Etablissements

  • Les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé désignés

    – Anne-Marie Armanteras de Saxcé, directrice générale de l’offre de soins,
    – Christian Thuillez, conseiller recherche et enseignement auprès de la DGOS
    – Gérard Pouvourville, professeur d’économie à l’Essec
    – Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’Ordre des Pharmaciens
    – Elisabeth Bouvet, infectiologue à l’hôpital Bichat
    – Cédric Grouchka, déjà membre du collège,

    Sont les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé, dont la composition a été divulguée lundi 20 mars 2017. Ils entreront en fonction début avril 2017.

    Le Collège est responsable des orientations stratégiques, de la programmation et de la mise en œuvre des missions assignées à la HAS. Il délibère notamment sur les avis, recommandations et décisions de certification, la procédure de certification des établissements de santé.

    Le collège de la HAS était précédemment composé de 8 membres, désignés par le président de la République (2), le président du Sénat (2), le président de l’Assemblée nationale (2), et le président du CESE (2).

    Il est désormais composé de 6 membres. Trois ont été désignés par Marisol Touraine, ministre de la Santé : Anne-Marie Armenteras de Saxcé, Christian Thuillez et Gérard de Pouvourville. Isabelle Adenot a été proposée par le président du Cese, Elisabeth Bouvet par le président de l’Assemblée nationale, et Cédric Grouchka par le président du Sénat.

    La CSMF a réagi à cette composition en regrettant l’absence de médecins libéraux parmi les membres du Collège.

  • Adoption des innovations : l’institut du Québec recommande un système fondé sur la valeur (rapport)

    Explorer les lacunes du système de santé québécois dans l’adoption des innovations et de la mise en place de mesures qui permettraient de réduire l’augmentation des coûts de santé, telle est l’ambition du rapport de l’Institut du Québec, publié le 15 mars 2017. En s’appuyant sur les expériences de l’Australie, du Danemark, des Pays-Bas, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis, le rapport vise à favoriser l’intégration de l’innovation dans le système de santé en termes de méthodes d’achats et de financements.

    D’un système fondé sur les coûts à un système d’approvisionnement fondé sur la valeur

    L’institut du Québec pointe le fait que le système d’approvisionnement fondé sur la valeur a déjà été mis en place dans certains pays. Il s’agit d’une approche centrée sur le patient et sur l’intégration du système mettant l’accent sur la qualité de l’approvisionnement plutôt que sur la minimisation de ses coûts et sa quantification. Ces solutions sont notamment des:

    • paiements groupés pour l’ensemble de l’épisode de soins;
    • définition d’un appel de solutions par la présentation d’un cas hypothétique – exemple d’appels d’offre en Suède fondé sur l’évaluation de coûts de traitements pour des plaies;
    • essais préalables de produits avant de procéder aux appels d’offres;
    • ententes de partage de risques;
    • évaluation globale des coûts-bénéfices;
    • mise en place de registres de patients dont les données sont accessibles pour favoriser la transparence de l’efficacité des prises en charge;
    • ouverture au dialogue avec les entreprises avant les appels d’offres

    Le constat posé par l’IdQ est que la réalité économique du pays vis-à-vis de l’innovation fait face à une croissance faible et à une baisse de l’investissement. Parallèlement, le vieillissement de la population va exercer des pressions certaines sur les coûts.

    Les définitions de la valeur varie en fonction des acteurs. Pour les patients, par exemple, « elle peut signifier des soins accessibles qui les aident à rester en bonne santé et à améliorer leur qualité de vie ». Ainsi, les méthodes d’approvisionnement fondés sur la valeur donne « une perspective plus globale de l’approvisionnement qui prend en compte la qualité, les coûts totaux qui s’étendent sur l’ensemble du cycle de vie du produit, et des considérations socio-économiques plus larges lors de l’achat de produits de medtech ».

