Efficience

  • L’Institut Pasteur investit 9M€ dans un centre dédié à l’analyse et au stockage de données « omics »

    L’Institut Pasteur a inauguré le 13 septembre 2018 deux nouveaux bâtiments « Omics » dédiés à la production, au stockage sécurisé et harmonisé ainsi qu’à l’analyse de données massives engendrées par des travaux de génomique (séquençage et analyse de l’ADN de cellules), d’épigénomique (analyse des modifications épigénétiques de l’ADN), de transcriptomique (étude de l’ARN), de protéomique (étude de l’ensemble des protéines d’une entité biologique), de métagénomique (caractérisation des communautés de micro-organismes) et de génotypage (analyse des polymorphismes génétiques).

    Cette nouvelle structure, conçue et bâtie dans un contexte d’amélioration des techniques de séquençage, d’émergence du big data en santé et dans les sciences de la vie, et dans une volonté de favoriser la pluridisciplinarité ainsi que l’ouverture de la science, accueillera notamment :
    • des experts du séquençage dans un pôle « Biomics » ;
    • des mathématiciens, statisticiens et informaticiens capables d’exploiter ces données au sein d’un « hub ».
    En effet, la capacité à générer des données massives dans les sciences de la vie a profondément transformé les approches en recherche et en santé publique, qui doivent, pour pouvoir conserver et exploiter ces données, s’ouvrir à l’interdisciplinarité, aux échanges entre disciplines ainsi qu’entre équipes de professionnels.

    C’est pourquoi l’Institut Pasteur, pour s’adapter à ces changements et à l’apparition de cette nouvelle biologie dite « computationnelle », a transformé une ancienne résidence universitaire en un pôle d’expertise dont la construction aura coûté 9 millions d’euros financés par des dons du public, s’est doté de nouveaux séquenceurs à haut débit, et a recruté environ 40 experts amenés à travailler :
    • avec les équipes de recherche de l’Institut Pasteur et du Réseau international des instituts Pasteur, qui disposeront ainsi d’un accès facilité à des solutions de production, de stockage et d’analyse des données ;
    • avec les partenaires de l’Institut Pasteur, dans le cadre de recherches ou de missions de santé publique.

    À quels types de travaux de recherche et de santé publique serviront ces nouvelles installations ?

    Selon Olivier Schwartz, directeur scientifique de l’Institut Pasteur et responsable de l’unité « virus et immunité », de telles installations permettront à l’institut de réaliser 3 grands types de travaux.

    1. Séquencer à échelle industrielle des échantillons de micro-organismes (virus, bactéries, parasites, champignons)

    Un séquençage systématique, harmonisé selon un cahier des charges précis de toutes les collections de l’Institut Pasteur ainsi que de tous les échantillons reçus par l’Institut, devrait permettre de prévoir l’émergence d’épidémies, de caractériser ces épidémies et d’analyser la sensibilité des pathogènes aux molécules thérapeutiques afin de guider la conception de vaccins et de traitements adaptés.

    Aussi, l’un des enjeux d’un tel programme de séquençage est de pouvoir répondre plus facilement et plus rapidement à des besoins de santé publique urgents.

    2. Analyser le contenu de cellules afin de les comparer entre elles

    Si l’analyse du contenu de cellules procaryotes (bactéries) ou de virus peut permettre de comparer le génome de milliers de pathogènes entre eux afin, par exemple, de repérer l’apparition d’un gène de résistance aux traitements, l’analyse du contenu de cellules eucaryotes (notamment comme les cellules animales ou humaines) tumorales et leur comparaison à des cellules issues de tissus normaux pourrait par exemple aider à comprendre les processus de tumorisation. L’enjeu serait notamment de pouvoir bloquer ce processus pathogène éventuellement de façon personnalisée, adaptée à une tumeur particulière d’un patient donné.

    3. Stocker, classer, ordonner, analyser les données produites par des techniques d’imagerie macro ou microscopiques

    Les données générées par des techniques d’imagerie médicale ou microscopique s’accumulent et le progrès des techniques accroissant la définition des images rend parfois les clichés de plus en plus complexes à lire et à analyser. Si en enjeu réside dans la capacité à stocker de telles données de façon sécurisée, un autre consiste en le développement de solutions d’aide à la lecture d’images complexes, d’aide à la recherche ou d’assistance aux professionnels de santé (diagnostic, préparation d’interventions chirurgicales, etc.).

    Finalement, il s’agit de développer dans les différents domaines d’expertise de l’institut une démarche intégrée, qui va de l’échantillon vers l’interprétation des résultats.

    Pourquoi centraliser les installations dans un seul pôle d’expertise ?

    La centralisation de tels moyens vise d’abord à optimiser le séquençage et l’analyse des données pour accélérer les recherches et faciliter la réponse de l’Institut Pasteur à des urgences de santé publique : l’accélération du séquençage et de l’analyse augmente l’accessibilité à de tels services pour de nombreuses équipes de recherche ainsi que pour des acteurs de la santé publique en France et dans d’autres pays. La mutualisation des moyens permet en outre la coordination des 33 établissements de l’institut, répartis dans 26 pays du monde.

