Efficience

  • E-HealthWorld Monaco 2019 : Devinnova, prix coup de cœur du challenge start-ups

    Devinnova, une société montpelliéraine qui propose une solution permettant de détecter précocement les pathologies respiratoires, a décroché le coup de cœur du jury à l’occasion du Challenge eHealthWorld 2019, organisé dans le cadre du E-HealthWorld Monaco, un événement dédié à la santé connectée et à la médecine de demain qui se tient du 26 au 27 mars 2019 au sein de la principauté.

    Les 5 gagnants du concours sont :
    • Devinnova : détection précoce de pathologies cardio-respiratoires – Coup de cœur du jury ;
    • Alzohis : solutions pour le diagnostic des maladies neurodégénératives – Grand prix innovation « diagnostic » et Grand prix coup de cœur Anthony Morel (journaliste high tech BFM Business) ;
    • C2Care : logiciels thérapeutiques basés sur la réalité virtuelle – Grand prix innovation « santé mentale » et Prix 42 ;
    • Archeon : solutions pour améliorer la médecine d’urgence et les secours – Grand prix innovation « soins d’urgence » ;
    • PandaLab : application sécurisée de e-santé – Grand prix innovation « coordination médicale ».

    Les 5 autres finalistes étaient :
    • Cayceo : séances d’hypnose médicale interactives en réalité virtuelle ;
    • Dynseo : plateforme de jeux cognitifs intergénérationnelle ;
    • Ekinnox : dispositif médical d’analyse du mouvement pour la rééducation ;
    • HypnoVR : solutions d’hypnose médicale associée à la réalité virtuelle ;
    • Libhéros : plateforme en ligne pour faciliter l’organisation des soins à domicile.

  • DATA – Pilotage du numérique en santé : les stratégies de l’Espagne et de l’Italie (MAJ 2019)

    Health & Tech publie la mise à jour des feuilles de route e-santé de l’Espagne et de l’Italie.

    Pays aux systèmes de santé décentralisés, l’Espagne et l’Italie ont permis à leurs régions de jouer un rôle essentiel dans le développement de la santé numérique. De ce fait, leur degré de maturité dans le secteur varie d’une région à l’autre, tant en Espagne qu’en Italie.

    Axes stratégiques de l’Italie : une volonté de rattrapage et d’harmonisation (1,1 % des dépenses de santé en 2017) sur le numérique santé.
    L’Italie a mis en place une stratégie d’interopérabilité dans le cadre de sa feuille de route numérique 2017-2019 du pays qui impulse un rattrapage sur la santé, et notamment dans le financement des SI hospitaliers.
    L’Italie a pour objectif d’harmoniser la maturité de la santé digitale sur son territoire. L’interopérabilité, la data et l’innovation sont, pour elle, clés de réussite.

    Axes stratégiques de l’Espagne : un dynamisme fort par l’expérimentation et capacité de déploiement territorial
    L’Espagne est un territoire dynamique et favorable au digital en santé, précurseur sur le modèle populationnel. Plusieurs chantiers clés ont été menés par les régions (e-prescription, dossiers régionaux, …), le challenge étant l’harmonisation entre les régions et le rattrapage des régions les plus en retard.
    La santé numérique se caractérise par de nombreux projets portés par l’ensemble des acteurs publics et privés, avec une appétence forte de la population et des professionnels de santé pour des innovations organisations ou technologiques disruptives.

    Le tableau présentant les stratégies e-santé de l’Espagne et de l’Italie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • H&TI Webinar le 10/04/19 : Dispositifs médicaux connectés, quel cadre d’évaluation en France ?

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au Webinar consacré à la présentation du guide  sur l’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés réalisé par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la Haute autorité de santé (HAS).

    L’objectif de cette session est plus précisément de vous présenter les spécificités d’évaluation clinique d’un dispositif médical connecté (DMC) en vue de son accès au remboursement, des spécificités détaillées dans un guide publié par la HAS le 19 février 2019, accessible via ce lien.

    Connectez-vous le 10 avril 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions à :

    • Mme Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS et présidente de la CNEDiMTS, « attachée à faciliter l’accès rapide des patients à l’innovation utile » ;
    • Mme Armelle Graciet, directrice des affaires industrielles au Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem).

