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  • HAD : la HAS met à disposition l’outil ADOP-HAD pour aider à l’orientation des patients

    L’HAD reste sous-utilisée et encore trop peu connue par les professionnels de santé, pointe la Haute Autorité de Santé, qui a développé un outil en ligne d’aide à la décision pour les médecins prescripteurs. ADOP-HAD va leur permettre d’estimer si un patient est éligible ou non à cette modalité d’hospitalisation.

    L’outil est disponible en ligne (voir lien ci-contre) et est compatible avec les ordinateurs, les téléphones portables et les tablettes.

    La HAS a présenté ce nouvel outil le 6 décembre 2017 à l’occasion d’un atelier lors des Universités d’hiver de l’hospitalisation à domicile organisées par la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation à Domicile – FNEHAD.

    Améliorer la connaissance de cette forme d’hospitalisation auprès des professionnels de santé

    L’hospitalisation à domicile – mise en place uniquement sur prescription médicale et avec l’accord du patient et du médecin traitant – permet d’éviter ou de raccourcir une hospitalisation conventionnelle en offrant aux patients la possibilité d’être soignés sur leur lieu de vie. Depuis 2009, elle est reconnue en France comme une modalité d’hospitalisation à part entière. Les soins prodigués se différencient de ceux habituellement dispensés à domicile par la complexité et la fréquence des interventions, mais la modalité d’hospitalisation offre les mêmes conditions de sécurité et de qualité des soins que celles exigées dans un établissement hospitalier.

    Malgré une dynamique volontariste des pouvoirs publics de développer cette modalité d’hospitalisation sur l’ensemble du territoire, l’hospitalisation à domicile occupe encore une place marginale dans le parcours de soins en raison notamment d’une méconnaissance de sa spécificité de la part des professionnels de santé. Face à ce constat, la HAS s’est proposé de clarifier les critères d’orientation des patients et, par le développement d’un outil en ligne, d’aider à la décision d’orientation des patients en HAD à destination de l’ensemble des médecins prescripteurs (de ville ou à l’hôpital).

    Objectifs :

    • sensibiliser les professionnels de santé à l’existence de cette alternative et à la possibilité d’y recourir quand cela est justifié ;
    • répondre à la demande croissante des patients qui souhaitent être soignés à domicile. 

    Mieux évaluer l’éligibilité d’un patient à une hospitalisation à domicile

    Facilement accessible, ADOP-HAD permet aux prescripteurs d’identifier rapidement les patients pour lesquels une demande de prise en charge en HAD est pertinente. Grâce à cet outil, les médecins peuvent tester l’éligibilité à cette modalité d’hospitalisation de tous les patients quelle que soit leur provenance : domicile, hôpital et établissements médico-sociaux ou sociaux avec hébergement.

    L’outil peut être utilisé en amont de la décision d’orientation du patient pour permettre :

    • d’envisager la sortie du patient le plus tôt possible au cours d’une hospitalisation conventionnelle avec hébergement afin de favoriser un retour précoce à domicile ;

    • d’éviter une hospitalisation conventionnelle avec hébergement au profit d’une prise en charge du patient sur son lieu de vie.

    Un outil simple d’utilisation

    ADOP-HAD se présente sous la forme d’un algorithme avec différents critères de sélection à cocher visant à déterminer la pertinence du recours à l’hospitalisation à domicile.

    Centrés sur les besoins en soins des patients, les critères prennent en compte sa situation clinique, mais aussi d’autres aspects tels que le niveau de dépendance ou la vulnérabilité psycho-sociale.

    Ces critères ont été définis à partir de la spécificité des soins administrés en HAD et de façon à englober la diversité des modes de prise en charge qui y sont autorisés.

    En pratique

    Le prescripteur répond à des questions successives (maximum 8 clics) du type « l’état de santé du patient nécessite-t-il l’administration de médicaments de la réserve hospitalière ? »,  « l’état du patient répond-il à l’une des situations suivantes « , etc.

    Au terme de l’évaluation, un document PDF est proposé qui récapitule le résultat et les différents critères sélectionnés. Celui-ci peut être conservé dans le dossier patient et utilisé dans les échanges avec l’équipe de l’hospitalisation à domicile pour décider de l’admission effective du patient. 

  • Observance thérapeutique : la société irlandaise HealthBeacon cherche à lever 5 millions d’euros

    HealthBeacon, société irlandaise spécialisée dans les technologies de santé, a annoncé le 22 novembre 2017 qu’elle cherchait à lever 5 millions d’euros pour se développer au niveau mondial et ainsi atteindre un capital de plus de 8 millions d’euros.

    L’entreprise a récemment développé une plateforme technologique, connue sous le nom de « Smart Sharps System », qui aide les patients à respecter l’observance de leurs traitements par le biais de rappels numériques.

    Des rappels automatiques pour éviter les oublis

    HealthBeacon, qui a fait partie des finalistes de la compétition nationale Irish Times Innovation Awards 2017, a levé plus de 3 millions d’euros à ce jour grâce à des investisseurs comme Elkstone Partners et Oyster Capital.

    Les dispositifs connectés améliorent l’observance thérapeutique

    HealthBeacon souligne que plusieurs études cliniques ont démontré que seulement 50 à 70 % des patients prenaient correctement leur traitement médicamenteux. Les appareils connectés intelligents ont démontré une capacité à améliorer l’observance thérapeutique jusqu’à 27 %, indique une étude menée en 2010 par le Partners Centre for Connected Health (États-Unis).

    Smart Sharps System : un soutien numérique au quotidien

    Smart Sharps System est une application numérique connectée au calendrier personnel du patient précisant quand tel ou tel médicament doit être pris par le malade.

