Efficience

  • Santé mobile : 4 cabinets Dok’ici dès 2019 en Auvergne-Rhônes-Alpes pour favoriser l’accès aux soins

    Quatre cabinets médicaux mobiles Dok’ici, rattachés à de nouveaux centres de santé, vont être déployés début 2019 dans quatre départements d’Auvergne-Rhônes-Alpes : l’Ain, le Rhône, l’Ardèche et la Haute-Loire. Les véhicules – valant chacun 250 000 euros – seront équipés d’un électrocardiographe, d’un échographe et d’un défibrillateur.

    L’objectif est de cibler les villages ne disposant pas de médecins généralistes, a expliqué le 28 septembre 2018 le député LREM (3e circonscription du Rhône) Jean-Louis Touraine lors d’une conférence de presse présentant l’initiative. Président et fondateur de l’Association gestionnaire de centres de santé pour omnipraticiens (Aceso) qui accompagnera le projet, il propose cette solution pour pallier les départs en retraite de généralistes, qui vont prochainement excéder le nombre de nouveaux médecins.

    Les centres de santé correspondants vont être inaugurés au premier trimestre 2019 dans quatre zones parmi les plus touchées par l’absence de médecins : Bourg-en-Bresse (Ain), Annonay (Ardèche), autour de Givors (sud de la métropole de Lyon, Rhône), et le Puy-en-Velay (Haute-Loire). Chacun d’entre eux disposera d’un cabinet mobile, qui s’installera dans les zones délaissées des alentours quelques heures par semaine.

    Un dispositif co-géré par la société Dok’ici et l’association Aceso

    À l’origine du dispositif figure le chef d’entreprise Alain Sitbon, notamment connu dans la région lyonnaise pour avoir mis en place sous le label Dom’Ici des villages mobiles pour les personnes sans-abri et les migrants.

    Dok’ici fournira une solution logistique à l’Aceso. De son côté, l’association va gérer les nouveaux centres de santé et recruter les médecins (trois à quatre par centre médical). L’accueil du centre médical sera en charge de planifier les rendez-vous pour le cabinet médical mobile.

    « L’idée est que les jeunes médecins se constituent une patientèle et puissent, pourquoi pas, s’installer, à terme, dans ces zones délaissées », explique Alain Sitbon.

    Une expérimentation de deux ans avant un éventuel développement à plus grande échelle

    Une expérimentation du dispositif est prévue sur deux ans. Si elle s’avère concluante, le concept devrait être déployé sur le reste du territoire. « En revanche, si au bout de ces deux ans, on prouve que ce dispositif ne sert à rien, j’arrêterai », indique Alain Sitbon, qui assumera à lui seul le coût de fabrication des véhicules.

    Financement du projet

    250 000 euros par camion assumés par Dok’ici

    L’investissement pour la société Dok’Ici s’élèvera à 250 000 euros par camion, sans compter l’entretien de l’équipement.

    300 000 euros versés par la région et l’ARS pour chacun des nouveaux centres

    Pour chacun des centres, la région et l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhônes-Alpes devraient verser environ 300 000 euros à elles deux, en sachant que la création et le fonctionnement de chaque centre représente un investissement d’environ 900 000 euros.

    Les recettes liées aux consultations (secteur 1 et tiers payant généralisé) devraient permettre d’équilibrer les comptes assez rapidement.

    Les collectivités devraient également participer

    Par ailleurs, les collectivités bénéficiant de ce service devraient également apporter une contribution financière.

  • La Poste suisse concentre ses activités de e-santé sur le dossier électronique du patient

    La Poste suisse a annoncé dans un communiqué daté du 25 septembre 2018 que son unité « développement et innovation » allait désormais concentrer ses efforts dans le domaine de la e-santé sur sa plateforme E-Health, qui comporte notamment le dossier de santé électronique (équivalent au DMP français) des patients et permet un échange sécurisé d’informations entre les acteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, laboratoires, etc.).

    L’entreprise souhaite proposer de nouvelles prestations via E-Health, notamment la transmission numérique d’images médicales ou de rapports, pour que les patients puissent accéder plus facilement à leurs données de santé à distance.

