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  • E-santé : projet de soutien à la croissance des start-up de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée

    Links Up, un programme de trois ans (2016-2019) d’aide à la croissance des jeunes entreprises dans l’e-santé et l’e-tourisme, c’est le projet retenu par l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée et le programme de coopération territoriale transnationale Sud-Ouest européen (INTERREG SUDOE), réuni le 30 juin 2016 au Portugal.

    Piloté par le Groupement européen de Coopération territoriale (GECT) Pyrénées-Méditerranée, Links UP vise à stimuler la croissance et la compétitivité des start-up en développant leurs opportunités d’accès aux financements, en les rapprochant des besoins du marché, en facilitant leurs échanges tout en assurant leur pérennisation.

    Le coût total du projet est estimé à 1 045 000 €, avec un taux de cofinancement de 75% du FEDER soit 783 750 €. La programmation du projet ne sera définitive qu’après la signature de l’accord d’octroi du FEDER.

    Un projet transnational

    • Le projet rassemblera six autres partenaires issus de trois États : Fundacio Balear d’innovacio i Tecnologia  (FBIT) aux îles Baléares, ACCIO en Catalogne, Castres-Mazamet Technopole et l’Agence du Développement économique, de l’export et de l’innovation (MADEELI) en Occitanie, la Fundación Universidad Empresa à Murcia et le Centro de Inovação Empresarial da Beira Interior au Portugal.
    • « L’objectif est qu’à la fin du projet, n’importe quelle entreprise du territoire puisse avoir une vision claire des sources de financement disponibles dans les différents régions/pays et disposer d’une cartographie précise des acteurs dans les secteurs identifiés. De même, les start-up connaîtront les besoins des grands comptes afin de leur proposer des développements technologiques grâce à un appel à projets transnational pour l’accompagnement de grandes entreprises-start up, un élément tout à fait innovant », détaille l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée sur son site Internet.
    • Links UP prend le relais du projet Creamed (2012-2015), initiative de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée qui avait permis de créer un réseau de plus de 100 pépinières et de plus de 1400 jeunes entreprises.
  • Négociation conventionnelle : 743,3 M€ de revalorisations pour les médecins (Assurance maladie)

    743,3 M€, c’est, selon un document communiqué le 6 juillet 2016 par l’Assurance maladie, le montant en année pleine des revalorisations qu’elle a prévu d’accorder aux médecins dans le cadre de la convention médicale pour laquelle une nouvelle réunion de négociation est programmée le 7 juillet 2016.

    Le passage de 23 à 25 euros de la consultation de base que l’Assurance maladie est prête à accorder aux praticiens sur deux ans (24 euro à partir du 1er avril 2017, 25 euros en avril 2018) coûterait près de 450 M€, a précisé Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie, dans un entretien accordé aux Echos et publié le 7 juillet 2016.

    L’assurance-maladie confirme par ailleurs sa volonté d’une nouvelle hiérarchisation des consultations à 4 étages:
    • La consultation de base à 25 euros d’ici à 2018
    • La consultation coordonnée et de suivi serait progressivement portée à 30 euros d’ici à 2018 (coût:17,9 M€). Les consultations « en urgence », avec adressage vers un autre spécialiste dans les 48 heures, entraîneraient une majoration spécifique de 3 euros pour le médecin traitant et de 15 euros pour le spécialiste correspondant (coût: 27,6 M€ ).
    • La consultation complexe bénéficierait d’un tarif à 46 euros et la consultation très complexe à 60 euros (coût: 52 M€).
    • La consultation d’annonce pour les patients atteints de cancer ou de pathologie neurologique grave ou neuro-dégénérative passerait à 60 euros, comme la visite longue effectuée par le médecin traitant pour les patients atteints de pathologies neuro-dégénératives.

    Les propositions de l’Assurance maladie reprennent aussi l’idée du « forfait structure » dont le montant n’est toujours pas précisé et qui se diviserait en deux volets. Le premier (60 % de la rémunération) cible l’équipement du cabinet avec des indicateurs prérequis (logiciels métier, messagerie sécurisée, version récente du cahier des charges SESAM Vitale, taux de télétransmission minimum, affichage des horaires d’ouverture du cabinet). Le deuxième volet, sous forme de bonus, porte sur les services supplémentaires aux patients (40 % du forfait). Parmi les indicateurs : le taux de dématérialisation, la capacité à coder certaines données de patientèle ou le secrétariat.