    L’outil envoie des rappels à l’utilisateur pour l’aider à bien suivre son traitement sur le long terme et ainsi à éviter les oublis. Il a été conçu en tenant compte des retours des usagers et en accordant la priorité à l’autonomie des patients.

    Depuis son lancement, 96 % des testeurs ont adopté l’outil conçu par HealthBeacon dans le cadre de leur traitement, précise la société.

    HealthBeacon : vers un développement aux États-Unis

    La solution numérique est déjà disponible en Europe, mais HealthBeacon cherche désormais à la développer à échelle mondiale, en commençant par les États-Unis. La société a récemment révélé son intention d’ouvrir des bureaux à Boston (États-Unis) et à Montréal (Canada).

    « Nous sommes ravis d’annoncer la prochaine phase d’investissement de HealthBeacon alors que nous continuons à évoluer vers une connexion mondiale des soins en participant au déploiement d’une gestion intelligente des médicaments pour les patients (…), a déclaré Jim Joyce, chef de la direction de l’entreprise irlandaise (source : Irishtimes.com). Notre technologie offre de puissantes perspectives aux médecins en leur fournissant des données en temps réel sur leurs patients. »

    E-santé : l’Irlande, un marché producteur de start-up innovantes

    « L’Irlande s’appuie sur sa réputation dans les domaines des sciences de la vie et de la technologie médicale en produisant des sociétés de santé numériques de qualité telles que HealthBeacon, capables de faire face à la concurrence internationale », se réjouit de son côté Liam Kiely, directeur des finances à Cantor Fitzgerald, qui doit mener le futur tour de table de financement de la start-up.

  • Robotics and cutting-edge medical technologies are gaining momentum in the Asian healthcare industry

    In an analysis published in mid-November 2017, the US financial group Bloomberg highlighted the major trends and innovations in the healthcare sector in Asia worth tracking in 2018 and beyond.

    Robotics, gene sequencing and hospital digitization are among the most promising areas in the region.

    Health tech: Asia is getting better

    Although being home to more than half the world’s population, having some of the most dynamic economies in the world and some of the largest markets for pharmaceuticals, Asia has lagged when it comes to develop new healthcare solutions for the future.

    Favorable demographic factors and support from governments

    However, some signs show that Asian markets are changing in a positive way:

    • Asian populations, which are aging rapidly and becoming more affluent, are demanding better care. Investors are trying to innovate more;
    • Many healthcare innovations in Asia are still at a nascent stage and their success isn’t guaranteed but they have the backing of governments wishing to build cutting-edge medical technologies.

    Here are the main sectors in which Asia could become a leader according to Bloomberg’s analysis.

    Australia: the cyborg, the human being of the future?

    Australian scientists are looking for ways to create robotic body parts that can be controlled by the brain to help amputees and others with disabilities to walk or grab something with their hand, for example.

    To restore sight to the blind people

    • Research at the University of Melbourne has led to the creation of a start-up called Bionic Vision Technologies. The company is seeking to commercialize a method that can restore sight to the blind people. The technology uses a device consisting of a camera, a pair of glasses, an external worn vision processing unit and an electrode array that would be integrated behind the retina.
    • Another Australian start-up, Monash Vision Group , is developping a bionic eye system that connects directly to the brain.

    A robot exoskeleton to allow paralyzed people to walk again

    • Another technology developed by a team from the University of Melbourne goes even further. It is based on the implantation of an electrode in a blood vessel located next to the part of the brain that controls movement. The method could be used to control a robot exoskeleton that would allow paralyzed people to walk again.

    Korea, China and Japan: Biological drugs and connected pill

    South Korea and China: the leaders in the manufacture of biologic drugs

    Nowadays, the most sophisticated therapies in the world for diseases such as cancer and arthritis are based on the use of biologic drugs, which are drugs made from living cells or proteins.

    Asia is emerging as one of the leaders in the manufacture of these medicines as well as their cheaper versions, called « biosimilars ». In South Korea, companies like Samsung Biologics, a subsidiary of the high tech giant, sprawling plants with the high-tech capabilities needed to mass produce such complex therapies for international pharma companies. China’s Wuxi Biologics (Cayman) is also an important player in this specific market.

    Japan: the world’s first digital drug approved by the FDA

    In addition, in November 2017, the Food and Drug Administration (FDA) approved the world’s first digital drug, created by the Japanese company Otsuka Pharmaceutical. It is an antipsychotic pill that sends a signal to smartphones once it reaches the gut so that doctors can find out if their patients are taking their medications.

    The smart microchip can now be integrated into Abilify tablets, used to treat schizophrenia, bipolar disorder and other mental illnesses.

    Taiwan and China invest on digital technology to revolutionize hospital system

    Some Asian countries are harnessing the potential of big data to improve medical care.

    For example, Taiwan has been one of the leaders in Asia in the field of medical records digitization. That has allowed researchers at the Taiwan’s National University Hospital to leverage reams of data in interesting ways, according to Isaac Ho, chief executive officer of Venturecraft Group, which says that Taiwanese researchers can analyze in detail records of patients’ treatment as they are generated to decide on nutritional supplements that can be targeted by age, disease and medical history.

    To collect patient data to provide more personalized care

    In China, mobile applications like WeDoctor and Ping An Insurance Group‘s Good Doctor are expanding into brick-and-mortar hospitals to provide end-to-end coverage for patients, from their first online inquiries to a hospital stay, Bloomberg notices. « That allows companies to collect data along the way and provide more personalized care. »

    China at the forefront of genome sequencing

    Precision medicine catches the attention of Chinese researchers

    Chinese researchers are tapping vast troves of data to advance in precision medicine, an emerging science that makes it possible to customize treatments based on the patient’s genetics and characteristics. The country is thus moving forward in an interesting way in the field of genomics.

