Efficience

  • Diabète : Health2Sync (Taïwan) lève 6 M. USD et cherche à se développer au Japon

    La société de gestion du diabète taïwanaise Health2Sync a levé 6 millions de dollars (5 M. €) début décembre dans le cadre d’un ronde de financement de série B menée par Sompo Holdings, l’une des plus grandes compagnies d’assurance japonaises.

    L’entreprise a déclaré que ce nouveau fonds servira à développer ses activités au Japon mais aussi à améliorer ses services axés sur l’analyse de données et à créer des fonctionnalités spécifiques dédiées à ses partenariats avec les groupes d’assurance santé.

    Gestion du diabète : le Japon est l’un des marchés les plus attractifs au monde

    « Le Japon est l’un des plus grands marchés mondiaux pour les dépenses liées au diabète, a déclaré dans un communiqué Ed Deng, cofondateur et P.-D.G. de Health2Sync. Il est crucial d’avoir un partenaire local car il peut être perçu comme un marché difficile à pénétrer. »

    Des politiques favorables

    « D’après nos observations, le gouvernement japonais a mis en place des politiques et accordé des fonds pour les soins du diabète et la prévention des complications [de la maladie] », a précisé M. Deng au site MobiHealthNews.com.

    Health2Sync cible le Japon depuis 2016

    Health2Sync a été fondée en 2013. En août 2016, l’entreprise a recueilli 3 millions de dollars (2,5 M. €) dans le cadre d’un tour de table mené par un groupement d’entreprises de la Silicon Valley et d’Asie. Elle avait alors déclaré que cette somme serait utilisée pour étendre son programme en dehors de Taïwan et plus précisément dans les marchés environnants.

    La société avait anoncé qu’elle se concentrerait sur le marché japonais en raison du taux de pénétration élevé des smartphones et de l’importance des connaissances en matière de santé au sein du pays. La Chine l’intéresse également mais pas dans l’immédiat, avait-elle ajouté à l’époque.

    Health2Sync : une analyse des données de santé en temps réel

    Health2Sync fournit une plateforme de gestion du diabète comprenant une application pour les patients, un câble qui relie différents types de glucomètres à un smartphone et un moteur d’analyse de données qui utilise les données des patients pour établir des recommandations personnalisées.

    L’application envoie aux utilisateurs des alertes automatisées, permet d’effectuer une analyse des données comportementales du patient mais aussi d’utiliser un chatbot afin d’effectuer une analyse en temps réel de l’état de santé de l’utilisateur et donne accès à un support basé sur le web via lequel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance leurs patients de manière efficace.

    Health2Sync : la glycémie moyenne des patients diminue de 22 % après trois mois d’utilisation

    Selon Health2Sync, la glycémie moyenne des utilisateurs présentant un haut risque de développer le diabète diminue de 22 % après une utilisation de son service pendant trois mois.

    Le diabète est très répandu en Asie. Le continent représente près de 50 % des cas du monde entier, note Health2Sync. En 2013, la Chine comptait le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète au monde, selon une analyse réalisée par l’American Diabetes Association. L’étude révèle également que le nombre de personnes touchées par la maladie au Japon avait augmenté de manière significative depuis 1997, en particulier parmi la population masculine.

    Des partenariats avec des investisseurs publics et privés asiatiques

    Health2Sync, basée à Taipei, explique qu’il était avantageux pour elle de débuter ses activités à Taïwan car le gouvernement délivre des aides financières aux hôpitaux et aux cliniques pour leur permettre de lutter de manière efficace contre le diabète. Elle s’est associée avec le ministère de la Santé et du Bien-être du pays pour concevoir des services de soins en ligne dédiée à la gestion de la maladie.

    En 2016, l’entreprise a également travaillé avec des investisseurs publics et privés locaux mais aussi basés à Hong Kong, en Malaisie et à Singapour dans le but de réduire les coûts médicaux associés au développement de complications chez les personnes diabétiques.

    Health2Sync travaille de près avec les compagnies d’assurance

    La société travaille actuellement avec les compagnies d’assurance américaines MetLife et Cigna et d’autres assureurs pour offrir une protection et un engagement numérique aux diabétiques. Elle a également collaboré avec divers gouvernements asiatiques.

