Efficience

  • AMI : l’IA sera expérimentée par le gouvernement pour un meilleur service public

    La direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC) et la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) lancent un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour expérimenter l’intelligence artificielle dans les services publics, selon un communiqué diffusé le 15 juin 2018.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) et fait écho à la mission AI for humanity dont les conclusions ont été publiées en mars 2018. L’AMI sera opéré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

    L’objectif du dispositif est d’intégrer et d’exploiter le potentiel de l’IA dans les missions de l’État.

    Le délai pour soumettre les candidatures est fixé au 14 septembre 2018 à 23h59 (heure de Paris).

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge du Numérique commente cette initiative comme suit : « Avec cette expérimentation, nous montrons que l’État aussi est prêt à se saisir du potentiel de l’Intelligence artificielle pour transformer l’administration en profondeur et libérer la créativité de ses agents, afin d’offrir aux citoyens un service public plus performant et proche de leurs besoins ».

    Acteurs visés

    L’AMI concerne avant tout les acteurs publics désireux d’expérimenter des techniques d’intelligence artificielle, donc des approches innovantes, associées aux modes de travail innovants, à l’instar des méthodes « agiles » pour appréhender différemment leurs problématiques métier.

    Critères d’éligibilité

    Les acteurs souhaitant candidater seront jugés selon les critères suivants :

    • bénéfices potentiels internes et externes pour l’action publique, liés à l’utilisation de l’IA sur le périmètre métier proposé ;
    • pertinence technique du projet ;
    • composition de l’équipe d’agents publics impliqués dans le projet ;
    • existence et accessibilité des données nécessaires ;
    • prise en compte des risques éthiques.

    Issue de l’AMI : une preuve de concept

    Pendant une période de 10 mois à cheval sur 2018 et 2019, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement technique, afin de développer des compétences liées aux technologies d’IA, et stratégique au service de la transformation des métiers associée aux technologies d’IA.

    L’accompagnement se fera sous forme d’un preuve de concept d’utilisation de l’iA dans un processus métier. Ce prototype fonctionnel sera expérimenté auprès d’utilisateurs réunissant à la fois des agents et des administrés.

    Contact

    L’adresse suivante : ami-intelligence-artificielle@data.gouv.fr.

    Soumission de l’AMI

    L’appel à manifestation d’intérêt peut être soumis via le site https://www.demarches-simplifiees.fr/.

  • Deux start-ups health tech rejoignent le programme de l’accélérateur dtac Accelerate en Thaïlande

    Le jury de Dtac accelerate, l’un des principaux programmes d’accélérateur en Thaïlande, a dévoilé à la mi-mai 2018 les onze start-ups lauréates de son dernier concours.

    Parmi les entreprises retenues pour participer au programme figurent deux sociétés health tech :
    – Ooca propose un service en ligne permettant aux particuliers de suivre des séances psy par vidéo ;
    – Doctor A to Z a développé une plateforme pour aider les touristes et les patients chirurgicaux à trouver à un prix abordable l’hôpital le plus approprié à leurs besoins (accrédité par la Joint Commission International) et des médecins spécialistes de confiance.

    Jusqu’à 1,5 M. THB de financement pour les lauréats

    Sélectionnées parmi vingt-cinq équipes, les entreprises gagnantes recevront chacune un financement de démarrage de 500 000 à 1,5 million de bahts (13 4000 – 40 300 €) ainsi qu’un soutien à la commercialisation de leurs produits par les entreprises Dtac et le groupe de télécommunications Telenor sur treize marchés d’une valeur supérieure à 100 millions de THB (2,7 M. € ; 3,1 M. US$).

    Le grand finaliste sera désigné en août 2018

    Les start-ups participeront également à une formation (boot camp) intensive de mai à août 2018. Le grand vainqueur sera annoncé lors d’une journée de démonstration au mois d’août 2018.

    Objectif recherché : améliorer la qualité de vie des Thaïlandais

    Les finalistes ont été choisis en fonction des critères recherchés par les organisateurs du programme, allant de la créativité à l’innovation commerciale. Ils devaient également présenter un « nouveau concept de mode de vie [visant à] améliorer la qualité de vie des Thaïlandais » (source : e27.com).

    Des start-ups composées d’experts de l’industrie

    Un niveau amélioré par rapport aux programmes précédents

    Le directeur général de Dtac accelerate, Sompoat Chansomboon, a déclaré dans un communiqué que le niveau des produits présentés par les candidats étaient « remarquablement » meilleur que lors des précédentes éditions, notamment en termes de validation et d’ajustement du marche mais aussi de protection face à d’éventuels piratages.

