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  • Silver Economie : La CNIL publie un pack de conformité pour les produits et services de la Silver Eco

    A l’issue de travaux menés en partenariat avec la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), la CNIL publie un « pack de conformité Silver Economie et données personnelles » le 10 janvier 2018.

    Ce référentiel sectoriel de 32 pages permet aux professionnels proposant des produits et services de la « silver économie », de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, qui sera effectif à compter de mai 2018.

    Les produits et applications de la « silver économie » sont de plus en plus présents dans la vie des seniors

    La « silver économie » regroupe l’ensemble des activités économiques, industrielles et de service à la personne qui bénéficient aux seniors. Les produits et applications commercialisés sont destinés à :

    • améliorer le confort et garantir la sécurité des seniors « fragilisés » ;
    • prévenir leur perte d’autonomie ou les accompagner dans l’entrée dans la dépendance ;
    • intervenir auprès de la personne concernée en cas de besoin ou d’urgence vitale.

    Le pack de conformité de la CNIL/FIEEC affiche un double objectif 

    L’objectif de ce pack est double. Il vise à :

    • accompagner l’innovation des industriels en intégrant la dimension « protection des données personnelles » le plus en amont possible  dans la conception des produits et des services ;
    • assurer la transparence et la bonne maîtrise par les personnes âgées de leurs données.

    Faire de ce pack de conformité une « ligne directrice européenne »

    Les auteurs de ce pack ambitionnent d’en faire une ligne directrice européenne en application du règlement 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, abrogeant la directive 95/46/CE (RGPD).

    3 scénarios et les obligations qui en découlent pour les concepteurs de produits et services

    Trois hypothèses de travail ont été retenues pour identifier le cadre et les conditions dans lesquelles le traitement des données peut être réalisé conformément aux dispositions de la loi Informatique et Liberté. La question à laquelle la CNIL tente de répondre à travers ce référentiel est la suivante :

    Dans chaque hypothèse, quelles sont les obligations qui s’imposent aux concepteurs de produits ou de service, au regard de la loi Informatique et Libertés et du règlement général sur la protection des données (RGPD) ?

    Dans chaque cas, le référentiel précise : la finalité, la base légale, la catégorie de données traitées, les durées de conservation, les destinataires, les droits des personnes et les mesures de sécurité à respecter.

    Scénario 1 « IN & IN » 

    • Scénario 1 : Les données sont traitées dans l’espace privé, notamment au sein du domicile de la personne âgée, via des dispositifs qui demeurent sous la maîtrise unique de la personne et pour son usage personnel.
    • Exemple : Système de gestion des éclairages ou des volets roulants que l’usager peut commander via son smartphone.

    Scénario 2 « In & OUT »

    • Scénario 2 : Les données sont traitées dans l’espace privé et transmises à l’extérieur pour fournir un service ou intervenir auprès de la personne.
    • Exemple : Un détecteur de chute permettant au porteur de déclencher une alerte à destination d’un service de téléassistance en cas d’urgence.

    Scénario « IN & OUT & IN »

    • Scénario 3 : Les données sont transmises à l’extérieur pour permettre une intervention auprès de la personne ou pour lui délivrer un service impliquant un pilotage à distance ou l’usage d’un équipement dans l’espace privé.
    • Exemple : Un dispositif équipé de sonde et de thermostats permettant d’alerter les tiers en cas de variation inhabituelle de la température du logement.
  • Focus sur les principaux projets de santé numérique au Vietnam, secteur en plein développement

    Susann Roth, spécialiste senior du développement social à l’Asian Development Bank (Philippines), a livré fin décembre 2017 sur le site HealthInvestor Asia, son analyse du marché de la e-santé au Vietnam. Elle a plus précisément évoqué la manière dont le pays est en train de développer ses capacités dans le secteur de la santé numérique.

    Le gouvernement envisage notamment d’introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours de l’année 2018, de développer les technologies IoT au sein de l’industrie et de mettre en place un cadre légal précis afin d’uniformiser les normes du système de santé.

    Canada, Danemark et Corée du Sud : 3 exemples à suivre en matière d’e-santé

    Susann Roth explique que le Vietnam peut s’inspirer d’autres pays en matière de santé :

    • Le ministère de la Santé regarde notamment de près la situation au Canada, qui a investi 2,15 milliards de dollars US (1,8 Md €) dans son Health Infoway numérique, un programme de développement des données de santé sur internet. Il a réalisé des bénéfices estimés à 16 milliards de dollars US (13,4 Mds €) dans le secteur et ainsi amélioré à la fois la qualité des services de santé, l’accès aux soins et la productivité des équipes médicales en développant les systèmes d’information sur les médicaments, l’imagerie diagnostique et les dossiers médicaux électroniques des hôpitaux et des cliniques.