    Selon l’IdQ, ces méthodes sont avantageuses pour:

    • Les patients: modèles sont davantage axés sur la prévention plutôt que sur le traitement;
    • Les parties prenantes:
      • Les professionnels de la santé: méthodes plus sûres et efficaces, qui offrent un meilleur rendement en matière de prestation des soins;
      • Les systèmes de santé: améliore la transparence qui encourage les améliorations cliniques;
      • Les fournisseurs: intégration de leurs activités en aval et à la construction d’un modèle holistique des soins (exemple de la dialyse en Allemagne par Fresenius Medical Care)

    Recommandations pour le gouvernement du Québec

    • Coordination des groupements d’achats: mettre l’accent sur « une compréhension commune de la valeur et de la perspective de l’utilisateur quant à la création de la valeur, plutôt que sur une vision traditionnelle axée sur la livraison de résultats »
    • Mise en place d’appels de solutions: élaborer des contrats d’approvisionnement axés sur les résultats
    • Transparence des données: partager des données sur les résultats en matière de santé afin de mesurer et à communiquer les informations pertinentes tout en respectant la vie privée; 
    • Mesures facilement applicables dès maintenant: redéfinir des ententes de partage de risques
  • Standards d’interopérabilité dans la e-santé : appel à réactions de l’Union européenne

    La DG CONNECT de la Commission européenne a diffusé le 16 mars 2017 un appel à contributions sur l’interopérabilité dans la e-santé. Les parties prenantes sont invitées à réagir à un rapport sur l’efficacité de l’interopérabilité dans la e-santé en termes de coûts lorsqu’elle est conçue à partir de standards, avant le 31 mars 2017.

    Le rapport a été élaboré dans le cadre du projet eStandards, qui travaille à une feuille de route pour élaborer des standards de façon collaborative, en s’appuyant sur les preuves et les retours d’expérience.

    Le rapport, « Cost effectiveness of the use of standards-driven toolsets for designing, developing and deploying interoperable solutions or products », fait état d’un accord général parmi les participants sur le rôle des outils élaborés à partir de standards dans le renforcement de la qualité des produits et des services de e-santé, grâce à l’amélioration constante des spécifications.

    D’un point de vue économique, les parties prenantes indiquent que le recours à des standards permet de diminuer le temps d’accès au marché, lorsqu’ils sont clairs et de bonne qualité.

    Les réactions au rapport peuvent être transmises à la DG Connect via le lien suivant, avant le 31 mars 2017.

  • Présidentielle : ce que proposent les candidats en matière de e-santé et d’innovation

    A cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle et dans la lignée du débat télévisé, Health&Tech Intelligence propose un récapitulatif des propositions des candidats en matière de e-santé et d’innovation en santé.

    E-santé

    François Fillon

    • Garantir une offre de téléconsultation sur tout le territoire d’ici 2022
    • Permettre un remboursement incitatif des actes de télémédecine par l’Assurance maladie
    • Mettre en place le dossier médical partagé pour faciliter et sécuriser le parcours de soins

    Benoît Hamon

    • Développer le numérique à l’hôpital avec un plan « Hôpital digital 2022 »

    Marine Le Pen

    • Investir dans les nouveaux outils numériques pour permettre des économies durables
    • Soutenir les startups françaises pour moderniser le système de santé

    Emmanuel Macron

    • Déverrouiller massivement la télémédecine
    • Aider financièrement les patients, les associations, les professionnels et les établissements à s’équiper en technologies numériques

    Innovation

    François Fillon

    • Faciliter la création de partenariats publics-privés pour donner naissance à des entreprises innovantes dans le secteur de la santé.
    • Conclure un « contrat de mandature » avec les industriels de santé pour leur donner la visibilité nécessaire pour investir et développer leur activité en France.
    • Faire de la France un leader dans le domaine des biotechs.
    • Créer un label « Hôpital France » pour valoriser et mieux exporter l’ensemble des savoir-faire hospitaliers français : expertise clinique, formation, compétence dans le domaine du numérique, qualité de gestion

    Marine Le Pen 

    • Créer un secrétariat d’État dédié aux mutations économiques rattaché au ministère des Finances afin d’anticiper les évolutions des formes de travail liées aux nouvelles technologies (ubérisation, robotisation, économie du partage…)

    Emmanuel Macron

    • Assurer des autorisations plus rapides de mise sur le marché
    • Mise en place d’un plan d’investissements de 5 milliards d’euros en soins primaires, dans l’innovation en santé, dans le déploiement de la télémédecine et dans l’hôpital de demain

    Jean-Luc Mélenchon

    • Mettre en place une stratégie nationale de santé quinquennale

    Organisation des soins

    François Fillon

    • Territorialiser le numerus clausus
    • Faciliter la création des maisons de santé pluridisciplinaires
    • Transformer les groupements hospitaliers de territoire (GHT) en groupements de santé de territoire (GST) pour les ouvrir aux cliniques privées et aux médecins libéraux

