Etablissements

  • Rapport « Charges et produits » : la Cnam propose de mettre en place un baromètre de l’observance

    Sur une échelle de 0 à 100 % où il leur est demandé d’évaluer leur niveau d’adhésion à leur traitement, 81% des patients chroniques sondés estiment « être observants entre 80 % et 100 % » et 88 % des répondants déclarent ne jamais avoir arrêté de prendre leurs traitements ou avoir fait une pause. C’est, pour l’essentiel, ce qui ressort d’une enquête en ligne réalisée en mai 2019 par la société A+A pour la Cnam auprès de 1 198 patients chroniques*, dont les résultats ont été dévoilés dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    À noter côté numérique que les outils de type alertes à la prise de médicament ou applications mobiles sont relativement peu sollicités spontanément par les répondants (moins de 10 %).

    Sur le sujet de l’observance, la Cnam formule ainsi 2 propositions dans son rapport pour favoriser l’adhésion des patients au traitement et renforcer l’observance :
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance afin de favoriser une plus large diffusion des connaissances sur l’observance auprès d’un large public, l’Assurance maladie se propose de publier à un rythme bisannuel un baromètre dédié à l’observance, constituant un rappel régulier sur cette problématique majeure et visant à faire partager les données sur les évolutions constatées ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement.

    Une enquête pour identifier les facteurs influençant le point de vue des patients sur leur observance

    Une groupe d’experts dédié au sujet de l’observance

    Dans son rapport « charges et produits » pour l’année 2018, « l’Assurance maladie avait consacré un chapitre à l’observance afin d’aborder les questions méthodologiques qu’elle soulève, notamment dans la complexité de sa mesure ou encore concernant l’estimation des impacts de la non observance », indique la Cnam. Dans ce cadre, un travail a été confié à un groupe d’experts, piloté par Dominique Polton et la Fédération française des diabétiques pour identifier les leviers et les actions à mettre en place par l’Assurance maladie afin de favoriser la bonne observance des patient.

    « Dans la suite de ce travail, il a également semblé intéressant dans une démarche prospective d’interroger les patients sur le sujet de l’observance, que ce soit sur la perception de leur propre observance que sur ses déterminants », explique la Caisse à propos de cette enquête réalisée auprès de personnes atteintes d’une maladie chronique.

    Comprendre la perception qu’ont les patients de leur observance

    L’étude A+A pour la Cnam a été menée en ligne par le biais d’un questionnaire d’une vingtaine de minutes. Les répondants ont été questionnés sur leur état de santé perçu et leur comportement en matière de santé de façon générale, l’histoire et l’impact de leur maladie, puis sur le traitement de leur maladie avec un focus sur l’adhésion à leur traitement.

    « Cette étude ne prétend en aucun cas analyser de manière fine le taux d’observance de patients concernés par des pathologies fréquentes, mais plutôt d’identifier de manière globale chez des patients chroniques la perception qu’ils ont de leur propre observance, ainsi que les facteurs l’influençant de leur point de vue », précise la Cnam.

    Les répondants sont répartis ainsi :

    • 212 présentant une maladie respiratoire chronique ;
    • 210 présentant une maladie cardio neuro-vasculaire (dont l’hypertension artérielle) ;
    • 210 présentant un diabète ;
    • 210 suivant un traitement psychotrope ;
    • 210 présentant une maladie psychiatrique ;
    • 146 atteints d’un cancer.

    Enseignements principaux de l’enquête

    • Sur une échelle de 0 à 100 % où il leur est demandé d’évaluer leur niveau d’adhésion à leur traitement, 81 % des sondés estiment « être observants entre 80% et 100% » et 88 % des répondants déclarent ne jamais avoir arrêté de prendre leurs traitements ou avoir fait une pause. « Pour autant, au regard de ce niveau très élevé d’observance déclarée, une analyse plus nuancée des réponses permet de distinguer 2 grands groupes de personnes », indique la Cnam :
      • un premier « que l’on pourrait qualifier par une pleine adhésion à leur traitement et représentant 34 % de la population interrogée », dont les réponses aux différentes questions sont systématiquement dans le sens d’une bonne observance ;
      • un second groupe, représentant environ 2/3 des répondants, « faisant état d’écarts de différentes natures dans l’adhésion à leurs traitements et déclarant certains facteurs de non observance dans leurs réponses à certaines questions »

    « C’est selon cette distinction en deux groupes qu’il est proposé d’analyser les résultats de la présente enquête », explique l’Assurance maladie.

