DM

  • Demi-journée big data et Horizon 2020 le 06/01/2017

    Le PCN TIC organise en collaboration avec la DG CONNECT une demi-journée consacrée aux sujets Big Data 2017 du programme Horizon 2020 le 6 janvier 2017 à Paris.

    L’objectif de cet événement est de permettre aux acteurs concernés :

    • de comprendre le contexte de ces appels ;
    • d’avoir plus de détails sur les lignes d’appels ouverte ;
    • de mieux se préparer aux montages de propositions.

    Lors de cet événement seront présentés :
    • un rappel d’Horizon 2020, la participation française aux appels Big Data depuis 2014 ;
    • un point sur le cPPP Big Data ;
    • les sujets concernés et l’état de l’art de leurs domaines, et les sujets Big data dans le reste d’H2020.

  • Congrès de la e-santé Doctors 2.0 & YOU 1er & 2 juin 2017 à la Cité Universitaire de Paris

    La 7ème édition du Congrès International de la e-santé aura lieu les 1er et 2 juin 2017 à la Cité Universitaire de Paris.

    Ce rendez-vous annuel rassemble associations de patients, professionnels de santé, industriels, start-up, financeurs, mutuelles-assurances et cabinets de conseil.

    Ce congrès a pour ambition de partager les dernières innovations en matière de santé connectée, de découvrir des nouvelles solutions et usages en matière de e-santé et d’en créer d’autres, en réunissant les leaders de l’innovation des différentes régions du monde pour faire de Paris la « capitale mondiale de la santé numérique ».

    Inscription (payante) et programme sur le site http://www.doctors20.com/

  • Intelligence artificielle et pratique médicale : une nouvelle répartition des rôles (JAMA)

    Utiliser l’intelligence artificielle pour gérer et analyser les données issues des pratiques des spécialités de radiologie et pathologie afin de permettre aux praticiens experts de se concentrer sur leurs pratiques cliniques les plus pointues, c’est l’idée avancée par Saurabh Jha et Eric J Topol dans un point de vue publié dans JAMA le 29 novembre 2016.

    Radiologues et pathologistes sont tous deux des extracteurs d’information à partir d’images médicales (scanner, IRM etc.).

    Les auteurs suggèrent de déléguer cette tâche complexe, routinière et chronophage de par l’immensité de la masse de données collectées à l’IA et sa capacité de deep learning algorithmique. Ce transfert permettrait de fusionner les expertises des radiologues et pathologistes en une seule et même spécialité : « les spécialistes de l’information ».

    Selon eux, cette discipline unifiée présenterait une meilleure capacité de direction de l’IA et de guidage de l’information médicale pour l’amélioration des soins aux patients.

    Fusionner radiologues et pathologistes en spécialistes de l’information

    Optimisation de l’expertise humaine & de l’IA : une redéfinition des rôles

    Transférer certaines tâches de leurs expertises respectives à l’IA permettrait aux radiologues & pathologistes de fusionner & devenir des spécialistes de l’information, qui impliquerait :

    • Gain de temps (l’IA traite rapidement & précisément les multiples données collectées).
    • Ultra-spécialisation par conservation de leur formation initiale et focalisation sur leurs connaissances en statistique, data science, biométrie & génomique.
    • Intégration des données de sources disparates avec l’état clinique d’un patient.
    • Application de l’expertise scientifique à l’échelle d’une population &/ou individuellement.
    • Conserver l’expertise humaine pour les challenges cognitifs (diagnostic différentiel pointu) & déléguer le traitement des données « simples » à l’AI.

    De la perception subjective à la science objective

    Il ne s’agit pas de remplacer les spécialistes par l’IA mais de déplacer leur expertise en automatisant certaines de leurs tâches (screening des radiographies par exemple).

    • La gestion de la détection, de la mesure, & de la caractérisation est d’ores et déjà standardisée.
    • Les radiologues sont sur-entraînés à l’interprétation des radiographies réalisées sur un appareil portable aux urgences, quant aux pathologistes, comptage cellulaire, typage & screening du sang sont déjà automatisés.