    La société met ainsi un terme à ses activités d’enquête sur la qualité et de gestion des registres médicaux, évitant alors les investissements importants initialement prévus pour ces deux branches. Le groupe s’était lancé dans ces domaines spécialisés en 2015 après le rachat de l’entreprise Health Care Research Institute AG (HCRI), qu’elle avait ensuite intégrée en 2016 à son unité « développement et innovation ».

    La Poste française mise également depuis plusieurs années sur la e-santé. Parmi ses dernières opérations dans le secteur figure la signature en mai 2018 d’un partenariat entre Docapost, filiale du groupe, et Elsan, groupe français majeur de cliniques et d’hôpitaux privés. Cet accord vise à déployer des parcours digitalisés pour tous les patients des centres de soins d’Elsan (voir article en lien ci-contre).

  • Des acteurs e-santé de la région Aquitaine aux Destinées Numériques (à Bordeaux, le 04/10/2018)

    Le pôle régional dédié au développement des entreprises du numérique Digital Aquitaine organisera le 4 octobre 2018 à Bordeaux un événement intitulé « Destinées Numériques« , qui a pour ambition de « réunir l’ensemble des acteurs de l’économie numérique et d’illustrer les impacts du numérique sur les grands secteurs stratégiques » tels que la e-santé.

    En effet, parmi ces « grands secteurs stratégiques » figure la e-santé aux côtés du smart commerce, des smart mobility & city, de la smart factory, de la smart entreprise, de l’EdTech et de la SportTech.

    Les participants pourront, dans le cadre d’un « parcours e-santé » prendre part à un atelier centré sur « la donnée au service de la santé », qui se déroulera de 15h00 à 16h00, et auront également l’occasion d’assister à des présentations d’initiatives locales en santé numérique comme :
    – un outil d’évaluation de la charge en soins, présenté par ECES Santé ;
    – un exosquelette de rééducation post-AVC, développé par Capgemini ;
    – un jeu thérapeutique en réalité virtuelle (VR) à destination des personnes aphasiques, également proposé par Capgemini ;
    – une solution de gestion d’informations entre prestataires des dispositifs médicaux et établissements de santé, développée par le groupe Celios ;
    – une solution de méditation à destination des professionnels, présentée par Ullo ;
    – un parcours complexe intégrant la ville et l’hôpital en cancérologie, présenté par Agfa Healthcare et Inovelan ;
    – une box médicale pour réaliser un suivi à distance des patients, développée par Edevice ;
    – un dispositif de formation des personnels de la santé en VR, proposé par SIM for Health.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre.

  • Astrazeneca souhaite utiliser l’IA et le numérique pour améliorer la gestion des maladies en Chine

    Le groupe pharmaceutique Astrazeneca prévoit d’étendre ses activités en Chine en utilisant l’intelligence artificielle (IA), la robotique et les applications numériques pour améliorer la gestion des maladies au sein du pays.

    Des dispositifs tels que des kits pour les personnes atteintes de diabète, des solutions de diagnostic intelligentes pour faciliter le diagnostic du cancer, et des technologies basées sur l’IA pour améliorer la santé des personnes souffrant de douleurs thoraciques pourraient être déployés. Leur développement n’aura pas forcément d’impact majeur sur les résultats de l’entreprise mais l’aideront à s’intégrer sur le marché de la santé chinois par le biais de partenariats solides.

    La technologie numérique permettrait aux patients de Chine d’accéder plus rapidement aux médicaments, dans un contexte où les besoins de santé du pays progressent à mesure que la population vieillit et que l’incidence des maladies non transmissibles, telles que le cancer et le diabète, augmente, a déclaré le P.-D.G. d’Astrazeneca, Pascal Soriot, à l’occasion de l’exposition mondiale sur l’internet des objets (World Internet of Things Exposition), qui s’est tenue du 15 au 18 septembre 2018 à Wuxi, en Chine (source : Reuters).

