Efficience

  • Investissement d’avenir : AAP sur la mutualisation et le partage de données pour l’IA

    Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, lancent un appel à projets (AAP) visant à financer des initiatives de mutualisation et de partage de données destinées au développement de solutions d’intelligence artificielle (IA) mais aussi à soutenir la mise en place de plateformes numériques dans les filières du Conseil national de l’industrie (CNI). Cet AAP s’inscrit dans le cadre de l’action « Accompagnement et transformation des filières » (ATF) du programme d’investissements d’avenir (PIA), opéré par Bpifrance.

    « Piloté par le Secrétariat général pour l’investissement, le PIA permet à la France de renforcer la compétitivité des filières stratégiques françaises par l’innovation pour garantir la pérennité du tissu industriel et répondre aux besoins du marché tout en favorisant la transition écologique et énergétique, rappelle les initiateurs de l’appel. Le nouvel appel à projets national « Filières » (…) vise à soutenir financièrement des projets en permettant le recours à des moyens de production, ou [à] des infrastructures de tests, d’essais ou de recherche-développement partagés. L’AAP permet ainsi d’accélérer l’investissement dans l’innovation, clé de la nouvelle industrie française. » 

    L’appel est ouvert jusqu’au 29 janvier 2020 à 12 heures (midi). « Il sera procédé à des relevés intermédiaires les 23 janvier 2019, 7 mai 2019 et 2 octobre 2019 à 12 heures (midi) », précisent les organisateurs.

    Dans cette action, et dans le respect des règles européennes, le PIA interviendra « sous la forme de subventions et d’avances récupérables », ajoutent-ils, précisant que l’État « bénéficiera (…) d’un intéressement aux résultats des projets soutenus ».

    Le dossier de candidature, téléchargeable via ce lien, doit être déposé sur le site Extranet.bpifrance.fr, accessible ici.

    Objectifs de l’appel à projets

    Cet appel à projets fait suite à un appel à manifestation d’intérêt organisé par la Direction générale des entreprises (DGE). Il vise à soutenir la création et/ou l’enrichissement et/ou l’exploitation de très grandes bases de données mutualisées, centralisées ou distribuées, sectorielles ou cross-sectorielles, permettant l’élaboration d’applications industrielles de l’intelligence artificielle.

    Détails des objectifs :

    • les projets soutenus doivent démontrer un apport concret et déterminant à une filière industrielle et à sa structuration, en bénéficiant notamment à plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ou entreprises de taille intermédiaire (ETI) issues de cette filière ;
    • les plateformes numériques de filière ont vocation à mutualiser au sein des filières des outils numériques contribuant à la compétitivité des acteurs de la filière et à la performance des échanges entre ces acteurs ;
    • les initiatives de mutualisation et de partage des données destinées au développement de solutions d’intelligence artificielle pourront viser la constitution, la mise à disposition et l’exploitation de nouvelles bases de données mutualisées.

    Projets attendus

    Le projet doit :

    • être créateur de valeur pour une ou plusieurs filières, ou à défaut un ensemble d’entreprises représentatives d’une filière. Les outils ainsi créés doivent être ouverts aux tiers, dans le cadre de conditions d’accès transparentes, non discriminatoires et clairement établies.
    • présenter une phase d’amorçage de 5 ans maximum ainsi qu’un plan d’affaires démontrant une autonomie financière vis-à-vis du soutien public à l’issue de cette phase ;
    • être porté de manière individuelle par une l’entité qui réalisera l’ensemble des dépenses présentées, assurera la gestion des outils créés à travers le projet et sera l’unique bénéficiaire de l’aide publique.