    Genomics is the mapping of genes. It can provide valuable informationlike a person’s risk for a disease, or how they’ll take to particular medicines. Problem: detecting patterns requires analyzing the genomes of large numbers of people. « That’s where the Chinese have an advantage », Bloomberg said.

    China has the advantage of being able to sequence hundreds of millions of genomes

    While the UK government is working on the sequencing of about 100,000 of their citizens’ whole genomes, and the United States is sequencing 1 million genomes, China is sequencing 100 million, told Laura Nelson Carney (source: Bloomberg), an analyst at Sanford C. Bernstein (USA). « What’s a little different in China is that there’s no big brother fear of who has my data, » she said.

    This comfort in tapping genetic sequencing for preventive medicine has helped private firms like Shenzhen-based Beijing Genomics Institute (BGI) to amass huge databases of their own, Laura Nelson Carney said. Another Chinese company, iCarbonX, is working on layering data from medical records and behavior on top of its analysis of a person’s genome to provide more personalized medical advice, she added.

    Japan: the great potential of « universal » cells

    Japanese companies are trying to capitalize on a Nobel Prize-winning discovery by Japanese scientist Shinya Yamanaka. Mr Yamanaka found that any human cell can be genetically reprogrammed to an embryonic state.

    Based on the results of this groundbreaking research, Japanese firms like Fujifilm Holdings Corporation and Takeda Pharmaceutical have been developing banks of such “universal” cells.

    Some Japanese businesses and scientists have planned to team up to conduct clinical trials in order to try out new therapies using this technology, targeting everything from Parkinson’s disease to spinal cord injuries.

  • La robotique et le numérique se déploient dans le secteur de la santé en Asie, selon Bloomberg

    Dans une analyse publiée mi-novembre 2017, le groupe financier américain Bloomberg met en avant les grandes tendances et innovations à suivre dans le secteur de la santé en Asie en 2018 et au-delà.

    La robotique, le séquençage du génome et la numérisation des hôpitaux font partie des domaines les plus prometteurs dans la région, notamment en Australie, en Chine et à Taïwan.

    Health tech : l’Asie est en train de rattraper progressivement son retard

    Bien qu’elle abrite plus de la moitié de la population mondiale, certaines des économies les plus dynamiques au monde et de grands marchés pharmaceutiques, l’Asie est quelque peu à la traîne lorsqu’il s’agit de proposer de nouvelles solutions pour les traitements de demain.

    Des facteurs démographiques favorables et un soutien des gouvernements

    Certaines évolutions montrent cependant que le continent est en train de rattraper son retard :

    • les populations asiatiques, qui vieillissent rapidement et deviennent de plus en plus en riches, réclament des soins de meilleure qualité et les investisseurs cherchent ainsi à innover davantage dans le secteur ;
    • De nombreuses innovations dans le domaine de la santé du futur n’en sont qu’à leur balbutiement en Asie et leur succès n’est pas assuré mais elles bénéficient du soutien des gouvernement souhaitant encourager le développement du secteur de la health tech.

    Voici les cinq principaux secteurs dans lesquels l’Asie pourrait devenir leader selon l’analyse de Bloomberg.

    Australie : le cyborg, l’être humain du futur ?

    Des scientifiques australiens recherchent des moyens de créer des parties du corps robotisées pouvant être contrôlées par le cerveau du patient équipé afin de permettre aux personnes physiquement handicapées de marcher ou de saisir un objet avec la main par exemple.

    Redonner la vue aux personnes aveugles

    • Des recherches à l’Université de Melbourne ont abouti à la création d’une start-up appelée Bionic Vision Technologies. L’entreprise cherche à commercialiser un dispositif capable de (re)donner la vue aux aveugles. Elle a mis au point un appareil composé d’une caméra, d’une paire de lunettes, d’une unité de traitement de la vue externe et d’un réseau d’électrodes qui serait intégré derrière la rétine.
    • Une autre start-up australienne, Monash Vision Group, est en train de développer un système oculaire bionique qui se connecte directement avec le cerveau.

    Un exosquelette pour permettre aux personnes paralysées de remarcher

    • Une autre technologie élaborée par une équipe de l’Université de Melbourne va encore plus loin. Elle repose sur l’implantation d’une électrode dans un vaisseau sanguin situé à côté de la partie du cerveau qui contrôle le mouvement. L’outil pourrait être utilisé pour contrôler un exosquelette de robot qui permettrait aux personnes paralysées de marcher à nouveau.

    Corée, Chine et Japon : médicaments biologiques et pilule connectée

    Corée du Sud et Chine : premiers fabricants de médicaments biologiques

    De nos jours, les thérapies les plus sophistiquées au monde pour traiter des maladies comme le cancer sont basés sur la prise de médicaments biologiques, soit des médicaments fabriqués à partir de cellules vivantes ou de protéines.

    L’Asie est en train d’émerger comme l’un des leaders de la fabrication de ces médicaments et de leurs versions moins coûteuses, appelées les « biosimilaires ». En Corée du Sud, des entreprises comme Samsung Biologics, filiale du géant de l’high tech, disposent d’usines ayant les capacités technologiques nécessaires à la production en masse de thérapies aussi complexes pour des sociétés pharmaceutiques internationales. La société chinoise WuXi Biologics (Cayman) fait également partie des acteurs importants de ce marché spécifique.

