Europe

  • Evaluation : une expérimentation pour prendre en compte l’avis des patients (HAS)

    Une expérimentation visant à prendre en compte l’avis des patients dans l’évaluation des produits de santé en vue de leur remboursement débutera le 21 novembre 2016, annonce la HAS le 8 novembre 2016.

    « Les patients disposent d’un savoir spécifique sur les maladies qui les touchent et les traitements existants », indique la HAS sur son site Internet.

    L’expérimentation concerne les associations de patients ou d’usagers, agréées ou non, qui pourront soumettre leur contribution.

    Lancement le 21 novembre 2016

    L’expérimentation concerne l’ensemble des médicaments et dispositifs médicaux pour lesquels une procédure d’instruction complète est planifiée:

    • les nouveaux médicaments,
    • les médicaments déjà pris en charge et qui obtiennent une nouvelle indication,
    • les médicaments que la HAS réévalue périodiquement,
    • les dispositifs médicaux inscrits sous nom de marque (c’est à dire ceux qui présentent un caractère innovant ou qui peuvent avoir un impact sur les dépenses de santé).

    Dès la semaine du 21 novembre 2016, une liste des produits pour lesquels la contribution des associations de patients et d’usagers est attendue sera publiée sur le site de la HAS (sous réserve de l’accord des industriels concernés). Elle sera mise à jour chaque semaine.

    Pour guider et structurer la contribution des associations de patients et d’usagers, la HAS a élaboré un questionnaire-type à partir d’expériences étrangères qui ont montré leur intérêt ainsi que des travaux de la société savante internationale d’évaluation des technologies de santé (Health Technology Assessment international).

  • L’hospitalisation à domicile : une exception française ? 20e journée nationale de la HAD – 7/12/2016

    La FNEHAD organise le 7 décembre 2016 la 20e journée nationale de l’hospitalisation à domicile sur le thème « L’hospitalisation à domicile : une exception française ? ».

  • GHT : GAM des établissements support de Bretagne

    Liste des logiciels de GAM utilisées par les établissements support de GHT en Bretagne.

  • Séminaire « Anticiper le futur de la santé, un enjeu éthique » : un malade sans entourage le 14/11/16

    Séminaire de recherche interdisciplinaire d’éthique.

    Présentation du séminaire :

    • Anticiper les futurs de la santé, c’est anticiper la santé du futur – mais pas seulement. Il ne s’agit  pas d’établir une liste des nouvelles technologiques ou d’objets qui forment et formeront ce que l’on appelle désormais la santé numérique.
    • Anticiper les futurs de la santé, c’est surtout et davantage s’interroger sur le champ de possibilités qui semblent enfouies à l’heure actuelle par certains tropismes technologiques.
    • Anticiper les futurs de la santé, c’est identifier collectivement et le plus en amont possible les enjeux éthiques que cela implique ; prendre soin de la santé du présent et de notre façon d’y être attentif sans contraindre l’espérance d’un futur meilleur.
    • Anticiper les futurs de la santé, c’est remettre au centre des préoccupations une éthique de l’anticipation comprise comme une éthique de notre façon de prendre soin du futur.

    Coordination scientifique : Léo Coutellec, Alexia Jolivet, Sebastian J. Moser, Paul-Loup Weil-Dubuc & Emmanuel Hirsch

  • GHT : les DSI et DG des établissements support de Bretagne

    Liste des DSI et des directeursd’établissements support de GHT en Bretagne.

  • GHT : les DPI des établissements support de Bretagne

    Liste des logiciels de gestion du dossier patient informatisé utilisés par les établissements support de GHT en Bretagne.

  • La plateforme de dématérialisation des achats de l’Etat ouverte aux hôpitaux (UniHa) le 7/11/16

    La plate-forme de dématérialisation de la passation des marchés publics de l’Etat, « Place » (plate-forme des achats de l’Etat), sera accessible aux hôpitaux publics pour simplifier et moderniser les procédures d’achat à compter du 7 novembre 2016, annonce le ministère de l’économie et des finances le 28 octobre 2016.