    Danemark et e-santé : un modèle économique intéressant sur le long terme

    • Le Danemark est, selon la spécialiste, l’une des meilleurs exemples de modèle économique sur le long terme en matière d’e-santé pour le Vietnam. Depuis 2009, le gouvernement danois a dépensé près de 335 millions de dollars US (280 M. €) en cyber-santé, soit environ 1 % de ses dépenses de santé à l’époque. Cet investissement a généré des économies annuelles comprises entre 53 à 78 millions de dollars US (entre 44 M. et 65 M. €).
    • Le pays asiatique peut également s’inspirer de la Corée du Sud, qui a récemment annoncé une augmentation des investissements dans les secteurs médical et sanitaire de plus de 100 millions de dollars US (83,5 M. €) au cours des deux prochaines années, « la majeure partie de cette activité étant concentrée sur la simplification administrative, l’ajustement des réclamations et les dossiers de santé électroniques », précise Susann Roth.

    Les PED peuvent directement « appliquer les dernières technologies à leur contexte »

    « L’avantage des pays en développement est qu’ils n’ont pas besoin de s’appuyer sur les systèmes d’information numériques hérités d’il y a vingt ans, estime-t-elle. Ils peuvent sauter le pas et appliquer les dernières technologies à leur contexte, comme le Vietnam le fait maintenant en passant rapidement du papier au numérique. »

    Data : l’intérêt sera porté sur les données pertinentes recueillies individuellement

    Le Vietnam construit rapidement sa capacité de santé numérique, observe l’experte. Le gouvernement sait que la santé numérique deviendra moins hiérarchique et davantage centrée sur le patient dans les années à venir.

    Les acteurs du secteur se préoccuperont moins des données agrégées sur la population et davantage des données pertinentes recueillies individuellement pour chaque patient. Une meilleure information sur la santé est en effet essentielle pour gérer des maladies chroniques plus complexes, qui nécessitent souvent plusieurs spécialistes et beaucoup d’échanges d’informations sur les patients.

    L’exemple du patient atteint de diabète

    Afin d’éclairer son propos, Susann Roth prend en exemple un patient atteint de diabète souffrant d’hypertension.

    • Il doit consulter un médecin de soins primaires pour effectuer des examens réguliers.
    • Il est également contraint de surveiller son taux de glucose, d’enregistrer les résultats et de consulter des spécialistes pour repérer d’éventuels signes précoces d’effets secondaires dus à la prise de médicaments contre l’hypertension par exemple.
    • Il dispose également d’un fichier complet de ses antécédents médicaux via divers dossiers de santé électroniques, des documents cruciaux en cas d’interventions d’urgence telles qu’une chirurgie et qui permettent de réduire les erreurs de traitement, de faire gagner du temps aux médecins, de limiter les formalités administratives et de faciliter les remboursements d’assurance.

    « Il est donc clair que la santé numérique peut réduire le fardeau administratif de la prestation des soins, améliorer sa qualité, la rendre plus efficace et améliorer l’autogestion [de la maladie pour les] patients. »

    Des « plans ambitieux » pour introduire un DSE national

    « Le Vietnam a [par ailleurs] des plans ambitieux pour introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours des prochains mois ».

    Objectif : mieux gérer les patients au niveau des communautés locales et mieux comprendre les besoins de santé de la population tout en évaluant l’impact du système national d’assurance maladie.

    L’introduction des DSE comporte toutefois de nombreux défis, note Mme Roth. L’un d’entre eux est que les responsables de la santé vietnamiens devront se mettre d’accord sur les normes à instaurer en matière d’information sur la santé. Ils doivent en effet décider quels seront les codes d’échange d’informations à utiliser.

    « La normalisation est la base d’un échange d’informations de santé transparent et sécurisé au sein du système de santé numérique. Il faut une structure de gouvernance de la santé numérique pour permettre aux [acteurs de l’industrie] de déterminer qui a accès aux données, où et comment les données sont stockées et échangées de manière sécurisée (…). Bien sûr, la santé numérique est complexe et des erreurs seront sûrement commises. Mais il est important de commencer quelque part, puis de faire avancer le processus étape par étape. »

    Vers une adoption des technologies IoT

    Les technologies de la santé numérique évoluent également rapidement avec l’adoption de l’Internet des objets (IoT), ajoute Susann Roth.

    La technologie IoT conduira à des systèmes d’information sanitaire plus complexes, « car il faudra connecter plus d’appareils et plus de sources d’informations, idéalement liées aux dossiers de santé électroniques pour obtenir une image complète des patients. Des informations plus détaillées devront être échangées, ce qui dépend également de la bonne gouvernance et de la normalisation », analyse la spécialiste.

    HL7 FHIR : un cadre pour établir des normes au sein de l’industrie

    Le Vietnam a décidé d’utiliser le cadre HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) comme solution pratique pour l’échange de données sur la santé et l’interopérabilité des systèmes d’information.

