Efficience

  • Le marché mondial de la gestion de santé devrait dépasser les 42 Mds USD en 2021 (MarketsandMarkets)

    Selon un rapport publié à la mi-novembre 2017 par la société de recherche indienne MarketsandMarkets, le marché mondial de la gestion de la santé devraient atteindre les 42,4 milliards de dollars (35,8 milliards d’euros) d’ici 2021, contre 13,85 milliards de dollars en 2016, soit un TCAC de 2,2 %.

    Deux tendances ont retenu l’attention de H&TI :
    • les solutions basées sur le cloud semblent être les technologies les plus prometteuses dans le secteur ;
    • l’Amérique du Nord est le leader actuel du marché, mais pourrait être rattrapée d’ici quelques années par l’Asie-Pacifique, où les initiatives health tech visant à améliorer l’offre de santé se multiplient.

    Les solutions basées sur le cloud en plein essor

    En ce qui concerne les composantes, le marché est divisé en deux catégories : logiciels et services.

    L’acheteur n’a pas à se soucier des problèmes techniques

    Le domaine des logiciels devrait occuper la plus grande part du marché mondial de la gestion de la santé de la population (PHM) en 2016 et connaître une évolution positive dans les années à venir.

    Parmi les logiciels PHM, on retrouve en tête les solutions web basées sur le cloud. L’avantage de ces technologies : le fournisseur maintient et met à jour le logiciel et libère de toute responsabilité l’acheteur en matière de support et de maintenance du serveur, ce qui permet à ce dernier de se concentrer sur son activité principale.

    Utilisateurs finaux : les fournisseurs de soins au centre du marché

    Au niveau des utilisateurs finaux, le marché est segmenté en quatre catégories : les prestataires de soins, les payeurs de soins, les groupes d’employeurs et les organismes gouvernementaux.

    États-Unis : Medicare pénalise les réadmissions hospitalières inutiles

    En 2016, les auteurs du rapport estime que le secteur des fournisseurs de soins représente la plus grande part du marché. Cela est notamment dû à la mise en place de la loi sur les soins abordables et du programme de réduction des réadmissions hospitalières aux États-Unis, visant à réduire les coûts de santé en utilisant des solutions novatrices élaborées pour mieux gérer la santé de la population.

    L’initiative de Medicare consistant à pénaliser les hôpitaux pour les réadmissions inutiles est un autre facteur contribuant à la croissance de ce segment.

    L’Amérique du Nord domine le marché mais l’Asie-Pacifique pourrait devenir leader

    Le marché mondial est par ailleurs divisé en quatre régions : Amérique du Nord, Europe, Asie-Pacifique et le reste du monde.

    En 2016, c’est l’Amérique du Nord qui domine le marché, suivie par l’Europe et l’Asie-Pacifique. Cependant, le marché de l’Asie-Pacifique devrait connaître le TCAC le plus élevé au cours de la période de prévision.

    Les pays asiatiques sont en train de moderniser leurs systèmes de santé

    Les initiatives suivantes expliquent cette progression :

    • la mise en œuvre de plusieurs programmes PHM pour améliorer la santé de la population en Australie ;
    • le développement rapide des soins en Inde ;
    • les investissements croissants pour la modernisation du système de santé en Chine ;
    • le développement de l’infrastructure et la mise en place de nouvelles orientations par le Fonds japonais pour les technologies de l’information et de la communication.

    Mais les États-Unis innovent aussi

    Par ailleurs, divers facteurs devraient soutenir la croissance du marché global, en particulier en Amérique du Nord, jusqu’en 2021, parmi lesquels :

    • la mise en œuvre de l’Affordable Care Act (ACA) aux États-Unis ;
    • le soutien du gouvernement américain pour la prévention des maladies et l’adoption de solutions HCIT ;
    • la croissance de la population des personnes âgées et l’augmentation subséquente de la prévalence des maladies chroniques ;
    • l’augmentation des coûts de santé ;
    • le développement des capacités informatiques et des systèmes d’analyse du big data.

    Les acteurs clés du marché

    Les principaux acteurs du marché sont à l’heure actuelle basés aux États-Unis. D’après MarketsandMarkets, ce sont :

    • Cerner Corporation (États-Unis) ;
    • McKesson Corporation (États-Unis) ;
    • Allscripts Healthcare Solutions, Inc. (États-Unis) ;
    • Healthagen, LLC. (États-Unis) ;
    • OptumHealth (États-Unis) ;
    • IBM Corporation (États-Unis) ;
    • Epic Systems Corporation, Inc. (États-Unis) ;
    • Conifer Health Solutions, LLC (États-Unis) ;
    • Health Catalyst, LLC (États-Unis) ;
    • Wellcentive, Inc. (États-Unis) ;
    • i2i Population Health (États-Unis) ;
    • Verscend Technologies, Inc. (États-Unis).