    « Comme l’assurance maladie nationale est le principal payeur dans certains pays [asiatiques] où le coût et l’efficacité [des soins] est critiques, notre système permet aux prestataires de soins de bénéficier d’une gestion [de la maladie] plus efficace et en temps réel, explique M. Deng (source : MobiHealthNews.com). Avoir un lien direct avec la population pour l’identification des risques est [primordial] pour les payeurs publics. »

    Fin novembre, Health2Sync a annoncé un accord avec Ascensia Diabetes Care (Suisse), une entreprise mondiale dédiée à l’amélioration de la santé et de la vie des personnes atteintes de diabète. Le partenariat combinera des offres pour les personnes atteintes de diabète, dont l’accès à un système de surveillance de la glycémie (Contour Plus ou Contour TS) et à l’application Health2Sync.

  • Diabetes: Health2Sync (Taiwan) raises US$6 million and seeks to expand in Japan

    Taiwanese diabetes management company Health2Sync raised US$6 million (€5 million) in early December in Series B investments led by Sompo Holdings, one of Japan’s largest insurance companies .

    The company said the new fund will be used to expand its business in Japan, but also to improve its data-driven services and to create features specifically for health insurance partnerships.

    Diabetes management: Japan is one of the most attractive markets in the world

    « Japan is one of the world’s largest markets in diabetes-related spending, » Ed Deng, co-founder and CEO of Health2Sync, said in a statement. It is crucial to have a local partner as it can also be viewed as a difficult market to penetrate. »

    Favorable policies

    « From our observation, the Japanese government has created [policies] and made funding available for diabetes care and prevention of complications », Mr Deng told MobiHealthNews.com.

    Health2Sync plans to expand in Japan since 2016

    Health2Sync was founded in 2013. In August 2016, it raised US$3 million(€2,5 M) in funding from a combination of firms in Silicon Valley and Asia. At that time, the firm said the funding would be used to expand its program outside of Taiwan, specifically into surrounding markets.

    The company explained it will focus on the Japanese market because of the high penetration rate of smartphones and health literacy in the country. It is also interested in the Chinese market but not in the immediate future.

    Health2Sync: real-time analysis of health data

    Health2Sync provides a diabetes management platform that includes a patient-facing app, a cable that connects different types of glucose meters to a smartphone, and a data analytics engine that uses patient’ data to make personalized recommendations.

    The application sends users automated alerts, allows behavioral data analysis and the use of a chatbot to perform real-time analysis and provides access to web-based support that allows care providers to remotely monitor patients efficiently.

    Health2Sync: the average blood glucose of users decreased by 22% after 3 months of use

    According to the company, the average blood glucose of high-risk users decreased by 22% after using Health2Sync for three months.

    Diabetes is widespread in Asia. The continent accounts for nearly 50% of all cases in the world, Health2Sync said. In 2013, China had the highest total number of people with diabetes of any country, according to an analysis of the American Diabetes Association. The study also reveals that the number of people affected by the disease in Japan has increased significantly since 1997, especially among the male population.

    Partnerships with Asian public and private investors

    The company, based in Taipei, noted that it was advantageous to settle in Taiwan because the government provides financial incentives to hospitals and clinics to help them manage diabetes effectively. It has partnered with the country’s Ministry of Health and Welfare to design diabetes care online.

    In 2016, Health2Sync also worked with public and private investors in Taiwan but also in Hong Kong, Malaysia and Singapore to reduce the medical costs associated with diabetes complications.

    Health2Sync works closely with insurance companies

    The company is currently working with US insurance companies MetLife and Cigna and re-insurers to provide protection and digital engagement to diabetics, and has also worked with various Asian governments.

    « As national health insurance is the largest payer in some [Asian] countries where cost and efficiency is critical, our system enables healthcare providers with more real-time and more efficient patient management, » Mr Deng said (source : MobiHealthNews.com). Being able to have direct touch point with the population for risk identification is of huge value to public payers. »

    In late November, Health2Sync announced an agreement with Ascensia Diabetes Care (Switzerland), a global company dedicated to improving the health and lives of people with diabetes. The partnership will combine offers for people with diabetes, including the Contour Plus or Contour TS blood glucose monitoring system from Ascensia and the Health2Sync application.

  • UK débloque 210 millions de livres sterling pour être à l’avant-garde des technologies médicales

    Le gouvernement britannique a annoncé le 6 décembre 2017 la signature d’un accord avec vingt-cinq organisations internationales afin de mieux soutenir la recherche et l’investissement dans les sciences de la vie au Royaume-Uni dans l’optique que le pays soit à l’avant-garde du développement des technologies médicales.

