DM

  • Le fournisseur chinois de soins UFH signe un nouveau partenariat de 5 ans avec InterSystems

    Après dix ans de partenariat, le fournisseur chinois de soins à capitaux étrangers United Family Healthcare (UFH), a signé début juin 2018 un nouvel un accord de coopération stratégique pour cinq ans avec InterSystems, un concepteur américain de plateformes informatiques pour des applications médicales, commerciales et gouvernementales.

    L’ensemble du réseau de santé de l’UFH est soutenu par le logiciel TrakCare d’InterSystems, une solution de dossier médical électronique (EMR) unifiée qui permet de partager les informations sur les patients en temps réel. Grâce à ce dispositif, les médecins et les infirmières peuvent fournir des soins de manière plus efficace, sur la base de décisions éclairées, de manière cohérente et coordonnée dans toutes les installations du groupe.

    InterSystems a contribué au développement du groupe UFH

    Roberta Lipson, P.-D.G. de United Family Healthcare, a reconnu dans un communiqué le rôle joué par InterSystems et son outil TrakCare dans le succès du fournisseur de soins, en l’aidant à délivrer des services de qualité supérieure et une excellente expérience patient, tout en répondant à la demande croissante.

    « Dans le passé, nous ouvrions un nouvel hôpital toutes les quelques années. Cette année, [nous faisons de même] tous les quelques mois, a déclaré Mme Lipson (source : Prwire.com.au). InterSystems a toujours été prêt à répondre rapidement à nos besoins. Parfois, nous les mettons sous pression, mais ils ont toujours livré. »

    UFH utilise le dispositif TrakCare depuis 2008

    Depuis 2008, UFH utilise la solution TrakCare pour améliorer continuellement la qualité de ses services de santé. Fin 2017, le centre de soins Beijing United Family Healthcare – déjà accrédité par la Joint Commission International (JCI) – est devenue la première organisation de soins privée en Chine certifiée par HIMSS à atteindre l’étape 6 du modèle d’adoption de dossiers médicaux électroniques pour les patients hospitalisés (EMRAM).

    Le fait que la solution TrakCare puisse être déployée facilement sur plusieurs sites, tout en prenant en charge plusieurs langues et plusieurs devises, a également facilité la rapide expansion du fournisseurs de soins chinois.

    IT : InterSystems domine le marché de la santé

    Mettant en avant ses partenariats sur le long terme signé avec divers fournisseurs de soins, l’entreprise américaine de données et de connaissances IT dans le domaine de la santé KLAS Research a récemment désigné InterSystems comme étant un fournisseur de premier plan (« A-list » vendor) dans son rapport « Decision Insights 2018 ».

    L’analyse indique qu’InterSystems a fait ses preuves sur le marché, avec une satisfaction globale des utilisateurs assez élevée et de très bons résultats au niveau de la fidélisation de la clientèle.

    « United Family Hospitals a été le premier client TrakCare d’InterSystems en Chine, a déclaré Luciano Brustia, directeur national de la Grande Chine pour InterSystems. L’autonomisation de nos partenaires pour [garantir notre succès] est ce sur quoi nous nous concentrons et ce que nous continuerons à faire avec UFH. »

  • China: Healthcare provider UFH signs a new five-year agreement with InterSystems

    After ten years of partnership, China’s largest foreign-invested healthcare provider United Family Healthcare (UFH) signed a new five-year strategic cooperation agreement in early June 2018 with InterSystems, a US-based leader in information technology platforms for healthcare, business and government applications.

    The entire UFH healthcare network is supported by InterSystems’ TrakCare software, a unified EMR solution that enables real-time patient information sharing. Through this system, doctors and nurses can provide more effective healthcare, based on informed decisions, in a coordinated manner across all facilities.

    InterSystems has contributed to the development of UFH

    Roberta Lipson, CEO of United Family Healthcare, recognized that InterSystems and TrakCare have played a role in the success of the Chinese provider, helping it deliver premium quality services and a great patient experience, while responding to the growing demand.

