Efficience

  • Les infrastructures et les TIC sont à la base du potentiel de développement de la Tunisie en santé

    Organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP) en collaboration avec l’agence d’information AfricaPresse.Paris et la plateforme d’affaires et de recrutement Convergence, la conférence « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le secteur de la santé » s’est tenue à Paris, le 20 juin 2018.
    Cinq orateurs étaient invités à y prendre la parole, modérée par Alfred Mignot, directeur de AfricaPresse.Paris et Président du Club Afrique de la Presse Parisienne :
    – Philippe de Fontaine Vive Curtaz, Vice-Président honoraire de la BEI ;
    – Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis ;
    – Monder Khanfir, Vice-Président du Tunisia-Africa Business Council ;
    – Dr Maher Zahar, PDG de MIRE ;
    – Dr Khaldoun Bardi, Chirurgien et membre de l’Académie européenne de médecine.

    Ces cinq orateurs ont unanimement déclaré que la Tunisie était un « pays du seuil », soit un pays riche de nombreux atouts présentant de ce fait un potentiel de développement intéressant. D’après les intervenants, la Tunisie veut prochainement devenir une plateforme régionale de santé éventuellement numérique et de recherche : pour soutenir le développement de la santé en Tunisie, 7% du PIB sont dépensés dans le système de santé (pour un profil sanitaire comparable aux pays de l’OCDE), 43 % étant délivrés par le secteur privé.

    L’objectif est à la fois de rendre la Tunisie attractive pour les entreprises de la santé et les investisseurs d’une part, et pour les patients africains et européens d’autre part.

    L’attractivité de la Tunisie vis-à-vis des entreprises et des investisseurs

    La santé et la recherche en santé en Tunisie : des secteurs réunissant des professionnels recherchés

    D’après les intervenants, le système d’éducation et d’enseignement tunisien forme un personnel médical, paramédical et technique très qualifié et d’autant plus recherché que moins coûteux qu’en France, par exemple.

    Par ailleurs, concernant les domaines de la recherche et du développement, la Tunisie a, selon les intervenants, un profil intéressant du fait de ses 6 000 chercheurs, de son technopôle et de ses 111 laboratoires qui lui permettent d’occuper le 46ème rang dans le classement des pays publiant le plus de travaux de recherche scientifique. En outre, la Tunisie est associée à l’UE dans le programme Horizon 2020 : dans ce cadre, ses équipes peuvent postuler et prendre part aux mêmes programmes de recherche que les laboratoires européens.

    Les supports du profil R&D de la Tunisie : infrastructures et TIC

    • Les infrastructures tunisiennes

    Outre ses nombreux laboratoires, la Tunisie dispose d’environ 2 000 centres de médecine, parmi lesquels 167 hôpitaux dont 23 CHU. Ces centres sont répartis dans le territoire d’une façon relativement homogène, de façon à ce que tout Tunisien puisse avoir accès à un centre de soins à moins de 30 km de chez lui. Ce réseau d’établissements auxquels sont associées des équipes de recherches dessine un système de petites localités réunissant soignants, chercheurs et population locale : du point de vue du Dr Maher Zahar, cette facilité d’accès à la population permet de mesurer facilement l’impact de tel ou tel nouveau dispositif ou phénomène et contribue à rendre le profil R&D de la Tunisie intéressant. 

    •  Maîtrise des techniques d’information et de communication

    Le Président de la chambre de commerce de Tunis a rappelé que la Tunisie « est à la pointe des techniques d’information et de communication (TIC) » : ce domaine représente à l’heure actuelle 11 % du PIB de la Tunisie, pays ayant exporté en 2017 1 milliard de dinars de logiciels et de services informatiques.

    Pour faire de la Tunisie une référence internationale, « l’objectif de la Tunisie […] est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC » a indiqué Mounir Mouakhar.

    Investissements et santé numérique

    Les intervenants ont indiqué que la Tunisie bénéficie d’un système de « législation souple » dans le domaine de la finance. L’objectif de cette souplesse est d’encourager les investissements étrangers dans le domaine de la santé et de la recherche en santé, investissements en majorité drainés par la santé numérique.

    Le tourisme médical en Tunisie, miroir de l’attractivité du système de santé du pays

    Constat : un pays relativement attractif pour les patients

    Le tourisme médical mène, à l’heure actuelle, environ 400 000 patients étrangers (dont 3% européens) en Tunisie.

    La Tunisie est notamment la deuxième destination africaine la plus prisée dans le cadre du tourisme de la santé, et la deuxième destination mondiale dans le tourisme de la santé pour des soins de thalassothérapie, après la France.

    Cependant, la Tunisie reste classée 36ème sur 41 destination mondiale en santé, les pays comparables à la Tunisie en termes de développement économique et de situation géographique (Liban, Jordanie) étant toutefois moins bien classés que la Tunisie.