    De plus, la polarisation des installations garantit un stockage des données sécurisé, des données qui n’ont pas à sortir de l’Institut Pasteur. Ainsi, d’après Olivier Schwartz, une des ambitions de l’Institut Pasteur est d’héberger une base de données cliniques et comportementales sécurisée et européenne sur l’autisme.

    Enfin, il s’agit de réussir à séquencer toutes les collections d’échantillons de l’institut afin de valoriser ces dernières et de pouvoir accéder plus facilement à ces collections, alors que le transport des échantillons demeure problématique en 2018, notamment pour des raisons réglementaires.

    Intérêt de santé publique : l’exemple de la plateforme P2M

    P2M est une plateforme de microbiologie mutualisée à destination de l’ensemble des 14 centres nationaux de référence (CNR) de l’Institut Pasteur accueillie au sein du pôle « Omics » à des fins de santé publique : elle permet de séquencer rapidement – 20 000 à 26 000 séquences d’acides nucléiques peuvent y être déterminées et analysées chaque année – selon un cahier des charges précis et à bas coût des échantillons de pathogènes repérés dans la population et transmis par des hôpitaux, des médecins, des laboratoires de ville, l’Inra, le Cirad, etc., aux CNR.

    Elle a été mise en place récemment après la preuve de concept, en 2015, de l’intérêt du séquençage à haut débit des échantillons transmis par les centres nationaux de référence : un séquençage de qualité et rapide (la séquence du génome de bactéries telles que les Listeria monocytogenes peut être déterminée en 5 jours et analysée 10 jours après réception de l’échantillon), suivi de la comparaison du génome du pathogène étudié à celui d’autres pathogènes enregistré dans une banque de données, permet d’identifier rapidement l’agent d’une épidémie potentielle ou d’infections nosocomiales ainsi que ses sensibilités ou, au contraire, ses résistances aux traitements connus.

    En effet, la technique de séquençage de nouvelle génération (NGS) utilisée par les équipes de P2M permet de réaliser le séquençage du génome de centaines micro-organismes pathogènes en même temps, de visualiser rapidement les séquences d’ADN ou d’ARN décelées et de comparer ces séquences à celles d’autres pathogènes envoyés simultanément à l’institut ou archivées dans une banque issue du séquençage des collections de l’Institut Pasteur, en cours de réalisation.

    Les équipements qui ont permis d’industrialiser un tel procédé de séquençage ont été financé par MSD Avenir. Tout d’abord développés par la société Integragen pour la cristallographie, ils permettent aujourd’hui, en biologie moléculaire, de travailler avec de très faibles volumes d’ADN initiaux pendant 20 à 36 heures consécutives. Ainsi, la plateforme est capable de répondre à des urgences sanitaires telles que l’affaire Lactalis, survenue au cours de l’été 2018.

    Outre la dotation de la plateforme en matériel de pointe, les personnels formés à l’utilisation de tels outils et suffisamment importants pour faire face à des crises de santé publique (épidémies, contamination de produits agro-alimentaires, etc.) constituent une richesse de la plateforme, rappelle Vincent Enouf, responsable de la plateforme de microbiologie mutualisée de l’Institut Pasteur.

  • Coalition S : un programme européen pour ouvrir l’accès en ligne aux publications scientifiques

    Science Europe, association regroupant les principales organisations de financement de la recherche et les organisations de recherche européennes, a annoncé le 4 septembre 2018 le lancement de Coalition S, un programme visant à favoriser un accès complet et immédiat – dans des revues ou plateforme à accès libre conformes – aux publications scientifiques financées par des fonds publics.

    Cette initiative, qui fédère 11 organismes nationaux de financement de la recherche et invite les bailleurs de fonds de recherche du monde entier à participer, est soutenue à l’échelle internationale par la Commission européenne et le Conseil européen de la recherche.
    Au niveau national, alors que la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a annoncé le 4 juillet 2018 un plan pour la science ouverte, la France appuie ce projet via la participation de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

    Concrètement, pour parvenir d’ici 2020 à ouvrir l’accès aux publications scientifiques, l’initiative Coalition S propose aux 11 organismes nationaux participants et à ceux qui les rejoindront de coordonner leurs actions autour de 10 principes, qui constituent le « Plan S ».