    HL7 FHIR est un projet visant à l’établissement de normes au sein du secteur de la santé. Il s’agit d’un cadre comprenant divers formats et ressources de données ainsi qu’une interface de programmation d’application pour faciliter l’échange de dossiers de santé électroniques, en particulier dans des systèmes d’information complexes, y compris l’IoT.

    La solution FHIR améliore le partage de documents, comme les fichiers PDF, en exposant directement des éléments de données sensibles en tant que services, explique l’experte. Par exemple, les informations de base, comme les données sur les patients, les admissions à l’hôpital, les rapports de diagnostic et les médicaments prescrits peuvent toutes être récupérées et manipulées via l’URL de l’espace numérique respectif sur lequel elles sont stockées. Ce processus permet d’accélérer l’échange d’informations sur la santé et d’explorer de données à partir de documents complexes.

    « Bien qu’il soit encore tôt pour démontrer pleinement comment HL7 FHIR va modifier les technologies de la santé numérique, les experts prédisent qu’il va fondamentalement changer la façon dont les données de santé sont échangées, indique Susann Roth. HL7 FHIR permettra essentiellement aux pays de créer un « web santé » numérique en utilisant le protocole http comme plateforme d’échange d’informations et ainsi de créer un système d’information distribué, qui fournira des informations pertinentes à chaque utilisateur, tout en protégeant [sa] vie privée. Il encouragera également l’analyse stratégique des big data, la surveillance des patients en temps réel et les feedback [des utilisateurs]. »

    DSE : le Vietnam pourrait devenir un exemple à suivre en Asie

    L’objectif du Vietnam sur le long terme est de développer un réseau de santé connecté qui renforcera la coordination des soins et améliorera l’efficacité du système de santé en termes de coûts, de productivité et de sécurité, avec un accès rapide aux informations nécessaires à la prise de décision.

    « Si tout se passe comme prévu, le Vietnam sera le premier pays à revenu intermédiaire d’Asie à mettre en œuvre des DSE normalisés à l’échelle nationale avec HL7 FHIR », se réjouit Mme Roth, qui, de par son poste au sein de l’ADB, participera à cette transformation.

  • Vietnam: focus on major digital health projects, a sector in full development

    At the end of December 2017, Susann Roth, senior social development specialist at the Asian Development Bank (Philippines), delivered on the website HealthInvestor Asia her analysis of the eHealth market in Vietnam, and more precisely on how the country is developing its digital health capacity.

    Among the government projects are the introduction of a nationwide electronic health record (EHR) system during the year, the development of IoT technologies within the industry, and the implementation of the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework to improve health data exchange and information systems interoperability.

    Canada, Denmark and South Korea: 3 examples to follow in eHealth

    Roth said that Vietnam can be inspired by other countries in the digital health sector :

    • The Ministry of Health is closely watching the situation in Canada, which has invested US$ 2.15 billion (€1.8 billion) in its digital Health Infoway and achieved an estimated US$16 billion (€13.4 billion) in benefits in quality, access and productivity gains from investments made in tele-health, drug information systems, diagnostic imaging, and clinic electronic medical records.

    Denmark and eHealth: interesting long-term savings from going digital case

    • According to the specialist, Denmark is one of the best example of a long-term savings from going digital for Vietnam. Since 2009, the Danish government has spent nearly US$335 million (€280 million) on eHealth, about 1% of its healthcare spending at the time. This investment has generated annual savings between US$53 million and US$78 million (between €44 million and €65 million).
    • The Asian country can also draw inspiration from South Korea, which recently announced that it would increase investments in the medical and healthcare sectors by more than US$100 million (€83.5 million) over the next two years, « with most of this activity concentrated in areas related to administrative simplification, claims adjustment (…) and electronic health records », Susann Roth said.

    Developing countries can directly « apply the latest technologies to their context »

    « The advantage of developing countries is that they don’t have to build on legacy digital information systems from 20 years ago, » she added. « They can leapfrog and apply the latest technology to their context, like Vietnam is doing now by quickly moving from paper-based to digital. »

    Data: an increasingly concern about data content relevant for the individual patient

    Vietnam is rapidly building its digital health capacity, the expert observes. The government knows that digital health will become less hierarchical and more patient-centered in the coming years.

    Sector stakeholders will be less concerned with aggregated population data and more with data content relevant for the individual patient. Better health information is indeed essential for managing more complex chronic diseases, which often require several specialists and a lot of patient information exchange.

    The example of a patient with diabetes

    In order to shed light on the importance of digital data, Susann Roth takes as an example a diabetic patient with hypertension.