    Le niveau d’observance déclaré et la répartition entre les 2 groupes varie selon la pathologie considérée :

    L’appartenance au groupe des personnes en écart d’adhésion est déterminée par des réponses attestant de défauts d’observance qui s’expriment sur des plans variés, « depuis la prise de médicament en retard jusqu’à la non prise volontaire », explique la Cnam.

    La Caisse note que les personnes en écart d’adhésion sont des malades plus jeunes (âge moyen de 54 ans versus 63 ans), plus fréquemment dans la vie active (44 % contre 23 %) et plus fortement représentés dans les maladies respiratoires et les problématiques de santé mentale.

    Les facteurs influant l’observance :

    • la relation avec son médecin ;

    • le rapport à sa maladie et à la santé au sens large ;

    • Le rôle majeur de l’information ;

    • la confiance dans son traitement ;

    • des attentes pour améliorer l’adhésion au traitement

    Parmi les répondants en écart d’adhésion, 21 % d’entre eux plébiscitent notamment la possibilité de faire un bilan régulièrement avec un professionnel sur la prise de leurs traitements, contre 10 % chez les pleinement adhérents.

    À noter que les outils de type alertes à la prise de médicaments ou applications mobiles, « s’ils représentent un soutien complémentaire utile, sont relativement peu sollicités spontanément par les répondants des deux groupes (de 9 à 2 %) », indique la Cnam.

    Leviers pour favoriser l’adhésion des patients à leur traitement :

    éviter une approche simpliste ;

    développer une culture commune sur l’observance ;

    mobiliser les professionnels et renforcer l’accompagnement des patients :

    • élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance ;
    • renforcer l’accompagnement pluri-professionnel.
  • Hausse de 3,8 % des dépenses pour les DM de la « liste en sus » entre 2016-2017 (1,9 Md€) – Drees

    Entre 2016 et 2017, les dépenses pour les dispositifs médicaux de la « liste en sus », pris en charge en sus des prestations de séjour et d’hospitalisation, ont augmenté de 3,8 %, secteurs public et privé confondus, atteignant environ 1,9 milliard d’euros. C’est ce qu’annonce la Drees dans son panorama « Les établissements de santé », publié le 3 juillet 2019. 

    Elle indique dans ce document que « certains types de dispositifs concentrent l’essentiel de la dépense ». Elle cite notamment les implants orthopédiques, qui comptent pour 42 % de la dépense en 2017 (dont près de 90 % pour les implants articulaires), suivis par les implants cardiaques et vasculaires d’origine synthétique (22 %), les stimulateurs cardiaques (11 %) et les implants cardio-vasculaires issus de dérivés d’origine animale (10 %). 

    Il est ajouté, qu’entre 2012 et 2017, les dépenses dans le secteur public en matière de dispositifs médicaux « connaissent une forte progression » (+39 %), « plus importante que celles dans le secteur privé » (+14 %). Le montant des dépenses du secteur public est plus élevé que celui du secteur privé depuis 2014 : il continue de croître plus vite que ce dernier.

  • Rapport « Charges et produits 2020 » : la Cnam souhaite proposer une baisse de prix du Freestyle Libre

    Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (FSL), capteur de glycémie développé par la société Abbott ; rappeler les conditions de prise en charge de FSL et proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre font partie des 33 propositions de l’Assurance maladie pour améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses en 2020. Ces dernières sont présentées dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    La proposition (27) de baisser le prix du capteur de glycémie Freestyle Libre vise à « maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’[assistant de soins en gérontologie] chez les patients équipés par [le dispositif] ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur [le produit] par la [Haute autorité de santé (HAS)] », précise la Cnam.