    L’accord inclut un engagement du gouvernement allant jusqu’à 210 millions de livres sterling (239 millions d’euros) pour déployer des programmes de diagnostic précoce, la recherche en génomique et la science fondée sur l’intelligence artificielle.

    La génomique et les sciences de la vie comme moteurs de développement économique

    Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique commune au gouvernement britannique et aux entreprises du secteur : moderniser l’industrie et donner un coup de pouce aux sociétés du marché.

    Grâce à cet investissement massif, le gouvernement espère que la prochaine vague d’avancées dans le domaine de la medtech se produira au Royaume-Uni.

    Le gouvernement et l’industrie fixent des objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche

    En septembre, un groupe indépendant de représentants du secteur des sciences de la vie a publié un rapport stratégique indépendant (Life Sciences Industrial Strategy) appelant à soutenir la génomique et les sciences de la vie au Royaume-Uni, soulignant leur contribution potentielle à l’économie du pays et proposant des recommandations aux autorités et au NHS après le Brexit.

    En se basant sur ce rapport, le gouvernement britannique et les représentants de l’industrie ont fixé un ensemble d’objectifs stratégiques pour faire avancer la recherche scientifique et technologique, la génomique et les essais cliniques.

    Exemples de projets en cours au Royaume-Uni

    Merck & Co. lance un centre de recherche en sciences de la vie à Londres

    Dans le cadre de cet effort, la société bio-pharmaceutique américaine MSD, plus connue sous le nom de Merck & Co., a accepté de créer à Londres un centre de recherche de pointe en sciences de la vie qui devrait entraîner la création de 950 emplois, dont 150 nouveaux postes qualifiés dans le domaine de la recherche.

    Un programme dédié à la génomique, un autre à l’intelligence artificielle

    De plus, le financement de 210 millions de livres sterling du gouvernement britannique permettra de soutenir :

    • un programme dédié à la génomique, qui sera mené en partenariat avec deux sociétés britanniques, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) et le groupe bio-pharmaceutique Astrazeneca ;
    • un programme d’intelligence artificielle visant à développer des programmes de pathologie numérique et de radiologie au sein du NHS.

    GSK investira 40 millions de livres supplémentaires (45,5 millions d’euros) pour déployer le programme de génomique. De son côté, AstraZeneca a établi un nouveau centre de recherche en génomique à Cambridge.

    Essais cliniques : de nouvelles méthodologies vont être déployées

    Par ailleurs, la société bio-pharmaceutique américaine The Medicine a lancé deux essais cliniques centrés sur les maladies cardiovasculaires au Royaume-Uni, en utilisant des méthodologies novatrices pour contribuer au renforcement des capacités du pays en matière d’essais cliniques.

    En outre, le groupe Johnson & Johnson (États-Unis) est actuellement en train de collaborer avec l’Université d’Oxford pour élaborer de nouvelles méthodologies d’essais cliniques, a indiqué le gouvernement britannique.

    « Le Royaume-Uni a énormément à offrir au secteur des sciences de la vie en combinant des bases de recherche scientifique de renommée mondiale avec notre NHS, ce qui permet aux innovateurs de tester et d’affiner leurs produits, a déclaré le secrétaire d’État à la Santé britannique, Jeremy Hunt. [L’état actuel de l’industrie] prouve que les organisations spécialisées en sciences de la vie de toutes tailles continueront à croître et à prospérer dans les années à venir, ce qui signifie que les patients du NHS continueront à être en première ligne pour bénéficier de nouveaux traitements. »

  • Le CNNum : « Penser demain », telle est la mission du nouveau collège constitué par Marie Ekeland

    La composition tripartite ainsi que les missions et obligations du Conseil national du numérique (CNNum) ont été instituées par le décret n° 2017-1677 du 8 décembre 2017 publié au Journal officiel du 10 décembre 2017. Il se compose de trente membres issus du milieu académique, économique et de la société civile.

    Le gouvernement y fixe le périmètre des missions de l’institution et ses obligations :
    • informer et conseiller le Gouvernement dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation des politiques et de l’action publiques ;
    • contribuer à l’élaboration des positions de la France aux niveaux européen et international ;
    • formuler de manière indépendante et rendre publics des avis et des recommandations.