    Ce monopole des organisations américaines pourrait cependant être mis à mal d’ici 2021.

  • China: Johnson & Johnson launches JLABS @ Shanghai to support 50 local health startups

    Johnson & Johnson Innovation (USA) announced on December 5, 2017, the upcoming launch of JLABS @ Shanghai in China, in collaboration with the Shanghai Municipal Government, Pudong New Area Government, and Shanghai Pharma Engine.

    JLABS @ Shanghai will be the first J&J’s incubator location established outside of North America. It will support up to 50 healthcare and life sciences start-ups to help them grow within the healthcare ecosystem. The 4,400-square-meter facility will be located in the city’s Hi-Tech Park and will open in the second quarter of 2019.

    JLABS @ Shanghai: an innovation hub with cutting-edge equipment

    The lab will accommodate up to 50 life sciences and healthcare start-ups, both single entrepreneurs and larger companies, specialized on innovations across the entire healthcare market, especially pharmaceuticals, medical devices and consumer.

    JLABS @ Shanghai will provide resident innovators with a capital efficient and flexible platform that includes a vast network that will enable them to accelerate the delivery of life-saving, life-enhancing health and wellness solutions to patients in China and around the world.

    Access to a digital prototype lab and major market players

    The selected star-ups will have many of the advantages of being part of an established innovation hub, such as access to:

    • a cutting-edge, modular and scalable lab space, equipment, with access to scientific, industry and capital funding experts;
    • a JLABS device and digital prototype lab that will provide entrepreneurs with access to highly specialized tools as well as skill-building programs to design and develop smart health technologies;
    • talent and mentors, large existing firms and research universities;
    • capital and convergence opportunities with other sectors.

    Applications to join JLABS @ Shanghai and other JLABS sites are currently being accepted from biotech, pharmaceutical, medical device, consumer and digital health companies. For more information: Jlabs.jnjinnovation.com.

    A lab that will contribute to Shanghai and Pudong’s development

    « Through JLABS, we can drive innovation across pharmaceuticals, medical devices and consumer healthcare and have a positive impact on the development of Pudong as an industrial leader and of Shanghai as an innovation hub for science and technology, » said Zhou Zhengyu, deputy director general, science & technology and economic development division, Pudong New Area Government (source: Prnewswire.com).

    J&J’s investments in China: a long-term vision

    JLABS has facilities in San Diego, San Francisco (two sites), Houston, Boston and plans to open a hub in New York in 2018. It recently opened the first side outside of the U.S. in Toronto (Canada).

    Interesting regulatory changes are coming

    Massive regulatory changes recently announced by the Chinese government are considered a new boost for the pharmaceutical sector in the country, which is already the second largest in the world.

    Foreign drugs are expected to enter the country in larger scale in the coming years, a move that bio-pharmaceutical companies like J&J are likely to benefit from.

    A few years ago, J&J’s CEO Alex Gorsky said he saw a « new horizon » in China despite slowing growth and regulatory hurdles, adding that his company was taking the long-term view for investment in the region (source : Fiercebiotech.com). 

    « China, and Shanghai specifically, have become a global hotspot for healthcare innovation, » said Vladimir Makatsaria, Johnson & Johnson China Group chairman. « JLABS @ Shanghai will join our Asia Pacific Innovation Center, Janssen China Discovery Labs, Emerging Markets Innovation Center, and other initiatives across our Johnson & Johnson Family of Companies’ China organization in creating a Shanghai-based hub that strengthens our ability to meet the rapidly evolving healthcare needs of people in China and around the world. »

    Toward a JLABS in the UK?

    JLABS @ Shanghai will be the ninth JLABS location to open globally. The US company has chosen the Chinese city as its first port of call, forgoing official sites in Europe. Last week, The Telegraph announced that J&J were dropping plans to open a U.K. JLABS center, something however the company strongly refutes to FierceBiotech.com, without providing more details.