    « In the past, we opened a new hospital every few years. This year, we started to do the same every few months, » said Mrs Lipson (source: Prwire.com.au). « InterSystems has always been ready to respond quickly to our requirements. Sometimes we put big pressures on them, but they have always delivered. »

    UFH is using TrakCare since 2008

    Since 2008, UFH has been using TrakCare to continually improve the quality of its healthcare services. At the end of 2017, Beijing United Family Healthcare – already accredited by the Joint Commission International (JCI) – became the first private healthcare organization in China certified by HIMSS to achieve stage 6 of the Inpatient EMRAM.

    The fact that TrakCare can be scaled easily across multiple sites, while supporting multiple languages ​​and currencies, has also facilitated the rapid expansion of UFH.

    IT: InterSystems leads the healthcare market

    Highlighting its long-term partnerships with various healthcare providers, US healthcare IT data and insights company KLAS Research recently named InterSystems an “A-list” vendor within its report “Decision Insights 2018.”

    The analysis indicates that InterSystems has demonstrated a track record of high market energy, with high overall customer satisfaction and high customer retention scores.

    « United Family Hospitals was InterSystems’ first TrakCare customer in China, » said Luciano Brustia, country manager of Greater China for InterSystems. « Empowering our partners to succeed is what we are focused on and what we will continue to do with UFH. »

  • La manche connectée de Quantmetry au CHU de Strasbourg pour prévenir le lymphœdème (cancer du sein)

    La start-up Quantmetry, spécialisée dans le développement d’algorithmes alliant big data et IA, a collaboré avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg pour mettre en place une manche connectée qui vise à prévenir les complications chez les patientes d’un cancer du sein, selon un communiqué de la start-up de fin mai 2018.

    La coopération entre les deux acteurs s’inscrit dans le projet « Lymphometry » mené depuis 2015 par le Dr Carole Mathelin dont l’objectif consiste à comprendre l’apparition du lymphœdème, conséquence d’une ablation des ganglions axillaires dans le cadre d’une chirurgie du sein à la suite d’un cancer.

    Le bénéfice de la solution va être testé au cours d’un essai clinique mené par les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg conduit en 2018 et impliquant une cinquantaine de patientes.

    Des capteurs étirables qui veillent

    Le dispositif mis en place par Quantmetry se présente sous la forme d’une manche que les femmes ayant subi une chirurgie à la suite d’un cancer du sein enfilent à leur bras. Les capteurs connectés qui composent la manche sont étirables de façon à s’adapter à la forme du bras et prennent des mesures de la circonférence du bras en vue de détecter un éventuel gonflement.

    Il s’agit d’un complication courante, le lymphœdème, qui peut intervenir après une chirurgie associée à une ablation des ganglions axillaires et la manche doit permettre sa détection la plus précoce possible afin de mettre en place des mesures préventives.

    Big data

    Les mesures effectuées sont recueillies dans une application et servent à des analyses plus approfondies.

    L’application permet d’autres actions comme le renseignement par les patientes des activités menées pour détecter si un type d’activité peut représenter un risque aggravant du phénomène.

    Les données recueillies sont toutes cryptées, désidentifiées et stockées sur un serveur certifié pour l’hébergement de données de santé.

    Quantmetry est spécialisée dans la valorisation des données grâce à la création de solutions fondées sur le machine learning, l’IA et le big data.

  • Les hôpitaux français, théâtres de transformations majeures – Conférence Grant Thornton & Cerner 1/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Catherine Greindre, Directrice général des Hospices civils de Lyon et Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU a ouvert cette journée de conférence en évoquant les principaux questionnements et défis se présentant actuellement aux directeurs généraux d’hôpitaux français. 

    Jean François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges et Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU lui a succédé, évoquant les cinq enjeux actuels du monde hospitalier français.

    Catherine Geindre : DG de CHU – Hôpitaux civils de Lyon, Présidente de la Commission Innovations Technologiques et Organisationnelles au sein de la conférence des DG de CHU.

    Lors de son intervention, Catherine Geindre a souhaité rendre compte des questionnements que se posent actuellement les directeurs généraux d’établissements hospitaliers français.

    Catherine Geindre rappelle que les hôpitaux sont aujourd’hui le théâtre de « transformations majeures ». Les innovations technologiques ont un impact immédiat et tangible sur l’organisation des établissements hospitaliers, sur la prise en charge des patients, et sur l’offre de soins.

