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  • Un projet pour faire des médecins libéraux des « chefs d’entreprises de soins ambulatoires » (CSMF)

    Faire des médecins libéraux de véritables entrepreneurs d’établissements de soins ambulatoires, c’est la principale innovation du système de santé proposée le 12 octobre 2016 par la CSMF (syndicat non signataire de la convention médicale adoptée le 25 août 2016) dans le cadre d’un « new deal » de la profession. La Confédération souhaite soumettre ce projet à tous les candidats à l’élection présidentielle de 2017.

    Les éléments structurants de ce « new deal » sont, selon la CSMF:
    – L’abrogation du tiers payant,
    – La mise en place de quatre niveaux de consultation permettant une revalorisation des actes médicaux,
    – Le déploiement d’outils de partage d’informations dans le cadre d’une simplification des taches administratives,
    – Une organisation territoriale faisant du médecin de ville un chef d’entreprise disposant des moyens de diriger de « véritables établissements de soins libéraux » et de contractualiser avec les collectivités locales ou les ARS,
    – Une appropriation par les praticiens, grâce au soutien financiers des pouvoirs publics, de l’innovation et des technologies e-santé (télémédecine, aide à la décision en ligne).

    « Construire la santé de demain »

    Non signataire de la dernière convention médicale adoptée le 25 août 2016, la CSMF, présidée par Jean-Paul Ortiz,  propose un projet politique « pour construire la santé de demain ».

    C’est sur la place et le rôle du médecin libéral à l’échelle des territoires que la CSMF innove: elle propose de faire des praticiens des chefs d’entreprise d’établissements de soins libéraux ambulatoires.

    • Ceux-ci pourraient contractualiser avec les collectivités locales ou les ARS pour la mise en oeuvre d’un exercice mutlisite (structures libérales et établissements publics)
    • Les regroupements de structures seraient favorisés grâce aux outils numériques
    • Gage de la réussite du virage ambulatoire, ces médecins devront d’approprier avec le soutien financier des pouvoirs publics l’innovation et les technologues de e-santé (télémédecine, aide à la décision en ligne).

    Quatre niveaux de tarification mieux valorisés

    La CSMF propose dans le même temps de structurer la tarification en quatre niveaux « plus lisibles et mieux valorisés que la grille actuelle »:

    • Consultation de base
    • Consultations coordonnées et de suivi
    • Expertise
    • Consultations longues et complexes

    Abrogation du tiers payant

    La CSMF appelle aussi à une simplification à travers:

    • L’abrogation du tiers payant
    • L’allègement des tâches administratives
    • Le déploiement d’outils de partage d’information.
  • MyHR : « Le gouvernement australien prend très au sérieux la sécurité des données » (porte-parole)

    En août 2016, le dossier numérique de santé australien My Health Record (MyHR) a été pointé du doigt par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de l’Australian Privacy Foundation (APF), une ONG visant à protéger le droit à la vie privée des Australiens.

    Parmi les principales critiques émises par l’expert : l’inutilité du système et la mise en danger des informations personnelles des patients.

    Un porte-parole du ministère de la Santé australien a accepté de répondre à H&TI pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de MyHR. Il nous en dit plus sur l’état actuel du dispositif, les moyens mis en place pour assurer la sécurité des données collectées, les coûts réels de l’outil et les aspects à améliorer.

    My Health Record : retour sur les fondamentaux

    À quoi sert My Health Record ?

    My Health Record est le dossier de santé numérique national australien (il a été lancé en juillet 2012). Il permet à un individu et à ses médecins de partager en ligne de manière sécurisée des informations importantes sur la santé du patient, comme ses antécédents médicaux, les médicaments qu’il prend actuellement, ses allergies, etc. Ce système est surtout bénéfique pour les personnes prises en charge par différents professionnels de la santé ou qui suivent un traitement continu dans le cas de maladies chroniques ou complexes.

    Avec un dossier MyHR, les patients n’ont également pas à répéter sans cesse leurs antécédents médicaux face à un nouveau médecin. Cela peut aussi faciliter les démarches en cas d’urgence médicale : les fournisseurs de soins, comme les hôpitaux connectés au système MyRH, ont un accès direct aux informations du patient.

    Qui peut avoir accès aux données accessibles via MyHR ?

    Les organismes de santé tels que les hôpitaux publics et privés, les médecins généralistes et spécialistes, les pharmacies et les prestataires de santé connexes peuvent tous visualiser et télécharger des documents cliniques stockés sur un dossier personnel MyHR. Les particuliers peuvent eux aussi consulter et télécharger des données relatives à leur santé sur leur dossier.