    Japon : la première pilule connectée validée par la FDA

    Par ailleurs, L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) a approuvé en novembre 2017 le premier médicament numérique au monde, conçu par la société japonaise Otsuka Pharmaceutical. Il s’agit d’une pilule antipsychotique qui envoie un signal au smartphone auquel elle est connecté une fois qu’elle a atteint l’intestin pour que les médecins puissent savoir si les patients prennent leurs médicaments.

    La micro puce intelligente va être intégrée dans les comprimés Abilify, utilisés pour traiter la schizophrénie, les troubles bipolaires et d’autres maladies mentales.

    Taïwan et la Chine misent sur le numérique pour moderniser le système hospitalier

    Certains pays asiatiques exploitent de manière avancée le potentiel des big data pour améliorer les soins médicaux.

    Par exemple, Taïwan a été l’un des leaders en Asie dans le domaine de la numérisation des dossiers médicaux. Ce passage au numérique a permis aux chercheurs de l’Hôpital universitaire national de Taïwan d’exploiter en profondeur des milliers de données, explique Isaac Ho, P.-D.G. de Venturecraft Group (source : Bloomberg). Il assure que les chercheurs taïwanais ont désormais la possibilité d’analyser en détail les dossiers relatifs au traitement des patients pour savoir quels suppléments nutritionnels peuvent leur être prescrits en fonction de leur âge, de leur maladie et de leurs antécédents médicaux.

    Collecter de données sur les patients pour fournir des soins plus personnalisés

    En Chine, des applications mobiles comme WeDoctor et Good Doctor de Ping An Insurance Group se développent dans les hôpitaux traditionnels afin d’offrir des services en ligne complets aux patients, de leur première demande de consultation jusqu’à leur séjour à l’hôpital. Cela permet aux entreprises de collecter des données tout au long de leur parcours et de fournir des soins plus personnalisés.

    La Chine à la pointe du séquençage du génome

    La médecine de précision capte l’attention des chercheurs chinois

    Les chercheurs chinois exploitent de vastes volumes de données pour progresser dans la médecine de précision, une science émergente qui permet de personnaliser les traitements en fonction de la génétique et des caractéristiques biologiques du patient. Le pays avance ainsi de manière intéressante dans le domaine de la génomique.

    La génomique est la cartographie des gènes. Elle permet de fournir des informations précieuses permettant à l’équipe médicale de connaître le risque que telle personne a de développer telle ou telle maladie, ou de savoir quel médicament serait plus efficace pour tel patient. Pour être réellement efficace, l’analyse des génomes doit être effectuée sur un grand nombre de personnes. C’est là que les Chinois ont un avantage.

    La Chine a l’avantage de pouvoir séquencer des centaines de millions de génomes

    Alors que le gouvernement britannique travaille sur le séquençage d’environ 100 000 génomes et les États-Unis sur celui d’1 million de génomes, la Chine se penche quant à elle sur le séquençage de 100 millions de génome, souligne Laura Nelson Carney (source : Bloomberg), analyste à Sanford C. Bernstein (États-Unis). « Ce qui est un peu différent en Chine, c’est qu’il n’y a pas la peur du Big Brother et cette crainte de savoir entre quelles mains sont tombées mes données », précise-t-elle.

    Cette facilité à exploiter le séquençage génétique pour la médecine préventive a aidé des entreprises privées comme Beijing Genomics Institute (BGI), basée à Shenzhen, à amasser d’énormes masses de données, explique Laura Nelson Carney. Une autre entreprise chinoise, iCarbonX, analyse les données provenant des dossiers médicaux et des comportements des patients (activités physiques, alimentation…), en plus de proposer une analyse de leur génome permettant au personnel médical de leur fournir des conseils médicaux plus personnalisés.

    Japon : le grand potentiel des cellules souches « universelles »

    Les entreprises japonaises tentent de tirer parti d’une découverte du scientifique japonais Shinya Yamanaka, récompensée par le prix Nobel. M. Yamanaka a découvert que toute cellule humaine pouvait être génétiquement reprogrammée à un stade embryonnaire.

    En se basant sur les résultats de cette recherche révolutionnaire, des sociétés comme Fujifilm Holdings Corporation et Takeda Pharmaceutical ont développé des banques de ces cellules dites « universelles ».

    Certaines entreprises et scientifiques japonais ont prévu de s’allier pour réaliser des essais cliniques afin de tester de nouvelles thérapies utilisant cette technologie, qui permet de cibler tout un panel de maladies et de troubles, de la maladie de Parkinson aux lésions de la moelle épinière.

  • Data : OpenHealth Company lauréate du défi de l’EFS en faveur de l’autosuffisance nationale en PSL

    Le projet PREVI-PSL d’OpenHealth Company a été dévoilé par l’Établissement français du sang (EFS) comme projet-lauréat, dans le cadre de son Challenge Open Data lancé à l’été 2017, à l’occasion de la convention BioFit 2017 à Strasbourg, le 28 novembre 2017.

    Le challenge avait pour objectif de répondre à une demande importante de l’EFS de pouvoir :
    • assurer l’autosuffisance nationale en produits sanguins labiles (PSL : sang total, plasma ou des cellules sanguines d’origine humaine.destinés à être transfusés à un patient) ;
    • mieux appréhender les variations dans la demande et ce dans des conditions optimales de qualité, de sécurité et d’efficience.

    Pour développer sa solution sur mesure, OpenHealth Company va bénéficier de 70 000 euros de Bpifrance.

    OpenHealth Company a proposé une solution technique permettant d’utiliser les données issues de l’EFS, mais également des données ouvertes en provenance des sources telles l’INSEE ou du PMSI (Programme de médicalisation des systèmes d’information).