    Ces transformations s’accompagnent d’évolutions sociétales : les patients sont de plus en plus connectés et exigeants quant à la qualité des soins et de leur prise en charge. Les directeurs d’hôpitaux doivent répondre aux nouvelles revendications et aspirations des jeunes professionnels de santé. Le contexte actuel est également marqué par des évolutions organisationnelles avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT), et la transformation de la répartition de l’offre de soins. « La réponse aux besoins de santé doit dès lors être plus globale, transversale, décloisonnée, populationnelle ».

     Catherine Geindre relève par ailleurs les évolutions suivantes :

    • la raréfaction de l’expertise médicale ;
    • la réduction du temps des séjours hospitaliers qui nécessite de prolonger la prise en charge des patients dans leur domicile
    • l’autonomisation des patients, qui deviennent des acteurs de leur prise en charge.

    Les technologies et les systèmes d’information sont des leviers et des catalyseurs de transformations du système de santé, selon la directrice des hôpitaux civils de Lyon. Les systèmes d’informations doivent être plus communicants qu’ils ne le sont aujourd’hui, davantage sécurisés, performants, et intelligents.

    L’hôpital public doit par ailleurs s’ouvrir aux enjeux de l’intelligence artificielle. La création récente du health data hub s’inscrit dans cette dynamique. Il doit être en capacité d’intégrer les objets connectés et les enjeux de la médecine personnalisée. Enfin, dans un contexte économiquement contraint, les choix d’investissements sont majeurs et la marge d’erreurs des décideurs publics est très restreinte.

    Jean-François Lefebvre, Directeur général du CHU de Limoges, Président de la Commission des Systèmes d’information et E-santé au sein de la conférence des DG de CHU

    Les hôpitaux sont de plus en plus mobilisés dans les groupements hospitaliers de territoire. D’après Jean-François Lefebvre, les hôpitaux sont des accélérateurs de changement. En confiant la convergence des systèmes d’information hospitaliers à un établissement support la loi est également un élément clé de transformation des établissements hospitaliers. Le Programme « Hôpital numérique » est au même titre un accélérateur de changements, car il participe de l’évaluation de la performance de ces systèmes.

    Mise en garde contre le développement incontrôlé des technologies numériques

    J-F. Lefebvre met les auditeurs en garde contre le développement « débridé » du numérique, des objets connectés, dont on ignore encore tous les développements et usages possibles. Ils soulèvent des questions éthiques et juridiques, dont certaines n’ont pas encore été traitées par les chercheurs et acteurs concernées. 

    Le Directeur général du CHU de Limoges revient ensuite sur cinq enjeux actuels : 

    • 1.L’informatisation des flux et des parcours : les systèmes d’information doivent embrasser une logique de parcours et gérer les flux entre les différents professionnels de santé. Les nouveaux outils numériques sont d’ores et déjà exploitables et ont contribué à refonder la structuration des parcours.
      • La stratégie nationale de santé affiche un objectif d’évaluation, de mesure et de valorisation des établissements et professionnels de santé, qui implique de recueillir les informations et de les rapprocher à des fins d’analyse et de comparaison. Il convient par ailleurs de mieux penser et organiser l’amont et l’aval de la prise en charge des patients à l’hôpital, en utilisant notamment les données de santé du patient.
      • téléexpertise et télémédecine : leur degrés d’opérationalité est désormais important. Elles facilitent l’accès aux soins dans des territoires faiblement pourvus en médecins. Pour faire de la télémédecine un facteur d’accès à des soins de qualité, il doit bénéficier de l’accompagnement de l’Etat, souligne J-F Lefebvre.  
    • 2.Décalage entre les objectifs de convergence des systèmes d’information et la réalité des pratiques : il existe un consensus aujourd’hui sur les modalités logistiques à mettre en œuvre, tels que les entrepôts et les plateformes de partage de données.
      • Une question demeure : quelle répartition des rôles entre les Agences régionales de santé et les établissements hospitaliers ? Jean-François Lefebvre propose de laisser à l’Etat le soin d’organiser la coordination entre établissements de santé et aux GHT, la tâche d’assurer la convergence interne des systèmes d’information.
      • Mr Lefebvre identifie des résistances et des freins persistants « qu’il conviendrait de lever ». Les établissements auront besoins de 12 à 18 mois de travail supplémentaires pour atteindre l’étape intermédiaire de la convergence. « Il faut accélérer nos démarches », rappelle l’orateur, cette accélération étant portée par la demande médicale, et offrir aux médecins un accès facile aux données.
      • Pour les organisateurs des soins, l‘harmonisation des systèmes d’information est essentielle : harmonisation des protocoles, des pratiques médicales, et méthodes de travail seront facteur de qualité et d’amélioration des pratiques.
    • 3.Sécurité : l’ouverture des système d’information place l’enjeu de la sécurité au cœur des préoccupations des directeurs généraux de CHU : J-F Lefebvre constate qu’une culture sur la sécurité des systèmes d’information hospitaliers s’est développée au cours des dernières années.
    • 4.l’intelligence artificielle ouvre des perspectives intéressantes : l’annonce récente de la ministre s’inscrit dans ce sens, la création d’un health data hub est « un chantier vital ». L’IA en imagerie médicale est un enjeux majeur dans un contexte de raréfaction des radiologues.
      • S’agissant des CHU, ils doivent être promoteurs de l’IA en matière d’organisation des soins notamment : Mr. Lefebvre propose de mobiliser les CHU sur la question de l’IA. 
    •  5.facteurs humains : les DSI hospitaliers doivent avoir conscience des enjeux humains des évolutions technologiques, et s’impliquer dans des projets aux cotés des médecins, data scientists, etc. Enfin, des métiers émergent pour assurer la liaison entre les différents acteurs de l’hôpital : il convient à ce titre de mettre en œuvre une nouvelle politique de ressources humaines.