    En vertu de la Loi 2012 relative à My Health Record, les données de santé de chaque MyHR peuvent être recueillies, utilisées et divulguées « à n’importe quelle fin » à condition d’obtenir le consentement du bénéficiaire des soins. L’une des fonctions du système est « de préparer et de fournir des données anonymisées à des fins de recherche et de santé publique ». Avant que cette loi puisse être mise en œuvre, un cadre législatif pour l’utilisation secondaire du dispositif doit être établie.

    Réponses aux critiques du Dr. Robertson-Dunn

    Selon le Dr. Bernard Robertson-Dunn, MyHR « met en danger les données personnelles de patients ».

    Le gouvernement prend très au sérieux la confidentialité et la sécurité des données personnelles des individus. Le système My Health Record dispose d’outils similaires à ceux utilisés pour la sécurisation des données bancaires, y compris de puissants logiciels de cryptage, des pare-feux et des connexions sécurisées.

    L’outil fonctionne en conformité avec les normes australiennes de sécurité et subit des contrôles indépendants réguliers permettant d’assurer la conformité du système à ces différentes règles et d’évaluer son niveau de vulnérabilité. Ces normes de sécurité sont régulièrement mises à jour pour tenter de contrer au mieux les nouveaux types de cyber-menaces.

    Outre les contrôles techniques du système actuellement en place, il existe toute une série de sanctions pénales et civiles prévues par la Loi 2012 relative à My Health Record, applicables envers ceux qui utilisent délibérément à des fins malveillantes les données de santé d’un individu.

    Le ministère de la Santé australien a révélé l’existence d’une faille de sécurité lors de la publication d’informations de santé anonymisées, a indiqué le 8 octobre 2016 The Saturday Paper. Les données de médecins et de millions de leurs patients seraient concernées.

    Le président du comité de santé de l’APF assure aussi que très peu d’Australiens utilisent MyHR et que, parmi les personnes enregistrées, une minorité se servirait de l’outil. Combien de citoyens utilisent réellement My Health Record ?

    Il y a actuellement plus de 4,2 millions d’Australiens, soit environ 18 % de la population du pays, qui possède un dossier MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces personnes avaient téléchargé plus de 111 000 documents sur leurs comptes, dont 70 000 bilans de santé, plus de 30 000 notes de santé personnelles et près de 12 000 directives préalables à certains soins.

    Il y a par ailleurs plus de 9 000 organisations de fournisseurs de soins enregistrées via le système MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces prestataires ont téléchargé plus d’1 million de documents cliniques via le dispositif, dont près de 314 000 bilans de santé partagés, plus de 533 000 bilans de sortie d’hôpital, 108 000 bilans de rendez-vous médicaux et plus de 25 000 lettres de spécialistes.

    Le Dr. Bernard Robertson-Dunn reproche notamment au gouvernement « de n’avoir jamais dit [aux Australiens] comment [MyHR] améliorait le système de soin, ni de quel manière il permettait de réduire les coûts de santé ». Que lui répondez-vous ?

    L’outil a le potentiel pour améliorer l’efficacité du système de santé australien et réduire les coûts dans le domaine de santé :

    • en améliorant l’accès aux informations de santé ainsi que leur qualité (meilleure prise de décision clinique) ;
    • en réduisant le risque de prise de traitement indésirable ;
    • en diminuant le nombre d’hospitalisations évitables ;
    • en réduisant la duplication inutile des examens médicaux ;
    • en améliorant la coordination et la qualité des soins de santé.

    Il peut aussi aider les praticiens à être plus efficaces en réduisant la paperasse (moins d’utilisation de papier, moins de télécopie de dossiers entre collègues, etc.).

    [Aucun chiffre n’a été communiqué par le ministère sur ce point.]

    Combien coûte le dispositif ? Le Dr Robertson-Dunn évoque une dépense annuelle de 400 M AU$ (271 M €). Ce chiffre est-il correct ?

    Non. Dans le cadre du budget 2015-2016 « My Health Record : une nouvelle orientation pour les dossiers électroniques de santé en Australie », le gouvernement australien a annoncé un financement de l’ordre de 455,1 millions de AU$ (308,5 M €) pour poursuivre l’utilisation de MyHR, améliorer le système, renforcer les dispositifs nationaux relatifs à la santé numérique et soutenir les phases d’essais entreprises dans certaines régions. Ce programme de financement doit s’étaler sur trois ans.