    Au cours de la séance, vous aurez l’opportunité de poser des questions directement aux intervenantes.

    Les inscriptions doivent être réalisées via ce lien.

  • H&TI Morning : décrypter la feuille de route numérique du NHS dans le Long Term Plan (28/03/19)

    Health & Tech Intelligence et le think tank Le Cercle Numérique et Santé recevront le 28 mars 2019 le Dr Harpreet Sood, directeur de l’information médicale du NHS (UK) aux côtés de Véronique Roger, présidente du think tank et directrice du centre de science of health care delivery de la Mayo Clinic (USA).

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux 2019 du Cercle Numérique et Santé et s’adresse aux abonnés de H&T Intelligence ainsi qu’aux membres du Cercle.

    La matinale se déroulera de 10h30 à 12h au 103 rue de Grenelle, 75007 Paris, selon le programme suivant :
    • 10h30 – accueil et introduction de la présidente du Cercle, Véronique Roger
    • 10h40 – 10h45 : France /UK : analyse croisée des stratégies digitales : Cécile Lagardère, associée Care Insight ;
    • 10h45 – 11h10 : présentation du Long Term Plan du NHS et de sa feuille de route numérique : Dr Harpreet Sood, NHS.

    La présentation sera suivie d’un débat sur 3 questions clés :
    – data et intelligence artificielle : quelle est la stratégie du NHS ?  : Bernard Hamelin, vice-président head of evidence generation, Sanofi ;
    – outcome et expérience patient : une réalité en Grande Bretagne ? Dr Philippe Presles, Directeur R&D santé –  AXA France ;
    – Formation et transformation des métiers : comment le NHS engage-t-il les professionnels ?

    Ces échanges seront suivis de  questions/réponses avec la salle.

    L’accès est libre sur inscription auprès de Care Insight : Azeline.martino@care-insight.fr.

  • La fondation Nehs lance son appel à projet inaugural « Prendre soin de l’humain dans la santé »

    La fondation Dominique Bénéteau du groupe Nehs, lancée en 2019, lance un appel à projet (AAP) visant à soutenir des projets menés ou parrainés par des professionnels de santé qui attestent de leur utilité effective dans les domaines d’intervention de la fondation. Les projets doivent répondre concrètement à des besoins et à des enjeux clairement identifiés et s’inscrire dans une démarche de suivi et d’évaluation.

    Cet AAP, lancé le 12 mars 2019, est doté d’une enveloppe globale de 400 000 euros et le montant de la dotation remise à chaque structure lauréate sera compris entre 10 000 euros et 40 000 euros.

    Les dossiers sont à déposer avant le 30 avril 2019 sur le site de la fondation, accessible via ce lien.

    La fondation Dominique Bénéteau a pour mission d’encourager et de favoriser le dialogue et la collaboration entre les femmes et les hommes, patients, familles, professionnels du soin, aidants et proches.

    Les thématiques de l’appel à projet

    La fondation soutiendra des projets dans lesquels patients, soignants et/ou aidants coopèrent, à l’intérieur ou hors de l’hôpital, et qui s’inscrivent dans au moins l’une des thématiques suivantes :

    • prévention : promouvoir et développer une culture préventive de la santé ;
    • parcours de soin : proposer des actions, initiatives et/ou des outils d’accompagnement permettant un parcours de soins mieux vécu par les patients, les professionnels du soin, les aidants et les proches ;
    • accès à la santé : garantir des soins accessibles à tous, en temps utile, sur l’ensemble du territoire.

    Les critères d’éligibilité de l’appel à projet 

    • Le projet doit être porté par une structure d’intérêt général éligible au mécénat : association loi 1901, fondation ou association reconnue d’utilité publique, collectivités, établissements publics ou structures émanant de la puissance publique (Hôpital public, Centre de rééducation fonctionnelle, Ehpad/maison de retraite, ESAT, Maison pour l’emploi, établissement pénitentiaire, centre d’hébergement et de réinsertion sociale, etc …).
    • Le projet doit être parrainé ou soutenu par un ou des professionnel(s) de santé.
    •  La structure doit avoir été créée avant le 1er janvier 2017 et domiciliée en France.
    • Le projet doit être mené en France, en cours ou mis en œuvre entre le 1er septembre 2019 et le 1er septembre 2020.
    • Le dossier présenté doit être complet et conforme au règlement (ci-contre).