  • India: hospitals invest in AI to better deal with large volumes of patients (IDC report)

    The latest IDC Health Insights report, entitled « PeerScape: Healthcare Practices to Adopt AI in India », published in early June 2018, describes the best practices for artificial intelligence (AI) by hospitals in India.

    The authors of the study believe that the healthcare market, including hospitals, life sciences, medical devices and health insurance companies, is the main driver of AI technology in the region.

    AI-enabled decision support to deal with large volumes of patients

    The hospitals in India treat a number of patients that is incomparable to any other region in the world. This overload is largely due to a serious shortage of primary care physicians, an overcrowded specialty health sector, and doctor consulting time less than two minutes .

    « AI-enabled clinical validation and decision support systems to identify care pathways, facilitate a massive volume of diagnoses, and bolster long-term disease management through patient-centric solutions, will become the key tenets to adding value to patients of the future, »said Anamika Suresh, market analyst for public sector at IDC Asia Pacific (source: Enterpriseinnovation.net).

    AI: Indian health industry expected to make significant progress by 2023

    The bulk of Artificial Intelligence investments reviewed by IDC in 2018 « centered around weaving patient experiences, augmenting clinical and service efficacy, and overall improving operational synergies across an ever-expanding care continuum, » said Gerald Wang, head of public sector, IDC Asia-Pacific. « However, each of them had one common objective: enabling AI for a high volume of patients because of the country’s large population. »

    « Driven primarily by large private hospitals, the Indian health market is expected to make strong and steady strides in the implementation, use, and popularization of AI in the next five years, » he also said.

    Hospitals to invest on deep learning algorithms within two to three years

    According to Mr Wang, hospitals will have passed the stage of experimentation with simple automation over the next two to three years and will begin to invest on deep learning algorithms « that makes sense and generates actionable insight out of the (…) unstructured data sets, from personal and hospital health information management systems. »

  • Etude : gagner 8 mois de survie grâce à une application dédiée au cancer du poumon (ASCO)

    Un oncologue français s’est distingué au congrès mondial sur le cancer, l’Asco, qui s’est tenu à Chicago (Etats-Unis) du 1er au 5 juin 2018. Le Dr Fabrice Denis, oncologue à l’institut interrégional de cancérologie Jean Bernard du Mans, a présenté les résultats d’une étude* portant sur une application mobile dédiée au suivi des malades atteints de cancer du poumon. L’algorithme a permis de mieux repérer les récidives et donc d’améliorer la survie de 8 mois.

    Un algorithme pour repérer les récidives de cancer

    Repérer précocement la récidive d’un cancer représente un vrai gain de chance pour le patient. Cette stratégie permet en effet d’entamer les traitements plus tôt et donc d’améliorer les chances de survie. Fort de ce concept, une équipe d’oncologues français a développé une application mobile avec un algorithme pour surveiller les symptômes du cancer du poumon.