    La présidente du CNNum, Marie Ekeland, publie sa stratégie de travail et présente les 29 membres de son équipe en rappelant la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, et les questions auxquelles le CNNum tentera d’apporter une réponse :
    • la France peut-elle imaginer et proposer sa vision de l’avenir technologique ? ;
    • comment construire collectivement le monde numérique de demain et faire en sorte qu’il soit, pour tous, juste, durable, sûr et heureux ?.

    Fonctionnement et missions étendues de conseil et de soutien au gouvernement

    La composition du CNNum est modifiée de façon à intégrer au sein d’une formation unique l’ensemble des expertises nécessaires.

    Le président et les membres du Conseil national du numérique sont nommés par arrêté du Premier ministre, sur proposition du ministre chargé du numérique, pour une durée de deux ans renouvelable, le mandat du président étant renouvelable un seule fois.

    Outre sa mission d’étudier les questions relatives au numérique et en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique, les missions de conseil et de soutien au Gouvernement pour les questions relevant de son champ de compétences lui sont ajoutées par ce décret.

    De façon générale, le CNNum devra soumettre un rapport d’activité au Président de la République, au Premier ministre et au ministre chargé du Numérique chaque année. Il pourra être saisi pour avis concernant toute question entrant dans son champ de compétence en étant chargé de missions de prospective, d’expertise, d’étude et de consultation.

    Investi de la mission de « penser demain »

    À l’occasion de ce décret la présidente du CNNum, Marie Ekeland, a publié ce 11 décembre 2017 un mot sur le site Internet de l’institution dans lequel elle rappelle la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi – penser le futur et la façon dont il se décline dans toutes les sphères de la société, à savoir politique, sociale, économique, sanitaire, financière, etc.

    Elle y annonce également les thématiques de travail du nouveau collège et les noms des experts attitrés :

    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle social et l’élaboration d’un accompagnement adéquat de la population active et des entreprises dans la transformation des métiers, des usages et des modes d’organisation du travail (Michèle Sebag, Clémentine Gallet, Amandine Brugière) ;
    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle de protection sociale et notre système de santé (Pierre-Yves Geoffard, Nguyen Tran) ;
    • la cyberstratégie et la cybersécurité, le droit des données et des plates-formes, ainsi que des nouveaux modes de régulation agiles (Frédérick Douzet, Rand Hindi, Benoît Thieulin, Celia Zolynski) ;
    • l’éducation et l’égalité des chances (François Taddéi, Hicham Kochman aka Axiom, Jean-Marc Merriaux, Claude Térosier, Margault Phelip, Rokhaya Diallo, Jean-Philippe Delbonne) ;
    • l’agriculture efficiente (Perrine Hervé-Gruyer, Dominique Dron, Xavier Duportet) ;
    • les modèles de financement (Aymeril Hoang, Flore Vasseur, Antoine Petit, Gaël Duval) ;
    • la stratégie d’entreprise et le modèle centré sur l’usage avec des besoins en innovation accrus (Laurence Fontaine, Eric Carreel, Pascal Daloz, Françoise Mercadal-Delasalles) ;
    • la numérisation des services publics et l’articulation des droits et des libertés entre citoyens, institutions locales et nationales (Nadège Guiraud, Godefroy Beauvallet).

  • Le Leem crée son comité Cancer en faveur des innovations techno et organisationelles en oncologie

    Le nouveau comité Cancer du Leem, présenté jeudi 7 décembre 2017, a pour mission de favoriser l’arrivée des innovations en oncologie et leur accès rapide aux patients.

    Ce comité, constitué de 19 entreprises engagées dans la lutte contre le cancer, parmi lesquelles Roche, Astrazeneca ou Novartis, est constitué alors que le champ de l’oncologie connaît une vague d’innovations : nouvelles générations d’immunothérapies, thérapies ciblées, séquençage du génome, influence croissante du Big Data dans la recherche, évolution du parcours et de l’organisation des soins sous l’effet de la transformation numérique, etc.

    Les trois grands axes de cette plateforme – accompagnés de 15 objectifs ciblés – sont :
    • stimuler la R & D ;
    • favoriser l’accès précoce des patients aux médicaments innovants ;
    • améliorer le parcours de soins.