    « La plupart [des membres de l’équipe des start-ups] sont des experts [de leur] domaine dans l’industrie et ont une bonne compréhension des problèmes ou des [des tensions du marché], a précisé M. Chansomboon. Par exemple, il y a beaucoup de médecins ou de professionnels de la santé dans les start-ups health tech, y compris à Doctor A-Z, dont le cofondateur est un médecin (…). »

    50 % des fondateurs des sociétés sélectionnées sont des femmes

    Il a ajouté que les sociétés avaient commencé à adopter de nouveaux outils, comme l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning).

    Il a par ailleurs relevé que plus de 50 % des fondateurs ou des cofondateurs des start-ups retenues cette année étaient des femmes, un pourcentage « nettement plus élevé que les années précédentes ».

    Liste des finalistes :

    • Ooca (health tech) ;
    • Doctor A-Z (health tech) ;
    • Noburo (fintech) ;
    • Zwiz.AI (intelligence artificielle et service aux entreprises) ;
    • CareerVisa (développement de carrière personnalisé) ;
    • Kohlife (voyage et de transport) ;
    • Event Banana (location d’espaces) ;
    • Somjai Home Loan (prêt immobilier) ;
    • PenguinT (technologie du voyage) ;
    • Kochii (technologie du divertissement) ;
    • GoWabi (beauté et high tech).
  • Two health tech startups join Dtac accelerate program in Thailand

    Dtac accelerate, one of the most important accelerator programs in Thailand, unveiled in mid-May 2018 the eleven startups that have made it into the sixth batch of their program.

    Two health tech companies are among the companies selected:
    – Ooca, a start-up offering an online platform to connect patients and psychologists via video calls;
    – Doctor A to Z has developed a platform to match medical tourists or surgical patients with the most suitable, high quality JCI hospitals and trusted specialist doctors at affordable price.

    Up to THB1.5 million of seed funding per team

    Selected among 25 teams, the winning companies will receive seed funding between THB500,000 to THB1.5 million (€13,400; US$40,300) per team as well as commercialization support from Dtac and Telenor telecommunications group in 13 markets that is worth more than THB100 million (€2.7m; US$3.1m).

    The winner will be announced in August 2018

    The startups will also participate in an intensive boot camp from May to August 2018. The announcement of the winner will take place on a demo day event in August 2018.

    Goal: Improving the quality of life of the Thai people

    The finalists were chosen according to the criteria sought by the organizers of the program, from creativity, business innovation, and a “new concept lifestyle applications to improve the quality of life of the Thai people.” (source: e27.com)

    Startups made up of industry experts

    An improved standard

    Sompoat Chansomboon, Managing Director of Dtac accelerate, said in a statement that the standard of this batch’s participants is “remarkably improving” particularly in terms of market validation, product-market fit, and growth hacking.

    « Most of the startups have team members who are domain experts in the industry and have a good understanding of problems or pain points, » Mr Chansomboon said. « For instance, there are many doctors or medical professionals in health tech startups, including Doctor A to Z, whose co-founder is a doctor (…). »

    50% of founders of the selected companies are women

    He added that companies have started to adopt new tools, such as artificial intelligence and machine learning.

    He also said that more than 50% of founders or co-founders of the startups selected this year are women, « which is significantly higher than previous years. »

    List of finalists:

    • Ooca (health tech);
    • Doctor AZ (health tech);
    • Noburo (fintech);
    • Zwiz.AI (artificial intelligence and business services);
    • CareerVisa (personalized career development);
    • Kohlife (travel and transportation);
    • Event Banana (prop-tech);
    • Somjai Home Loan (prop-tech);
    • PenguinT (travel tech);
    • Kochii (entertainment);
    • GoWabi (beauty tech).
  • RV : création d’un module de formation des infirmiers à la gestion de la violence en psychiatrie

    Santé Formapro, spécialiste des formations en e-learning médical, et le Centre Hospitalier Sainte-Marie Nice, spécialisé dans la prise en charge des affections mentales, ont signé un partenariat  inédit pour créer un nouveau module en réalité virtuelle pour la formation des infirmiers à la gestion de la violence des patients en psychiatrie. Telle est l’annonce faite par communiqué par Santé Formapro le 6 juin 2018.

    Il s’agit de réaliser un support interactif en réalité virtuelle permettant d’offrir une expérience pédagogique immersive au personnel soignant.

    Santé Formapro a pour mission de développer les supports avec sa filiale 2J Process. Le CH Sainte-Marie Nice est chargé de la conception des scénarios pédagogiques.