     La fondation ne soutiendra pas : 

    • les projets à caractère lucratif, promotionnel ou publicitaire ;
    • les projets destinés à financer le fonctionnement général ou récurrent de la structure (salaires, frais de fonctionnement, frais de structure, besoins en trésorerie), ou à financer des investissements immobiliers ou des travaux de gros œuvre ;
    • les projets portés par une personne physique ;
    • les projets ou structures de nature politique ou religieuses ;
    • les actions ponctuelles et non durables (événementiel, sponsoring, raids, galas, voyages humanitaires…).

     Informations et contact

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par la fondation Nehs :

    • Julia Fernandez : julia@fondation-nehs.com   |   0144685237

    Dépôt du dossier avant le 30 avril 2019

  • Horizon 2020 : journée d’information sur les financements européens pour les PMEs en santé, 28/05/19

    Le réseau de la Commission européenne « Enterprise Europe Network », Medicen Paris Region et Genopole, en association avec les Points de contact nationaux (PCN) Santé et PME, organisent le 28 mai 2019 à Paris une journée d’information sur les futurs appels à projets en santé. L’événement s’adresse à la communauté PME francilienne.

    Au cours de cette session, des entreprises ayant bénéficié de financements européens témoigneront et ces financements seront ensuite présentés à l’auditoire.
    Seront à l’ordre du jour :
    • défi sociétal santé, changement démographique et bien-être ;
    • EDCTP ;
    • EIT Health ;
    • EUROSTARS ;
    • Fast-Track to Innovation ;
    • Instrument PME ;
    • IMI ;
    • Financements en cascade.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne disponible sur Horizon2020.gouv.fr.

    Cette manifestation s’inscrit dans le contexte de la prochaine publication, en juin, du programme de travail « Santé, changement démographique et bien-être 2018-2020 » mis en place dans le cadre du programme-cadre Horizon 2020.

    Programme prévisionnel

    9h15 –9h30 Accueil par Isabelle Pottier, CCI Paris Ile-de-France

    Introduction et présentation des objectifs de la journée

    9h30 –10h45 Quelques financements européens par l’exemple

    Table-ronde animée par Laurence Faigenbaume, Bpifrance – point de contact national (PCN) PME

    • Témoignage d’un lauréat Instrument PME phase 2
    • Témoignage Eurostars
    • Témoignage IMI
    • Témoignage H2020 collaboratif Témoignage EIT Health

    10h45-10h50 Panorama des financements européens

    Jérôme Billé, PCN PME

    10h50-11h05 Pause

    11h05–11h30 Horizon 2020 – Défi sociétal santé, changement démographique et bien-être

    Philosophie des appels, contexte politique et fonctionnement

    Sophie Decamps, PCN Santé

    11h30-12h00 Présentation des autres dispositifs de financements européens

    • EDCTP – Sophie Decamps, PCN Santé
    • EUROSTARS – Laurence Faigenbaume, Bpifrance, PCN PME
    • Fast track to innovation – Jérôme Billé, PCN PME
    • IMI – Sophie Decamps, PCN Santé
    • Financements en cascade – Damien Gras, Région Ile-de-France
    • Dont EIT Health – Jérôme Fabiano, EIT Health
    • Instrument PME – (à confirmer)

    12h00–12h20 Dispositifs d’aide au montage Recherche de partenaires avec le réseau de la Commission européenne, Enterprise Europe Network

    12h20–12h35 Questions/réponses

    13h00–14h15 Déjeuner offert

    14h15–15h15 Présentation des thématiques du programme de travail (WP) Santé 2018-2020

    • Conseils pour le montage (critères d’évaluation, attentes de la CE)
    • Comment trouver des partenaires

    Sophie Decamps, PCN Santé

    15h15–16h15 Comment concevoir une « bonne copie » Instrument PME phase 2

    • Explications des attentes de la Commission européenne
    • Facteurs clés de succès d’une bonne proposition
  • Australie-Occidentale : Atos choisi pour assurer la transformation numérique du ministère de la Santé

    La société de services et de conseils en informatique (SSII) français Atos signe un contrat de 5 ans à hauteur de 124 millions de dollars australiens (environ 78,2 M€) pour réaliser la transformation numérique des systèmes informatiques du ministère de la Santé de l’Australie-Occidentale (WA Health) et mieux accompagner le système de santé publique local.