    Benoît Hamon

    • Développer les maisons de santé pluridisciplinaires

    Marine Le Pen

    • Maintenir les hôpitaux de proximité
    • Développer les maisons de santé pluridisiciplinaires

    Emmanuel Macron

    • Développer les GHT pour y inclure les établissements privés
    • Doubler le nombre de maisons de santé pluridisciplinaires d’ici 2022
    • Déconcentrer le pouvoir des Agences régionales de santé

    Jean-Luc Mélenchon

    • Développer massivement les centres de santé pluriprofessionnels

    Financement

    François Fillon

    • Progression de l’Ondam inférieure à 2% par an
    • Suppression du tiers-payant généralisé
    • Ramener l’assurance maladie à l’équilibre d’ici à 2022 en faisant 20 Mds€ d’économies en 5 ans

    Benoît Hamon

    • Révision de la T2A
    • Suppression des franchises médicales

    Marine Le Pen

    • Création d’un cinquième risque de Sécurité sociale consacré à la dépendance
    • Suppression de l’Aide Médicale d’État

    Emmanuel Macron

    • Plafonnement à 50% de la T2A
    • Tiers-payant généralisable et non généralisé
    • Progression de l’ONDAM de 2,3% par an
    • 15 milliards d’euros d’économies sur 5 ans

    Jean-Luc Mélenchon

    • Revenir sur la T2A
    • Supprimer les dépassements d’honoraires
  • Colloque de la mission Service Public d’information en santé le 27 mars 2017

    « Quelles attentes des citoyens de l’information publique de santé ? », tel sera le thème du premier colloque de la mission Service Publique d’Information en santé qui aura lieu le 27 mars 2017 au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé à Paris.

    L’objectif de ce colloque est de permettre de poser la problématique des attentes des citoyens en matière d’information en santé.

    Le colloque sera l’occasion d’une table ronde autour de la problématique ainsi que d’une démonstration du site sante.fr

    Programme

    • 9h00 – 9h30 Accueil des participants
    • 9h30 – 9h40 Ouverture du colloque 
      • Pierre Ricordeau – secrétaire général des ministères chargés des affaires sociales
    • 9h40 – 10h40 Table ronde « Quelles attentes des citoyens de l’information publique de santé? ».
      • Modération : Claire Compagnon – Inspectrice générale des affaires sociale (sous réserve)
    • Intervenants : 
      • Franck Chauvin – Vice-président du HCSP, vice-président de la Ligue contre le cancer
      • Geneviève Gueydan – Directrice de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
      • Yannick Le Guen – Directeur de la Stratégie – ARS Ile de France
      • Christian Saout – Magistrat administratif
    • 10h40 – 10h50  Démonstration de l’outil Santé.fr
      • Giovanna Marsico, déléguée au Service Public d’information en santé
    • 10h50 – 11h20 Temps d’échange avec la salle
    • 11h20 – 11h30 Conclusion
      • Claire Compagnon – Inspectrice générale des affaires sociale (sous réserve)

    L’inscription est possible via le lien ci-contre : inscription au colloque de la mission du SPIS

  • Singapour et Philips co-investissent dans des sociétés de santé numérique à fort potentiel

    L’EDBI, organe d’investissement de l’Office de développement économique de Singapour, et Royal Philips ont annoncé le 6 mars 2017 qu’ils étaient en train de co-investir dans des sociétés de santé numérique prometteuses.

    Le groupe CXA, qui possède une plateforme dédiée au bien-être et aux avantages sociaux en Asie, est la première de ces entreprises numériques innovantes à être soutenue par les deux partenaires.

    Ce projet est déployé en conformité avec l’objectif de Singapour : renforcer sa position de premier pôle de santé numérique en Asie.

    Aider CXA à suivre l’état de santé des patients pour mieux prévenir les maladies chroniques

    Fondé en 2013, CXA est une entreprise dont la valeur est aujourd’hui estimée à environ 100 millions de dollars (93 M€).

    La société, basée à Singapour, développe des solutions numériques permettant aux employeurs de mieux contrôler les coûts dédiés à la santé en fournissant des programmes personnalisés favorisant le bien-être chez les employés.

    Résultats attendus : amélioration de l’état de santé et donc de la productivité des employés, réduction des primes d’assurances.