    L’intérêt de la réalité virtuelle

    La réalité virtuelle permet d’expérimenter des situations diverses de façon très réaliste et totalement immersive. On peut ainsi confronter l’apprenant à divers comportements du patient, qu’il va ressentir et littéralement « vivre ».

    En fonction des choix de l’apprenant, ces mises en situation sont prévues avec plusieurs réponses possibles.

    Elles seront mémorisées et ancrées dans la mémoire de l’apprenant comme si elles avaient été vécues.

    Un système de formation classique en e-learning va aider l’apprenant à acquérir un savoir. La réalité virtuelle va le mettre en situation et lui permettre d’acquérir un savoir-faire, et un savoir-être auprès d’un public spécifique.

  • « Le croisement de données cliniques et médico-sociales est l’avenir de la recherche médicale »-AFRCOs

    La question des études et de l’utilisation des données multi-sources a été débattue au cours d’une table ronde intitulée « Les études en vie réelle multi-sources : futur Gold Standard ? » réunissant des représentants de l’industrie pharmaceutique, des fabricants du dispositif médical, de CROs (Contract Reasarch Organizations) et de la HAS (Haute autorité de santé). Cette conférence se déroulait dans le cadre du 10e Colloque sur les données de santé en vie réelle organisé par l’AFCROs le 7 juin 2018.

    Il est ressorti du débat que le grand défi demeurant dans le processus de gestion et d’exploitation des données, et des données massives notamment, est celui de la qualité des données et de leur format, et la capacité de les interpréter sans entraîner de biais et notamment dans le cadre des études post-inscription des industriels.

    Le projet de l’entrepôt de données de l’AP-HP fait figure de proue dans ce processus de création de base de données hospitalières entamé par les établissement de santé français, et fait état des difficultés rencontrées face à l’homogénéité des données cliniques, aux capacités technologiques à mettre en œuvre et les complexités réglementaires. Il apparaît aujourd’hui que l’avenir de la recherche médicale est dans le croisement des données cliniques et médicales en provenance d’entrepôts de grands centres hospitaliers avec les données du Système National des Données de Santé (SNDS).

    Les GAFAM sont devenus des acteurs incontournables de l’économie de la données, leur place dans les données de santé a été discutée – actuellement en France et en Europe la loi encadre l’exploitation des données de santé réservée à des projets avec un objectif scientifique clairement défini.

    C’est une table ronde qui a réuni Patrick Blin, Vice-président du CEREES ; Cécile Déal, Medical data generation Manager chez Janssen ; Pr Philippe Lechat, directeur de la recherche clinique et du développement à l’AP-HP ; Sybil Pinchinat, membre du groupe de travail RWD (Real Data World) de l’AFCROs ; Marion Pinet, Evaluateur études en vie réelle de la HAS et Marie-Eve Velard, Director of Market Access and Public Affairs chez Allergan. Elle a été animée par Hubert Méchin, médecin et consultant dans le domaine des études post-inscription pour les technologies de santé.

    L’analyse de données : gare au biais d’interprétation

    Sybil Pinchinat, biostatisticienne et représentante des CROs affirme qu’il n’y a pas de doute à avoir quant à la pertinence de l’usage des données contenues dans les bases du SNDS médico-sociales et autres types de bases de données. 

    Les points de vigilance concernent la robustesse et la fiabilité des données exploitées et leur interprétation, car disposer de données massives ne suffit pas pour en tirer des conclusions valables.

    Elle rappelait que les études ad-hoc en post-inscription sont par définition des études multi-sources : les professionnels de santé comme patients y contribuent. Mais des données en provenance de la pharmacie ou de l’entourage proche du patient ou des données environnementales notamment liées à la pollution sont également prises en compte.

    Les modes de recueil sont de plus en plus variés et citait l’exemple du « digitosome », une notion évoquée au cours du colloque, et qui regroupe les données issues des réseaux sociaux, d’applications smartphone, objets et dispositifs médicaux connectés.

    Tout comme dans le cas des données du SNDS dont la pertinence n’est plus à prouver, elle insiste sur le fait que seules ces sources n’ont pas une grande valeur, mais qu’elles peuvent apporter de la valeur ajoutées couplées à des études préexistantes.

    L’entrepôt de données de l’AP-HP en cours de développement

    Le Pr Philippe Lechat, directeur de la recherche clinique et du développement à l’AP-HP, a évoqué le développement en cours de l’entrepôt de données médicales à l’échelle de l’ensemble des 39 établissements qui composent l’AP-HP.

    Il s’agit d’une initiative datant de plusieurs d’années qui repose sur le déploiement du DPI uniforme, qu’il qualifie d’entreprise ambitieuse, puisqu’il doit réunir pour plus d’un million de patients hospitalisés sur une année :

    • des données cliniques (comptes rendus d’hospitalisation et opératoires) ;
    • des donnés biologiques ;
    • des données d’imagerie ;
    • des données sur le codage PMSI ;
    • des données sur le circuit du médicament.

