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  • EHR : Stanford et Google vont développer un projet pilote facilitant la retranscription numérique

    Stanford Medicine et Google Research viennent de lancer un projet pilote visant à étudier l’utilisation d’un transcripteur numérique afin de faire gagner du temps aux médecins concernant la saisie des données dans les dossiers de santé électronique (EHR) et ainsi d’améliorer l’interaction médecin-patient.

    EHR : l’intégration des données est chronophage pour les médecins

    L’utilisation d’un dossier de santé électronique (EHR) et plus précisément le temps passé à consulter son compte mais aussi à saisir les données des patients sont des sources de frustration et de stress souvent citées par les médecins et les cliniciens.

    Il y aurait d’ailleurs un lien entre l’utilisation des EHR et l’épuisement professionnel des médecins, révèle une étude récemment réalisée par Mayo Clinic, une fédération hospitalo-universitaire américaine.

    Vers la mise en place de transcripteurs numériques

    Stanford Medicine et Google Research vont collaborer dans l’optique de mettre eu point un système basé sur l’usage de transcripteurs numériques pour entrer les informations dans les dossiers de santé électroniques, permettant ainsi aux médecins de se concentrer davantage sur les patients que sur les tâches informatiques.

    Reconnaissance vocale et machine learning

    Le dispositif fonctionne par l’intermédiaire d’une technologie de reconnaissance vocale et d’outils d’apprentissage automatique (machine learning) pour qu’il puisse entrer automatiquement les données issues d’une consultation dans un système EHR, indique un article publié sur le blog du Stanford Scope.

    Une étude pilote va être lancée à petite échelle

    Steven Lin, directeur médical de Stanford Family Medicine, travaille avec Google Research sur l’étude pilote, qui s’étendra sur neuf mois et au cours de laquelle les neuf médecins de la clinique Stanford Family Medicine testeront le dispositif. Les patients de la clinique auront également la possibilité de participer au projet.

    Le billet posté sur le blog de l’institution précise que les médecins porteront un microphone afin d’enregistrer la consultation. Les membres de l’équipe sollicités dans le cadre de cet essai se serviront ensuite d’algorithmes d’apprentissage automatique pour détecter les éléments des enregistrements audio qui peuvent être utilisés pour compléter automatiquement les notes des médecins relatives au suivi des patients.

    L’étude pilote permettra d’identifier les défis à surmonter et indiquera si la mise en place d’un transcripteur numérique est réalisable, a précisé M Lin, le but étant de développer un outil qui puisse être établi à grande échelle.

  • Afrique de l’Ouest : vers une numérisation globale des systèmes d’information hospitaliers

    De plus en plus de systèmes d’information axés sur la santé (SIS) se développent actuellement en Afrique de l’Ouest. Les dispositifs mis en place visent à améliorer la productivité des professionnels de la santé et la relation médecins-patients, encore trop négligée dans les systèmes de santé africain.

    Cette évolution fait partie des initiatives répondant à l’une des priorités fixées dans le cadre du programme de développement durable établi par l’Organisation des nations unies, soit l’amélioration de l’accès aux soins.

    La modernisation des hôpitaux africains doit être accélérée

    Les hôpitaux africains doivent aujourd’hui faire face à de nombreux défis, liés notamment :

    • à la formation et à la compétences des personnels de santé ;
    • à la légitimité des intervenants dans la chaîne de soins ;
    • à la logistique des centres de soins et des hôpitaux de districts ;
    • à la qualité de la prise en charge du patient ;
    • à la relation entre les soignants et les malades ;
    • à l’accompagnent des familles.

    Le principal objectif est d’améliorer la performance globale des organismes de soins en Afrique, et en particulier dans l’ouest du continent.

    La numérisation des systèmes hospitaliers fait partie des priorités en Afrique

    L’une des solutions envisagées par les spécialistes du secteur est d’investir dans le numérique.