    Dans le cadre de ce partenariat, Atos travaillera avec le fournisseur de services informatiques du ministère, WA Health Support Services (HSS), pour « assurer la transition de l’infrastructure existante de l’opérateur historique vers les plateformes cloud d’Atos », précise la société française dans un communiqué publié le 13 mars 2019.

    Cette transformation reposera sur les services appelés « GovNext-ICT » pour fournir une solution de cloud hybride ainsi qu’un « modèle flexible et adaptable à la demande ». L’objectif est de permettre au système du ministère australien d’améliorer les processus opérationnels grâce à davantage d’agilité et de réduire les coûts, tout en améliorant l’expérience des patients.

    La migration vers le cloud hybride permettra :

    • « d’échelonner les coûts opérationnels en fonction de l’évolution de la demande en matière d’infrastructures de santé ;
    • de fournir des services avec un minimum temps et de coût ;
    • d’adopter un système de paiement « pay-as-you-go » ;
    • de tirer parti des nouvelles technologies et de l’innovation sans avoir à procéder à des mises à niveau à grande échelle des infrastructures ;
    • de migrer les applications du WA Health vers des architectures modernes qui supportent des niveaux plus élevés de disponibilité, de capacité, de performance et d’évolutivité », indique Atos.
  • La santé est « à la veille d’une vague d’innovations de rupture » (F. Bourse, Futuribles – conf. Leem)

    « Tout va bouger car nous sommes à la veille d’une vague d’innovations de rupture », annonce François Bourse, directeur d’études à Futuribles, centre de réflexion et d’études prospectives. Seraient notamment à prévoir la « montée en puissance de la médecine de précision » et un « bouleversement du parcours de soins », qui verra le foyer du patient devenir « le principal lieu de soins », ajoute-t-il, intervenant à l’occasion de la conférence « Comment anticiper le futur de l’innovation pour être bien soigné en 2030 ? », à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté.

    L’événement était organisé le 14 mars 2019 à Paris par Le Leem, qui a présenté son rapport « Santé 2030 », une analyse réalisée avec Futuribles dans l’optique de « relever les défis de la santé de demain ».

    Le big data, « un enjeu extrêmement important »

    « Le big data devient un enjeu extrêmement important » de connaissance du comportement d’un médicament en conditions réelles d’utilisation, explique Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, citant le Health data hub, un des volets du projet de loi santé. La France possède les plus grandes bases de données du monde dans ce domaine, souligne-t-il : elle a un potentiel extrêmement important pour devenir une plateforme d’excellence européenne voire mondiale en matière de pharmaco-épidémiologie, estime-t-il.

    Une Académie de l’IA est en train d’être imaginée par le Leem, le Snitem et le Syntec numérique

    Philippe Lamoureux regrette de voir que lorsque l’industrie pharmaceutique cherche à développer ses possibilités en intelligence artificielle (IA), elle a tendance à aller chercher des compétences ailleurs : il y a pour lui un vrai enjeu dans la capacité à développer un vivier de spécialistes en IA appliquée à la santé. D’où l’idée d’une Académie de l’intelligence artificielle, lancée par le président du Leem, Philippe Tcheng : le projet fait l’objet d’un travail mené conjointement avec le Snitem et le Syntec numérique.

    « Avec la data, on a l’impression d’être assis sur une mine à laquelle on n’avait pas accordé la considération nécessaire » (F. Collet, Novartis)

    Frédéric Collet, président de Novartis Groupe France, livre pour sa part son point de vue d’industriel. « Avec la data, on a l’impression d’être assis sur une mine à laquelle on n’avait pas accordé la considération nécessaire, explique-t-il, sans doute parce qu’on n’en était pas capable :  tous les laboratoires aujourd’hui sont concentrés sur cet enjeu là ». Il souligne la nécessité d’intégrer dès le début la notion d’accès et de population dans le contexte d’une médecine de plus en plus personnalisée, qui place le patient au centre.