    Au total, les mesures liées au contrat d’accès aux soins et à la ROSP représentent un coût de 105 M€ pour l’Assurance maladie

    Nicolas Revel souligne le « niveau d’engagement très important » que représentent ces propositions dont il affirme qu’elles ont « vocation à s’inscrire dans le strict respect » des économies demandées à l’Assurance maladie.

    Voici les premières réactions des syndicats de médecins qui participent depuis février 2016 à la négociation conventionnelle (CSMF, FMF, SML, MG France et Le Bloc) après la publication des propositions de l’Assurance maladie:
    • « Un calendrier inacceptable », selon MG France (à propos de l’étalement sur 2 ans de la revalorisation de la consultation de base, ndlr)
    • « Il fallait oser! », estime la FMF à propos de cette mesure
    • « Nous proposer cela après 15 semaines de négociations, on est loin du compte », déclare le SML.

    Syndicats de médecins et Assurance maladie ont jusqu’au 28 août 2016 pour trouver un accord permettant la mise en oeuvre de la nouvelle convention médicale à partir de septembre 2016.

  • Négociation conventionnelle : nouvelle rupture des discussions le 7 juillet 2016

    La CSMF a décidé le 7 juillet 2016 de quitter la table des négociations sur la convention médicale. Le premier syndicat de médecins a été suivi par le Syndicat des médecins libéraux (SML), mais aussi par les dirigeants de la FMF qui ont laissé sur place leur délégation technique.

    Le BLOC, majoritaire dans les spécialités sur plateaux techniques lourds, avait décidé de boycotter la réunion du jour. MG France se retrouve donc quasiment seul, à ce stade des négociations, pour discuter avec l’Assurance maladie.

    Les explications des syndicats qui ont quitté la négociation :
    • « Les propositions faites par la CNAM, et notamment l’étalement de la revalorisation de la consultation, qui ne sera portée à 25 euros qu’en 2018, sont inacceptables », estime Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF.
    • « On ne connaît toujours pas l’enveloppe consacrée au forfait structure, tout ceci est provocation », a déclaré la FMF.
    • « Il n’y a toujours pas d’équité tarifaire entre les médecins et le secteur II est toujours stigmatisé », estime le SML.

    Nicolas Revel, la patron de l’Assurance maladie, avait précisé aux syndicats de médecins le 6 juillet 2016 les éléments qu’il apportait à cette réunion de négociation. Au total, une enveloppe de 743,3 M€.

    La prochaine réunion de négociation de la convention médicale est prévue le 13 juillet 2016. Les discussions doivent aboutir au plus tard le 36 août 2016.

  • IRM : 30 jours d’attente en moyenne pour obtenir un examen en France (ISA – Snitem)

    30 jours, c’est le délai moyen constaté pour obtenir un examen par IRM, même pour un diagnostic urgent, selon le rapport 2016 de l’institut CemKa-Eval « parc français d’IRM et délais d’attente », commandé par le Snitem et Imagerie Santé avenir (ISA).

    Le rapport pointe également « un taux d’équipement national bien en-dessous de la moyenne européenne ».

    Le taux d’équipement en dessous de la moyenne européenne :

    • il se situe à 13,1 IRM par million d’habitants, contre 20 IRM par million d’habitants au niveau européen.

    Des inégalités régionales :

    • les régions Auvergne, Centre et Bretagne ont à la fois les taux d’équipement parmi les plus faibles et les délais parmi les plus élevés (44,8 jours, 41,6 et 39,6 jours).
    • Le délai moyen pondéré par la taille de la population montre un écart de plus du simple au double (52,9 vs 21,5 jours) entre les 5 régions les moins bien équipées et les 5 régions les mieux équipées.
    • Par rapport à 2015, les délais d’attente pour un examen d’IRM ont augmenté dans 12 régions.

  • Inde : le marché de la télémédecine pourrait doubler d’ici 2020

    En Inde, le marché de la télémédecine pourrait dépasser la barre des 32 millions de dollars (29 M €) d’ici 2020, révèle une étude publié en juin 2016 par la Chambre du commerce et de l’industrie indienne (Assocham). Il atteint actuellement les 15 millions de dollars (13,5 M €).

    Intitulée « Promouvoir la santé rurale : le rôle de la télémédecine », cette enquête met en avant l’importance de la croissance et du développement des soins en milieu rural au sein du pays.