    Astrazeneca a récemment investi dans un site de R&D à Wuxi après avoir conclu il y a quelques années un accord avec WuXi App Tec, un groupe pharmaceutique international basé à Shanghai. Grâce à cette opération, l’entreprise a pu pénétrer le secteur de la health tech au sein de la ville chinoise et ainsi mieux saisir quels étaient les enjeux sanitaires locaux pour mieux cibler le type d’offres qu’il serait intéressant de mettre en œuvre au sein de la région.

  • La filière santé du Conseil national de l’industrie développe sa propre plateforme numérique

    Les filières qui composent le Conseil national de l’industrie (CNI), dont celle dédiée à la santé, devront s’équiper d’une plateforme numérique opérationnelle, a rappelé le 20 septembre 2018 le Premier ministre Édouard Philippe, lors d’un discours présentant les dispositifs que le gouvernement entend déployer pour accélérer la transformation numérique de l’industrie au sein du pays (« Plan d’action pour transformer notre industrie par le numérique »). « En 2018, une filière dépourvue d’ossature numérique n’a pas de colonne vertébrale », a-t-il déclaré.

    Actuellement, deux filières (aéronautique et automobile) du CNI sur les seize existantes disposent d’une e-plateforme. Les quatorze restantes devront donc déployer la leur en définissant « les priorités qui lui correspondent ». Trois d’entre elles (santé, alimentaire et industrie de la mer) ont entamé des travaux structurants pour « mieux exploiter les potentialités du numérique », précise le dossier de presse sur l’installation du CNI numérique daté du 11 juillet 2018, ajoutant que la filière « industries et technologies de santé » a décidé de placer l’intelligence artificielle appliquée à l’analyse des données de santé au centre de ses efforts.

    Les projets de développement seront soutenus par le gouvernement à hauteur de 70 millions d’euros, dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI). L’enveloppe globale de l’État consacrée à l’accompagnement de la transformation des entreprises vers l’industrie du futur s’élève à 500 millions d’euros.

  • IA : l’État recrute deux directeurs de programme pour la mise en œuvre des grands défis en IA

    Le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation a annoncé le 18 septembre 2018, dans le cadre de l’objectif « faire de la France une puissance de premier plan dans le domaine de l’innovation de rupture », le recrutement de deux directeurs de programme en charge de la mise en œuvre des grands défis fixés par le Conseil de l’innovation.

    Leur mission consiste à faire aboutir les grands défis liés à l’IA visant à améliorer le diagnostic médical par l’IA ou à sécuriser et fiabiliser l’IA, en proposant une démarche à suivre et en sélectionnant des équipes en charge de mettre en œuvre le défi. Les candidats seront sélectionnés sur la base de leurs compétences scientifiques et entrepreneuriales, ainsi que leur capacité à fédérer les acteurs.

    Les deux directeurs seront placé sous l’autorité du Premier ministre, au Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Les fiches de poste complètes sont disponible ci-contre.

    Les missions du directeur de programme « Amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle » :

    • Proposer la démarche globale à suivre pour faire aboutir le grand défi : par exemple, le grand défi pourra être segmenté en plusieurs sous-défis, correspondant à des enjeux technologiques / briques technologiques différents ; les réponses apportées au sein de chaque sous-défi devront ensuite être intégrées dans un ensemble plus vaste pour répondre au grand défi.
    • Proposer la méthode de sélection des équipes en charge de chaque défi ou 2 à 3 sous-défis : il peut s’agir de lancer un appel à projets compétitif entre start-ups, de lancer un challenge technologique largement ouvert, de financer un projet collaboratif industrie/recherche autour des développements initiés en amont par un laboratoire public, de lancer une commande publique d’innovation, etc. Il peut également s’agir de mobiliser une procédure publique déjà existante, notamment des procédures du PIA (Programme d’investissements d’avenir).
    • Organiser, en liaison avec l’opérateur qui aura été choisi à cette fin, les appels à projets ou appels d’offres nécessaires.
    • Sélectionner les meilleurs projets qui résultent de ce processus et s’assurer de la bonne contractualisation entre les lauréats et l’opérateur compétent
    • Suivre de manière étroite le déroulé des projets sélectionnés, tant au plan technique que financier (budget) et économique (business plan), les réorienter si besoin, les stopper si nécessaire et procéder de manière itérative selon cette méthode de manière à aboutir à la démonstration de la résolution du grand défi.
    • Effectuer en tant que besoin le rôle d’ensemblier vis-à-vis des sous-briques de développement pour atteindre l’objectif du grand défi.
    • Développer la communication autour du grand défi.

