Etablissements

  • Pierre Maggioni, DG du Mipih, mis en examen pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence

    Le directeur général du Mipih (Midi Picardie informatique hospitalière), structure publique basée à Toulouse et spécialiste notamment de l’hébergement de données santé, est mis en examen. La justice soupçonne Pierre Maggioni, à la tête du groupement d’intérêt public depuis 1997, de prise illégale d’intérêt et trafic d’influence. Elle l’a placé sous le régime de témoin assisté sur des soupçons de favoritisme. 

    Selon France 3, qui a signalé l’affaire le 17 mai 2019, Pierre Maggioni a annoncé le même jour à ses salariés, réunis en assemblée générale extraordinaire, sa mise en examen par la juge d’instruction Florence Bru, à la suite d’une plainte du Lesiss (Les entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux), qui rassemble les éditeurs privés de SIH concurrents du Mipih.

    Le Lesiss a annoncé en février 2017 avoir déposé plainte avec constitution de partie civile contre le Mipih  auprès du tribunal de grande instance de Toulouse pour trafic d’influence, corruption active et prise illégale d’intérêts, estimant que le statut du Mipih constitue une distorsion de concurrence entre acteurs industriels, notamment dans le domaine des systèmes d’information de santé, en particulier dans la sphère hospitalière.

    Pierre Maggioni se dit « sidéré » de cette mise en examen et dénonce une « nouvelle tentative à visée médiatique [du Lesiss de] s’attaquer au secteur des éditeurs publics ». Le président d’honneur et ex-délégué général du Lesiss, Yannick Motel, répond que la plainte a pour but de « ralentir un système de distorsion de la concurrence, parfaitement connu par la puissance publique, qui perdure depuis des années ».

    Le Mipih, fournisseur public de logiciels et de prestations informatiques aux établissements sanitaires et médico-sociaux, créé en 1994, revendique plus de 520 établissements de santé adhérents, plus de 550 collaborateurs et la place de premier producteur de paie hospitalière. Il est certifié HDS.

    Le détail de l’affaire

    Selon les explications de Pierre Maggioni à, il a été convoqué le 30 mars par la juge d’instruction « pour une première comparution en vue de sa mise en examen, à titre personnel et en tant que représentant légal du Mipih » (source : Tic Santé). La justice lui reproche notamment « le versement, par le GIP Mipih, entre 2013 et 2016, d’un loyer à une société civile immobilière (SCI) dont il détenait la moitié des parts, pour son logement de fonction, une maison située dans la région toulousaine ».

    Pierre Maggioni se justifie en déclarant que cette solution a été préférée au versement de « l’indemnité à laquelle le directeur général du Mipih, détaché de la fonction publique hospitalière, a droit pour son logement de fonction, dont le montant était supérieur au loyer ». Il affirme avoir « pris des renseignements [auprès de fiscalistes] pour s’assurer que ce montage était légal ».

    Les accusations de trafic d’influence visent l’emploi de commercial occupé par le fils de Pierre Maggioni entre novembre 2016 et juin 2017 chez l’éditeur privé Evolucare, dont le Mipih est client. « On m’accuse d’avoir joué de mon influence pour lui obtenir un poste qui n’a duré que 7 mois, alors que nous avons démontré que ni le chiffre d’affaires d’Evolucare, ni celui du Mipih, ni la paye de mon fils n’avait augmenté à cette période », se défend le directeur.

    Un GIP sous haute surveillance

    Un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) de Midi-Pyrénées daté de 2013 a mis en évidence « une série de dysfonctionnements qui montrent que le groupement s’est souvent affranchi des règles de la gestion publique[, notamment] des « règles de transparence et de mise en concurrence relatives aux achats ».

    Tic Santé affirme qu’une autre plainte pour « prise illégale d’intérêt, abus de biens sociaux et trafic d’influence » à l’encontre du directeur général du Mipih, déposée en décembre 2018 par le syndicat Force ouvrière (FO), « est en cours d’instruction », de même qu’un nouvel audit du Mipih par la CRC Occitanie, « portant sur les exercices 2012 et suivants».

  • Start-ups innovantes du DM : la HAS encourage à demander une rencontre précoce en vue du marquage CE

    « J’encourage les start-ups à solliciter des rencontres précoces avec la Haute autorité de santé (HAS), à venir nous rencontrer en amont du marquage CE », souligne Chantal Belorgey, directrice de l’évaluation médicale économique et de santé publique à la HAS, intervenue lors de la table ronde « Quelle stratégie d’accès au marché », organisée dans le cadre de la journée Start-ups innovantes du Snitem, le 14 mai 2019, en amont du Medtech Forum.

