Efficience

  • La région Île-de-France lance son challenge « AI for Health » 2019

    Dans le cadre du plan IA 2021, la Région Île-de-France lance son deuxième « Challenge AI ». Selon les termes du communiqué mis en ligne le 11 avril 2019, ce projet vise à lever des verrous scientifiques et technologiques dans des domaines prioritaires pour la Région, « grâce à la mise à disposition de données et à la mobilisation d’experts scientifiques et industriels internationaux ».

    « AI For health » est l’un des 3 challenges de cette édition, dotés chacun d’environ 1,5 million d’euros, avec « AI For industry » et « AI For citizens ». En plus de cette récompense, les candidats mèneront un projet collaboratif avec l’institut Gustave-Roussy, partenaire de l’opération.

    Leur défi : « utiliser l’intelligence artificielle afin d’apporter des réponses à 2 problématiques scientifiques liées au cancer » :
    • développer un algorithme basé sur l’analyse de données multiples afin de quantifier le risque de rechute chez les patientes présentant un cancer du sein localisé ;
    • mettre en évidence un biomarqueur pronostique à partir de clichés d’imagerie scanner et ultrasons afin de sélectionner le traitement le plus adapté pour chaque patient.  

    Calendrier :
    • 29 mars 2019 : ouverture des candidatures, qui doivent être réalisée sur la plateforme Aichallenge.parisregion.eu ;
    • 23 mai 2019 : ouverture de l’accès aux données ;
    • 1er juillet 2019 : clôture du challenge  ;
    • octobre 2019 : annonce des gagnants.

    Contact : aichallenge@parisregion.eu

    Qui peut candidater ?

    Le concours est ouvert aux start-ups et PME françaises et européennes, seules, à plusieurs ou associées à un laboratoire de recherche, à condition qu’elles soient implantées en Île-de-France ou qu’elles aient un projet d’implantation à court terme dans la région.

    Lors de la 1ère édition en 2018, 104 start-ups avaient candidaté, dont presque un tiers étaient étrangères.

    Composition du jury

    Le jury du concours est constitué de professeurs en oncologie de rang mondial (Pr Fabrice André, Nathalie Lassau, Jean-Yves Scoazec), de spécialistes de l’intelligence artificielle appliquée aux domaines de la santé issus de l’Inria et de CentraleSupélec (Émilie Chouzenoux ou Véronique Letort), ainsi que de représentants d’institutions du secteur de la santé, comme Medicen et Cancer Campus.

    Il devra déterminer quels sont les projets « les plus scientifiquement aboutis » et  « présentant les potentialités économiques les plus importantes ».

  • Doctochrono suspend son activité de vente de RDV après la saisine du Cnom par le Dr J. Marty (UFML)

    Doctochrono a suspendu son activité et l’accès à son site internet après que le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-S, s’est élevé début avril 2019 sur Twitter contre cette « conciergerie » qui promet à ses clients de leur négocier des rendez-vous médicaux prioritaires. Le médecin dénonce ce « parasite qui se nourrit sur les patients et les soignants », organisant « une sorte de marché noir » . La société explique avoir suspendu son service « dans l’attente de l’étude des allégations sur [son] activité ».

    Fondé en 2018, Doctochrono propose sur son site d’obtenir en 24 heures un examen d’IRM ou de scanner ou rapidement une consultation avec un spécialiste, « sans perdre de temps au téléphone ou à chercher sur les sites de rendez-vous en ligne » pour un tarif de 30 à 40 euros selon la spécialité médicale : « Vous ne payez que si nous trouvons », indique l’entreprise.

    Cette polémique intervient alors que selon une étude de la Drees publiée en octobre 2018, dans certaines spécialités médicales, les délais d’attente moyens avant consultation sont supérieurs à 2 mois :  61 jours en dermatologie ; 80 jours en ophtalmologie et 50 jours chez le cardiologue.

    Selon le Dr Jérôme Marty, Doctochrono « marchandise le soin »

    Le Dr Jérôme Marty estime que Doctochrono « marchandise le soin », rendant « de fait inégalitaire la prise de rendez-vous et l’obtention d’un délai court d’examen ou de consultation » et/ou orientant vers « la création d’un réseau de soin caché ». Il redoute la mise en place d’un engrenage, comme il le précise au Généraliste : « Plus DoctoChrono va acheter des pools de rendez-vous, moins il y en aura de disponibles pour les patients. Ils auront donc plus de difficultés et donc encore plus besoin de cette société ».

    Saisi, le Cnom va réaliser une instruction plus approfondie

    Saisi par le Dr Jérôme Marty, Jacques Lucas, délégué général au numérique du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), affirme sur Twitter avoir transmis cette « interrogation » aux services concernés du Cnom « pour une instruction plus approfondie ».