    Les 10 principes du plan S

    • Les auteurs doivent pouvoir conserver leurs droits d’auteur sur leurs publications, sans aucune restriction. Toutes les publications doivent paraître sous une licence ouverte, de préférence la « Creative Commons Attribution Licence CC BY ». Dans tous les cas, la licence utilisée doit être conforme aux exigences définies par la déclaration de Berlin. 
    • Les bailleurs de fonds assureront conjointement la mise en place de critères et d’exigences robustes pour les services que les revues et les plates-formes open access (en libre accès) conformes devront fournir.
    • S’il n’existe pas encore de revues ou de plateformes en libre accès de grande qualité, les bailleurs de fonds inciteront, de manière coordonnée, à les créer et à les soutenir, le cas échéant ; le support sera également fourni pour les infrastructures en libre accès, si nécessaire.
    • Les publications en open access doivent être financées par les bailleurs de fonds de recherche ou les universités, non par les auteurs eux-mêmes ; tous les scientifiques devraient pouvoir publier leurs travaux en libre accès même si les institutions dont ils dépendent disposent de moyens limités.
    • Les financements des publications en open access doivent être standardisés et plafonnés en Europe.
    • Les bailleurs de fonds demanderont au universités, aux organisations de recherches et aux bibliothèques d’aligner leurs politiques et leurs stratégies, notamment pour garantir une transparence.
    • Si ces principes s’appliquent à tous les types de productions de recherche, il n’est pas attendu que les monographies, les encyclopédies et les autres livres puissent être disponibles en accès libre avant le 1er janvier 2020.
    • L’importance des archives ouvertes pour l’accueil des nouveaux travaux de recherche est reconnue : ces dépôts ouverts ont une fonction d’archivage à long terme et portent un potentiel d’innovation éditoriale.
    • Les modes de publication « hybrides » – accessibles uniquement sous abonnement mais via lesquels les auteurs peuvent publier leurs travaux en open access moyennant versement de frais de publication supplémentaires – ne sont pas en accord avec les principes ci-dessus.
    • Les bailleurs de fonds surveilleront que les acteurs concernés respectent ces principes et sanctionneront ceux qui ne les appliquent pas.

    La position de l’Inserm

    Signataire de la Déclaration de San-Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), qui propose notamment « d’exploiter les possibilités offertes par la publication en ligne », l’Inserm s’est « réjoui » de cette initiative. 

    Dans une dynamique similaire, l’institut français avait déjà augmenté de 22 % entre 2015 et 2017 son taux de publications en accès libre en ligne payées par l’organisme : environ 30 % des publications de l’Inserm sont disponibles en accès libre en 2018.

  • APHP, Inria : 1ères rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé, 8/10/2018

    L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’Université Paris Diderot et l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) organisent le 8 octobre 2018 à Paris les premières rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé, avec au programme plusieurs tables rondes et retours d’expériences sur les grands enjeux posés par le déploiement de ces dispositifs et par leur évaluation.

    À la lumière des premiers retours d’expérience d’évaluation d’objets connectés en santé, le but de cette rencontre est de s’interroger sur les modalités qui permettront de concilier le développement de ces outils à des fins médicales avec les exigences d’une médecine de qualité soucieuse de l’intérêt du patient.

    Il est possible de s’inscrire à cet événement via le lien ci-contre.

    9h

    Accueil

    9h30

    Introduction

    Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP ; Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot ; Philippe Ruszniewski, doyen de la faculté de médecine de l’université Paris Diderot.

    10h

    Les grands enjeux posés par les objets connectés en santé

    Modérateur : Céline Lefève, maître de conférences en philosophie, co-responsable du programme USPC « La Personne en médecine », université Paris Diderot, et directrice de la chaire coopérative « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP/ENS).

    • Les enjeux éthiques et philosophiques, avec Jean-Michel Besnier, professeur des universités, université Paris IV-Sorbonne, chaire de philosophie des technologies d’information et de communication ;
    • Les enjeux posés à notre système de santé : La E-santé, distinguer la lame de fond de l’écume, avec Etienne Minvielle, MD, PhD, titulaire de la chaire de management et directeur de l’EA 7348 management des organisations de santé à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), mission « parcours innovant », Institut de cancérologie Gustave Roussy.

    11h45 

    Les grands enjeux posés par les objets connectés en santé (suite)

    • Numérique & santé connectée, avec Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris ;
    • Débat entre les auditeurs et les intervenants.

    12h45 

    Déjeuner

    14h

    Retours d’expériences autour de l’évaluation des objets connectés en santé

    Modérateur : François Crémieux, directeur général adjoint de l’AP-HP.

    • Les enjeux cliniques, avec Marie-Pia d’Ortho, directrice scientifique du Digital Medical Hub, cheffe de service de physiologie, explorations fonctionnelles de l’hôpital Bichat – Claude-Bernard, AP-HP ;
    • Fiabilité et aide à la décision, avec Anne Gégout-Petit, professeure des universités, université de Lorraine, institut Elie Cartan, responsable de l’équipe Inria BIGS ;
    • Les enjeux médico-économiques, avec Camille Jean, maître de conférences, laboratoire conception de produits et innovation, Arts et Métiers ParisTech ;
    • Les enjeux psychiques de l’interaction des patients et soignants avec les objets connectés, avec Cristina Lindenmeyer, psychanalyste, maître de conférences HDR au département d’études psychanalytiques – UFR IHSS, université Paris 7 Diderot.

    15h20 

    Table-ronde : Possibilités et limites des objets connectés en santé

    Modérateur : Rodolphe Gouin, directeur de la Fondation AP-HP pour la recherche.