    Après un rappel du procédé à suivre pour demander un remboursement auprès de l’Assurance maladie (documents à télécharger ci-contre), les intervenants ont insisté sur l’importance de mener une réflexion « au plus tôt » afin d’être bien préparé. Cette session a notamment mis en avant le rôle d’Ascam-DM, première association des sociétés de conseil spécialisées en accès au marché et remboursement des dispositifs médicaux en France.

    Nécessité pour les entreprises :

    Anticiper pour mieux appréhender les exigences en matière de :

    • données cliniques ;
    • données économiques.

    Connaître l’environnement :

    • structures d’évaluation et tarifications nationales ;
    • structures d’aide à la recherche clinique et économique ;
    • les organisations professionnelle

    Ascam propose des rencontres précoces pour « aller sur la bonne voie »

    « Une réflexion stratégique est primordiale pour aller sur la bonne voie », soulignent les 3 membres d’Ascam-DM, Sylvia Germain, présidente, Benoît Salaün, trésorier, et Michel Verhasselt, secrétaire.

    « L’une des difficultés est de trouver un consensus entre les attentes des autorités, celles des professionnels de santé et celle des entrepreneurs », complète Benoît Salaün. C’est ce que tentent de faciliter les membres d’Ascam, qui insistent sur l’aspect pédagogique de leur association.

    Pour obtenir un remboursement, il faut une évaluation sur 3 volets, rappelle Michel Verhasselt :

    • le service attendu ;
    • l’amélioration attendue ;
    • l’impact attendu.

    « Nous proposons des rencontres précoces sur un protocole d’études par exemple, explique-t-il. Il s’agit de rencontres officielles qui doivent être préparées. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs de mettre en place dès le départ la bonne étude et le bon outil pour gagner du temps. »

    Il ajoute qu’Ascam dispose d’une « cellule innovation » pour « tester l’éligibilité du produit au forfait innovation » par exemple ou échanger avec les autorités sur l’article 51.

    Focus sur les dispositifs dérogatoires

    • forfait innovation : financement d’une étude pour des produits nouveaux et pas encore diffusés ;
    • article 51 de la LFSS pour 2018 ;
    • un outil nouveau qui permet de déroger à de nombreuses règles existantes ;
    • des expérimentations qui peuvent être portées par tout type de porteur de projet, y compris les entreprises qui développement des dispositifs médicaux.
  • G7 santé : vers une plateforme participative pour le partage des connaissances entre membres du G7

    Les ministres de la Santé des pays du G7 se réunissent à Paris les 16 et 217 mai 2019 avec pour objectif de « favoriser l’accès à la santé pour tous à travers le renforcement des soins primaires ».

    Les pays représentés seront la France, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, avec pour invités le Burkina Faso et le G5 Sahel. La France assure la présidence du G7 depuis le 1er janvier 2019.  

    Selon le dossier de presse diffusé par le ministère des Solidarités et de la Santé, il s’agira notamment d’améliorer la lutte contre 3 pandémies : le sida, la tuberculose et le paludisme. La France voudrait mobiliser l’ensemble des acteurs du Fonds mondial de lutte contre ces maladies, à l’approche de la Conférence de reconstitution de ses ressources, organisée le 10 octobre à Lyon. L’ambition est de « lever au moins 14 milliards de dollars (environ 12,5 M€) pour éliminer ces trois maladies d’ici 2030 ». 

    À l’issue du G7, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Fonds mondial et la Banque mondiale remettront un rapport sur les modalités de mise en place d’une « plateforme web participative » pour le partage des connaissances entre les membres du G7 sur les soins primaires. Les organisations seront invitées à signer « une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer » en ce sens.  

    Les conclusions du G7 santé publiées à l’issue du sommet contribueront notamment à l’agenda des solutions qui sera présenté lors du Sommet des chefs d’État du G7, organisé à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

  • ARS Pays de la Loire : AMI sur l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile (10/07)

    L’agence régionale de santé des Pays de la Loire, en concertation avec les 5 départements de la région, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile pour personnes âgées en perte d’autonomie. 

    Il s’adresse à tous les organismes gestionnaires, titulaires d’une activité médico-sociale pour personnes âgées.

    Les modalités de candidatures sont les suivantes :
    • dépôt d’une lettre d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • dépôt d’un pré-projet : jusqu’au 6/09/2019

    Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI)

    Suite au projet régional de santé 2018-2022, aux termes duquel l’ARS a consacré un volet spécifique à « l’Ehpad de demain », une réflexion collective a été animée en 2018 par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) des Pays de la Loire. L’objectif était d’identifier les évolutions nécessaires des prestations en Ehpad afin d’expérimenter dans la région des dispositifs innovants de maintien à domicile, et en déterminer les conditions de réussite.