    Doctochrono estime pratiquer des tarifs raisonnables et aider « de nombreuses personnes »

    Doctochrono s’est défendu sur les réseaux sociaux, estimant  « pratiquer des tarifs raisonnables «  pour un service qui « a aidé de nombreuses personnes qui préfèrent payer un coordinateur pour se charger de recherches à leur place », notamment  « des personnes âgées, des patients qui n’ont pas d’entourage pour les aider.

    La start-up communiquait cependant sur Linkedin en direction des « entrepreneurs, cadres, dirigeants » pour qui il est difficile de « prendre soin de soi dans (des) vies chargées », visant également les « Français vivant à l’étranger » pour leur indiquer qu’« un passage en France peut être une bonne opportunité pour consulter un spécialiste, réaliser un examen ou même faire un checkup médical ».

    « Comment Doctochrono peut-il vous obtenir un rendez-vous aussi rapidement ? Rien de magique, mais le résultat de 15 ans de pratique dans le secteur de la santé », explique la société sur son site. Les dirigeants de Doctochrono, son président Stéphane Roy et son directeur général Nicolas Broussard, étaient en effet déjà associés depuis 2003 au sein de la société Simplify, qui propose un service de secrétariat téléphonique médical (aide à la prise de rendez-vous, transcription pour la saisie de comptes rendus, envoi postal des courriers et comptes rendus médicaux).

    La start-up affirme qu’elle « a pu ainsi développer des partenariats privilégiés avec les centres de santé et d’imagerie médicale et les cabinets de spécialistes sur l’ensemble du territoire », ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir « accès en temps réel aux créneaux encore libres et aux nouvelles possibilités de rendez-vous dues aux désistements ».  

  • Journée Interop (Asip) : L. Létourneau défend « l’État méta-plateforme », une uberisation de l’État

    « Le rapport Pon-Coury dresse un constat quelque peu déprimant : en caricaturant un peu, c’est le bazar !, les systèmes ne s’articulent par entre eux, y compris au sein d’un même établissement, déclare Laura Létourneau, déléguée opérationnelle de la task force dédiée au numérique en santé (ministère), intervenue à l’occasion de la Journée française de l’interopérabilité (Asip), qui s’est tenue à Rennes le 10 avril 2019 et à laquelle Health & Tech Intelligence a assisté. Le deuxième fait est qu’il n’y a rien pour l’usager. Il y a Ameli, le DMP mais pas suffisamment d’informations à disposition et pas de services numériques permettant d’avoir accès à toutes ses données de santé. »

    Selon l’experte, tous les acteurs de la santé ont une part de responsabilité, aussi bien les pouvoirs publics que les industriels et les start-ups. « L’écosystème est fragmenté et les industriels ne se donnent pas tous les moyens de respecter les référentiels des pouvoirs publics. »

    Elle prône ainsi, avec son partenaire sur le sujet Dominique Pon (responsable stratégique de la task force), ce qu’elle appelle « la doctrine de l’État-plateforme », soit un modèle reposant sur l’uberisation de l’État.

    « L’État doit s’inspirer du modèle [Uber] et regagner en souveraineté »

    À propos de la mission dont elle a été chargée avec Dominique Pon par le ministère des Solidarités et de la Santé, Laura Létourneau indique qu’il existe 2 prérequis indispensables pour la mener à bien :

    • clarifier la gouvernance du numérique en santé :
      • au niveau national ;
      • déploiement sur le territoire.
    • formaliser une politique nationale du numérique en santé assortie d’un schéma d’architecture cible :
      • doctrine de l’État-plateforme.

    Vision globale : « devenir méta-plateforme »

    « L’état doit s’inspirer du modèle [développé par Uber] et regagner en souveraineté, explique-t-elle pour expliciter le fondement de cette doctrine. [Avec Dominique Pon,] nous voulons que ce soit l’État qui fixe les règle, nous voulons un État méta-plateforme. »

    Elle cite en exemple la Ville de San Francisco, qui pour mieux réaliser sa surveillance sanitaire, cible ses contrôles sur les établissements notés 1/5 sur le site d’avis et de conseils touristiques Tripadvisor, et rend ensuite tous ces résultats publics.

    Laura Létourneau propose ainsi le schéma d’architecture suivant :

    La déléguée opérationnelle précise qu’un cadre éthique doit être établi pour que tous les projets de e-santé en France aient une même base.

    Dans le schéma d’architecture présenté, la fondation (services socle et référentiels) doit être prise en charge par les pouvoirs publics, précise-t-elle. En ce qui concerne l’espace numérique de santé, il s’agit d’un espace qui regroupe dans un store Ameli, les portails des mutuelles et les applications de santé référencées, « à condition qu’elles jouent le jeu du socle de base », explicite Laura Létourneau.