    La solution PREVI-PSL va croiser et agréger ces données issues de sources diverses en temps réel afin de générer des outils permettant l’anticipation des besoins de PSL, comme des indicateurs d’analyse, tous disponibles sur une plateforme numérique.

    Les DSI d’OpenHealth Company et de l’EFS vont maintenant entamer une collaboration visant à identifier et isoler les données pertinentes et les variables en jeu.

  • Diabète de type 2 : trois organisations UK s’associent à des sociétés health tech

    Les organisations publiques NHS England et Public Health England ainsi que l’association Diabetes UK viennent de s’associer à des entreprises privées, en plein essor dans le secteur de la e-santé, pour tester de nouvelles approches numériques visant à lutter contre le diabète de type 2.

    Un projet pilote, qui devrait être lancé ce mois de novembre, permettra à cinq entreprises et huit régions d’Angleterre de tester une série d’applications, de gadgets, de bracelets et d’autres produits numériques innovants dans le but de réduire le risque de développer la maladie.

    Des coachs santé et des soutiens en ligne

    Les patients qui participeront à ce pilote de grande envergure seront recrutés sur une période de six mois et auront accès à des produits numériques pendant douze mois.

    Tout en fixant et en surveillant numériquement les objectifs des participants, le programme permettra aux testeurs d’accéder à des coachs santé et à des groupes de soutien en ligne.

    Les trois organismes britanniques précisent que certains patients disposeront également d’un dispositif portable pour contrôler leur activité physique et recevoir des messages de motivation ainsi que des instructions, des informations mises pour la première fois publiquement à disposition sur la plateforme du NHS, précise NHS England.

    Des technologies basées sur le coaching personnalisé

    Les dispositifs évalués au cours de ce pilote incluent :

    • Nujjer (UK).
      Nujjer est un bracelet connecté qui surveille l’activité physique, la fréquence des repas et la fréquence des repas. Combiné à une application smartphone, il permet d’accéder à vingt-deux séances pédagogiques centrées sur l’activité physique, l’alimentation et le psychologique (développement de la force mentale).
    • Smart Digital Diabetes Prevention, par Hitachi (Japon).
      Il s’agit d’un portail en ligne dédié à l’auto-évaluation et à la gestion personnelle de sa santé. Il donne notamment accès à un coach professionnel en santé délivrant des conseils et proposant un encadrement personnalisé.
    • Oviva (Suisse).
      La société suisse, qui s’est aussi développée en Angleterre, a mis au point une technologie offrant un programme intensif de huit semaines avec un diététicien expérimenté. L’expert délivre au patient des conseils personnalisés et lui apporte un soutien via une application smartphone et des appels téléphoniques, soutenus par des vidéos et des podcasts.
    • Liva Healthcare (Danemark).
      La plateforme de santé numérique élaborée par Liva Healthcare est destinée aux patients pré-diabétiques. Elle propose elle aussi une mise en relation avec un coach personnel pendant douze mois afin d’aider l’utilisateur à adopter un mode de vie plus sain. Le programme débute par une rencontre personnelle entre le patient et le professionnel de la santé, suivie de séances de coaching personnalisées réparties sur l’année visant à modifier durablement les habitudes alimentaires et sportives de la personne.

    Une intervention ciblée sur le mode de vie ferait reculer les maladies chroniques

    « Il a été cliniquement prouvé [au] Danemark qu’une intervention [centrée sur le changement de] mode de vie pouvait faire reculer les maladies chroniques, telles que le diabète de type 2, a déclaré Rune Bech, co-fondateur de Liva Healthcare (source : Pharmatimes.com). Dans certains cas, les patients n’auront même plus besoin de prendre leurs médicaments. »

    L’entrepreneur estime que la mise en place de ce programme, « le plus important du genre », est une démarche « extrêmement avant-gardiste » de la part du NHS. « L’intervention numérique sur le mode de vie est un moyen très rentable et [facilement] gérable pour les personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2 de faire reculer leurs symptômes. »

    Le programme de prévention du diabète devrait normalement être déployé dans toute l’Angleterre d’ici le mois d’avril 2018.

  • IA et données : General Electric consolide sa position dans la santé en s’associant à Intel et Nvidia

    General Electric (GE) a annoncé un partenariat avec Intel et Nvidia à l’occasion du Congrès annuel de la Radiological Society of North America (RSNA) du 26 novembre 2017 à Chicago, afin d’accélérer l’adoption de l’IA dans le secteur de la santé et notamment développer ses applications à l’imagerie numérique.

    GE compte sur l’utilisation des données générées par les hôpitaux, à hauteur de 50 téracotets par établissement de taille moyenne et par an, alors que l’entreprise estime que 3% seulement sont exploitables.

    Nvidia doit soutenir la société à équiper ses quelques 500 000 appareils d’imagerie médicale d’IA et de nouveaux outils d’échographie devraient naître de l’association avec GE.

    Le partenariat avec Intel prend la forme d’un investissement direct dans un laboratoire commun de développement numérique, le JPAL (Joint Performance Acceleration Lab) et l’intégration aux appareils d’imagerie de GE des fonctionnalités de la plateforme Xeon Scalable d’Intel.

    Détecter les lésions hépatiques et rénales grâce à l’IA plus rapidement

    La fonctionnalité dont les appareils d’imagerie de GE vont être équipés émane du nouveau CT-scan de Nvidia, Revolution Frontier. Ce dernier est relié à la plateforme d’IA de Nvidia et est deux fois plus puissant par rapport aux anciennes générations de cette technologie. Il est notamment adapté à la détection de lésions hépatiques et rénales nécessitant une prise en charge rapide, grâce à sa capacité accélérée d’analyser les données recueillies.