    Rappeler les conditions de prise en charge de FSL (proposition 24) est aussi l’une des suggestions de la caisse, qui constate que le non-respect de ces conditions par les médecins généralistes est majoritairement lié à une « méconnaissance de la réglementation en vigueur » sur les dispositifs médicaux. « C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année, indique-t-elle, précisant qu’une « action de même type » a aussi été menée auprès des pharmaciens d’officine.

    D’une manière plus générale, la Cnam déclare dans son rapport que 140 milliards d’euros ont été remboursés en 2017 par le régime général pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    Les 33 propositions :

    • proposition 1 : lancer une grande mobilisation nationale sur le recours aux antibiotiques ;
    • proposition 2 : limiter les durées de prescriptions hospitalières exécutées en ville de pansements à un maximum de 7 jours ;
    • proposition 3 : mettre en place une campagne d’accompagnement sur la délivrance raisonnée ;
    • proposition 4 : réduire de 20 jours la durée durant laquelle les pharmaciens d’officine peuvent continuer en cas de changement de prix à commercialiser les unités d’une spécialité au prix de vente au public antérieur ;
    • proposition 5 : développer un dispositif d’intéressement des prescripteurs libéraux pour qu’ils puissent bénéficier d’un retour direct des économies générées par leur prise en compte des recommandations ;
    • proposition 6 : lancer une campagne d’accompagnement des prescripteurs et des assurés sur le bon usage des antalgiques ;
    • proposition 7 : mettre en place des éléments de cadrage des plateformes de gestion des transports ;
    • proposition 8 : renforcer l’encadrement des publicités invitant à la réalisation d’actes pris en charge par l’Assurance maladie ;
    • proposition 9 : créer un forfait de prise en charge en ville favorisant l’hémodialyse à domicile ;
    • proposition 10 : évaluer au bout d’une année l’impact sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap de la mise en place de la Complémentaire santé solidaire ;
    • proposition 11 : Intégrer dans la formation initiale et continue des professionnels de santé la dimension « handicap » et développer les outils d’accompagnement sur la prise en charge du handicap ;
    • proposition 12 : accélérer le développement des nouveaux dispositifs organisationnels dédiés aux personnes en situation de handicap ;
    • proposition 13 : recenser et faire connaître (via notamment ameli.fr) les professionnels de santé formés à la prise en charge du handicap en ville ;
    • proposition 14 : intégrer et améliorer la collecte des données relatives au handicap dans le SNDS et poursuivre les études sur les parcours de santé des patients en situation de handicap
    • proposition 15 : étendre le champ des majorations conventionnelles mises en place pour les dentistes et orthophonistes pour favoriser l’accès aux soins des personnes en situation de handicap à d’autres professions de santé dans des situations cliniques appropriées ;
    • proposition 16 : adapter le dispositif PFIDASS afin de permettre de mieux détecter et ensuite accompagner les personnes en situation de handicap en situation de renoncement ou de non-recours avéré ;
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement ;
    • proposition 19 : étendre la démarche qualité, pertinence Ma Sante 2022 «parcours pilotes» à 13 nouvelles pathologies jusqu’en 2021 ;
    • proposition 20 : dans le cadre du partenariat avec la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) promouvoir des outils d’amélioration de la pertinence des prescriptions d’examens pré-anesthésiques ;
    • proposition 21 : en lien avec la Haute autorité de santé (HAS), ouvrir aux médecins hospitaliers et hospitalo-universitaires des spécialités dites à risque, la possibilité d’intégrer le dispositif d’accréditation, en faisant évoluer le mode de financement des organismes d’accréditation ;
    • proposition 22 : identifier dans les systèmes d’information de facturation le recours à une assistance robotique lors d’une intervention chirurgicale et permettre la production d’évaluations médicales et médico-économiques en vie réelle de leurs bénéficies et de leur sécurité pour les patients et la collectivité ;
    • proposition 23 : mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (Abbott) ;
    • proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre ;
    • proposition 25 : mener des actions de communication sur les pompes à insuline externes auprès des différents professionnels de santé mobilisés sur ce sujet ainsi qu’auprès des patients ;
    • proposition 26 : mettre en place rapidement une cellule d’observation dès l’arrivée sur le marché d’un nouveau dispositif médical onéreux ;
    • proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre ;
    • proposition 28 : rendre plus performante la base de données de l’Assurance maladie dans l’identification des prestataires ;
    • proposition 29 : mettre en place des mécanismes de blocage du remboursement sur la LPP ;
    • proposition 30 : expérimenter la mise en place de «pôles» hospitaliers ambulatoires s’appuyant sur un financement substitutif pour accélérer le virage ambulatoire en médecine ;
    • proposition 31 : réviser la nomenclature des actes d’ophtalmologie afin de décrire au mieux et de valoriser de façon pertinente le suivi des maladies chroniques ;
    • proposition 32 : repenser les protocoles afin de développer la coopération entre les ophtalmologues et orthoptistes libéraux ;
    • proposition 33 : soutenir les initiatives de prises en charge des soins visuels dans les zones plus défavorisés.