    « C’est le développement de tous ces actes qui fera le succès du système pour les citoyens », commente-t-elle.

    Au sommet de cette architecture se trouve le Health Data Hub, dont le but est d’initier le développement de la recherche et de l’innovation, rappelle-t-elle, ajoutant que l’autre chantier du dossier dont elle est en charge est l’innovation, « un vrai enjeu pour les start-ups ».

    « Nous avons besoin de la mobilisation de tout l’écosystème »

    La déléguée opérationnelle assure avoir conscience que ce projet est « très ambitieux » mais se dit « optimiste ». « Il y a un alignement des planètes, cependant nous avons besoin de la mobilisation de tout l’écosystème, de l’engouement de tous pour avancer ensemble dans la même direction. »

  • Partenariat Cdiscount/Ociane Matmut : des complémentaires santé incluant des services numériques

    Cdiscount, spécialiste français du e-commerce, annonce le lancement de son offre Cdiscount Santé, en partenariat avec la mutuelle Ociane Matmut. L’objectif de cette alliance est de « rendre accessible une couverture complémentaire santé de qualité, au meilleur prix » « dans un contexte de renoncement aux soins toujours préoccupant d’une partie de la population », indique les deux sociétés dans un communiqué publié le 10 avril 2019 .

    Cdiscount diffusera 3 formules proposées par la Mutuelle Ociane Matmut via son contrat Ociane Santé Évolution parmi les 4 formules « Essentiel », « permettant d’être bien remboursé pour les soins importants et coûteux, avec 20 % d’économie sur la cotisation, par rapport aux garanties Ociane Santé Évolution classiques, de même niveau », excluant les prestations et la pharmacie « de confort ». 

    Le communiqué souligne que les garanties « Essentiel » intègrent des services santé digitaux :

    – coaching santé en ligne pour gérer son stress, retrouver le sommeil et son poids d’équilibre, avec Metacoaching ;
    – Service de téléconsultation médicale, pour joindre un médecin en moins de 3 minutes 24h/24 et 7j/7, avec Medaviz ;
    – l’obtention d’un second avis médical en cas de problème de santé sérieux, avec Deuxièmeavis.fr;
    – l’apprentissage des gestes qui sauvent , avec la formation de secourisme en ligne Salvum. 

     

    « Miser sur le digital pour rendre accessible la protection santé au plus grand nombre de Français »

    Cdiscount et la mutuelle Ociane Matmut affirment que leur partenariat « est une première en France, entre un acteur majeur du e-commerce et un organisme de complémentaire santé ». Il s’agit selon les 2 partenaires de « miser sur le digital pour rendre accessible la protection santé au plus grand nombre de Français (…) en facilitant l’accès à une complémentaire santé de qualité aux 22 millions de visiteurs du site Cdiscount ».

    Ociane Matmut : plus de 20 % des ventes réalisées via le canal internet

    Ociane Matmut, qui revendique plus de 670 000 bénéficiaires, réalise déjà plus de 20 % de ses ventes intégralement via le canal internet. La société souligne que plus de 60 % des ventes intégralement réalisées sur internet le sont dans les formules « Essentiel ».

    Cdiscount : 9 millions de clients actifs par mois

    Cdiscount affiche pour sa part plus de 22 millions de visiteurs uniques par mois et 9 millions de clients actifs, soit « plus d’un foyer français sur trois ».

    « Dès lors que la présentation des garanties est claire et compréhensible et que la souscription se fait dans le respect du devoir de conseil, internet est un canal tout à fait approprié à la souscription d’une complémentaire santé », déclare Nicolas Gomart, directeur général du groupe Matmut.

  • Bayer Challenges 2019 : Grant4Apps lance un appel à collaboration avec des start-ups e-santé

    Le groupe pharmaceutique allemand Bayer lance via son accélérateur G4A (Grants4Apps) un appel à partenariats adressé aux sociétés innovantes pour des collaborations de long terme dans une série de spécialités en e-santé.  

    Bayer a publié au début du mois d’avril 2019 le détail des projets auxquels il propose aux start-ups de collaborer, dans 10 domaines allant de la cardiologie à la radiologie. Les dossiers de candidatures peuvent être envoyés jusqu’au 31 mai 2019 via le site en lien ici.

    Les candidats présélectionnés seront recontactés au mois d’août pour des prises de contact avec les équipes de Bayer. Les accords définitifs seront signés à Berlin au début du mois d’octobre.