    En redéfinissant le rôle de ces spécialistes, on leur permet de ne plus réaliser l’extraction de l’information mais de manager les données extraites par l’IA dans le contexte clinique du patient :

    • Interprétation des données « importantes ».
    • Conseil sur la valeur ajoutée de tests diagnostics (pertinence des examens complémentaires).
    • Intégration de l’information pour guider le clinicien.

    Une seule unité d’IA pourrait alors réaliser le travail de plusieurs radiologues, & un seul spécialiste de l’information pourrait manager plusieurs unités d’IA.

    • L’économie globale de ressources humaines & moyens financiers ne présentent pas seulement un intérêt pour les pays développés mais également pour les pays en voie de développement qui pourraient avoir accès à des spécialistes.
    • L’obstacle réside dans le fait que pédagogie, tradition, accréditation et remboursement sont propres à chaque spécialité.

    Le concept pourrait être amené à être appliqué à d’autres spécialités.

  • NHS : nouveau partenariat avec Google DeepMind pour la détection des patients à risques

    Un partenariat de cinq ans visant à améliorer la détection des patients à risques, tel est l’objet du nouvel accord signé entre le NHS et Google DeepMind le 22 novembre 2016.

    Les médecins d’un groupe de 3 hôpitaux londoniens (la Royal Free London NHS Foundation qui comprend l’hôpital Barnet, le Chase Farm et le Royal Free) pourront utiliser l’application Streams utilisant l’intelligence artificielle de DeepMind, pour recevoir des alertes sur l’état de santé de patients souffrant de problèmes rénaux.

    Une utilisation des données de 1,6 millions de patients du NHS

    • L’application de DeepMind utilisera les données de 1,6 millions de patients du NHS afin de détecter les premier signes de maladie ou de dégradation de l’état de santé.
    • Cet accord remplace celui signé le 29 septembre 2015 entre DeepMind et le NHS.
    • DeepMind avait suspendu l’utilisation de son application Streams, co développée avec le NHS, en juillet 2016, après de vives critiques sur le partage des données des patients britanniques par le NHS.
    • DeepMind annonçait alors attendre l’enregistrement de son application auprès de l’autorité régulatrice britannique (MHRA). Autorisation accordée depuis.
    • L’autorité indépendante britannique en charge de l’information et des droits (ICO) avait annoncé en mai 2016 l’ouverture d’une enquête sur cet accord de partage de données, en collaboration avec le National Data Guardian (agence nationale en charge de la protection des données de santé), afin d’en vérifier la conformité avec la loi sur la protection des données (Data Protection Act).

    A l’occasion de la signature de cet accord, Mustafa Suleyman, co-fondateur de DeepMind a déclaré que les critiques négatives qui ont entouré l’accord avec le NHS sont « pilotés par un groupe cherchant à imposer ses propres intérêts. »

  • Innovation en sciences de la vie : les propositions 2016-2018 de France Biotech

    Une feuille de route 2016-2018 pour faire de la France un leader mondial des Sciences de la Vie, c’est ce qu’a dévoilé France Biotech le 23 novembre 2016 dans un communiqué.

    S’articulant autour de quatre axes de propositions (financement, fiscalité & charges, administratif & réglementaire, culture), elle a pour objectifs principaux de valoriser l’innovation, favoriser la croissance, la création d’emplois, et l’émergence des leaders industriels de demain.

  • Traitement de l’asthme : un rapport britannique plaide pour une solution technologique

    • Améliorer les résultats en termes de santé grâce aux plateformes technologiques,
    • Lutter contre la complaisance des patients grâce à des dispositifs informatiques,
    • Définir des plans d’accès plus rapides aux outils, traitements et technologies médicales innovants bénéfiques pour le NHS, les patients et les innovateurs,

    tels sont les trois axes proposés par Joseph Clift, responsable politique de UK Asthma et auteur du rapport « Connected Asthma » sur la gestion optimisée de l’asthme par la technologie, relayés par HealthTech Wire le 31 octobre 2016.