    Cette réflexion a abouti à l’élaboration par l’ARS d’un référentiel régional, fixant les objectifs et modalités de fonctionnement attendus de ces dispositifs innovants de vie à domicile, ainsi que leurs conditions d’expérimentation.

    Objectifs du dispositif innovant de vie à domicile (cible)

    L’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile doit permettre de proposer aux personnes âgées en perte d’autonomie  d’un territoire (EPCI, bassin de vie) de bénéficier d’un panier de services, dans lequel elles pourront disposer de prestations coordonnées répondant à des besoins évolutifs et dont la qualité est garantie.

    Modalités de l’AMI

    La réponse à l’appel à manifestation d’intérêt se fait selon 2 modalités :

    Les critères de sélection des projets

     Les projets déposés seront priorisés selon les critères suivants :

    • adéquation du public ciblé et pertinence du territoire de mise en œuvre au regard de ses besoins et de la dynamique territoriale des acteurs ;
    • socle de prestations mises en œuvre au démarrage de l’expérimentation ;
    • capacité d’intégration à l’issue de l’expérimentation de l’ensemble des prestations ;
    • modalités de montée en charge progressive de l’expérimentation ;
    • co-construction du projet avec les prestataires et partenaires du territoire ;
    • modalités de réponse à un besoin de surveillance 24H/24 et de réponse à l’urgence ;
    • modalités de coordination et de réactivité des prestations au regard des besoins des usagers ;
    • coût du projet au regard des prestations déployées et de la file active, reste à charge pour l’usager ;
    • clarté et stabilité du modèle de gouvernance du dispositif.

    Les projets déposés feront l’objet d’une instruction conjointe des services techniques de l’ARS et du département concerné.

    Modalités de dépôt et contact

    • Fenêtre de dépôt des lettres d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • Fenêtre de dépôt des pré-projets : jusqu’au 6/09/2019
    • Contact : ars-pdl-dosa-aap@ars.sante.fr
  • Focus sur la stratégie numérique de l’ARS des Pays de la Loire (Jean-Jacques Coiplet, DG de l’ARS)

    « Le numérique en santé est un levier important pour accompagner la transformation du système de santé au profit des usagers et des professionnels, déclare Jean-Jaques Coiplet, directeur général de l’agence régionale de santé des Pays de la Loire (PDL). En s’appuyant sur le GCS e santé, et en concertation avec les acteurs en santé du territoire, l’ARS PDL a élaboré une stratégie régionale numérique qui vise à moderniser et à rendre plus efficient le système de santé, à renforcer et à simplifier l’accès aux soins mais aussi à développer les services aux patients pour favoriser l’empowerment (engagement) des usagers. »

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Jean-Jacques Coiplet revient sur le développement du numérique en santé au sein des Pays de la Loire et sur les projets en cours en la matière, précisant notamment les moyens alloués pour soutenir ce déploiement (financement du GCS e-sante : environ 4 M€).

    • En ce qui concerne les domaines relatifs aux datas et à l’intelligence artificielle, le responsable rappelle que l’ARS accompagne différentes initiatives, notant cependant qu’à ce jour, « hormis l’imagerie (et la recherche en génétique et médecine 4P), les projets [en IA] sont peu matures« .

    • Quant à la télémédecine, Jean-Jacques Coiplet explique ne « pas vraiment » avoir observé un réel engouement au sein de la région depuis l’entrée de l’acte dans le droit commun mais constate qu’ »il y a tout de même une accélération, surtout entre établissements de santé ou entre les établissements et les Ehpad ».

    « Favoriser l’innovation au service des enjeux de la stratégie régionale »

    Quelle est la stratégie d’innovation portée par l’ARS ?

    Jean-Jacques Coiplet : Pour nous, l’innovation est vraiment un levier et elle fait d’ailleurs partie des axes présentés dans la feuille de route d’Agnès Buzyn. L’idée est à la fois :

    • de favoriser l’innovation au service des enjeux de la stratégie régionale de santé ;
    • de construire et de développer les liens pour orienter et accompagner les acteurs de l’écosystème ;
    • d’évaluer les innovations et de s’assurer de leur généralisation.

    Par ailleurs, je tiens à préciser que je ne signe plus désormais de contrats d’engagement, de contrats financiers, de chartes, etc., s’il n’y a pas dans le projet les 4 axes suivants, présentés dans ce que nous appelons le label « QUIP » :

    • Q pour « qualité » : le projet doit être sûr d’un point de vue sécurité et pertinent ;
    • U pour « usagers » : le projet doit être développé pour et avec les usagers ;
    • I pour « innovation » : il faut qu’il y ait une part d’innovation dans le projet ;
    • P pour « prévention » : l’idée est de suivre cette philosophie taoïste ancestrale qui considère qu’un grand médecin intervient avant que le patient ne tombe malade.