    L’application Moovcare permet aux malades de notifier chaque semaine via son ordinateur, sa tablette ou son smartphone, l’apparition éventuelle de 13 symptômes (fatigue, toux, douleur, perte d’appétit, fièvre, etc). Les proches pouvaient également participer à la notification. Quand l’algorithme suspectait une récidive, un email était envoyé à l’oncologue qui pouvait alors vérifier l’état de santé de son patient et programmer un scanner rapidement si nécessaire.

    Résultats

    Quelque 121 patients atteints d’un cancer du poumon de grade III ou IV ont été inclus dans l’étude et randomisé en deux groupes : une moitié utilisait l’application mobile Moovcare et l’autre moitié bénéficiait d’un suivi traditionnel, soit un scanner tous les 3 mois. Des premiers résultats intermédiaires après un an de suivi avaient mis en évidence une amélioration de la survie de 7 mois dans le groupe Moovcare comparé au groupe contrôle (19 mois de survie contre 12).

    « Sur la base des résultats de notre analyse intermédiaire, nous avons émis l’hypothèse que le bénéfice était dû à la détection précoce des symptômes et des rechutes, ce qui a incité un traitement plus précoce et des soins de soutien », a déclaré le Dr Fabrice Denis.

    Lors de l’ASCO 2018, l’oncologue français a donc présenté les résultats définitifs d’un suivi de 2 ans des patients.

    • La médiane de survie était de 23 mois chez les patients suivis par Moovcare
    • Elle était de 14,8 mois dans le groupe contrôle (scanner tous les 3 mois)

    Une demande de remboursement pour l’appli

    Ces résultats définitifs montrent que la surveillance basée sur un algorithme et supérieure à celle de routine. Les résultats sont significatifs même après un suivi de 2 ans. En fait, comme l’avait déclaré le Dr Denis lors de la publication des résultats intermédiaires et de leur présentation à l’Asco 2016, « si la maladie rechute, ce n’est pas forcément le jour du rendez-vous avec l’oncologue ». En outre, les auteurs de l’étude ont cherché à savoir si l’utilisation de l’application suscitait une anxiété chez les patients. En réalité, ils ont déclaré qu’ils étaient rassurés par rapport à un suivi classique, car ils sont connectés directement à l’équipe médicale.

    L’application MoovCare a été développée par l’entreprise Sivan Innovation. Elle est en cours de déploiement dans des sites pilotes en France et bientôt aux Etats-Unis. Un dossier de remboursement a été déposé en mai 2018.

  • Bien-être : la société KaHa développe un t-shirt intelligent avec un institut singapourien

    KaHa, une société singapourienne à l’origine d’une plateforme IoT, a lancé courant mai 2018 un prototype de t-shirt intelligent centré sur l’amélioration du bien-être, conçu en partenariat avec le Singapore Institute of Manufacturing Technology (SIMTech).

    KaHa a travaillé aux côtés de SIMTech en tant que partenaire clé dans le cadre du développement de la technologie et de la chaîne d’approvisionnement pour le dernier projet de collaboration de l’institut de recherche (CIP) portant sur l’innovation dans les vêtements intelligents.

    CIP : un programme pour accélérer l’adoption des technologies avancées

    Le marché mondial de l’habillement s’élève actuellement à 3,6 milliards de dollars US (3,1 Mds €) et, selon le dernier rapport du cabinet de recherche anglais IDTechEx, le marché mondial de la technologie portable devrait atteindre les 160 milliards USD (137 Mds €) d’ici 2025, indique Enterpriseinnovation.net.

    Le programme CIP, axé sur l’électronique hybride flexible (FHE), vise à accélérer l’adoption de technologies avancées afin de tirer parti de l’énorme potentiel de l’électronique portable intelligente et améliorer l’écosystème local dans le domaine du smart wearable. Le secteur de la santé fait partie des domaines ciblés par les deux partenaires.

    Cinq mois pour aider les entreprises à maîtriser la technologie portable

    Au cours du deuxième semestre 2018, KaHa et SIMTech aideront les entreprises locales à comprendre la technologie portable et ses applications ainsi qu’à créer des prototypes intégrant la technologie des vêtements intelligents dans leurs produits.

