Etablissements

  • Le réseau des plateformes territoriales d’appui (PTA) en septembre 2018

    Définies par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et par le décret du 4 juillet 2016 relatif aux fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours de santé complexes, les PTA ont pour objectif d’apporter un appui aux professionnels de premier recours pour les situations complexes, sans distinction d’âge, de handicap ou de pathologies.

    Ainsi, les PTA, propres à chaque territoire, ont globalement vocation à :
    • informer et orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales du territoire ;
    • servir d’appui à l’organisation des parcours complexes, pour une durée adaptée aux besoins du patient ;
    • soutenir les pratiques et initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination.

    Health&Tech Intelligence a répertorié les PTA déjà créées à date en identifiant leurs responsables et les partenaires déjà connus. D’autres sont actuellement en cours de constitution sur le territoire national et des appels à projets sont toujours en cours pour certaines régions.

  • Data : le réseau des plateformes territoriales d’appui (PTA) en septembre 2018

    Définies par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et par le décret du 4 juillet 2016 relatif aux fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours de santé complexes, les plateformes territoriales d’appui (PTA) ont pour objectif d’apporter un appui aux professionnels de premier recours pour les situations complexes, sans distinction d’âge, de handicap ou de pathologies.

    Ainsi, les PTA, propres à chaque territoire, ont globalement vocation à :
    • informer et orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales du territoire ;
    • servir d’appui à l’organisation des parcours complexes, pour une durée adaptée aux besoins du patient ;
    • soutenir les pratiques et initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination.

    Health&Tech Intelligence a répertorié les PTA déjà créées à date en identifiant leurs responsables et les partenaires déjà connus. D’autres sont actuellement en cours de constitution sur le territoire national et des appels à projets sont toujours en cours pour certaines région

    Le tableau récapitulant les PTA existantes est disponible via ce lien.

  • Un « cohort innovation day » centré sur l’IA et la collaboration public/privé (Paris, le 03/10/2018)

    L’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (ARIIS), en partenariat avec l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), organisera à Paris le 3 octobre 2018 un « cohort innovation day », soit une journée de tables rondes et de meetings autour de la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les plateformes d’épidémiologie et de recherche translationnelle de haut potentiel appelées cohortes. 

    En effet, les cohortes sont « des infrastructures que les entreprises de santé – qu’elles interviennent dans le domaine des médicaments, des technologies médicales, du diagnostic ou de biotechnologies – soutiennent activement. En effet, ces industries ont besoin de ces infrastructures pour conduire leurs études de recherche et développement et parfois même leurs observations d’utilisation en vie réelle », précisent les organisateurs du Cohort Innovation Day.
    Aussi, c’est pour soutenir la collaboration entre ces infrastructures et les industries de santé, définir différentes pistes de collaborations entre porteurs de projets et industriels, permettre aux industries de prendre connaissance des projets de recherche, banques de données et biobanques portés par des chercheurs du secteur public, promouvoir la compréhension des maladies et de faciliter le développement de traitements innovants, etc. qu’une journée thématique appelée Cohort Innovation Day est organisée tous les deux ans.

    Pour cette journée d’octobre 2018, le thème de l’intelligence artificielle a été retenu, ainsi que – selon des critères d’excellence scientifique, d’appétence pour les travaux d’analyse des données avant-gardistes, de robustesse des financements académiques (PIA, INCa), etc. – 16 cohortes à même de nouer des partenariats avec les 14 industriels participants. 

    L’inscription peut être réalisée jusqu’au 28 septembre 2018 via le lien ci-contre.

    Programme

    La journée sera divisée en deux parties : la matinée sera dédiée à des débats scientifiques et interventions d’experts sur l’IA et son usage au sein des cohortes, et l’après-midi consistera en un « B2B meeting » entre acteurs industriels et représentants des cohortes visant à développer de nouveaux partenariats public/privé.