    L’entrepôt réunit toutes les données du DPI utilisable dans le cadre de la recherche. Le principal enjeux dans le cadre de l’export des données cliniques issues des comptes rendus tient à l’analyse textuelle.

    L’autre enjeux de taille qui caractérise cette ère du partage de données relève de la compétition entre équipes médicales qui a nécessité la mise en place d’une gouvernance définie. La gouvernance de l’information des patients et des professionnels de santé a été mise en place et a nécessité une autorisation de la CNIL (premier entrepôt autorisé en France).

    Un comité scientifique a été mis en place pour valider les projets d’exploitation de ces données qui doivent avoir une valeur scientifique et concernent notamment des études de faisabilité, des études d’épidémiologie, le grand potentiel, et de pharmacologie. Les partenariats avec des externes sont les bienvenus mais soumis à condition:

    • la collaboration doit s’inscrire dans le cadre d’un contrat avec l’AP-HP ;
    • le partenaire externe doit venir au sein de l’AP-HP et ne jouit que d’un droit d’usufruit des données qui ne quittent pas les systèmes de l’AP-HP ;
    • seuls les résultats d’études sont exportables.

    L’avenir de la recherche médicale consistera à croiser les données cliniques et médicale en provenance d’ entrepôts de grands centres hospitaliers avec les données du SNDS.

    Actuellement, 7 data scientists travaillent à la validation et l’harmonisation des données. Des disparités conséquentes ont été identifiées dans la façon de produire des données au sein même de différents laboratoires au sein d’un même établissement. Ils travaillent avant tout à la structuration de l’entrepôt et à l’élaboration des méthodes de soumission de requêtes dans la base pour générer des données pertinentes.

    Des initiatives similaires sont en train de voir le jour au sein de tous les CHU de France (Lyon, Lille, Bordeaux, etc.).

    Priorité : déploiement à échelle nationale

    Le Pr Philippe Lechat soulignait qu’à l’heure actuelle nous en sommes à l’étape de  constitution d’entrepôts à l’échelle des établissements de santé ou des groupement hospitaliers et que, dans une seconde phase, il s’agira d’abord de les connecter entre eux. Tous les établissements hospitaliers français sont en train d’y réfléchir ou ont déjà entamé les démarches nécessaires.

    Ce n’est qu’ensuite qu’on pourra réfléchir à un potentiel réseau à échelle européenne ou internationale afin de mettre en œuvre des recrutements de patients dans le cadre d’études cliniques qui est le sujet le plus prégnant concernant les coopérations internationales. Il rappelle qu’il ne faut pas omettre les problèmes de sécurité  ou de garantie de confidentialité des données que cette mise en réseau pose.

    Échange à échelle internationale et l’implication des GAFAM

    La question du croisement de données issues des bases de données du SNDS avec d’autres bases de données à échelle européenne ou internationales a également été posée.

    Il est tout à fait possible, rappelle Patrick Blin, vice-président du CEREES, de faire des études entre plusieurs pays. Elles reposent sur l’utilisation de données gérées au niveau local, mais qui sont agrégées au sein d’un espace sécurisé, un système informatique qui satisfait à toutes les normes de sécurité. Il rappelle également que l’exportation des données issues du SNDS était formellement interdite, mais que cela n’empêchait pas l’exploitation de ses données dans le cadre d’objectifs légalement acceptables.

    Actuellement, du point de vue légal un projet d’exploitation de ces données est à même d’être autorisé si un responsable de traitement résidant dans un pays membre de l’Union européenne est dédié au projet, ce qui rend les coopérations européennes tout à fait réalisables.

    Quid des GAFAM

    Le rôle des GAFAM dans la gestion et l’exploitation des données a été abordé également. Ces grands groupes industriels ont commencé par envahir le domaine des données en agrégeant des données relatives au bien-être ce qui a débouché sur le développement soutenu d’applications mobiles dédiées à cet aspect de la santé quotidienne.

    Aujourd’hui Apple fait le même pari dans le domaine des données de santé en s’associant avec les cliniques de Mayo et de Cedars Sinai. Et cela pose la question de la place et du rôle de cet industriel dans l’exploitation et la fourniture de base de données de santé.

    Le Pr Philippe Lechat, directeur de la recherche clinique et du développement à l’AP-HP, a rappelé que ce type d’association se heurte à de nombreux freins d’ordre sociétal ou éthique. Des représentants des CROs mettaient en avant que ce n’est pas la disponibilité des données à grande échelle qui constituait un avantage mais la disponibilité de données qualifiées et la capacité à les mobiliser afin de répondre à un objectif de recherche clairement défini.

