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  • Blockchain : la FDA et IBM Watson Health concluent un partenariat de recherche pour deux ans

    IBM Watson Health a annoncé le 11 janvier 2017 avoir conclu un partenariat de recherche de deux ans avec la Food and Drug Administration sur l’utilisation de la blockchain pour le partage des données médicales.

    Le projet se concentrera dans un premier temps sur la cancérologie, avec la publication de premiers résultats courant 2017.

    Dans un second temps seront également étudiées les possibilités d’échanges de données provenant des dossiers patients électroniques, des essais cliniques, des tests génétiques, et des objets connectés.

    « Nous souhaitons étudier comment la blockchain peut fournir un cadre permettant aux patients de partager leurs données de santé de façon sécurisée. Cela nous demandera de répondre à des enjeux comme le respect de la vie privée, l’interopérabilité et la confiance. », indique IBM Watson Health.

  • Inde : deux sociétés s’allient pour lutter contre le diabète grâce à l’intelligence artificielle

    La Société de recherche pour l’étude du diabète en Inde (RSSDI) a annoncé fin décembre 2016 un partenariat avec Wellthy Therapeutics, une entreprise indienne de thérapeutique numérique axée sur l’amélioration des soins du diabète grâce à l’IA.

    Ensemble, ils vont déployer au niveau national Wellthy Diabetes, un coach basé sur l’IA conçu pour les personnes diabétiques et un assistant clinique virtuel pour les médecins.

    C’est la première fois qu’un tel service pouvant être prescrite par les médecins aux patients est approuvé par la RSSDI.

    Une appli pour aider les médecins à offrir des soins plus personnalisés aux patients diabétiques

    La RSSDI et Wellthy Therapeutics vont travailler ensemble dans le but de développer des protocoles de soins et des guidelines pour améliorer le mode de vie des personnes atteintes du diabète en Inde et les encourager à adopter des comportements plus sains au quotidien (alimentation, activité physique…).

    Le but est aussi de permettre aux médecins de prendre des décisions sur un patient précis en temps réel.

    • Wellthy Therapeutics offrira l’application à tous les médecins membres de la RSSDI pour qu’ils puissent la prescrire à leurs patients. Le service sera personnalisé et adapté à la situation personnelle de la personne diabétique.
    • Les deux sociétés :
      • publieront conjointement des recherches sur les habitudes des patients atteints de diabète.
        Objectif : mieux comprendre le mode de vie des malades en créant la plus grande base de données d’Asie sur le comportement des patients diabétiques.
      • organiseront des ateliers en ligne et hors ligne afin d’aider les médecins à s’adapter aux nouveautés technologiques pour les encourager à offrir des soins en continu via des outils numériques.

    Depuis 1995, le nombre de personnes diabétiques à triplé en Inde

    Au cours des vingt dernières années, des milliards de dollars on été dépensés dans la recherche pharmaceutique et médicale, rappellent les deux partenaires. Cependant, durant cette même période, les niveaux moyens de sucre dans le sang ont stagné et le nombre de personnes diabétiques en Inde à triplé, passant de 20 millions en 1995 à plus de 70 millions en 2015.

    « À l’occasion de la 70e année de l’indépendance de l’Inde, nous nous engageons à aider 70 millions de diabétiques en leur permettant des soins continus 24h/24, a déclaré Abhishek Shah, co-fondateur et PDG de Wellthy Therapeutics, à l’occasion de l’annonce officielle du partenariat. En utilisant l’intelligence artificielle et les applications mobiles pour améliorer la pratique de la médecine, nous rendons possible la prescription d’une modification d’un mode de vie pour chaque patient et la prescription de soins quotidiens pour lutter contre le diabète à des prix abordables et accessibles à la grande majorité des Indiens. »

  • Australie : une appli mobile basée sur le cloud pour détecter l’autisme précocément

    Le Centre australien de recherche sur l’autisme Olga Tennison (OTARC) de l’Université de La Trobe (Melbourne) a lancé en 2016 avec la Fondation Salesforce une application aidant les parents à détecter à un stade précoce l’autisme chez leur(s) enfant(s).

    Le but n’est pas de remplacer l’évaluation professionnelle mais d’encourager les parents à consulter plus rapidement un médecin en cas de doute.

    Les premiers retours étant positifs, l’application est actuellement en plein essor. Après avoir été lancée début 2016 en Australie, aux États-Unis, en Russie et au Royaume-Uni, elle est sur le point d’être traduite dans différentes langues à travers le monde, aussi bien en Asie qu’en Europe.

    ASDetect : une appli pour inciter les parents à prendre RDV avec un médecin au plus tôt

    Un partenariat entre l’Université de La Trobe et la Fondation Salesforce

    Le 20 février 2015, les autorités de l’Université de La Trobe rencontrent Salesforce et lancent l’idée d’un partenariat. Objectif : créer une application mobile fonctionnant sous iOS et Android afin d’aider les parents à détecter les premiers signes de l’autisme chez leur(s) enfant(s). Son nom : ASDetect.

    Le programme a été commandité par la Fondation Salesforce, une ONG qui effectue des dons de technologies et de ressources. Huit employés de l’organisation issus du monde entier (Atlanta, Singapour, Washington…) se sont mobilisés pour le projet.