    Avec ce partenariat, CXA va pouvoir :

    • accéder aux solutions technologiques de soins de santé déployées par Philips et aux partenaires commerciaux du groupe néerlandais dans tout le continuum de la santé, de la prévention aux soins à domicile, en passant par l’établissement du diagnostic et la phase de traitement.
    • exploiter la plateforme numérique de Philips pour analyser des données ainsi qu’intégrer les dispositifs et les services de surveillance de l’entreprise pour suivre l’état de santé des employés et leur fournir des conseils ciblés par l’emploi d’algorithmes cliniques afin de les aider à prévenir et à gérer les maladies chroniques.

    « [CXA] incarne l’innovation et l’ambition que nous souhaitons défendre à travers ce partenariat avec l’EDBI. Nous cherchons désormais à accélérer [le processus] et à [inclure dans notre programme davantage] de sociétés à fort potentiel pour offrir de meilleurs résultats en matière de santé à Singapour et répondre aux priorités du Comité pour l’économie future (the Committee for Future Economy) visant à favoriser la croissance économique [mais aussi] pour atteindre notre objectif, soit améliorer la vie de trois milliards de personnes par an d’ici 2025 », a déclaré Caroline Clarke, directrice général de la branche Philips Asean Pacific.

    EDBI et Philips : une alliance pour aider l’industrie à répondre aux besoins urgents en soins de santé

    L’EDBI et Philips ont dévoilé en 2016 les détails de leur partenariat d’investissement pour stimuler la création et la commercialisation de solutions de santé connectées sur le marché asiatique de la santé, en croissance rapide.

    L’objectif de l’alliance est d’aider les entreprises de santé numérique à renforcer leurs capacités technologiques afin d’innover, d’évoluer et de s’étendre à échelle régionale et mondiale dans l’optique de répondre aux besoins urgents en soins de santé d’une population asiatique vieillissante.

  • Taiwan and Panama are working with IBM to fight against Dengue and Zika

    In recent months, IBM has provided support to public health agencies in Taiwan and Panama to fight against dengue fever and the Zika virus, two diseases transmitted to humans by mosquitoes, common in the tropics and subtropics.

    These collaborations are performed as part of IBM’s Health Corps initiative, a new pro bono consulting that help improve public health worldwide.

    Taiwan: technologies to simulate the impact of solutions developed to battle dengue fever

    IBM is helping Taiwan Centers for Disease Control (CDC) to create computer models to predict the effect of interventions to fight dengue fever, one of the main causes of death in the tropics and subtropics

    Dengue fever is the most rapidly spreading mosquito-borne virus globally, increasing 30-fold worldwide over the past fifty years. In Taiwan, there were less than 2,000 cases were reported from 2003 and 2013. But during recent years, tens of thousands of new cases has been recorded.

    • One of the strategies under consideration by the Taiwan CDC is to use wolbachia bacterium to make it harder for mosquitoes to carry the virus. Computer models developed by IBM are able to simulate the impact of this solution on the mosquito population and on the number of human dengue cases.
    • IBM also developed models that analyze correlations between various factors, like the relationship between the level of education of a village and the number of mosquitoes eggs carrying the virus in the region or the relationship between temperature of an area and the number of larvae.

    Through the deployment of these solutions, the goal is to enable the Taiwan CDC to make more informed decisions to fight against the disease.

    « The Health Corps team we hosted last fall (2016) has not only enhanced my agency’s data analytics capability, but also inspired my staff to utilize the analytics framework to accelerate the work in global disease detection and in fighting against the threat of emerging and re-emerging infectious disease, » said Dr. Jih-Haw Chou, Director General for Taiwan’s Centers for Disease Control.

    Panama: a surveillance system to better monitor mosquitoes breeding sites

    In Panama, in collaboration with the Instituto Conmemorativo Gorgas, IBM created in February 2017 a surveillance system and a mobile application to relay time-sensitive information from field investigators to researchers, health officials and policy makers.

    Scientists from public health agencies are beginning to use the app to collect more accurate data on disease outbreaks and breeding sites of mosquitoes that spread dengue and Zika.

    In a second time, they will transmit this information to the Taiwan’s Ministry of Health to facilitate and improve decision-making for infectious diseases control.

    Panama is conducting pilot tests of the app in three townships in the next six months and plans a wider roll out by April 2018.

    « This tool will allow a more precise, geo-referenced, and timely gathering of mosquito breeding site information which in turn will result in a quicker response to and control of outbreaks, » said Dr. Nestor Sosa, Director General, Instituto Conmemorativo Gorgas.

    IBM Health Corps fight against inequalities in access to care

    The launch of IBM’s Health Corps was announced in 2016. It is the latest example of pro bono consulting and technology services within the company’s portfolio of problem solving initiatives.

