Efficience

  • E-santé : Health&Tech analyse l’efficacité des stratégies et des structures régionales (Etude)

    Identifier les meilleurs accompagnements territoriaux proposés aux entreprises de la e-santé, localiser et caractériser les entreprises de la e-santé : tels sont les principaux objectifs de l’étude Ecosystèmes territoriaux d’innovation dans la e-santé, publiée le 15 mai 2017.
    Health&Tech Intelligence publie cette première étude en partenariat avec la Caisse des dépôts.

    La première étude Health&Tech s’appuie sur une enquête auprès des structures territoriales d’accompagnement des entreprises (pôles de compétitivité, clusters, agences de développement et de l’innovation), en charge de la mise en œuvre des stratégies locales en matière d’innovation et de développement économique. Elle a été complétée par des entretiens qualitatifs auprès d’entreprises de la e-santé localisées sur différents territoires, et positionnées sur différents segments de la e-santé : télémédecine, dispositifs médicaux, m-santé…

    L’étude apporte des données inédites sur la localisation et la typologie des entreprises de la e-santé, et analyse l’efficacité des politiques d’accompagnement des entreprises mises en place par les collectivités après la réforme territoriale, autour d’une triple analyse :

    • stratégies territoriales en matière de e-santé : cadre légal d’intervention des collectivités depuis la dernière réforme territoriale, dispositifs de financement des entreprises, rôle des différentes structures d’accompagnement, outils mis en place ;
    • tissu territorial des entreprises de la e-santé : localisation, typologie, segments de marché adressés, perspectives de développement ;
    • apports réciproques entre stratégies territoriales et stratégies d’entreprises : fertilisation croisée des écosystèmes de la santé et du numérique, insertion locale des entreprises et ouverture à l’international.

    Cette étude s’adresse aux acteurs économiques et institutionnels des territoires, aux agences régionales de santé, aux décideurs nationaux.

     85 pages, Editée le 15  mai 2017. Tarif préférentiel pour les lecteurs de H&TI de 500 €HT au lieu de 700 € HT via le lien suivant.

  • 19e Salon des seniors 2017 – 2 villages dédiés aux Silver Tech

    À l’honneur de cette 19e édition du salon – la santé, avec le lancement du « parcours prévention santé » pour informer, prévenir et dépister, afin d’aider les visiteurs à anticiper l’avancée en âge.
    Deux villages avec leurs exposants sont dédiés à la e-santé: le village Nouvelles technologies réunissant des fournisseurs de services informatiques et le village Silver Lab avec la start-up développant des services innovants pour accompagner l’avancée en âge.

    Avec 45 stands et 244 exposants, des ateliers et animations sportives au programme:

    • Dix villages thématiques:
      • Nouvelles technologies
      • Mon logement
      • Bien vivre chez moi
      • Mes loisirs & mes voyages
      • Être en forme
      • Mes droits, ma retraite & mon patrimoine
      • Travailler après 50 ans
      • Place du marché
      • Associations
      • Culture
    • 40 conférences sur les thèmes de la santé connectée au service du bien-être, des solutions innovantes pour l’habitat, de la santé et bien-être, la prévention, la gestion du patrimoine et l’assurance, etc.

    Le programme complet des conférences et animations du Salon des Seniors 2017 est disponible ici.

    Des invitations gratuites sont téléchargeables ici.

    Tarif sur place: 10 euros.

  • « Le conduit auditif est le meilleur emplacement pour mesurer la santé » (Eric Bougerolles – Oticon)

    Eric Bougerolles, responsable audiologie chez Oticon France, a accordé une interview à Health&Tech Intelligence sur la nouvelle prothèse auditive connectée qui permet une connexion sans interface aux sources sonores du quotidien, ainsi qu à l’internet des objets intelligents, tout en pilotant des applications d’e-santé.

    Comment l’aide auditive permet-elle de contrôler les objets connectés de la maison ?

    La communauté ou encore plateforme IFTTT (If This Then That) permet de relier son dispositif d’aide auditive aux autres objets connectés. Aujourd’hui les objets connectés sont souvent connectés à un smartphone portable à partir duquel on peut fermer ses volets par exemple. Faire communiquer deux objets entre eux s’avère plus compliqué : prenons l’exemple d’une voiture allemande avec un téléviseur : les ponts à constituer sont difficiles à établir, les lignes de code de programmation sont différentes.