    Critères d’éligibilité et de sélection

    • présenter un dossier complet ;
    • correspondre à la nature des projets attendus et attester d’un impact en termes d’intérêt stratégique, de création et de répartition de valeur pour la ou les filières industrielles visées ;
    • présenter un coût de la phase d’amorçage supérieur à 2 000 000 euros pour un projet à vocation nationale ou multirégionale ou une aide publique totale sur la phase d’amorçage supérieure à 2 000 000 euros pour un projet à vocation régionale ;
    • être porté par une seule entité, unique bénéficiaire de l’aide publique ;
    • capacité du porteur à mener à bien le projet ;
    • autonomie financière vis-à-vis du soutien public à l’issue de la phase d’amorçage ;
    • degré d’ouverture et d’interopérabilité des outils mutualisés ;
    • prévoir une gouvernance intégrant les représentants de la filière détenant au moins la moitié des droits de vote ;
    • impacts et contribution à la transition écologique et énergétique.

    L’instruction des dossiers est conduite par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI).

    Contact :

    • adminfilieres@bpifrance.fr 
    • Julie Baudet : 01 53 89 78 83
    • Julien Simon : 01 53 89 87 25
  • La Région Sud et l’ARS PACA lance le prix régional de l’innovation en santé 2019 (deadline : 25/10)

    La Région Sud et l’agence régionale de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) ont créé un prix régional de l’innovation en santé pour récompenser les projets les plus innovants à destination des patients, des usagers et des professionnels de la santé. 

    Ce prix 2019 sélectionnera des innovations en santé, avec une attention particulière apportée aux projets en santé numérique. Il s’agit de valoriser des innovations technologiques, numériques mais aussi organisationnelles et comportementales, dans lesquelles les professionnels de santé et les patients occupent une place majeure.

    Toutes personnes morales implantées dans la région Sud peuvent participer : professionnels de santé, regroupements de professionnels de santé et réseaux de santé, établissements de santé et médico-sociaux, associations de patients, entreprises, associations, laboratoires et organismes de recherche, chercheurs, établissements d’enseignement supérieur, établissements publics, collectivités territoriales…

    4 catégories de prix seront décernées : 
    • catégorie « développement économique » (projet à fort potentiel économique) ;
    • catégorie : « recherche enseignement supérieur formation » ;
    • catégorie : « innovation collaborative » (originalité du partenariat mobilisé) ;
    • catégorie : « coup de cœur Provence-Alpes-Côte d’Azur » (en lien avec les priorités de santé en région).

    Le jury sélectionnera un lauréat pour chaque catégorie de prix, qui se verra attribuer la somme de 5 000 euros.

    Le dossier de candidatures téléchargeable sur le site Maregionsud.fr, est constitué d’un appel à manifestation d’intérêts et d’une fiche de candidature. Il doit être être adressé avant le 25 octobre 2019 (cachet de la poste faisant foi), aux adresses suivantes : sbinot@maregionsud.fr ; ldagnet@maregionsud.fr et geraldine.tonnaire@ars.sante.fr.

    Les projets attendus 

    Les projets doivent être localisés en Provence-Alpes-Côte d’Azur et concerner des initiatives innovantes déjà réalisées ou en développement et ils doivent s’inscrire dans un ou plusieurs des thèmes suivants :

    • expérience patient : améliorer l’accès aux soins, impliquer les patients et ses proches… ;
    • expérience des professionnels de santé : prise en charge personnalisée, repenser les parcours professionnels, favoriser l’installation de professionnels de santé en zone sous dense, favoriser de nouvelles pratiques de collaboration et de recherche… ;
    • accessibilité et les parcours de soins : fluidifier les parcours de soins, favoriser l’articulation ville hôpital… ;
    • prévention et éducation thérapeutique du patient : développer la prévention et l’éducation à travers des objets permettant l’autonomie du patient, favorisant la méthode Nudge…
    • data et e-santé : proposer un environnement numérique sécurisé, donner accès à l’information, datavisualisation, imagerie médicale, intelligence artificielle…

     Critères de sélection 

    Les projets sont évalués selon les critères suivants :

    • la valeur ajoutée en matière de santé publique ;
    • l’originalité et la différenciation du projet : innovation technologique et/ou en termes d’usages et/ou en termes de services ;
    • la pertinence du projet au regard des thématiques suivantes : expérience patient, expérience des professionnels de santé, parcours et accessibilité des soins, prévention éducation thérapeutique du patient, data et réseaux. Plus le projet du candidat répond à la thématique proposée, plus la note est élevée ;
    • les partenaires engagés ;
    • la capacité du projet à susciter le travail en réseau entre acteurs (lien ville hôpital, professionnels de santé et associations de patients, secteurs sanitaire et médico-social) ;
    • le modèle économique ;
    • l’expérience utilisateur.