    L’objectif est de créer une application au design simple pour que les parents puissent l’utiliser sans formation poussée.

    Concrétement, ASDetect propose aux parents de suivre et d’enregistrer les données recueillies à partir de l’observation de leur(s) enfant(s) âgé(s) de 11 à 30 mois. Le service fournit une assistance et des conseils basés sur les recherches effectuées par l’OTARC sur les troubles du spectre de l’autisme (TSAs).

    Des vidéos d’évaluation pour aider les parents à détecter plus tôt l’autisme de leur enfant

    La fonctionnalité centrale de l’application est l’intégration de séquences vidéo présentant des évaluations cliniques réelles. Grâce à ces films, les parents peuvent ainsi mieux repérer quels sont les comportements qui doivent les alerter.

    • 1. Un questionnaire d’évaluation leur est proposé. Ils doivent s’interroger sur différents aspects du développement de l’enfant : répond-il au contact visuel lorsqu’on l’appelle par son prénom ? Quel est sa part d’engagement lorsqu’un jeu de simulation est lancé ? Etc.

    Pour chaque question, les parents peuvent visionner deux vidéos : l’une montrant un enfant atteint d’un TSA, l’autre présentant les réactions d’un enfant au développement normal.

    • 2. Les réponses au questionnaire sont ensuite envoyées à la base de données de l’OTARC. Le groupe de recherche les analyse puis envoie aux parents un e-mail personnalisé présentant les résultats. S’il perçoit un risque de TSA, il recommande aux parents d’aller consulter un médecin pour effectuer un diagnostic plus détaillé.

    Le Dr. Josephine Barbaro, chercheuse à l’OTARC, clarifie : ASDetect ne peut pas remplacer une évaluation professionnelle approfondie mais peut aider la parents à passer un cap, à oser demander l’aide d’un professionnel de manière plus précoce.

    L’appli ASDetect a été créée à la suite d’une étude menée sur le terrain

    Le trouble du spectre autistique (TSA) désigne l’ensemble des troubles de développement neurologique pouvant nuire à la capacité d’un individu à apprendre et à intégrer les codes sociaux de l’environnement qui l’entoure.

    Il est en général diagnostiqué quand l’enfant est âgé entre 4 et 6 ans.

    Le développement des enfants diagnostiqués dès 24 mois est meilleur qu’en l’absence de diagnostic

    Un dépistage plus précoce pourrait impacter de manière positive l’évolution du trouble et améliorer les conditions de vie de l’enfant. Des recherches menées par l’Université La Trobe portant sur 48 enfants diagnostiqués à l’âge de 24 mois et traités ultérieurement démontrent que les niveaux d’incapacité intellectuelle et de développement étaient beaucoup plus bas au moment où les enfants atteignaient l’âge scolaire : 64 % au moment du diagnostic contre 8 % deux ans plus tard.

    « Le cerveau est malléable, en particulier au début de la vie (…), a commenté le Dr. Barbaro lors du lancement d’ASDetect. Intervenir très tôt peut minimiser l’impact de l’autisme sur un enfant en développement, en particulier en ce qui concerne ses capacités d’apprentissage. Nous voulons que l’enfant grandisse et apprenne sans entrave. »

    ASDetect : du programme papier à l’application mobile

    Le Dr. Barbaro participe à des recherches sur le dépistage précoce des TSAs depuis 2006. Les résultats de ses travaux ont notamment mené à la mise en place d’un programme de dépistage précoce intitulé « Social Attention Communication Surveillance ».

    Son but : former les infirmières évoluant au sein du système de santé maternelle et infantile de Melbourne, en Australie, pour qu’elles puissent identifier les signes précoces de l’autisme chez les enfants âgés de 12 à 24 mois.

    Bilan : 81 % des enfants pour qui un risque d’autisme avait été signalé ont finalement été diagnostiqués atteints d’un TSA, précise le Pr. Cheryl Dissanayake, fondatrice et directrice de l’OTARC.

    Mais le programme se heurte à quelques problèmes, dont un central : le manque de praticité du support papier. « Beaucoup de parents ne pouvaient pas saisir le programme sur papier et, par conséquent, ne pouvaient pas répondre convenablement [au questionnaire d’évaluation] », a expliqué le Pr. Dissanayake à l’occasion d’une présentation d’ASDetect.

    L’équipe de l’OTARC réfléchit alors à une meilleure présentation du programme, permettant aux parents d’effectuer eux-mêmes la détection précoce de l’autisme chez leur(s) enfant(s). C’est alors que naît l’idée d’une application mobile intégrant les éléments des recherches réalisées par le Dr. Barbaro.

    ASDetect se développe à l’échelle internationale

    L’application a été lancée le 14 février 2016 en Australie. Depuis :

    • elle a été téléchargée plus de 10 000 fois dans le monde entier, de l’Australie aux États-Unis, en passant par le Royaume-Uni et la Russie ;
    • environ 4 500 enfants ont été évalués à l’aide de l’application. Une enquête de suivi indique que 60 % des parents dont l’enfant a été diagnostiqué par ASDetect ont ensuite pris un rendez-vous avec un médecin.