    Intervenants : Marie-Pia d’Ortho ; Anne Gégout-Petit ; Cristina Lindenmeyer ; Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ; Corinne Collignon, adjointe au chef de service évaluation des dispositifs médicaux, direction de l’évaluation médicale, économique et de santé publique (DEMESP), HAS ; Camille Jean, maître de conférences, laboratoire conception de produits et innovation, Arts et Métiers ParisTech.

    16h30 

    Conclusion

  • UK : le ministère de la Santé crée un code de conduite pour les techno basées sur les données et l’IA

    Le département de la Santé et des Affaires sociales britannique a publié début septembre 2018 un nouveau code de conduite pour l’utilisation de technologies basées sur l’exploitation des données dans le domaine de la santé et l’intelligence artificielle (IA) afin de créer un « environnement sûr et de confiance dans lequel l’innovation puisse prospérer ».

    L’objectif général de ce nouveau code est d’assurer un accord équitable pour le NHS dans tous ses partenariats futurs, d’établir des directives claires sur la manière dont les données des patients sont protégées et d’accélérer l’introduction de technologies éprouvées.

    À l’occasion du salon Health and Care Innovation Expo, qui s’est tenu les 5 et 6 septembre 2018 à Manchester, le ministre de la Santé Lord James Richard O’Shaughnessy a déclaré que les principes contenus dans le document constitueraient des « règles d’engagement » entre l’industrie et le système de santé. Bien que l’application de ce code ne soit pas obligatoire, il demande aux organisations concernées de respecter ces nouvelles mesures pour démontrer leur engagement à suivre les meilleures pratiques possibles en la matière.

    Les principes clés du nouveau code de conduite

    Actuellement en phase de consultation initiale, ce code de conduite détaille plusieurs principes auxquels les acteurs travaillant sur les technologies basées sur les données de santé devraient adhérer.

    Parmi eux figure l’obligation de présenter « une analyse de rentabilisation claire mettant en évidence les produits, les résultats, les avantages et les indicateurs de performance, et comment exactement le produit se traduira par une meilleure fourniture [de soins] et/ou de [meilleurs] résultats pour les personnes et le système de santé ».

    Le gouvernement s’engage à simplifier le cadre réglementaire et financier

    Le document énumère également des engagements que le gouvernement devra tenir, notamment pour simplifier le cadre réglementaire et financier afin de « ne pas étouffer l’innovation ni risquer la sécurité des patients » et pour encourager le système de santé à adopter des technologies innovantes.

    L’IA et l’apprentissage automatique (machine learning) est un domaine qui progresse « à la vitesse de l’éclair » et qui est « doté d’un énorme potentiel dans le secteur de la santé », a déclaré le ministre de la Santé britannique Lord James Richard O’Shaughnessy.

    La mise en place de ce code de conduite vise notamment :

    • à créer un « écosystème sûr » dans le domaine de la santé numérique et des algorithmes intelligents ;
    • à mettre en place des garanties appropriées au niveau de la sécurité et de la protection des données ;
    • à renforcer les normes en matière d’utilisation des données en établissant les meilleures pratiques possibles ;
    • à s’assurer que les entreprises concernées soient justes, transparentes et responsables vis-à-vis des données qu’elles utilisent ;
    • à créer un avantage concurrentiel pour le marché des soins du NHS et plus largement du Royaume-Uni ;
    • à établir des partenariats avec les prestataires de soins, les patients, les utilisateurs des services, le personnel, les acteurs de l’industrie et les universités.

    Le lancement de ce code de conduite survient après la mise en place d’un cadre éthique relatif à l’exploitation des données (Data Ethics Framework), publié par le département britannique du Numérique, de la Culture, des Médias et des Sports. Ce dernier précise les comportements à adopter pour une utilisation jugée appropriée des données au sein du gouvernement et dans le secteur public au sens large.

  • Le patient au coeur de la 6ème Journée nationale « Numérique en santé » de l’ANAP, Paris le 25/09/2018

    La 6ème Journée Nationale « Numérique en santé » de l’ANAP est consacrée à l’usage du numérique en santé au service d’une meilleure prise en charge du patient et de l’usager.

    La journée sera articulée autour de deux tables-rondes le matin et de quatre ateliers de partage d’expérience et d’intelligence-collective l’après-midi afin de réunir les acteurs et de leur donner la possibilité de :
    • faire le point sur les programmes nationaux en cours sur le numérique en santé : les suites du programme Hôpital Numérique, le DMP, les SNACs, etc. ;
    • rencontrer d’autres professionnels  pour un partage d’expériences ;
    • échanger avec des pairs sur les bonnes pratiques numériques en santé qui améliorent la prise en charge des patients et des personnes accompagnées.

    Pour procéder à l’inscription de l’événement avant le 19 septembre 2018, suivre le lien ci-contre.

    Programme

    • Matinée

    9h30-10h30 : Allocutions d’ouverture

    10h30-11h30 : Table ronde : Partage de l’information du patient et de la personne : quels outils pour quels usages ?