    Le jury, sélectionné conjointement par le président du conseil régional PACA et par le directeur général de l’Agence régionale de santé, sera composé d’un président désigné parmi les élus régionaux et d’un co-président désigné par l’Agence régionale de santé ainis que de représentants qualifiés, tel que :

    • l’Assurance maladie ;
    • les facultés de médecine ;
    • l’union régionale des professionnels de santé ;
    • des représentants qualifiés des acteurs de l’innovation en santé.

    Informations et contacts 

    Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Direction de l’Attractivité, du Rayonnement international et de l’Innovation

    Service Recherche, Enseignement supérieur, Santé et Innovation

    Appel à manifestation d’intérêts « Prix régional de l’innovation en santé 2019 »

    27 Place Jules Guesde

    13481 Marseille cedex 20

    Tel : 04 88 73 80 00

  • Asie : Parexel lance Health Advances Asia et étend sa présence mondiale en se basant à Hong Kong

    Parexel, une entreprise qui fournit des services de développement biopharmaceutiques novateurs, annonce l’expansion de ses capacités de développement et de commercialisation de médicaments en Asie et plus largement dans la zone Pacifique grâce à une nouvelle présence à Hong Kong établie par sa filiale de conseil en santé, Health Advances.

    Cette division « Asie », baptisée « Health Advances Asia« , sera dirigée par Gary Cheng, spécialiste des secteurs de la biopharmacie et de la medtech, qui sera en charge de gérer l’équipe locale, indique Parexel dans un communiqué publié le 23 juillet 2019. Gary Cheng, qui a notamment été employé de Novartis et Aventis, travaillera aux côté de Vivek Mittal, partenaire de longue date de Health Advances, au sein des bureaux hongkongais.

    « Pour les entreprises locales d’Asie / Pacifique et les entreprises internationales qui souhaitent s’étendre dans la région, tirer parti de la croissance économique rapide du marché de la santé local nécessite des décisions commerciales réfléchies et stratégiques », commente Paula Ness Speers, cofondatrice et directrice générale de Health Advances.

    « Sous la direction de Vivek [Mittal] et de Gary [Cheng], notre équipe locale est bien équipée pour aider les clients du secteur de la santé, notamment dans les domaines biopharmaceutique, médical, de diagnostic, de la health IT et de la santé numérique, ainsi que les investisseurs dans les entreprises de santé à comprendre et à tirer parti des opportunités locales et mondiales. »

    Avec Health Advances Asia, Parexel compte désormais 8 bureaux, plus de 1 700 employés au sein de la Grande Chine et plus de 8 000 employés en région Asie / Pacifique.

  • Netcancer lance avec Expertscape un répertoire en ligne des praticiens en cancéro pour les patients

    Netcancer, un site web français d’information et de formation sur la cancérologie, s’associe à Expertscape, une entreprise américaine qui fournit des services de recherche et de contenu médicaux aux patients et aux professionnels de la santé. L’objectif est de proposer un répertoire en ligne pour informer le grand public sur les praticiens français impliqués dans la recherche en cancérologie, reposant sur les algorithmes et la méthodologie d’Expertscape.

    « Ce partenariat permettra de faire connaître les médecins impliqués dans les avancées en oncologie et dans le développement de traitements innovants pour les cancers les plus fréquents (sein, poumon, prostate, colon) dans un premier temps, précise Netcancer dans un communiqué publié le 5 juillet 2019.

    Concrètement, le but de cette plateforme, accessible via ce lien, est de donner la possibilité aux patients « de s’impliquer davantage dans leur traitement en trouvant des experts médicaux reconnus et en ayant accès à des informations auparavant réservées aux professionnels de santé », ajoute la société.