    L’idée originale de la communauté réside dans le fait de proposer des ponts entre différents objets connectés comme par exemple une sonnette et l’aide auditive : lorsqu’une personne sonne, quel que soit l’endroit où elle se situe, le signal est transmis, or il s’agit de deux marques différentes,sachant qu’il en existe entre 300 et 400. La difficulté réside dans le fait de faire correspondre l’instruction provenant de la sonnette transmise à la plateforme, à l’action réalisée par l’utilisateur de la plateforme : émettre un « bip » dans l’appareil auditif.

    L’action sur un objet doit provoquer une réaction sur un autre objet, ceci reposant sur des lignes de programmation. Pour ce faire, l’objet connecté est enregistré sur la plateforme : le bouton sonnette (« if ») est inclus sur une liste d’actions pré-établies.

    Comment s’effectue la connexion sans interface aux sources du quotidien, doit-on toujours avoir son portable sur soi ?

    L’aide auditive passe par le téléphone portable afin d’avoir accès à internet. Pour des raisons de consommation, étant donné que la pile intégrée à l’aide auditive qui ne dispose pas de technologie de détail ni de wi-fi, une box est nécessaire afin de fonctionner par Bluetooth avec son téléphone comme outil de pilotage.

    Puisque l’aide auditive centralise tous les objets connectés (téléviseur, babyphone), permet de recevoir un signal d’alerte d’une personne dépendante si sa pile est déchargée, l’aide auditive et le smartphone sont indissociables ?

    Le concept repose sur la notification sonore dans l’aide auditive lors d’une alerte, le rappel d’une prise d’insuline par exemple.

    Comment l’application téléchargée sur smartphone pilote t-elle l’aide auditive connectée ?

    L’aide auditive est connectée aux sources multimédias du quotidien : la télévision, l’ordinateur, le téléphone etc. et réceptionne le son de la source choisie.

    Comment sont réceptionnées ces sources ? À l’aide de capteurs ?

    Il existe une fonction intrinsèque au smartphone permettant de lire du texte lorsqu’une phrase est prononcée. Un programme permet que ce résultat audio soit transmis directement dans l’aide auditive. Par ailleurs le smartphone peut également télécommander la synchronisation d’un agenda et signaler via un rappel une réunion par exemple. On peut créer des configurations de réglages spécifiques pour ces situations.

    En pratique, le signal généré par le smartphone via l’application est traité à part, comme lorsque l’on utilise un casque Bluetooth. Par contre, parallèlement il existe un traitement spécifique de l’aide auditive pour compenser son environnement sonore afin de différencier une source de parole et une source de bruit. Il n’y a pas d’interférences entre ces deux types de sources, elles demeurent superposables.

    Existe t-il une hiérarchisation de l’information du signal ?

    Non, la pertinence de l’information varie selon l’instant, c’est le cerveau qui décide et non le DM.

    Quelle est la taille de ce dispositif ?

    Il mesure 2 cm en interne.

    Il se situe à la frontière entre l’implant et le dispositif externe ?

    Légalement c’est un dispositif externe car il se retire et se remet, et 98 % du dispositif est externe au corps humain.

    Où sont stockées toutes les données et comment sont-elles sécurisées ?

    L’utilisateur n’a pas la possibilité de changer les spécifications de l’aide auditive, cela n’est réalisable que par un audioprothésiste et nécessite un logiciel et une clef de programmation spécifiques. Pour établir la connexion vers les aides auditives et en modifier les caractéristiques il existe une procédure spécifique. La sécurisation réside dans le fait qu’il faut que la clef de programmation se trouve à 10 cm de l’aide auditive pour pouvoir l’allumer. Par contre l’utilisateur peut modifier seul le volume ou certains programmes, il existe plusieurs configurations.

    Quels peuvent être les apports du numérique dans le domaine de la prothèse auditive ?

    Dans ce secteur, le numérique est présent depuis 1998. L’évolution fut lente au départ puis s’est accélérée. Les appareils intelligents sont désormais capables de différencier la parole du bruit, ils peuvent être connectés séparément ou à l’IFTTT. Un simple boîtier permet de recevoir le son du téléviseur directement dans l’aide auditive sans passer par un intermédiaire.