    Constatant :
    – l’intérêt manifesté par les jeunes britanniques quant à une vie saine (61% selon une recherche Mintel),
    – une image peu favorable des applications de santé consacrées à l’asthme,
    – un écart en termes de qualité sur le marché des applications de santé pour l’asthme,

    Joseph Clift considère qu’il existe un défi à relever et une opportunité pour les développeurs: concevoir une meilleure application pour l’asthme, en s’inspirant des technologies déjà existantes dans d’autres domaines clés de santé.

    Amélioration des résultats de santé grâce aux plateformes numériques

    • Déploiement de la technologie existante sur le marché :
      • L’accès à des plans d’action personnalisés contre l’asthme est un élément clé
      • Optimisation de l’accessibilité et de la disponibilité des documents pour les patients grâce à format numérique
    • Mise en place d’alertes électroniques :
      • Après un certain nombre d’admission aux urgences
      • Remontée au médecin généraliste des informations collectées
      • Analyse et réévaluation du traitement du patient, modifications à effectuer

    Dispositifs informatiques d’aide à la lutte contre la complaisance

    L’examen des technologies de gestion de l’asthme en cours de développement pour l’amélioration des résultats de santé concerne :

    • Les inhalateurs intelligents
    • Les applications de santé
    • La télésurveillance
    • Les systèmes innovants

    Face à la difficulté d’adhésion des asthmatiques à leur traitement, l’importance de l’autogestion de cette pathologie et la nécessité de concevoir un système axé sur l’utilisateur, le rapport de Joseph Clift place l’inhalateur intelligent comme outil digital présentant le meilleur potentiel. L’idée est d’intégrer la technologie à l’inhalateur-même dans l’objectif d’en faire un standard des soins de l’asthme.

    En parallèle, l’UK Asthma développe une plateforme en ligne, « Asthma Lab », visant à accélérer l’innovation dans la prise en charge de l’asthme, en prenant notamment en compte les besoins des asthmatiques de stade précoce. Cette initiative a pour objectif d’orienter les développeurs de technologies vers la conception de la meilleure application possible, centrée sur l’utilisateur.

    Par ailleurs il existe également un projet de recherche pionnier « myAirCoach », financé par l’European Commission (plan Horizon 2020) qui établit que :

    • Cliniciens et patients asthmatiques, étant habitués à utiliser quotidiennement d’autres outils digitaux de santé, sont demandeurs du développement d’une application pour l’asthme.
    • Il n’existe pas de système remplaçant la relation médecin-patient à l’heure actuelle.
    • 25% des patients souhaitent aujourd’hui remplacer l’examen annuel de l’asthme par un format digital.
    • Il y a jusqu’à présent un fort développement des inhalateurs intelligents hors Royaume-Uni.
    • Les entreprises recherchent comment elles pourraient intégrer le NHS.

    Les plans du AAR bénéfiques pour le NHS, les patients et les innovateurs

    • Il existe une émergence de fabricants britanniques d’inhalateurs.
    • Les anciens obstacles étaient constitués par les voies réglementaires
    • Les processus d’approbation sont nombreux (NICE & MHRA) mais restent « traditionnels » et non adaptés à la santé numérique et sa vitesse de développement.

    L’accès à l’innovation dans le NHS représente un défi important : l’AAR publié par le gouvernement britannique propose un accès accéléré aux outils, traitements et technologies médicales innovantes.

    Joseph Clift rappelle qu’au congrès de l’European Respiratory Society de Septembre 2016, d’après le rapport de Asthma UK:

    • Il existe beaucoup de tentatives de développement de technologie dans l’objectif d’une intégration au NHS
    • Une nécessite de prudence s’impose quant au niveau d’interopérabilité entre les différentes innovations.
    • Il s’appuie sur l’exemple de la modification d’un traitement par l’utilisation d’un inhalateur intelligent différent :
    • La transparence du processus s’avère nécessaire afin d’éviter la perturbation des soins.

    Le prochain rapport de la UK Asthma se focalisera sur l’inhalateur intelligent et contiendra une feuille de route pour l’intégrer dans les soins du NHS.

  • Optimisation des dépenses du système d’information de l’Etat : les 4 programmes concernant la santé

    Quatre projets informatiques portés par le ministère des affaires sociales et de la santé, dont deux concernent directement le secteur de la santé, font partie des 57 projets informatiques concernés par le programme d’optimisation des dépenses du système d’information de l’Etat.