    Il point également du doigt le manque de praticité de My Health Record. « Les données sont pour la plupart présentées dans des fichiers PDF (…) [et le dossier doit être complété.] Cela signifie que les notes et les données de chaque visite chez le médecin devraient être répertoriées, ainsi que les résultats de tous les tests effectués (…) »

    La majorité des documents accessible sur MyHR ne sont pas en format PDF, cela vaut notamment pour les bilans de santé partagés, les bilans de rendez-vous médicaux, les prescriptions et les dispenses de médicaments. Nous continuons à travailler avec les fournisseurs de soins et les professionnels de l’industrie pour faciliter encore davantage l’utilisation du système.

    My Health Record est un résumé électronique des données de santé de chaque patient enregistré mis à la disposition de l’individu en question et des fournisseurs de soins concernés. Il ne s’agit pas d’un dossier médical complet : il ne remplace pas les dossiers médicaux détenus par les praticiens et ne modifie pas les obligations actuelles des prestataires de soins, qui doivent continuer à maintenir leurs propres dossiers cliniques détaillés pour chacun de leurs patients.

    MyHR fournit des informations de santé supplémentaires sur le patient dont le praticien peut ne pas avoir accès autrement, par exemple si l’individu a été reçu dans un autre hôpital qu’habituellement ou s’il a consulté un autre médecin.

    Chaque semaine en Australie, entre un à trois médecins prennent en charge un patient pour lequel ils n’ont que peu ou pas de renseignement du tout. Plus d’un cinquième des médecins généralistes font face à cette situation tous les jours. Avec My Health Record, un praticien se trouvant dans cette situation aura accès à au moins une partie des informations sur son patient.

    Avez-vous prévu certains changements pour améliorer l’efficacité du dispositif ?

    Il y a eu, et il y a aura encore, toute une série d’améliorations du système. Au cours de l’année 2015-16, des changements importants ont été apportés. Voici quelques exemples :

    • L’outil a changé de nom : le « Personally Controlled Electronic Health Record » est ainsi devenu « My Health Record ».
    • Son utilisation a été simplifiée pour le rendre plus accessible et permettre aux usagers de créer facilement un dossier mais aussi de mieux gérer le contrôle d’accès à leurs données.
    • Les patients peuvent désormais télécharger une copie de leurs documents de planification préalables aux soins via leur dossier MyHR.
    • Il y a eu aussi quelques changements pour encourager la participation aux essais en cours dans le nord du Queensland et dans la région de Nepean Blue Mountains en Nouvelle-Galles du Sud. Cela comprend notamment l’introduction d’un canal hébergé séparément pour les participants de la zone d’essai pour qu’ils puissent avoir le choix de refuser la création automatique d’un dossier à leur nom s’ils le souhaitent.
    • L’interface de l’outil a été améliorée et modernisée : elle s’adapte désormais automatiquement au type de terminal utilisé (ordinateur, téléphone portable ou tablette).
  • Un Portail unique de signalement des événements sanitaires indésirables en janvier 2017

    (36h Chrono, La Réunion)

    L’ASIP Santé a présenté le 5 octobre 2016 à l’occasion de l’étape réunionnaise de la campagne « Faire avancer la santé numérique » l’état d’avancement du projet de portail des signalements qui sera mis en ligne en janvier 2017.

    Piloté par la Direction générale de la santé (Ministère des Affaires sociales) le portail servira de guichet unique aux professionnels de santé et aux citoyens pour déclarer tout incident dans la pris en charge de sa santé.

    Le portail a deux ambitions majeures

    Faciliter la déclaration des événements indésirables en :

    • orientant le déclarant grâce un module de guidage pour identifier la ou les vigilances concernées
    • permettant la saisie en ligne d’un signalement pour les vigilances qui ne disposent pas d’un outil de télé-déclaration, ou orienter automatiquement vers l’application de déclaration pour les vigilances déjà outillées

    Fluidifier la transmission pour les acteurs en charge de l’évaluation en :

    • adressant automatiquement et sans délai la déclaration aux acteurs en charge de l’évaluation (agences sanitaires, ARS, structures régionales…)

    La V1 disponible en janvier traitera de l’ensemble des vigilances réglementaires :