    Face à ces premiers résultats concluants, l’OTARC a reçu des demandes de collaboration de différents pays afin de traduire l’application dans plusieurs langues, notamment en bahasa indonésien, en mandarin, en japonais, en polonais et en espagnol, afin de toucher un public encore plus large.

  • Asie du Sud-Est : un centre de séquençage de pointe va ouvrir à Singapour

    Un centre de séquençage du génome complet (WGS) va ouvrir à Singapour.

    À l’origine de cette création annoncée en décembre 2016, NovogeneAIT, une société réunissant :
    – le fournisseur de services génomiques chinois Novogene, qui utilise des technologies de pointe (NGS) ;
    – la société de biotechnologie singapourienne AITbiotech.

    Le WGS appuiera les projets de recherche publics et les initiatives de séquençage à grande échelle à Singapour et plus largement en Asie du Sud-Est.

    WGS : soutenir les projets de recherche et encourager les initiatives de séquençage en Asie

    Ce nouveau centre de séquençage du génome complet sera basé à Biopolic, un centre international de recherche et de développement singapourien.

    • Il fournira le séquençage complet du génome Illumina HiSeq X et l’analyse bio-informatique d’échantillons humains, végétaux et animaux pour les chercheurs spécialisés dans le domaine biomédical et agricole.
      Le principal objectif sera de soutenir des projets de recherche publics et d’encourager les initiatives de séquençage ambitieuses au sein de la cité-État et dans les pays alentours.
    • Par ailleurs, NovogeneAIT collaborera avec l’Institut du génome de Singapour (SIG). Objectif : développer de nouvelles applications de séquençage nouvelle génération, comme les solutions liées au séquençage complet du génome pour améliorer le diagnostic et le traitement stratifié du cancer.

    Faciliter l’accès à des technologies NGS de haute qualité en Asie du Sud-Est « pour rester concurrentiels »

    Le Pr. Ng Huck Hui, directeur exécutif du SIG, se félicite de ce partenariat entre secteur public et secteur privé. « [Il] se révélera très bénéfique car il tire parti des forces des deux entités pour faire progresser la science génomique et la médecine à Singapour. [Il facilitera aussi la création] d’entreprises de biotechnologie locales. »

    Le projet est également salué par les stakeholders du secteur d’autres pays d’Asie. « Les chercheurs d’Asie du Sud-Est ont besoin d’un accès à des technologies NGS de haute qualité à faible coût pour rester concurrentiels face aux initiatives mondiales dans le domaine de la médecine de précision », a déclaré en réaction à l’annonce du projet le Dr Ramprasad, directeur de MedGenome (Inde), fournisseur de services basés sur des recherches génomiques internationales.

  • Partenariat entre IBM Watson et Illumina pour normaliser l’interprétation des données génomiques

    IBM Watson Health a annoncé un partenariat avec Illumina pour élargir l’accès à l’interprétation des données génomiques le 9 janvier 2017 lors du lancement de la conférence internationale JP Morgan Healthcare à San Francisco.

    L’objectif de cette collaboration est de standardiser et simplifier l’interprétation de ces données.

    L’association de la plateforme de séquençage d’Illumina à l’outil Watson Health d’IBM vise à permettre aux chercheurs d’accéder plus rapidement à l’information génomique et d’être aidés dans son interprétation.

    La société Illumina a mis au point une plateforme basée sur un panel de séquençage génomique permettant de détecter les profils tumoraux de 170 des gènes les plus pertinents en oncologie, le TruSight Tumor; et le logiciel BaseSpace qui traduit ces données générées en « fichiers » d’altération génétique.

    Le chercheur entre ces fichiers dans Watson Health et le programme pour identifier les mutations susceptibles d’être cancérigènes. Watson Health analyse les fichiers et les compare en quelques minutes avec les recommandations de bonnes pratiques, la littérature médicale, les résultats des essais cliniques. Il réalise ensuite une synthèse exhaustive des informations recueillies pour chaque altération génomique et produit un rapport d’utilisation pour le chercheur.

    Ce concept de flux de travail de séquençage de tumeur pourrait être appliqué à d’autres pathologies, l’outil sera disponible prochainement.

    Les 2 sociétés précisent que ce processus est à usage de la recherche uniquement et non de diagnostic.

  • Génome et big data : les données de 19 000 patients rassemblées dans une base en libre accès

    Une base de données en libre accès rassemblant les informations médicales extraites des génomes de 19 000 patients, c’est ce qu’ont mis au point les 8 plus importants centres de lutte contre le cancer mondiaux spécialisés en médecine personnalisée, indique l’Institut Gustave Roussy le 5 janvier 2017.

    Fédérée par l’AACR au sein d’un consortium, l’initiative GENIE regroupe les données génomiques anonymisées de patients atteints de 59 types de cancers ayant bénéficié du séquençage de leur tumeur.