    C’est ce que précise le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) qui a publié le 18 novembre la liste des grands projets du système d’information (SI) de l’Etat dits « sensibles ».

    Ces quatre projets « qui requièrent une vigilance et un suivi particuliers en raison de leurs impacts, de leur degré de complexité et/ou de leurs enjeux financiers » sont:
    • Le programme de modernisation des systèmes d’information et de communication des Samu-Centres 15, plus couramment appelé « SI-Samu »;
    • Le programme de modernisation du SI de gestion des stages d’internat de médecine, pharmacie et odontologie;
    • Le programme « SI représentativité » qui vise à mesurer l’audience et la représentativité syndicale et patronale;
    • Le projet « RenoIRH », système d’information des ressources humaines des ministères sociaux.

    Le programme de modernisation du « SI Samu »

    Le projet le plus coûteux porté par le ministère est le programme de modernisation des systèmes d’information et de communication des Samu-Centres 15, plus couramment appelé « SI-Samu » dont le coût est estimé à 59 millions d’euros.

    Actuellement en phase de « conception/réalisation », le projet a débuté en septembre 2014 et devrait durer plus de quatre ans.

    Le programme de modernisation du SI de gestion des stages d’internat de médecine, pharmacie et odontologie

    Le second projet porté par le ministère de la santé figurant dans le panorama est Imotep, un programme de modernisation du SI de gestion des stages d’internat de médecine, pharmacie et odontologie. Il doit permettre « le passage d’une vision régionale à une vision nationale et l’harmonisation des règles et pratiques », « l’élargissement des fonctionnalités offertes aux agences régionales de santé (ARS) » et « l’ouverture aux organismes partenaires des parcours d’internat ».

    Débuté en mars 2011, la durée prévisionnelle du projet Imotep est de 6,3 ans. Il est actuellement en cours de déploiement et son coût estimé est de 3,9 millions d’euros.

    Les programmes concernant le champ du social

    Dans le champ du social, le ministère des affaires sociales et de la santé porte également le programme « SI représentativité » qui vise à mesurer l’audience et la représentativité syndicale et patronale, pour un coût estimé à 9,6 millions d’euros, ainsi que le projet « RenoIRH », système d’information des ressources humaines des ministères sociaux, actuellement en cours de déploiement pour un coût estimé de 27,1 millions d’euros.

  • 1 algorithme utilisant la voix comme biomarqueur diagnostique de maladie coronarienne

    Détecter la présence de coronaropathie dans un groupe de patients grâce à l’analyse de leur voix à l’ide d’algorithmes, c’est ce qu’a annoncé avoir mis au point Beyond Verbal, société fournissant des logiciels d’analyse vocale, le 16 novembre 2016.

    Une étude conduite à la Mayo Clinic du Minnesota aux Etats-Unis, a révélé que la voix peut être utilisée comme biomarqueur de la pathologie coronarienne, à travers certaines caractéristiques sonores trahissant l’existence de la maladie. Des biomarqueurs vocaux avaient déjà été utilisés par des chercheurs afin d’identifier autisme ou maladie de Parkinson.

    Les résultats de cette recherche ont été présentés aux sessions scientifiques de l’American Heart Association ayant eu lieu du 12 au 16 novembre 2016 à la Nouvelle-Orléans en Louisiane aux États-Unis.

    En pratique, l’étude impliquait 120 patients testés en double aveugle, chez qui on a réalisé une angiographie ainsi qu’une analyse vocale. Une caractéristique vocale particulière était associée à une augmentation presque 20 fois supérieure de la probabilité de présence de la pathologie.

    Yuval More, PDG de Beyond Verbal précise que «la voix d’un patient est facilement disponible et facile à capturer». Selon lui, l’étude, aux côtés de la Mayo Clinic, du potentiel d’utilisation de la voix humaine dans le suivi des soins de santé est une « perspective enthousiasmante ».