    L’ensemble des challenges à relever pour un développement réussi de la e-santé dans des économies en développement « se traduit aussi bien en termes de coûts structurels et financiers qu’en termes sanitaires, techniques et organisationnels, voire bien évidemment en termes sociopolitiques, économiques et de santé publique », résument des spécialistes du secteur dans une analyse centrée sur le déploiement de la santé numérique en Afrique de l’Ouest (The Conversation, novembre 2017).

    Une transformation difficile

    « Le déploiement de systèmes e-santé peut être l’opportunité (…) de replacer le patient au cœur du dispositif. »

    Les experts à l’origine de l’analyse rappellent cependant que les tentatives de réformes hospitalières entamées depuis les années 1990 pour moderniser le système hospitalier africain n’avaient pas réellement affecté les stratégies organisationnelles.

    Ils précisent qu’il y a eu des tentatives intéressantes amorcées dans certains pays mais qu’elles ont finalement échoué. Les spécialistes prennent en exemple le cas du Burkina Faso, où les données de santé issues de projets pilotes n’ont pas produit l’impact attendu en raison, entre autres, du manque de fiabilité des informations collectées et d’une insuffisance au niveau de l’informatisation des processus.

    « Ces projets se résument souvent à des initiatives isolées, fragmentées et centrées sur la gestion comptable et administrative plutôt que sur la gestion globale du dossier e-santé. »

    E-santé : l’émergence de quelques projets prometteurs

    Les auteurs de l’analyse ont néanmoins observé que d’autres projets centrés sur la santé numérique, plus prometteurs, étaient en train d’être développés dans différents pays africains, bien qu’ils soient embryonnaires et dédiés à une zone géographique restreinte.

    Voici quelques exemples, parmi les plus encourageants :

    Des résultats encourageants mais des défis restent à relever

    Le système d’information mise en place au sein de l’HN-BC présente certaines limites, telles qu’un manque d’implication de certains acteurs du secteur et une hiérarchisation encore trop accentuée au niveau organisationnel, mais il a tout de même la capacité d’entraîner la délivrance de meilleurs résultats pour les patients et, en particulier :

    • une meilleure traçabilité du parcours patient en interne avec une prise en charge plus sécurisée du patient ;
    • une meilleure collaboration entre les fournisseurs des soins ;
    • une meilleure transparence des coûts de production.

    L’amélioration de la relation médecins-patients est l’une des préoccupations majeures

    Reste encore à travailler la qualité de la relation soignants-patients, notamment en permettant aux malades d’intervenir sur le système d’information en leur créant un compte personnel.

    Le développement de nouvelles solutions, comme le « livret d’accueil » créé en 2014 par l’HN-BC, pourraient permettre de résoudre les problèmes persistants.

    Le livret d’accueil est un outil conçu pour améliorer la communication entre les professionnels de la santé et les patients. Une fois validé, il est placé au chevet du malade. Il donne au patient un accès à toutes les informations enregistrées par l’équipe médicale sur son séjour au sein de l’hôpital.

    L’importance d’une collaboration entre les sociétés high tech et l’industrie de la santé

    La collaboration entre le secteur de l’high tech et l’industrie de la santé apparaît aujourd’hui comme essentielle pour moderniser les centres hospitaliers d’Afrique de l’Ouest.

    Le rôle des start-up dans le domaine de la heath tech est aussi primordial, qu’il s’agisse de sociétés locales ou étrangères.

  • Valeur, données et IA au coeur de « Digital Disruption-Health&Tech for People », Paris, le 13/12/2017

    La conférence internationale intitulée « Health & Tech for People, Digital Disruption » organisée par Care Insight et son Cercle des décideurs Numérique et Santé à Paris le 13 décembre 2017 se propose d’examiner l’approche de « digital disruption » en santé et de découvrir de nouveaux moyens d’amélioration de l’organisation des soins et de la prévention, à travers trois axes principaux:

    • les attentes des citoyens-patients ;
    • la façon dont le digital bouscule le parcours patient ;
    • le value-based care comme solution pour la e-santé.

    Des experts français et internationaux représentant gouvernements, professionnels de santé, industrie et associations vont se côtoyer pendant l’événement. Olivier Véran prononcera le discours d’ouverture et des intervenants tels Tim Greacen, Gérard Vincent, Francesca Colombo, Detlev Ganten ou Ain Aaviksoo se réuniront pendant une journée pour animer les ateliers et conférences.