    L’intégration de la e-santé dans les aides auditives c’est pour demain et cela fait partie des perspectives des centres de recherche. En effet le conduit auditif est le meilleur emplacement pour mesurer la santé : température, tension etc. A l’avenir l’aide auditive pourrait ne pas être simplement réduite à un simple récepteur permettant d’amplifier sélectivement certaines ondes. Elle pourrait être utilisée dans l’autre sens et récolter les informations. Il existe des prototypes réceptionnant les ondes alpha : selon l’attitude de l’utilisateur à un instant t, la stratégie utilisée par l’aide auditive pourrait s’adapter : selon le degré de concentration de l’utilisateur, l’information délivrée pourrait être modulée (ou selon le besoin d’information de l’utilisateur selon son niveau de concentration et donc son état de réceptivité).

    Prenons un autre exemple d’utilisation : une personne âgée fait une chute, son aide auditive étant capable de mesurer l’activité de la personne à l’instant t, appuyer sur un bouton pourrait déclencher une alerte. Ou encore appliquer la règle IFTTT à une personne dont le conjoint souffre de la maladie d’Alzheimer : dès qu’il y a déconnexion entre les aides auditives et le téléphone portable (ce qui peut signifier que la personne a quitté son domicile par exemple), le conjoint reçoit une alerte.

    Ce dispositif bénéficie t-il d’un marquage CE ?

    Oui, il est classé comme dispositif médical, par ailleurs son adaptation doit être réalisée par un audioprothésiste.

    Quelles sont les conséquences en termes de pratiques professionnelles ?

    Concernant le retour des praticiens, étant moi-même audioprothésiste depuis 30 ans, j’ai pu observer un changement de métier. On appareillait auparavant les oreilles en réponse à une perte d’audition, aujourd’hui on appareille des personnes pour leur perte d’audition, mais également pour leurs besoins, leur style de vie et en fonction des capacités cognitives de la personne : l’aide auditive doit s’adapter à la quantité d’information que le cerveau est capable de traiter. La profession a évolué, on ne parle plus simplement d’audiogramme et de déficit d’audition, aujourd’hui les aides auditives permettent de répondre à une gêne, un besoin de communication.

    Travaillez-vous avec des entreprises ou des start-up à la co-construction de solutions ?

    En interne il y a d’un côté la recherche fondamentale sur le fonctionnement du cerveau, des oreilles, du cognitif sur l’action de l’audition etc. réalisée par notre centre de recherche qui effectue un travail universitaire avec des facultés du monde entier (université suédoise de Linköping, américaine, le Boston Hospital également) avec qui nous avons des accords en fonction des spécificités de l’activité développée.
    Notre budget R&D s’élève à 100 millions d’euros par an.
    D’un autre côté en ce qui concerne la recherche appliquée, nous la développons en interne pour des raisons concurrentielles. Nous sommes une filiale française d’une société danoise et travaillons également avec des consultants de sociétés externes pour le développement de logiciel informatique par exemple.

    Collaborez-vous avec un centre de recherche français ?

    Oui, notamment avec l’université de Bordeaux et leur unité Inserm : cognition et déclin cognitif en fonction de l’âge (étude : une personne pagée non appareillée voit son déclin cognitif en fonction accéléré par rapport à une personne du même âge appareillée, Elain Nig travaille sur le traitement de l’aide auditive sur la mémorisation du message vocal – avec le Professeur Amieva).

    Quel est le marché visé ?

    Du début à la fin de vie, il existe un marché pédiatrique de par les enfants nés avec une perte auditive et les spécificités d’apprentissage du langage, mais la perte d’audition concerne en majorité les seniors. L’appareillage moyen a baissé ces dernières années, car il s’adressait à la perte auditive en elle-même et non à la perte de communication or aujourd’hui il y a beaucoup de communication, de médias, d’échange etc. l’appareillage permet d’aider à percevoir et interagir avec les appareils médicaux donc on appareille des personnes plus jeunes.

    Comment voyez-vous la croissance du marché ?