    G4A Partnerships : combinaison des programmes Accelerator, Dealmaker et Generator

    Bayer « franchit une nouvelle étape », souligne le communiqué daté du 21 mars 2019 : « au lieu de programmes de démarrage uniques », le groupe « se concentre désormais sur des domaines spécifiques », comme les e-thérapies numériques, l’IA appliquée à la découverte de médicaments et les plateformes d’engagement des patients.

    Pour ce faire, les 3 programmes existants de Bayer (Accelerator, Dealmaker et Generator) ont été combinés pour former G4A Partnerships, une initiative conjointe destinée aux jeunes entreprises du secteur de la santé, quel que soit leur stade de développement.

    Des challenges métier spécifiques ont été définis avec mission pour les start-ups de proposer leurs solutions, et les projets sélectionnés seront développés dans des équipes constituées en commun avec le groupe Bayer.

    Un financement initial unique de 50 000 à 100 000 euros

    Les start-ups recevront un financement initial unique (de 50 000 à 100 000 euros), ainsi que des financements supplémentaires lorsque des objectifs définis conjointement seront atteints.

    « L’écosystème e-santé a mûri au fil des ans et il existe des jeunes entreprises très bien développées à différents stades. Nous voulions simplifier leurs possibilités de coopération avec Bayer et mettre en œuvre ensemble des solutions innovantes plus rapidement », commente Eugène Borukhovich, responsable mondial de la santé numérique à Bayer.

    « Il s’agit avant tout de développer de nouvelles solutions à même de changer la façon dont la santé est vécue, ajoute le Dr Zsuzsanna Varga, responsable des partenariats en santé. Nous sommes convaincus que des collaborations à long terme avec des sociétés d’e-santé partageant la même passion et la même vision sont le meilleur moyen d’y parvenir.

  • L’ARS Pays de la Loire lance un AAP : innovation en santé et prise en charge de la douleur

    L’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire souhaite soutenir des projets porteurs d’innovation permettant d’améliorer l’accès aux soins et la prise en charge de la douleur chez les personnes atteintes de cancer sur l’ensemble du territoire, en permettant à plus de patients d’avoir accès aux techniques innovantes tout en assurant un suivi de proximité.

    Cet appel à projet (AAP) dispose d’une enveloppe de 100 000 euros et est ouvert à l’ensemble des professionnels, établissements et associations du champ concerné. L’ARS sera attentive aux collaborations proposées : établissements de santé, entreprises et start-ups, sociétés savantes, laboratoires, associations, living lab….  

    Le dossier de candidature doit être envoyé au plus tard le 30 juin 2019 :
    • par courrier électronique : chantal.boudet.ars44@ars.sante.fr
    • ET par voie postale, en 2 exemplaires, en courrier recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre à l’adresse suivante :
    ARS Pays de la Loire
    CS 56233
    44262 NANTES cedex 2.

    Périmètre de l’appel à projet

    Les porteurs peuvent proposer :

    • des modalités d’interventions innovantes afin d’améliorer l’accès de la prise en charge de la douleur à proximité du lieu de vie des personnes.
    • des nouveaux outils, nouvelles pratiques des professionnels ou dispositifs d’accompagnement ayant un impact sur l’organisation de la prise en charge.
    • des nouveaux outils, nouvelles pratiques des professionnels ou organisation favorisant l’autonomie des patients.

    Les projets devront s’inscrire dans un objectif d’application concrète.

    Critères de recevabilité des projets :

    • dossier complet et régulier ;
    • projet sur 24 mois maximum ;
    • un montant inférieur à 50 000 euros pour l’aide demandée, demande de financement uniquement sur des dépenses non récurrentes et exclusivement liées à la mise en œuvre du projet ;
    • le coût complet doit être supérieur au montant de l’aide, le projet doit faire l’objet d’un cofinancement.

    Critères d’éligibilité des projets : 

    • entrer dans le champ de l’AAP et être réellement innovant ;
    • ne pas porter pas atteinte à un droit de propriété intellectuelle caractérisant une contrefaçon au sens de la propriété intellectuelle ;
    • avoir un projet fondé sur un modèle économique assurant sa pérennité ;
    • préciser les indicateurs d’évaluation et les modalités de réalisation de l’évaluation.
  • Cegedim et le Mipih lancent une solution commune pour accompagner la numérisation des hôpitaux

    Cegedim, spécialiste de la numérisation des process BtoB, et le GIP Mipih, parmi les leaders de l’offre administrative sur les groupements hospitaliers de territoire (GHT), lancent une solution commune pour accompagner la transformation numérique des établissements publics de santé. L’outil en question est le « module d’enrichissement post Chorus (EPC) », qui facilite la liquidation des factures provenant de Chorus-pro, un portail sur lequel les fournisseurs du milieu public doivent déposer leurs factures numériques. L’EPC permet ainsi aux hôpitaux de mieux contrôler la dépense et d’améliorer le processus de liquidation.