    Les 8 centres à l’initiative du projet GENIE

    • Gustave Roussy Cancer Campus, Paris-Villejuif-France
    • Dana-Farber Cancer Institute, Boston, USA
    • Princess Margaret Cancer Centre, Toronto, Canada
    • Memorial Sloan Kettering Cancer Center, New York, USA
    • The Netherlands Cancer Institute, Amsterdam, on behalf of the Center for Personalized Cancer Treatment, Utrecht, Pays-Bas
    • Sidney Kimmel Comprehensive Cancer Center at Johns Hopkins, Baltimore, USA
    • University of Texas MD Anderson Cancer Center, Houston, USA
    • Vanderbilt-Ingram Cancer Center, Nashville, Tennessee, USA

    Le Pr Alexander Eggermont, directeur général de l’Institut Gustave Roussy, estime que « le projet GENIE constitue le plus important et le plus structuré effort de partage de données en génétique des cancers. Cette initiative est un beau projet international d’ouverture, collaboratif et généreux, qui bénéficiera avant tout aux patients ».

    « Le libre accès à la base GENIE va permettre aux chercheurs du monde entier de mieux étudier les cancers rares, de valider des signatures moléculaires de réponse à un traitement ou encore d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques ou de nouveaux biomarqueurs… » indique le Pr Fabrice André, oncologue à l’Institut Gustave Roussy et directeur de recherche à l’Inserm.

  • E-santé : « Singapour sera un leader mondial dans la lutte contre le diabète » (Nawal Roy)

    « Notre objectif est d’atteindre 3 à 5 % de la population diabétique au cours des trois prochaines années », confie à H&TI Nawal Roy, fondateur et P.-D.G de la start-up Holmusk, créatrice de l’application Glyco Leap, dont l’objectif est d’aider les personnes diabétiques à adapter leur alimentation et leur activité physique pour tenter de mieux contrôler leur pathologie via une équipe de coachs santé.

    Depuis le mois d’avril 2016, le ministère de la Santé singapourien a déclaré « la guerre au diabète ». Des partenariats entre le secteur public et des entreprises privées spécialisées dans le secteur de la health tech émergent pour tenter de proposer des solutions novatrices. Parmi ces sociétés, Holmusk.

    Nawal Roy revient pour H&TI sur Glyco Leap, ainsi que sur ses projets et sa vision du marché de la e-santé à Singapour et en Asie. Il assure que la cité-État fera figure de chef de file dans la lutte mondiale contre le diabète.

    Lutte contre le diabète : « Nous serions ravis de collaborer avec le gouvernement » (Nawal Roy, fondateur d’Holmusk)

    Vous avez lancé Glyco Leap en 2015. Où en êtes-vous actuellement ?

    La phase de bêta test a été réalisée l’année dernière, en 2015. Depuis juillet 2016, nous avons officiellement mis en place notre stratégie B2C et ouvert notre application aux abonnements.

    Votre offre principale permet aux utilisateurs de bénéficier de conseils diététiques quotidiens délivrés par un coach diététicien. Qui sont ces experts ? Comment les choisissez-vous?

    Ce sont tous des diététiciens certifiés. Nous avons dans notre équipe de santé un médecin, un groupe de diététiciens, un scientifique spécialisé dans l’activité physique et un psychologue. C’est une équipe très complète.

    Nous pensons qu’avec le diabète, une grande partie du changement est liée à l’alimentation. Grâce à notre application, les utilisateurs apprennent à connaître leur condition physique, le type d’aliments qu’ils consomment et comment tout cela influe réellement sur leur maladie.

    Nous nous adressons uniquement aux personnes atteintes de diabète, aux personnes qui ont été diagnostiquées et à tous les pré-diabétiques, parce que nous croyons fermement que si vous contrôlez de manière précoce votre diabète, vous freinez de manière efficace les effets de la maladie sur votre santé.

    L’un des problèmes que vous pouvez rencontrer est le manque de motivation des utilisateurs qui risquent, avec le temps, de se décourager et de suivre vos recommandations avec moins d’assiduité…

    Ce problème de motivation est omniprésent. L’idée de base est donc de savoir à quel point l’utilisateur connaît sa maladie et à quel point il est motivé pour apprendre à la combattre. Par conséquent, nous nous concentrons avant tout sur la partie de la population la plus motivée à s’investir et à changer ses habitudes pour lutter contre le diabète.

    Quels sont les retours des utilisateurs jusqu’à maintenant ?

    Parmi les personnes qui ont souscrit à notre offre, les premières données que nous avons recueillies sur leur évolution sont très positives. La plupart des utilisateurs ont été en mesure d’atteindre l’objectif souhaité voire de le dépasser.

    Quel est votre objectif final avec cette application ?

    Nous voulons atteindre 3 à 5 % de la population diabétique au cours des trois prochaines années à travers Glyco Leap. À Singapour, cela représentera près d’un million de personnes. Aux États-Unis, ce sont près de 20 millions de personnes qui sont concernées.

    Le programme de base de six mois que vous proposez est facturé 69 SGD (45,6 €) par mois. Une somme non négligeable pour les revenus les plus faibles. Les dispositifs d’e-santé n’excluent-ils pas selon vous une partie de la population ?