    Le groupement UniHA utilisera Place pour diffuser et traiter l’ensemble de ses appels d’offres. 44 établissements hospitaliers membres en bénéficieront dans un premier temps. Puis l’ensemble des établissements publics hospitaliers français pourra progressivement en disposer sans coût supplémentaire.

  • Télémédecine : une méconnaissance générale en milieu rural (étude)

    • Il existe une méconnaissance générale de la télémédecine,
    • les médecins expriment leur désir de préserver leur rôle de pivot et d’être acteurs de cette télémédecine qui ne devra pas leur être imposée,
    • les réticences en termes d’aspects juridiques et financiers sont des freins à son développement,
    • la télémédecine devra respecter un cadre légal en termes de responsabilité médicale et de sécurisation des données,

    telles sont les principales représentations que les médecins généralistes ont de la télémédecine en zone rurale, selon une étude publiée dans le numéro de juillet-août 2016 dans la revue Santé Publique.

    L’étude intitulée « La télémédecine en zones rurales : représentations et expériences de médecins généralistes », a été menée en Lorraine à partir de cinq focus groupes réalisés avec 32 médecins entre juin 2014 et juillet 2015.

    Elle explore les représentations de la télémédecine par les médecins généralistes exerçant en zones déficitaires en offre de soins, et identifie les avantages et désavantages perçus de son développement.

    La conclusion de l’étude : « Bien qu’il s’agisse d’une solution permettant de faciliter l’accès aux soins dans les zones déficitaires, les médecins semblent vouloir préserver leur relation médecin-patient et ne se sentent pas prêts à modifier leur pratique ».

  • La FHF veut financer l’innovation dans les établissements de santé par le crowdfunding

    Financer l’acquisition et l’utilisation de produits innovants par les établissements de santé publics en recourant au crowdfunding (financement participatif), c’est l’objectif du nouveau dispositif de déploiement de l’innovation en santé du fonds FHF recherche et l’innovation.

    Dans ce but, le fonds FHF recherche et innovation lance le 2 novembre 2016 une enquête auprès d’entreprises et de start-up afin d’identifier les produits déjà testés et éprouvés sur le terrain, qui pourront être choisis par les hôpitaux et financés par le crowdfunding.

    Enguerrand Habran, directeur du fonds FHF recherche & innovation, ambitionne d’ouvrir les premières plateformes fin juin 2017. Joint par H&TI, il explique les grands principes de ce dispositif.

    Un déploiement prévu en juin 2017

    Contourner les problématiques de l’innovation en santé

    • « Notre mission est de promouvoir l’innovation et de faciliter son déploiement dans les établissements. Mais nous faisons face à trois problématiques:
      • le cadre rigide des marchés publics,
      • le manque de moyens,
      • le problème de l’évaluation des produits ».

    Le financement participatif pour promouvoir l’innovation

    • « Avec cette initiative nous utilisons les nouveaux leviers offerts par la démocratie numérique en permettant aux hôpitaux d’acquérir des produits en dehors des contraintes budgétaires, aux industriels de bénéficier de nouveaux axes de déploiement de leurs solutions, et aux Français d’équiper leurs hôpitaux avec les dernières innovations qui ont fait leurs preuves ».

    Un dispositif en cours de finalisation

    • « Nous sommes encore en train de finaliser le dispositif. Nous constituons actuellement notre réseau de partenaires, dont le Snitem et plusieurs associations de patients font déjà partie, et débutons la phase d’identification des produits et dispositifs. Nous débuterons l’audit dans les mois qui viennent. Les 1res plateformes de crowdfunding seront ouvertes en juin 2017 ».

    Evaluation des produits et des dispositifs

    Le fonds FHF a mis en place un comité d’usage, un comité scientifique ainsi qu’un comité économique afin d’auditer les produits identifiés.