    « Partenaires historiques des établissements de santé sur la dématérialisation de la commande, le MiPih et Cegedim (via le portail Hospitalis) optimisent à présent aussi la chaîne de facturation et de recouvrement, indiquent les deux organisations dans un communiqué publié le 4 avril 2019. Un maillon essentiel de la gestion de l’hôpital. »

    De manière concrète, Hospitalis rapproche chaque facture de la commande correspondante, ce qui permet de créer un lien entre les références articles attendues par l’établissement et celles générées par le fournisseur. « Le rapprochement de chaque ligne d’article garantit un contrôle de chaque référence article facturée et de son montant, tout en optimisant le temps de traitement des factures », expliquent les partenaires.

    Ce nouveau service vise à mieux maîtriser les délais de traitement. Tout en diminuant les coûts, cela entraîne une meilleure productivité et permet ainsi de libérer du temps aux équipes comptables, « qui peuvent se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée comme l’analyse de données, le suivi des fournisseurs et la résolution des litiges », commentent Cegedim et le Mipih.

  • Le CHRU de Brest lance un appel d’offre pour l’accompagnement de sa stratégie d’innovation

    Engagé dans une politique globale d’innovation, le CHRU de Brest cherche à inscrire sa stratégie d’innovation dans une vision collective et partagée de l’hôpital du futur.

    Pour cela, dans l’optique de diffuser un nouvel état d’esprit et une nouvelle culture d’innovation en son sein, le CHRU lance un appel d’offre pour être accompagné dans le déploiement de cette stratégie.

    Il s’agit d’une procédure adaptée par application des articles 27 et 34 du Code des marchés publics (Décret 2016-360 du 25 mars 2016). La date limite du dépôt des candidatures, à effectuer sur Private.e-marchespublics.com, est le 12 avril 2019 à midi.

    Objectif : diffuser une nouvelle culture de l’innovation

    Cette nouvelle dynamique a pour enjeu d’inventer « l’hôpital de demain » en répondant notamment à 3 questions :

    • Quels seront les besoins des patients et des professionnels de santé ?
    • Quelles sont les évolutions technologiques/organisationnelles que l’établissement doit anticiper afin de répondre à cet objectif ?
    • Comment les ressources hospitalières peuvent-elles être mobilisées à cette fin ?

    Elle devra reposer sur 3 piliers :

    • des méthodes d’action nouvelles, basée sur l’intelligence collective ;
    • une veille technologique et organisationnelle ;  
    • une collaboration étroite et facilitée avec les entreprises innovantes.

    3 axes de réflexions à mener :

    Afin de co-construire ce projet avec l’ensemble des professionnels, le CHRU souhaite être accompagné sur 3 axes de réflexions :

    1. définition de la stratégie et du premier plan d’action :

    • diagnostic du positionnement du CHRU ;
    • proposition d’un projet stratégique adapté aux enjeux d’avenir du CHRU de Brest ;
    • proposition d’un premier plan d’action.

     2. accompagnement méthodologique de la structuration :

    • structurer le pilotage de l’innovation ;
    • importer les méthodes d’innovation ;
    • proposer une méthode de constitution d’un vivier de professionnels et définir des méthodes d’animation ;
    • créer les lieux d’innovation.

     3. diffuser l’innovation au sein de la structure : outils  adaptés à la diffusion de la culture de l’innovation et à l’appropriation des méthodes

    Informations et contact 

    Pour obtenir tous renseignements complémentaires et déposer un dossier de candidature, se rendre sur Private.e-marchespublics.com.

    Date limite de dépôt : 12 avril 2019 à midi

  • Think tank Économie santé : la transparence des données pour améliorer la pertinence (Reco 2019)

    Les avancées dans le domaine des technologies de l’information et de l’intelligence augmentée font partie des 5 points qui « apportent un nouvel espoir que la pertinence en santé progresse significativement », note le think tank Économie santé des Échos dans sa recommandation 2019, présentée publiquement le 2 avril 2019 à Paris.

    Plus précisément, le groupe de réflexion estime que les avancées pour une meilleure pertinence des soins passeront par une mobilisation et une implication de tous les acteurs « mais surtout par la prise en compte des tendances fortes et nouvelles du moment qui sont de vraies opportunités » :
    • le recueil et la transparence des données ;
    • la définition d’indicateurs de pertinence simples et peu nombreux ;
    • le retour d’informations aux professionnels ;
    • le rôle accru des patients ;
    • et donc les progrès des technologies de l’information et de l’intelligence augmentée.