    FreeStyle Libre : 3 propositions en faveur de l’utilisation du dispositif d’Abbott

    Proposition 23 : Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre

    « Les actions nécessaires pour favoriser l’utilisation optimale des dispositifs doivent être menées lors de l’initiation du dispositif mais aussi à moyen et long terme pour corriger d’éventuelles pratiques non conformes aux indications, aux conditions d’utilisation et de prise en charge. Au préalable, un état des lieux des pratiques d’éducation et de formation du patient selon le professionnel initiant (endocrinologue hospitalier faisant appel ou pas à une structure d’éducation thérapeutique ou un centre initiateur, endocrinologue libéral) pourra être réalisé.

    L’objectif est d’appréhender le niveau d’hétérogénéité éventuel de ces pratiques, les raisons de cette hétérogénéité et de définir un socle de base sous forme de cahier des charges. La construction de ces actions pourra s’appuyer sur l’expérience des sociétés savantes et des associations de patient. »

    Proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre

    « Le non-respect des conditions de prise en charge de FSL par les médecins généralistes résultent majoritairement d’une méconnaissance de la réglementation en vigueur sur les dispositifs médicaux. C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année. En parallèle, une action de même type a aussi été faite auprès des pharmaciens d’officine devant être aussi garants dans leur délivrance du respect de la réglementation. »

    Proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre

    « Cette proposition a pour but de maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’ASG chez les patients équipés par Freestyle Libre ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur Freestyle Libre par la HAS. »

    Objectif du rapport « Charges et produits » : formuler des propositions concrètes d’économies

    Depuis 2005, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) présente chaque année un rapport, connu sous le nom « Charges et produits »,  en amont de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), destinée aux parlementaires et aux autorités de santé pour « améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses », rappelle la Cnam dans un communiqué.

    Ce document permet à la Cnam de formuler des propositions concrètes d’économies pour respecter les objectifs de dépenses et garantir le maintien d’un système de santé solidaire, performant et soutenable.

    Le rapport est composé de 3 parties :

    • la cartographie médicalisée des dépenses de santé : construite à partir des données issues du Système national des données de santé (SNDS), cette cartographie présente l’évolution des pathologies et des dépenses en France. Outil d’analyse au service du pilotage du système de soins, elle permet de quantifier les pathologies ou les traitements les plus fréquents, les 140 millions1 d’euros de dépenses associées et leurs évolutions entre 2012 à 2017, pour 57,6 millions de personnes en France ;
    • les propositions pour respecter l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) 2020, fixé chaque année par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) : dans cette partie, l’Assurance maladie liste les actions qu’elle mènera sur chaque poste de soins (médicaments, transports, indemnités journalières, lutte contre la fraude…) pour une économie prévue de 2,069 milliards d’euros ;
    • les propositions complémentaires pour accroitre la qualité et l’efficience du système de soins à court et moyen terme : il s’agit d’apports supplémentaires de propositions et de connaissances, se basant sur des travaux d’observations et d’analyses menées dans l’année par les experts en santé publique, en gestion du risque et en analyse médico-économique de la Cnam, en collaboration avec les sociétés savantes et les agences sanitaires.
      • Cette partie vise à défricher de nouvelles thématiques ou modalités d’actions comme cette année, une analyse inédite sur l’accès aux soins pour les patients atteints de handicap, sur la qualité et l’efficience du système de soins avec un focus sur l’observance chez les patients atteints de maladie chronique, sur la pertinence des prescriptions, notamment en insulinothérapie et sur la classe des IPP2, sur les nouveaux modes de paiement pour les établissement de santé au service du virage ambulatoire en médecine ou sur la filière visuelle.