    Des produits à l’utilité prouvée

    • « Seuls les produits qui ont déjà été testés sur le terrain au moins une fois et dont l’utilité a été prouvée seront sélectionnés ».

    50 à 100 produits proposés au financement chaque année

    • « 250 produits ont déjà été identifiés par le fonds FHF au cours de nos différents déplacements. L’idée est de proposer à terme 50 à 100 produits par an d’excellente qualité.
    • « Il ne s’agit pas de financer seulement leur acquisition mais aussi leur utilisation. La démarche est complète : pas question de fournir un produit à un établissement s’il n’a pas les ressources pour l’utiliser par la suite », conclut Enguerrand Habran.
  • La gestion des big data au cœur de la réforme du système de santé chinois

    En Chine, la gestion des big data fait partie des défis principaux auxquels se retrouvent confronté les acteurs de l’industrie, au cœur d’un système de santé en pleine mutation.

    L’un des objectifs du gouvernement est de créer d’ici 2020 une base nationale de données de santé unique. Pour l’instant, le recueil des informations médicales est décentralisé ; chaque province dispose de son propre dispositif.

    D’autres solutions sont envisagées par des sociétés privées pour améliorer le système, comme Baidu, qui tente d’exploiter de nouvelles technologies dédiées au cloud computing pour améliorer l’efficacité des chercheurs et du personnel médical.

    Derrière cette exploitation des informations de santé se pose la question de la sécurité et de la confidentialité des données, sur laquelle les autorités commencent tout juste à se pencher.

    H&TI fait le point sur ce secteur complexe mais prometteur.

    La difficile construction d’une base de données unique

    Passer de multiples systèmes régionaux à une base de santé nationale unique, c’est l’un des challenges actuels du gouvernement chinois.

    En juin 2016, le Conseil d’État a émis une circulaire dans laquelle il présente ses suggestions pour tenter de faire face au développement croissant des big data dans le domaine de la santé.

    Jin Xiaotao, vice-ministre de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale chinoise (NHFPC), a annoncé avoir entamé des discussions à propos de la mise en place d’ici 2020 d’une plateforme nationale regroupant l’ensemble des données de santé du pays.

    Les lignes directrices du projet auraient été approuvées en Conseil des ministres début juin ; elles n’ont pas encore été présentées publiquement. Seule information transmise : la plateforme sera centrée sur l’état de santé des patients, le contrôle et la prévention des maladies mais aussi sur la sécurité sanitaire.

    100 centres de gestion des données cliniques seront construits à travers le pays, a par ailleurs révélé le conseil.

    La circulaire indique également que des efforts seront effectués pour promouvoir le partage et l’ouverture des informations médicales à la population et ainsi améliorer la prévention en matière de santé.

    La sécurité des données : une priorité

    Jin Xiaotao a demandé à Zhang Feng, le directeur adjoint du Département de la planification et de l’information à la NHFPC, de fournir quelques détails sur la façon dont ces données de santé seront recueillies, suggérant la sollicitation d’entreprises, d’instituts de recherche et d’autres acteurs de l’industrie.

    « La sécurité des données est la priorité absolue (…), en particulier au niveau de la coopération internationale », a assuré Zhang Feng, directeur adjoint du département de la planification de la commission. Sans en révéler davantage sur les mesures envisagées.

    Un projet complexe et coûteux

    « Cette évolution sera très complexe à réaliser et nécessite de lourds investissements, confie à H&TI Cecilia Wu (YiXiu), directrice de la stratégie d’investissement à Sanpei Ventures, une jeune société de capital-risque basée à Shanghai. Il y a eu beaucoup de plans d’action du gouvernement sur ce sujet, dont un plan budgétaire de 9,8 millions de dollars (9 M €) dédié à la normalisation du système informatique dans les grands hôpitaux, la construction d’un dossier médical numérique public (EMR) et la mise en place d’un système d’information médicale régional (août 2012, « Strategic Report on Healthy China 2020 », MOH). Ainsi, même au niveau régional, on constate qu’il y a beaucoup d’argent et de temps dépensés dans ce domaine. »

    E-santé : le secteur privé mise sur le cloud computing

    Parmi les géants de l’internet, Baidu est l’un de ceux qui investit le plus dans le domaine des big data sur le marché de l’e-santé.