    De manière générale, le think tank admet que des progrès ont été observés depuis 25 ans en matière de pertinence des soins mais estime qu’ils « ne sont en rien à la hauteur des enjeux ». « Bien que les évaluations manquent cruellement, ajoute-t-il, le sentiment général est que la pertinence des soins marque le pas. »
    Dans ce contexte, il présente 8 préconisations pour améliorer la pertinence en santé, dont la nécessité d’assurer une transparence totale, publique et simple des données de santé en veillant à limiter les effets pervers.

    Conclusion du think tank Économie santé ayant guidé sa recommandation 2019 :

    • pas de pertinence des soins sans pertinence du système de soins et des politiques de santé. Les pouvoirs publics doivent montrer l’exemple ;
    • pas de pertinence des soins sans implication des professionnels, auxquels il faut donner les outils nécessaires ;
    • pas de pertinence des soins sans données de santé de qualité et transparence, même si cette dernière n’est pas aisée compte tenu de la subtilité des analyses ;
    • pas de pertinence des soins sans s’appuyer sur la parole des patients, sans leur responsabilisation accrue ;
    • pas de pertinence des soins sans une formation initiale et continue qui prenne à bras-le-corps cette problématique et l’intègre dans les mécanismes de recertification des professionnels de santé en cours de développement. Sans attendre que ce dispositif soit opérationnel tous les six ans pour les diplômés à partir de 2021.

    « Avec la pertinence des soins, on gagne sur les tableaux cliniques et financiers »

    « La pertinence des soins revêt un caractère majeur, car elle a pour objectif d’améliorer la qualité des soins en supprimant le gaspillage et aussi la sous-utilisation du système de soins,qui peuvent être délétères pour la santé de chacun, analyse le think tank Économie santé. Elle doit permettre également de dégager des marges de manœuvre financières pour investir là où les besoins sont criants soit en termes d’innovation, en particulier numérique, thérapeutique,préventive, soit en termes d’organisation. En fait, avec la pertinence des soins, on gagne sur les deux tableaux, cliniques et financiers. Mais, car il y a un mais de taille : on n’y arrive pas ou de manière parcellaire et fragmentée, et ce, au prix d’efforts importants. »

    Les 8 préconisations du think tank pour améliorer la pertinence en santé

    1. Rendre pertinente l’organisation et le financement du système de santé pour faciliter la pertinence des soins

    2. Mobiliser les professionnels en leur donnant les moyens d’analyser leurs pratiques, de partager les informations et en investissant résolument sur les données de santé

    Constat : « Tout un arsenal d’évaluation, de contrôle et de sanctions a été mis en place au fil des années pour traquer les cas les plus caricaturaux. Utile sûrement (et qu’il faut maintenir en l’adaptant), mais ceci n’est pas suffisant pour toucher l’ensemble des professionnels non plus dans un esprit de coercition, mais de co-construction. »

    Proposition :

    • garantir un retour d’information sur la pratique du professionnel de santé pour mieux le mobiliser ;
    • manier avec précaution les indicateurs, « chronophages à saisir et difficiles d’interprétation ou déconnectés de la pratique », commente le think tank.
    • inclure à côté des incitations financière la reconnaissance professionnelle, des investissements sur l’organisation, une logique d’équipe et respecter les cultures et responsabilités locales.
    • anticiper un impact négatif pour le professionnel de santé d’une innovation en termes d’organisation ou de rémunération, « une technique devenue obsolète peut toujours être rémunératrice. Il convient donc de proposer au professionnel des solutions pour accélérer le cas échéant l’abandon de la technique devenue obsolète,sans préjudice pour lui. »

    3. Sommer les CNP (Conseils nationaux professionnels) de produire chaque année au moins 5 recommandations « pertinentes » de pertinence des soins et de veiller à leur appropriation par les professionnels de santé

    4. Imposer aux fabricants de logiciels métier d’inclure des rappels simples et opérationnels des Reco « Pertinence des soins » en fonction du contexte clinique

    • Faciliter l’accès aux recommandations dans les logiciels métier en les simplifiant et en adjoignant une version patient :
      • intégrer dans ces logiciels des alertes anti-iatrogénie et les mettre régulièrement à jour.
    • L’interopérabilité doit être « résolument renforcée », en particulier pour rendre accessibles tous les services qui vont se développer et qui visent une meilleure pertinence.