    La stratégie d’innovation doit être portée par tous les agents de l’ARS et ses partenaires. Nous avons aussi désigné une collègue au sein de l’ARS, en charge de « la santé du futur », qui s’occupe entre autres de la veille réglementaire, de l’appui aux différentes directions de l’ARS et à ses partenaires (start-ups, universités, établissements de santé, collectivités locales…) pour déployer et impulser toute forme d’innovations, et du soutien aux différents projets.

    Quid de votre stratégie numérique ?

    Le numérique en santé est un levier important pour accompagner la transformation du système de santé au profit des usagers et des professionnels. En s’appuyant sur le GCS e santé, et en concertation avec les acteurs en santé du territoire, l’ARS PDL a élaboré une stratégie régionale numérique.

    Elle a pour ambition :

    de moderniser et de rendre plus efficient le système de santé

    Le numérique est appréhendé comme un moyen pour améliorer l’efficience du système de santé, sa qualité et la sécurité des prises en charge à travers :

    • un partage d’information facilité, une coordination interprofessionnelle accrue, un soutien au développement des approches parcours ;
    • une évolution d’une logique de soins vers une logique de prévention et d’accompagnement ;
    • le soutien aux actions de prévention.

    Il est aussi perçu comme un vecteur pour la mise en place de nouvelles organisations (exemple : télé-expertise).

    de renforcer et de simplifier l’accès aux soins

    Les outils numériques pour améliorer l’accès aux soins en tout point du territoire sont les suivants :

    • la télémédecine, un outil au service des territoires fragiles (raréfaction des ressources médicales, isolement géographique) ;
    • la télémédecine pour assurer un suivi plus régulier des prises en charge et traitements ;
    • la télémédecine pour sécuriser les prises en charge (cardiologie, AVC…) ;
    • des aspects médico-administratifs et de coordination du parcours facilités (rendez-vous en ligne, e-pré-admissions ou e-admissions, alertes…)

    de développer les services aux patients pour favoriser l’empowerment (engagement) des usagers

    L’idée est d’améliorer l’autonomie des usagers dans la gestion de leur santé grâce aux outils numériques mis à leur disposition ainsi que l’expérience patients :

    • DMP ;
    • dossier pharmaceutique ;
    • outils de partage d’expérience ;
    • outils de partage d’informations (SRIS) ;
    • production d’informations quantifiées et de soins ;
    • éducation thérapeutique et objets connectés permettant de suivre leurs indicateurs de santé, etc.

    Les acteurs régionaux ont besoin d’avoir de la visibilité sur les orientations numériques nationales. Dans ce contexte, l’ARS a un rôle de diffusion et d’explicitation des référentiels numériques nationaux auprès des acteurs du territoire.

    L’Agence souhaite également la mise en place d’un socle d’urbanisation qui garantisse que les projets numériques des acteurs se développent en cohérence avec les projets régionaux et soient interopérables avec les solutions numériques régionales. Le socle régional commun d’urbanisation donne le périmètre d’intervention de l’ARS et le champ d’action propre des acteurs. Le périmètre de l’action régionale comprend :

    • les projets portés par la région dans le cadre des services numériques d’appui à la coordination (SNAC) ;
    • le déploiement de la télémédecine sur le territoire ;
    • la mise en place de parcours de soins efficients notamment pour les personnes en situation complexes et/ou âgées.

    Ce socle d’urbanisation commun est opposable aux acteurs afin de garantir à terme un partage des données en santé au service du parcours de l’usager, dans un environnement sécurisé, ordonné, qualifié.

    Cet environnement doit cependant rester ouvert à l’écosystème plus large (start-ups, bouquets de service…) et permettre, moyennant le respect de pré requis, de venir enrichir l’offre de service pour les PS et les usagers.

    Les données existent dans les établissements, les labs… mais elles sont « silotées »

    Comment l’ARS accompagne-t-elle les projets liés aux domaines de la data et de l’intelligence artificielle en santé ?

    • Data :

    Les objectifs de l’ARS porte sur l’acculturation nécessaire aux professionnels pour ces projets, la prise en compte de l’éthique numérique, la nécessiter d’une infrastructure cohérente avec le SNDS. Les données existent aussi au sein des établissements, des laboratoires, etc., mais elles sont « silotées ».