  • 9 % des dossiers soumis à la Délégation à l’Innovation urgents à mettre sur le marché (J-Y. Fagon)

    « Comment faire de la France la championne de l’innovation en santé ? », a lancé le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, en ouverture des 7e Rencontres sur le système de santé, à Paris le 28 novembre 2017, qui avaient pour thème « Quel quinquennat pour la santé ? »

    Le professeur a rappelé un élément majeur : l’innovation en santé comporte ses spécificités par rapport au monde de l’innovation en général. Si cette dernière évolue à grande vitesse, l’innovation en santé, quant à elle, doit veiller à assurer la sécurité et lutter contre les inégalités d’accès.

    La mission à la Délégation à l’Innovation en Santé qu’il chapeaute a un rôle de guichet pour les porteurs de projets. Depuis début 2017, 195 dossiers ont été déposés et 108 se sont révélés innovants. Certaines de ces innovations seront présentées lors des Journées de l’innovation en santé 2018, du 26 au 28 janvier 2018 à la Cité des Sciences à Paris. Il en a d’ores et déjà révélé les grandes lignes.

    Une diversité d’innovations

    Les projets soumis à la délégation via son Pôle d’analyse et orientation des projets innovants (PAOPI) concernent une diversité d’innovations :

    • amélioration des pratiques professionnelles ;
    • dispositifs médicaux ;
    • e-santé;
    • formation des professionnels en santé;
    • médecine et les médicaments;
    • médecines complémentaires qui tentent d’améliorer les pratiques ;
    • prévention.

    La délégation a identifié, grâce à un entretien d’une heure et demi avec les porteurs de projets, ceux qui sont sources de développement. « 9 % des projets apparaissent urgents à mettre sur le marché et de nature à exiger rapidement des moyens d’évaluation et de développement », affirme le Pr Jean-Yves Fagon.

    Lutter contre les écueils du système pour faciliter les innovations

    Pour faciliter ces innovations, « il faut lutter contre les écueils de notre système », rappelle Jean-Yves Fagon. Ceux-ci sont, selon lui :

    • L’absence de coordination : les différents acteurs publics, les agences, les structures privées et les industriels doivent travailler ensemble.
    • Il faut une institution qui puisse donner son avis avant l’accès au marché des innovations. C’est le travail actuel de la HAS qu’il faudrait intégrer dans une dimension plus large. « Dans certains pays, il existe un co-développement, qui part de la cible du projet, puis un enrichissement des données avec les porteurs de projet. Cela prend du temps, mais cela permet de décider de la suite à donner lors d’une troisième étape après analyse des impacts. »
    • L’évaluation de ce qui se passe après la mise sur le marché.  « Nous avons peu de données en « vie réelle » et celles-ci peuvent conforter ou nuancer les premières analyses, par des conséquences organisationnelles ou économiques. Actuellement, il est difficile d’affirmer qu’un projet constitue une innovation, car c’est un concept dans la définition reste délicate. Cette étape peut aussi, en intégrant d’anciennes innovations dans notre système de santé, ouvrir la porte à de futurs projets innovants. » 

  • Appel à projets : IMI2 lance son 13e appel doté d’un budget de 223 050 000 €

    IMI2 (Innovative Medicines Initiative), un partenariat public privé entre la Commission européenne et les industries pharmaceutiques regroupées au sein de l’Association européenne des industries pharmaceutiques (EFPI), lance son 13e appel à projets IMI2 avec une dotation de 223 050 000 d’euros pour financer des projets de recherche dans le domaine des sciences de la vie devant répondre aux besoins des industriels.

    L’appel à projet est ouvert depuis le 30 novembre 2017 et se déroulera en deux étapes : la fin de la première étape de soumission de candidatures a été fixée au 28 février 2018 et celle de la deuxième étape au 6 septembre 2018.

    L’appel à projet concerne 15 thématiques de recherche différentes allant de la cardiomyopathie diabétique en passant par la valeur des diagnostics dans l’utilisation des antibiotiques, la plateforme européenne durable de cellules souches pluripotentes, l’évaluation numérique de la mobilité dans le cadre réglementaire et dans la pratique clinique, jusqu’aux programmes pilotes sur des banque de composés cliniques de plusieurs pathologies.

    Ces projets représentent des opportunités pour le PME ayant des activités liées notamment à l’apprentissage automatique, à l’analyse de données, la gestion des mégadonnées, l’analyse des images médicales, les systèmes d’information ou encore les objets connectés.

    Instructions de soumission

    Pour les renseignements complémentaires, se référer à ce lien en cliquant sur la thématique correspondante.

    Le manuel général d’instructions de participation au projet est disponible ici.