    Conformément à la réglementation actuellement en vigueur, rappelle Patrick Blin, vice-président du CEREES, et notamment les exigences émanant du RGPD, il est impossible d’envisager un accès par les GAFAM aux données issues de bases de données du système national de santé.

  • IA, homme numérique, nanomédecine et HAD au cœur du Big Bang Santé du Figaro (Paris, le 18/10/2018)

    Au cours du troisième Big Bang santé du Figaro, qui se tiendra à la maison de la chimie (Paris) le 18 octobre 2018, seront abordés sous la forme de courtes conférences ou de tables rondes quatre grands thèmes d’innovations en santé : l’intelligence artificielle, l’homme augmenté, la nanomédecine et la santé à domicile.

    Onze intervenants (chercheurs, médecins, entrepreneurs, historiens, etc.), en proposant un « triple regard, scientifique, économique et éthique », tenteront de sensibiliser les participants du Big Bang à l’importance de ces innovations en santé.

    L‘inscription, payante, peut-être réalisée via le lien ci-contre.

    09h00-09h20 : Ouverture

    « Quel avenir pour l’Homo sapiens ? »

    Intervenant : Yves Coppens, paléontologue et Professeur émérite au Collège de France.

    Thème 1 : Le Big Bang de la nanomédecine

    09h20-09h35 : Keynote

    « Faut-il avoir peur des nanotechnologies ? »

    09h35-10h10 : Débat

    « L’infiniment petit peut-il révolutionner la médecine ? »

    10h10-10h25 : Pitch start up

    10h25-10h40 : Keynote

    « Quel avenir pour la micro chirurgie? »

    Intervenant : Jacques Marescaux, chirurgien et fondateur de l’IRCAD.

    10h40-11h00 : Pause

    11h00-11h15 : Keynote

    « En Antarctique, la santé à l’épreuve des conditions extrêmes »

    Intervenant : Jêrôme Chappellaz, Directeur de l’Institut Paul-Emile Victor. 

    Thème 2 : Le Big Bang de la santé à domicile

    11h15-11h30 : Keynote

    « Quand les robots deviendront les compagnons du grand âge »

    Intervenante : Laurence Devillers, Professeur à l’Université Paris-Sorbonne et chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur (Limsi) du CNRS.

    11h30-12h05 : Débat

    « Quelle place pour la médecine à domicile ? »

    12h05-12h20 : Pitch start-up

    12h20-12h35 : Keynote

    « Le point sur la loi bioéthique »

    Intervenant : Jean-François Mattéi, Professeur émérite de génétique médicale, ancien ministre.

    12h35-14h00 : Pause

    14h00-14h20 : Keynote

    « De Pasteur à nos jours, l’innovation peut-elle sauver le monde ? »

    Intervenant : Erik Orsenna, écrivain

    Thème 3 : Le Big Bang de l’intelligence artificielle dans la santé

    14h20-14h35 : Keynote

    « Comment l’Intelligence artificielle pénètre la santé et la médecine »

    14h35-15h10 : Débat

    « La France peut-elle s’imposer dans l’intelligence artificielle médicale ? »

    15h10-15h25 : Keynote

    « Comment la Silicon Valley lutte contre le cancer avec l’intelligence artificielle »

    15h25-15h40 : Pitch start-up

    Orateur : Thibault Duchemin Fondateur d’Ava

    15h40-16h00 : Pause

    16h00-16h15 : Keynote

    « Le Génopole a 20 ans ; quelles sont les nouvelles frontières de la thérapie génique ? »

    Oratrice : Marianne Duranton, Présidente de Génopole

    Thème 4 : Le Big Bang de l’homme numérique

    16h15-16h30 : Keynote

    « L’homme a-t-il atteint ses limites ? »

    Orateur : Jean-François Toussaint, Directeur du Laboratoire de l’IRMES/ INSEP

    16h30-16h45 : Keynote

    « Faut-il augmenter l’homme ? »

    16h45-17h00 : Keynote

    « Les projets fous d’Elon Musk »

    Orateur : Alexandre Cadain, PDG d’Anima, Ambassadeur IBM Watson AI XPRIZE, ancien collaborateur d’Hyperloop Transortation Technologies

    17h00-17h15 : Keynote

    « Et si on faisait remarcher les tétraplégiques ? »

    17h15-17h30 : Conclusion

    « A quoi ressemblera le monde en 2500 ? »

    Orateur : Joël de Rosnay, Conseiller d’Universcience

    17h30 : Le mot de la fin

  • Surveillance des patients et big data : Medopad renforce sa présence à Singapour

    Le gouvernement britannique a annoncé fin mai 2018 qu’il aidait les entreprises prometteuses à conclure des accords à travers le monde, dont la société experte en intelligence artificielle et en technologie mobile Medopad.