    Différents types de tourisme médical

    D’après le Dr Khaldoun Bardi, le terme de « tourisme médical » réunit au moins trois phénomènes qui expliquent le classement de la Tunisie et son attractivité pour les patients :

    • le tourisme du bien-être, représenté par la thalassothérapie, la balnéothérapie, etc. : dans ce cadre, la Tunisie jouit d’une situation géographique intéressante (proche de l’Europe, donc facile d’accès pour les patients européens) et de nombreuses infrastructures disponibles. De plus, la médecine, qui du fait des avancées technologiques devient de plus en plus préventive et associée au bien-être d’après le Dr Maher Zahar, pourrait dans le futur mener vers la Tunisie de plus en plus de touristes à la recherche de « bien-être » ;
    • le tourisme pour les soins dentaires, ophtalmologiques et esthétiques : de même que le précédent tourisme, il concerne des patients atteints par des pathologies peu invalidantes et peu prises en charge par les systèmes d’assurance maladie et de sécurité sociale étrangers. Le caractère bon marché de ces soins en Tunisie attire donc fortement la patientèle étrangère, et elle pourrait l’attirer plus encore si les établissements tunisiens obtenaient des accréditations nécessaires pour devenir une destination de tourisme médical pour les assurances plus que simplement pour les ménages ;
    • le tourisme de la santé menant à la prise en charge de patients très malades. Dans ce cadre, un alignement des procédures tunisiennes de prise en charge des pathologies lourdes sur les protocoles européens ou américain demeure à mettre en œuvre afin de développer ce dernier type de tourisme médical en Tunisie.

    Finalement, un dernier point a été soulevé lors de la clôture de la conférence : la satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de leur propre système de santé.  D’après les intervenants, la population tunisienne serait satisfaite de son système de santé, comparable, pour des raisons historiques, au système de santé français. Cependant, ces dernières années, de nombreux mécontentements auraient été exprimés. Ceux-ci seraient explicables, selon le Dr Zahar, par la baisse du pouvoir d’achat en Tunisie, qui rendrait difficile l’accès aux soins.

  • Appel à projets de la SATT Sud-Est : le numérique, le DM connecté et la e-santé parmi les thématiques

    La SATT Sud-Est a lancé, le 15 juin 2018, son « appel à projets de maturation transfert de technologies » dans quatre domaines correspondant à des enjeux industriels identifiés : la e-santé et les dispositifs médicaux ; le numérique ; les technologies liées à la « naturalité » (alimentation, bio-contrôle, actifs naturels) ; la cosmétique et la dermatologie.

    Grâce à cet appel à projet, la SATT Sud-Est souhaite soutenir les laboratoires de recherche dans son giron, tels ceux des université du Sud-Est, du CNRS, de l’Inserm ou du Centre Hospitalier Universitaire de Nice. La SATT les appuiera dans la réalisation de développements permettant le transfert de solutions mises au point vers un industriel pour une exploitation commerciale.

    Les candidatures sont à soumettre avant le 31 août 2018 et une réponse aux candidats est prévue pour le 20 septembre 2018.

    Des informations de contact et de plus amples renseignements liés aux différents aspects de l’appel à projets, dont la procédure de soumission, sont accessibles via ce lien.

    Le dossier de soumission est téléchargeable à partir de cette adresse.

    Accompagnement en transfert de technologie

    L’appel à projets vise les équipes de recherche des établissements actionnaires et membres fondateurs de la SATT Sud-Est : l’Université d’Aix-Marseille, l’Université Nice Sophia Antipolis, l’Université de Toulon, l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, l’Université de Corse, l’École Centrale Marseille, le CNRS, l’Inserm, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, le CHU de Nice.

    Il s’agira d’aider les laboratoires de recherche à mener à bien un projet de :

    • création d’entreprise ;
    • réalisation de prototype  ;
    • preuve de concept industriel pour une invention donnée.

    La SATT prendra en charge l’ingénierie du projet destiné au transfert et la stratégie de transfert du projet.

    Thématiques à l’honneur : DM de e-santé, numérique, « naturalité » et cosmétique

    Dans le cadre de l’appel à projets, la SATT a identifié quatre grands thèmes de transfert correspondant à des enjeux industriels :

    • les dispositifs liés à la e-santé : les dispositifs médicaux d’imagerie et de diagnostic étendus au bien-être et au maintien à domicile ;
    • les technologies numériques comprenant les objets autonomes et connectés, le traitement de leurs données massives. Ces technologies, peuvent trouver leurs applications de façon transverses sur tous les métiers de la sphère industrielle ;
    • les technologies liées à la « naturalité » : l’alimentation, le bio-contrôle, les actifs naturels pour la nutraceutique ou la cosmétique ;
    • les technologies pour la cosmétique à base d’actifs naturels ou de synthèse ainsi que les outils de diagnostic de la peau humaine. La dermatologie pour la prévention et traitement des maladies inflammatoires chroniques de la peau et les cancers de la peau non-mélanome.