    • He/she needs to consult a primary care doctor for regular checkups.
    • He/she is also required to monitor his/her blood sugar levels, record the results, and consult specialists to identify any early signs of side effects due to the use of diabetes medication like hypertension, for example.
    • He/she also benefits from a complete record of his/her medical history through various electronic health records, crucial documents for emergency interventions such as surgery, and which reduce treatment errors, save time, cut red tape, and facilitates insurance reimbursements.

    « It is thus clear that digital health can decrease the administrative burden of care delivery, improving its quality, make it more efficient, and enhance patient self-management. »

    « Ambitious plans » to introduce a nationwide EHR

    « [In particular,] Vietnam has ambitious plans to introduce a nationwide electronic health record (EHR) system in the next months. »

    Goal : to better manage patients at the local community level, and to better understand the health needs of the population « while assessing whether the national health insurance scheme has had actual impact ».

    The introduction of EHRs, however, comes with many challenges, Mrs. Roth noted. One of them is that Vietnamese health officials will have to agree on health information standards. They have to decide which information exchange codes to use.

    « Standardization is the foundation for seamless, secure health information exchange within the digital health system. It requires a digital health governance structure to enable officials figure out who has access to data, where and how the data securely stored and exchanges (…). Of course, digital health is complex, and mistakes will be made for sure. But it’s important to start somewhere, and then take the process forward step by step. »

    Towards an adoption of IoT technology

    Digital health technology is also rapidly evolving with the adoption of the internet of things (IoT).

    IoT technology will lead to more complex health information systems, « since more devices and more sources of information will need to be connected, ideally linked to electronic health records to get a complete picture of patients. More detailed information will need to be exchanged, which again depends on good governance and standardization, » the expert said.

    FHIR: a framework for setting standards in the industry

    Vietnam has decided to use the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework as a practical solution for health data exchange and information systems interoperability.

    HL7 FHIR aims to set standards in the healthcare sector. It is a draft standard describing data formats and resources as well as an application programming interface for the exchange of electronic health records, particularly in complex information systems, including IoT.

    The solution improves the sharing of documents such as PDF files by directly exposing discrete data elements as services. For example, basic information such as patient data, admissions, diagnostic reports, and prescribed medications can each be retrieved and manipulated through their own resource URLs. This speeds up the exchange of health information and allows data mining from complex documents.

    « Although it is still early to fully demonstrate how HL7 FHIR will change digital health technology, experts predict that it will fundamentally change how health data is exchanged, » Susann Roth said. « HL7 FHIR will basically allow countries to create a digital “health web” by using the http protocol as an information exchange platform and thus create a distributed information system, which will provide relevant information to each user, while protecting privacy. It will also encourage strategic big data analytics, real-time patient monitoring, and feedback. »

    EHR: Vietnam could become an example to follow in Asia

    The long-term goal of Vietnam is to develop a connected health web that will enhance coordinated care and will improve health system efficiency in terms of cost, productivity and security, with quick access to the information needed for decision-making.

    « If everything goes according to plan, Vietnam will be the first middle-income country in Asia to implement nationwide standardized EHRs with HL7 FHIR, » said Mrs. Roth, who will be part of this transformation as a senior social development specialist at the Asian Development Bank.

  • Open data locale : Renaissance numérique promeut une approche collaborative

    La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique impose l’ouverture des données aux collectivités territoriales d’ici octobre 2018. Dans une étude publiée le 9 janvier 2018, le think tank Renaissance Numérique constate que « cet objectif est encore loin d’être atteint ».

    Si certaines collectivités s’inscrivent d’ores et déjà dans une démarche d’ouverture de leurs données publiques, d’autres peinent à se saisir de la question. Certaines ont fait le choix de mutualiser leurs efforts au sein, notamment, d’établissements publics de coopération inter-communale (EPCI), donnant lieu à une « approche collaborative des politiques locales » en matière d’open data, comme le relèvent Henri Isaac et Jennyfer Chrétien, auteurs de cette étude.

    La loi dite « Lemaire » du 7 octobre 2016 impose l’ouverture des données publiques aux Collectivités territoriales

    La loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une république numérique, (dite Loi Lemaire) impose aux collectivités territoriales et aux établissements communaux d’ouvrir leurs données publiques d’ici octobre 2018. En effet, l’ouverture des données publiques (ou « open data »), déjà pratiquée par l’Etat et quelques collectivités territoriales, devient désormais la règle et non plus l’exception. Les collectivités locales de plus de 3 500 habitants sont tenues de publier en ligne leurs principaux documents, y compris leurs codes sources, leurs bases de données, et les données présentant un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental.

    Une application tardive des dispositions de la loi Lemaire par les Collectivités territoriales

    A dix mois de l’échéance impartie par la loi (octobre 2018), les auteurs de l’étude constatent que l’objectif d’ouverture des données publiques « est encore loin d’être atteint ». La note publiée par Renaissance Numérique le 9 janvier 2018 « invite l’ensemble des collectivités à se ressaisir de la dimension stratégique de cette nouvelle politique et en appelle à une véritable gouvernance des données au niveau territorial afin de faire de cette loi une base solide et renouvelée de la démocratie locale à l’ère numérique ».