    En théorie c’est une croissance importante puisque la génération des baby boomers arrive à l’âge moyen du premier appareillage, ce qui représente une augmentation du marché. En revanche il existe une problématique d’accès à l’appareillage qui est plus compliquée : être équipé d’une aide auditive signifie en acheter les services pour 4 à 5 années, ce qui représente une somme à débourser en avance, même si à l’arrivée un appareillage auditif s’élève à un coût de 15 euros / mois.

    Comment se positionne la France sur ce marché ? Par rapport aux autres pays européens ?

    En ce qui concerne l’Europe, le taux d’équipement est faible en France par rapport aux pays scandinaves ou l’Allemagne. Il existe une étude satisfaction « EuroTrack » recensant tous les deux ans le taux d’équipement, de satisfaction dans les différents pays européens.

    L’application a-t-elle été labellisée ?

    Pas à proprement parler mais elle est disponible sur l’Apple store et le Google store qui est moins strict. Sur l’aspect sécurité des données l’application respecte les standards, de même pour la vie privée.

    Avez-vous identifié des freins au déploiement de ce dispositif connecté ?

    Ils sont surtout financiers, plus particulièrement au niveau de l’accès à une aide auditive. Cela serait différent si on pouvait mettre en place un abonnement mensuel. Cela relève de la problématique de la prise en charge et du remboursement qui reste à débattre. Par ailleurs il subsiste une image de la perte auditive : porter des lunettes est rentré dans les mœurs et n’est plus lié à l’âge ; l’aide auditive demeure encore dans cet esprit-là et est associée aux personnes âgées. Culturellement parlant il existe une grande différence entre les pays scandinaves et les pays latins ou péri-méditerranéens : l’image du malentendant demeure : celui qui n’entend pas est assimilé à celui qui ne comprend rien, c’est encore ancré dans les esprits : face à un malentendant on met d’abord en doute ses capacités intellectuelles et non la perception auditive..

        

  • Elivie : développement d’une agence pour appuyer le déploiement du télésuivi en Alsace

    Elivie, prestataire de santé à domicile, confirme son implantation dans l’Est de la France et annonce son ldéménagement et l’agrandissement d’une agence à Dachstein, dans le Bas-Rhin, en Alsace.
    Y sont implantés désormais les 38 employés parmi lesquels des infirmiers, des conseillers médico-techniques, des techniciens respiratoires, des diététiciens ainsi que des salariés des fonctions de support pour mieux répondre aux besoins des patients à domicile suivis dans la région dont 4 000 souffrant de l’apnée du sommeil.

    Prestataire de services spécialisé dans la santé à domicile, Elivie, dispose d’un réseau de 52 agences partout en France et accompagne au total 90 000 personnes dans le déploiement de leurs soins à domicile. La société dispose de 7 agences dans la région d’Alsace dont la plus importante est celle qui vient de voir le jour à Dachstein.

    Ses employés sont entre autres au service du déploiement d’un programme de grande envergure de télésuivi des patients à domicile pour proposer des conditions optimales d’accompagnement et d’intervention auprès de plusieurs milliers d’usagers et notamment d’une population de 4 000 patients souffrant de l’apnée de sommeil.

  • Malaisie : Accord BP Healthcare – Microsoft pour développer des services de santé numériques

    BP Healthcare Group,groupe de soins de santé primaire malaisien, a annoncé le 3 mai 2017 qu’il avait signé un partenariat avec Microsoft Malaysia pour transformer numériquement son continuum de soins et fournir de nouveaux services de santé autour de la plateforme Doctor2U.

    Doctor2U : un écosystème de santé élaboré sur une seule application

    Les efforts des partenaires vont se focaliser sur l’application de santé numérique Doctor2U, mise au point par Ali Health. Le but est de créer un écosystème de santé complet, intégré sur une seule application.

    Dans le cadre de cette collaboration, Doctor2U s’appuiera sur les services centrés sur le cloud de Microsoft afin d’intégrer l’intelligence artificielle et un système d’apprentissage sur sa plateforme. Ces technologies vont permettre à Doctor2U d’exploiter en profondeur les données des utilisateurs et de proposer des traitements plus efficaces aux patients.

    Le service principal du dispositif est un service appelé « Doctor House Call », qui permet de faire venir un médecin au domicile du patient dans les soixante minutes. L’appli dispose également d’une fonction de consultation vidéo et d’un service de livraison de médicaments.