    08h15-14h30 : Matinée : l’intelligence artificielle et les cohortes en débat

    • 08h15-09h00 : Accueil des participants
    • 09h00-09h10 : Ouverture de l’événement : pourquoi la France ?
    • 09h10-09h30 : L’épidémiologie au 21ème siècle : défis et opportunités
    • 09h30-09h50 : La cohorte Constances : objets, applications présentes et futures
    • 09h50-10h45 : Table ronde n°1 : L’intelligence artificielle pour favoriser la découverte : que peut-on réellement attendre ?
    • 10h45-11h00 : Cas pratique – De Paris à Boston : un « deep patient » en néphrologie
    • 11h00-11h30 : Pause café
    • 11h30-11h50 : Le point de vue d’un industriel d’envergure internationale – Les données générées par l’étude du génome humain et les progrès de l’analyse pour accélérer la découverte de médicaments
    • 11h50-12h45 : Table ronde n°2 : Les données de vie réelle : un large aperçu des standards de demain
    • 12h45-12h55 : Panorama des start-ups françaises de la santé utilisant l’Intelligence artificielle dans les cohortes
    • 12h55-13h15 : Conclusions et point de vue d’Israël
    • 13h15-14h30 : Déjeuner networking avec des start-ups

    14h30-18h00 : Après-midi : meetings B2B entre industries et cohortes

    Cette session de rencontres vise à favoriser l’émergence de nouveaux partenariats privé/public.

    Aussi participeront au B2B meetings des représentants de :

    • 16 cohortes : BACAP, CANTO, CKD-REIN, COBLAnCE, Colibri, Constances, Elfe, Epipage2, ESME, E3N/E4N, FREGAT, MEMENTO, OFSEP, RAMSES, REALYSA, SFDT1 ;
    • 14 industries : Astrazeneca, GSK, IPSEN, IQVIA, Janssen, Lilly, Merck, MSD, Pfizer, Roche, Sanofi Pasteur, Servier, Shire, Stago.

  • L’ASIP Santé lance une plateforme de formation à la e-santé en ligne : esante-formation.fr

    L’Agence des systèmes d’information partagé de Santé (ASIP Santé) a mis en ligne le 14 septembre 2018 une plateforme de formation en ligne centrée sur la e-santé : Esante-formation.fr.

    Cette plateforme de e-formation vise à favoriser, au moyen de contenus « courts » et « pédagogiques », la bonne compréhension du cadre réglementaire de la e-santé, la connaissance des services numériques nationaux et des acteurs en présence. L’objectif est de pouvoir accompagner toute personne porteuse d’un projet de e-santé désireuse de bénéficier d’une formation, qu’elle soit néophyte ou un « acteur plus averti », tel qu’un professionnel de santé, un industriel, un usager-expert, etc. 

    Concrètement, une trentaine de modules d’enseignement sont actuellement disponibles et regroupés en huit thématiques : cadre juridique de la santé numérique, cadre d’interopérabilité, politique générale de sécurité, sécurité opérationnelle des SI, portail de signalement des effets indésirables graves signalement-sante.gouv.fr, simplification et dématérialisation du parcours patient encadrées par le programme Simphonie, outil d’évaluation multidimensionnelle MAIA, acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    En outre, l’ASIP Santé qualifie sa plateforme :
    • d’évolutive : le contenu pédagogique sera enrichi progressivement de nouvelles rubriques produites par l’ASIP Santé ou ses partenaires ;
    • de collaborative : les internautes peuvent télécharger ces contenus, mais également noter et commenter ces derniers voire en proposer de nouveaux ;
    • d’interactive : afin de personnaliser l’enseignement, des parcours de formation seront progressivement mis en place, alimentés de contenus interactifs et de mises en situation.

    Il est possible d’accéder directement à la plateforme via le lien ci-contre.

    Les modules d’enseignement proposés en septembre 2018

    Une trentaine de modules sont regroupés en 8 grands thèmes, eux-même répartis en 4 axes de déploiement de la e-santé : les référentiels de la e-santé, les guides, les services numériques nationaux et l’accompagnement des acteurs.