    Nous sommes en train de lancer une nouvelle version à 20 dollars singapouriens (13 €) par mois. Je ne pense pas que les technologies liées à l’e-santé soient réservées à une certaine partie de la population. La plupart des personnes diabétiques dépensent plus de 1 200 dollars (790 €) par mois pour traiter leur maladie. Et elles dépensent encore plus à mesure que la maladie évolue.

    Grâce aux progrès scientifiques, on peut aider les malades à réduire leur dépenses sur le long terme en les encourageant à changer leur style de vie. En agissant sur leur mode de vie, on s’est aperçu qu’ils pouvaient vraiment influer positivement sur l’évolution de la maladie.

    Je pense donc que le service que nous offrons ne coûte pas grand-chose par rapport aux dépenses actuelles qu’engendrent le traitement du diabète. Ce serait même beaucoup plus facile pour les malades de solliciter notre aide si les frais liés à l’utilisation de l’application étaient remboursés par les compagnies d’assurance ou le ministère de la Santé.

    Ce serait la meilleure des options possibles.

    Si vous tombez malade, vous allez à l’hôpital, et les dépenses seront en partie couvertes par le gouvernement, mais si vous voulez agir en amont, si vous voulez utiliser un service comme le nôtre pour rester en meilleure santé, l’argent viendra uniquement de votre poche. Voilà pourquoi nous souhaiterions que les choses évoluent au niveau politique pour encourager les gens à rester en bonne santé et non attendre qu’ils tombent malade pour les aider financièrement.

    Comment faites-vous pour faire connaître votre application auprès des diabétiques ?

    Nous travaillons avec trois types de partenaires : les employeurs, les compagnies d’assurance et les établissements de santé, bien qu’avec ces derniers, ce soit encore en cours d’élaboration.

    Quelles sont vos relations avec le gouvernement singapourien ?

    Quand nous avons lancé le projet Glyco Leap, la « guerre contre le diabète » n’avait pas encore été déclarée par le gouvernement. Maintenant que c’est le cas, il y a moins de méfiance par rapport à notre projet et il est beaucoup plus facile de travailler avec les services publics sur ce sujet donc nous avons engagé plusieurs initiatives, sur plusieurs fronts.

    Nous n’avons pas encore annoncé de partenariat officiel mais nous serons ravis de pouvoir travailler avec le gouvernement sur le sujet.

    Holmusk est une société spécialisée dans l’analyse de données. Quelle est votre politique de confidentialité concernant les données privées des patients ?

    Nous recueillons et utilisons des données personnelles uniquement pour le besoin des utilisateurs et pour aucun autre but. Nous ne compromettrons jamais la confidentialité de ces informations, à aucun prix.

    Votre priorité est actuellement la lutte contre le diabète mais vous avez déclaré dans une interview accordée à e27.com que votre « objectif final était de [vous] concentrer sur le long terme sur toutes les maladies chroniques ». Avez-vous déjà quelques projets en tête pour les années à venir ?

    Nous nous intéressons déjà de près aux problématiques relatives à la santé mentale. Nous travaillons aussi avec certains hôpitaux sur les données cardiovasculaires des patients. Nous voulons nous pencher sur toutes les maladies chroniques, de l’asthme aux problèmes de santé liés au tabagisme. La lutte contre le diabète n’est donc qu’un point de départ.

    Comment votre société se démarque-t-elle de la concurrence sur le marché de l’e-santé et notamment des grosses entreprises, comme le géant de l’internet Alibaba, très présent en Asie du Sud ?

    • Je pense qu’actuellement notre équipe est la plus importante en termes d’effectif dans ce secteur spécifique qu’est la lutte contre le diabète. Nous avons mis en place l’une des meilleures technologies qui soit et l’une des meilleures équipes d’analystes de données.

      Nos concurrents se focalisent généralement sur un seul domaine et à petite échelle, alors que nous, nous cherchons à nous développer à l’échelle nationale mais aussi mondiale.

    • Nous avons par ailleurs créé notre société sur des bases solides, par le biais de conseillers et d’investisseurs réputés, un point très important.
    • Nous travaillons également avec des partenaires hautement crédibles, comme SingHealth, des universités renommées, etc.
    • Enfin, un autre de nos atouts est notre rapidité. Notre capacité d’exécution est très forte.

    Je pense que tous ces facteurs font la différence par rapport aux autres entreprises sur le marché.

    Quels aspects de votre service souhaiteriez-vous améliorer ?

    Nous essayons d’améliorer notre outil continuellement. Actuellement, nous concentrons nos efforts sur les personnes qui ont été diagnostiquées de manière précoce et sur les pré-diabétiques mais nous aimerions étendre notre service aux diabétiques chroniques ainsi qu’aux personnes touchées par un diabète de type 1.

    Nous sommes même en train de réfléchir à la manière dont nous pourrions inclure la prescription de médicaments via notre application. Il y a encore beaucoup à faire !

    Vous travaillez avec SingHealth pour un projet d’analyse poussée des données cardiovasculaires des patients mais vous travaillez aussi avec des écoles, des hôpitaux. Pensez-vous que la formation de partenariats entre des sociétés privées expertes telle que la vôtre et le secteur public est essentielle sur le marché de l’e-santé ?