    15 objectifs pour permettre aux innovations de devenir des réalités thérapeutiques pour le patient 

    Plusieurs objectifs de la nouvelle plateforme concernent purement la recherche (optimiser le recrutement de patients pour réaliser des essais cliniques, pérenniser le crédit impôts recherche, etc.), mais d’autres concernent l’innovation et le parcours de soin, comme les objectifs suivants :

    Anticiper l’arrivée des innovations

    • état des lieux : Quelques outils ont été mis en place sur la base d’un partage d’informations entre les laboratoires pharmaceutiques et les pouvoirs publics concernant les innovations à venir. Dans le plan cancer 3, il est prévu de créer un comité de veille technologique piloté par l’INCa. Un comité de prospective des innovations médicamenteuses a été mis en place au CEPS. Par ailleurs, le plan France Médecine génomique 2025 devrait permettre de réaliser un premier niveau d’analyse prospective sur l’impact des nouveaux outils de test diagnostic dans le système et sur la manière dont il va falloir s’organiser pour optimiser leurs bénéfices.
    • propositions : 
      • mettre en place un outil de prévision de type « Horizon Scanning » en France, en lien avec les autres pays européens, sous le pilotage d’un comité stratégique incluant notamment l’ANSM et la HAS. Ce comité aurait pour missions de revoir périodiquement l’ensemble des technologies impactant la prise en charge par type de cancer dans ses dimensions cliniques, organisationnelles et budgétaires et de prioriser les travaux d’évaluation de la HAS sur les technologies les plus prometteuses en termes de santé publique ;
      • anticiper les adaptations/transformations générées par les innovations identifiées, au niveau des méthodologies d’évaluation – notamment pour les objets connectés, la télémédecine, les médicaments de thérapies innovantes combinées -, des besoins de formations pour les professionnels de santé et les évaluateurs, de l’organisation du parcours de soins, etc.

    Améliorer le parcours de soin notamment grâce à l’ambulatoire

    Les évolutions thérapeutiques et organisationnelles nécessitent de restructurer le parcours de soins pour assurer un égal accès aux soins et aux innovations à tous les patients.

    • Propositions :
      • faciliter le virage ambulatoire notamment pour les chimiothérapies orales, les traitements à domicile par chimiothérapies intraveineuses et les chirurgies ambulatoires ;
      • proposer un accompagnement et une prise en charge du patient sous thérapie orale articulés entre l’hôpital et la ville ;
      • matérialiser le potentiel de transformation induit par les traitements portables en ville, le développement des chimiothérapies IV à domicile et la chirurgie ambulatoire et organiser une préférence pour la prise en charge en ville ;
      • favoriser le développement d’organisations adaptées au virage ambulatoire ;
      • évaluer en continu les économies budgétaires réalisées grâce au virage ambulatoire et mobiliser tout ou partie de ces économies pour le financement de l’innovation.

    À noter que le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France est de 1 053.

  • Astrazeneca lance REALIZE, programme d’accompagnement pour les start-ups spécialisées en oncologie

    Le laboratoire Astrazeneca a lancé le 24 novembre 2017 l’appel à projets REALIZE. Il s’agit d’un programme d’accompagnement personnalisé pour des start-ups françaises spécialisées en oncologie afin de les aider à développer leur activité.

    Les start-ups seront sélectionnées par un jury composé d’experts extérieurs, acteurs de l’écosystème de l’innovation en santé. Trois domaines d’activités seront privilégiés :
    • le data management ;
    • l’innovation thérapeutique ;
    • le parcours patient.

    Les entreprises lauréates bénéficieront d’un suivi individuel pendant 3 années, au cours duquel les besoins de chaque entreprise seront évalués et une aide adaptée lui sera apportée.

    L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 janvier 2018 sur le site ci-contre.

    Les lauréats seront annoncés au mois de mars 2018.

    Innovation, parcours patient et gestion de données avant tout

    Les projets des candidats doivent obligatoirement répondre à l’une des thématiques suivantes : parcours patient, data management ou innovation scientifique.

    Le projet présenté sera évalué en fonction des trois critères suivants :

    • cohérence avec le thème de l’appel à projets impliquant que la start-up doit intervenir dans l’un des trois domaines suivants en oncologie :
      • innovation scientifique ;
      • parcours/expérience patients ;
      • gestion des données/data management;
    • solidité du projet ;
    • innovation.