    Le programme complet est disponible ici.

    Programme

    Au programme 3 keynotes d’introduction, 8 conférences, 3 tables rondes et 6 sessions simultanées.

    Les sessions couvrent des thèmes tels la révolution sanitaire à travers le soin centré sur le patient, les résultats du patient, ou encore les innovations comme moteurs de la transformation du système de soin et de la construction d’un système de santé efficace et durable.

    Au cour des ateliers, les 6 thématiques suivantes seront abordées :

    • la continuité des soins ;
    • les thérapies numériques ;
    • le bien-être ;
    • la révolution de l’analyse des données ;
    • l’IA et deep learning (apprentissage profond) ;
    • les essais cliniques.

    Inscription

    L’inscription se fait via le lien indiqué ci-contre et vaut 590 euros.

    Renseignement

    Pour tout renseignement, le formulaire de contact accessible via le lien ci-contre peut être rempli.

  • E-pocrate 2017 : concours pour une meilleure santé grâce à IA, réalité virtuelle, big data, IoT

    La 3e édition du concours en innovation e-santé, E-pocrate, met au cœur de la réflexion sur la médecine du futur et la façon dont les nouvelles technologies – big data, machine learning, robotique, réalité virtuelle, blockchain et objets connectés – la façonnent et l’améliorent.

    Sponsorisés par le Groupe Pasteur Mutualité, Lilly, fabricant de médicaments et onepoint, le spécialiste de la transformation numérique, trois prix spéciaux sont décernés cette année. Deux d’entre eux mettent en avant les projets portant sur la prise en charge des maladies chroniques et l’IA, alors que le dernier est hors catégorie et est réservé à un projet coup de cœur.

    Les participants sont invités à proposer des solutions qui vont changer la pratique de la médecine aussi bien dans les modes de prises en charge qu’en termes de lieux de la médecine, de rôles que tout un chacun peut avoir dans la gestion de pathologies, bref à utiliser le meilleur des nouvelles technologies pour offrir une meilleure santé au plus grand nombre.

    Modalités de participation

    Les équipes de 2 à 5 membres dont la composition reste ouverte devront proposer des solutions innovantes en apportant des réponses aux questions suivantes :

    • Quel sera l’avenir du parcours de soin et comment pourra-t-il être amélioré grâce à ces technologies ?
    • Comment les nouvelles technologies pourront-elles modifier l’avenir de la médecine ?
    • Quelle sera la place et l’utilité des objets connectés pour les patients ou les professionnels de santé ? 
    • En quoi les nouvelles technologies permettront-elles d’aider et de mieux accompagner les patients ?

    Calendrier

    • 14 janvier 2018 : création d’équipes en ligne et dépôt de dossiers comprenant une présentation du projet en 5 slides maximum via le modèle de présélection à télécharger ci-contre ;
    • 22 janvier 2018 – 04 mars 2018 : soumission d’une présentation des projets retenus plus complète (20 slides maximum) ;
    • 29 mars 2018 : présentation des projet par les équipes finalistes lors de la grande finale dans les locaux de onepoint.

    Prix et dotations

    En outre des trois prix des partenaires, les équipes finalistes remporteront les prix suivants :

    • 1er prix : 2000 € de bons cadeaux ;
    • 2e prix : 1000 € de bons cadeaux ;
    • 3e prix : 800 € de bons cadeaux ;
    • 4e prix : 500 € de bons cadeaux ;
    • 5e prix : 300 € de bons cadeaux.
  • Diabète : la plateforme numérique de gestion du diabète d’OnDuo intègre Insulia de Voluntis

    Voluntis, l’éditeur de logiciels compagnons et notamment d’Insulia aidant les diabétiques à définir le dosage quotidien d’insuline adéquat, a annoncé le 28 novembre 2017 l’intégration de cette solution à la clinique virtuelle d’OnDuo, le fournisseur de la plateforme numérique proposant des solutions d’aide à la gestion du diabète de type 2.