    L’écosystème n’est pas encore créé, il est nécessaire de mettre en place une gouvernance entre les acteurs. Actuellement, tout le monde essaie de créer sa propre plateforme, dont les praticiens avec un objectif compréhensible de leadership médical et financier.

    Quelle infrastructure privilégier ? Comment accéder aux données et les confronter entre elles ? De nombreuses questions restent en suspens :

    • définition de la bonne question pour aller chercher la bonne source de données ;
    • gestion de l’accès aux données : les données ne sont pas toutes du même format, quels standards adopter ? ;
    • la gestion des autorisations ;
    • mise en qualité des données pour pouvoir les exploiter : avoir des données de bonne qualité et de bonne exploitabilité ;
    • question de la propriété de la donnée.

    Les projets liés au domaine du data et de l’IA sont des projets portés par les professionnels, liés le plus souvent à la recherche, en inter-région. L’ARS soutient par exemple le GCS des hôpitaux universitaires du Grand Ouest (GCS Hugo).

    • IA : des projets encore « peu matures »

    L’intelligence artificielle (IA) est un domaine très complexe. Les projets développés sont donc très différents. Pour autant, à ce jour, hormis l’imagerie (et la recherche en génétique et médecine 4P), les projets sont peu matures.

    Télémédecine : une accélération mais peu d’évolution du côté des libéraux

    Les professionnels de santé sont-ils réceptifs aux approches mêlant innovation organisationnelle et numérique ?

    Les équipes pluridisciplinaires sont plus réceptives du fait de la nécessité du partage d’informations dans le cadre des parcours de santé. L’arrivée des objets connectés ouvre aussi de nombreuses perspectives dans le cadre du suivi des maladies chroniques et dans le cadre du maintien à domicile.-

    Avez-vous observé un réel engouement pour la télémédecine au sein de la région depuis l’entrée de l’acte dans le droit commun ?

    Pas vraiment, mais il y a tout de même une accélération, surtout entre établissements de santé ou entre les établissements et les Ehpad.

    Les initiatives sont nombreuses mais il y a encore des marges de développement au niveau des professionnels de santé libéraux. Nous allons les accompagner et les aider pour avancer sur ce point.

    Quelles initiatives sont en cours au sein de la Région pour encourager le déploiement de la télémédecine dans les Pays de la Loire ?

    Il y une démarche territorialisée, avec les élus (collectivités, Département et Région) et professionnels des territoires, au bénéfice des territoires fragiles (Sarthe, Mayenne et Maine-et-Loire).

    Le GCS e-santé des Pays de la Loire a mis en place une plateforme de télémédecine régionale il y a quelques années. Ce genre d’initiatives ne sont-elles pas caduques avec l’essor de Doctolib et d’autres solutions émanant du secteur privé ?

    C’est toute la subtilité de ce dossier : comment garder une stratégie numérique convergente, avec des pré requis incontournables et indiscutables de sécurité et d’interopérabilité, tout en restant ouvert à l’intégration de ce type de services ?

    Par exemple, Doctolib n’embarque pas la messagerie sécurisée, il reste sur une démarche très « agenda » et ne respecte pas totalement les préconisation de sécurité / code CPS).

    Une plateforme à échelle régionale représente un enjeu si elle fonctionne au niveau de l’usage. Au sein des Pays de la Loire, l’outil fonctionne du côté des établissements mais les libéraux sont plus en retrait par manque de temps ou en raison de difficultés d’usage pour s’approprier l’outil, argumentent-ils, ou parce que le service ne correspond pas toujours à leur besoin.

    Nous continuons de vouloir développer cette plateforme pour permettre une interopérabilité entre les systèmes, aider les acteurs utilisateurs, mais il est certain que nous n’avons pas la force de frappe des grands groupes privés qui peuvent développer leurs solutions plus rapidement.

    AAP : l’ARS essaie d’être un incubateur et un facilitateur de projets

    Au cours d’un Café Nile en mars, vous avez rappelé que l’ARS finançait des start-ups dans le cadre d’un appel à projet (200 000 euros) lancé en 2018 et centré notamment sur les solutions de robotique et les systèmes d’information visant à aider les personnes résidant en Ehpad. Quelles sont ces start-ups et en quoi leurs solutions apportent-elle un plus dans le système de soins ?