    Courant mai, l’entreprise basée à Londres – spécialisée dans les applications de surveillance des patients et l’analyse de données – a signé deux nouveaux partenariats avec des organisations de soins à Singapour et aux Bahamas, créant ainsi 100 emplois en Grande-Bretagne.

    Le Département du commerce international soutient Medopad

    Le Département du commerce international britannique (DIT) a fourni ces derniers mois à Medopad des conseils et des orientations sur des questions techniques, de financement et de passation de marchés. Le directeur général de Medopad, Dan Vahdat, a déclaré que les recommandations du DIT avait aidé l’entreprise à mener à bien des « réunions cruciales ».

    Diabète : un partenariat avec l’agence singapourienne A*STAR

    Le réseau mondial du DIT a par ailleurs fourni à l’entreprise anglaise une assistance qui lui a permis de remporter un contrat avec l’Agence pour la science, la technologie et la recherche de Singapour, plus connue sous le nom d’« A*STAR ».

    À travers ce partenariat, Medopad développera conjointement avec l’organisme singapourien un outil de surveillance visant à mieux gérer le diabète pour 400 000 personnes, précise le site Digitalhealth.net.

    Medopad cherche aussi à s’étendre aux États-Unis. La société a récemment signé un protocole d’accord avec l’université américaine Johns Hopkins dans le but d’explorer de nouvelles solutions de soins utilisant le principe de l »apprentissage automatique (machine learning) et des technologies qui facilitent la surveillance des patients.

    Le DIT investit aussi dans une université chinoise

    TusPark, l’organisme de développement du parc scientifique de l’Université Tsinghua à Pékin, fait également partie des entreprises à avoir bénéficié d’une aide du Département du commerce international britannique. L’organisme gouvernemental a versé 8 millions de livres sterling (9 M. € ; 10,7 M. US$) pour financer la création d’un centre d’innovation à Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre.

    TusPark : 200 M. £ investis dans 5 bâtiments au Cambridge Science Park

    TusPark a récemment investi 200 millions de livres (229 M. € ; 267 M. US$) dans cinq nouveaux bâtiments au sein du Cambridge Science Park, le plus ancien parc scientifique du Royaume-Uni, créant directement quatorze emplois et offrant aux entreprises la possibilité d’en créer des milliers d’autres dans le cadre du projet.

    Le parc scientifique comprendra un « biohub » à la pointe de la technologie afin de permettre aux entreprises travaillant sur des produits et des technologies de santé innovants d’avoir accès à des laboratoires et à des espaces de bureaux.

  • Patient monitoring and big data : Medopad strengthens its presence in Singapore

    The UK government announced in late May 2018 that it has been supporting promising companies secure deals around the world, including British artificial intelligence and mobile technology firm Medopad.

    In May, the London-based company – specializing in patient monitoring applications and data analytics – signed two new partnerships with healthcare organizations in Singapore and  Bahamas, creating 100 jobs in Great Britain.

    The Department for International Trade supports Medopad

    The Department for International Trade (DIT) provided advice and guidance on technical, financing and contracting issues. Medopad’s Chief executive, Dan Vahdat, said that the guidance from DIT helped the company to ensure « crucial meetings ».

    Diabetes: a partnership with Singapore agency A*STAR

    DIT’s global network also provided assistance which allowed the UK firm to win a contract with Singapore’s Agency for Science, Technology and Research, better known as « A*STAR« .

    Through this partnership, Medopad and the Singapore organization will jointly develop a monitoring tool to better manage diabetes for 400,000 sufferers, Digitalhealth.net said.

    Medopad is also looking to expand into the United States. The company recently signed a Memorandum of Understanding with the US’s Johns Hopkins University in order to explore new healthcare solutions using machine learning and patient monitoring technologies.

    The DIT also invests in a Chinese university

    TusPark, the science park development body of Tsinghua University in Beijing, is also one of the company which have benefited from assistance from DIT. The UK organization has invested £8 million (€9m; US$10.7m) to create an innovation center in Newcastle, North East England.

    TusPark: £200 million invested in 5 buildings at Cambridge Science Park

    TusPark recently invested $200 million (€229m; US$267m) in five new buildings at Cambridge Science Park, the oldest science park in the United Kingdom, directly creating 14 jobs and offering companies the opportunity to create thousands more in the process.