  • Expanscience recrute 3 start-ups pour son accélérateur « santé, bien-être et prévention »

    Le laboratoire pharmaceutique Expanscience a lancé le 20 septembre 2018 son 3ème appel à projets à destination des start-ups porteuses de solutions dans le domaine de la santé, du bien-être et de la prévention afin de leur proposer un programme d’accélération de six mois.

    Les start-ups participantes devront disposer d’un prototype fonctionnel, prêt à être lancé en 2019, dans l’un des domaines suivants:
    • accompagnement des patients atteints de maladies ostéo-articulaires dans le maintien de leur mobilité ;
    • proximité avec les patients, les consommateurs et les professionnels de santé ;
    • modèles innovants de la conception des produits ;
    • développement d’initiatives qui contribuent au bon développement de l’enfant.

    Les candidature peuvent être envoyées jusqu’au 16 novembre 2018.

    Expanscience mobilise ses équipes et ses réseaux au bénéfice de start-ups innovantes

    Dans le cadre de sa stratégie « open innovation » initiée en 2016, le laboratoire Expanscience a lancé un accélérateur autour de la santé, du bien-être et de la prévention.

    C’est la troisième vague de l’appel à candidatures qui s’ouvre afin de sélectionner 3 start-ups qui  bénéficieront pendant 6 mois d’un accès aux équipes, aux infrastructures et au réseau commercial des Laboratoires Expanscience ainsi que d’un accompagnement sur mesure.

    Les ressources mises à leur disposition (équipes innovation, recherche et développement, marketing et médicales, etc.) leur permettront de raccourcir le temps de commercialisation de leur solution ou encore d’élargir leurs marchés potentiels.

    Karen Lemasson, directrice RSE et Open Innovation des Laboratoires Expanscience a déclaré: « Lors des deux premières saisons, l’accélérateur a permis aux start-ups et à Expanscience d’expérimenter de nouveaux modèles économiques, de nouveaux services, de nouveaux produits. L’expérience et le réseau d’Expanscience associés à l’agilité et à l’efficacité des start-ups sélectionnées ont apporté des résultats concrets aux expérimentations en seulement 6 mois ».

    Conditions d’éligibilité

    Dans le cadre de cette troisième édition de l’accélérateur, les start-ups candidates devront disposer d’un prototype fonctionnel, prêt à être lancé en 2019. Le programme de 2018/2019 leur permettra d’expérimenter leurs nouvelles offres dans les domaines ci-dessous.

    Catégorie : Mobilité des patients atteints d’arthrose

    • Télémédecine et téléconsultation
    • Solutions de prise en charge globale du patient
    • La mobilité du patient âgé
    • La prise en charge de la douleur
    • L’observance des patients âgés

    Catégorie : Proximité avec les patients, consommateurs et professionnels de santé

    • La réalité virtuelle dans les points de vente ou pour accompagner les parents
    • Décodage et accessibilité des informations produits 
    • Co-construction de produits
    • Des solutions au plus proche des patients et consommateurs (ancrage territorial)
    • Des solutions communautaires et collaboratives pour tous

    Catégorie : Nouvelle façon de concevoir des produits

    • Optimisation du time-to-market
    • De nouveaux modes d’impression des packagings
    • De nouvelles techniques d’extraction pour des produits toujours plus naturels
    • Eco-socio-conception pour des produits respectueux de l’Homme et de l’environnement (procédés, traitement des effluents, logistique, packaging etc.)
    • Des ingrédients issus de filières agricoles responsables avec un impact positif sur l’environnement
    • Traçabilité de tous les composants du produit