    Critères de sélection

    Les dossiers déposés doivent être constitués au minimum d’une déclaration d’invention et du programme de maturation envisagé. Ce dernier doit permettre de décrire le fonctionnement concret de l’invention et de mieux renseigner ses caractéristiques techniques, ses performances, ses limites, etc.

    Voici les critères précis :

    • la pertinence du projet au regard de la thématique de l’appel ;
    • la maturité de la technologie (TRL) ;
    • la caractéristique et le type d’industrialisation pressentis ;
    • la situation juridique de l’invention;
    • les opportunités de protection de l’invention (propriété intellectuelle) ;
    • les moyens humains, financiers et matériels nécessaires au transfert vers un industriel ;
    • la taille et la typologie des marchés potentiels.

  • Lauréats du Défi H 2018 : IA, RV et applis mobiles pour l’insertion des personnes handicapées

    Les trophées de la 7ème édition du Défi ont été décernés le 13 juin 2018 par Sogeti, filiale du groupe Capgemini fondatrice de ce concours, et Sophie Cluzel, Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, à trois équipes d’étudiants porteuses de projets de dispositifs innovants au service des personnes handicapées :
    • Guidecam : application de guidage destinée aux personnes aveugles fonctionnant grâce à une intelligence artificielle (IA) ;
    • VR Interview : dispositif de simulation d’entretien d’embauche en réalité virtuelle (VR) à destination des personnes souffrant d’un handicap cognitif ;
    • Tiresias : plateforme collaborative de prévention d’accidents de la voie publique conçue pour aider à sécuriser les personnes handicapées dans leurs déplacements.

    Les équipes porteuses de ces trois projets ont été sélectionnées entre le 11 janvier 2018 et le 13 juin 2018 parmi des propositions relevant de technologies variées – IA, robotique, réalité virtuelle ou augmentée, IoT, plateformes digitales – répondant à des problématiques variées liées à des handicaps cognitif, visuel, moteur ou auditif.

    Le Défi H

    Le Défi H est un concours organisé par Sogeti en partenariat avec le Monde Informatique ouvert aux étudiants de grandes écoles et filières scientifiques d’universités françaises porteurs de projets innovants, ayant pour but de faciliter l’insertion et le maintien dans le monde professionnel des personnes en situation de handicap. Durant le concours (environ cinq mois), ils peuvent développer l’outil qu’ils proposent pour la formation, l’insertion professionnelle ou le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap.

    Encadrement des candidats

    Les équipes candidates au Défi H peuvent comprendre 4 à 6 étudiants d’une même école ou université française. Sogeti met en lien chacune de ces équipes avec :

    • un coach professionnel issu de l’entreprise ;
    • une association de patients afin de mieux cerner les problématiques des personnes en situation de handicap ;
    • les partenaires historiques du challenge : la Mission Handicap Sogeti, L’ADAPT, Exéco, la Fondation Garches, Talentéo et Microsoft ;
    • la marraine annuelle du concours, qui était cette année Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.

  • Suivi du cancer : l’AP-HM s’associe à Vitaris pour évaluer l’impact de dispositif de téléassistance

    Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) s’est associée en mars 2018 à l’entreprise Vitaris, prestataire de solutions de téléassistance en France, pour lancer une étude clinique, selon un communiqué de l’entreprise diffusé fin mai 2018.

    Cette étude clinique intitulée « PREDOMOS » a fait l’objet d’un appel à projets remporté par Vitaris et vise en partie à évaluer l’impact des dispositifs de téléassistance sur la prise en charge des personnes âgées et isolées atteintes d’un cancer. Elle s’achèvera en 2021.

    Participants et finalités de l’étude

    Lancée en mars 2018, l’étude en question s’intitule PREDOMOS : PREcarité chez le sujet âgé atteint de cancer : Impact sur la qualité de vie d’une approche DOMOtique et par téléassistance pour les patients âgés pris en charge pour un cancer métastatique ou localement avancé et isolés Socialement.

    Cette étude multicentrique et randomisée est menée par les docteurs Daumas et Couderc du service du Pr Villani. Cette étude associe également la « plateforme méthodologique, biostatistique, data management » du Pr Auquier et les docteurs Baumstarck et Loubière.

    Mode opératoire

    L’objectif de cette étude est de faciliter le retour à domicile des patients âgés atteints de cancers traités par chimiothérapie. Pour ce faire, 160 patients seront équipés avec des solutions de téléassistance Vitaris. Dix centres, en région PACA principalement, ont engagé les inclusions en mars 2018.

    Vitaris installe chez les participants un dispositif de téléassistance connectée avancée permettant :

    • de détecter les chutes ;
    • elle contient un pack de sécurité de la maison (incluant les détecteurs connectés de fumée et de monoxyde de carbone) ;
    • un pack de suivi de l’activité et de l’inactivité (avec capteur de mouvement infrarouge) ;
    • un système d’éclairage automatique, permettant de faciliter les déplacements nocturnes ;
    • une écoute active 24h24 et 7j/7.