    C’est évident. Le secteur public est sur le point de devenir un partenaire primordial sur le marché de la santé.

    Vous avez déjà acquis une société, MindLinc [un dossier médical électronique centré sur la santé mentale] aux États-Unis et vous avez ouvert un bureau en Malaisie. Vous avez également déclaré que vous alliez lancer Glyco Leap outre-Atlantique et ailleurs en Asie.

    Nous avons entamé le processus de lancement de notre application à Hong-Kong et en Malaisie. Elle devrait être disponible courant 2017. Nous allons aussi la proposer aux États-Unis. Enfin, nous sommes en train de créer une version web de Glyco Leap.

    Il y a de nombreuses sociétés spécialisées en e-santé qui se sont implantées à Singapour ces dernières années ou qui aimeraient s’y installer. Comment expliquez-vous cette intérêt pour la cité-État ?

    Premièrement, il est certain qu’il est plus facile de démarrer une entreprise ici comparé à d’autres pays en termes d’aides et de taxes mais je pense que Singapour attire également les entrepreneurs parce qu’il y a ici une forte concentration de capitaux, de talents et parce que l’accès aux autres marchés d’Asie est assez facile. Singapour est un bon point de départ.

    Quelle est votre vision de l’e-santé à Singapour et plus généralement en Asie ?

    Le marché de l’e-santé en est à sa toute première phase d’évolution, en Asie mais ailleurs dans le monde aussi. Ses acteurs tentent de résoudre de nombreux problèmes. L’un des principaux enjeux est d’essayer de combattre l’inefficacité du système de santé actuel mais la plupart des stakeholders s’efforcent surtout de surmonter les challenges liés à l’accès aux offres de soins. Aujourd’hui, l’accès aux hôpitaux, à la médecine et à la santé en général semble être un privilège dans la plupart des pays. Nous devons penser à des solutions dans ce domaine d’un point de vue macroéconomique.

    Pensez-vous que, dans les années à venir, Singapour puisse devenir le principal leader mondial dans la lutte contre le diabète à travers le marché de la health tech ?

    Sans aucun doute. Le diabète est un problème mondial. Aucun autre pays au monde n’a déclaré une guerre contre cette maladie. Cette initiative démontre un haut degré de leadership. Cette volonté d’engagement, et parce que je sais comment fonctionne le gouvernement singapourien – de manière très efficace -, me donnent foi en ce pays. Singapour deviendra un chef de file dans ce secteur.

    Le plan de Singapour pour « déclarer la guerre au diabète »

    En avril 2016, le ministère de la Santé singapourien a déclaré la « guerre au diabète ». C’est la première fois qu’un pays porte une aussi grande attention à la lutte contre cette maladie chronique.

    « L’OMS a récemment annoncé que le nombre total d’adultes atteints de diabète avait quadruplé depuis 1980, atteignant les plus de 400 millions en 2014, rappelait le 13 avril 2016 lors d’un discours M. Gan Kim Yong, le ministère de la Santé singapourien. Sur ces 400 millions, 400 000 sont Singapouriens. »

    « Parmi ces personnes touchées par le diabète, un Singapourien sur trois n’a pas encore été diagnostiqué. Et parmi les malades diagnostiqués, un sur trois n’adopte pas le comportement adéquat pour améliorer son état de santé. »

    Selon les prédictions officielles, on estime à un million le nombre de résidents singapouriens qui seront touchés par le diabète d’ici 2050 si aucune nouvelle mesure sanitaire n’est établie.

    Le ministre insiste sur les conséquences d’un diabète non-détecté, telles que :

    • le développement de maladies cardiaques ;
    • les accidents vasculaires cérébraux ;
    • l’insuffisance rénale ;
    • la cécité ;
    • les amputations…

    Le diabète coûte à Singapour plus d’un milliard de dollars (US) par an

    Selon une étude publiée en avril 2016 par la NUS Saw Swee Hock School of Public Health (Singapour) et l’Université de Californie du Sud, le diabète au sein de la population active coûtait à Singapour en 2010 plus d’1 milliard de dollars US (959 M €). Une somme qui pourrait dépasser les 2,5 milliards de dollars (2,4 Mds €) d’ici 2050.

    « Cependant, les coûts à long terme, compte tenu des conséquences psychosociales, sont bien plus importants, relève M. Gan Kim Yong . Nous devons relever ce défi. C’est pourquoi je déclare la guerre contre le diabète. Nous voulons aider les habitants de Singapour à vivre sans diabète et nous voulons aider ceux qui souffrent de la maladie à contrôler leur état de santé afin de freiner au mieux l’évolution de la maladie. »

    Une campagne de six mois pour recueillir les suggestions de la population

    Le Groupe de travail sur la prévention et la prise en charge du diabète (the Diabetes Prevention and Care Taskforce), dirigé par le ministre de la Santé et le ministre par intérim de l’Éducation, M. Ng Chee Meng, a lancé une grande campagne afin de recueillir le point de vue des Singapouriens sur la question.

    Les propositions et commentaires les plus pertinents seront pris en compte dans le Plan d’action qu’établira petit à petit en 2017 le ministère de la Santé pour mieux lutter contre le diabète.