    Un soutien matériel de la part d’Astrazeneca

    AstraZeneca apportera son soutien matériel aux projets sélectionnés sous la forme d’un programme d’accompagnement personnalisé pendant une période de trois ans. Il pourra prendre les formes suivantes :

    • aide marketing (étude de marché, commercialisation, communication) ;
    • soutien à la levée de fonds et recherche d’investisseurs;
    • hébergement;
    • accès à des laboratoires et moyens techniques ;
    • aide aux ressources humaines, constitution de l’équipe ;
    • mise en relation avec des entreprises partenaires ;
    • recherche de partenaires industriels ;
    • conseils juridiques (propriété intellectuelle, cadre réglementaire, etc.).

  • E-santé : Philips rachète la société Forcare afin d’améliorer le flux de travail clinique

    Royal Philips (Philips healthcare), filiale santé de Philips, a annoncé le 5 décembre 2017 le rachat de l’entreprise néerlandaise Forcare, spécialisée dans la délivrance de produits logiciels et de services visant à garantir l’interopérabilité entre les systèmes informatiques des organismes de santé. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.

    L’entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies investit de plus en plus dans le secteur des technologies de santé depuis quelques années. Grâce à cette acquisition, elle va pouvoir proposer des solutions de pointe aux professionnels de santé pour notamment améliorer le flux de travail clinique.

    Des solutions pour interconnecter les systèmes IT des organismes de santé

    Forcare produit des solutions logicielles d’interopérabilité permettant d’assurer des flux de données rapides et sûrs entre les systèmes médicaux et les sources d’information au niveau départemental ou national. Elle fournit également des Health Information Exchanges* (HIE) pour les systèmes informatiques des organisations de santé.

    Objectif : faciliter l’échange d’informations sur les patients

    En clair, l’entreprise fournit des produits et des services pour interconnecter les systèmes d’information des centres de soins existants afin de permettre aux professionnels de l’industrie de partager et d’échanger plus facilement des données sur les patients.

    Fondé en 2006, Forcare dispose de bureaux aux Pays-Bas, son siège social, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada. Elle emploie environ 70 employés.

    Avec Forcare, Philips va pouvoir améliorer le flux de travail clinique

    Ce rachat va permettre à Royal Philips de disposer d’atouts supplémentaires dans le domaine IT. La société va pouvoir proposer des solutions informatiques intégrées plus efficaces dans l’optique d’améliorer le flux de travail clinique et les soins délivrés aux patients mais aussi la gestion globale de l’entreprise.

    Une expertise d’interopérabilité et un accès sécurisé aux données de santé numériques

    « L’acquisition de Forcare nous fournira des standards critiques et une expertise d’interopérabilité pour interconnecter les systèmes d’information, partager et échanger des données cliniques mais aussi offrir un accès sécurisé et fiable aux informations médicales numériques pour le personnel médical et les patients dans de multiples organismes de soins », précise dans un communiqué Yair Briman, responsable de la division « Healthcare Informatics » à Philips.

    Partage d’informations sur les patients : Philips renforce sa position de leader

    « Alors que les systèmes hospitaliers et de santé continuent à se consolider, la nécessité d’une intégration transparente des entreprises est primordiale pour fournir des soins efficaces et de qualité, commente le groupe. La combinaison des solutions informatiques avancées de Philips dans les domaines de l’analyse de données (par exemple : IntelliSpace Universal Data Manager), de la gestion du flux de travail (IntelliSpace PACS), de la visualisation (Illumeo) et de l’interopérabilité (IntelliBridge Enterprise) mais aussi de la plateforme d’interopérabilité complémentaire de Forcare va permettre à Philips de renforcer son leadership au niveau du partage de l’information sur les patients dans l’ensemble du secteur de la santé. »

    « En rejoignant Philips, nous accélérerons la réalisation de notre mission : [soit la mise en place d’]une interopérabilité transparente et ouverte basée sur des normes [solides] dans l’industrie de la santé afin de responsabiliser les patients et les fournisseurs de soins », a déclaré de son côté Harm-Jan Wessels, P.-D.G. de Forcare.

    Philips investit de plus en plus dans la e-santé

    La société a récemment acquis plusieurs sociétés health tech en Europe et aux États-Unis

    L’acquisition de Forcare confirme l’appétit grandissant du groupe néerlandais pour le marché de la santé. Il y a quelques mois, la société a racheté Electric Geodesics (États-Unis), une entreprise de dispositifs médicaux qui conçoit, développe et commercialise une gamme de produits de diagnostics neurologiques non invasifs utilisés pour surveiller et interpréter l’activité cérébrale.