    High tech : Microsoft fournit son expertise pour développer les services d’e-santé de BP Healthcare

    Doctor2U a été conçu sur Microsoft Azure, la plateforme de cloud computing du groupe américain, et utilise les technologies de la firme de Redmond pour son option live chat, via laquelle les patients peuvent échanger gratuitement avec des médecins, des pharmaciens et des nutritionnistes.

    Microsoft s’associera aussi à BP Healthcare pour promouvoir le service à travers une série de campagnes numériques.

    « Notre partenariat avec Microsoft nous a permis d’adopter une technologie de pointe qui nous donne la flexibilité d’étendre nos activités aussi rapidement que nous le devons. L’infrastructure de sécurité des données de Microsoft attribue également à notre application une dose supplémentaire de confiance et de fiabilité, ce qui est très important dans le secteur de la santé », a déclaré le cofondateur de Doctor2U, Keegan Flynn.

    « Alors que nous cherchons à étendre notre offre à échelle régionale et à élargir nos offres pour y inclure des services tels que des services d’ambulance, des soins infirmiers et de physiothérapie, nous travaillerons étroitement avec Microsoft pour tirer parti de leur expertise et de leurs solutions pour améliorer [nos activités]. »

  • Malaysia: BP Healthcare partners with Microsoft to improve its digital health services

    BP Healthcare Group, a Malaysian primary healthcare provider, announced on May 3, 2017 that it had signed a partnership with Microsoft Malaysia to digitally transform its continuum of care and provide new healthcare services.

    A Memorandum of Understanding to formalize this alliance was signed between Ali Health, a member of the BP Healthcare group of companies, and Microsoft.

    Doctor2U: a healthcare ecosystem developed on a single application

    Partner efforts will focus on the digital health application Doctor2U, developed by Ali Health. The goal is to create a entire healthcare ecosystem integrated into a single application.

    As part of this collaboration, Doctor2U will leverage on Microsoft’s cloud-based services to integrate artificial intelligence and machine learning into its platform. These technologies will enable Doctor2U to harness users’ data and offer more effective treatments plans for patients.

    The main service of the device is a service called « Doctor House Call », which allows to bring a doctor to the patient’s home within sixty minutes. The app also offers a video consultation feature and a medication delivery service.

    High Tech: Microsoft provides its expertise to develop BP Healthcare eHealth services

    Doctor2U is build on Microsoft Azure, the US-based group’s cloud computing platform, and uses the Microsoft’s bot framework for its live chat feature, that allows patients to exchange with doctors, pharmacists and nutritionists for free.

    Microsoft will also partner with BP Healthcare to promote the service through a series of digital campaigns.

    « Our partnership with Microsoft has helped us embrace cutting-edge technology that gives us the flexibility to scale our business as quickly as we need to. Microsoft’s data security infrastructure also provides our app with an added layer of trust and reliability, which is so important in the healthcare industry, » said Doctor2U co-founder Keegan Flynn.

    « s we look to expand regionally and broaden our offerings to include services such as ambulance, nursing and physiotherapy, we will work closely with Microsoft to leverage their expertise and solutions to improve our services. »

  • La Malaisie crée un entrepôt de données hospitalières et un centre d’expertise national Big data

    Le ministère de la Santé de la Malaisie a ouvert en mai 2017 le Malaysian Health Data Warehouse, un centre focalisé sur les données de santé recueillies dans les hôpitaux malaisiens.
    Le système commencera par stocker des informations sur la santé d’environ 2,5 millions de patients, provenant d’hôpitaux publics et privés du pays. Davantage de données seront collectées dans la deuxième phase du projet.

    Big data : aider les professionnels de la santé « à prendre des décisions plus éclairées »

    « [En utilisant] un meilleur [système d’]analyse, nous pouvons fournir un service et un traitement fondé sur des données probantes et plus rentables », a déclaré le ministre de la Santé malaisien, le Dr. S. Subramaniam, au site local The Star Online.

    Le Malais Health Data Warehouse vise à terme à aider les professionnels de la santé et les soignants « à prendre des décisions plus éclairées » afin de proposer les traitements les plus adaptés possibles.

    La confidentialité des informations personnelles des patients au centre des préoccupations

    La sécurité des données est une « priorité absolue », a ajouté le Dr. S. Subramaniam.