    KaHa aidera les fabricants locaux à trouver des idées d’application et à les associer pour produire les prototypes du produit souhaité, comme des chaussures ou d’autres vêtements à destination d’un usage personnalisé dans le domaine des soins infirmiers et des soins basiques. L’adoption et l’adaptation des prototypes et des technologies de KaHa devraient réduire le temps de mise sur le marché initial ainsi que les coûts de recherche et de développement pour les fabricants.

    Flexible Hybrid Electronics : surveiller la fréquence cardiaque

    Le prototype de vêtement intelligent co-développé par KaHa et SIMTech se base sur la FHE, un système qui capte les signes vitaux du corps et les transmet à un module intelligent détachable sur les vêtements.

    Le module trie les données, qui sont ensuite partagées sur la plateforme IoT de KaHa pour être analysées.

    Une alerte envoyée aux utilisateurs quand leur fréquence atteint les 80 %

    Le dispositif surveille la fréquence cardiaque des utilisateurs et les alerte automatiquement lorsque leur fréquence maximale individuelle atteint les 80 %.

    Une application possible dans certaines industries spécialisées

    Il suit également les résultats de l’électrocardiogramme (ECG) intégré au produit et la capacité aérobie maximale (VO2 Max) de l’utilisateur.

    La technologie peut être étendue pour capter d’autres données biométriques, telles que la pression artérielle et la respiration. Les applications peuvent aller, par exemple, de la performance sportive au suivi de l’état de santé et du bien-être au quotidien mais aussi à l’élaboration d’uniformes pour des industries spécialisées où les employés doivent effectuer un effort physique important, comme dans le secteur de la construction.

    « La technologie portable devient invisible et intégrée dans les vêtements »

    « La technologie portable devient invisible et intégrée dans les vêtements, les bijoux et tous les accessoires portables, se félicite Pawan Gandhi, fondateur et P.-D.G. de KaHa (source : Enterpriseinnovation.net). En [le présentant de manière discrète] et en l’intégrant de façon transparente dans la vie quotidienne, nous apportons l’internet des objets aux consommateurs à un tout autre niveau. Dans le cas des vêtements de sport, cela aidera les gens à atteindre leur plein potentiel en matière de performance physique et de bien-être. Avec ce [concept de t-shirt], nous ouvrons la porte à de nombreuses applications possibles au-delà des vêtements de sport. »

  • Wellness: KaHa develops a smart t-shirt with a Singapore Institute

    KaHa, a Singapore-based end-to-end smart wearable IoT platform company, launched in May 2018 a prototype of smart wearable body and wellness-monitoring T-shirt, designed in partnership with the Singapore Institute of Manufacturing Technology (SIMTech).

    KaHa has been working alongside SIMTech as a key strategic technology and supply chain partner for the research institute’s latest Collaborative Industry Project (CIP) on smart apparel innovation.

    CIP: a program to accelerate the adoption of advanced technologies

    The CIP program, focused on flexible hybrid electronics (FHE), aims to accelerate the adoption of advanced technologies in order to take advantage of the huge potential of smart wearable electronics and contribute to improving the local smart wearable manufacturing ecosystem. Health and wellness sectors are among the main areas targeted by both partners.

    The global apparel market is currently stands a US$3.6 billion (€3.1bn) and the latest IDTechEx report predicts that the global wearable tech market to reach US$160bn (€137bn) ) by 2025, Enterpriseinnovation.net said.

    Five months to help businesses master wearable technology

    During the second semester of 2018, KaHa and SIMTech will help businesses understand wearable technology and their applications as well as create prototypes that integrate smart apparel technology into their products.

    KaHa will help guide local manufacturers, brainstorm for application ideas, and partner them to spin-off the prototypes for the manufacturer’s desired product, such as footwear or other clothing intended for customized use in nursing and healthcare. Adoption and adaption of KaHa prototypes and technologies reduce the initial go-to-market time as well as research and development costs for manufacturers.

    Flexible Hybrid Electronics: monitoring heart rate

    Co-developed by KaHa and SIMTech, the smart apparel prototype has printed Flexible Hybrid Electronics, a system that captures body vitals and transmits it to a detachable smart module on the apparel.

    The module cleans the data, which is then shared with KaHa’s IoT platform for analysis.