    Parmi les dernières acquisitions de Philips figurent aussi :

    • Health & Parenting (Angleterre), un développeur d’applications mobiles de santé axées sur la famille (applications centrées sur la grossesse et l’éducation, entre autres) ;
    • TomTec (Allemagne), une société qui offre des solutions d’imagerie et d’analyse multimodales pour les domaines de la cardiologie et de la radiologie ;
    • Wellcentive (États-Unis), une entreprises spécialisée dans la production de logiciels de gestion de la santé de la population.
  • 15 lauréats de l’AMI sur l’hôpital du futur de l’AP-HP et du CHU de Nantes dévoilés

    L’AP-HP et le Centre hospitalier de Nantes ont dévoilé les lauréats de l’appel à manifestation sur l’hôpital numérique du futur lors d’une réunion organisée le 7 décembre 2017 en présence d’Agnès Buzyn, Mounir Mahjoubi, Martin Hirsch, Philippe Sudreau, directeur général du CHU de Nantes, et Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Sur les 388 projets portés par 242 contributeurs adressés aux lanceurs de l’appel par des participants internationaux entre le 21 juin et le 13 octobre 2017, 15 ont été retenus.

    Quatre projets ont été distingués, tous centrés sur le patient :
    • un prix spécial du jury – le projet Wello qui permet la coordination d’une communauté d’aidants autour de personnes en perte d’autonomie ;
    • trois « coups de cœur » dans les catégories « Hôpital intelligent » et « Expériences patients ».

    Les projets retenus seront développés avec l’assistance de l’AP-HP et du CHU de Nantes et les termes de coopération seront définis au cas par cas (expérimentation sur un site pilote, co-développement, achat, etc.).

    Catégorie projets marquants

    Prix spécial du jury : Wello

    Il s’agit d’un outil de coordination autour du patient dépendant permettant à « l’aidant référent » de planifier les activités à effectuer sur le site wello.fr, en créant une communauté dont les memebres peuvent proposer une aide de différents types et définir leurs disponibilités.

    Coup de cœur n°1 : pour l’hôpital numérique double

    Un projet de MT Mines Albi-Carmaux – Centre de Génie Industriel et ses partenaires académiques et industriels qui propose la copie numérique d’un établissement de santé, conçu comme une maquette numérique et dynamique permettant de simuler les flux de patients dans l’hôpital réel.

    Coup de cœur n° 2 : TwinswHeel, le droïde de logistique

    Il s’agit d’un projet à destination des professionnels de santé, porté par TwinswHeel Soben & Effency, facilitant l’intégration de la robotique dans l’expérience du personnel des établissements de santé afin d’aboutir à des équipes pluri-professionnelles résilientes et agiles.

    Coup de cœur n° 3 : Compagnon numérique et polyvalent pour le patient dans sa chambre d’hôpital de CEA Tech

    Ce projet vise à concevoir et déployer un assistant numérique, multi-sensoriel et polyvalent, pouvant interagir et répondre aux besoins et attentes du patient (sécurité physique, bien-être psycho-physique, questions relatives à son séjour en hôpital et son état de santé).

    Dans un deuxième temps, le projet vise à développer la collaboration homme-robot par la cobotique dans 3 domaines : la rééducation post-traumatique, l’aide au personnel et le transfert des patients.

    Les 11 lauréats : parcours de soin, suivi, VR, avatar, IA, drones

    Onze autres projets sont retenu dont voici la liste :

    • Digitalisation du parcours d’accueil Patient & Visiteurs, porté par SPIE ICS – Groupe SPIE ;
    • Suivi numérique pré et post opératoire des patients, porté par Alcatel-Lucent Enterprise ;
    • Réalité virtuelle thérapeutique réduisant la douleur et l’anxiété des patients hospitalisés, porté par Healthy Mind ;
    • Médecine Intelligente Fédérée : infrastructure pour une médecine des 4 P, porté par Polytechnique, Owkin, Service de dermatologie CHU de Nantes et Hôpital Saint Louis AP-HP ;
    • L’expérience professionnels de santé pour la bonne information au bon moment, porté par Quarness, Apple ;
    • Intelligence artificielle : vers de nouvelles applications en imagerie médicale, porté par Siemens Healthineers ;
    • Autopilot echo : étendre l’usage de l’échographie cardiaque, porté par Philips ;
    • FLEXIBIM : avatar numérique pour un hôpital modulable, porté par Engie, Engie Axima ;
    • Géolocalisation au service des établissements de santé, porté par Stanley Healthcare ;
    • Drones, des coursiers autonomes, dans les airs et sur les eaux au service des patients, porté par Atos ;
    • Maintenance en réalité augmentée, porté par Bloc In Bloc.