    11h30-12h30 : Table ronde : Comment agir collectivement sur nos besoins pour que l’offre SI réponde mieux aux besoins des professionnels ?

    12h30-12h45 : Conclusion de la matinée

    • Après-midi (14h00-16h30) : Ateliers au choix (lors de l’inscription en ligne)

    Atelier 1 : Mobiliser efficacement le numérique dans une structure médico-sociale 

    Atelier 2 : S’organiser en clubs utilisateurs de professionnels libéraux pour mieux exprimer ses besoins

    Atelier 3 : Mettre en place et pérenniser les prérequis à l’informatisation de la structure (en deux sous-groupes : établissements de santé et structures médico-sociales)

    Atelier 4 : S’appuyer sur le numérique pour la coordination usuelle des acteurs du parcours

    Contact de l’événement

    Secrétariat : 01 70 15 44 73

    E-mail : evenements@anap.fr

  • La FHF lance une mission sur l’IA en santé pour soutenir son développement et anticiper son impact

    Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la Fédération hospitalière de France (FHF), a annoncé le lancement « imminent » d’une mission sur l’intelligence artificielle (IA) dans les domaines sanitaire et médico-social, « tout en garantissant la protection des données personnelles des patients et en veillant à l’égalité d’accès aux innovations technologiques ». L’objectif est de « susciter » et de « soutenir » les projets sollicitant l’utilisation de l’IA mais aussi d’anticiper leurs impacts sur les métiers de la santé, a-t-il expliqué à l’occasion des universités d’été de la fédération qui ont eu lieu le 5 septembre 2018 à Paris.

    L’idée est de partager les expériences d’utilisation de l’IA en santé et de repérer les difficultés rencontrées afin de « pouvoir vulgariser ces questions d’IA auprès de l’ensemble des établissements qui souhaiteraient se lancer ».

    La mission soutiendra l’émergence de projets, notamment en aidant les établissements à établir des partenariats avec des industriels et des acteurs du secteur de la recherche mais aussi en apportant une expertise et un soutien opérationnel aux structures entreprenant des expérimentations.

    Elle sera composée d’un membre de chaque commission permanente de la FHF, d’un représentant du Fonds « recherche et innovation » de la fédération, et d’un représentant de chaque projet ayant recours à l’intelligence artificielle déjà identifié dans des établissements.

    La FHF présentera l’avancement de la mission à l’occasion du salon HIT (Health-IT), qui aura lieu lors de la Paris Healthcare Week en mai 2019, a indiqué Cyrille Politi.

    Exemples de projets déjà identifiés dans des établissements de soins

    • Les établissements du service de santé des armées (SSA) utilisent l’intelligence artificielle (IA) pour optimiser le codage des actes.
    • Le groupe hospitalier Bretagne Sud a recours à des algorithmes pour prédire le parcours du patient lors de son arrivée aux urgences.
    • Le centre hospitalier spécialisé (CHS) de Thuir, dans les Pyrénées-Orientales, exploite l’IA au service de l’imagerie dans le domaine de la psychiatrie et de la santé mentale.
    • Le CHU de Dijon se sert d’une technologie basée sur l’IA pour améliorer la prise en charge de soins de suite et de réadaptation (SSR).

    Les travaux de la mission seront également ouverts :

    • au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;
    • aux opérateurs de l’État impliqués dans la transformation des secteurs sanitaire et médico-social ;
    • au comité mixte des systèmes d’information de la FHF qui travaille avec les industriels du numérique en santé ;
    • au comité des délégués à la protection des données personnelles (DPO) de la fédération.

    Une enquête sur l’impact de l’IA sur les métiers de la santé

    En parallèle de cette mission, la FHF et son fonds « recherche et innovation » vont ouvrir dans les prochaines semaines une enquête en ligne sur l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers de la santé.

    Elle portera sur toutes les tâches qui composent environ 250 métiers de la santé identifiés par la fédération. Pour chaque métier, les participants devront choisir une tâche précise et répondre à une vingtaine de questions permettant de caractériser cette tâche et d’évaluer dans quelle mesure elle peut être réalisée par une intelligence artificielle. La question de « l’acceptabilité » du remplacement de l’Homme par la machine sera posée pour chacune des tâches.

    « Détecter les usages les plus pertinents » de l’IA dans les différents métiers de la santé

    L’objectif de cette étude, qui sera diffusée dans les établissements de soins, est de « détecter les usages les plus pertinents de cette technologie dans les différents métiers de la santé afin de créer des formations, identifier de nouveaux métiers et évaluer le degré de complétion ou de substitution entre l’humain et l’IA », a expliqué Enguerrand Habran, directeur du fonds (source : APM International).

    L’enquête sera menée sur deux ans afin de couvrir l’ensemble des tâches et des métiers de la santé. Des résultats seront présentés au fur et à mesure, lorsque les réponses recueillies permettront de parvenir à une conclusion sur l’impact de l’intelligence artificielle.