    An alert is sent to users when their heart rate reaches 80%

    The device monitors users’ heart rate and automatically alerts them when their individual maximum prescribed heart rate reaches 80%.

    A possible application in some specialized industries such as construction

    It also tracks ECG and maximum aerobic capacity (VO2 Max). The technology can be extended to cover other biometric data such as blood pressure and breathing patterns, which will have various applications, from sports performance to health and wellness, for example, and uniforms for specialized industries such as construction.

    « Wearable technology is becoming invisible and incorporated within clothing »

    « Wearable technology is becoming invisible and incorporated within clothing, jewelry and across all wearables, » said Pawan Gandhi, founder and CEO of KaHa (source: Enterpriseinnovation.net). « By becoming inconspicuous and seamlessly weaving it into everyday life, we are bringing the Internet-of-Things to consumers at an entirely different level. In the case of sportswear, this will help people reach their full potential in fitness performance and wellness. With this prototype T-shirt as concept, we open the door to many possible applications beyond sports apparel. »

  • Etude : le machine learning détecte avec précision l’une des complications du cancer du sein

    Les algorithmes d’apprentissage automatique sont capables d’identifier le lymphœdème – l’un des principaux effets secondaires du traitement du cancer du sein – avec une précision de 94%. C’est le résultat auxquels sont parvenus des chercheurs de l’Université de New York. Leur étude* publiée le 29 mai 2018 dans la revue mHealth met en évidence la supériorité de l’intelligence artificielle sur les méthodes de dépistage traditionnelles.

    Les femmes opérées d’un cancer du sein connaissent bien le lymphoedème du membre supérieur. Ce gonflement du bras provoqué par un ralentissement, voire un blocage de la circulation de la lymphe, est l’un des principaux effets secondaires de leur traitement. Les femmes ayant subi un curage axillaire et de la radiothérapie sont particulièrement à risque. Appelé aussi « gros bras », le lymphoedème apparaît souvent discrètement, parfois des années après la chirurgie.

    C’est pourquoi l’Institut national du cancer (Inca) conseille aux femmes de « rester vigilante » et « à l’écoute de leur membre afin de pouvoir signaler au plus vite les premiers signes de lymphoedème » car une détection précoce permet de réduire les symptômes qui peuvent douloureux et invalidants. Mais ce dépistage s’avère très délicat.

    L’apprentissage automatique confronté à 26 symptômes

    Des chercheurs américains ont donc voulu évaluer l’intérêt de l’intelligence artificielle pour détecter le lymphoedème. « Les cliniciens diagnostiquent souvent un lymphœdème en se basant sur l’observation d’un gonflement », a déclaré le premier auteur de l’étude, professeur agrégé de sciences infirmières au NYU Rory Meyers College of Nursing. Cependant, au moment où le gonflement peut être observé ou mesurée, le lymphœdème remonte généralement à un certain temps, ce qui peut conduire à de mauvais résultats cliniques. » Les chercheurs se sont tournés vers l’apprentissage automatique car cette technique a montré sa pertinence dans le traitement de données indépendantes les unes des autres, comme le sont les symptômes du « gros bras ».

    4 types d’algorithmes comparés

    Quelque 355 femmes, issues de 45 états américains, ayant été traitées pour un cancer du sein ont donc été incluses dans l’étude. Pour chacune d’entre elles, les chercheurs ont recueilli des informations d’ordre démographiques et cliniques. En outre, il leur a été demandé si elles éprouvaient l’un des 26 symptômes du lymphoedème.

    Les auteurs de l’étude ont ensuite utilisé ces datas pour nourrir cinq types d’algorithmes différents :

    • 2 modèles d’arbre décisionnel
    • 1 gradient boosting
    • 1 réseau de neurones artificiels
    • 1 machine à vecteurs de support

    Résultats : une précision de plus de 93%

    Les résultats de leurs travaux sont parus le 29 mai 2018 dans la revue mhealth. Ils ont précisé que « compte tenu de la nature progressive du lymphœdème et du fait qu’une intervention précoce permet de meilleurs résultats cliniques, il était extrêmement important d’atteindre une très grande sensibilité même si cela se fait au détriment d’une spécificité réduite. Notre objectif était d’atteindre une sensibilité élevée de plus de 95%, tout en conservant une spécificité suffisamment élevée, d’au moins 85%. »

    • Le lymphoedème était survenue en moyenne 4,6 ans après le diagnostic de cancer
    • Le réseau de neurones artificiels a obtenu le meilleur résultat : 95,65% de sensibilité, 91% de spécificité et une précision globale de 93,8%
    • Les autres algorithmes affichaient des taux de précision allant de 81 à 76%.