    GE et Nvidia vont également collaborer à l’élaboration de nouveaux outils d’analyse pour l’échographie et misent tout sur l’analyse de données massives, mais plus performante que celle actuellement possible grâce au machine learning.

    Perfectionner la plateforme Intel Xeon Scalable et développer des solutions d’imagerie au sein du JPAL

    GE va exploiter les performances et les solutions d’Intel afin de réduire les coûts associés à l’utilisation de solutions d’imagerie médicale numérique de 25% pour les établissements de santé grâce au cloud notamment. Cette collaboration doit aussi aboutir à la :

    • réduction de risques d’une exposition prolongée ou répétitive aux rayons pour les patients ;
    • réduction du temps nécessaire à l’établissement du diagnostic.

    Les deux sociétés vont également ouvrir un accélérateur de développement de solutions numériques  dans le centre-ville de Chicago. On y développera, testera et validera les innovations qui à termes ont vocation à être intégrées aux solutions d’imagerie matérielles et logicielles de GE Healthcare.

  • Corée du Sud : la société MediBloc lance une plateforme de données de santé centrée sur le patient

    Dans l’optique de remplacer le système d’archivage médical traditionnel utilisé par les hôpitaux, la start-up technologique sud-coréenne MediBloc a entrepris cette année de créer une nouvelle plateforme de base de données sur la santé centrée sur le patient pour que les malades aient davantage le contrôle sur leur dossier médical.

    Le dispositif se base sur l’utilisation de la technologie blockchain.

    Partage des données de santé : MediBloc veut bouleverser le système existant

    Corée du Sud : l’échange de données médicales est interdit

    En Corée du Sud, les dossiers médicaux sont gérés individuellement par les établissements de santé. Les échanges d’informations médicales privées sont interdits et les données des patients sont éparpillées entre les différents hôpitaux et cliniques.

    Objectif : placer le patient au centre du système

    MediBloc cherche à transformer ce système en plaçant les patients au centre du processus.

    Basée à Séoul et à Gibraltar, la start-up a été fondée en 2017 par le Dr. Allen Wookyun Kho, un ancien dentiste et ingénieur logiciel à Samsung Electronics, et le Dr. Eunsol Lee Lee, un médecin certifié en radiologie et en informatique biomédicale. Les deux médecins se sont associés dans l’optique d’améliorer l’écosystème médical actuel en utilisant les technologies numériques.

    Réduire les coûts inutiles grâce à la mise en place d’une base de données unique

    Le fait que les dossiers médicaux personnels soient gérés par les hôpitaux assure la protection des données mais cela entraîne des coûts inutiles pour les patients et les hôpitaux et empêche les malades d’avoir un accès complet à leurs informations de santé, constatent les deux entrepreneurs.

    Par exemple, les patients doivent souvent répéter le même examen de santé chaque fois qu’ils se rendent dans un nouvel hôpital car leur dossier n’a pas été transféré. Il n’existe pas de base de données électronique unique qui conserve l’historique de leurs antécédents médicaux.

    Contourner les restrictions en rendant le patient propriétaire de son dossier

    Malgré les avantages qu’un tel changement induit, il a été impossible jusqu’ici pour les hôpitaux de créer une base de données à accès partagé en raison des restrictions légales existant sur le traitement des dossiers de santé personnels par un tiers.

    La technologie blockchain assure la sécurité des informations

    Cependant, une telle plateforme peut être mise en place si les patients eux-mêmes deviennent des propriétaires et des gestionnaires fiables de leurs dossiers médicaux. MediBloc pense être capable d’établir ce système d’enregistrement médical centré sur le patient en utilisant la technologie blockchain, c’est-à-dire une base de données ouverte et distribuée qui enregistre les informations recueillies parmi tous les participants du réseau.

    Une fois les nouvelles données enregistrées sur une blockchain, elles ne peuvent plus être modifiées, supprimées ou écrasées, un processus qui permet de les sécuriser et d’éliminer les zones ciblées par les auteurs de cyberattaques. Cela signifie que les enregistrements des données de santé sont conservés dans leur état d’origine.

    Concrètement, lorsqu’un médecin saisit les données médicales d’un patient dans la base de données blockchain, elles ne peuvent être modifiées sans que l’opération ne soit immédiatement détectée. Il n’y a pas non plus d’autorité centrale, ici l’hôpital, qui peut potentiellement mal gérer ou perdre les dossiers médicaux des patients.

    Un accord entre le médecin et ses patients

    Les médecins pourront saisir dans le système MediBloc les données médicales d’un patient si ce dernier l’accepte, y compris les résultats de diagnostics, tels que les résultats d’analyses sanguines et les données relatives à un examen d’imagerie médicale, comme les radiographies, les tomodensitogrammes et les IRMs.

    Les patients seront en mesure de gérer toutes leurs informations de santé via leur appareil mobile et pourront recevoir un traitement continu quel que soit l’établissement médical.

    MediBloc : un déploiement basé sur l’utilisation d’une crypto-monnaie

    Un système de récompense pour encourager les patients à rejoindre la base de données

    Pour encourager les utilisateurs à rejoindre sa plateforme, MediBloc prévoit d’appliquer un système de récompense basé sur sa crypto-monnaie, Meditoken. Chaque fois qu’un médecin entre les données d’un patient sur la plateforme, le médecin et le patient concernés se verront attribuer des points convertibles en Meditokens.

    Les patients pourront utiliser leurs Meditokens en espèces pour régler leurs factures d’hôpital ou se procurer divers services numériques de soins, tandis que les instituts de recherche et les entreprises intéressées pourront acheter des dossiers médicaux directement auprès des patients en les payant en Meditokens.