    Fondé en 2015, Netcancer propose à l’origine aux professionnels de santé et aux patients un accès en ligne à 220 fiches produits, à des vidéos et à des formations (100 cours) afin d’optimiser la prise en charge des médicaments pour le traitement du cancer.

  • Stratégie e-santé du Portugal

    Au Portugal, les services partagés du ministère de la Santé (SPMS) portent la stratégie nationale de l’écosystème d’information de santé pour 2020, dénommée « ENESIS 2020 ». Cette dernière a été élaborée avec l’objectif :
    • d’être une orientation pour satisfaire les besoins des différentes parties prenantes ;
    • d’être transfrontalière par définition – mise en œuvre des lignes directrices de l’UE en matière de santé en ligne ;
    • de développer la e-santé dans toutes les politiques ;
    • d’être centrée sur les données ouvertes – économie du savoir basée sur la connaissance ;
    • de placer le citoyen en son centre – convivialité et architecture orientées vers les événements de vie et les voies cliniques ;
    • d’être mobile par définition – portabilité des données de santé ;
    • de mettre en place une interopérabilité juridique, organisationnelle, sémantique et technique ;
    • d’adopter un modèle de gouvernance global ;
    • d’adopter des cadres de bonnes pratiques et des normes internationales.

    Pour mener cette stratégie, 3 champs d’action sont identifiés dans le cadre d’ENESIS 2020 : technologie,  ressources humaines et processus.

    Selon Henrique Martins, directeur des SPMS, la télésanté, la mobilité, l’expertise du personnel technique, les outils, les infrastructures robustes, les réseaux rapides et le renforcement de l’action d’agents du changement sont fondamentaux à la révolution numérique.

  • Inno Génération 2019 (Bpifrance) : le 10 octobre à Paris (inscriptions ouvertes)

    La 5ième édition Inno Génération de Bpifrance se tiendra le 10 octobre à Paris au sein de l’AccorHotels Arena. Créateurs d’entreprises et de start-ups, TPE, PME, ETI, grands groupes mais aussi chercheurs, étudiants, etc. se rassembleront pour présenter leurs projets et échanger afin de développer leur business et leur réseau.

    La santé fera partie des secteurs représentés.

    Le programme prévisionnel est téléchargeable ici.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

  • DATA – Stratégie e-santé du Portugal

    Au Portugal, les services partagés du ministère de la Santé (SPMS) portent la stratégie nationale de l’écosystème d’information de santé pour 2020, dénommée « ENESIS 2020 ». Cette dernière a été élaborée avec l’objectif :
    • d’être une orientation pour satisfaire les besoins des différentes parties prenantes ;
    • d’être transfrontalière par définition – mise en œuvre des lignes directrices de l’UE en matière de santé en ligne ;
    • de développer la e-santé dans toutes les politiques ;
    • d’être centrée sur les données ouvertes – économie du savoir basée sur la connaissance ;
    • de placer le citoyen en son centre – convivialité et architecture orientées vers les événements de vie et les voies cliniques ;
    • d’être mobile par définition – portabilité des données de santé ;
    • de mettre en place une interopérabilité juridique, organisationnelle, sémantique et technique ;
    • d’adopter un modèle de gouvernance global ;
    • d’adopter des cadres de bonnes pratiques et des normes internationales.

    Pour mener cette stratégie, 3 champs d’action sont identifiés dans le cadre d’ENESIS 2020 : technologie,  ressources humaines et processus.

    Selon Henrique Martins, directeur des SPMS, la télésanté, la mobilité, l’expertise du personnel technique, les outils, les infrastructures robustes, les réseaux rapides et le renforcement de l’action d’agents du changement sont fondamentaux à la révolution numérique.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé du Portugal est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Asie : Ping An Good Doctor développe un modèle d’hôpital numérique avec 50 établissements en Chine

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, projette de développer un modèle d’hôpital numérique en partenariat avec des établissements de soins situés en Chine. L’objectif est d’aider les centres de santé à résoudre certains problèmes tels que les absences pour les rendez-vous ambulatoires mais aussi l’éloignement géographique de certains patients, et ainsi à étendre la portée de leurs services.