    Résultats escomptés

    L’objectif de cette étude est de comparer l’impact des équipements de téléassistance, couplés à la domotique et à un suivi social mensuel sur la qualité de vie des patients âgés. Une attention particulière sera accordée à la mesure de l’impact du lien social alimenté par l’écoute.

    Cette étude sera menée jusqu’au début de l’année 2021. Si ses résultats sont concluants, elle devrait permettre de renforcer la sécurité des personnes vivant leur maladie à domicile.

  • Etape de l’innovation : la mobilité au service du bien veillir, le 2 juillet 2018 à Guéret

    Cette journée organisée par la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret, la Région Nouvelle-Aquitaine et le réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A, permettra d’explorer les technologies et les solutions innovantes développées pour favoriser l’autonomie et la mobilité des seniors.

    Elle se déroulera le lundi 2 juillet 2018 de 10h à 16h.

    Programme : 

    10h – 10h30 :

    Accueil des participants

    10h30 – 11h :

    Ouverture par Éric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et Anne-Laure Bedu, Conseillère régionale déléguée au transfert, à l’innovation et à l’accélération.

    11h – 11h45 :

    Conférence et débat avec Frédéric Serrière,  Dirigeant de GlobalAgingConsulting, sur :

    • les relais de croissance du vieillissement démographique;
    • les nouveaux besoins des baby boomers
    • les différentes stratégies du développement de produits et services
    • Innovation et génération : quel timing ?

    11h45 – 12h30 : Première session d’ateliers 

    Trois ateliers sont proposés en alternance par groupes : 

    • Mobilité des services et des technologies Témoignages croisés sur les services à la personne et leur modèle économique : quels usages des nouvelles technologies ? Avec la participation de Latitude Services, Elisad, Omnidom, Life Design Sonore, Facil’iti et la CCI de la Creuse (Portail Seniority Pro 23)
    •  Mobilité dans l’habitat et vers l’extérieur :  Trouver des solutions pour améliorer le quotidien et permettre le maintien à domicile des Seniors et répondre à la question suivante : quelles initiatives pour préserver la mobilité et le lien social ? Interventions de AEL Avenir Electrique de Limoges, Alogia, Bluelinea, et Ecosyst’M  
    • La réalité virtuelle au service des entreprises : Démonstration du cube immersif du Pôle Domotique et Santé et présentation des solutions développées par Independance Royale, Legrand, Domalys Intervention d’Immersion sur les technologies de l’espace 3D, présentation des actions du pôle Calyxis dédié à la prévention des risques à la personne et démonstration de solutions complémentaires au bien vieillir par ReSanté-Vous, Rev’Lim et Nutri-Culture

    12h30 – 14h :

    Déjeuner

    14h – 14h45 : Deuxième session d’ateliers

    14h45 – 15h30 : Troisième session d’ateliers

    15h30 – 16h : 

    Conclusion et clôture par Frédéric Serrière de GlobalAgingConsulting et Marie-Emmanuelle Fréour du réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A

    Inscription : 

    Pour s’inscrire, cliquer sur ce lien. 

    Date limite d’inscription : 27 juin 2018

  • « La France, 1er pays européen des industries de santé »(présidents des 7 pôles de compétitivité)

    Le 5 juin 2018 est parue une tribune libre signée par les présidents de 7 pôles de compétitivité en santé :
    – Alsace Biovalley ;
    – Atlanpole Biotherapies ;
    – Cancer-Bio-Santé ;
    – Eurobiomed ;
    – Lyonbiopôle ;
    – Medicen Paris Region ;
    – Nutrition-Santé-Longévité.

    Le but de cette tribune libre commune intitulée « Il est temps de faire de la France LE pays européen des industries de santé » est d’interpeller l’État sur le futur de ce type de pôles ainsi que sur l’importance des industries de la santé en France.

    Constats de départ

    « La réalité quotidienne au sein de nos pôles de compétitivité nous force à faire le constat que la santé, ses industries et l’ensemble de ses acteurs ne sont pas suffisamment perçus par l’Etat comme un élément clef de compétitivité, d’innovation et de croissance. Dans le même temps, le caractère stratégique de notre indépendance sanitaire ne semble pas être mesuré à sa juste importance. Nous le regrettons.

    La santé, un domaine de compétitivité, d’innovation et de croissance

    Les industries de santé sont un des secteurs industriels les plus dynamiques et innovants au monde. En France, elles constituent un secteur riche en savoir-faire d’excellence, en entreprises innovantes et en valeur ajoutée. Deuxième filière industrielle française en matière de R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*, elles contribuent non seulement à l’essor économique du pays, mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur). Ces industries doivent impérativement rester compétitives et pour cela la France a l’obligation d’innover en permanence. Ces innovations sont pour l’essentiel développées par des TPE/PME françaises très largement accompagnées par les pôles de compétitivité et qui participent à l’ambition française de « Start-up nation ». Ces entreprises recrutent nos diplômés français, font briller la France à l’international et sont les pourvoyeurs des solutions de santé de demain.