    Le Dr. Noor Hisham Abdullah, directeur général de la santé, a précisé de son côté que le système de données sur la santé de ce nouveau centre ne révélerait pas d’informations personnelles sur les patients, tels que leurs noms et leurs adresses. « Les noms sont tous [anonymisés]. Ce ne sont que les informations sur la santé [qui nous intéressent], comme les données relatives à une maladie et à un traitement. »

    Vers une surveillance de l’exploitation des données ?

    Le Dr. Milton Lum, un membre du Conseil médical de Malaisie, a cependant exprimé ses préoccupations au sujet des « implications éthiques et juridiques » liées à la confidentialité des informations du patient. Il a appelé à une « surveillance statutaire » sur le système de données sur la santé en question.

  • Malaysia launches health data center

    The Health Ministry of Malaysia opened in May 2017 the Malaysian Health Data Warehouse, a center focused on health data collected from Malaysian hospitals.

    The system will start by collecting health information from about 2.5 million patients from public and private hospitals across the country. More data will be gathered in the second phase of the project.

    Big data: helping health professionals « make more educated decisions »

    « With better analysis, we can provide service and treatment that is evidence-based, and more cost-effective solutions, » said Dr. S. Subramaniam, Health Minister of Malaysia, quoted by the local website The Star Online.

    The Malaysian Health Data Warehouse aims to help healthcare professionals and caregivers « make more educated decisions » in order to offer the most appropriate treatment to their patients.

    Confidentiality of patients’ personal information is one of the top priorities

    Data security is an “utmost priority”, Dr. S. Subramaniam added.

    Dr. Noor Hisham Abdullah, Health Director-General, said to The Star Online that the health data system of the new center will not reveal personal information about patients, such as their names and addresses. « The names are all blank . It is only the health information that we want, such as the di­sease and treatment. »

    To control the use of data?

    Dr. Milton Lum, a member of the Malaysian Medical Council, expressed concern however about the « ethical and legal implications » that are related to patient confidentiality. He called for « statutory oversight » over the health data system, the website Malay Mail Online reported.

  • Israël : 384 start-up e-santé et 175 m€ d’investissements en 2016 (rapport Start Up Nation Central)

    70 % des investissements de 2016 réalisés vers des start-up d’objets connectés et d’analyse de la data. Le rapport de la Start-up Nation Central fait un état des lieux fondé sur les données sur la période 2015-2016 et ébauche l’évolution de la santé numérique et digitale en Israël. Il s’agit d’un secteur particulièrement porteur en termes de financements engagés et d’acteurs industriels mobilisés.
    Le nombre de sociétés du secteur a cru de façon considérable pour atteindre pratiquement 400 start-up dédiées. Un investissement à hauteur de 175 M€ pour l’année 2016 en forte augmentation par rapport à l’année 2015 affichant 144 M€.
    Les niches des objets de santé personnels connectés et de la science de la donnée sont les plus attractives : 1/3 des financements a été consacré à l’analyse de données en 2016.
    La croissance tendancielle de ces investissements s’inscrit dans une démarche plus globale de responsabilisation et d’empowerment du patient.

    Start-up Nation Central est une organisation de promotion de  l’innovation et des nouvelles technologies généraliste, avec un segment vertical dédié au secteur de la santé digitale. Elle est également gestionnaire d’une plateforme gratuite et ouverte de mise en contact entre acteurs de l’innovation israélienne, soit plus de 5 000 sociétés nationales et autres investisseurs ou groupes opérant sur le territoire de l’état israélien.

    Modèle économique et secteurs de développement centrés sur l’utilisateur final et l’expérience utilisateur

    L’étude pose les constats suivants :

    • De plus en plus fréquemment, les industriels de la e-santé développent ou diversifient leurs offres en mixant leurs modèles économiques B2C ou B2B2C. Le nombre de sociétés ayant adopté le modèle B2B exclusivement est en recul. 
    • L’utilisateur final est au cœur du processus de l’innovation pour garantir le développement des usages.

      Il en découle que les principales niches de développement des innovations e-santé sont les objets connectés de suivi personnel impliquant l’analyse des données biométriques et l’analyse big data avec dans une seconde mesure l’analyse comportementale.  45% des sociétés du secteur de la e-santé en Israël opèrent sur ce segment.