    Catégorie : Bon développement de l’enfant

    • Des initiatives innovantes d’étude de la sensorialité
    • La peau et le toucher au cœur de l’éveil sensoriel et cognitif de l’enfant
    • Mesure des émotions liées à des stimuli cutanés
    • L’observance chez les enfants et les adolescents
    • L’accompagnement des futurs et jeunes parents

    Calendrier

    • Dépôt des candidatures : jusqu’au 16 octobre 2018 sur http://accelerateur.expanscience.com/
    • Pitch des start-ups sélectionnées : 9 novembre 2018 
    • Début du programme d’accélération : 7 janvier 2019 
    • Fin du programme : 30 juin 2019

  • Le CHU de Montpellier teste dans trois services la solution de prise de RDV en ligne de Doctolib

    Dans un communiqué daté du 17 septembre 2018, le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a annoncé qu’il était en train d’expérimenter la prise de rendez-vous en ligne dans ses services d’urologie et transplantation rénale, de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, et de gynécologie par l’intermédiaire du dispositif développé par Doctolib.
    Cette phase de test, qui durera jusqu’à la fin de l’année 2018, pourrait mener à l’adoption de cette solution par d’autres services du CHU.

    Du point de vue de l’établissement de soins, l’objectif premier de cette expérimentation est d’améliorer son accessibilité en permettant aux patients de prendre rendez-vous simplement, gratuitement, 24h/24 et 7j/7 pour une consultation via le site internet du CHU ou les URL des trois spécialités concernées.

    Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de « modernisation et de fluidification du parcours de soins [du centre], qui accueille plus de 550 000 consultations externes par an », notamment par le biais du numérique, indique le communiqué.
    Le projet d’établissement 2018-2022 encadre le développement des outils numériques à même non seulement de rendre le CHU plus accessible mais également de le recentrer sur la relation entre usagers et professionnels : ce nouveau mode de prise de rendez-vous, qui ne remplace pas mais complète les méthodes traditionnelles de prise de rendez-vous, participe au dégagement de « temps administratif et médical » au profit des patients.

    En outre, par son système de rappels réguliers avant une consultation et de signalement d’oublis et de retards, une telle solution permet de diminuer le nombre de rendez-vous non honorés et ainsi les délais d’attente.

  • Un « cohort innovation day » centré sur l’IA et la collaboration public/privé (Paris, le 03/10/2018)

    L’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (ARIIS), en partenariat avec l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), organisera à Paris le 3 octobre 2018 un « cohort innovation day », soit une journée de tables rondes et de meetings autour de la place de l’intelligence artificielle (IA) dans les plateformes d’épidémiologie et de recherche translationnelle de haut potentiel appelées cohortes. 

    En effet, les cohortes sont « des infrastructures que les entreprises de santé – qu’elles interviennent dans le domaine des médicaments, des technologies médicales, du diagnostic ou de biotechnologies – soutiennent activement. En effet, ces industries ont besoin de ces infrastructures pour conduire leurs études de recherche et développement et parfois même leurs observations d’utilisation en vie réelle », précisent les organisateurs du Cohort Innovation Day.
    Aussi, c’est pour soutenir la collaboration entre ces infrastructures et les industries de santé, définir différentes pistes de collaborations entre porteurs de projets et industriels, permettre aux industries de prendre connaissance des projets de recherche, banques de données et biobanques portés par des chercheurs du secteur public, promouvoir la compréhension des maladies et de faciliter le développement de traitements innovants, etc. qu’une journée thématique appelée Cohort Innovation Day est organisée tous les deux ans.

    Pour cette journée d’octobre 2018, le thème de l’intelligence artificielle a été retenu, ainsi que – selon des critères d’excellence scientifique, d’appétence pour les travaux d’analyse des données avant-gardistes, de robustesse des financements académiques (PIA, INCa), etc. – 16 cohortes à même de nouer des partenariats avec les 14 industriels participants. 

    L’inscription peut être réalisée jusqu’au 28 septembre 2018 via le lien ci-contre.