    Le rôle des pôles de compétitivité

    Fédérer les acteurs…

    En 12 ans, les pôles compétitivité en santé dans leur capacité à fédérer les forces industrielles et académiques autour de l’innovation ont fait la preuve de leur efficacité. Ils soutiennent la mutation structurelle des industries de santé par leurs actions à destination des entreprises innovantes, favorisent les approches pluridisciplinaires qui rendent possible l’intégration de nouvelles technologies et répondent à de nouveaux enjeux de santé.

    … pour favoriser l’innovation et améliorer la qualité des soins…

    Cet aspect économique majeur est combiné à d’autres éléments spécifiques à notre domaine d’activité : penser aujourd’hui la santé de demain afin de garantir à la population française un accès à des soins toujours plus performants. Le travail de mise en relation et de collaboration entre le monde académique, le monde hospitalier, les start-ups, les PME et les grands groupes a permis, et permettra demain, de mettre sur le marché et de rendre accessible au plus grand nombre les innovations en santé. De plus, le marché de la santé représente un débouché important pour d’autres technologies développées en France, comme le digital, le spatial, l’intelligence artificielle, les nanotechnologies… ou encore les nouveaux matériaux. Ces secteurs ont besoin de ce marché et de son dynamisme pour poursuivre leur croissance.

    … et garantir l’indépendance.

    Parallèlement, assurer son indépendance sanitaire consiste pour la France et pour l’Europe à continuer de maîtriser sa politique de santé publique. Dans cette optique, le réseau industriel doit être structuré et innovant. Les pôles de compétitivité en santé ont pris toute leur part dans le développement et la consolidation de ce réseau de plus en plus efficient. L’indépendance sanitaire signifie, non seulement, l’accès à certaines innovations développées sur le territoire national, mais aussi le maintien de capacités de R&D fortes et d’une partie de la production industrielle (pharmaceutique, biotechnologique, medtech…) en France afin de pallier au maximum les ruptures d’approvisionnement. Les pôles de compétitivité en santé, en accompagnant les entreprises dans la production et la mise sur le marché de nouvelles solutions, jouent ce rôle de catalyseur et de développeur de l’écosystème national. Les projets labellisés par les pôles ont ainsi permis la mise sur le marché de 400 nouveaux produits ou services depuis leur création.

    L’importance stratégique des pôles de compétitivité

    A l’heure actuelle, la place des pôles de compétitivité est réinterrogée. Régulièrement évaluées, ces structures, utiles et performantes, porteuses d’innovation sur le territoire national, visibles et très bien identifiées au niveau mondial, sont aussi modestes économiquement et légères en termes d’organisation. Extrêmement agiles, elles ont une réelle capacité à travailler ensemble. Les membres de nos réseaux reconnaissent et comprennent l’intérêt des pôles et de leurs actions – apporter de la stabilité au paysage et des clefs de lecture des enjeux – ce qui leur permet d’être focalisés sur leurs objectifs spécifiques tout en participant à une vision collective de l’innovation en santé. La constance et la structuration dans l’action ne sont-elles pas un moyen simple et efficace de favoriser l’innovation ?

    Nous voulons continuer à porter cette vision des industries innovantes de la santé dans un paysage complexe et en mouvement et être force de proposition auprès de l’Etat, des Régions et de l’ensemble des pouvoirs publics. La santé ce n’est pas seulement un coût, c’est aussi un secteur économique à forte valeur ajoutée, qui participe de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, en même temps qu’un enjeu de souveraineté ».

  • Le respect de l’ONDAM en 2017 « masque une situation très contrastée » (FHF)

    Si la Commission des comptes de la Sécurité sociale s’est félicitée, dans son rapport 2018 publié le 5 juin 2018, du respect de l’objectif national de dépense de l’assurance maladie en 2017 et du retour à l’équilibre prévu en 2018, la Fédération hospitalière de France tempère quelque peu ces projections dans un communiqué publié le 19 juin 2018.

    Un déficit global du FSV estimé pour 2017 à 5,1 Mds d’euros

    Chargée d’analyser les comptes de la sécurité sociale, la commission des comptes s’est réunie le mardi 5 juin 2018.

    Selon ses prévisions, le déficit global du régime général et du fonds de solidarité vieillesse s’établit pour 2017 à 5,1 milliards d’euros, proche de la prévision initiale de 5,2 milliards d’euros, d’après un communiqué de presse du ministère des solidarités et de la santé du 5 juin 2018.

    L’objectif des dépenses de l’assurance maladie n’a pas été dépassé en 2017

    Du fait notamment du dynamisme de l’économie, le déficit devrait se réduire encore en 2018 pour atteindre entre 0,3 et 0,9 milliards d’euros, en nette amélioration par rapport à la prévision votée dans la loi de financement de la sécurité sociale en décembre dernier (-2,2 milliards). Le rapport de la Commission des comptes est accessible en suivant ce lien.