    Principales pathologies prises en charge : total de 140 Mds €

    En 2017, 140 milliards d’euros ont été remboursés par le régime général (y compris les sections locales mutualistes – SLM) pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    « Comme les années précédentes, certaines pathologies ont un poids particulièrement important dans les dépenses d’assurance maladie (voir figures et tableau ci-dessous) », indique la Cnam :

    • la santé mentale, si l’on regroupe les « maladies psychiatriques » et l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques), représente 20,3 milliards d’euros (23,2 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 14 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des cancers atteint 15,6 milliards d’euros (18,4 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 11 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des maladies cardio-neurovasculaires représente 14 milliards d’euros (16,6 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 10 % des dépenses totales ;
    • la part des épisodes hospitaliers que l’on peut qualifier de « ponctuels », au sens où l’hospitalisation n’est pas en lien avec l’une des pathologies de la cartographie, atteint 31,3 milliards d’euros (37,1 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 22 % des dépenses totales.

    Répartition 2017 des dépenses d’assurance maladie : 140 Mds € pour le Régime Général (164 Mds € pour l’ensemble des régimes)

    Répartition des dépenses d’assurance maladie entre les pathologies, traitements chroniques et épisodes de soins en 2017 (en milliards d’euros)

    Dépenses extrapolées à l’ensemble des régimes en 2017 (164 Mds €) entre les différents groupes de pathologies ou épisodes de soins (en millions d’euros)

  • Asie : Singapour crée un consortium national sur les technologies de santé (HealthTEC)

    La National Research Foundation (NRF) de Singapour, un département relevant du cabinet du Premier ministre, crée un consortium national sur les technologie de santé (HealthTEC) afin d’aider les entreprises à transformer leurs résultats de recherche en produits et services à même d’améliorer la santé et le bien-être des citoyens.
    HealthTEC se concentrera sur les 2 domaines suivants pour développer des solutions :
    • le suivi et la collecte des données de santé (Health sensing technologies) ;
    • l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA).

    Ce consortium sera dirigé par l’Institute for Health Innovation & Technology (iHealthtech) de l’université nationale de Singapour (NUS), indique la NRF dans un communiqué publié le 1er juillet 2019, ajoutant qu’elle réservera un financement de 1,5 million de dollar singapourien (environ 980 000 €) sur 3 ans pour soutenir les activités du consortium.

    HealthTEC associera à cet effort des entreprises de toutes tailles implantées à Singapour (start-ups, PME, grandes entreprises locales et multinationales). Les entreprises qui ont rejoint le consortium en tant que membres fondateurs de l’industrie comprennent Roceso Technologies, Tip Biosystems, ST Engineering et Ferrero Asia Pacific.
    HealthEC apportera du laboratoire au marché les résultats de R&D en mettant en commun l’expertise scientifique des chercheurs et les connaissances de l’industrie des entreprises.

    La NRF définit l’orientation nationale de la recherche, de l’innovation et des entreprises à Singapour.

    « Réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé des personnes »

    « Partout dans le monde, les technologies de santé de pointe changent notre façon de prévenir, de diagnostiquer et de surveiller les maladies, commente Lim Tuang Liang, directeur exécutif du bureau de la recherche, de l’innovation et des entreprises de NRF (communiqué). Le nouveau consortium pour les technologies de la santé s’appuie sur cette évolution pour réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé et le bien-être des personnes. Nous encourageons davantage d’entreprises à rejoindre le consortium pour tirer parti des dernières technologies et innovations afin de les aider à soutenir la concurrence dans ce secteur passionnant. »

    HealthTEC se concentrera sur la collecte et l’analyse des données

    Le développement de solutions de santé et de bien-être au sein du consortium sera centré sur 2 domaines :

    1. les « health sensing technologies », soit les innovations qui permettent de suivre et de collecter des données de santé

    Parmi ces technologies peuvent figurer :

    • des capteurs tactiles pour détecter la pression lorsque le patient est debout, en train de marcher ou en position assise ;
    • des technologies d’imagerie pour détecter la fatigue ;
    • des diagnostics moléculaires pour recueillir les signes vitaux des patients tels que la glycémie.

    2. l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA)

    Le consortium envisage d’utiliser des technologies de modélisation prédictive et d’apprentissage automatique afin de donner du sens aux données collectées dans l’optique de suggérer des actions aux personnes pour qu’ils puissent améliorer leur état de santé et de bien-être.

    Il pourrait s’agir ,par exemple, de développer une application mobile fournissant aux utilisateurs des informations personnalisées sur la manière dont leur organisme (signes vitaux) change quand ils sont assis au travail ou quand ils pratiquent une activité physique et leur proposant des suggestions pour améliorer leur santé.

    Les chercheurs pourraient également utiliser un système d’analyse de données pour identifier les tendances en matière de santé et de bien-être au sein d’une population précise.

  • L’Anap pointe les freins au déploiement du DMP dans les établissements sanitaires (rapport)

    « Expliquer les freins qui ont été à l’origine du très faible déploiement du DMP dans les établissements sanitaires. » C’est l’objectif du rapport mis en ligne par l’Anap le 7 juin 2019 sous le titre « Le DMP en établissement de santé : retours d’expérience ». Il présente aux directeurs d’établissement et aux présidents de commissions médicales d’établissements (CME) les enseignements tirés de 5 expériences d’usage du DMP en établissement.

    « Le projet DMP doit être institutionnel et porté par la direction de l’établissement et la présidence de la CME », estime l’Anap. L’agence souligne l’importance des coûts d’un projet DMP, comprenant les équivalent temps plein (ETP) affectés au projet d’introduction, l’achat de compléments logiciels, la mise en œuvre de la « DMP compatibilité » dans le logiciel patient de l’établissement ainsi que les « coûts récurrents »  liés aux opérations de création des DMP, de surveillance du bon fonctionnement du logiciel et de supervision des flux. « Aucun retour sur investissement n’a été identifié pour les établissements », relèvent les auteurs du document, citant un directeur pour qui « sans aucune incitation financière », l’introduction du DMP ne peut être pour les directions qu’«une démarche militante ». 

    « L’accompagnement auprès des professionnels et des établissements a décoincé le système »,  témoigne Nathalie Grabherr, chef de projet de l’Assurance maladie du département Indre-et-Loire. Elle pointe le poids de la procrastination dans le retard d’introduction du DMP : « Au départ, tout le monde s’attendait. On n’alimente pas car il n’y a pas de création, on ne consulte pas car il n’y a pas assez d’alimentation… » Elle affirme avoir convaincu les décideurs hospitaliers grâce à « des présentations aux commissions paritaires et aux conseils de l’ordre » réalisées dès fin 2016 et lors de la Commission de coordination des politiques publiques de santé organisée par l’ARS.

  • Les Rendez-vous du domicile : « Métiers du domicile, métiers d’avenir ? », le 27/06/2019 à Paris

    L’union nationale de l’aide des soins et des services aux domiciles (UNA) organise une journée de conférences autour du thème « Métiers du domicile, métiers d’avenir ? » (Les Rendez-vous du domicile) le 27 juin 2019 à l’Espace Charenton dans le 12ème arrondissement de Paris.

    L’objectif de cet événement est de répondre aux questions suivantes :
    • Dans un contexte d’évolution des systèmes de santé (Ma Santé 2022), des offres médico-sociales et des nouvelles technologies, les métiers du domicile sont-ils des métiers d’avenir ? ;
    • Comment peuvent-ils s’adapter à ces évolutions ? 