    Le partenariat concerne le marché américain et sera déployé dans le cadre de projets pilotes mis en œuvre par les prestataires et financeurs de soins dès 2018.

    Pour le PDG de Voluntis, Pierre Leurent, ce partenariat montre comment en plaçant le patient au centre du soin sa qualité de vie peut être améliorée notablement tout en diminuant la charge qui pèse sur les financeurs des soins.

    Ce partenariat intervient 12 jours après l’annonce de l’agrément de la FDA et du marquage CE de la combinaison d’Insulia et deux deux insulines basales, Basaglar et Tresib.

  • UK : Ieso Digital Health remporte le prix Deloitte Fast 50 2017

    Ieso Digital Health, l’un des principaux fournisseurs de thérapie cognitivo-comportementale en ligne (IECBT), a été nommé par Deloitte comme l’une des cinquante entreprises technologiques à la croissance la plus rapide au Royaume-Uni.

    Il s’agit de la première société health tech à figurer au palmarès Fast 50 du Royaume-Uni, un classement indépendant des sociétés high tech dévoilé en novembre 2017.

    Technology Fast 50 : un classement prestigieux

    Spécialisé dans les services de santé mentale, Ieso est numéro 1 dans la catégorie « sciences et soins » et 23e au classement général des prix Technology Fast 50 de Deloitte au Royaume-Uni.

    Le Deloitte UK Technology Fast 50 est l’un des palmarès les plus prestigieux dans le secteur des nouvelles technologies en Europe.

    Les classements de Deloitte mettent à l’honneur la croissance des entreprises conduite par des équipes d’experts de premier plan et célèbrent l’innovation ainsi que l’esprit d’entreprise en fonction de la croissance des revenus en pourcentage sur une période de quatre ans (de 2013 au 31 mai 2017).

    Santé mentale : Ieso améliore l’accès à la thérapie en ligne au RU et aux USA

    La technologie d’Ieso est en train de transformer la prestation des soins de santé mentale en rendant la thérapie en ligne de haute qualité (IECBT) disponible à la fois pour le système de santé (NHS) du Royaume-Uni et pour celui des États-Unis.

    « C’est un honneur et un privilège d’être classé dans le prestigieux Deloitte UK Technology Fast 50. Ce prix témoigne du travail acharné de l’équipe d’Ieso, qui a créé une plateforme technologique puissante et unique redéfinissant la manière dont la technologie et la science des données dans le secteur hospitalier améliorent simultanément les résultats pour les patients et réduisent les coûts des soins », a déclaré Simon Cartmell, président d’Ieso Digital Health (source : PrnewsWire.com).

    4 années d’investissement

    « La croissance d’Ieso a été soutenue par quatre années d’investissement dans le développement de notre plateforme technologique exclusive, appliquant des connaissances scientifiques de pointe et faisant croître notre réseau de thérapeutes accrédités pour optimiser la vitesse et la facilité avec lesquelles les patients peuvent accéder et bénéficier d’une thérapie cognitivo-comportementale de haute qualité. »

    Santé mentale : un secteur prometteur dans le domaine de la e-santé

    À l’heure actuelle, environ une personne sur quatre a besoin d’assistance pour un problème de santé mentale dans les pays développés, précise M. Cartmell. « L’ampleur des problèmes de santé mentale au Royaume-Uni et aux États-Unis représente une opportunité majeure pour Ieso d’avoir un impact positif et substantiel sur les résultats et les coûts des soins. »

    Ieso Digital Health sera désormais automatiquement intégré au palmarès Deloitte Fast 500 EMEA, qui classe les 500 entreprises technologiques à la croissance la plus rapide en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.

  • Intérêt de la e-santé dans la prévention cardiovasculaire testé (AP-HP, Paris Diderot et Smartsanté)

    Une étude observationnelle à l’échelle nationale est lancée ce 28 novembre 2017 par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et l’IUT de l’université Paris Diderot afin d’évaluer l’intérêt de la santé connectée dans la prévention des maladies cardiovasculaires.