    Dans un communiqué publié le 19 juin 2018, la Fédération hospitalière de France (FHF) tempère les analyses de la commission des comptes de la sécurité sociale et du ministère. Le texte, intitulé « Comptes de la Sécurité Sociale : un équilibre en trompe l’œil, qui masque un déficit des hôpitaux en aggravation », avance les quelques chiffres suivant pour justifier son positionnement.

    Nuances apportées par la FHF sur les données de la commission des comptes de la sécurité sociale

    L’année 2017 a été marquée par :

    • le dépassement des dépenses de soins de ville de 600 M€ ; 
    • une sous-exécution de l’enveloppe des établissements de santé de 600 M€ par rapport à l’objectif initial ;
    • un sous-financement de plus de 430 M€ pour les seuls hôpitaux publics ; 
    • un doublement du déficit du budget principal des hôpitaux publics entre 2016-2017 « passant de 470 millions d’euros à près d’1 milliard d’euros » ; 
    • la dette « s’est stabilisée au prix d’une nouvelle diminution des dépenses d’investissement qui sont passées sus le seuil de 4 Mds€ en 2017, alors qu’elles s’élevaient à plus de 6 Mds€ par an entre 2008 et 2011. 

    « Cette dégradation obère l’avenir et les investissements futurs de nos établissements, pourtant indispensables à l’entretien et à la rénovation des bâtiments, au renouvellement des équipements médicaux et hôteliers et à l’innovation » conclut la FHF.

  • « La révolution des SI hospitaliers doit se poursuivre » Conférence Grant Thornton – Cerner 2/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Les représentants des principales fédérations hospitalières – FEHAP, FHF (Fédération Hospitalière de France), FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) et Unicancer – étaient réunis pour évoquer les défis se présentant actuellement aux établissements hospitaliers de France, en matière de système d’information et de structuration des parcours des patients notamment.

    Jacques Leglise, Directeur général de l’Hôpital Foch, Président de la conférence des DG d’hôpitaux MCO de la FEHAP

    Nous traversons actuellement une phase de « révolutions en matière d’évolution des systèmes d’information » hospitaliers, qui être illustrée à quatre niveaux :

    1. Révolution technologique : J. Leglise est convaincu de la pertinence de l’utilisation de l’intelligence artificielle en santé, dans le domaine de l’imagerie notamment. Dans 5 ans, les innovations technologiques seront telles qu’elles bouleverseront l’organisation interne des hôpitaux. Elles permettront par exemple de trier les images médicales avec un taux de fiabilité « remarquable ». 

    2. Groupements hospitaliers de territoire : Pendant 30 ans, les DSI hospitaliers ont peiné sur les questions de l’interopérabilité, le DMP, le workflow de prescription, etc. La loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé qui créé les GHT c »omporte des erreurs », selon J. Leglise : l’ancrage territorial des GHT est encore lacunaire. Au delà des GHT, comment s’ouvrir aux acteurs de santé, aux patients, aux médecins, aux données de télémédecine ? La question reste entière.

    3. Place du patient : depuis 30 ans, les systèmes d’information sont conçus autour des professionnels de santé. Aujourd’hui, les patients veulent être acteurs de leur santé, notamment les malades chroniques. Les systèmes d’information ne sont pas encore suffisamment tournés autour du patient.

    4. Enjeux financiers des données de santé : la France accuse un certain retard en matière d’organisation des données de santé et gagnerait à s’inspirer d’exemples étrangers. A titre d’exemple, le Danemark est performant en matière d’essais cliniques car est parvenu à structurer les données de santé des patients, pour leur permettre d’y accéder quelque soit leur dispositif.

    Ces quatre composantes de l’évolution actuelle « comportent une part obscure »

    1. Offre de services abondante et illisible : pour les décideurs, comment choisir dans la profusion des offres, des promesses, des volumes d’investissements ? Les industriels doivent changer de paradigme et rendre leur offre de services plus lisibles.

    2. Cybersécurité : les hôpitaux sont des proies particulièrement sensibles car les données hébergées en leur sein ont une valeur importante. Il est à ce titre « étonnant » qu’ils n’aient pas encore fait l’objet de cyberattaques de grande envergure. Les outils actuels ne permettent pas encore de bien protéger les bases, d’après l’intervenant.

    3. La protection des données personnelles nécessite des investissements supplémentaires. 

    Pascal Briot : DGA, centre Unicancer Eugène Marquis, Rennes

    Quelques éléments de présentation sur Unicancer

    Unicancer est le premier promoteur d’essais cliniques en oncologie à l’échelle européenne, à l’origine des stratégies EVOLPEC 1 et 2, orientées sur l’extérieur et la prise en charge à domicile des patients avec les objets connectés.

    La cancérologie s’oriente aujourd’hui vers des soins de moins en moins invasifs, de plus en plus sophistiquées avec une présence moindre du patient à l’hôpital.