    Les inscriptions pour participer à la journée ont à réaliser via ce lien.

    Programme :

    • 9h30 : Discours d’ouverture par Guillaume Quercy, président de UNA
    • 11h30 : Table ronde 1 : « Comment ces évolutions et les nouvelles attentes des personnes fragiles transforment-elles nos métiers ? » 
      • Véronique Aubergé, chercheuse au CNRS, spécialiste de la robotique sociale
      • Emmanuelle Puissant, enseignante-chercheuse au CREG
      • Michaël Carré, directeur du groupe Medialis
      • Céline Poulet, secrétaire du CIH
    • 14h00 : Regards croisés : « L’impact des technologies dans le champ de l’accompagnement social »
      • Pascal Plantard, anthropologue des usages éducatifs des technologies numériques
      • Pierre Mazet, chercheur en sciences sociales
    • 15h20 : Table ronde 2 : « Dans ce contexte d’évolution, quel levier de transformation des métiers »
      • Guillaume Quercy, président de UNA
      • Philippe Calmette, président délégué de Nexem
      • Marie-Anne Montchamp, présidente de la CNSA
      • Jean-Philippe Vinquant, directeur général de la cohésion sociale à la DGCS
  • H&TI Webinar : piloter la santé par les données, pourquoi, comment et qu’en attendre ? (01/07/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, consacré au data management de la santé à la suite de la publication du livre La révolution du pilotage des données de santé. Enjeux juridiques, éthiques et managériaux, écrit conjointement par les experts Élodie Chapel, David Gruson (auteur principal), Delphine Jaafar, Pierre Loulergue, Judith Mehl, Florent Parmentier et Anaïs Person (LEH Édition, collection « Décideur santé »).

    Les auteurs présenteront les nombreuses dimensions du data management en santé, décrit comme un « continent nouveau » en train d’émerger : sécurité sanitaire et régulation du système, gestion prévisionnelle des ressources humaines et des compétences, adaptations des modes de financement vers une reconnaissance des parcours des patients, modalités de valorisation du pilotage par les données, etc.

    « L’objectif est de donner aux décideurs, professionnels de santé mais aussi à chacun de nos concitoyens, les clés de compréhension de ce mouvement majeur et irréversible. »

    Connectez-vous le 1er juillet 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct à :
    • David Gruson, Chaire santé de Science Po et fondateur d’Ethik IA ;
    • Maître Delphine Jafaar, cabinet Vatier Avocats.

    Les débats seront animés par Sandrine Degos, présidente de Care Insight.

    Les inscriptions doivent être réalisées via ce lien.

  • Women Startup Challenge Europe : les femmes entrepreneurs mises à l’honneur (AAC)

    L’association Women Who Tech lance son appel à candidatures pour le lancement du Women Startup Challenge en Europe, programme féminin axé sur l’innovation en matière de technologies de la santé.

    « Seulement 10 % du financement des investisseurs vont à des start-ups de technologies de la santé dirigées par des femmes à l’échelle mondiale. Autrement dit, les progrès en matière de financement des jeunes entreprises dirigées par des femmes progressent à un rythme glacial – nous devons changer ce discours pour de bon « , commente Allyson Kapin, fondatrice de Women Who Tech, dans un communiqué diffusé le 20 juin 2019.

    Les inscriptions pour participer au challenge sont à réaliser avant le 1er août 2019 via ce lien.

    Women Who Tech est soutenue par Johnson & Johnson Innovation, JLABS, Craig Newmark Philanthropies et le bureau du maire de Paris. 

    Les 10 finalistes sélectionnés présenteront le 7 octobre 2019 à Paris un pitch auprès d’un jury d’investisseurs composé de Mozilla, de Google Ventures, de Techstars, d’Illuminate Ventures et d’OneRagtime ainsi que des rédacteurs techniques de la BBC et de TNW.