    Programme

    La journée sera divisée en deux parties : la matinée sera dédiée à des débats scientifiques et interventions d’experts sur l’IA et son usage au sein des cohortes, et l’après-midi consistera en un « B2B meeting » entre acteurs industriels et représentants des cohortes visant à développer de nouveaux partenariats public/privé.

    08h15-14h30 : Matinée : l’intelligence artificielle et les cohortes en débat

    • 08h15-09h00 : Accueil des participants
    • 09h00-09h10 : Ouverture de l’événement : pourquoi la France ?
    • 09h10-09h30 : L’épidémiologie au 21ème siècle : défis et opportunités
    • 09h30-09h50 : La cohorte Constances : objets, applications présentes et futures
    • 09h50-10h45 : Table ronde n°1 : L’intelligence artificielle pour favoriser la découverte : que peut-on réellement attendre ?
    • 10h45-11h00 : Cas pratique – De Paris à Boston : un « deep patient » en néphrologie
    • 11h00-11h30 : Pause café
    • 11h30-11h50 : Le point de vue d’un industriel d’envergure internationale – Les données générées par l’étude du génome humain et les progrès de l’analyse pour accélérer la découverte de médicaments
    • 11h50-12h45 : Table ronde n°2 : Les données de vie réelle : un large aperçu des standards de demain
    • 12h45-12h55 : Panorama des start-ups françaises de la santé utilisant l’Intelligence artificielle dans les cohortes
    • 12h55-13h15 : Conclusions et point de vue d’Israël
    • 13h15-14h30 : Déjeuner networking avec des start-ups

    14h30-18h00 : Après-midi : meetings B2B entre industries et cohortes

    Cette session de rencontres vise à favoriser l’émergence de nouveaux partenariats privé/public.

    Aussi participeront au B2B meetings des représentants de :

    • 16 cohortes : BACAP, CANTO, CKD-REIN, COBLAnCE, Colibri, Constances, Elfe, Epipage2, ESME, E3N/E4N, FREGAT, MEMENTO, OFSEP, RAMSES, REALYSA, SFDT1 ;
    • 14 industries : Astrazeneca, GSK, IPSEN, IQVIA, Janssen, Lilly, Merck, MSD, Pfizer, Roche, Sanofi Pasteur, Servier, Shire, Stago.

  • L’ASIP Santé lance une plateforme de formation à la e-santé en ligne : esante-formation.fr

    L’Agence des systèmes d’information partagé de Santé (ASIP Santé) a mis en ligne le 14 septembre 2018 une plateforme de formation en ligne centrée sur la e-santé : Esante-formation.fr.

    Cette plateforme de e-formation vise à favoriser, au moyen de contenus « courts » et « pédagogiques », la bonne compréhension du cadre réglementaire de la e-santé, la connaissance des services numériques nationaux et des acteurs en présence. L’objectif est de pouvoir accompagner toute personne porteuse d’un projet de e-santé désireuse de bénéficier d’une formation, qu’elle soit néophyte ou un « acteur plus averti », tel qu’un professionnel de santé, un industriel, un usager-expert, etc. 

    Concrètement, une trentaine de modules d’enseignement sont actuellement disponibles et regroupés en huit thématiques : cadre juridique de la santé numérique, cadre d’interopérabilité, politique générale de sécurité, sécurité opérationnelle des SI, portail de signalement des effets indésirables graves signalement-sante.gouv.fr, simplification et dématérialisation du parcours patient encadrées par le programme Simphonie, outil d’évaluation multidimensionnelle MAIA, acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    En outre, l’ASIP Santé qualifie sa plateforme :
    • d’évolutive : le contenu pédagogique sera enrichi progressivement de nouvelles rubriques produites par l’ASIP Santé ou ses partenaires ;
    • de collaborative : les internautes peuvent télécharger ces contenus, mais également noter et commenter ces derniers voire en proposer de nouveaux ;
    • d’interactive : afin de personnaliser l’enseignement, des parcours de formation seront progressivement mis en place, alimentés de contenus interactifs et de mises en situation.

    Il est possible d’accéder directement à la plateforme via le lien ci-contre.