    Ce nouveau modèle de prise en charge va de paire avec l’autonomisation du patient, le recours accru à la télémédecine et la progression de la e-santé.

    « L’enjeu n’est plus la gestion du nombre de lits pour assurer des prises en charge mais la gestion du parcours du patient ». Pascal Briot.

    Pascal Briot rappelle qu’avec le développement de l’immunothérapie, on tend aujourd’hui à « ramener le patient à l’hôpital ». Il convient donc de « ne pas emprunter trop hâtivement des voies incertaines » en matière de prise en charge.

    Le patient est aujourd’hui plus informé, actif et connecté. Il convient donc de mettre en place des outils de mesures des résultats rapportés par un patient (PROMs) tout au long de sa prise en charge. Les ressentis des patients pèsent sur les décisions des dirigeants hospitaliers.

    L’avenir de la cancérologie : un patient et des soins connectés

    Une santé connectée pour des soins délivrés plus efficacement : l’enjeu actuel est triple. Il consiste à intégrer des plateformes big data pour aller jusqu’à la prise de décision clinique, adopter une approche territoriale, développer la télémédecine notamment dans les Outres-Mers (il n’y a à titre d’exemple aucune Oncologue à Saint-Pierre et Miquelon).

    Du Big Data aux objets connectés : 

    • ESME : épidémiologie couplée à une stratégie médico-économique pour améliorer la prise en charge des patients à partie des données de vie réelles. Elle compte 3 plateformes de données pour 70 000 patients attendus.
    • ConSoRe (continuum soins recherche) : ce moteur de recherche en cancérologie permettra d’accroître la connaissance en cancérologie en retrouvant des informations dans des centaines de milliers de dossiers.
    • Des outils connectés pour suivre le parcours de soins à domicile : e-DomSanté (Institut bergonié, bordeaux) ;  MyCurie (Institut Curie à Paris) ; IPCConnect, (Institut Paoli Calmettes, Marseille), CAL & YOU (Centre Antoine Lacassagne de Nice) ; Parcours « après-cancer » (Centre Oscar Lambret à Lille); Projet d’IA au Centre Béard de Lyon, CEM@Santé (Centre Eugène Maquis – Rennes).

    Emmanuel Daydon : secrétaire général de la FHP

    La FHP est en cours de finalisation du programme qui se substituera au plan « hôpital numérique » dans quelques mois (avec la DGOS). Parmi les sujets stratégiques déterminants, il faut numériser les services aux patients non encore digitalisés, sécuriser l’usage des données de santé et maîtriser la problématique de l’évolution des SI à l’hôpital.

    Alexis Thomas, directeur de cabinet, FHF

    Directeur de cabinet à la FHF, Alexis Thomas identifie les cinq priorités suivantes :

    • 1.approche populationnelle en santé : la FHF entend soutenir le développement des outils numériques qui vont de paire avec l’approche populationnelle en santé. Celle-ci vise à maintenir le bien être et la santé d’une population sur territoire donné. Elle s’inspire des modèles américains Keiser et Geisinger et consiste à identifier une population présentant un besoin de santé particulier, la stratifier, élaborer des programmes cliniques adaptés au suivi de cette population. La FHF expérimente déjà ce mode de prise en charge dans plusieurs départements dont la Nièvre.
    • 2.Intelligence artificielle et santé : La FHF a créé un fond d’innovation et de recherche pour encourager l’imagerie et le codage. La Fédération a lancé une enquête en ligne à destination des professionnels de santé, dont les résultats seront présentés le 5 septembre 2018 à l’occasion des Universités d’été de la FHF. Celle-ci annonce par ailleurs la création d’une Chaire sur le sujet.
    • 3.Mise en œuvre « intelligente et pragmatique » du RGPD et accompagnement des établissement sur le sujet (articles 43 et 48 notamment).
    • 4.Plan Ehpad numérique ou plan numérique sur le médico-social : la FHF a élaboré 22 propositions pour transformer le système de santé  : elle souhaite notamment créer des liens avec les groupements hospitaliers sur le volet « parcours et numérique » au sein des établissements pour soutenir des activités de lien sociale.
    • 5.Volet Ethique : « primum non nocere », la FHF souhaite éviter que la confiance dans le système s’érode.

    La journée de colloque s’est poursuivie avec l’organisation de trois tables-rondes consacrées aux thèmes suivants :

    • Table-ronde n°1 : « Nouveaux systèmes d’information, vers une architecture ouverte et un partage de données » ; 
    • Table-ronde n°2 : « Optimisation des systèmes d’information organisationnels » ; 
    • Table-ronde n°3 : Cybersécurité.

    Les conférences ont fait l’objet d’une captation, qui sera prochainement mise en ligne à cette adresse.