    De plus en plus de centres médicaux en Inde

    Les auteurs de l’étude révèlent qu’entre 2005 et 2009, il y eu de nombreuses créations de centres médicaux:

    • 6 300 « sous-centres » supplémentaires ;
    • 2 000 nouveaux centres de santé communautaires ;
    • 1 800 centres primaires de santé en plus.

    « La télémédecine pourrait révolutionner le système de santé en Inde »

    « Avec des ressources limitées et une grande partie de la population vivant dans des zones rurales reculées (environ 68 % de la population totale), la télémédecine pourrait révolutionner le système de prestation de soins en Inde », a déclaré le secrétaire général de l’Assocham, D.S. Rawat, au moment de la publication du rapport.

    Selon M. Rawat, le développement d’un réseau de télémédecine durable dépend :

    • de l’introduction de cadres juridiques ;
    • de la mise en place de politiques nationales en e-santé ;
    • de la formation de ressources humaines ;
    • d’un financement régulier.

    Les conseils de l’Assocham pour stimuler la croissance du secteur :

    • faire des efforts pour concevoir un cadre global encadrant à la fois les centres de soins primaires et les centres régionaux ;
    • résoudre les problèmes techniques, en s’assurant notamment du bon fonctionnement de la bande passante et de la qualité de la connectivité.

    « Offrir des soins de qualité à une large majorité de la population – qui n’a actuellement pas accès à des médecins spécialisés en raison de divers facteurs, comme l’éloignement géographique ou de mauvaises conditions socio-économiques – est le plus grand défi à relever par le secteur de la santé en Inde », a insisté D.S. Rawat.

  • Perte d’autonomie : une convention pour adapter 20 000 logements supplémentaires d’ici 2017

    Amplifier l’effort pour atteindre 100 000 logements du parc privé et social adaptés aux personnes âgées en perte d’autonomie d’ici 2017, tel est l’objectif de la convention signée le 5 juillet 2016 par le ministère de la Santé, la CNSA, l’ANAH, les caisses de retraite, l’USH, et les fédérations du bâtiment.

    Le ministère de la Santé précise que 80 000 logements avaient déjà été adaptés en juin 2016 dans le parc privé.

    La convention se décompose en 4 objectifs :

    • engagements financiers des acteurs publics pour financer l’adaptation de logements dans le parc privé : la CNSA contribuera au budget 2016 de l’ANAH à hauteur de 20 millions d’euros, afin de financer l’adaptation de logements, et la Cnav amplifiera ses efforts financiers en la matière.
    • mobilisation des bailleurs sociaux, via la définition d’une stratégie commune entre l’Etat, la Cnav, le RSI, la CCMSA et l’USH, afin de prendre en compte le vieillissement dans le parc de logements sociaux ;
    • formation des professionnels du bâtiment et développement des labels « Silverbat » et « Pros de l’accessibilité » ;
    • meilleure coordination locale, avec la mise en place de projets pilotes de guichets uniques pour informer les bénéficiaires sur les dispositifs et aides auxquelles ils ont droit.

  • Plateforme de séquençage à très haut débit : accord-cadre entre l’APHP et IntegraGen

    Un partenariat de recherche pour le développement d’une plate-forme de séquençage à très haut débit a été conclu le 29 juin 2016 entre l’APHP et la société IntegraGen, basée au Genopole d’Evry, spécialisée dans le décryptage du génome humain.

    Ce partenariat fait suite à l’annonce du plan France médecine génomique 2025 lancé par le Premier Ministre Manuel Valls, le 22 juin 2016 et à l’annonce le même jour par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, d’une allocation de 670 M€ pour le développement de douze centres consacrés au séquençage du génome.

    Cet accord entre l’APHP et IntegraGen est un premier pas pour le développement de la médecine personnalisée et la déclinaison de l’ambition nationale portée par le plan France Médecine Génomique 2025.

    Ce partenariat de recherche, d’une durée de trois ans, est l’un des axes du Plan Stratégie 2015-2019 de l’APHP en termes d’accès à l’innovation en santé et au progrès technologique. Il a été adopté lors du directoire de l’APHP le 28 juin 2016.

    Après l’annonce de ce partenariat, la valeur du titre d’IntegraGen a enregistré une hausse de 10 % le 30 juin, selon Boursorama, passant de 2,93€ le 29 juin 2016 à 3,27€ le 30 juin 2016.