    Référentiels

    • Thème n°1 : Cadre juridique 
      • Module « Qualification d’équipe de soins » : « La loi de santé a fait évoluer la notion d’équipe de soins, afin de mieux prendre en compte le parcours patient. Qu’est-ce qui caractérise une équipe de soin ? Dans quelle situation peut-on parler d’équipe de soins ? »
    • Thème n°2 : Cadre d’interopérabilité 
      • Module « Qu’est-ce que le cadre d’interopérabilité ? »
      • Module « Les cas d’usage du cadre d’interopérabilité »
      • Module « Les enjeux du cadre d’interopérabilité »
      • Module « L’évolution du cadre d’interopérabilité »
    • Thème n°3 : Politique générale de sécurité
      • Module « Introduction à la Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) » : en quoi cette politique générale de sécurité sert ? En quoi peut-on être concerné ?

    Guides

    • Thème n°4 : Sécurité opérationnelle des SI
      • Module « La sécurité des mots de passe » : comment créer rapidement un mot de passe infaillible ?
      • Module « La robustesse de vos mots de passe » : méthodes pour créer des mots de passe robustes et simples à retenir
      • Module « Gérer ses courriels » : comment éviter les piratages de messagerie ?
      • Module « L’arnaque à la loterie » : comment identifier les pishing, ou arnaques à la loterie ?
      • Module « L’arnaque à l’ami en détresse »
      • Module « L’infection par pièce jointe » : comment identifier les attaques virales par pièce jointe ?
      • Module « Les attaques ciblées » : à propos de l’attaque des postes de travail des collaborateurs passant par le réseau interne de l’entreprise
      • Module « L’arnaque 419 ou arnaque à la nigériane »
      • Module « L’arnaque au président » : à propos de l’attaque permise par l’usurpation d’identité

    Services numériques nationaux

    • Thème n°5 : La plateforme de signalement d’effets indésirables signalement-sante.gouv.fr
      • Module « Le portail de signalement » : définition du périmètre du portail, explication du fonctionnement du guidage du déclarant et de la télé-déclaration en ligne
      • Module « Le signalement de multi-vigilances » : point de vue du déclarant et point de vue de l’évaluateur
      • Module « L’espace évaluateur » : accès à l’espace personnel, traitement et acquittement de chaque signalement 
      • Module « Les fonctions d’administration » : gestion des comptes évaluateurs, gestion des paramètres de relance et d’escalade
    • Thème n°6 : Simphonie, programme d’accompagnement des établissements de santé dans la sécurisation de leurs recettes et dans la diminution de la charge administrative des personnels et des patients, qui s’appuie sur des outils numériques : Diapason et ROC
      • Module « Diapason – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution de paiement Diapason
      • Module « Diapason – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement de Diapason
      • Module « ROC – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution ROC pour l’application du tiers-payant dans les établissements de santé
      • Module « ROC – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement général de la solution ROC
    • Thème n°7 : L’outil d’évaluation multidimensionnelle du maintien à domicile MAIA, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonome (CNSA)
      • Module « La fonction de gestionnaire de cas » : qu’est-ce-que la fonction de gestionnaire de cas ? quelles sont ses missions principales ?
      • Module « Le contexte d’utilisation de l’outil InterRAI Home Care »
      • Module « La démarche InterRAI » : construction, objectifs et intérêts de l’outil
      • Module « Le fonctionnement de l’outil InterRAI Home Care » : structuration concrète de l’outil d’aide à la décision
      • Module « L’outil InterRAI Home Care autour d’une situation concrète » : illustration du fonctionnement et des résultats possibles de l’utilisation de l’outil

    Accompagner les acteurs

    • Thème n°8 : Les acteurs de l’écosystème de la e-santé
      • Module à venir « Les acteurs de l’écosystème Santé »
  • L’ARS ARA accompagne 21 services dans le déploiement de la réhabilitation améliorée après chirurgie

    L’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpe (ARS ARA) a annoncé par communiqué le 14 septembre 2018 qu’elle poursuivra l’accompagnement des établissements de la région dans le déploiement de la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC). Concernée par le développement de cette nouvelle modalité de prise en charge centrée sur le patient, son chemin clinique et son parcours de soins depuis novembre 2015, l’ARS ARA s’est en effet engagée au cours de l’été 2018 à accompagner 21 services dans la mise en place de la RAC.