  • « Il faut laisser aux acteurs la liberté de s’organiser » A.Buzyn au 42e Congrès de la Mutualité

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, recensait l’ensemble des actions engagées par son ministère depuis le début du quinquennat lors d’un discours prononcé le 15 juin 2018 à l’occasion du 42ème Congrès de la Mutualité. Son discours a été diffusé par un communiqué le 18 juin 2018. La ministre a esquissé à grands traits les axes structurants de son action.

    • Choix arrêtés depuis le début du quinquennat « pour adapter notre protection sociale »
      • Suppression du RSI et du régime de Sécurité sociale étudiant ; 
      • 100% Santé : projet de reste à charge zéro sur les équipements optiques, auditifs et dentaires.

    « C’est une des premières fois, à ma connaissance, peut-être même la première fois, qu’on définit l’absence de reste à charge comme résultant de l’intervention combinée de l’Assurance maladie et de la complémentaire ». Agnès Buzyn, 15 juin 2018.

    • Mesures prises par le gouvernement en matière de prévention :
      • Tabagisme : hausse du prix du tabac et remboursement des substituts nicotiniques ; 
      • Extension de la couverture vaccinale obligatoire pour les enfants ;
      • Article 51 de la LFSS 2018 : pour soutenir l’innovation organisationnelle dans les domaines préventifs et curatifs.
    • Plan d’accès aux soins (octobre 2017) :
      • soutenir la coopération interprofessionnelle, notamment dans le cadre de l’accompagnement des pathologies chroniques aux parcours complexes.

     « Je veux encourager les dynamiques qui partent des territoires, car c’est là que se trouvent les idées qui fonctionnent et qui pourront être proposées dans d’autres endroits ». Agnès Buzyn, 15 juin 2018.

    • Plan de transformation du système de santé (13 février 2018) :
      • valoriser la qualité et la pertinence des soins ; 
      • réformer le financement de l’hôpital et des soins de ville en tenant compte, dans les modèles tarifaires à l’activité, des besoins des patients chroniques ; 
      • porter le virage numérique et mettre les systèmes d’information en santé au service de la coordination et de la continuité des soins ; 
      • attention portée aux enjeux des ressources humaines à l’hôpital ; 
      • territorialisation du système de santé.

  • L’IA pour lutter contre le diabète : WeHealth by Servier s’allie à la fondation américaine PSDC

    WeHealth by Servier (la direction e-santé du groupe Servier) et la fondation américaine Peter Sheehan Diabetes Care Foundation (PSDC) ont annoncé le 12 juin 2018 un partenariat visant à « renforcer la lutte contre le diabète et ses complications dans les communautés souffrant d’inégalités en matière de santé et d’accès aux soins« , a indiqué le groupe Servier. 

    Ce partenariat émane d’une initiative visant à créer des solutions innovantes utilisant l’intelligence artificielle (IA) dans le but d’agir sur des facteurs notamment culturels et environnementaux à l’origine du diabète.

    Le partenariat

    Le partenariat entre WeHealth by Servier et la Fondation PSDC s’inscrit dans le cadre d’un large programme : le Global Care Initiative, programme à l’initiative de la Fondation PSDC.

    De ce partenariat entre Servier et cette Fondation américaine émaneront plus concrètement deux projets :

    • CarePorts (Community-based health infrastructure) : cette partie du projet vise à encourager la création de cliniques de santé numérique dans le but d’intervenir dans la prévention du diabète et de ses complications dans les communautés ;
    • CareLabs : cette partie du projet consiste en un accélérateur pour entreprises en santé numérique collaborant avec des centres d’innovation internationaux axés sur le développement de technologies d’IA. Le but de CareLabs est de stimuler la création d’applications de prévention du diabète.

    CarePort

    Chaque « CarePort » comportera :

    • des solutions de diagnostic connectées ;
    • une équipe dédiée d’agents de santé communautaire qualifiés. Ce personnel, « entièrement formé par la Fondation PSDC, sera certifié pour l’utilisation des solutions d’IA et en compétences culturelles pour faciliter les relations entre les patients et les professionnels de santé », a précisé Servier.

    Un projet pilote débutera à l’automne 2018 pour mettre en place les premiers CarePorts. Servier et la PSDC prévoient un déploiement à l’échelle mondiale d’ici à 2020.

    Care Labs

    Il est prévu que CareLabs collabore avec des start-ups pour stimuler le développement de solutions de e-santé adaptées aux spécificités des communautés desservies par les CarePorts. Les start-ups qui s’associeront à Servier et à la fondation PSDC dans le cadre de ce projet seront déterminées par un appel à candidature pour une intégration au programme à la fin de l’année 2018. L’appel à candidature sera lancé au début du mois de juillet 2018. Des sessions de présentations auront par ailleurs lieu au mois d’octobre, à New-York, en marge du Prix Galien.

    « WeHealth by Servier accompagnera la Fondation PSDC dans le développement de son réseau CareLabs à travers le financement, le co-développement et la mise sur le marché de solutions issues de la technologie d’IA », a précisé le groupe.