifs des contrats seniors.  » Avec des tarifs situés entre 15% et 25% en dessous de ceux pratiqués par le marché, ce dispositif n’est pas viable économiquement », estime la Mutualité Française qui évoque par ailleurs « des garanties prévues elles-mêmes inadaptées aux besoins des assurés » en citant l’absence de couverture de l’aide aux aidants, la préparation à l retraite ou l’implantologie.

    Avant une parution prévue le 1e janvier 2017, le décrets concernant les prix et garanties des contrats de complémentaires santé des plus de 65 ans sera soumis pour avis à l’autorité de la concurrence. Le Conseil d’Etat sera saisi pour sa part sur le décret concernant la procédure de labellisation.

  • Première journée d’étude « Impacts des nouvelles technologies dans le domaine de la santé »

    Intervenants :
    • Lazare Benaroyo, professeur d’éthique et de philosophie de la médecine, président de la Plateforme interdisciplinaire d’éthique de l’Université de Lausanne
    • Hélène Gebel, ingénieure de recherche de l’Espace de réflexion éthique région Alsace (ERERAL)
    • Michel Hasselmann, professeur d’université de réanimation médicale, directeur de l’ERERAL
    • Marie-Jo Thiel, professeure d’université de théologie catholique, directrice du Centre européen d’enseignement et de recherche en éthique (CEERE)

  • FHF : six axes de propositions pour « déverrouiller la télémédecine »

    • Reconnaître, dès le PLFSS pour 2017, un principe de tarification à l’activité des actes de télémédecine,

    • Prévoir, par la voie réglementaire, des modalités financières plus incitatives, afin de tenir compte des spécificités de certaines filières médicales et de valoriser des éléments particuliers d’organisation,

    • Accompagner les établissements dans la structuration de volets télémédecine au sein des projets médicaux partagés en cours de montage dans les groupements hospitaliers de territoire (GHT),

    • Consacrer à l’investissement dans les équipements et matériels de télémédecine un volet du plan d’investissement de 2 milliards d’euros annoncé en mai par Marisol Touraine, pour la période 2017-21,

    • Mettre en œuvre une évaluation médico-économique en continu des pratiques de télémédecine afin de pouvoir en mesurer les effets,

    • Assurer la formation des professionnels de santé,

    tels sont les six propositions de la FHF pour débloquer la télémédecine en France, présentées le 8 septembre 2016 dans le cadre de l’université d’été de la FHF.

    Ces propositions sont issues de la mission « FHF-télémédecine » confiée fin mai par la FHF à Pierre Simon, ancien président de la SFT-Antel, Elodie Hermery, directrice de l’Institut national de jeunes sourds, et Céline Wasmer, directrice adjointe du pôle neurosciences du centre hospitalier Sainte-Anne

  • La boîte à outils du médecin connecté (SML, mondocteur.fr, Stagium)

    Un guide pratique qui répertorie et présente les outils numériques aujourd’hui disponibles et utiles aux médecins, c’est ce que proposent en téléchargement le SML, Mondocteur et Stagium depuis le 7 septembre 2016.

    • la gestion du cabinet,
    • le travail en équipe,
    • la communication avec les patients,

    sont les 3 sujets abordés en 3 chapitres dans cette boite à outils disponible sur le site de mondocteur.fr

    Au sommaire de ce guide pratique

    Quelques repères pour vous y retrouver

    1. Le numérique pour optimiser la gestion du cabinet

    1.1. Gérer ses rendez-vous en s’affranchissant du téléphone

    1.2. Coter ses actes au plus près de la réalité

    1.3. Simplifier sa comptabilité

    1.4. Encaisser la CB sans les frais d’un TPE

    1.5. Éditer un contrat de travail en quelques clics

    + Les démarches pour s’installer, s’associer ou remplacer

    2. Le numérique pour travailler en équipe

    2.1. Communiquer de manière sécurisée

    2.2. Piloter facilement l’organisation des gardes

    2.3. Trouver un remplaçant rapidement

    2.4. Plonger dans l’intelligence collective médicale…

    2.5. … et entretenir aisément son réseau professionnel

    + Les médecins blogueurs

    3. Le numérique pour vous rapprocher de vos patients

    3.1. Maitriser son image sur le web

    3.2. Prescrire simplement en DCI

    3.3. Accompagner le e-patient

    3.4. Gérer de façon optimale le suivi post-consultation

    3.5. Utiliser les applications de santé mobile pour rester connecté à son patient

    + Pour ceux qui sont branchés e-santé

  • Suivi du patient : association Mutualité Française Puy-de-Dôme/Care Labs

    Mutualité Française Puy-de-Dôme annonce le 8 septembre 2016 son rapprochement avec Care Labs afin de compléter son nouveau système d’information santé Prev@PASS. Cette collaboration a pour objectif d’offrir aux acteurs de la santé un ensemble d’outils e-santé permettant de se coordonner et de gérer les parcours de soins.

    La solution Prev@PASS (Prévention – Parcours Accompagné Soins et Santé) développée par Mutualité Française Puy-de-Dôme va être renforcée par les solutions Care Labs (solution de paiement et tiers payant dématérialisée, prise de rendez-vous en ligne, carnet de santé intelligent).