    Les autres secteurs de la santé digitale israélienne sont :

    • la télémédecine,
    • les outils et plateformes liés au parcours de soins (aide à la décision, paiement en ligne, optimisation des processus et des flux et l’automatisation)
    • les wearables.

    Caractérisation de l’investissement et du financement des start-up

    En 2015-2016, 70% des investissements ont été dirigés vers l’analyse des données et les objets connectés permettant un suivi et une action directe sur la santé du bénéficiaire. En 2016, 32% des investissements ont ciblé les start-up de l’analyse de données (soit 55,5 M€) contre 59% en 2015.

    Ce qui caractérise ces deux secteurs à fort potentiel est la corrélation entre l’étape précoce de financement du projet et le stade avancé dans la réalisation du produit. C’est surtout vrai pour les objets connectés où un financement limité donne lieu à des produits fonctionnels et disponibles à l’utilisation très rapidement.

    Les algorithmes sont plus longs à pouvoir être mis sur le marché et nécessitent des cycles d’investissements plus lourds. Les logiciels, applications et autres outils d’analyse, nécessitent pour être disponibles sur le marché de la santé de passer par des études cliniques et validations et de répondre aux contraintes d’interopérabilité.

    Un changement d’échelle et de couverture grâce à un contexte institutionnel favorable

    Le ministère de la santé israélien est un nouvel acteur de l’innovation en santé. Il a fait preuve d’une volonté d’intégrer l’écosystème de la santé digitale et les innovations qu’il draine dans l’écosystème de la santé publique. En 2016, 3 appels d’offres mettant à l’honneur l’innovation dans des domaines différents ont été ouverts : efficacité des systèmes de soins hospitaliers et d’urgence, réduction des erreurs médicales et gestion de l’obésité.

    La DigitalHealth.il Conference expose les nouvelles technologies et réunit les entrepreneurs, les hauts représentants des grands groupes industriels dans le domaine de la santé et investisseurs. L’édition de 2016 tournait principalement autour des défis actuels : la preuve et la validation clinique, la révolution comportementale, le big data et l’impact de la santé digitale sur le marchés émergents.

    Un institut technologique d’excellence, le Technion, développe ses activités de recherche et noue fin 2016 un partenariat avec la Chine. L’aile chinoise de l’Institut est installée près du campus de l’Université de Shantou et se veut une université innovante et axée sur la recherche. Par la suite, il est prévu qu’un centre d’innovation soit construit à proximité et serve de point d’entrée aux entreprises israéliennes dans la pénétration du marché chinois entre autres.

    La création de nouveaux accélérateurs et incubateurs en 2016 favorise  également l’entreprenariat disruptif.

    Tendances de développement et évolution

    Au cours de la période 2015-2016, les investissements en phase précoce de création de start-up (seed et Série A) sont les plus nombreux.

    Sous la pression d’une tendance généralisée mettant au cœur de l’innovation le patient et l’utilisateur final, les frontières entre les différents domaines de la e-santé tendent à s’estomper. Les domaines  s’agrègent pour former des produits de santé puissants et intégrés. L’interconnexion est au service d’un recentrage autour du patient.

    C’est ce qui explique le développement des offres sur le modèle B2C et une préférence pour le marché des « soins domestiques ».

    Les solutions cliniques, domaine historique de développement de la e-santé, commence à enregistrer un recul dans les investissements, tout en étant relativement stables en 2015-2016, notamment en raison de la contrainte d’adaptation des solutions à chaque acteur de l’offre de soins, opérant lui-même au sein des marchés à caractère national.

  • Singapour : 2 nouveaux programmes dans l’IA (100 m€) et la Science des Données en santé

    Singapour va lancer une initiative centrée sur l’intelligence artificielle (IA) et un consortium sur la recherche dédiée à la science des données pour améliorer l’économie numérique de la cité-État, en particulier dans le secteur de la santé.
    Les deux programmes ont été dévoilés à Singapour le 3 mai 2017 par le Dr. Yaacob Ibrahim, ministre de la Communication et de l’Information, lors de la cérémonie d’ouverture de l’Innovfest Unbound 2017, festival de l’innovation des smart nations.