    Les thématiques et certains domaines de contribution

    • Évaluation de l’unicité de la cardiomyopathie diabétique par rapport aux autres formes d’insuffisance cardiaque en utilisant des approches de phénocartographie sans biais: apprentissage automatique ; gestion des données; analyse d’imagerie ; technologies d’imagerie médicale ;

    • Interactions génome-environnement dans les maladies cutanées inflammatoires : approches analytiques avancées ; gestion des données, défis juridiques et éthiques associés à l’intégration de données provenant de patients multicentriques ;

    • La valeur des diagnostics pour combattre la résistance aux antimicrobiens en optimisant l’utilisation des antibiotiques : systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse de données ; infrastructures, logistique et services liée à une biobanque et la caractérisation profonde des agents pathogènes ou des échantillons ;

    • Dysfonctionnement mitochondrial en neurodégénération ;

    • Action de soutien et de coordination des projets dans le domaine de la neurodégénération de l’IMI ;

    • Une plate-forme européenne durable de cellules souches pluripotentes induites ;

    • Lier l’évaluation numérique de la mobilité à des critères cliniques pour soutenir l’acceptation réglementaire et la pratique clinique : gestion et analyse de données complexes et plus particulièrement dans la validation d’outils médicaux liés à la technologie ; expertise dans les IoT pour la surveillance ; systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse des données des DM ;

    • Immunoprofilage du microenvironnement des tumeurs humaines ;

    • Conception – Continuum des données probantes provenant des expositions à la grossesse, de la toxicologie de la reproduction et de l’allaitement maternel pour améliorer les résultats : expertise dans la conception et l’analyse de jeux de données existants, de dossiers de santé électroniques, de conception épidémiologique ;

    • Améliorer la prédiction préclinique des effets indésirables des produits pharmaceutiques sur le système nerveux : biostatistiques ; gestion des données et des échantillons et de l’accès aux données et du nettoyage des données ;

    • Pipeline de biomarqueurs de sécurité translationnelle (TransBioLine) pour favoriser le développement et la mise en œuvre de nouveaux biomarqueurs d’innocuité dans les essais cliniques et le diagnostic de la maladie: bioanalyse pour le développement de tests diagnostiques ; analyse bioinformatique et exploration de données ; gestion des données ;

    • Développement d’une plate-forme d’apprentissage automatique fédéré et préservant la confidentialité à l’appui de la découverte de médicaments : solution de gestion de big data ; bioinformatique ; exploration des données ;

    • Programme pilote pour une plateforme de composés cliniques pour la reconversion: maladies cardiovasculaires et diabète ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies respiratoires ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies neurodégénératives ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies rares / orphelines.

  • Sanofi inaugure 39BIS, son laboratoire dédié à la co-construction de la e-santé en France

    Sanofi, le groupe pharmaceutique, a lancé le 4 décembre 2017 39BIS, son propre laboratoire d’innovation ouverte dédié à la santé du futur au sein de son campus à Gentilly.

    Le groupe mise sur l’intelligence collective et souhaite ainsi accélérer ses projets en e-santé, concevoir des e-solutions pour les patients, les aidants et les professionnels de santé centrées sur la valeur d’usage et le parcours de santé.

    Un showroom et une agora pour s’inspirer, un espace d’idéation pour co-créer et un espace de prototypage, équipé d’un imprimante 3D, pour expérimenter et tester en amont la valeur d’usage des e-solutions sont mis à disposition des collaborateurs de Sanofi et des partenaires de ce dernier : Altran, Cognizant, DMD Santé, France eHealthTech, Schoolab ou encore UmanLife.

    L’industriel insiste sur la valeur d’usage des solutions en e-santé et met au cœur de sa démarche le patient.

    Ce nouvel espace va permettre de faire converger les synergies à travers des rencontres avec des acteurs issus d’autre secteurs d’activité, des spécialistes d’autres domaines et des start-ups avec ses méthodes de travail typiques, telles le design thinking ou le lean start-up. Il permettra également, selon le groupe, de consolider les échanges avec tout l’écosystème de la e-santé.

    Les porteurs de projets en e-santé pourront y trouver un service d’accompagnement personnalisé d’une durée de 6 mois couvrant la phase du cadrage du projet jusqu’à l’expérimentation en passant par l’incubation.

  • Santé en entreprise : Ping An signe un accord d’investissement de 121 MUSD avec Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, la principale plateforme d’investissement de l’un des plus grands assureurs chinois, Ping An Insurance Group, vient de conclure un accord d’investissement de plus de 800 millions RMB (102 M. € ; USD 121 millions) avec Fullerton Healthcare (Singapour) à travers toute l’Asie-Pacifique, révèle une annonce publiée fin novembre par l’entreprise singapourienne.