    Health Corps deploys interdisciplinary teams that draw upon IBM’s capabilities in data analysis, cognitive and cloud computing, but also development of mobile applications, IoT and weather and health consulting to develop strategies that help communities improve some aspects of public health.

    The aim is to address disparities in access to health care, to improve the services of the sector and increase the impact of the solutions developed in the industry.

  • Lancement de la marque « French Healthcare » pour promouvoir l’excellence française à l’international

    French Healthcare, tel est le nom de la marque lancée le 15 mars 2017 par le ministère des Affaires étrangères pour promouvoir l’excellence française en matière de santé à l’international.

    Une association French Healthcare, qui sera constituée dans les prochaines semaines, rassemblera représentants des administrations, agences nationales, entreprises, hôpitaux et universités. L’objectif est de soutenir le déploiement des acteurs de la santé à l’international et de développer des projets d’exportation collaboratifs.

    Le budget de l’association n’est pas encore connu.

  • sante.fr : mise en ligne d’un GPS de la santé par le ministère pour informer & orienter les citoyens

    Permettre d’informer et accompagner les citoyens via la centralisation d’informations sur internet, telle est l’ambition du Service Public d’information de Santé (SPIS) prévu dans le cadre de la loi de modernisation du système de Santé de 2016. Ce moteur de recherche, « sante.fr », destiné au grand public a été conçu par l’ARS Ile de France, et sa généralisation sera pilotée par la mission Service Public de l’Information en santé du ministère des Affaires sociales et de la Santé. La version disponible à ce jour, mise en ligne après une période de test auprès d’utilisateurs, concerne donc la région Ile de France.

    Un moteur de recherche constitué d’informations de référence à destination du grand public

    Grâce à ce moteur de recherche, le grand public pourra accéder à des informations d’origine :

    • publique : émanant des autorités et agences de santé, de l’Assurance maladie, de collectivités locales, d’ARS, d’universités, etc.
    • privée à but non lucratif : émanant d’associations de patients, d’universités, de collectivités, de sociétés savantes… Ces contenus, de caractère tant régional que national, seront référencés selon des critères définis par le Standard de l’information en santé.

    Ainsi, le public peut accéder à des informations d’ordre scientifique, technique, ou administratif.

    L’objectif est de mettre à disposition sur un seul moteur de recherche toutes les informations pouvant intéresser les citoyens tout en leur garantissant un certain niveau de fiabilité, d’indépendance et de mise à jour.

    Orienter et informer grâce à une appli intelligente

    Simple d’utilisation, l’application est disponible sur Ios. Elle permet de chercher un professionnel de santé, un établissement, une pharmacie… avec des informations vérifiées et qualifiées sur les modalités d’accès. Elle permet également de géolocaliser l’offre la plus proche de soi.

    L’application permet aussi de trouver une information sur les pathologies, des conseils et recommandations de prévention. L’utilisateur peut créer son compte et recevoir des informations et des alertes personnalisées, par exemple en cas de pollution de l’air.

    Pensée « Web et utilisateur « , l’application est apprenante et cherche à s’améliorer en fonction des retours des utilisateurs et de leurs usages.

    Premier palier de réalisation du SPIS

    Selon les informations recueillies par H&TI, sante.fr devrait être annoncé au public avant la fin mars . Il sera la première étape de la réalisation complète du SPIS. Le service devrait se généraliser dans les autres régions dès 2017.

    Avec une gouvernance partagée entre institutionnels et représentants de patients, sante.fr cherche également à ouvrir une nouvelle dimension de la démocratie en santé.

  • Signalement des effets indésirables : ouverture du portail signalement-sante

    Signalement-sante.gouv.fr, tel est l’adresse du portail ouvert le 13 mars 2017 par le ministère de la Santé pour le signalement des événements sanitaires indésirables. Prévu par la loi de modernisation du système de santé, le site simplifie les démarches à effectuer en la matière, pour les usagers comme les professionnels.

    Trois cas de figure sont prévus selon l’événement indésirable ou la situation identifiée :

    • déclaration en ligne directe ; 
    • renvoi vers des systèmes de télé-déclaration existants, comme par exemple le portail vigie-radiothérapie de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ;
    • renseignements sur la démarche à suivre pour certains signalements spécifiques qui nécessitent d’être effectués soit par un professionnel de santé (côté usager) ou par un professionnel spécialisé (côté professionnel).