    La campagne est divisée en deux temps :

    • De septembre à décembre 2016 : l’attention a été portée sur l’identification des obstacles qui empêchent les Singapouriens d’adopter un mode de vie sain. Le ministère a recueilli les meilleures suggestions pour promouvoir les bienfaits d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière, mais aussi pour encourager les Singapouriens à effectuer un suivi régulier et à suivre les recommandations de leur médecin.
    • De janvier à février 2017 : l’objectif sera de collecter les points de vue de la population sur les mesures et initiatives proposées au cours de la première phase. Pour inciter un maximum de citoyens à participer au débat, une consultation en ligne sera lancée. Chaque participant pourra donner son avis sur les idées formulées lors de la première phase de la campagne et expliquer en quoi telle ou telle initiative lui semble plus efficace qu’une autre.

    Après le mois de février, le groupe de travail étudiera les réactions recueillies et évaluera la faisabilité des mesures proposées avant de les mettre officiellement en place.

    Guerre contre le diabète : un premier bilan encourageant

    En novembre 2016, le ministère a fait un premier point sur les débuts de la campagne. Plus de 1 600 réponses ont été récoltées. Certains participants ont notamment soumis quelques « bonnes idées », note le ministre, comme le fait d’essayer de rendre plus accessibles les aliments et les boissons les plus saines ou d’élargir des programmes d’activités physiques au sein de la collectivité afin de faciliter l’accès au sport sur le lieu de travail, par exemple, ou dans les espaces communautaires.

    • Des cliniques-bus mis en place pour soulager les médecins généralistes

    « Nous continuerons de collaborer avec les intervenants clés [dans les mois à venir], a insisté M. Gan Kim Yong. Je suis heureux de constater que la Société des diabétiques de Singapour (DSS) est un partenaire important dans la gestion du diabète. Par exemple, elle a mis en place un clinique-bus mobile qui accepte d’effectuer les consultations à la place des médecins généralistes pour les radios des pieds et des yeux. Ces services de soutien permettent aux médecins généralistes de fournir des soins plus généraux, ce qui est essentiel à la bonne gestion du diabète.

    La DSS et ses partenaires fournissent également une aide financière aux familles à faible revenu pour leur permettre d’accéder plus facilement à certains produits médicaux et programmes éducatifs. »

    • Des programmes de sensibilisation

    La DSS a aussi été active au niveau de la sensibilisation et de la prévention. Elle a notamment créé des programmes de sensibilisation diffusés par des infirmières éducatrices dans des conférences, des forums ou des ateliers.

    • Des interventions pilotes dans les centres communautaires pour coacher les malades

    Par ailleurs, en partenariat avec les établissements de santé publiques et les organisations de santé centrales, le groupe de travail sur la prévention et la prise en charge du diabète a lancé des interventions pilotes communautaires pour aider les personnes à haut risque à modifier leur mode de vie en établissant des objectifs et des programmes de coaching.

    Par exemple, un programme a été initié au sein du club communautaire de Toa Payoh West pour apprendre aux résidents à manger plus sainement.

    Des objectifs personnels ont été fixés pour chacun d’entre eux afin de les encourager à adopter un mode de vie sain et ainsi à mieux gérer leur diabète.

    À travers ces premiers projets mis en place, les prémisses de la guerre contre le diabète commencent déjà à être visibles à Singapour.

  • Inde : Une Autorité nationale d’e-santé pour sécuriser les données des patients

    Le Ministère de la Santé du Bien-être familial indien (MoHFW) a proposé début décembre 2016 la création d’une Autorité nationale d’e-santé (NeHA).

    Objectif: superviser l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’industrie des soins de santé.

    Pour l’instant, des organisations privées et les acteurs du secteur traitent de manière indépendante les données de santé. La gestion des informations électroniques des patients n’est donc aujourd’hui pas soumise à une réglementation unique au niveau national. Résultats : les donnés privées sont mal protégées.

    Le gouvernement indien souhaite agir pour mieux encadrer leur recueil et leur exploitation, harmoniser les normes en la matière et ainsi assurer la sécurité des informations des patients.

    Une réglementation unique pour éviter le piratage des données privées

    La gestion des données de santé des patients est actuellement désordonnée en Inde. L’absence d’une harmonisation du règlement pose différents problèmes au sein de l’industrie :

    • Les informations des patients sont parfois centralisées sur des sites isolés, inaccessibles aux professionnels de la santé en cas de besoin.
    • En raison du manque de normes établies, les dossiers médicaux peuvent être hébergés sur des serveurs publics non sécurisés, à la portée de potentiels tiers malveillants.

    Plus de 40 000 dossiers de patients ont été compromis, dont certaines personnes infectées par le VIH, ont rapporté les autorités début décembre 2016. Ils auraient été accidentellement rendus publics après avoir été mis en ligne par un laboratoire de Bombay. Les fichiers en question contenaient des détails confidentiels, comme les noms, les adresses, les dates de naissance et des résultats de tests sanguins.