    5. Inclure de manière explicite la pertinence dans la formation initiale et tout au long de la vie

    6. Assurer une transparence totale, publique et simple des données de santé en veillant à limiter les effets pervers

    Constat : « Aujourd’hui, les informations dont disposent les autorités, que cela soit les pouvoirs publics, la HAS ou l’Assurance maladie, ne sont pas toutes publiques ou faciles d’accès, ce qui revient au même, constate les auteurs du rapport. Ces données concernent par exemple pour un service donné le taux de complications, les infections nosocomiales, les taux de césariennes, l’activité de chirurgie pour cancer du sein, les résultats obtenus, le nombre de transplantations par an (certains services n’en réalisent qu’une seule par an), etc. La raison souvent avancée de cette opacité est que ces données doivent être interprétées et que leur publication risque d’avoir des effets pervers, comme par exemple entraîner une sélection des patients.

    Pour avoir de bons résultats, il suffit de ne prendre en charge que les patients « en bonne santé » et non pas les plus âgés ou polypathologiques. C’est exact, mais aujourd’hui l’absence de transparence nourrit bien des erreurs et des incompréhensions. La transparence vis-à-vis des patients est un élément clé de la pertinence des soins. Non pas tant semble-t-il par une modification du comportement des patients, mais du fait d’une prise en compte par les professionnels de la publication de ces données de pratique. »

    • Le think tank estime qu’il revient aux pouvoirs publics, et en particulier à la HAS, d’assurer cette transparence « quitte à l’accompagner et à avancer par étape », estimant que le site Scope Santé de la HAS, « qui fut un progrès en son temps, est aujourd’hui, en dépit des efforts de fonctionnalité, notoirement insuffisant ».
    • Unicancer va, pour certains de ses établissements, afficher dès 2019 des données de morbi-mortalité, en particulier les « courbes de survie » par pathologie et les informations recueillies auprès des patients en termes de résultats qui leur importent et d’expérience patient, et qui seront inclus dans le dossier patient.

    7. Fournir aux patients les moyens de s’impliquer réellement

    8. Associer les industriels à la pertinence des soins

    Constat : « Les industriels de la santé souhaitent être associés à la pertinence des soins et assurent qu’ils s’y consacrent déjà. Ils se considèrent comme des partenaires de santé avec les autorités, les sociétés savantes, les associations de patients, et surtout leurs clients, les établissements et les professionnels de santé. L’enjeu est tel qu’il est tentant de les prendre au mot. Reste à trouver les modalités pour éviter les dérives du passé, notamment au sein de l’industrie pharmaceutique. »

    • Les industriels dont les produits sont de plus en plus efficaces ont intérêt à ce que leurs médicaments ou appareils soient correctement utilisés. « D’autant plus que la vague d’innovations actuelle pourrait être mise à profit pour faire de la pertinence des soins une priorité, comme le préconisait la recommandation 2018 du think tank Économie santé pour la réduction des inégalités en santé, commentent les auteurs du rapport. L’innovation est une réelle opportunité pour trouver des solutions là où le système de soins fait défaut ».
    • La notion de pertinence pourrait ainsi être introduite explicitement dans l’accord-cadre, qui doit prochainement être négocié entre le Comité économique des produits de santé (CEPS) et les industriels, avec une valorisation sous couvert d’une évaluation en vie réelle.
      • L’accord-cadre actuel conclu jusqu’au 31 décembre2018 consacre un chapitre à la « Régulation des prix et bon usage » et un article à l’« Information des prescripteurs, [la]promotion et [la] publicité », mais la pertinence des soins n’est pas mentionnée, précise le think thank.
  • FASN Cancérologie : les points forts avec le Dr Jean François Moulin (Jim.fr)

    Interview publiée par le Journal international de médecine (Jim.fr), partenaire média de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique) 2019.

    Les prochaines 36 heures chrono de la campagne « Faire avancer la santé numérique » (FASN) seront consacrées à la cancérologie et se dérouleront le mardi 2 avril 2019 à Paris. Le Dr Jean-François Moulin, oncologue à l’institut Paoli-Calmettes (Marseille), et membre du comité scientifique, revient sur les points forts de cette journée et les avancées de la santé numérique en cancérologie.

    Jim.fr : Quels sont les points forts du programme et à qui cette journée est-elle plus particulièrement destinée ?

    Dr Jean-François Moulin : Nous allons aborder à la fois des sujets généraux comme l’utilisation du numérique en oncologie avec son impact sur les métiers et les organisations, mais aussi des sujets plus « critiques » comme l’éthique des données et des algorithmes, ou encore, les débouchés potentielles de l’intelligence artificielle.

    L’ensemble des professionnels de santé, mais aussi les patients, leurs proches, ou tout simplement les citoyens qui ont envie de réfléchir et de mieux comprendre les évolutions du système de santé, sont concernés et devraient être intéressés par cette journée. Nous espérons un public le plus large possible car les débats et les échanges sont essentiels pour nous.

    Sous quel angle seront abordés les outils numériques ?