    Le groupe dispose notamment d’un Big Data Lab, centré entre autres sur divers sujets sanitaires. Il se concentre aussi sur la mise en place d’un cloud géant dédié aux données de santé. Parmi ses produits, on retrouve Dulige, un service de cloud computing capable d’analyser l’état physiologique de l’usager.

    Avec le Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies, il cherche par ailleurs à créer un système de prévention des épidémies en temps réel, comme son concurrent américain Google. Grâce à des algorithmes spécifiques, Baidu pourra être capable de détecter des mots-clés révélateurs comme « froid », « frissons », « nausées » ou « fièvre » tapés dans son moteur de recherche. Il sera alors ensuite disposé à identifier les zones où une épidémie de telle ou telle maladie sera en train de se former. Cette sorte de détecteur de virus permettrait d’anticiper les épidémies en agissant en amont.

    Sécurité des données : le gouvernement chinois tarde à légiférer

    « En ce qui concerne les mesures relatives à la sécurité et à la protection des données personnelles en Chine, le gouvernement est, selon les secteurs, soit à la traîne ou n’a pas encore de ligne directrice claire pour l’instant », observe Cecilia Wu.

    En effet, la loi sur la protection des données est à l’étude mais n’a pas encore été promulguée au sein du pays. Une loi qui pourrait voir émerger une contradiction entre cette volonté d’encourager l’utilisation des big data et le souci de protéger au mieux les données personnelles. « L’avis va être de toute façon utile pour faire avancer la réglementation dans un avenir proche au profit du développement des big data dans le domaine de la santé », analyse Nicolas Zhu, associé à CMS China, une société de services pharmaceutiques (E-comlaw.com).

    « À mon humble avis, il faudrait que les autorités mettent en place des mesures permettant de veiller en permanence au respect de la confidentialité et d’assurer une utilisation restreinte de la monétisation de ces données personnelles », ajoute Cecilia Wu.

    Le Conseil d’État donne son avis sur les big data

    Preuve que le gouvernement commence tout de même à s’intéresser de près à l’e-santé, en juin 2016, le Conseil d’État de la Chine a promulgué un « avis sur la promotion et la standardisation de la demande et du développement des big data dans l’industrie de la santé ». Le but : promouvoir le développement des données de santé.

    Les principales propositions :

    • dès 2017, relier les plateformes de santé nationales et régionales à un site permettant la vente de médicaments en ligne ;
    • d’ici 2020, mettre en place à échelle nationale une plateforme permettant d’accéder à des informations de qualité relatives au domaine de la santé ;
    • créer un site d’archive des données de santé pour les citoyens.

    Big data : et si la Chine devenait leader sur le marché de l’e-santé ?

    « Je ne perçois pas de réelles évolutions au niveau de la structure de soins médicaux mais plutôt un changement radical en ce qui concerne l’efficacité des services médicaux, analyse Cecilia Wu. En Chine, nous avons une population énorme d’un point de vue numérique : les méthodes traditionnelles de soins ne peuvent pas résoudre tous les problèmes de santé. Grâce à une bonne gestion des big data, suffisamment d’informations pourraient être fournies et analysées par les spécialistes du secteur pour améliorer la qualité du service médical de manière personnalisée, pour chaque patient du pays. »

    Li Lanjuan, un universitaire de la Chinese Academy of Engineering, estime que la Chine détiendra d’ici 2020 le plus grand stock de données de santé dans le monde puisqu’elle répertoriera les informations de plus de 1,4 milliard de personnes (China Daily). Une expertise non négligeable pour espérer compter sur le marché à échelle internationale.