    L’étude sera déployée en partenariat et grâce à l’appui technique de la société Smartsanté et Cardiosens, sa solution de prévention et de prise en charge des maladies chroniques.

    L’appel aux volontaires francophones a été lancé le 20 novembre 2017 et vise l’enrôlement de 5 000 personnes désireuses de procéder à l’évaluation de leur risque cardiovasculaire. Il est ouvert jusqu’au 20 janvier 2018. Les premiers résultats sont attendus pour 2018.

    Lancement de l’étude nationale par l’AP-HP, l’IUT de Paris Diderot et Smartsanté

    Ce sont plus exactement les Dr Boris Hansel et le Pr Ronan Roussel du service d’endocrinologie diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat–Claude-Bernard, AP-HP, le Dr Didier Letourneur, directeur de l’unité INSERM U-1148 et Steeve Reisberg, directeur de l’IUT de l’université Paris Diderot qui seront en charge de conduire l’étude. Les entités auxquelles ils appartiennent travaillent à l’élaboration de programmes innovants et lancent l’étude pour les évaluer.

    Il s’agit de tester l’efficacité d’un programme de prévention et de coaching à distance dans la prise en charge du risque cardiovasculaire, en particulier auprès d’un public :

    • actif consultant rarement son médecin traitant ;
    • ayant un accès limité aux soins notamment dans les déserts médicaux.

    Le déploiement de l’étude outillé par Smartsanté

    La société Smartsanté met à disposition sa solution Cardiosens, une solution en ligne qui permet :

    • d’évaluer sa santé cardiovasculaire ;
    • de suivre sur sa santé la durée et de l’améliorer au quotidien ;
    • disposer de ses données personnelles via un site internet sécurisé qui en garantit l’absolue confidentialité.

    La télémédecine, les objets connectés, les applications de télésuivi et d’e-coaching peuvent constituer une solution adéquate pour développer la prévention et ainsi contribuer à l’efficacité du système de santé. L’étude va s’attacher à démontrer si cela est vrai et surtout à identifier les populations qui peuvent en tirer le plus grand bénéfice afin que les acteurs puissent développer des services ciblés.

  • NEHR : le partage de données bientôt obligatoire pour les professionnels de la santé à Singapour

    Tous les fournisseurs de soins de Singapour pourraient bientôt être tenus d’enregistrer les données de leurs patients sur le dossier national de santé numérique (NEHR), dans le but d’offrir de meilleurs soins aux citoyens de la cité-État.

    La mesure devrait être introduite en 2018 à travers un projet de loi sur les services de santé, a déclaré le ministre de la Santé Kim Yong Gan lors de la première conférence FutureHealth qui s’est tenu à l’école de médecine Lee Kong Chian de Nanyang, le 8 novembre 2017.

    Vers la mise en place de dossiers numériques exhaustifs

    « Les patients ne peuvent réaliser tout le potentiel du NEHR que si les informations [accessibles] sont complètes. Et pour que les données de la NEHR soient complètes, chaque fournisseur et professionnel de la santé doit fournir des informations pertinentes », a déclaré M. Gan (source : Channelnewasia.com).

    Le ministère de la Santé entend donc franchir une nouvelle étape importante dans le cadre du développement de NEHR en exigeant « la contribution obligatoire de tous les [professionnels de la santé], comme les fournisseurs de soins et les laboratoires, afin d’améliorer l’exhaustivité des dossiers ».

    Seuls 3 % des prestataires de soins privés participent au NEHR

    Lancé en 2011, le NEHR est une plateforme qui rassemble des informations sur les patients, telles que la liste des médicaments qu’ils prennent et leurs résultats de tests en laboratoire, provenant de différents fournisseurs de soins. L’information est ensuite partagée entre les différents fournisseurs concernées.

    Actuellement, la contribution au système est volontaire. Quasiment tous les établissements publics fournissent des données mais seulement 3 % des prestataires de soins privés le font aussi. Cela représente une lacune importante, estime Integrated Health Information Systems (IHiS), l’agence nationale de technologie de la santé qui gère le NEHR.