    Dans ce cadre, l’entreprise a conclu une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux, dont l’hôpital général de l’aviation de l’université médicale de Chine, le deuxième hôpital de médecine traditionnelle chinoise du Sichuan et le quatrième hôpital affilié de l’université de Nanchang, a-t-elle annoncé courant juillet 2019.

    Un hôpital numérique 3 en 1

    Concrètement, le système « Hospital Cloud » de Ping An Good Doctor sera connecté au système HIS des établissements de soins partenaires pour former une plateforme de gestion hospitalière numérique trois en un. Elle comprendra une plateforme de diagnostic en ligne, une plateforme de partage des prescriptions et une plateforme de gestion de la santé.

    Les « hôpitaux numériques » serviront par ailleurs de plateforme d’intégration et de partage de données pour faciliter l’échange d’informations en temps réel entre les entités, formant un système complet en boucle fermée combinant services médicaux en ligne et hors ligne.

    Chine : des mesures politiques en faveur du développement de la e-santé

    Depuis 2018, le Conseil d’État chinois (the Chinese State Council) et la Commission nationale de la santé (the National Health Commission) ont mis en place des politiques telles que les avis sur la promotion du développement d’ »internet + soins » (Opinions on promoting the development of « Internet + Healthcare ») et des mesures portant sur l’administration des hôpitaux numériques pour la mise en œuvre d’essais (measures for the administration of internet hospitals (for trial implementation)).

    Ces politiques autorisent :

    • le développement d’hôpitaux numériques en s’appuyant sur des institutions médicales :
    • l’utilisation de la technologie internet pour la délivrance de services médicaux sûrs et appropriés ;
    • la consultation de suivi en ligne ainsi que la e-prescription pour certaines maladies courantes et chroniques.

    À ce titre, une réglementation et des directives claires ont été établies pour encadrer le déploiement d’hôpitaux numériques.

    Les honoraires des services médicaux en ligne bientôt précisés

    En juin 2019, le Conseil d’État de Chine a publié la liste des principales tâches 2019 à réaliser en ce qui concerne le renforcement de la réforme du système de santé. Il y est indiqué que l’administration nationale de la sécurité des soins doit achever fin septembre 2019 la rédaction d’un document sur les politiques concernant les honoraires et les frais de diagnostic et de traitement sur internet ainsi que le paiement de l’assurance maladie.

  • La DMP-compatibilité est en bonne voie selon les éditeurs (audition des industriels par la Mecss)

    « Les professionnels de santé n’adhèrent à l’usage des outils proposés que dès lors qu’ils s’intègrent dans leur environnement de travail quotidien. » C’est ce que déclare Francis Mambrini, président de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), interrogé avec d’autres représentants des industriels par la Mecss au sujet du DMP, le 9 juillet 2019 à l’Assemblée nationale. Ce constat est selon lui l’une des raisons pour lesquelles « la question de l’interopérabilité est absolument fondamentale » : « un DMP non interopérable c’est zéro usage pour un professionnel de santé, c’est une évidence première », commente-t-il.

    « Nous travaillons depuis 2 ans avec l’équipe DMP sur la dématérialisation de la carte CPS (Carte de professionnel de santé) indique à ce sujet Mariane Cimino, déléguée générale du Lessis (Les Entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux) qui représente les éditeurs centrés sur les établissements hospitaliers. Nous avons proposé cela parce qu’on sent bien que c’est un blocage : à l’hôpital on n’a jamais la CPS au moment où on doit signer un compte rendu. À chaque déploiement des services DMP nous étions freinés pas les limites que portaient les systèmes carte« , confirme Francis Mambrini.  

    Les éditeurs tombent d’accord pour estimer que la DMP-compatibilité est en bonne voie. Côté libéraux, la Feima représente selon son président « sur le segment ambulatoire à peu près 70 % des professionnels de santé libéraux toutes spécialités confondues », soit 240 000 professionnels dont « 90 % ont la possibilité d’avoir un logiciel DMP-compatible ». Le Lessis rassemble selon sa déléguée générale « une trentaine d’éditeurs sur 100 », parmi lesquels « les trois éditeurs majeurs qui ont 70 % des établissements en France », à savoir Agfa, Maincare et Medasys, devenu Dedalus France. « Ceux-la sont DMP-compatibles et je pense que les autres le sont aussi », indique Mariane Cimino. « Ce n’est pas parce qu’on a les tuyaux pour envoyer que les services, eux, savent le faire », note-t-elle cependant.