    AI.SG : 100 m€ investis pour la création d’applications et de robots répondant aux besoins de santé des Singapouriens

    Intitulé AI.SG., le premier projet présenté par le ministre a été lancé par la Fondation nationale de la recherche (National Research Foundation, NRF). Le but est de permettre à différentes agences gouvernementales d’exploiter l’intelligence artificielle pour tenter de résoudre les principaux challenges auxquels se retrouvent confrontés la société singapourienne.

    Dans le domaine de la santé, autorités, chercheurs et professionnels de l’industrie seront soutenus pour développer des solutions basées sur l’intelligence artificielle afin d’aider médecins et infirmières à travailler plus efficacement.

    Exploiter l’IA pour développer des solutions permettant de faire face au vieillissement de la population

    Le Dr. Ibrahim a précisé que diverses applications d’essai seront mises en œuvre par l’entreprise IHiS (Integrated Health Information System) et ses partenaires afin de tester l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur.

    • Pour répondre aux attentes liées au vieillissement de la population, l’intelligence artificielle pourra également être sollicitée pour créer des dispositifs d’assistance ou des applications en accord avec les besoins de santé physique et mentale des patients les plus âgés.
      Des essais cliniques sont actuellement en cours pour tester un exosquelette robotique mis au point par la NUS pouvant aider la réhabilitation des personnes victimes d’un AVC. Le dispositif est capable de détecter les intentions de l’utilisateur et d’élaborer des parcours de marche par le biais de capteurs et d’algorithmes d’apprentissage, a précisé le groupe IHiS.
    • L’intelligence artificielle pourra également aboutir à la construction de robots améliorés pouvant interagir avec les patients et les surveiller à distance via des outils de reconnaissance vocale et de traduction de la langue.
      Ils pourraient également être utilisés pour faciliter les soins à domicile, anticiper un risque et ainsi garantir une intervention médicale précoce mais aussi limiter les déplacements des professionnels de santé pour qu’ils puissent se focaliser sur des tâches plus urgentes.
    • « Dans environ trois ans, les médecins et les infirmières pourraient se retrouver immergés dans des situations d’urgence simulées et interagir avec des patients virtuels dans des environnements constitués à partir de la réalité augmentée pour améliorer leur formation [et fournir] de meilleurs soins aux patients », a-t-il ajouté.

    Un investissement de 150 millions de dollars sur cinq ans pour déployer jusqu’à 100 projets

    Un programme de soutien à la R&D (the NRF Fellowship and Investigatorship schemes) attribuera des bourses aux scientifiques et universitaires pour les encourager à mener des recherches au sein de la cité-État dans des domaines centrés sur des technologies de pointe, telles que les sciences cognitives et l’architecture informatique.

    Le groupe AI.SG collaborera également avec des entreprises pour déployer et commercialiser jusqu’à 100 projets axés sur l’IA mais aussi réaliser des preuves de concepts.

    La NRF devrait investir jusqu’à 150 millions de dollars singapourien (98,6 M € ; 107 M US$) dans le projet AI.SG au cours des cinq prochaines années.

    Singapore Data Science Consortium : renforcer la recherche en science et en analyse des données

    Le deuxième projet a été baptisé le Singapore Data Science Consortium. Pour mettre en place ce nouveau consortium sur la recherche dédiée aux sciences des données, la NRF va s’associer avec trois universités, la National University of Singapore (NUS), la Singapore Management University (SMU) et la Nanyang Technological University (NTU Singapore) ainsi qu’avec l’institut de recherche A*STAR.

    Le déploiement de ce programme vise à renforcer le réseau national d’experts en science des données. Les talents du consortium disposeront des moyens techniques et financiers pour élaborer des solutions avancées dans le domaine des sciences et de l’analyse des données répondant aux besoins de la société.

    Le consortium travaillera en partenariat avec l’EDB et l’Autorité de développement des médias et de l’infocom (Infocomm Media Development Authority, IMDA) pour engager des entreprises à investir et à concevoir des technologies dans six secteurs économiques : finance, soins de santé, détail du client, fabrication, logistique et transport.

    Singapour, leader du secteur de la science des données en Asie du Sud-Est

    Selon les chiffres officiels, Singapour compte déjà plus de 50 % des centres de données de l’Asie du Sud-Est. Il s’agit donc d’un hub idéal pour développer la prochaine génération de solutions basées sur la science et l’analyse des données.