    The Science Park will include a state-of-the-art « biohub » to provide companies working on innovative healthcare products and technologies with labs and office space.

  • Agnès Buzyn annonce un Health Data Hub pour encourager la recherche et l’innovation en santé

    Agnès Buzyn soutient l’innovation, la recherche et une ouverture de l’accès aux données de santé
    Lors de la remise du prix de la « start-up du dispositif médical » qui a eu lieu le 6 juin 2018, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, dans un discours au Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales (Snitem), a :

    – rappelé que, dans un contexte de défis complexes et nombreux posés par la médecine des 4P – voire des 5P, la France doit s’ouvrir à l’innovation ;

    – annoncé la prise en compte des spécificités et besoins des petites entreprises, sources d’innovations nombreuses, notamment dans le domaine-clé de la conception et du développement de dispositif médicaux ;

    – insisté sur l’importance de la recherche, que les start-ups, pour demeurer innovantes, doivent continuer de mettre en oeuvre et que la mise en place d’un « Health Data Hub », en facilitant l’accès aux données de santé, devrait favoriser. La mission de préfiguration du « Health Data Hub » ainsi officiellement lancée par la ministre devrait rendre des conclusions à la fin du mois de septembre 2018 (cf. lien ci-contre).

    « Accueillir l’innovation est un enjeu crucial »

    D’après la ministre des Solidarités et de la Santé, il faut accueillir les innovations bien que, par leur caractère nouveau, elles puissent s’avérer difficiles à appréhender (dans ce qu’elles apportent aux patients, à leurs proches, aux professionnels de la santé et au système de santé tout entier).

    En effet, les innovations en santé :

    • « représentent un formidable espoir pour les patients« , c’est pourquoi elles doivent être diffusées malgré les inquiétudes que leur caractère nouveau amène souvent : les inquiétudes suscitées doivent être dissoutes par l’étude préalable des risques que portent ces nouveautés ;
    • doivent être accessibles au plus grand nombre : la ministre a, dans ce cadre, rappelé que les entreprises peuvent recourir au forfait innovation – amené à évoluer afin de mieux répondre aux besoins des professionnels. Aussi, pour permettre ces financements anticipés, d’autres systèmes de financements dysfonctionnels doivent être abandonnés : « il est primordial d’abandonner le principe d’un financement captif et pérenne » a affirmé la ministre « pour lui préférer celui d’un financement de type Go / No go ».

    « L’innovation est un enjeu d’autant plus important que le secteur du dispositif médical, et surtout celui des start-ups, est spécifique. »

    Agnès Buzyn a rappelé que le domaine du dispositif médical (DM) est un secteur majeur de l’innovation, dépendant à 92 % de PME, ce qui implique :

    • qu’au sein « des 5 programmes de recherche, notamment clinique et médico-économique, financés par le ministère des Solidarités et de la Santé, les dispositifs médicaux doivent jouer une place essentielle » : la ministre a incité les entreprises du dispositif médical à s’impliquer dans la recherche, seule capable de confirmer l’intérêt thérapeutique des dispositifs et de fournir des modèles économiques appropriés.
    • d’un point de vue de organisationnel et réglementaire, de possibles impacts organisationnels de ces nouveaux dispositifs médicaux sur le système de santé : l’innovation organisationnelle peut être permise par ces dispositifs et les start-ups qui les développent à travers l’article 51 de la LFSS 2018. La ministre a affirmé avoir conscience de la complexité réglementaire qui peut peser en particulier sur les jeunes entreprises et du besoin de coordonner l’action des institutions en charge du pilotage de la régulation. A titre d’exemple de solution à même de faciliter cette coordination, Agnès Buzyn a évoqué l’instauration d’un « identifiant unique sur les dispositifs médicaux, l’UDI ».

    Permettre « la mise en place de bases de données modernes, propres à faciliter la veille sanitaire et à favoriser l’innovation »

    « La France dispose d’un patrimoine exceptionnel de données de santé, ainsi que de nombreuses compétences d’expertise pour leur exploitation » a affirmé la ministre. Les bases de données françaises  comprennent notamment des informations :

    • recueillies pour rembourser les soins ou pour financer les établissements de santé ;
    • à faible coût de recueil ;
    • objectives et exhaustives ;
    • permettant des suivis sur de longues périodes.
    • dont le recueil dans un Système national des données de santé (SNDS, accessibles aux organismes publics et privés) a été défini et permis juridiquement par la loi du 26 janvier 2016, de modernisation du système de santé.