  • 3 jours de formation des jeunes talents de l’innovation en santé (26-28/09/2018, Paris)

    Le mouvement yeti.h (young entrepreneurs talented of innovation in healthcare), réseau d’acteurs de formation, d’entreprises innovantes et d’associations animé par Medicen Paris Région, organisera à Paris du 26 au 28 septembre 2018 la yeti.h school, « 3 jours de formation des jeunes talents de l’innovation en santé ».

    Cet événement s’adresse aux étudiants, aux chercheurs, aux entrepreneurs, etc., porteurs d’un projet innovant en santé : la mission que se fixe le mouvement yeti.h consiste en la valorisation des talents de l’innovation en santé, de l’entrepreneuriat et des approches multi-disciplinaires.

    L’inscription à cette formation peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme de l’événement

    Jour 1 (26/09/2018) : « Idéation : qu’est-ce qu’innover dans le secteur de la santé ? »

    • Matin

    Table ronde : « Qu’est-ce qu’une innovation en santé ? »

    Intervention inspirante : « L’innovation multidisciplinaire »

    Atelier : « Qu’est ce que le Design Thinking ? » ; exercices sur l’observation

    • Après-midi

    Atelier pratique de design thinking, en petits groupes 

    Keynote et échanges, animés par l’Institut Roche

    Témoignage : « Start up ou PME : la naissance de l’idée »

    Jour 2 (27/09/2018) : « Création : comment créer ou gérer un projet innovant ? »

    • Matin

    Intervention inspirante : « Pourquoi j’ai choisi de monter ma start-up ? »

    Table ronde : « Création de projets innovants: quoi/quand/comment ? »

    Tutoriel : « Créer sa start-up, les grandes étapes »

    Atelier : « Outils de gestion de projets »

    • Après-midi

    Atelier/Formation de montage de projet (session coachée) 

    Témoignage  : « Start up : incubation/accélération, retour d’expérience »

    Intervention et échanges, animés par Servier

    Jour 3 (28/09/2018) : « Interaction : comment faire vivre un projet innovant ? »

    • Matin

    Table ronde : « Entrepreneurs, intrapreneurs ou collaborateurs ? »

    Intervention inspirante : « Les industriels vous cherchent ! »

    Atelier : « Pitcher comme une start-up ou comme un candidat »

    • Après-midi

    Atelier pratique : « Préparer un pitch »

    Keynote et échanges, animés par InterSystems

    Présentation de programmes/formation des partenaires 

    Mot de la fin ; avis des participants par sondage

  • L’université Côte d’Azur, le CNRS et l’Inria se portent candidats pour accueillir un institut d’IA

    Les acteurs académiques de Nice-Sophia Antipolis préparent une candidature initiée par l’université Côte d’Azur (UCA), le CNRS et l’Inria pour accueillir un institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle (3IA), ont annoncé fin août 2018 par communiqués l’Inria et l’UCA. Ils répondent ainsi au premier appel du plan « intelligence artificielle » lancé par le président de la République fin mars après la remise du rapport établi par le député de l’Essonne (LREM) Cédric Villani, qui préconisait la mise en place de ces 3IA.

    Ces centres devront mener une recherche avancée sur l’IA et diffuser les connaissances acquises auprès d’acteurs extérieurs, tels que des étudiants ou des entrepreneurs.

    L’Inria met en avant deux atouts majeurs de la Côté d’Azur à même de favoriser sa candidature :
    • le territoire présente « une des plus importantes densités scientifiques en sciences du numérique et en mathématiques de France » ;
    • la communauté d’agglomération Sophia Antipolis « est la plus importante et la plus ancienne technopôle d’Europe, fondée en 1969, avec près de 60 % des 36 000 actifs issus de plus de 60 nationalités liés aux technologies du numérique ». L’institut de Sophia compte 129 scientifiques dédiés à l’IA et porte un intérêt particulier pour la santé numérique et la biologie. 

    Dans le cadre ce projet, le 3IA regrouperait une centaine de chercheurs et d’enseignants-chercheurs spécialistes de l’IA et instaurerait un programme de laboratoires communs entre les acteurs académiques de la Côte d’Azur et des entreprises comme Accenture, Amadeus et Bosh.

    Un institut pour 3 missions

    L’institut présenté dans le cadre de la candidature UCA-CNRS-Inria rassemblerait les principaux membres de l’université Côté d’Azur en intelligence artificielle, tels que le CNRS, l’Inria et les autres institutions académiques du site comme les écoles d’ingénieurs Eurecom et Mines ParisTech.

    Il regrouperait autour des trois missions suivantes une centaine de chercheurs et d’enseignants-chercheurs spécialistes en IA :

    • une mission de formation ;
    • une mission de recherche ;
    • une mission de transfert vers les entreprises.

    L’université Côté d’Azur (UCA) propose déjà des formations sur l’IA

    L’UCA « bénéficie de nombreux atouts comme l’école universitaire de recherche (EUR) Digital System for Humans qui constitue la seule graduate school à la française centrée sur le domaine du numérique labellisée au niveau national », indique l’établissement.