    Vers la mise en place d’un écosystème durable

    Dès que suffisamment d’utilisateurs auront rejoint la base de données de MediBloc, un écosystème actif de « commerce de données médicales » prendra racine, a indiqué M. Koh, précisant toutefois qu’il faudra attendre plusieurs années avant que le système atteigne ce stade (source : Koreaherald.com).

    « L’ICO est un modèle efficace de collecte de fonds »

    À l’heure actuelle, MediBloc collecte des fonds pour développer sa solution grâce à une ICO, un nouveau mécanisme de collecte de fonds par le biais duquel les nouveaux entrepreneurs vendent leurs propres crypto-monnaies aux investisseurs intéressés en échange de crypto-monnaies existantes, comme Bitcoin et Ether.

    « Une ICO est un modèle efficace de collecte de fonds pour une plateforme comme la nôtre, explique M. Koh. Nos investisseurs deviennent naturellement des utilisateurs actifs et des promoteurs de notre [produit] car la valeur de leurs Meditokens croîtra à mesure que la croissance de la plateforme augmentera. »

    Initialement, MediBloc vendait ses Meditokens uniquement en échange de la crypto-monnaie Quantum. Depuis le 27 novembre 2017, les investisseurs peuvent acheter des Meditokens en échange d’autres crypto-monnaies traditionnelles, dont Bitcoin et Ether.

    Un lancement prévu en Chine, en Asie du Sud-Est et aux États-Unis

    MediBloc espère déployer sa plateforme en Corée du Sud d’ici la fin 2018. Ensuite seulement, elle pourra exporter la solution sur d’autres marchés, comme en Chine, en Asie du Sud-Est et aux États-Unis.

  • South Korea: MediBloc launches a patient-centered health database platform

    In an effort to overturn the traditional hospital-led medical recordkeeping system, the South Korean technology start-up MediBloc set out this year to create a new patient-centered health database platform so that patients have more control over their medical records.

    The device is based on the use of blockchain technology.

    Health data sharing: MediBloc wants to transform the current system

    South Korea: exchanges of medical data are prohibited

    In South Korea, personal medical records are managed individually by medical institutions. Private health information exchanges are prohibited and patient’s data usually remains scattered at various hospitals and clinics.

    Goal: to place the patient at the center of the system

    MediBloc seeks to transform this system by placing patients at the center of the process.

    Based in Seoul and Gibraltar, the start-up was founded in 2017 by Dr Allen Wookyun Kho, a former dentist and software engineer at Samsung Electronics, and Dr Eunsol Lee Lee, a certified medical doctor in radiology and biomedical informatics. The two doctors worked together to improve the current medical ecosystem using digital technologies.

    To reduce unnecessary costs with the implementation of a single database

    The fact that personal medical records have been managed by hospitals ensures data protection, but it has caused needless costs for patients and hospitals and prevents patients from having full access to their health information, the two entrepreneurs noted.

    For example, patients often have to repeat the same health exam every time they visit a new hospital, because their file has not been transferred. There is no single electronic database that holds a patient’s health record history.

    to bypass restrictions by making the patients themselves owners of their medical records

    Despite the benefits of such a change, it has been impossible for hospitals to create a shared-access database because of the restrictions on a third party’s handling of personal health records.

    Blockchain technology ensures data security

    However, such a platform can be created if the patients themselves become reliable owners and managers of their medical records. MediBloc believes to be able to build this patient-centered medical record system by using blockchain, which is an open, distributed ledger database that records the information gathered from all participants in the network.

    Once new data is saved on a blockchain, it can’t be edited, deleted or overwritten. This process secures data and eliminates centralized points that are targeted by cyberattackers. This means that health data records are kept in their original state at all times.

    Specifically, after a doctor enters a patient’s medical data into the blockchain-based database, it can’t be changed without being immediately detected. There is also no central authority, here the hospital, that can potentially mishandle or lose patients’ personal health records.

    An agreement between the doctor and his patients

    Doctors will be able to input a consenting patient’s medical data into MediBloc’s system, including diagnostic results like blood test results and medical imaging data like X-rays, CTs scans and MRIs and genetic data.

    Patients « will be able to manage all of their medical data through their mobile device, as well as receive continuous treatment at any medical institution », Mr Koh said (source: Koreaherald.com).

    MediBloc: a development based on cryptocurrency

    A reward system to encourage patients to join the database

    To encourage users to join its platform, MediBloc is planning to apply a reward system based on its cryptocurrency, Meditoken. Every time a doctor enters a patient’s data on the platform, the doctor and the patient will be compensated with points that can be converted into Meditokens.

    Patients will be able to use Meditokens like cash to pay their hospital bills or purchase various digital care services, while research institutes and other companies will be able to purchase medical records directly from patients by paying them via Meditoken.

    Towards the establishment of a sustainable ecosystem

    Once enough users get on board MediBloc’s database, an active « medical data trading » ecosystem will take root, Mr Koh said, adding that it will take several years before the system reaches this stage.

    « ICO is an effective fundraising model »

    MediBloc is currently raising funds to develop its solution through an initial coin offering (ICO), a new fundraising mechanism in which entrepreneurs sell their underlying crypto-tokens to interested investors in exchange for existing cryptocurrencies such as Bitcoin and Ether.

    « An ICO is an effective fundraising model for a platform like ours. Our investors naturally become active users and promoters of our platform, because the value of their Meditoken will rise in tandem with the platform’s growth, » Dr. Koh said.

    At first, MediBloc sold its Meditoken in exchange for only the Quantum cryptocurrency. Since November 27, 2017, investors can purchase Meditokens in exchange for other mainstream cryptocurrencies, including Bitcoin and Ether.