    Cette décision intervient après l’analyse des résultats obtenus à l’issue de la première démarche d’accompagnement d’établissements, qui a avait conduit l’ARS à épauler 40 services de chirurgie de la région pendant plus d’un an.
    Ces résultats ont confirmé l’impact positif des mesures coordonnées, complémentaires entre l’anesthésie, la chirurgie et les soins de suite et de réadaptation, mises en place dans le cadre de la RAC : la réhabilitation améliorée après chirurgie permet de diminuer la durée moyenne de séjour sans répercussion négative sur le taux de ré-hospitalisation et de transfert en soins de suite et réadaptation.

    « Par exemple, dans le cas d’une chirurgie orthopédique de prothèse du genou, le constat depuis la mise en place de la RAC fait état : d’une diminution de 3 jours de la durée moyenne de séjours à l’hôpital (DMS), sans aucune augmentation des taux de ré-hospitalisation, et d’une baisse des transferts des patients en soins de suite et réadaptation, de 43 % à 34 % », précise l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes dans son communiqué.

    L’accompagnement des établissements

    Méthodologie d’accompagnement

    L’ARS Auvergne-Rhônes-Alpes (ARA) a décidé, pour cette seconde vague d’accompagnement des services de santé, de s’appuyer sur une méthodologie similaire à celle qu’elle avait utilisée au cours de la première démarche d’accompagnement des établissements, lancée en 2015.

    En effet, un appel a candidatures a été lancé auprès des établissements de santé de l’ensemble de la région. Cet appel vise à identifier des services « postulants », qui n’ont pas mis en œuvre la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAC) et souhaitent s’engager pour son déploiement, ainsi que des services « référents », qui ont déjà une expérience confirmée de la RAC et souhaitent partager cette expérience.

    Ainsi, 6 groupes ont été constitués par 15 équipes postulantes et 6 équipes référentes de chirurgies orthopédique, digestive, gynécologique et thoraciques issues de tous les types d’établissements (CHU, CH, établissements privés, etc.).

    « Il ne s’agit pas d’enseignement passif mais d’accompagnement d’une nouvelle organisation des soins », explique l’Agence régionale de santé ARA : les équipes référentes partagent leur expérience avec les équipes postulantes, selon un modèle de compagnonnage, « de pair à pair », afin de permettre aux équipes postulantes comme aux équipes référentes de progresser, de s’améliorer dans la mise en œuvre de la RAC.

    Calendrier d’accompagnement

    Le programme de travail est organisé en 3 grandes étapes, réparties sur 20 mois : après un « auto-diagnostic de la pris en charge » en juillet 2018, le mois d’octobre 2018 sera centré sur la « définition de l’organisation cible et d’un plan d’actions » et celui de décembre 2018 sur l’ »accompagnement du développement de l’organisation cible de la RAC ». Le bilan des actions menées sera enfin dressé en octobre 2019.

    « Le point fort à respecter dans l’implémentation de la démarche est la cohésion des équipes autour d’un projet d’établissement« , précise l’ARS.

    Aussi, il est prévu qu’un suivi quotidien soit réalisé pendant toute la durée de la démarche par un audit interne des pratiques : les équipes devront systématiquement enregistrer tous les patients intégrés dans la démarche RAC.

    De plus, un suivi régional trimestriel sera assuré par l’Agence régionale de santé ARA et portera sur 4 indicateurs : la durée moyenne de séjour, les indicateurs de performance de la durée moyenne de séjour, le taux de ré-hospitalisation et le taux de transfert en SSR, en fonction de la liste des groupes homogènes de malades (GHM).

  • La croissance de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) a diminué en 2017

    Les résultats des comptes de la santé, qui ont été publiés par la Drees le 10 septembre 2018 et qui rendent compte de la consommation de soins en France et la replacent dans une perspective internationale, a révélé une croissance de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) historiquement basse : elle n’aurait augmenté que de 1,3 % en 2017, contre 2,0 % en 2016, en raison du « fort ralentissement des soins hospitaliers ».