    Fullterton Healthcare est l’un des principaux fournisseurs de solutions de santé en entreprise en Asie-Pacifique. Ce partenariat devrait notamment aider la société à développer ses activités en Chine.

    Ping An va aider Fullerton à développer ses activités en Chine continentale

    Fullerton Healthcare fournit des services médicaux complets dans cinq pays et régions d’Asie-Pacifique.

    Avec cet investissement, Ping An Capital et ses filiales deviennent le deuxième actionnaire de Fullerton. Ce partenariat aidera notamment le groupe singapourien à étendre sa présence en Chine continentale, a déclaré Liu Dong, partenaire principal de Ping An Capital (source : Chinamoneynetwork.com).

    Fullerton Healthcare : bientôt 100 cliniques à Pékin, Shanghai et Guangzhou

    Fullerton Healthcare est spécialisé dans la prestation de services de santé aux entreprises et comptabilise actuellement plus de 25 000 sociétés clientes. Dans un premier temps, elle prévoit d’établir environ 100 cliniques dans trois grandes villes chinoises : Pékin, Shanghai et Guangzhou.

    Ping An exploitera également les ressources en santé de son groupe en Chine, y compris Ping An Insurance, Ping An Good Doctor et Ping An Wanjia Healthcare, afin de stimuler l’expansion des activités de Fullerton Healthcare en Chine continentale, explique Liu Diong.

    E-santé : le marché chinois est en pleine croissance

    Chine : Ping An, leader sur le marché de la e-santé

    Depuis quelques années, Ping An est à l’origine d’importants investissements dans le secteur de la santé, notamment dans l’optique de développer sa plateforme d’e-santé, Ping An Good Doctor, et sa chaîne de services de santé hors ligne, Ping An Wanjia Healthcare. En mai 2017, Ping An Good Doctor comptabilisait environ 160 millions d’utilisateurs chinois.

    Santé en entreprise : le marché chinois pourrait atteindre les 21,1 Mds USD en 2020

    Bien que le marché chinois de la santé en soit encore à son premier stade de développement, il présente un fort potentiel en raison de la croissance économique rapide du pays, de changements démographiques favorables (vieillissement de la population) et du faible taux de pénétration des services de santé existants.

    Selon un rapport 2016 réalisé par Frost & Sullivan, le marché chinois de la gestion de la santé en entreprise passera de 5,7 milliards de dollars américains (4,8 Mds €) en 2010 à 21,1 milliards de dollars (17,8 Mds €) en 2020.

  • Corporate healthcare : Ping An leds an over USD121 M investment deal in Fullerton Healthcare

    Ping An Capital, the main investment platform of one of the largest Chinese insurers, Ping An Insurance Group, has led an investment deal of more than RMB800 million (€102 M, USD121 M) in Fullerton Healthcare (Singapore) across Asia-Pacific, reveals an announcement issued in late November by the Singaporean company.

    Fullerton Healthcare is a leading provider of corporate healthcare solutions across Asia Pacific. This partnership will help the Singaporean firm to develop its business in China.

    Ping An will help Fullerton Healthcare to expand its business in China

    Fullerton Health provides comprehensive medical services in five countries and regions in Asia-Pacific.

    With the investment, Ping An Capital and its related parties have become Fullerton’s second largest shareholder. This partnership will help the Singaporean group to expand its presence in mainland China, said Liu Dong, principal partner of Ping An Capital.

    Fullerton Healthcare: 100 clinics in Beijing, Shanghai and Guangzhou

    The Singaporean company is focused on delivering enterprise healthcare services and currently has more than 25,000 corporate clients. As a first step, the firm plans to establish about 100 clinics in three major Chinese cities: Beijing, Shanghai and Guangzhou.

    Ping An will also leverage healthcare resources from Ping An of China, including Ping An Insurance, Ping An Good Doctor and Ping An Wanjia Healthcare, to boost the expansion of Fullerton Health’s business in mainland China, said Liu Diong.

    EHealth: the Chinese market is growing

    China: Ping An is the leader in the digital health market

    Ping An has been making significant investments in the healthcare sector, including developing its own eHealth management platform, Ping An Good Doctor, and its offline health service chain, Ping An Wanjia Healthcare. In May 2017, Ping An Good Doctor provided services to about 160 million Chinese users.