    Critères de sélection :

    • être une start-up dirigée par une femme (ou femme transsexuelle ou personne non-binaire*) ;
    • être une start-up axée sur la health tech ;
    • l’innovation technologique de la start-up doit être au stade de prototype ou avoir déjà été lancée ;
    • les candidatures doivent être déposées en anglais : les pitchs des finalistes devront aussi être en anglais ;
    • la start-up doit intégrer des technologies dans le produit qu’elle propose (l’utilisation de technologie pour vente de produits sur un site web ou utilisation de médias sociaux dans le système marketing ne peut être qualifiée d’utilisation de la technologie) ;
    • avoir collecté moins de 2,1 millions d’euros de sources combinées.

    Règles à respecter :

    • la start-up doit être située en Europe ou aux États-Unis avec une présence en Europe ;
    • les agences et entreprises de conseil ne sont pas éligibles, sauf en cas de création d’un produit répondant aux critères ;
    • les finalistes du précédent Women Startup Challenge ne sont pas éligibles sauf en cas de nouveau démarrage ou d’un nouveau produit ;
    • aucune candidate ne peut contacter les juges, sponsors et/ou partenaires avant le lancement du Women Startup Challenge Europe (risque de disqualification).
  • Téléconsultation : 16 000 actes remboursés entre septembre 2018 et fin mai 2019

    La Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) confirme à Health & Tech Intelligence le chiffre de 16 000 téléconsultations remboursées entre le lancement du dispositif, le 15 septembre 2018, et la fin du mois de mai 2019, récemment dévoilé dans la presse.

    Un premier bilan publié le 26 mars 2019 par la Cnam faisait état de 7 939 actes de téléconsultations pris en charge au 17 mars dans le cadre de l’avenant n° 6 de la convention médicale. Le chiffre récent de 16 000 actes traduit une accélération de la pénétration de cette pratique dans le cadre du parcours de soin,
    même si l’objectif de 500 000 actes en 2019 semble toujours difficilement atteignable.

  • « Quelles médiations sociales et numériques dans le suivi des maladies chroniques ? », 27/06/19-Nîmes

    L’université de Nîmes organise le 27 juin 2019 au sein de ses locaux une journée d’étude sur la thématique « Quelles médiations sociales et numériques dans le suivi des maladies chroniques ? », dans le cadre du programme de recherche « Design et santé connectée » du laboratoire Projekt.

    Cette journée permettra aux professionnels de santé, de patients, de designers et d’étudiants de se réunir autour de conférences, tables rondes et présentations de projets.

    Les inscriptions à cet événement, gratuites, sont à réaliser via ce lien.

    Programme : 

    • 10h30 : Introduction
      • Corinne Le Gal, vice-présidente recherche, Université de Nîmes
      • Michela Deni, Directrice du laboratoire Projekt
      • Jacky Raymond, délégué à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle, Nîmes métropole
    • 10h45-12h30 : Session 1 : « E-patients : usages, mésusages et non-usages du numérique dans le suivi des maladies chroniques »
      • Géraldine Goulinet-Fité, doctorante université Bordeaux-Montaigne : “Valeurs d’usage d’un dispositif numérique de coordination de soins à domicile en Sud Gironde” Projet Usic@re
      • Caroline Guillot, responsable Diabète lab, Paris : “Usage des dispositifs connectés dans le diabète” Fédération Française des Diabétiques
      • Marie-Julie Catoir-Brisson, Projekt, université de Nîmes : “Usages, mésusages et représentations des objets connectés sur le sommeil” Projet Som’Health
    • 13h30-15h00 : Session 2 : Table ronde « Enjeux de conception des dispositifs numériques et mobiles en santé : retour d’expérience »
      • Adnan El Backri : PassCare
      • Vincent Attalin : Aviitam
      • Iris Roussel : Oziris santé
    • 15h-16h : L’apport du design à la santé par le projet, avec France Insomnie
      • 15h : Présentation de 3 projets en design social menés par les étudiants du Master Design, Innovation et Société (L’hospitalité et l’accueil des familles à l’APHM, La bientraitance aux urgences du CHU de Nîmes, Les troubles du sommeil et les objets connectés)
      • 15h30 : Présentation de l’association France Insomnie par Jean-Marc Loison (président de l’association)
    • 18h : Conclusions de la journée