    En 2017, la CSBM s’élevait à 199,3 milliards d’euros, soit environ 2 977 euros par habitant, 8,7 % du PIB et un léger repli par rapport à 2016.

    En outre, elle était financée à 77,8 % par la Sécurité sociale, soit 0,2 point de plus par an entre 2008 et 2017. Cette augmentation pourrait s’expliquer par « la hausse du nombre d’assurés exonérés du ticket modérateur liée au vieillissement de la population et au développement des pathologies chroniques« .
    La part du reste à charge direct des ménages dans la CSBM a poursuivi son mouvement de baisse régulière depuis 2008. Ainsi, au sein des pays de l’OCDE, la France serait le pays où le reste à charge des ménages est le plus limité en part de la dépense courante de santé au sens international (DCSi) – qui recouvre la CSBM majorée notamment des dépenses de soins de longue durée et des subventions au système de soins.

    Par ailleurs, la publication de tels résultats a suscité des réactions notamment de la part de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (SFPF) qui, en septembre 2017, avait contesté la méthodologie utilisée dans le rapport annuel de la Dress : selon le SFPF, cette méthodologie se traduit par une majoration injustifiée de la consommation de médicaments non remboursables, entretenant l’idée que les pharmaciens d’officine incitent à la consommation de médicaments non remboursables et servant « ceux qui militent, à grand renfort publicitaire, pour une dérégulation du marché des médicaments non remboursables ».
    Aussi, la SFPF s’est félicité cette année des corrections apportées par la Dress qui, conformément aux analyses du syndicat, a revu dix années d’historique, ramenant par exemple la consommation de médicaments non remboursables de 4,069 milliards d’euros à 2,806 milliards d’euros en 2016.

  • Télémédecine : la HAS prévoit de rédiger un guide de bon usage avant la fin de l’année 2018

    À l’occasion de la généralisation de la téléconsultation, le 15 septembre 2018, la Haute autorité de santé (HAS) a annoncé qu’elle rédigerait d’ici la fin de l’année 2018 un guide de recommandations, de bon usage de la téléconsultation.

    « Comme dans la pratique médicale classique, la télémédecine [doit respecter] les règles de déontologie, d’éthique, de confidentialité, les lois et règlements (autorisations d’exercer, assurance professionnelle, etc.) et les standards de pratique clinique (recommandations de bonnes pratiques, etc.) », explique la HAS, qui a été saisie sur la qualité et la sécurité de ces nouvelles pratiques. C’est pourquoi un guide de recommandations doit paraître afin d’aider les professionnels à s’approprier ce nouveau mode d’exercice.

    Plus précisément, ce guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de téléconsultation et de télé-expertise, dont la généralisation est attendue pour février 2019, proposera :
    – des recommandations pratiques sur l’organisation d’une téléconsultation (formation, conditions de lieu, etc.) ;
    – des conseils de mise en œuvre de ces nouvelles pratiques, de la préparation de l’acte à sa suite en passant par sa réalisation ;
    – des précisions concernant les moyens techniques requis, dont des explications à propos du fonctionnement du matériel, des rappels sur la conformité aux règles de sécurité informatique et de confidentialité ;
    – des supports d’évaluation visant à améliorer les pratiques ;
    – des outils d’information des patients.

    La HAS précise par ailleurs sur son site internet que « des travaux spécifiques seront conduits dans le domaine de l’imagerie médicale », et rappelle qu’elle avait déjà publié en avril 2018 une fiche mémo (disponible via le lien ci-contre).

  • #FASN2018 : pour 94 % des acteurs de la santé, le numérique peut améliorer le parcours patient

    À l’occasion de l’étape du 20 septembre 2018 centrée sur l’hôpital du futur de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), Care Insight a mené une enquête auprès des acteurs de la santé afin mettre en évidence leurs attentes pour l’hôpital, leur perception des innovations organisationnelles ou technologiques hospitalières.