  • HDS : le nouveau référentiel de certification applicable au 1er janvier 2019 est disponible

    L’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (Asip santé) a rendu publique la version provisoire de son référentiel de Certification des hébergeurs de données de santé le 29 novembre 2017.

    Le référentiel s’appuie sur des normes internationales existantes (ISO 27001, ISO 20000 et ISO 27018) et Il est complété par un référentiel d’accréditation des organismes de certification des hébergeurs. Le référentiel est accompagné d’un document détaillant les exigences et les contrôle en vue de l’instauration d’une procédure de certification en remplacement à la procédure d’accréditation applicable courant 2018 et au plus tard au 1er janvier 2019.

    La version définitive sera entérinée par arrêté ministériel, ce qui peut donner l’occasion à quelques ajustements.

    L’Asip Santé convie les industriels pour le 21 décembre 2017 à un atelier sur l’évolution de la procédure de certification, articulé autour d’une présentation des grands principes et d’une session de questions-réponses.

    Une inscription est requise via le lie ci-contre.

  • 9 % des dossiers soumis à la Délégation à l’Innovation urgents à mettre sur le marché (J-Y. Fagon)

    « Comment faire de la France la championne de l’innovation en santé ? », a lancé le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, en ouverture des 7e Rencontres sur le système de santé, à Paris le 28 novembre 2017, qui avaient pour thème « Quel quinquennat pour la santé ? »

    Le professeur a rappelé un élément majeur : l’innovation en santé comporte ses spécificités par rapport au monde de l’innovation en général. Si cette dernière évolue à grande vitesse, l’innovation en santé, quant à elle, doit veiller à assurer la sécurité et lutter contre les inégalités d’accès.

    La mission à la Délégation à l’Innovation en Santé qu’il chapeaute a un rôle de guichet pour les porteurs de projets. Depuis début 2017, 195 dossiers ont été déposés et 108 se sont révélés innovants. Certaines de ces innovations seront présentées lors des Journées de l’innovation en santé 2018, du 26 au 28 janvier 2018 à la Cité des Sciences à Paris. Il en a d’ores et déjà révélé les grandes lignes.

    Une diversité d’innovations

    Les projets soumis à la délégation via son Pôle d’analyse et orientation des projets innovants (PAOPI) concernent une diversité d’innovations :

    • amélioration des pratiques professionnelles ;
    • dispositifs médicaux ;
    • e-santé;
    • formation des professionnels en santé;
    • médecine et les médicaments;
    • médecines complémentaires qui tentent d’améliorer les pratiques ;
    • prévention.

    La délégation a identifié, grâce à un entretien d’une heure et demi avec les porteurs de projets, ceux qui sont sources de développement. « 9 % des projets apparaissent urgents à mettre sur le marché et de nature à exiger rapidement des moyens d’évaluation et de développement », affirme le Pr Jean-Yves Fagon.

    Lutter contre les écueils du système pour faciliter les innovations

    Pour faciliter ces innovations, « il faut lutter contre les écueils de notre système », rappelle Jean-Yves Fagon. Ceux-ci sont, selon lui :

    • L’absence de coordination : les différents acteurs publics, les agences, les structures privées et les industriels doivent travailler ensemble.
    • Il faut une institution qui puisse donner son avis avant l’accès au marché des innovations. C’est le travail actuel de la HAS qu’il faudrait intégrer dans une dimension plus large. « Dans certains pays, il existe un co-développement, qui part de la cible du projet, puis un enrichissement des données avec les porteurs de projet. Cela prend du temps, mais cela permet de décider de la suite à donner lors d’une troisième étape après analyse des impacts. »
    • L’évaluation de ce qui se passe après la mise sur le marché.  « Nous avons peu de données en « vie réelle » et celles-ci peuvent conforter ou nuancer les premières analyses, par des conséquences organisationnelles ou économiques. Actuellement, il est difficile d’affirmer qu’un projet constitue une innovation, car c’est un concept dans la définition reste délicate. Cette étape peut aussi, en intégrant d’anciennes innovations dans notre système de santé, ouvrir la porte à de futurs projets innovants. »