    Dans le secteur des soins primaires, par exemple, pour lequel 80 % des Singapouriens sollicitent des médecins généralistes d’établissements privés, moins de 70 médecins généralistes cliniciens sur les 1 600 pratiquant à Singapour fournissent des données au NEHR.

    Tous les médecins ne sont pas encore passés au numérique

    La principale explication serait que tous les généralistes ne sont pas encore passés au numérique. Selon les chiffres officiels, environ 20 % des prestataires de soins privés dépendent encore d’un système papier. Et même si certains sont équipés, ils devront s’assurer que leurs systèmes informatiques soient compatibles avec le NEHR.

    Un fonds de 20 M. SGD pour couvrir le coût de la mise à niveau

    Afin de couvrir le coût de la mise à niveau, un nouveau fonds de 20 millions SGD (12,5 M €) sera mis en place par le ministère de la Santé, ainsi qu’un soutien technique et clinique.

    Vie privée : les autorités singapouriennes rassurent les patients

    Depuis la création du NEHR, des préoccupations concernant la protection de la vie privée ont émergé. Les autorités ont indiqué qu’il existait des garanties pour assurer que seules les personnes qui fournissent des soins aux patients aient accès à leurs dossiers.

    Un accès sécurisé et des contrôles réguliers

    Par exemple, les fournisseurs de soins utilisent un compte personnel pour se connecter au système. Les informations sensibles sont cachées et les médecins qui ont besoin de ces informations doivent utiliser leur numéro de licence médicale pour y accéder.

    Bruce Liang, P.-D.G. d’IHiS, a également précisé que de nombreux audits et de multiples vérifications sont régulièrement effectuées pour identifier une éventuelle faille dans le système de sécurité.

    Le ministère de la Santé va entamer des discussions avec les acteurs du secteur

    Les autorités s’entretiendront avec les parties prenantes du secteur dans les mois à venir. Elles vont également réfléchir à un moyen permettant aux patients de savoir qui a eu accès à leurs informations.

    Les établissements de santé auront probablement deux à trois ans pour se mettre à jour et s’assurer de répondre aux exigences imposées par le ministère de la Santé si la loi est adoptée.

  • NEHR: Data sharing will become mandatory for healthcare providers in Singapore

    All healthcare providers in Singapore could soon be required to contribute data to the National Electronic Health Record (NEHR), in order to provide better care for the citizens of the city-state.

    Legislation is expected to be introduced in 2018 through a a Healthcare Services Bill, Health Minister Gan Kim Yong said at the first FutureHealth conference held at Nanyang Technological University’s Lee Kong Chian School of Medicine on November 8, 2017.

    Towards comprehensive data

    « Patients can only realize the full potential of the NEHR if the data is comprehensive. And for NEHR data to be comprehensive, every provider and healthcare professional needs to contribute relevant data to it, » Mr. Gan said (source: Channelnewasia.com).

    The Ministry of Health therefore intends to take another important step for the NEHR’s development by requiring « mandatory data contribution by all licensees, such as healthcare providers and laboratories, so as to improve data comprehensiveness for better patient care. »

    Only 3% of private healthcare providers is contributing patient data

    Created in 2011, NEHR is a platform that gathers patients information, such as their medication and laboratory reports from different care providers. The data is shared between the different providers.

    Currently, contribution to the system is voluntary. Almost all public institutions is contributing patient data but, but only 3% of private healthcare providers do so. This represents a significant gap in the data available on the platform, says Integrated Health Information Systems (IHiS), the national health technology agency which manages the NEHR.

    In the primary care sector, for example, where about 80% of Singaporeans visit private general practitioners (GPs), less than 70 out of 1,600 GPs clinics contribute data to the NEHR.

    Not all general practitioners have gone digital yet

    The main reason is that not all GPs have gone digital yet.

    According to official figures, about 20% of private healthcare providers still rely on a paper system. And for those who are digitally ready, they will have to ensure their IT systems are compatible with the NEHR.

    A SGD20 M. fund to defray the cost of upgrade

    In order to defray the cost of upgrade, a new SGD20 million fund (€12.5 million) will be set up, as well as technical and clinical support.