    Ainsi, les réponses d’environ 300 personnes à un questionnaire diffusé entre juillet et septembre 2018 sur le site de la campagne FASN et sur les réseaux sociaux ont permis de constater que les acteurs de la santé attendent une optimisation des échanges entre professionnels à l’hôpital ainsi que de nouvelles mesures réglementaires à mêmes de favoriser l’innovation hospitalière, l’émergence de solutions numériques qui pourraient contribuer à fluidifier le parcours patient à l’hôpital.

    En effet, seuls 8% des répondants trouvent le partage d’informations au sein des hôpitaux publics « complètement efficient », et pour 44% d’entre eux, la priorité que devrait traiter le grand plan hôpital annoncé par le gouvernement en septembre 2018 est la coordination des professionnels, devant l’augmentation des effectifs salariés (22%), la modernisation de la tarification hospitalière (21%) et la réduction des déficits publics (7%). 

    De plus, 70% des participants au sondage estiment que les réglementations en vigueur ne favorisent pas l’innovation hospitalière alors que pour 94% d’entre eux, les solutions numériques peuvent contribuer à améliorer le parcours patient à l’hôpital. 59% des répondants leur trouverait même un « énorme potentiel » d’amélioration du parcours patient.

    En outre, Care Insight a interrogé les acteurs sur leur perception des regroupements hospitaliers sur les territoires, et 59% des répondants ont affirmé cette logique « compatible avec les hôpitaux de proximité préconisés par le récent rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie » .

  • Le secrétaire d’État à la Santé britannique promeut la coopération entre le Royaume-Uni et la Chine

    Matthew Hancock, secrétaire d’État britannique à la Santé et aux Services sociaux, est en Chine pour promouvoir la coopération entre les deux pays en matière d’innovation dans le secteur des soins, a annoncé son Département dans un communiqué publié le 17 septembre 2018. « Il voyage avec certaines des plus grandes entreprises technologiques du Royaume-Uni pour développer des opportunités commerciales », est-il précisé.

    Au cours de sa visite, le secrétaire d’État rencontrera à Pékin le ministre chinois de la Santé, Ma Xiaowei, pour discuter de la manière dont les deux pays peuvent collaborer dans l’optique d’aider les patients à vivre plus longtemps, en meilleure santé et plus heureux « en exploitant le potentiel de la technologie« . « En tant que leaders mondiaux, le Royaume-Uni et la Chine doivent travailler en étroite collaboration pour aborder les nouveaux [enjeux] de santé tels que la résistance croissante aux antibiotiques, le vieillissement de la population et la puissance de la technologie », a-t-il déclaré (communiqué).

    Matthew Hancock a également participé du 18 au 20 septembre 2018 au Forum économique mondial de Tianjin, qu’il a co-présidé, notamment pour défendre les innovations mises en œuvre dans son pays dans le domaine des soins. « Je veux que le Royaume-Uni dispose du système de santé le plus avancé au monde et [cette visite est] une excellente occasion de défendre nos secteurs des sciences de la vie et de la health tech d’envergure mondiale. »

    Un accord de collaboration déjà signé avec la France (IA et numérique)

    Ce n’est pas la première fois que Matthew Hancock est chargé par le gouvernement britannique de renforcer les liens avec un autre pays dans le domaine des nouvelles technologies. Le 5 juillet 2018, il a signé à Paris deux mémorandums d’entente axés sur l’intelligence artificielle (IA) et le numérique avec le secrétaire d’État chargé du Numérique français, Mounir Mahjoubi, à l’occasion du colloque Digital France (voir article en lien ci-contre intitulé « Une alliance franco-britannique pour l’IA : mutualiser pour s’imposer à l’échelle internationale »).

    Bien que la santé ne fasse pas partie des priorités de ces accords, elle constitue le secteur dans lequel les innovations en IA seront les plus perceptibles dans les mois à venir, avait alors déclaré Mounir Mahjoubi à Health & Tech Intelligence.