  • Un algorithme programmé pour détecter tumoralité et résistance cellulaire accrue aux médicaments

    Rechercher et isoler des cellules uniques parmi des millions d’autres afin de détecter un potentiel tumoral à l’aide d’une nouvelle technique d’imagerie et d’un algorithme, c’est la nouvelle méthode que des chercheurs de l’Université de Brown aux États-Unis ont mise au point et dont les résultats ont été publiés le 11 octobre 2016 dans la revue de leur université.

    Les cellules épithéliales et mésenchymateuses peuvent sembler différentes mais sont parfois presque identiques pour l’œil humain. L’équipe de Brown a mis au point un algorithme logiciel permettant à un ordinateur de distinguer et catégoriser les deux types cellulaires avec une précision de 92%.

    Dans les tumeurs, ces cellules mènent à une plus grande malignité et à une résistance accrue aux médicaments. La nouvelle technique d’imagerie permet aux chercheurs et cliniciens d’identifier rapidement si un médicament particulier inhibe ce processus de transition cellulaire.

    Un nouvel outil pour l’identification précoce des médicaments anticancéreux et la compréhension de la pharmaco-résistance

    La nouvelle technique d’analyse d’image développée par les chercheurs de l’université de Brown permet de distinguer deux types de cellules cancéreuses clés associées à la progression de la tumeur.

    L’approche pourrait aider dans le dépistage pré-clinique des effets des médicaments contre le cancer et faire la lumière sur une métamorphose cellulaire associée à plus de cancers malins et résistants aux médicaments.

    La transition épithéliale-mésenchymateuse, ou EMT, est un processus par lequel les cellules épithéliales plus dociles se transforment en cellules mésenchymateuses plus agressives. Les tumeurs avec un nombre plus élevé de cellules mésenchymateuses sont souvent plus malignes et plus résistantes aux traitements médicamenteux.

    « Nous savons qu’il existe différents types de cellules qui interagissent au sein des tumeurs et que les thérapeutiques peuvent cibler différemment ces cellules », a déclaré Susan Leggett, doctorante dans le programme de pathologie de Brown.

    « L’acquisition de la résistance aux médicaments et la rechute tumorale subséquente restent mal comprises », explique Ian Y Wong, Professeur adjoint de pharmacologie moléculaire, physiologie et biotechnologie. « Ce travail suggère que l’EMT pourrait être un mécanisme par lequel les tumeurs deviennent plus résistantes », ajoute-t’il.

    Avec plus de développement, les chercheurs pensent que leur technique pourrait fournir un nouveau moyen de dépister l’efficacité des médicaments contre le cancer.

  • Un capteur intégré au médicament pour contrôler l’observance

    La commercialisation d’un minuscule capteur numérique intégré dans une pilule et avalable, c’est ce qu’a rendu public la NBC le 29 octobre 2016.

    Conçu pour aider les médecins à savoir si les patients prennent correctement leurs médicaments, le capteur est approuvé par la FDA. Activé par l’acidité de l’estomac, il envoie un signal de type battement cardiaque à un bandage adhésif porté par le patient.

    « Ce bandage enregistre votre repos, votre activité et votre cœur, et il est également à l’écoute de l’identifiant des pilules que vous avez prises », indique le co-fondateur de Proteus, le Dr George Savage.

    C’est par une connexion Bluetooth avec le smartphone du patient que les données du bandage sont recueillies et cryptées. Elles peuvent ensuite être partagées ou rester privées.

    Une fois que le patient a avalé cette « pilule digitale », un message peut être envoyé à celui qui est censé le suivre : médecin, pharmacien, infirmière etc. C’est également une alternative aux piqûres pour les patients qui y sont réticents.

    En France, c’est la start-up caennaise BodyCap qui est très active sur le sujet. Sa gélule ingérable connectée permet de mesurer la température interne du corps en temps réel. Le statut du dispositif, baptisé e-Celcius est clarifié par le directeur général de la start-up, Sébastien Moussay « Ce n’est pas un médicament, mais un dispositif médical connecté. Un médicament est par définition quelque chose qui a une action thérapeutique. L’e-Celcius n’est ni plus ni moins qu’un thermomètre connecté en continu. »