    L’appel à projets était centré sur l’innovation au service des conditions de travail de nuit en Ehpad. 6 projets ont été retenus mais je tiens à préciser que ce ne sont pas les start-ups qui ont été financées, ce sont les établissements sanitaires ou médico-sociaux, qui pour certains projets ont en effet travaillé avec des start-ups. Les réponses apportées ont été de plusieurs ordres :

    • lancement d’un dispositif innovant combinant luminothérapie, musicothérapie et relaxation et permettant des micro siestes pour le personnel de nuit ;
    • mise en place de scénarios intelligents pour la gestion et la sécurisation de la déambulation nocturne, et ainsi limitation des interventions de nuit et amélioration de la qualité du sommeil des résidents : ceci avec la domotique et l’observation ainsi que l’analyse à partir de capteurs ;
    • mise en place d’un dispositif d’alerte de nouvelle génération, permettant l’anonymisation totale, avec son évaluation scientifique ;
    • évaluation d’outils d’aide au relevage, de dispositif de prévention des chutes.

    Les start-ups ont travaillé avec les équipes des établissements pour répondre aux problématiques du quotidien. L’innovation est aussi au service de la résolution des difficultés rencontrées par les équipes. Cette rencontre entre start-ups et professionnels est très prometteuse car elle est riche d’enseignements pour tous. L’ARS essaie d’être un incubateur et un facilitateur de projets.

    Le second appel à projet a porté sur l’innovation au service des personnes porteuses de handicap sensoriel. 3 projets sont soutenus, dont un projet de casque de réalité virtuelle permettant sensibiliser les professionnels et les aidants pour qu’ils appréhendent les différents handicaps visuels et les possibles aménagements des lieux de vies.

    Article 51 : 16 lettres d’intention pour les Pays de la Loire

    Qui de l’article 51 ? Combien de projets ont été déposés ?

    Fin 2018, 38 projets étaient déposés, 9 étaient réorientés au niveau national et 16 lettres d’intention ont été enregistrées pour les Pays de la Loire.

    En mars, vous indiquiez qu’une « petite douzaine de communautés professionnelles territoriales de santé » (CPTS) étaient prêtes à être mises en œuvre « dans les semaines à venir ». Ces CPTS ont-elles vu le jour depuis ?

    Il y a une quinzaine de projets et nous attendons 7-8 lettres d’intention d’ici la rentrée de septembre. Les premières CPTS qui vont être labellisées et mises en œuvre sont celle du Sud Vendée et celle du Maine-et-Loire.

  • PHW 2019 : partenariat IA entre le CHU de Bordeaux et Deski pour l’analyse d’échographies

    Le CHU de Bordeaux et la start-up bordelaise Deski annoncent la signature d’un accord-cadre visant à faciliter le lancement de projets de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle « par des accès rapides, privilégiés et réguliers à la structure de recherche » du CHU. Le partenariat se concentrera dans un premier temps sur des outils d’aide à la démocratisation de l’échographie, précisent les deux signataires dans un communiqué daté du 14 mai 2019. 

    Deski a installé, au sein du CHU de Bordeaux, un serveur de calcul à hautes performances dédié à l’IA afin d’analyser des données anonymisées, conformément à la règlementation et aux exigences de la Cnil. Plus de 17 000 examens échographiques cardiaques sont réalisés et analysés chaque année par les cardiologues du CHU. C’est à partir de ces données que Deski entraîne ses algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour reproduire les analyses d’experts et les rendre accessibles à une plus large communauté médicale. 

    Le projet prévoit tout d’abord de développer des outils d’aide à l’analyse cardiaque, en lien avec le service de cardiologie et de valvulopathie du CHU de Bordeaux dirigé par le Pr Stéphane Lafitte (unité 1034 Inserm), avant d’être étendu à la gynécologie, à la gastro-entérologie et à l’urologie.

    Le CHU et Deski organisent un point sur leur alliance le 22 mai à 10 heures à l’occasion de la Paris Healthcare Week (stand CHU de Bordeaux/Région Nouvelle-Aquitaine – Hall 7 Stand G61).

    Objectif de Deski : simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts

    La société Deski, qui combine expertise en imagerie médicale et maîtrise d’algorithmes d’intelligence artificielle, a développé des solutions fondées sur l’intelligence artificielle pour simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts. Elle prévoit que « le stéthoscope du médecin de demain sera une sonde échographique » et souligne que l’examen d’échographie « requiert une forte et longue expérience pour son acquisition et son analyse », ce qui demeure «un obstacle à [sa] démocratisation ».

    Un impact important dans les pays en voie de développement

    La société s’engage en faveur de la diffusion de l’échographie, qui devrait selon elle avoir un impact « fort pour les pays développés[,]  où l’on connaît le problème des déserts médicaux, [et] encore plus important dans les pays en voie de développement, où les systèmes de santé et d’imagerie médicale ne sont pas encore établis ».

    « Ce partenariat est une véritable opportunité pour Deski : avoir accès à une large base de données expertisée et au support de médecins spécialistes reconnus sont des conditions optimales pour le développement de nos solutions », déclare  le cofondateur de la société, Bertrand Moal, docteur en biomécanique et interne de médecine au CHU de Bordeaux. 