    Liés à la prise d’un produit ou d’une substance

    • Médicament
    • Matériel (instrument, dispositif médical implanté, pansements, prothèses…)
    • Produit sanguin labile (transfusion)
    • Complément alimentaire
    • Substance psychoactive
    • Produit cosmétique
    • Produit de tatouage
    • Autres produits …

     

    Liés à une pratique médicale

    • Infection Associée aux Soins (infection nosocomiale)
    • Evénement indésirable grave (entrainant le décès, des séquelles irréversibles graves, ou des risques  pour la santé publique)

     

  • Le GCS Tesis (La Réunion) met en place des méthodologies d’innovation pour ses projets e-santé

    « La Ruche », tel est le nom de l’espace dédié à la e-santé mis en place par Le GCS Tesis Réunion Mayotte à La Réunion.

    Mettre en place des systèmes d’information et outils numériques qui génèrent de l’usage et soient adoptés par les professionnels de santé et les patients nécessite une adaptation des outils aux besoins et pratiques des utilisateurs.

    Pour y parvenir, grâce à l’impulsion donnée par l’attribution de 30 M€ dans le cadre des projets Territoire de soins numériques, Antoine Lerat, directeur de Tesis, a conçu un espace de cocréation intégrant architecture, technologies et methodologie pour inciter à l’intelligence collective.

    Cette démarche de coconstruction est soutenue par l’Agence Régionale de Santé Océan Indien.

    Concrètement la démarche repose sur l’embarquement par des formats ludiques et participatifs et des techniques de management collaboratif de publics qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble.

    L’espace propose :

    • Un show room des innovations proposées par des start-up du territoire,
    • Un espace de coconstruction dédié aux séances collaboratives doté d’ecrans digitaux et interactifs,
    • Des bureaux partagés en plug and work

    La communication et le management transversal sont des clés du fonctionnement de l’espace.

    Dans le cadre des rencontres Esanté qui se sont tenues du 4 au 7 octobre 2016, plusieurs GCS d’autres régions ont pu expérimenter l’utilité de « la Ruche ».

  • Propositions du G5 Santé pour la prise en charge des patients et la compétitivité des entreprises

    Bâtir une alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français pour garantir une bonne prise en charge des patients tout en protégeant la compétitivité des entreprises de santé, c’est l’objectif des propositions formulées le 10 octobre 2016 par le G5 Santé à l’occasion de ses 5e Rencontres.

    Le G5 Santé qui rassemble les entreprises bio-Mérieux, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa a présenté son livre blanc 2017-2022, «Faire de la France un grand pays des industries de santé; réformer, investir et innover au service des patients».

    Il propose 20 mesures afin d’engager un débat constructif dans le cadre des programmes électoraux de 2017, et notamment de :
    – Déterminer des prix responsables pour les produits de santé : prendre en compte lors de l’évaluation et dans la fixation du prix des innovations thérapeutiques toutes leurs conséquences, notamment de leur impact sur l’organisation des soins, de l’efficience apportée au système de santé et des économies potentiellement générées dans toute la chaîne de soins.
    – Développer la politique de prix facial pour les médicaments largement exportés depuis la France, afin de préserver les installations industrielles sans surcoût pour l’assurance maladie, grâce au versement de remises produit «spécifiques export».
    – Prendre en compte les investissements réalisés en France et dans l’Union Européenne dans la fixation et la révision des conditions de prix du médicament.
    – Améliorer l’efficience du système de santé en prenant en compte les conséquences organisationnelles de l’arrivée des innovations de rupture, qui modifient les prises en charge : mieux utiliser les tests de diagnostic, adapter les parcours de soins, développer la médecine et la chirurgie ambulatoire.
    – Afin d’accroître les partenariats, renforcer le dialogue entre acteurs publics et privés de la recherche médicale, en s’appuyant particulièrement sur ARIIS et AVIESAN, et lancer un Plan national pour l’innovation, notamment pour développer les médicaments de thérapie innovante (MTI).
    – Bâtir une Alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français afin d’accroître la compétitivité du territoire national et la représentation de la France dans la politique européenne de santé publique et dans les appels à projet européens, voire mondiaux.

  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Christophe Braconnier, DSI du centre hospitalier de Douai

    HTI lance une série d’interviews de directeurs du système d’information d’établissements support de GHT.

    Christophe Braconnier est DSI du Centre hospitalier de Douai, établissement support du GHT du Douaisis, composé de deux hôpitaux (Douai et Somain).

    Comment abordez-vous le chantier de la convergence informatique dans votre GHT ?