    Proposition du Snitem : intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques

    « La filière du DM n’a droit de cité dans le numérique que très récemment, regrette pour sa part William Rolland, responsable e-santé au Snitem. On espère avoir rapidement des champs dédiés [dans le DMP] pour des éléments structurés, notamment l’identifiant unique du DM pour pouvoir le transporter d’une solution à l’autre » et assurer sa traçabilité.

    William Rolland lance l’idée d’intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques pour qu’un patient puisse être suivi par tous les acteurs de santé, en ville comme à l’hôpital. « Les fabricants de DM ont dépensé des sommes assez conséquentes dans la mise en œuvre de plateformes d’intermédiation, qui mettent en lien un patient un professionnel de santé et l’industriel concepteur du DM, rapporte-t-il. Les données restent aujourd’hui dans cette plateforme, l’intérêt est de l’ouvrir. Nous œuvrons au Snitem pour que les industriels comprennent l’intérêt qu’ils ont a faire sortir ces données et a être compatibles avec le DMP. »

    DMP et hôpital : « il faut rendre compatibles les différentes solutions »

    Mariane Cimino décrit devant les députés la complexité de l’introduction d’un dossier médical dans un centre hospitalier. « Des centaines de logiciels font le SI de l’hôpital, dans un gros CHU il y a 400 logiciels différents », note-t-elle. Un dossier médical « est tentaculaire dans un hôpital, il doit s’interfacer avec beaucoup de spécialités [car] on ne fonctionne pas pareil en ophtalmologie qu’en cancérologie, explique-t-elle. [Par conséquent,] pour installer un dossier patient informatisé dans un hôpital, il faut entre cinq et six ans parce qu’il faut révolutionner toute l’organisation de l’hôpital. [Qui plus est,] on ne doit pas imaginer que tout le monde va changer pour utiliser le même logiciel au sein d’un GHT, il faut rendre compatibles les différentes solutions ».

    Les représentants de l’industrie louent la gouvernance actuelle du projet DMP

    Les représentants de l’industrie s’accordent pour louer la gouvernance actuelle du projet DMP. « Ce que je trouve positif depuis que la Cnam a repris le dossier en 2016, c’est qu’ils ont cette idée de « masse critique » [selon laquelle] c’est [seulement s’il y a] suffisamment de patients en France qui ont un DMP, que la situation pourra basculer », commente Mariane Cimino.

    « Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée »

    La maîtrise d’ouvrage « porte avec force et conviction le dossier », abonde Francis Mambrini. « Un réel engagement existe sur ce sujet, ajoute-t-il. Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée. On les écoute davantage dans les ateliers sur les évolutions du DMP, on s’est placé dans une logique de coconstruction ». Il rappelle le précédent atelier, qui portait sur le dossier pharmaceutique, « a bien marché parce qu’il était porté par la profession », et aussi parce que la question du rôle de éditeurs de logiciels « a été posée dès les tous premiers instants ».

  • Colloque Institut Mines-Télécom : Healthcare 4.0, le 15 octobre 2019 à Saint-Étienne

    L’Institut Mines-Télécom (IMT) organise un colloque « Healthcare 4.0 » sur la thématique « Nouvelles avancées en ingénierie pour la santé » le 15 octobre 2019 à l’école des Mines de Saint-Étienne.

    Au programme :
    • 4 sessions :
    – données et connaissances en ingénierie pour la santé ;
    – dispositifs médicaux ;
    – parcours de soins, autonomie et ingénierie des systèmes hospitaliers ;
    – sociologie des usages ;
    • une table ronde sur le thème « double numérique en santé : défis et enjeux » ;
    • une session « posters scientifiques » ;
    • des rencontres start-ups.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    Matinée

    Après-midi