    « L’analyse des données, réalisée en interne, par des professionnels du CHU ayant des doubles compétences médicales et du monde des sciences de l’ingénieur, permet aux patients d’être mieux suivis, aux étudiants et aux professionnels d’être mieux formés », explique de son côté Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux.

  • La e-santé va « révolutionner » la lutte contre les addictions (rapport Mildeca)

    « La lutte contre les drogues et les conduites addictives ne peut pas se passer de l’apport de la e-santé. » C’est ce qu’affirme le rapport remis à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) par Michel Reynaud, président du fonds Actions Addictions, et Jean-Pierre Thierry, le conseiller e-santé du fonds, sous le titre « Addictions : la révolution de la e-santé pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge ».

    Les auteurs du rapport, rendu le 14 mai 2019, demandent « un plan pour le déploiement progressif et intégré des solutions de e-santé » dans ce domaine. Ils annoncent que « la mobilisation de nouveaux acteurs tels que les consommateurs et les patients » grâce aux solutions numériques « permettra de répondre en partie aux besoins non couverts par les spécialistes médicaux » et que la technologie pourra « faciliter également les parcours de soins, actuellement peu cohérents et comportant de nombreux points de rupture ».  

    « Le smartphone doit désormais être considéré comme le vecteur privilégié pour l’adoption des services et solutions de la e-santé dans le champ des addictions », estiment les auteurs. Selon eux, « l’étude des troubles comportementaux dans les addictions (…) sera révolutionnée par l’IA appliquée aux données générées » par ces appareils.

    Une task force « addictions et e-santé »

    Le rapport recommande notamment de créer une task force « addictions et e-santé », réunissant des experts du domaine des addictions, de la e-santé et de la transformation numérique. Cette task force serait chargée :

    • de définir un plan d’action visant à inclure la e-santé dans les programmes publics de lutte contre la drogue et les conduites addictives ;
    • de rechercher l’engagement des usagers et des représentants de patients, avec le concours de l’Union nationale des associations agrées d’usagers du système de santé (France Assos Santé) ;
    • de contribuer à garantir le respect des règles nationales et européennes garantissant la confidentialité et la sécurité des données de santé (Cnil, RGPD).  

    Intégration territoriale et recherche

    Les auteurs demandent d’« identifier deux ou trois régions sanitaires pilotes pour l’expérimentation d’une intégration territoriale de la e-santé, pour l’amélioration de la qualité de la coordination des soins et du parcours des patients », bénéficiant de l’appui des Grades. Ce projet concernerait une plateforme incluant télésanté, parcours de soins, dossier de coordination, gestion des rendez-vous, gestion des objets connectés.

    Le rapport préconise de favoriser la recherche dans le domaine des addictions reposant sur l’analyse des données populationnelles et comportementales, en relation avec le Health Data Hub ainsi que dans le cadre des Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA), le tout « en tenant compte du potentiel de la santé mobile, des chatbots, des jeux sérieux et de la réalité virtuelle».

    Les auteurs du document suggèrent également de créer un observatoire des « stratégies de communication numérique susceptibles de favoriser les conduites addictives et ciblant notamment les plus jeunes ». Cette entité serait également chargée de coordonner « les stratégies numériques susceptibles de contrer ces incitations ».

    Des recommandations d’ordre général

    Le rapport propose parallèlement de « favoriser le développement et la reconnaissance du rôle des « patients experts » pour l’information des aidants, l’éducation thérapeutique et l’animation des plateformes et solutions intégrées spécialisées dans les addictions » .

    Ses auteurs demandent la reconnaissance de la situation de longue maladie pour les addictions sévères afin de faciliter leur traitement : il s’agirait d’inscrire les addictions dans la liste des affections de longue durée exonérantes (ALD 32).

  • HIMSS 2020 : lancement de l’appel à speakers (deadline : 15/07/2019)

    Un appel à speakers international est lancé par HIMMS dans le cadre de son prochain congrès, qui se tiendra du 9 au 13 mars 2020 à Orlando, aux États-Unis.

    Les intéressés ont jusqu’au jusqu’au 15 juillet 2019 pour postuler via le site officiel de l’organisation américaine. Le programme complet de l’événement sera dévoilé au cours de l’année.