    Parler seulement de convergence ne correspond à rien : c’est la cible, à savoir la mutualisation de l’information, qui est importante. J’ai déjà commencé à échanger avec mon homologue de Somain, et nous avons réfléchi conjointement à des solutions qui pourront être mises en place rapidement, probablement dès la fin 2017. Par exemple, plutôt que d’imposer un DPI unique, nous avons fait le choix de travailler à un serveur d’identité partagé, qui permettra d’avoir un numéro d’identification unique pour les patients hospitalisés et d’éviter les doublons.

    Impliquez-vous les professionnels de santé de ville dans votre réflexion ?

    Nous menons déjà des actions d’ouverture vers notre patientèle : les patients peuvent accéder à leurs résultats d’analyse de laboratoire à distance, et notre PACS est également en phase d’ouverture.

    Nous organisons également des soirées d’échange entre praticiens hospitaliers et médecins libéraux, afin de leur permettre de dialoguer et de partager leurs besoins réciproques.

    Avez-vous prévu de collaborer avec les GHT voisins du vôtre ?

    La composition de notre GHT est le résultat d’un réel souhait de notre part. Il couvre un bassin de population de 250 000 habitants, avec une cohérence forte. Les collaborations avec les autres GHT viendront dans un deuxième temps, une fois que nous aurons avancé sur nos chantiers internes.

  • Hôpitaux : la maîtrise de la masse salariale, première préoccupation des dirigeants (FHF-Obéa)

    80% des dirigeants d’hôpitaux publics se mobilisent en priorité sur la maîtrise de la masse salariale dans leur établissement. C’est le chiffre clé d’un sondage réalisé dans le cadre du « baromètre FHF-Obéa » dévoilé le 5 octobre 2016 par la FHF.

    Cette enquête a été menée auprès de 274 chefs d’établissements, directeurs de ressources humaines et directeurs des affaires médicales (cet échantillon représente « un tiers de la profession », selon Frédéric Valletoux, président de la FHF) qui ont été interrogés en mai 2016.

    Les résultats de cette enquête montrent que les autres sujets sur lesquels se mobilisent les dirigeants d’établissements sont:
    – L’optimisation des organisations de travail (48%),
    – L’absentéisme (39%),
    – La mise en place des GHT (35%),
    – Le dialogue social (32%).

    L’enquête montre aussi un niveau très élevé d’engagement des professionnels vis à vis de leur métier (97%), des valeurs de service public (80%) et de leur établissement (75%). Mais 75% des acteurs RH interrogés déclarent « ne pas disposer des moyens adaptés pour reconnaître cet engagement ».

    Interrogés sur ce qui les incite le plus à faire évoluer leurs pratiques en matière de ressources humaines, les directeurs répondent à 92% « les contraintes économiques et budgétaires ». La FHF précise que, selon un baromètre précédent réalisé par Obéa avec l’Association nationale des DRH, ces contraintes économiques et budgétaires ne sont cîtées que par 56% des répondants dans le secteur privé.

  • Outils numériques pour la prévention du cancer : PRODIGE lance un appel à manifestation d’intérêt

    PRODIGE, Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital », a organisé le 30 septembre 2016 une journée intitulée « Prévention en santé & numérique : des modèles à inventer ? Stratégies, usages, marchés », durant laquelle a été lancé un appel à manifestation d’intérêt financé par le Dispositif Intégré pour l’Innovation & le Numérique (D2IN) de Saint-Etienne Métropole.

    Impliquée dans le secteur de la prévention contre le cancer, l’objectif de la communauté PRODIGE est de favoriser l’émergence et la réussite de projets socio-économiques s’inscrivant dans cette thématique en s’appuyant sur des outils numériques.

    En pratique, cela consiste à développer puis transférer les connaissances scientifiques en prévention des cancers en avancées industrielles pour soutenir le développement économique régional et améliorer la santé de sa population.

    Un fonds doté de 1,6 M€

    D2IN est la nouvelle offre de financement de Saint-Étienne Métropole pour répondre aux enjeux et contraintes liés au développement de projets innovants, bénéficiant de l’association de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la BPI. Le fonds D2IN rassemble et unifie d’anciens dispositifs et a été doté de 1,6 M€ en 2015 et 2016 répartis comme suit :

    • 1 M€ issus de Saint-Étienne Métropole, dont 400 000 € consacrés à des aides sous forme de subventions et 600 000 € à des aides sous forme d’avances récupérables ou de prêt à taux zéro innovation.
    • 600 000€ consacrés par BPI France Financement au soutien des porteurs de projets dans le cadre de D2IN.