    An expected launch in China, Southeast Asia and the United States

    MediBloc hopes to deploy its platform in South Korea by the end of 2018. Once the system works throughout South Korea the start-up will expand to other markets such as China, Southeast Asia and the United States.

  • Singapore et silver tech : 3 start-up Grants4Apps ont démontré la viabilité de leurs solutions

    Bayer et NUS Enterprise, la branche entrepreneuriale de la National University of Singapore (NUS), ont annoncé fin novembre que trois équipes gagnantes du premier Grants4Apps Singapore Open Innovation Challenge de Singapour avaient démontré avec succès la viabilité de leurs prototypes visant à améliorer l’adhérence thérapeutiques chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques.

    Il s’agit de deux équipes singapouriennes, à l’origine des technologies EyeDEA et Glycoleap (Holmusk), et d’une équipe thaïlandaise, créatrice du dispositif Pill Pocket.

    Une subvention de 10 000 SGD attribuée aux lauréats

    Les solutions mises au point par les gagnants du concours sont particulièrement intéressantes pour les acteurs de la santé puisque l’adhérence aux médicaments est seulement de 50 % sur le long terme, indiquent les chiffres officiels.

    Dans le cadre de leurs récompenses Grants4Apps, les trois start-up lauréates ont bénéficié d’une période d’incubation au cours de laquelle Bayer et NUS Enterprise leur ont accordé une subvention de 10 000 SGD (6 230 €) et un accès à un service de mentorat, à un espace de travail mais aussi à des réseaux mondiaux et régionaux pour les aider à faire progresser leurs projets.

    Les trois équipes ont toutes terminé avec succès la phase initiale d’incubation et les deux sociétés singapouriennes ont eu l’occasion de présenter leurs prototypes et leurs résultats d’essais le 24 novembre 2017, à l’occasion de la finale du concours Modern Aging, axé sur le marché de la silver tech.

    3 solutions qui améliorent les soins à domicile pour les personnes âgées

    Les trois technologies récompensées sont les suivantes :

    Glycoleap, de la société Holmusk (Singapour)

    Il s’agit d’une application qui surveille au quotidien les habitudes alimentaires des patients diabétiques, leur taux de glucose, leurs niveaux d’activité physique, leur poids et leur adhésion aux médicaments. Comme il contrôle le niveau de glucose des patients, les diététiciens peuvent vérifier à distance si un malade a oublié de prendre son médicament.

    La plateforme GlycoLeap offre également aux patients souffrant de diabète un programme numérique structuré visant à changer leurs comportements afin de leur permettre de suivre facilement les progrès réalisés. Elle propose aussi des services de coaching pour les guider et les soutenir.

    Grâce à la sollicitation combinée de la technologie et de l’intervention humaine, l’application permet de mieux surmonter les obstacles entravant l’adhésion au traitement.

    EyeDEA (Singapour)

    EyeDEA est une solution trois-en-un qui a pour but d’améliorer l’adhésion aux gouttes ophtalmiques afin de traiter le glaucome. Elle comprend une carte de prescription de médicaments personnalisable, une boîte de rangement portable intelligente pour les gouttes oculaires et une application mobile interactive.

    La carte de prescription améliore la compréhension des patients vis-à-vis de leur maladie et la communication entre le malade et son médecin. Le dispositif peut être utilisé chez les patients âgés atteints de différents types de maladies chroniques, comme le diabète et les maladies cardiaques.

    Pill Pocket (Thaïlande)

    Pill Pocket est une solution intégrée qui fournit une assistance médicale personnalisée aux pharmaciens pour les patients souffrant d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et de diabète.

    Le dispositif comprend un chatbot lié à des services pharmaceutiques tels que les soins de suivi, le renouvellement des prescriptions de médicaments et la livraison à domicile ainsi que la prise en charge gratuite des patients.

    Pill Pocket dispose également d’une fonction de rappel qui déclenche des alertes via le chat de l’application pour rappeler aux patients qu’ils doivent prendre leur médicament.

    Grants4Apps : un programme pour développer le numérique et l’high tech

    « Le programme Grants4Apps de Bayer encourage et soutient les innovations numériques et technologiques dans le secteur des soins à travers le monde. Le premier chapitre régional du programme à Singapour nous a impressionnés par la qualité et l’originalité des idées qui ont été soumises, a déclaré Claus Zieler, vice-président et directeur des opérations commerciales de la division Asie-Pacifique de Bayer Pharmaceuticals. Au cours des derniers mois, les trois lauréats ont démontré que leurs concepts pouvaient révolutionner la prestation des soins et améliorer les résultats des traitements au profit des patients, des médecins et des soignants. Nous sommes ravis d’avoir l’opportunité de soutenir les gagnants dans l’avancement de leurs idées novatrices. »

    Grants4Apps Singapour fait partie du programme mondial Grants4Apps de Bayer, qui soutient les innovateurs pour leurs idées health tech contribuant à l’amélioration des résultats de santé ou des processus pharmaceutiques.

    Un premier essai réussi en Asie

    Le concours inaugural a été lancé conjointement par Bayer et NUS Enterprise lors du Transforming Aging with Health Innovation Forum, organisé par le Dr. Amy Khor, ministre d’État pour le ministère de la Santé de Singapour.

    80 candidatures venues de toute l’Asie-Pacifique, notamment de Singapour, de Thaïlande, d’Inde, d’Australie, de Taïwan, de Corée du Sud et des Philippines, ont été retenues. Les trois gagnants ont été annoncés en mai à l’Innovfest Unbound 2017.