    Une réutilisation modérées des données publiques par les collectivités… 

    Renaissance Numérique cite les chiffres évocateurs d’une enquête réalisée par l’association Décider ensemble. Le « baromètre de la démocratie locale numérique » (2017) révèle les difficultés d’appropriation de l’open data par les collectivités. Si les agents interviewés reconnaissent les bénéfices d’une politique visant à améliorer la transparence de l’action publique et promouvoir le développement des territoires, 46% des sondés déclarent ne jamais avoir entendu parler d’open data ou de gouvernance ouverte, ou ignorer ce dont il s’agit. Les données publiques font l’objet d’une faible réutilisation par les collectivités et la société civile locale. Les recours juridiques sont encore peu nombreux contre les administrations récalcitrantes, qui refuseraient de transmettre des données.

    …malgré des initiatives prometteuses 

    Certaines collectivités s’inscrivent toutefois d’ores et déjà dans une démarche d’ouverture des données publiques, à l’image d’Issy-les-Moulineaux, qui a amorcé sa politique d’open data dès 2012. L’étude de Renaissance numérique invite ainsi le lecteur à consulter la plateforme numérique « data.issy.com », laquelle permet de visualiser des données brutes sous plusieurs formes (cartes, graphiques, etc.) couvrant une diversité de sujet (« les grands projets d’urbanisme à Issy-les-Moulineaux », « Parking deux roues à Issy-les-Moulineaux, etc.).

    L’open data par défaut, qui renvoie aux situations dans lesquelles les données sont mises en ligne à la demande des citoyens, permet aux collectivités de répondre en premier lieu aux attentes citoyennes. Il peut ainsi, soulignent les auteurs de l’étude, « constituer une première étape de mise en oeuvre (de l’open data) ». Des outils gratuits permettent de faciliter cette mise en ligne, telle « data.gouv.fr ».

    Vers une approche collaborative des politiques locales en matière d’open data

    Plusieurs éléments conditionnent la bonne mise en oeuvre d’une démarche d’open data. Le choix de la plateforme qui sert à la mise en ligne des données (quelle configuration des données pour quels impacts sur l’action publique), la maîtrise des données (la plateforme appartient ou non à la collectivité) présentent un intérêt stratégique. Pour lever ces difficultés, certaines collectivités ont choisi de mutualiser leurs pratiques, souvent au sein d’Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    Renaissance Numérique formule diverses recommendations tendant à promouvoir l’open data au niveau local

  • Une Application de suivi pour aider les patients à mieux gérer leur santé mentale (Australie)

    Monsenso, une entreprise danoise qui développe des solutions mobiles pour la santé mentale, a annoncé début janvier 2018 avoir signé un partenariat avec l’association australienne de santé sociale On the Line afin d’épauler les conseillers de l’entreprise.

    Objectif : leur fournir des informations précises sur les patients pour qu’ils puissent les aider à gérer eux-mêmes leur anxiété, leur trouble bipolaire, leur trouble de la personnalité borderline, leur dépression, leur trouble de stress post-traumatique ou leur schizophrénie.

    Une application d’autogestion pour renforcer le lien entre conseillers et patients

    On the Line offre des services de consultation par téléphone mais aussi des services de discussion sur internet, des services de vidéo-conseil et de modération sur les réseaux sociaux 24h/24 et 7j/7 à plus de 80 000 personnes chaque année.

    La solution mHealth de Monsenso agira en tant qu’application proactive d’autogestion pour renforcer le soutien des personnes dans le besoin et la connexion entre les conseillers et les patients. Plus précisément, la technologie offrira un système de surveillance détaillé du quotidien des patients pour que les conseillers On the Line puissent accéder à des informations précises sur leurs clients. Ces données leur permettront d’aider les personnes qui les contactent à mieux gérer leur santé en personnalisant davantage leurs conseils.

    Des données précises seront récoltées sur les patients afin de personnaliser les interventions

    Les clients pourront enregistrer via l’outil diverses informations telles que leur niveau d’humeur et de stress, leurs heures de sommeil, les médicaments qu’ils prennent et les exercices physiques qu’ils pratiquent. Ces données seront intégrées au tableau de bord de l’application pour donner aux conseillers On the Line un aperçu et une analyse historiques pour chacun de leurs clients.