    Prev@PASS est un système d’information permettant à l’individu de donner des informations sur son parcours de vie et sur son état comportemental et environnemental, de façon à faire évoluer la coordination des soins et la qualité de sa prise en charge. Il s’agit de mieux synchroniser les interventions autour des patients avec la mise en place d’un système de santé qui doit :

    • favoriser le recours rapide par le médecin traitant à des avis d’expertise spécialisés,
    • permettre de préparer les sorties d’hospitalisation et l’organisation de la prise en charge en ville,
    • associer soins et prévention,
    • assurer l’éducation thérapeutique du patient …

    A cette solution, viendront s’ajouter les différentes briques technologiques et solutions innovantes Care Labs en matière de prévention santé :

    • Un agenda en ligne et une prise de rendez-vous en ligne Care Labs vont permettre de coordonner le suivi patient entre tous les professionnels de santé concernés.
    • Un suivi du dossier médical en cas de maintien à domicile, d’hospitalisation à domicile ou d’un retour à domicile après une hospitalisation de jour des patients, synchronisé avec le carnet de santé Care Labs
    • Une solution smart data, permettant d’analyser les données clés du dossier médical.
    • La solution de paiement  et de tiers payant dématérialisée Chèque Santé

    Avec le rapprochement Mutualité Française Puy-de-Dôme et Care Labs,  toues les datas de santé des adhérents seront stockées dans le carnet de santé intelligent Chèque Santé® intégré dans le logiciel Prev@PASS (données santé, ordonnances, synchronisation des objets connectés santé, …).

  • 5e journée de vidéo transmission en chirurgie et anesthésie ambulatoire

    L’Agence Régionale de Santé Ile de France est partenaire de VIDEOCAA, la 5e journée de vidéo transmission en chirurgie et anesthésie ambulatoire.

    Les thèmes abordés :

    • Nouveautés sur les chemins cliniques
    • Salon de repos – SSPI ambulatoire
    • Préparation à l’intervention – Ateliers patient
    • Suivi du patient à domicile
    • Mise en place des indicateurs organisationnels – Satisfaction des patients

  • NHS : un nouveau service de téléconsultation en complément du numéro de téléphone 111

    Une application et un service en ligne grâce auquel les patients britanniques pourront prendre rendez-vous avec des professionnels de santé, recevoir des conseils médicaux, obtenir des prescriptions et accéder à leur dossier médical pour par exemple consulter leurs résultats d’analyses, c’est ce qu’annonce Jeremy Hunt, le secrétaire d’état à la santé du Royaume-Uni, le 7 septembre 2016.

    Cette initiative vient en complément du service téléphonique « 111 » déjà existant et s’inscrit dans le cadre du plan « un NHS sans papier », volet du programme de 4 Mds £ (4,76 Mds €) annoncé en février 2016 visant à promouvoir l’usage des nouvelles technologies au sein du NHS.

    L’objectif de Jeremy Hunt, énoncé en 2013, est de supprimer l’usage du papier au sein du NHS d’ici 2018.

  • Soins à domicile : la mobilisation se poursuit contre l’avis du CEPS

    L’intersyndicale des PSAD appelle ses membres à la poursuite de la mobilisation contre le projet de limitation des remboursements de produits ou prestations liés aux soins à domicile contenu dans un avis de CEPS publié le 5 août 2016 au JO. Elle a été reçue le 5 septembre 2016 par les cabinets des ministres des Affaires sociales et de la Santé et de l’Economie et des Finances sans que ces échanges aboutissent.

    De son côté, le SNITEM demande à son tour « le retrait de ce projet de baisse tarifaire qui contredit radicalement les objectifs affichés du gouvernement relatifs au virage ambulatoire ».

    Le CEPS, dans son avis publié le 5 août 2016, préconise une baisse des tarifs de remboursement de 5% à 10% pour 252 produits ou prestations concernant les soins à domicile. Le Comité rappelle que les industriels, fabricants et distributeurs concernés ont été invités à faire part de leurs observations suite à la publication de cet avis. Il justifie les mesures proposées par une volonté de maîtrise des coûts, les dépenses pour les dispositifs médicaux liés aux soins à domicile ayant enregistré une progression supérieure de 7 à 8 points à l’ONDAM.

    « Les prestations de santé à domicile participent au virage ambulatoire mais elles contribuent à une augmentation du coût des soins de ville qui, en limitant les hospitalisations, devrait correspondre à une baisse des coûts hospitaliers qui n’est à ce jour pas visible », précise à H&TI un des acteurs de ce dossier.

    Selon cette même source, les syndicats qui contestent l’avis du CEPS et le SNITEM devraient être à nouveau reçus à partir du 12 septembre 2016 par les cabinets des ministres de la Santé et de l’Economie.

  • Congrès de Catel Paris 2016, carrefour de la e-santé

    Le congrès 2016 de Catel abordera les questions des déserts médicaux, des patients experts, de la sécurité des systèmes d’information, et de l’utilisation des données de Santé.

    Les grands thèmes du congrès

    • Quelle place du politique pour créer la confiance et donner une vision ?
    • De l’importance des données de santé : collecte, partage, analyse, accès, sécurité…
    • Patients 3.0 : le pouvoir d’agir grâce à la eSanté
    • Simplifions le parcours… du combattant de la eSanté

  • 194,6 Mds€ de consommation médicale en 2015 (DREES)

    En 2015, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) est de 194,6 Mds€, selon les Comptes de la Santé publiés le 5 septembre 2016 par la DREES. Elle progresse de 1,8 %, soit légèrement moins rapidement que le PIB en valeur (+1,9 %), contrairement à la période 2012-2014 où sa croissance était supérieure à celle du PIB. La France consacre, au total, 11 % de son PIB à la santé, tout comme la Suède, l’Allemagne et les Pays-Bas.

    La Sécurité sociale finance plus des trois quarts de la CSBM et les organismes complémentaires 13,3 %.

    La part restant à la charge des ménages recule pour la quatrième année consécutive et atteint 8,4 % en 2015. Les ménages consacrent ainsi un peu moins de 250 € par habitant à leur consommation de santé, soit moins que la plupart de leurs voisins européens.