    Pour postuler, les candidats doivent axer leur proposition sur l’une des thématiques identifiées par HIMSS :

    • Applied Artificial Intelligence and Machine Learning

    • Biomedical Informatics or Healthcare Informatics

    • Consumerization and Patient Experience

    • Cybersecurity, Privacy, or Security

    • Data and Analytics

    • Health Information Exchange or Interoperability

    • Healthcare Applications and Technologies

    • Innovation, Entrepreneurship, or Venture Investment

    • Leadership, Governance, or Strategy

    • Organizational Change Management

    • Personalized Health and Genomics

    • Population Health or Public Health

    • Professional Development or Workforce Development

    • Quality Improvement Model Practices

    • Telehealth

    • User Experience (UX), Usability, or User-Centered Design

    • Value-Based Care Models

  • L’OMS lance un appel pour rejoindre son futur groupe technique multidisciplinaire sur la e-santé

    L’OMS travaille actuellement sur la mise en place d’un groupe technique multidisciplinaire mondial « pour délivrer des conseils sur les questions liées à la santé numérique ». Dans ce cadre, l’organisation est en train d’établir une liste d’experts dans divers domaines liés à la e-santé, comme les approches stratégiques et les structures de gouvernance pour la réglementation et l’adoption des solutions et produits de santé numérique.  

    « Certains de ces experts seront sélectionnés pour faire partie d’un groupe consultatif technique et d’autres pourront être appelés à intégrer des sous-groupes spécifiques », précise l’OMS dans un communiqué publié le 10 mai 2019.

    Les membres de ce nouveau groupe auront une compréhension et une expérience dans les domaines suivants : santé numérique, programmes et politiques de santé numérique à l’échelle nationale ou à grande échelle, intelligence artificielle et santé, réalité virtuelle et augmentée dans les soins de santé, innovation biomédicale, chirurgie robotique, technologies à porter, santé et bien-être, traçabilité (exemple : blockchain) et santé, éthique, gouvernance et sécurité dans l’écosystème de la santé / économie de la santé / droit de la santé axés sur la santé numérique.

    Les dépôts des candidatures sont ouverts et accessibles via ce lien (deadline : 02/06/2019).

    La liste des membres du futur groupe sera publiée une fois que l’OMS « aura reçu les réponses et évalué les conflits d’intérêts », précise-t-elle.

    Contexte : un appui au nouveau département « santé numérique » de l’OMS

    La création de ce groupe technique multidisciplinaire mondial vient appuyer les travaux du nouveau département « santé numérique » de l’OMS, qui cherchera à « exploiter la puissance des technologies numériques pour la santé et [à] orienter les développements dans ce domaine afin de contribuer à la réalisation des objectifs du triple milliard du Programme général de travail (GPW13) et de l’Objectif de développement durable 3 (permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge) pour que chacun accède au niveau de santé le plus élevé », explique l’organisation (communiqué).

    La résolution WHA/71 A71 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur la santé numérique pose les bases de ce travail.

  • Conférence de l’Observatoire de la e-santé dans les pays du sud : le 01/07/2019, Lavaur (Tarn)

    La Conférence 2019 de l’Observatoire de la e-Santé dans les pays du Sud se tiendra le 1er juillet 2019 de 10h à 17 heures au siège de la Fondation Pierre Fabre, situé à Lavaur dans le Tarn.

    Cette année, la session sera consacrée au développement des nouvelles technologies pour améliorer l’accès aux soins et aux médicaments de qualité en faveur des populations les plus démunies en Afrique et en Asie.

    L’événement est organisé par la Fondation Pierre Fabre en partenariat avec l’Agence française de développement, l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), la Fondation de l’avenir pour la recherche médicale appliquée et le Asia eHealth Information Network (AeHIN).

    Le programme de la journée sera annoncée prochainement sur le site officiel, accessible via ce lien.

    Une initiative lancée en 2016

    Crée en 2016 à l’initiative de la Fondation Pierre Fabre, l’Observatoire est devenu une plateforme de référence de mise en réseau des acteurs d’aujourd’hui et de demain qui relèvent les défis de l’accès à la santé des populations désavantagées grâce à l’innovation.

    Ses missions sont d’identifier, de documenter, de promouvoir et d’aider à développer les initiatives e-santé améliorant l’accès aux soins et aux médicaments qualitatifs pour les populations les plus défavorisées dans les pays à ressources limitées en Afrique et en Asie.

    Un accompagnement pour les projets e-santé les plus prometteurs

    La conférence 2019 permettra d’échanger sur les enjeux de la transformation des stratégies de santé aux bénéfices de tous grâce au renforcement des compétences en e-santé et à la construction de systèmes d’information efficients.

    Dans le cadre de cet Observatoire seront présentées et récompensées les initiatives de e-santé les plus prometteuses de l’année 2019, qui pourront bénéficier d’un accompagnement technique et financier d’un an par la Fondation Pierre Fabre.