    Nous tenterons de décrypter ce que les outils numériques (NTIC pour nouvelles technologies de l’information et la communication) vont changer pour les patients, pour les professionnels de santé, pour les structures hospitalières, mais aussi pour les acteurs de ville qui s’intégreront, nous l’espérons, beaucoup plus facilement dans le parcours de soins, jusque là, très « hospitalo-centré » en oncologie.

    Nous parlerons des outils numériques permettant l’auto surveillance, l’acquisition et le partage de nouvelles connaissances pour les patients, une plus grande autonomie des patients…

    Nous traiterons aussi du recueil et de l’analyse des PROMs [Patient Reported Outcome Measures], de l’apport de l’intelligence artificielle dans la décision ou la médecine personnalisée, ainsi que des questions de responsabilité. Enfin, la gestion des évènements extra-hospitaliers (impact sur le temps de travail notamment) et les nouveaux métiers comme les infirmiers de pratique avancée (IPA) feront également l’objet de présentations spécifiques.

    Comment va évoluer la relation patient/soignant ?

    La relation patient/soignant sera abordée par le prisme de « l’emotional computing », la capacité qu’ont de plus en plus de machines à analyser les émotions à travers la communication verbale et non verbale. Les machines pourraient nous aider dans un domaine qui semble encore pour le moment exclusivement réservé aux humains.

    L’outil numérique en soi devrait aussi modifier nos liens. Les sciences humaines s’intéressent à ces questions pour apporter du progrès sans détruire justement cette relation patient/soignant. Il ne faut pas laisser la porte ouverte à une médecine à deux vitesses, discriminatoire, à l’origine d’une marchandisation non contrôlée des actes médicaux de diagnostic et de prise en charge.

    Le débat sociétal sur l’éthique des données et des algorithmes doit sortir des sphères intellectuelles privilégiées et être expliqué au plus grand nombre. Nous sommes tous, en tant que citoyen, responsable de ces questions, à condition de les comprendre. Nous aborderons donc aussi les questions éthiques de protection des données de santé, de la notion de consentement, de confiance, de transparence des algorithmes ou des robots et de la nécessaire co-évolution homme/machine pour construire le système de santé que NOUS voulons. Enfin, entre mythes et craintes, nous présenterons des exemples d’outils d’intelligence artificielle qui peuvent apporter de réels bénéfices en santé, à condition de respecter les règles éthiques et scientifiques minimales.

    Quels exemples de transformations engendrées par le numérique dans le suivi des patients en cancérologie et les applications à venir ?

    Les applications numériques de suivi des patients à domicile sont en pleine expansion et le plus souvent facile à mettre en œuvre. Ces applications peuvent envoyer aux patients des questionnaires, des informations sur l’examen ou l’intervention à venir, des comptes rendus de son dossier médical, etc. Le patient peut aussi envoyer à son équipe de soins des photos, poser des questions, être impliqué dans son parcours.

    Ces nouveaux outils numériques vont transformer en profondeur nos organisations qui doivent se structurer pour répondre aux sollicitations des patients. Les rapports avec les patients changent. En devenant acteurs de leur prise en charge, ils se rapprochent de nous, soignants. Les patients doivent cependant « être connectés » avec un smartphone, une tablette ou un ordinateur. C’est un secteur en plein développement et des objets connectés vont bientôt être disponibles pour évaluer l’activité physique, détecter certaines fragilités, en particulier chez les sujets âgées. Nous devrons être capables de recevoir ces informations, mais aussi de les prendre en charge.

    Nous nous dirigeons vers une médecine plus préventive, au plus près des symptômes réels du patient. Les données recueillies sur les réseaux sociaux, aujourd’hui utilisées par les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) – BATX (géants du Web chinois) pourraient servir utilement la médecine et la santé publique à condition de respecter les règles éthiques nécessaires à la protection de l’individu.

    Quelles avancées du numérique dans le diagnostic et le traitement en oncologie ?

    Les algorithmes décisionnels d’aide à la décision ou d’aide au diagnostic ne sont pas encore « généralistes » et répondent actuellement à des questions spécifiques. Mais nous pouvons imaginer que, très vite, le traitement des images (radiologie, anatomopathologie, génétiques) aidera au diagnostic et à définir des critères pronostiques plus fins.

    À titre d’exemple, nous pouvons citer l’aide au diagnostic des cancers cutanés, des lésions hépatiques en IRM, l’aide à l’évaluation de la réponse tumorale en cas de cancer du poumon, ou encore la corrélation entre l’analyse histologique d’un cancer pulmonaire et la prédiction de mutations ciblées par des médicaments.

    La chirurgie n’est pas en reste avec les images virtuelles pré-opératoires en 3D et la simulation de l’acte chirurgical, la chirurgie guidée par la 3D, les robots de nouvelles générations….