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins ambulatoires »

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins à distance et ambulatoires, estime Thomas Lethenborg, P.-D.G. de Monsenso (source : Monsenso.com). La collecte de données en temps réel et la synchronisation des informations entre clinicien et client peuvent contribuer à améliorer la qualité du conseil psycho-thérapeutique. »

    La technologie de Monsenso aidera les patients à identifier les signaux d’alerte

    « [L’outil] de Monsenso aidera les conseillers à avoir une vision plus claire [de l’état de santé quotidien de leurs clients], a déclaré de son côté Kim O’Neill, P.-D.G. d’On The Line. Pour nos clients, [la technologie] les aidera à gérer leur condition, à identifier les déclencheurs et les signaux d’alerte [afin de] leur permettre de mieux gérer leur santé sociale et leur bien-être. »

  • A monitoring mobile app to help patients better manage their mental disorders (Australie)

    Monsenso, a Danish company that develops mobile solutions for mental health, announced in early January 2018 that it had signed a partnership with the Australian social health association On the Line to support its counselors.

    The purpose is to give them accurate information about their clients in order to help them self-manage their own anxiety, bipolar disorder, borderline personality disorder, depression, post-traumatic stress disorder, or schizophrenia.

    A proactive self-management app to strengthen connection between counselors and patients

    On the Line offers telephone consultation, web chat, video chat and social media moderation services 24/7 to more than 80,000 people each year.

    Monsenso’s mHealth solution will be used as a proactive self-management mobile app to strengthen support and connection between counselors and patients. More precisely, the tool will offer a detailed routine monitoring system to help On the Line counselors access detailed information about their clients. These data will help counselors help clients to better manage their health by refining their interventions.

    Accurate patients data will be collected to improve counselors’ interventions

    Patients will be able to record some health information via the app such as mood level, stress, sleep hours, medications taken, and physical exercise. This data will be integrated into the app’s dashboard to give On the Line counselors an historical overview and analysis for each client.

    « Our mHealth solution is the ideal complement to outpatient care »

    « Our mHealth solution is the ideal complement to remote and outpatient care, » said Thomas Lethenborg, CEO of Monsenso (source: Monsenso.com). « The live-time data collection and synchronization between clinician and client can help enhance the quality of psychotherapeutic counseling. »

    Monsenso’s solution will help patients identify warning signs

    « The Monsenso solution will help counselors have a clearer picture of how their clients feel on a daily basis, » said Kim O’Neill, CEO of On The Line. For our clients, it will help them manage their condition, identify triggers and warning signs and empower them to better manage their social health and well-being. »

  • Cancer du foie : Singapour et la Corée développent la plateforme Avatar pour améliorer le traitement

    Une équipe de scientifiques et de chercheurs issus d’instituts singapouriens a annoncé fin décembre 2017 avoir signé un partenariat avec l’Institute of Refractory Cancer Research du Samsung Medical Center (SMC), basé en Corée du Sud, afin de développer la première plateforme numérique au monde, cliniquement fiable, capable d’améliorer de manière significative le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC), un cancer primitif du foie.

    Vers une étude précise des tumeurs CHC

    Baptisée « Avatar », la nouvelle plateforme fournira des données permettant d’établir des diagnostics et des avis médicaux fiables en fonction du profil de chaque patient et dans un délai de trois semaines, contre trois ou quatre mois en moyenne actuellement.

    Ainsi, l’étude d’échantillons de tumeurs CHC provenant de patients diagnostiqués va pouvoir contribuer à l’élaboration de modèles d’études d’intégration de gènes in vivo et à la délivrance de données permettant d’évaluer l’efficacité des traitements. Ils seront validés dans l’optique de fournir une analyse de précision et d’améliorer les résultats pour les patients.

    Une combinaison des points forts de programmes singapouriens et sud-coréens

    La collaboration visant à déployer la plateforme s’appuie sur les points forts de programmes actuellement développés sur la maladie dans les deux pays, dont principalement :

    • 1. le programme phare de recherche translationnelle et clinique (TCR) sur le cancer du foie de Singapour ;
    • 2. l’Avatar Platform, un programme de recherche translationnelle sur le cancer réfractaire mis en oeuvre par l’Institute of Refractory Cancer Research du SMC.

    « Singapour a atteint l’excellence (…) dans la recherche translationnelle concernant le CHC »

    1. Le programme de TCR a permis d’identifier des cibles thérapeutiques utiles au développement de médicaments et de la médecine de précision. Il combinera l’expertise d’autres programmes issus de l’Institut des sciences du cancer de Singapour (CSI Singapore), du A*STAR’s Genome Institute of Singapore (GIS), de l’Institut singapourien de biologie moléculaire et cellulaire (IMCB), du Centre national du cancer de Singapour (NCCS) et de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    « Singapour a atteint l’excellence dans la recherche en amont et dans la recherche translationnelle concernant le CHC, a déclaré le Pr. Pierce Chow, chercheur principal de l’équipe mais aussi directeur chirurgical de la Comprehensive Liver Cancer Clinic du NCCS, professeur à l’école de médecine Duke-NUS et membre associé de l’université au GIS (source : Enterpriseinnovation.net). Cette initiative rassemble les forces de nos institutions en combinant les efforts de notre programme phare existant dans le cancer du foie avec d’autres programmes. »

    La plateforme sera améliorée afin d’être utilisée pour d’autres cancers

    2. L’équipe souhaite améliorer la plateforme numérique Avatar pour qu’elle puisse être utilisée pour les maladies allant du cancer du cerveau au CHC.