    Types d’acteurs pouvant bénéficier de ce dispositif

    • Les entreprises ou porteurs de projets en ante-création
    • Les structures académiques (laboratoires de recherche académiques)
    • Les clusters ou pôles de compétitivité

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques.

    Les 4 idées fortes de PRODIGE

    La Communauté d’Innovation « Prévention Oncology Digital » (PRODIGE) focalise ses efforts sur l’identification et le suivi de projets portant combinant les thématiques « Santé » et « Numérique », tout en adoptant une position particulière sur le développement de la recherche en prévention des cancers et sa valorisation au travers d’outils numériques. Ses 4 idées fortes sont:

    • La prévention des cancers concerne la santé publique et individuelle.
    • La réduction des taux d’apparition de maladie et mortalité dispose de marges de manœuvre importantes.
    • Une prévention efficace s’appuie des connaissances scientifiques solides.
    • Un modèle économique solide, pertinent est nécessaire à la viabilité des solutions mises au point, sans lui avancées et découvertes scientifiques sont condamnées à rester confinées en laboratoires alors qu’elles pourraient servir au développement économique, ainsi qu’à la création d’emploi sur le territoire.
    • L’invasion du numérique dans tous les secteurs de la société est une opportunité permettant de se saisir des enjeux de santé et de créer des modèles économiques innovants.
  • Tiers payant et complémentaires : une norme commune pour un paiement sécurisé et garanti

    Permettre aux professionnels de santé d’interroger en ligne la complémentaire santé d’un patient pour s’assurer que sa couverture est bien assurée, que le tiers payant est possible et que le règlement de la prise en charge sera sécurisé et garanti, c’est l’objectif du service proposé par les complémentaires santé et les opérateurs de tiers payant dont le lancement est annoncé le 4 octobre 2016 par un communiqué de La Mutualité française.

    Ce service repose sur une norme technique commune utilisable par l’ensemble des éditeurs qui peuvent désormais proposer des solutions partagées aux complémentaires afin que les professionnels de santé disposent d’une garantie de paiement de la complémentaire santé sur la part qu’elle prend en charge.

    Il vient concrétiser une proposition contenue dans un rapport remis le 19 février 2016 par les complémentaires santé et l’assurance maladie au ministère de la Santé afin de donner aux professions de santé, dans le cadre de la généralisation du tiers payant, les mêmes garanties de paiement de la part des complémentaires que celles dont ils disposent déjà vis à vis du régime obligatoire.

    Ce service s’appuiera sur une nouvelle norme baptisée IDB (Interrogation des Bénéficiaires) qui a été conçue avec l’appui du GIE Sésame Vitale et en collaboration avec l’ensemble des complémentaires santé et les opérateurs du tiers payant réunis au sein de l’Association des complémentaires santé pour le tiers payant, l’association des acteurs pour l’accès aux soins (3AS) et le GIE Sésame Vitale.

    A partir de la fin de l’année 2016 et durant toute l’année 2017, cette norme sera déployée progressivement chez les complémentaires santé et les éditeurs des professionnels de santé, en démarrant par les médecins.

    Dés à présent, souligne le communiqué de la Mutualité française, les éditeurs et les complémentaires peuvent obtenir les informations techniques sur la norme IDB auprès du GIE Sésame Vitale. Cette structure prend en charge la relation technique avec les éditeurs de façon à assurer la cohérence des solutions proposées aux complémentaires avec celles mises en oeuvre pour le régime obligatoire dans la gestion du tiers payant.

  • GHT : DPI et GAP des établissements support d’Auvergne Rhône Alpes

    Health&Tech Intelligence vous propose un état des lieux, région par région, des logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le dossier patient informatisé (DPI) et la gestion administrative du patient (GAP).

    Le tour de France débute cette semaine en Auvergne Rhône-Alpes.

    DPI : Easily dominant sans surprise

    Easily, le logiciel développé par les Hospices Civils de Lyon, est sans surprise utilisé par de nombreux établissements de la région. CristalNet/Cristal Link, le logiciel développé par le CHU de Grenoble, est encore en utilisation bien qu’il soit voué à être remplacé par Easily.

    GAM : éditeurs publics et privés à égalité

    En matière de GAM, les logiciels utilisés en Auvergne Rhône Alpes se répartissent de façon assez équitable entre éditeurs publics et privés.