    La lutte contre le cancer en 2030 aura subi « une révolution » grâce à l’IA et les traitements ciblés

    Nicolas Girard, oncologue et chef de service à l’Institut Curie, souligne  le rôle des applications qui permettent aujourd’hui de collecter les données directement à partir du patient : celui-ci remplit sur smartphone des formulaires sur ses symptômes, ce qui permet d’avoir un rapport complet à l’entrée à l’hôpital, et modifie complètement l’approche de la consultation.

    Selon Nicolas Girard, la lutte contre le cancer en 2030 aura subi « une révolution » grâce notamment aux outils de l’intelligence artificielle et à la diffusion de traitements ciblés. L’accès aux données de vie réelle bouleverse déjà la discipline : alors qu’accéder aux dossier médicaux de 500 à 1000 malades prenait 6 mois à un an, il aujourd’hui suffit d’appuyer sur un bouton pour obtenir tout de suite les données de 600 malades.

    « Nous allons vers une transition d’une médecine de réaction à une médecine d’anticipation », estime Hervé Chneiweiss, neurologue et président du comité d’éthique de l’Inserm, citant les recherches qui tentent depuis 2015 d’établir un diagnostic précoce des symptômes de la maladie de Parkinson à partir de la façon dont une personne tape au clavier, ou du spectre de sa voix : la machine détecte un tremblement imperceptible par l’humain.

    « Il y a un énorme travail de bioinformatique à faire » (H. Chneiweiss, Inserm)

    Sur une question de l’AFP, cherchant à savoir si les hôpitaux sont prêts à jouer le jeu du Health Data Hub au lieu de le considérer comme une énième source de contrainte, Nicolas Girard souligne que l’exploitation des données nécessite la compétence du médecin, et son implication : il est selon lui nécessaire que des comités s’organisent pour encadrer l’utilisation des données, à la fois en local et pour des projets d’échange.  

    « Les médecins sont prêts, les systèmes hospitaliers pas forcément », estime pour sa part Hervé Chneiweiss, pointant du doigt « une réglementation sur la protection des données personnelles qui s’est accumulée au fil du temps ».

    Les algorithmes sont écrits par des personnes avec des a priori, des objectifs qui ne doivent pas être biaisés

    « De mon bureau a l’Inserm, je ne peux pas accéder à des données patients », témoigne-t-il. « Il me faut aller deux étages plus bas dans le service sur un autre ordinateur ». « Il y a un énorme travail de bioinformatique à faire », conclut-il :  les algorithmes sont écrits par des personnes avec des a priori, des objectifs qui ne doivent pas être biaisés.

    « L’analyse des tumeurs génère des masses de données, il est nécessaire de leur poser les bonnes questions », ajoute-t-il. Il faut, selon lui, également se demander comment utiliser au mieux les données du passé pour générer de nouvelles pratiques.

  • Des applications santé accusées de partager avec Facebook des données de leurs utilisateurs (USA)

    Au moins une demie-douzaine d’applications santé auraient transmis à Facebook des données personnelles de leurs utilisateurs. C’est la conclusion d’une enquête du Wall Street Journal (WSJ) publiée fin février 2019 : les informations transmises auraient concerné leur poids, leur régime alimentaire, leur pression artérielle, leurs cycles menstruels, leur grossesse, voire leur activité sexuelle, et auraient pu servir à optimiser le ciblage d’annonces publicitaires.

    Les applications accusées servent notamment :
    • à perdre du poids : Weight Loss Fitness by Verv, BetterMe: Weight Loss Workouts, Lose It! ;
    • à rester en forme : GetFit: Home Fitness & Workout , BetterMen: Fitness Trainer ;
    • à contrôler son cycle, son rythme cardiaque ou son taux de glucose : Flo Period & Ovulation Tracker, Instant Heart Rate: HR Monitor, Glucose Buddy ;
    • ou encore à améliorer son sommeil : Breethe: Sleep & Meditation.
    Sont également ciblées par l’enquête les applications de recherche de logement Realtor et Trulia. Cette liste comprend 6 des 15 applications les plus téléchargées sur l’App Store aux États-unis.