  • Télémédecine : organisation de télé-staffs sur les épilepsies rares dans le Grand Est et vers les DOM

    À l’occasion de la généralisation de la télémédecine, le 15 septembre 2018, Health & Tech Intelligence revient sur un axe particulier de la télé-expertise : le télé-staff, ou réunion de professionnels de santé dématérialisée, permise à distance par un système de télémédecine tel que celui mis en place à la fin de l’année 2017 par le CHRU de Nancy, qui permet aux professionnels du Grand Est, de Bourgogne-France-Comté et des DOM de communiquer entre eux de façon sécurisée à propos de cas d’épilepsies rares.

    En effet, ce dispositif de télémédecine, appelé Odys et porté par le Groupement de coopération sanitaire (GCS) Télésanté Lorraine et le GCS e-santé Champagne-Ardenne, permet de partager « de façon sécurisée et interactive des électroencéphalogrammes (EEG) et des EEG-vidéos avec d’autres structures hospitalières du Grand-Est, de Bourgogne-Franche-Comté et d’Outre-Mer, pour étudier à distance des cas d’épilepsies rares et complexes », précise un communiqué du CHRU de Nancy.

    Fin avril 2018, le CHU de Reims s’est également associé à ce projet afin de participer à ces télé-staffs, et d’après le site web Reseau CHU, d’autres demandes d’établissements seraient, le 20 septembre 2018, « en cours d’étude » – par exemple, un service Fort-de-France et le CHR de Metz-Thionville devraient prochainement rejoindre le dispositif.

    Finalement, « en développant des points de compétence sur tout le territoire, en lien avec les sites experts », ce dispositif pourrait soutenir la mise en place d’une filière innovante de prise en charge des épilepsies rares, difficiles à diagnostiquer mais surtout à traiter du fait de la rareté des professionnels spécialistes de ces pathologies.

    Un télé-staff pour optimiser la réponse à un besoin médical particulier

    « Les maladies épileptiques ont de nombreuses causes et beaucoup sont liées à des maladies rares (malformations corticales, vasculaires, causes génétiques et métaboliques, etc.) », explique dans un communiqué le CHRU de Nancy, où 33% des patients pris en charge pour épilepsie seraient concernés par ces causes rares.

    Or, alors que ces cas rares ont besoin de compétences multidisciplinaires, seuls deux CHU sont en mesure, dans les régions Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté, de fournir une expertise appropriée – le CHRU de Nancy, qui est officiellement centre constitutif du centre de référence épilepsies rares, et le CHU de Strasbourg – et il n’existait pas jusqu’à présent de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) régulières permettant de discuter à l’échelle interrégionale de ces dossiers d’épilepsies rares ou complexes.

    « C’est pourquoi un système de télé-staff multi-sites avec échange audio et vidéo entre les médecins neurologues des différentes structures de santé a été mis en place », explique le CHRU de Nancy.

    Une filière innovante de prise en charge des épilepsies rares

    La solution Odys, un exemple de dispositif de télémédecine permettant la conduite de staffs dématérialisés

    De manière général, Odys permet :

    • la prise en charge des AVC en phase aiguë et des insuffisants rénaux à distance ;
    • des téléconsultations de dermatologie et de gériatrie ;
    • des téléconsultations dans des établissements particuliers tels que des centres pénitentiaires ou des EHPAD.

    Mais c’est parce qu’elle permet également de tenir des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire à distance (e-RCP) en visioconférence, et dans ce cadre d’échanger des documents et des données de santé de façon sécurisée, qu’elle a été retenue par le CHRU de Nancy. En effet, ce service permet « une visualisation synchrone de tracés EEG, couplée à une vidéo du patient filmé lors de l’examen », précise le CHRU.

    Les premières expériences de télé-staffs d’épilepsie rare

    Trois télé-staffs ont déjà été organisés entre le CHRU de Nancy, le CHU de Besançon, le CHU de Reims et le CH de Cayenne.

    Ces télé-staffs ont notamment permis d’impliquer davantage de spécialistes en neurologie dans des réunions régulières, « sans contraintes de déplacement et avec un gain de temps dans l’organisation de ces RCP », ajoute le CHRU de Nancy. Aussi, ces staffs rendent possible l’étude de plus de cas d’épilepsies rares recensés dans des territoires différents, et la haute qualité audiovisuelle des visioconférences et des documents transmis favorise le diagnostic.