    Enterprise healthcare management: the Chinese market could reach USD21.1 billion in 2020

    Although the Chinese private healthcare market is still in its early stages of development, it has great potential due to the country’s rapid economic growth, favorable demographic changes (aging population) and low penetration rates of the existing enterprise healthcare services market.

    According to a 2016 research report by Frost & Sullivan, China’s market for enterprise healthcare management will grow from USD5.7 billion (€4.8 billion) in 2010 to USD21.1 billions (€17.8 billion) in 2020.

  • États-Unis : UnitedHealth veut concurrencer Amazon et Apple sur le marché de la health tech

    L’entreprise d’assurance maladie américaine UnitedHealth mettra l’accent en 2018 sur sa stratégie visant à concurrencer les géants de la health tech comme Amazon et Apple, a déclaré le nouveau P.-D.G. du groupe, David Wichmann, lors de la Journée des analystes organisée par la société fin novembre à New York.

    Domaine des soins : « un statu quo insatisfait »

    « On m’a demandé : « Qu’est-ce qui va être différent maintenant que vous êtes P.-D.G. ? » Ma réponse, courte, est que très peu de choses vont changer mais que tout va changer », a déclaré M. Wichmann, qui a succédé à Stephen Hemsley au poste de président-directeur général d’UnitedHealth, après avoir été le directeur financier de l’entreprise pendant cinq ans.

    Il précise que le groupe est « insatisfait du statu quo dans le domaine des soins ». Afin de s’imposer durablement sur un marché très concurrentiel, il envisage de concentrer ses efforts sur le déploiement de solutions innovantes dans le secteur.

    UnitedHealth veut rattraper son retard face à Amazon et Apple

    Interrogé sur la menace potentielle que représentent Amazon et d’autres géants de la technologie en train d’investir le marché des soins, comme Apple, Larry Renfro, directeur général de la divison « assurance » d’Optum, a déclaré que la société tentait de rattraper son retard sur le marché des start-up health tech.

    Développer l’apprentissage automatique pour améliorer les résultats des patients

    les dirigeants d’UnitedHealth ont présenté un certain nombre de programmes exploitant les données d’Optum et appliquant l’apprentissage automatique (machine learning) afin d’améliorer l’engagement et les résultats des patients avec les employeurs commerciaux et les affiliés à l’assurance Medicare.

    Lancement d’Optum Ventures pour financer des entreprises d’e-santé

    M. Renfro a également annoncé le lancement d’Optum Ventures lors de la réunion du groupe qui s’est tenue en novembre. La nouvelle entité prévoit d’investir 250 millions de dollars US (210 Mds €) pour financer des entreprises de santé numériques.

    Parmi les premières sociétés à être soutenues figurent :

    • Apervita, une plateforme d’analyse de données basée sur le cloud ;
    • SHYFT Analytics, une plateforme de recherche pharmaceutique basée sur le cloud ;
    • Mindstrong Health, une application smartphone qui utilise l’apprentissage automatique pour aider les patients à évaluer leurs troubles de santé mentale.

    UnitedHealth multiplie les acquisitions

    De plus, l’entreprise a récemment complété l’acquisition de l’unité de conseil du groupe Advisory Board (1,3 Mds USD ; 1,10 Md €), une société spécialisée dans la recherche et le conseil dans le domaine de la santé. En conséquence, UnitedHealth détient désormais une participation de 5,5 % dans la société d’informatique hospitalière Evolent Health, qui a récemment fusionné avec Advisory Board, ce qui en fait le principal actionnaire.

    Il s’agit de la troisième transaction réalisée cette année par le groupe allemand. Auparavant, UnitedHealth a conclu un accord de 2,3 milliards de dollars (1,9 Md €) avec Surgical Care Affiliates, l’un des plus grands fournisseurs des États-Unis dans le secteur de la chirurgie ambulatoire, et un deal de 2,8 milliards de dollars (2,4 Mds €) avec l’assureur chilien Banmedica.

    « Nous savons que nous pouvons être plus performants »

    Les acquisitions de UnitedHealth ont contribué à la croissance à deux chiffres des revenus du groupe au cours des dix dernières années.

    Le nouveau P.-D.G. de UnitedHealth ne semble pas s’inquiéter pour l’avenir de la société mais il a précisé aux investisseurs qu’il ne se reposera pas sur les lauriers de l’entreprise. « Nous savons que nous pouvons être plus performants, a déclaré David Wichmann. Nous sommes plus que prêts à intensifier notre jeu. »

  • DM : vers une numérisation globale des dossiers médicaux en Algérie à partir de 2018

    La sous-direction chargée du programme de vaccination au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière d’Algérie (MSPRH) a annoncé début décembre 2017 le lancement d’une opération pilote visant à numériser l’ensemble des dossiers de vaccination, l’une des étapes du grand projet national de numérisation des dossiers médicaux de tous les patients algériens.