    Elle compte également mettre en place avec le Samsung Medical Center un laboratoire commun basé à Singapour, au sein duquel devraient débuter dans deux ans des collaborations de recherche avec l’industrie pour le développement de médicaments.

    « L’Avatar Platform (…) a été développée avec le soutien du ministère de la Santé et du Bien-être [sud-coréen] pour fournir des traitements aux patients présentant un cancer réfractaire. Nous sommes ravis d’apporter ces technologies et ce savoir-faire à cette collaboration [afin de] créer un effet synergique pour les deux parties », s’est réjoui le Pr. Do-Hyun Nam, chercheur principal du SMC pour cette initiative, directeur de l’Institute of Refractory Cancer Research et professeur au département de neurochirurgie du Samsung Medical Center.

    « Nous espérons (…) offrir le meilleur traitement personnalisé au monde »

    « Grâce à ce partenariat, nous espérons construire un réseau mondial solide pour la médecine de précision et espérons être en mesure d’offrir le meilleur traitement personnalisé au monde pour les patients atteints de cancer du foie », a déclaré le Pr. O Jung Kwon, président du SMC.

    L’équipe espère « accélérer le développement de médicaments »

    « En raison de l’hétérogénéité du cancer du foie, il n’existe actuellement que peu de médicaments ayant une efficacité prouvée pour le cibler, a précisé le professeur associé William Hwang, directeur médical du NCCS. Cette nouvelle plateforme permettra aux chercheurs et aux laboratoires pharmaceutiques de travailler ensemble pour mieux comprendre la maladie. Nous espérons que cela nous permettra d’accélérer le développement de médicaments et d’élargir les options de traitement pour les patients atteints de CHC. »

  • Liver cancer: Singapore and South Korea develop Avatar Platform to improve treatment

    A team of scientists and researchers from Singapore institutes announced at the end of December 2017 that it had signed a partnership with the Samsung Medical Center (SMC) Institute of Refractory Cancer Research, based in South Korea, to develop the world’s first clinically reliable digital platform, capable of significantly improving the treatment of hepatocellular carcinoma (HCC), a primary liver cancer.

    An accurate study of HCC tumors

    Called « Avatar », the new platform will provide patient-specific diagnostics and predictive data in a clinically relevant timeframe of three weeks, versus three-four months.

    Thus, the study of patient-derived HCC tumor samples can contribute to genomic integration in vivo model studies and drug screening data. These will be validated in order to deliver precision analysis and improve patient outcomes.

    Bringing together the strengths of programs from Singapore and South Korea

    The collaboration to roll out the Avatar platform leverages the strengths of programs currently being developed on the disease in both countries, mainly:

    • 1. the Translational & Clinical Research (TCR) flagship program for liver cancer in Singapore ;
    • 2. the Avatar Platform, a refractory cancer translational research program established by the SMC’s Institute for Refractory Cancer Research in Seoul (South Korea).

    « Singapore has achieved excellence (…) in translational research on HCC »

    1. The TCR program has uncovered useful drug targets that provide critical data for drug development and precision medicine. It will combine the expertise of other programs from the Cancer Science Institute of Singapore (CSI Singapore), A * STAR’s Genome Institute of Singapore (GIS), Singapore Institute of Molecular and Cell Biology (IMCB), the National Cancer Center Singapore (NCCS) and National University of Singapore (NUS).

    « Singapore has achieved excellence in upstream and translational research in HCC, » said Prof Pierce Chow, lead principal investigator of the team, surgical director of the Comprehensive Liver Cancer Clinic at NCCS, Professor and Course Director at the Duke-NUS Medical School, and an Associate Faculty Member at GIS (source: Enterpriseinnovation.net). « This initiative brings together the strengths of our institutions, combining the efforts of our existing flagship program in Liver Cancer with other programs. »

    The platform will be improved to be used for other cancers

    2. The team wants to improve the Avatar digital platform so that it can be used for disease areas ranging from brain cancer to HCC.

    It also plans to set up a joint laboratory based in Singapore with Samsung Medical Center, which will start research collaborations with the industry for drug development within two years.

    « The Avatar Platform (…) was developed with strong support from the Korean government’s Ministry of Health and Welfare to provide treatment for refractory cancer patients. We are keen to contribute to these technologies and know-how to this collaboration, which will create a synergistic effect for both sides, » said Prof. Do-Hyun Nam, lead principal investigator of SMC for this initiative, director of the IRCR and professor of the Department of Neurosurgery at SMC.