    Séquençage à l’échelle industrielle

    Cet accord triennal permet à l’ensemble des chercheurs, cliniciens et biologistes des CHU franciliens de «bénéficier du savoir-faire et de l’expérience d’IntegraGen en matière de séquençage à échelle industrielle et de mise à disposition de résultats de qualité ». Pour le moment, les ADN à séquencer sont envoyés en Chine.

    En pratique, les données issues des échantillons biologiques prélevés seront transformées en information génomique et outils de diagnostic. La plate-forme commune de séquençage à très haut débit sera utilisable dans le cadre de projets de recherche sur les cancers, maladies rares, microbiologies et potentiellement la psychiatrie.

    Cette structure fait partie de l’une des douze prévues au niveau national par le plan France Médecine Génomique 2025.

    Une solution intégrée

    Les deux nouveaux partenaires précisent que les chercheurs auront ainsi à disposition une solution intégrée couvrant toutes les étapes, du recueil de l’échantillon biologique à la remise des résultats de séquençage.
    «Nous comptons sur ce partenariat, articulé avec la mise en place prochaine d’une plate-forme APHP mutualisée de bio-informatique, pour renforcer notre expertise dans ce domaine », ajoute Bertrand Fontaine, vice-président recherche du directoire de l’APHP.

  • 4e édition des Rencontres du Progrès Médical : Paris, le 06/09/2016

    « Innover dans les dispositifs médicaux : quel avenir en France ? », c’est la problématique qui sera abordée lors de la 4e édition des Rencontres du Progrès Médical qui aura lieu le 6 septembre 2016 à Paris à l’Institut Pasteur.

    Ces rencontres, organisées par le Snitem, auront formes de débats, de tables rondes d’interventions.

  • Création d’un cluster consacré à la e-santé à Amiens

    Améliorer le parcours des patients dans toutes les étapes de soin, c’est l’objectif du cluster e-santé dont la création a été officialisée le 29 juin 2016 par la métropole d’Amiens. Ce cluster est dédié au développement des projets d’innovation et de recherche collaborative sur le parcours de santé individualisé.

    La création de ce cluster e-santé est l’aboutissement d’un travail de préfiguration mené par une équipe composée de chercheurs, de praticiens et de responsables d’entreprises de ce secteur qui en ont défini l’axe stratégique. « Un axe qui repose sur deux volets: un travail sur les données, leur collecte et leur analyse pour une médecine individualisée et un second volet, plus pédagogique, sur la simulation des pratiques et les outils numériques de formation des professionnels », précise le délégué à l’emploi et à l’innovation de la métropole d’Amiens.

    La création du cluster est un élément du Pacte pour l’emploi et l’innovation 2014-2020 lancé par Amiens Métropole et qui repose sur trois pôles, le design numérique, les technologies de santé et l’autonomie énergétique. La Métropole indique avoir prévu un financement de 130 000€ pour amorcer le projet.

    Un « biolab », pépinière d’entreprises ayant pour objectif d’accompagner le développement des projets e-santé, devrait voir le jour d’ici à 2018 sur la ZAC Intercampus d’Amiens qualifiée en pôle d’activité dédié à la santé.

    Le groupement d’intérêt public Midi Picardie Informatique Hospitalière (MiPih) prévoit d’y installer un data center et, selon les responsables de la Métropole, Medelopt, une start-up développant un casque de diagnostic de l’activité cérébrale, et Orthorobs, spécialisée dans la création d’orthèses et de prothèses, ont manifesté leur intention d’intégrer ce biolab.

  • Recherche : l’Ined autorisée à créer la plateforme « RECONAI » pour étudier la santé de l’enfant

    La mise en place d’une plateforme pour le traitement automatisé des données à caractère personnel à des fins de recherche, tel est l’objet du décret n° 2016-888 du 29 juin 2016 publié au JO le 1er juillet 2016.

    Le décret autorise l’Ined « à mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé «plateforme RECONAI» avec pour finalité de permettre le développement de travaux de recherche visant à identifier les principaux facteurs qui influencent, de la période intra-utérine à l’adolescence, le développement, la santé et la socialisation des enfants et notamment à comprendre le rôle des conditions périnatales, et de l’environnement dans ses différentes dimensions, en particulier familiale, socio-économique, géographique et physico-chimique ».

    Les données utilisées seront extraites des études préexistantes Elfe menées par l’Ined, EPIPAGE 2 de l’Inserm, et des bases du Sniiram.