    La mission de l’Autorité nationale d’e-santé serait d’imposer la mise en place de pratiques cohérentes et standardisées pour :

    • la gestion des informations personnelles des patients (identités) ;
    • la saisie et la récupération des données ;
    • l’échange de messages entre professionnels et patients ;
    • le cryptage des données traitées.

    Le projet NeHa est en train d’être examiné

    La création d’une Autorité nationale d’e-santé doit être validée par une loi votée par le Parlement. La procédure est en cours. La note de consultation pour le projet NeHa est actuellement ouverte aux commentaires du public.

    Des normes déjà mises en place pour les dossiers électroniques

    Le MoHFW a déjà fait certains efforts ces derniers mois pour améliorer le protection des données de santé des patients par la mise en place de pratiques standardisées pour les dossiers médicaux et les dossiers de santé électroniques (EMR et EHR).

    Les « EMR/EHR Standards for India » (« normes EMR/EHR pour l’Inde ») ont ainsi été instaurées en 2013 par le gouvernement indien, après de longues discussions avec les parties prenantes.

    En 2014, l’Inde est devenu membre de l’Organisation internationale pour le développement de normes terminologiques des soins de santé (IHTSDO).

  • Big data : dix recommandations stratégiques pour renforcer les systèmes de santé (étude de l’UE)

    Le recours au big data dans le secteur de la santé pourrait notamment améliorer la pharmacovigilance et renforcer les systèmes de santé grâce à l’analyse d’importants volumes de données, c’est ce que montre une étude de la Commission européenne publiée le 16 décembre 2016.

    La Commission européenne présente des cas d’usages et formule 10 recommandations stratégiques afin de renforcer les systèmes de santé.

    Le rapport estime que l’exploration et l’interprétation de volumes importants de données permet d’ »améliorer la pharmacovigilance et la sécurité des patients, grâce à la capacité de prendre des décisions médicales plus éclairées fondées sur des informations directement transmises aux patients ».

    L’étude intiltulée « big data dans le domaine de la santé publique, de la télémédecine et des soins médicaux » a été commandée par la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne et par l’Agence exécutive pour les consommateurs, la santé et l’alimentation (Consumers, Health and Food Exectucive Agency, CHAFEA).

    Les dix recommandations stratégiques de l’étude

    Les dix priorités essentielles dans la mise en relation entre les big data et les pratiques exercées dans la santé publique

    • Développer et mettre en œuvre une stratégie de communication pour sensibiliser à la valeur ajoutée du big data de la santé et promouvoir une image positive du big data de la santé.
    • Renforcer le capital humain par rapport au besoin croissant d’une main d’œuvre qui peut tirer profit du potentiel du big data de la santé.
    • Développer et diversifier les sources existantes de big data de la santé et en découvrir de nouvelles, garantir leur qualité et assurer leur protection.
    • Promouvoir l’accès libre et le partage des big data sans compromettre le droit des patients à la protection de leur vie privée et à la confidentialité
    • Appliquer de manière ciblée les résultats des analyses de big data en se basant sur les besoins et les intérêts des parties prenantes, y compris les patients.
    • Identifier les potentiels de l’analyse des big data, améliorer les méthodes d’analyse et promouvoir l’utilisation de méthodes novatrices.
    • Mettre en œuvre des mécanismes de gouvernance qui assurent un accès et une utilisation équitable et en toute sécurité des big data pour la recherche médicale
    • Développer de normes techniques pour le big data de la santé afin de simplifier leur application et améliorer leur interopérabilité.
    • Assurer un investissement réfléchi guidé par la Commission européenne afin de garantir rentabilité et durabilité.
    • Clarifier et aligner les réglementations existantes des big data de la santé concernant la protection de la vie privée.

    Les dix exemples d’utilisation du big data en santé

  • Entrepôts de données : les CHU doivent travailler en réseau (Assises des CHU)

    Les CHU doivent élaborer une approche en réseau de leurs entrepôts de données pour affronter la compétition internationale. C’est la conclusion à laquelle ont abouti les intervenants de la session consacrée au big data lors des 15e Assises hospitalo-universitaires le 9 décembre 2016 à Toulouse.

    Améliorer le parcours de soins

    Anita Burgun, Pr à l’hôpital européen Georges Pompidou, a présenté les avancées permises  par l’exploitation des entrepôts de données :

    • développement de nouveaux types de recherche par comparaison de populations de patients ;
    • aide au diagnostic et à la thérapeutique pour les maladies rares grâce à la recherche de patients similaires;
    • amélioration de la qualité du parcours de soins.

    Selon elle, l’utilisation des entrepôts de données, connectés à des biobanques, ainsi que la création de centres d’excellence en traitement des données de santé permettront de créer des systèmes de santé apprenants.

    Sécurité et technicité

    Marc Cuggia, Pr au CHU de Rennes, a présenté l’entrepôt de données ehop, commun aux 6 CHU du Grand Ouest. Il a insisté sur la nécessité d’étendre le périmètre des données recueillies à celles du SNIIRAM et des objets connectés, ce qui devra s’accompagner d’une évolution des infrastructures  en matière de sécurisation et de technicité.

    En conclusion, il a souligné l’importance pour les CHU de concevoir une approche en réseau afin d’affronter la compétition internationale.