    « L’usage [de ces] grandes données de santé doit nous aider à transformer notre système pour le plus grand bénéfice des patients » a insisté Agnès Buzyn. En effet, afin de soutenir les innovations françaises en santé, le traitement des données de santé à grande échelle au moyen de l’intelligence artificielle doit accélérer le développement :

    • de la recherche clinique et de l’évaluation de l’efficacité thérapeutique des nouveautés ;
    • du ciblage des participants à un essai clinique et de la médecine personnalisée ;
    • de l’innovation organisationnelle dans les établissements de santé ;
    • de l’accompagnement des professionnels de santé au travers de logiciels d’aide à la prescription et au diagnostic.
    • des accès, des usages et des relations entre toutes les initiatives « très prometteuses, qui ont déjà émergé ».

    Et, à la suite du rapport Villani et des déclarations du président de la République, afin d’optimiser l’ »ouverture de ces données »- d’en faire « un terrain de jeu formidable » pour les start-ups – la ministre a annoncé qu’elle a « officiellement lancé une mission de préfiguration du Health Data Hub« . Cette mission, qui rendra ses conclusions à la fin du mois de septembre 2018, devra « dessiner l’écosystème permettant une exploitation optimale de toutes nos sources de données, par les différents acteurs, et en particulier les start-ups. » 

    « Nous réussirons à saisir tout le potentiel technologique qu’offrent les années à venir si, et seulement si, les organismes publics et privés travaillent ensemble : si start-ups, organismes de recherche, et grandes entreprises,s’allient afin de partager leurs connaissances et leurs idées » a conclu la ministre des Solidarités et de la Santé.

  • L’AP-HP rencontre de futurs partenaires industriels aux 15e rencontres de transfert de technologies

    500 participants se sont retrouvés à la 15e édition des rencontres de transfert de technologies APinnov dédiées à la mise en valeur des projets, innovations et start-ups issus de ses équipes hospitalières, organisée par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris le 5 juin 2018.

    Deux temps forts ont rythmé cette édition qui a permis aux équipes de l’AP-HP de rencontrer de futurs partenaires industriels et des acteurs-clés des secteurs publics et privés qui financent, développent et protègent l’innovation en milieu hospitalier :

    • l’AP-HP et la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île-de-France ont signé le renouvellement de leur convention de partenariat pour une durée de trois ans.

    • la remise des Trophées de l’Innovation APinnov, qui valorisent des travaux innovants portés par des équipes de l’AP-HP.

    APinnov était d’abord une rencontre pour échanger sur l’innovation, le transfert de technologie et l’accélération de projets innovants mais aussi un rendez-vous d’affaires pour rencontrer des partenaires publics et privés et présenter des innovations ainsi qu’un Workshop dédié aux partenariats dans le domaine des TIC en Santé, co-organisé avec les pôles de compétitivité Medicen Paris Région, Cap Digital et Systematic. Le Village APinnov de l’innovation a permis de rencontrer les partenaires sur leurs stands.

    Le renouvellement de la convention de partenariat avec la CCI

    Grâce à la signature de la convention de partenariat entre Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP et Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Île-de-France,  les équipes de l’AP-HP pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement de la CCI Paris Ile-de-France sur les thématiques suivantes : 

    • la fiscalité de la recherche : accompagner les entreprises et porteurs de projet pour le crédit impôt recherche et le statut de Jeune entreprise innovante ;
    • l’accès aux financements : évaluer avec les entreprises et porteurs de projet les aides et financements possibles pour développer leur projet et/ou leur stratégie ;
    • le développement international : structurer la démarche de l’entreprise en identifiant des nouveaux marchés et partenaires à l’international ;
    • la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences / Ressources Humaines : faire le point sur la gestion des ressources humaines pour pouvoir l’optimiser.

    La CCI Paris Ile-de-France pourra par ailleurs présélectionner des sociétés ou projets de sociétés développant des dispositifs médicaux et pouvant bénéficier de l’appui de la cellule innovation de l’AP-HP et des équipes de l’AP-HP.

    Remise des trophées de l’innovation : trois catégories

    • Trophée « Brevet prometteur » : traitement des troubles autistiques par l’allopurinol dans le déficit en adenylosuccinate lyase (ADSL)// Projet porté par Irène Ceballos-Picot
    • Trophée « Interne innovant » : un algorithme performant automatisé issu des outils de l’intelligence artificielle pour la détection des angiodysplasies (AGD) de l’intestin grêle en vidéo-capsule endoscopique (VGE) //Projet porté par Romain Leenhardt
    • Trophée « Soignant innovant » : cordon pédiatrique personnalisé de fixation de trachéotomie « Trach&fix » // Projet porté par Elise Chauvin, Zina Ghelab et Anne Pilotti