    Elle a déjà déployé des « formations de haut niveau » sur l’intelligence artificielle en formation initiale et en formation continue. L’UCA propose ainsi :

    • une licence et un master informatique et mathématiques ;
    • un MSc data sciences ;
    • un cursus d’ingénieurs ;
    • un programme via le réseau européen EIT Digital ;
    • une école d’été en deep learning (apprentissage profond).

    « L’institut se propose de former les spécialistes de la licence au doctorat et de permettre aux entreprises de son territoire d’être concurrentielles sur ces enjeux, notamment pour la formation continue des cadres des entreprises locales », précise l’Inria.

    Un programme de laboratoires communs envisagé avec des entreprises privées

    Les partenariats de recherche entre les acteurs académiques de la Côte d’Azur et des entreprises « sont en forte progression » avec notamment :

    • Accenture ;
    • Amadeus ;
    • Bosch ;
    • IBM ;
    • NXP ;
    • Qwant ;
    • Renault Software Labs.

    Dans le cadre du projet de 3IA, ils devraient être renforcés par la mise en place d’un programme de laboratoires communs.

    Le développement des start-ups issues de la recherche, un « axe privilégié »

    Le développement des start-ups issues de la recherche sera « un axe privilégié » et entrepris en partenariat avec la French Tech Côte d’Azur et le Cluster IA ainsi qu’avec l’association azuréenne centrée sur le numérique Telecom Valley, Sophia Club Entreprises qui a pour vocation de rassembler les différentes entreprises et établissements de Sophia Antipolis en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association Nice Starts Up ou les pôles de compétitivité tels que le pôle SCS ayant accompagné « la start-up Therapixel issue d’Inria qui a remporté plusieurs prix dont le prestigieux Digital Mammography Challenge sur le dépistage du cancer du sein ».

    Soph.I.A Summit : 3 journées scientifiques dédiées à l’IA

    « Le territoire abrite également de grands événements sur l’IA », argumente l’Inria.

    Sophia Antipolis accueillera par exemple les 7, 8 et 9 novembre 2018 des experts en IA lors d’un sommet baptisé « Soph.I.A Summit » s’adressant aussi bien aux chercheurs, aux entreprises et aux partenaires économiques qu’aux étudiants et aux citoyens.

  • Matinée « Faire de la France la nation leader de l’innovation » à Paris, le 25 septembre 2018

    M&M Conseil, cabinet de conseil en affaires publiques parisien, organisera en partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) les 6èmes rencontres de l’innovation, qui se tiendront à Paris le 25 septembre 2018. 

    Centré sur l’objectif « Faire de la France la nation leader de l’innovation », cet événement sera présidé par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin et vice président de l’Offre parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et Danièle Hérin, députée de l’Aude et vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».
    Seront également présents Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du Numérique, ainsi que Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    L’inscription est possible avant le lundi 24 septembre 2018 via le lien ci-contre ou par mail à l’adresse électronique suivante : sec@mmconseil.com

    Programme

    08h45-09h00 : Ouverture des rencontres

    Par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    09h00-10h40 : Session n°1 : « La France innovante et compétitive »

    Problématiques abordées :

    • Quelles politiques publiques pour favoriser l’innovation ?
    • L’intelligence artificielle, nouvelle priorité du quinquennat en matière d’innovation ?
    • Quelle dynamique des partenariats entre tous les acteurs pour l’IA en France ?
    • L’innovation au service de la croissance économique : mythe ou réalité ?
    • L’éco-innovation : faire de la France un paradis vert mondial ?
    • L’innovation, une priorité de l’enseignement supérieur et de la recherche ?
    • Les enjeux de la R&D : quels financements de l’innovation ?
    • L’innovation, une nécessité vitale pour les PME ? La propriété intellectuelle face au défi de l’innovation.

    Session présidée par Danièle Hérin, députée de l’Aude, vice-présidente du groupe d’études « économie numérique de la donnée, de la connaissance et de l’intelligence artificielle ».

    Avec la participation :

    • de Marko Erman, directeur « recherche » et « technologies » du groupe Thales ;
    • de Michel Ginestet, président de Pfizer France ;
    • de Christine Hennion, députée des Hauts-de-Seine, en charge du rapport sur la politique européenne en matière d’innovation de rupture ;
    • de Célia de Lavergne, députée de la Drôme, co-présidente du groupe d’études « Start-ups et PME » ;
    • de Ludovic Peran, Public Policy & Gov’t Relations, Google France ;
    • de Marie-Noëlle Semeria, directrice de la R&D à Total.

    10h40-10h50 : Keynote : « Fabriquer l’innovation »

    Par Gilles Garel, professeur titulaire de la chaire de gestion de l’innovation du Conservatoire national des arts et métiers.

    10h50-11h00 : Keynote : « Quelle labellisation pour l’innovation française ? »

    Par Kat Borlongan, directrice de la French Tech.