    Privacy: Singaporean authorities reassure patients

    Since the creation of the NEHR, privacy concerns have emerged. Authorities have said that there are safeguards in place to ensure that only those who provide care to patients access their records.

    Secure access and regular audits

    For example, healthcare providers use a personal account to log in to the system. Sensitive information will be tucked away, and doctors who require that information will have to use their medical license number to access it.

    Bruce Liang, CEO of IHiS, also said that they also perform « a significant amount of audits and checks » to look at « what may appear to be irregular or illegitimate access to patient information ».

    The Ministry of Health will talk with industry stakeholders

    Authorities will hold consultations with stakeholders of the sector in the coming months. They will also look into how patients can find out who has accessed their information.

    Healthcare institutions will probably have about two to three years to update and ensure they meet the requirements set by the Ministry of Health if the law is passed.

  • Israël développe des solutions health tech pour mieux répondre aux situations d’urgence

    Huit entreprises vont travailler en partenariat avec l’Institut israélien d’exportation et de coopération internationale (Israel Export Institute and International Cooperation Institute, IEICI) pour apporter leurs solutions aux populations de masse afin notamment de mieux faire face aux problèmes suivant des catastrophes naturelles, a annoncé l’institut début novembre 2017.

    Des solutions d’urgence numériques

    En collaboration avec l’Administration du commerce extérieur du ministère de l’Économie et de l’Industrie, le pavillon d’Israël va apporter des solutions avancées d’urgence et de santé numérique pour chaque patient et chaque situation afin de soutenir les soins intensifs, les soins en cardiologie ainsi que d’autres urgences médicales.

    Des solutions pour améliorer les soins réalisés sur le terrain

    Lorsque les ressources sont limitées, les premiers intervenants, les chirurgiens et les équipes médicales doivent agir rapidement et les technologies qu’ils utilisent doivent être à la hauteur de la situation.

    • Le temps de transport fait partie des points les plus problématiques pour les équipes médicales devant intervenir sur le terrain en cas d’urgence. L’entreprise israélienne Inovytec, qui travaille en partenariat avec l’Israel Export Institute, est prête à fournir de petits ventilateurs intégrés à un appareil portatif léger, les VentWay, afin de permettre au personnel médical d’offrir des soins plus sûrs en dehors de l’hôpital.
    • L’un des autres partenaires locaux de l’Institut, Guide in Medical, est quant à lui spécialisé dans le domaine respiratoire. Il a mis au point un dispositif permettant d’identifier clairement la trachée du patient afin d’assurer des intubations rapides, précises et sûres. L’équipement est basé sur l’utilisation d’un patch d’éclairage électronique non invasif, à placer sur le cou du patient. Il a été conçu pour une utilisation unique et les intubations les plus délicates.

    Mobiliser des financeurs

    L’IEICI soutient également des entreprises de grande envergure qui seraient prêtes à financer de jeunes entreprises pour les aider à se développer. Cnoga Medical, basé à Düsseldorf (Allemagne) et à Or Aqiva (Israël), fait partie de ces start-up. Il s’agit d’une société de surveillance médicale non invasive qui utilise des données provenant d’un capteur d’image afin de fournir des mesures automatiques issues de 14 paramètres sanguins permettant notamment de surveiller de manière non invasive l’état de santé des personnes souffrant de diabète.

    La start-up a reçu un financement de 50 millions de dollars américains (42,5 millions d’euros) en 2017.

    Un marché difficile

    Faire partie du groupe d’entreprises constitué par l’institut israélien permet d’obtenir un accès plus facile aux fournisseurs médiaux, quelle que soit la spécialité.

    Cependant, un grand nombre des produits mis au point par ces sociétés n’ont pas encore été approuvés par la FDA, ce qui signifie qu’il faudra attendre au moins janvier 2018 avant qu’ils puissent être commercialisés. Par ailleurs, plusieurs de ces entreprises sont en concurrence avec d’autres acteurs de l’industrie sur un marché difficile et en constante évolution.