    Les modules d’enseignement proposés en septembre 2018

    Une trentaine de modules sont regroupés en 8 grands thèmes, eux-même répartis en 4 axes de déploiement de la e-santé : les référentiels de la e-santé, les guides, les services numériques nationaux et l’accompagnement des acteurs.

    Référentiels

    • Thème n°1 : Cadre juridique 
      • Module « Qualification d’équipe de soins » : « La loi de santé a fait évoluer la notion d’équipe de soins, afin de mieux prendre en compte le parcours patient. Qu’est-ce qui caractérise une équipe de soin ? Dans quelle situation peut-on parler d’équipe de soins ? »
    • Thème n°2 : Cadre d’interopérabilité 
      • Module « Qu’est-ce que le cadre d’interopérabilité ? »
      • Module « Les cas d’usage du cadre d’interopérabilité »
      • Module « Les enjeux du cadre d’interopérabilité »
      • Module « L’évolution du cadre d’interopérabilité »
    • Thème n°3 : Politique générale de sécurité
      • Module « Introduction à la Politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) » : en quoi cette politique générale de sécurité sert ? En quoi peut-on être concerné ?

    Guides

    • Thème n°4 : Sécurité opérationnelle des SI
      • Module « La sécurité des mots de passe » : comment créer rapidement un mot de passe infaillible ?
      • Module « La robustesse de vos mots de passe » : méthodes pour créer des mots de passe robustes et simples à retenir
      • Module « Gérer ses courriels » : comment éviter les piratages de messagerie ?
      • Module « L’arnaque à la loterie » : comment identifier les pishing, ou arnaques à la loterie ?
      • Module « L’arnaque à l’ami en détresse »
      • Module « L’infection par pièce jointe » : comment identifier les attaques virales par pièce jointe ?
      • Module « Les attaques ciblées » : à propos de l’attaque des postes de travail des collaborateurs passant par le réseau interne de l’entreprise
      • Module « L’arnaque 419 ou arnaque à la nigériane »
      • Module « L’arnaque au président » : à propos de l’attaque permise par l’usurpation d’identité

    Services numériques nationaux

    • Thème n°5 : La plateforme de signalement d’effets indésirables signalement-sante.gouv.fr
      • Module « Le portail de signalement » : définition du périmètre du portail, explication du fonctionnement du guidage du déclarant et de la télé-déclaration en ligne
      • Module « Le signalement de multi-vigilances » : point de vue du déclarant et point de vue de l’évaluateur
      • Module « L’espace évaluateur » : accès à l’espace personnel, traitement et acquittement de chaque signalement 
      • Module « Les fonctions d’administration » : gestion des comptes évaluateurs, gestion des paramètres de relance et d’escalade
    • Thème n°6 : Simphonie, programme d’accompagnement des établissements de santé dans la sécurisation de leurs recettes et dans la diminution de la charge administrative des personnels et des patients, qui s’appuie sur des outils numériques : Diapason et ROC
      • Module « Diapason – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution de paiement Diapason
      • Module « Diapason – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement de Diapason
      • Module « ROC – partie 1 » : brève présentation des bénéfices de la solution ROC pour l’application du tiers-payant dans les établissements de santé
      • Module « ROC – partie 2 » : brève présentation du fonctionnement général de la solution ROC
    • Thème n°7 : L’outil d’évaluation multidimensionnelle du maintien à domicile MAIA, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonome (CNSA)
      • Module « La fonction de gestionnaire de cas » : qu’est-ce-que la fonction de gestionnaire de cas ? quelles sont ses missions principales ?
      • Module « Le contexte d’utilisation de l’outil InterRAI Home Care »
      • Module « La démarche InterRAI » : construction, objectifs et intérêts de l’outil
      • Module « Le fonctionnement de l’outil InterRAI Home Care » : structuration concrète de l’outil d’aide à la décision
      • Module « L’outil InterRAI Home Care autour d’une situation concrète » : illustration du fonctionnement et des résultats possibles de l’utilisation de l’outil

    Accompagner les acteurs

    • Thème n°8 : Les acteurs de l’écosystème de la e-santé
      • Module à venir « Les acteurs de l’écosystème Santé »