    Un dépistage précoce grâce au machine learning

     » Ces résultats fournissent la preuve initiale que l’utilisation d’un algorithme de classification bien entraîné pour détecter le lymphœdème basé sur le rapport de symptôme en temps réel en utilisant un système de santé mobile basé sur le web et le mobile est supérieur à une approche statistique standard », écrivent les auteurs de l’étude.

    Une réduction des coûts de santé

    En outre, les chercheurs notent que cette évaluation du lymphœdème en temps réel encourage les patients à se surveiller sans avoir à consulter un professionnel de la santé. Le système pourrait alerter les patients à risque afin de planifier des visites cliniques pour une évaluation plus poussée.

    Grâce au machine learning et donc à la détection précoce, « nous pouvons espérer réduire les coûts des soins de santé et optimiser l’utilisation des ressources, déclarent les auteurs. Et nous pourrions limiter les risques de lymphœdème progressant vers des stades plus sévères ».

     

  • Création d’un écosystème national en IA par le Conseil professionnel de la radiologie française

    L’intelligence artificielle a été au cœur des échanges des radiologues début juin 2018 : la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) a organisé, le 2 juin 2018 à Lyon, un séminaire sur l’IA et la radiologie puis, le 5 juin 2018, lors des 2es Mardis de l’imagerie sur le thème « L’IA : rêve ou cauchemar du radiologue ? », les radiologues invités par la Société française de radiologie (SFR) ont souhaité communiquer leur volonté d’utiliser l’IA dans leur pratique quotidienne. 

    A cette occasion, Dr Jean-Philippe Masson, Président de la FNMR, a annoncé la création, par l’ensemble des composantes du Conseil professionnel de la radiologie française (G4), d’un projet d’écosystème en Intelligence Artificielle dédié à l’imagerie médicale. Il s’agira d’utiliser les données images et les interprétations de quelques 500 millions de dossiers traités par la radiologie française dans son ensemble, afin de faire progresser la santé des patients.

    Ce système sera indépendant, notamment des GAFAM et des BATX Chinois.

    Le contenu de ce projet ambitieux n’est pas arrêté, à commencer par son financement.

    L’IA ne remplacera pas l’expertise professionnelle

    Au cours des rencontres, le Pr Laure Fournier de Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) a expliqué l’intérêt de l’IA pour les radiologues :  « ‘L’IA, qui interviendra tant dans la détection, la classification et dans le compte-rendu d’une pathologie révélée par un examen d’imagerie, sera à l’origine d’une transformation des pratiques des radiologues. Les outils de Deep Learning proposeront, très bientôt, des algorithmes d’interprétation et des algorithmes de décision. » Le Dr Marc Sinz du Groupe hospitalier Paris Saint Joseph a pris le soin de souligner le rôle que gardera le radiologue dans l’assurance de la pertinence des examens et de la technique utilisée pour explorer une pathologie donnée. « L’IA permettra au radiologue de revenir à la clinique et de reprendre contact avec le patient, avec lequel il était moins proche depuis quelques années, accaparé par le développement des outils technologiques dont il fait usage au quotidien ».

    L’expérience du radiologue restera primordiale dans l’utilisation de l’IA, puisqu’il validera, en dernier ressort, l’analyse de la machine, de nombreux faux positifs pouvant se faire jour et pouvant provoquer des interprétations non cohérentes pour un junior par exemple. Sur ce point, le Pr Anne Cotten du CHRU de Lille a tenu à signaler diverses actions qui seront mises en place lors des Journées Francophones de Radiologie (JFR), programmées du 12 au 15 octobre 2018 au Palais des Congrès de Paris, comme l’espace forum IA, des échanges entre radiologues, industriels ou start-ups sur ce thème, ainsi que le challenge IA, durant lequel des sociétés d’organes proposeront des cas cliniques avec plusieurs modalités d’imagerie.