    Afin de cerner les enjeux relatifs au déploiement de la santé numérique en Algérie, une rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée à l’occasion de la première édition des Health Digital Days (HDD), qui s’est tenue le 13 novembre 2017 à l’École supérieure algérienne des affaires, à Alger.

    Une numérisation générale pour améliorer la coordination des soins

    L’instauration d’un dossier national numérique de vaccination consiste à rassembler sur un même système informatique toutes les données relatives aux vaccinations (date des rappels, liste des vaccins réalisés sur tel patient à telle date…). Cette numérisation se fera progressivement avant d’être généralisée à l’ensemble du pays au cours de l’année 2018, précise les autorités.

    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’action initiée par le ministère de la Santé algérien depuis plusieurs années, soit la numérisation globale des dossiers médicaux de tous les patients à travers tout le pays. L’ensemble des acteurs de l’industrie pourront ainsi améliorer leur capacité à produire et à partager des données de santé de manière sécurisée dans le but de mieux coordonner les soins.

    Proposer des soins de meilleure qualité et limiter les dépenses via la e-santé

    Concrètement, le but est que les professionnels de la santé aient plus facilement accès aux résultats des examens de leurs patients, à leurs radios ou à d’autres tests médicaux, sans que le malade soit contraint d’apporter les documents physiques avec lui lors de la consultation.

    L’objectif final est d’améliorer la qualité des soins et de mieux maîtriser les dépenses de santé.

    Développement de la télémédecine : les acteurs de l’industrie discutent des enjeux

    La rencontre nationale sur la télémédecine et la e-santé a été organisée dans l’optique de vulgariser ces nouvelles solutions numériques.

    À cette occasion, un certain nombre de professionnels et d’experts algériens du secteur de la santé ont ainsi eu la possibilité de partager les meilleures pratiques qu’ils ont pu observer dans le domaine ces dernières années et cerner les éléments qui permettent de soutenir le développement de la santé numérique dans un pays aussi vaste que l’Algérie, où les besoins sur le plan sanitaire sont de plus en plus importants en raison de l’augmentation de la population.

    La nécessité d’un cadre légal

    La présentation du professeur Zoubir Sari, membre fondateur de la Société algérienne de télémédecine et d’e-santé (SATeS), a porté sur l’état des lieux et les perspectives de la télémédecine en Algérie. Selon lui, la mise en place d’un cadre légal est nécessaire à l’instauration d’un système de santé permettant de fournir des soins à distance en toute sécurité et de manière éthique (source : Elmoudjahid.com, quotidien national d’information algérien).

    En attendant la finalisation de ce dossier sur lequel est en train de se pencher le MSPRH, le Pr. Sari a proposé dans un premier temps de lancer des essais de téléconsultation, de télésurveillance et de téléassistance médicale, notamment dans le cas du traitement de maladies chroniques, le tout en essayant de surmonter les obstacles réglementaires, financiers, techniques et humains.

    Lors du débat, le ministère de la Santé a affiché sa volonté d’instaurer des bases législatives solides pour permettre de déployer dans les meilleures conditions possibles des services de télémédecine au sein du pays.

    L’importance d’une coordination des soins via la télémédecine

    De son côté, le Dr. Abdelghani Benhabla, membre de la Société algérienne de médecine générale (SAMG), a insisté sur l’importance du rôle du médecin généraliste au sein d’un système de santé organisé. La coordination des soins via la télémédecine est primordiale pour la SAMG, qui a cité en exemple la commodité du transfert par e-mail des dossiers médicaux.

    La télémédecine participe à améliorer l’accès aux soins

    Mohamed Zeroug, professeur en gastro-entérologie et secrétaire général de la SATeS, a quant à lui mis en avant l’avantage que représente la télémédecine dans l’amélioration de l’accès aux soins. Il a ainsi donné en exemple quelques tentatives d’implémentation réussies de certains services médicaux en dehors d’Alger.