    11h00-12h30 : Session n°2 : « Territoires et filières innovants »

    Problématiques abordées :

    • L’innovation dans nos territoires : un instrument au service de la réduction des inégalités ?
    • La défense, locomotive française en matière d’innovation ?
    • Les transports du futur : un secteur porté par l’intensification de la concurrence ?
    • L’innovation au service de la transformation énergétique :vers une ubérisation du domaine de l’énergie ?
    • RGPD et blockchain : l’innovation numérique face à l’enjeu de la protection des données.
    • La santé et l’innovation : un levier pour offrir un meilleur parcours de soins ?
    • L’innovation française peut-elle conquérir le monde?

    Session présidée par Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin, vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    Avec la participation :

    • du Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • d’Anne Genetet, députée des Français établis hors de France ;
    • de Michel Joly, président de Gilead France ;
    • de Marie Lebec, députée des Yvelines, présidente du groupe d’études « Attractivité de la France, export, investissement, compétitivité » ;
    • de Didier Patry, directeur général de France Brevets ;
    • de Jean Perrot, directeur des relations institutionnelles pour la R&T d’Airbus

    12h30-12h45 : Clôture des rencontres

    Par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    12h45 : Déjeuner-débat (sur invitation)

    Déjeuner autour de Johanna Michielin, directrice générale du CNRS Innovation.

  • Le conseil départemental de l’Allier va développer la télémédecine pour faciliter le pré-diagnostic

    Dans une interview accordée le 3 septembre 2018 à RJFM, radio locale de Montluçon, le président du conseil départemental de l’Allier, Claude Riboulet, est revenu sur les priorités à venir du Département, dont l’amélioration de l’accès à la santé, insistant sur la pénurie de médecins généralistes et de certains spécialistes. L’élu (Union républicaine pour le Bourbonnais) a notamment annoncé que les efforts dans ce domaine seront concentrés sur le développement de la e-santé, et en particulier de la télémédecine.

    Claude Riboulet évoque la mise en place « d’un certain nombres d’expérimentations notamment par rapport à (…) la e-santé et [à] la télémédecine pour favoriser (…) l’accès à un pré-diagnostic ou (…) faciliter le parcours du patient et fluidifier l’agenda du médecin ». Il indique que des dispositifs fonctionnent déjà, citant la formation des étudiants en médecine dans la commune de Moulins, où des cabines de télémédecine ont été installées afin d’établir, avec l’assistance d’un infirmier ou d’une infirmière, des pré-diagnostics « avec un médecin qui est à distance ».

    Selon l’élu, « notre approche de la médecine générale va probablement évoluer ». « Il y a besoin de médecins, je ne dis pas qu’on s’en passera, (…) au contraire, mais sans doute qu’il faudra qu’on les rencontre quand on aura véritablement pu [vérifier] en amont par un pré-diagnostic qu’on a besoin [d’en consulter un] ».
    Il précise que ces dispositifs de télémédecine pourront être déployés dans les maisons pluridisciplinaires de santé, dans les pôles étudiants comme celui de Moulins et aussi, « pourquoi pas », dans les espaces des maisons de services au public.

    Le montant de l’enveloppe budgétaire qui sera dédiée au déploiement de la e-santé au sein du département n’a pas été précisé.

    Le numérique est « la priorité » du Département

    De manière plus générale, Claude Riboulet souligne que le numérique représente « la priorité » du Département. « Dans des départements et des territoires comme le nôtre (…) qui sont fragilisés et en concurrence avec des territoires où il y a des métropoles, (…) je crois (…) que le numérique est un atout qui nous permettra de rester dans la course. C’est un domaine dans lequel on a pris beaucoup de retard dans [l’Allier]. »

    Améliorer l’accès aux soins en élargissant le dispositif Wanted

    Favoriser l’installation des kinés en les aidant à investir dans du matériel

    À propos du manque de médecins généralistes, Claude Riboulet estime qu’ »aujourd’hui, les difficultés s’empilent », précisant qu’il existe également un manque du côté d’autres professions, notamment des kinésithérapeutes et des dentistes. « C’est la raison pour laquelle dès que j’ai été élu (en septembre 2017), j’ai installé une commission spéciale qui travaille sur l’offre de soins ». Son premier bilan a été rendu en juin 2018″et on va aller vers des propositions très concrètes dès la session d’octobre. On a déjà commencé, par exemple, pour les kinés, à (…) intervenir pour favoriser [leur] installation en les aidant à investir dans du matériel, [ce qui signifie un élargissement du] dispositif Wanted. Il y a encore beaucoup à faire », commente-t-il.

    Wanted, un dispositif pour inciter les jeunes médecins à s’installer dans les zones isolées

    Lancé en 2006 par Gérard Dériot (rattaché au groupe Les Républicains), prédécesseur de Claude Riboulet, le dispositif Wanted a pour objectif d’aider financièrement les jeunes médecins généralistes à s’installer pour une durée minimum dans une zone déficitaire en soins de l’Allier, en concertation avec les élus, par le biais d’une bourse d’études ou d’une aide à l’installation. Le programme a été étendu aux dentistes et aux masseurs kinésithérapeutes.