    Liver Cancer: « We hope to (…) provide the world’s best genome based personalized treatment « 

    « Through this partnership, we are expecting to build a firm global network for precision medicine and hope to be able to provide the world’s best genome based personalized treatment for liver cancer patients, » said Prof. O Jung Kwon , president of Samsung Medical Center.

    The team would like « to accelerate drug development and expand treatment options »

    « Due to the heterogeneity of liver cancer, there are currently only few drugs with proven efficacy to target it, » said associate professor William Hwang, medical director of NCCS. « This new platform will allow researchers and pharmaceutical companies to work together to understand the disease better. We hope this will enable all of us to accelerate drug development and expand treatment options for HCC patients. »

  • Tools4Patient sonde l’effet placebo au cours des essais cliniques grâce au big data

    Tools4Patient, société de biotechnologie belge ayant mis au point Placebell, solution numérique qui repose sur l’analyse des données des participants liées au genre, à la personnalité ou aux antécédents médicaux et autres aspects, a fait, fin décembre 2017, une augmentation de son capital. En doublant son capital d’origine, celui-ci avoisine à présent 5 millions d’euros.

    Les outils de diagnostic et d’analyse de la société dont Placebell, reposant sur des algorithmes prédictifs, visent à identifier la réponse placebo lors des essais cliniques en phase pré-AMM. Cette phase est cruciale dans la vie d’une molécule dont le destin est déterminé par les résultats de ces essais cliniques ; elle revêt des implications financières considérable pour le laboratoire pharmaceutique à l’origine de celle-ci.

    Un enjeu stratégique et financier : la caractérisation de la réponse au placebo

    Commercialisée depuis septembre 2017, la solution digitale Placebell repose sur l’analyse des données des participants des essais cliniques. Sa mise au point a nécessité quatre ans de développement et plusieurs millions d’euros d’investissement provenant aussi bien de fonds privés et de la Région wallonne.

    Les données analysées proviennent d’une part d’un questionnaire renseigné par les patients et d’autre part des données à échelle individuelle définissant des aspects très variées tels que le genre, la personnalité, les antécédents médicaux, etc.

    Selon Dominique Demolle, PDG de Tools4Patient, mieux caractériser la population participante aux tests et optimiser l’analyse des données récoltées permet d’expliquer au moins 30% de la variabilité liée à l’effet placebo. Au final, les entreprises peuvent gagner des mois dans le développement de leurs nouveaux produits et surtout améliorer la prise de décision quant à la poursuite des essais cliniques.

    Ambitions de développement et modèle économique

    Après l’augmentation de capital de fin de 2017, au cours de 2018 une ouverture du capital à de nouveaux investisseurs est envisagée et pourra atteindre plusieurs millions d’euros.

    Elle servira, entre autres, à la diversification de l’offre des solutions proposées et au développement des activités commerciales internationales – notamment aux États-Unis qui concentrent plus de la moitié des essais cliniques menés dans le monde.

    Actuellement, la société a un modèle de rémunération qui est fondé sur la complexité de l’étude à mettre en place et qui représente quelques pourcents du budget global de l’essai clinique.

  • La Korea Internet & Security Agency lance un système d’ordonnances numériques en Corée du Sud

    La Korea Internet & Security Agency (KISA), une organisation gouvernementale sud-coréenne, a annoncé le 12 décembre 2017 avoir signé un protocole d’accord avec deux établissements de soins, le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center, pour créer et mettre en place un nouveau service de numérisation des formulaires de prescription.

    Des ordonnances numériques pour simplifier la démarche du patient

    Dans la plupart des pays, le patient se voit prescrire une liste de médicaments par un médecin à sa sortie de l’hôpital, des informations dont les détails sont imprimés sur un document physique avant d’être remis au patient, qui devra ensuite les transmettre à un pharmacien.

    Afin de simplifier ce processus, la Corée du Sud a entrepris de numériser les documents de prescription pour faciliter leur circulation.

    Le système sera opérationnel dans la première moitié de l’année 2018

    Le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center vont déployer un système via lequel les patients pourront recevoir leurs ordonnances sous format électronique sur leurs appareils mobiles. Ce dispositif leur permettra de constituer une base de données numériques de leurs dossiers de prescription qui pourront ainsi être utilisés pour de futures consultations.

    Le dispositif sera adopté par les deux organismes de santé dans la première moitié de 2018.

    2 millions de feuilles de papier économisées chaque année

    La mise en place d’un accès sur smartphone aux ordonnances permettra d’économiser environ 2 millions de feuilles de papier par an, a précisé la KISA (source : Koreaherald.com). Celle-ci ajoute que les pharmacies auront désormais la possibilité de conserver leurs dossiers de prescription de manière organisée et sécurisée.

    L’agence n’a pas précisé si elle envisageait d’étendre son projet de numérisation à d’autres hôpitaux ou non.