    Selon le WSJ, les applications transmettent parfois les données des utilisateurs même si ceux-ci n’ont pas de compte Facebook ou n’ont pas installé Facebook sur leur appareil, ou s’ils ont refusé de lier leur application à celle du réseau social.

    Le gouverneur de l’État de New York demande des explications à Mark Zuckerberg

    Andrew Cuomo, le gouverneur de l’État de New York, et la Commission irlandaise sur la protection des données se sont émus de ces accusations et ont contacté plusieurs responsables de Facebook, dont son P.-D.G. Mark Zuckerberg, pour obtenir des explications.

    Facebook assure qu’il est interdit à ses partenaires de partager des informations sensibles

    Le réseau social a déclaré que certaines des pratiques évoquées par l’enquête transgressaient ses conditions d’utilisation. Si le partage d’information est « un standard du secteur », il est « exigé des partenaires qu’ils soient transparents vis-à-vis de leurs utilisateurs à propos des informations qu’ils partagent », assure-t-il. Il leur serait notamment interdit de partager des informations sensibles.

    Facebook affirme progresser dans la détection et la suppression de ces informations quand elles sont transmises. 

    Un éditeur dément les accusations et lance un audit sur la question

    L’éditeur de l’application Flo, accusé notamment d’avertir Facebook si ses utilisatrices cherchaient à tomber enceintes, a pour sa part démenti avoir vendu des données au réseau social : il a annoncé avoir lancé un audit sur la question.

  • IA et diagnostic : Incepto, Metafora, CardioRenal et Rheonova, lauréats du Concours d’innovation

    Incepto Medical, Metafora Biosystems, CardioRenal et Rhenova sont les 4 lauréats sur 8 de la vague 2 du Concours d’innovation, annonce Medicen Paris Région. La vague 2 du challenge consiste à soutenir des start-ups et des PME évoluant dans le secteur du diagnostic et de la prévention en santé dans l’optique de favoriser l’émergence accélérée d’entreprises pour qu’elles deviennent des leaders européens voire mondiaux dans leur domaine.
    Les sociétés retenues, dévoilées le 11 mars 2019, vont recevoir à elles 4 plus de 2 millions d’euros de la part de Bpifrance pour financer leurs projets de recherche et développement.

    Dans le détail, les 4 projets retenus sont les suivants :
    • Augmented Reality de Incepto Medical, financé à hauteur de 350 000 euros : intelligence artificielle (IA) en radiologie ;
    • CellMETA-analyzer de Metafora Biosystems, financé à hauteur de 1 million d’euros : diagnostic précoce du cancer ;
    • IMPACT de CardioRenal, financé à hauteur de 355 000 euros : télémédecine pour l’insuffisance cardiaque ;
    • MucoCF de Rheonova, financé à hauteur de 352 000 euros : pronostic des crises dans la mucoviscidose.

    Le Concours d’innovation, financé par l’État par le biais du Grand plan d’investissement (GPI), et opéré par l’ADEME, Bpifrance et FranceAgriMer, a pour objectif de soutenir des projets innovants portés par des start-ups et des PME autour de plusieurs thématiques, dont la santé. Dans son cadre sont sélectionnés et ainsi co-financés des projets de recherche, de développement et d’innovation à fort potentiel pour l’économie française, dont les coûts totaux se situent entre 600 000 euros et 5 millions d’euros.

    IA et diagnostic : les 4 lauréats (sur 8) du Concours d’innovation

    Medicen Paris Région a expertisé et labellisé les 4 PME suivantes afin d’accélérer leur développement et faciliter le financement de leurs projets :

    MagIA Diagnostics : autre lauréat du concours

    MagIA Diagnostics, une société adhérente du pôle de compétitivité Lyonbiopôle et qui a rejoint Medicen Paris Region en janvier 2019, est aussi lauréate du Concours d’Innovation pour son projet MagIA Dia IST.

    MagIA Diagnostics a décroché un financement de 296 000 euros pour développer un dispositif portable d’analyses biologiques basées sur une technologie immuno-magnétique innovante. La solution vise à aider les professionnels de santé à dépister en 15 minutes et simultanément des maladies infectieuses en prélevant une seule goutte de sang au bout du doigt.

    L’ensemble des prix seront remis aux lauréats lors d’une cérémonie organisée au cours de l’été.