    « L’exercice de la médecine en dehors des CHU, en particulier dans notre spécialité, a été d’une extrême richesse, tant humaine que professionnelle », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que, selon lui, la télémédecine devait être considérée comme « un simple outil ». « Sans une compétence avérée du médecin généraliste, tout le système sera fragilisé et inefficient. C’est lui qui [doit déclencher] le processus de soins (…) : c’est lui le premier filtre. »

    Première étape : informer la population, majoritairement attirée par la e-santé

    Fazia Graine, cofondatrice et directrice générale de l’agence de conseil en communication Sense Healthcare, a conclu la rencontre en expliquant que la télémédecine devait être instaurée dans le pays de manière progressive et structurée.

    Selon une enquête sur la perception de la e-santé en Algérie réalisée par la société d’études et de conseil marketing IMMAR Research & Consultancy et menée sur 1 100 personnes (51 % d’hommes et 49 % de femmes réparties sur tout le territoire national), 74 % des personnes interrogées souhaiteraient posséder un dossier médical électronique et 72 % aimeraient pouvoir communiquer en ligne avec leur médecin. Par ailleurs, 67 % des sondés ont déclaré qu’ils apprécieraient recevoir les résultats de leurs analyses par voie électronique.

    Les résultats de cette étude montre que l’attrait pour la santé numérique est évident en Algérie. Cependant, un problème se pose : 80 % des Algériens questionnés admettent ignorer totalement l’existence de la télémédecine. C’est à ce niveau que les autorités et les acteurs de l’industrie doivent agir en premier lieu, en cherchant tout d’abord à informer la population sur les nouvelles technologies disponibles dans le domaine des soins avant de lancer à grande échelle le déploiement de la e-santé.

  • Bayer renforce sa collaboration avec Bitkom pour développer ses activités en e-santé

    Le groupe Bayer a annoncé fin novembre 2017 qu’il allait renforcer ses liens avec Bitkom, la plus grande association allemande centrée sur le numérique, afin d’accentuer son soutien à l’innovation numérique, en particulier dans le domaine de la santé.

    Soins : Bayer poursuit la transformation numérique de ses activités

    « Bayer poursuit sa transformation numérique. Nous nous efforçons d’étendre la numérisation de toutes nos relations commerciales externes, en particulier avec nos clients, fournisseurs et partenaires, et de développer de nouveaux modèles commerciaux numériques [afin de] de numériser tous nos processus métier, a expliqué Daniel Hartert, responsable de l’information à Bayer AG (source : The Financial). Nos activités en constante augmentation avec Bitkom représentent un aspect de notre engagement externe. »

    Pour le Dr. Bernhard Rohleder, P.-D.G. de Bitkom, « la numérisation a un énorme potentiel dans les domaines de la santé et de l’agriculture », le deuxième secteur auquel s’intéresse de près le groupe allemand. « C’est pourquoi nous sommes heureux (…) d’affronter [avec Bayer] les enjeux numériques du futur. »

    Vers la création de nouvelles solutions health tech et un renforcement des partenariats

    Dans le domaine des soins, Bayer va mettre l’accent sur trois éléments clés :

    • la recherche et le développement ;
    • le déploiement de nouvelles technologies ;
    • les partenariats et l’innovation ouverte.

    E-santé : Bayer met l’accent sur le déploiement des start-up

    Afin de déployer tout le potentiel de la numérisation au sein du groupe, Bayer s’appuiera non seulement sur sa collaboration avec Bitkom mais également sur ses propres activités d’innovation ouverte et ses accords de coopération avec des start-up, des universités et des experts numériques issus du monde entier.

    Le groupe a multiplié les initiatives dans ce sens depuis quelques années.

    • L’entreprise allemande est l’un des partenaires en sciences de la vie de CUBE, un réseau mondial d’innovation dont le siège se situe à Berlin.
    • En 2013, elle a lancé son propre programme de financement participatif, Grants4Apps, qui a connu un succès notable : les gagnants de la première édition du programme, qui s’est tenue à Singapour, ont récemment démontré la viabilité de leurs solutions dans le domaine de la silver tech.
    • En collaboration avec des partenaires technologiques, Bayer développe également de nouvelles solutions numériques pour le secteur des sciences de la vie par le biais de son LifeScience iHUB, situé au sein de la Silicon Valley.

    Le 28 novembre 2017, Dirk Schapeler, directeur du LifeScience iHUB, a tenu un discours centré sur l’innovation dans le secteur de la e-santé (« Innovation for Digital Health ») dans le cadre du hub.berlin business festival.

    Le hub.berlin, organisé par Bitkom, est axé sur la digitalisation de l’économie, les nouvelles formes novatrices de business modèles et le monde de l’high tech en général, tout en mettant à l’honneur les start-up les plus prometteuses du marché.