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  • Présidentielles 2017 : le Leem lance son comparateur des programmes de santé

    Le premier comparateur de programmes de santé des candidats à la présidentielle de 2017 a été lancé le 20 octobre 2016 par le Leem, à travers le site « www.lasantecandidate.fr « .

    A quelques mois du scrutin présidentiel, cette nouvelle plate-forme permet de mettre en balance les propositions des candidats ou du gouvernement sur une vingtaine de thématiques comme:
    • l’organisation et la qualité des soins,
    • l’accès à l’innovation,
    • la prévention,
    • la recherche,
    • l’éthique,
    • la régulation économique,
    • la prise en charge des soins par l’assurance maladie.

    Le contenu du comparateur

    L’internaute peut comparer simultanément jusqu’à 3 candidats et découvrir les dernières citations de ces derniers puisque le contenu de la plate-forme est actualisé quotidiennement.

    Il peut également « liker » ou partager sur ses propres réseaux sociaux les propositions de chaque candidat et avoir accès aux :

    • extraits de publications (articles de presse, livres, blogs etc.)
    • déclarations
    • conférences
    • colloques
    • émissions TV ou radio.

    Sont également rassemblés les informations générales concernant les candidats : profil et liens vers comptes Twitter ou Facebook.

    Des vidéos pour décrypter les bouleversements à venir

    De courtes vidéos de « défricheurs » internationaux décryptant les grands bouleversements à venir en termes de révolutions médicale, organisationnelle, sociétale et économique sont également à disposition de l’internaute.

    Une présentation « transparente »

    L’objectif du Leem à travers cette initiative est de « replacer la santé au cœur de la campagne présidentielle et d’alimenter le débat public » avec une présentation revendiquée comme transparente des programmes de santé des différents candidats.

  • Evaluation des technologies de santé : des variations selon les pays de l’OCDE

    Les technologies de santé sont évaluées dans l’ensemble des pays de l’OCDE, mais selon des modalités variables : organisme en charge de l’évaluation, prise en compte de critères économiques, champ de l’évaluation.

    Health&Tech Intelligence fait le point.

    Organisation de l’évaluation

    L’évaluation des technologies de santé peut être sous la responsabilité de quatre types d’acteurs :

    • une autorité indépendante au niveau national, comme la Haute Autorité de Santé en France ;
    • l’assurance santé ou le gouvernement, au niveau national, comme c’est le cas au Japon ;
    • l’assurance santé ou les gouvernements locaux, comme en Espagne ;
    • plusieurs autorités indépendantes, à la demande, comme en Finlande.

    Dans de nombreux pays, l’évaluation est partagée par plusieurs de ces acteurs, par exemple un binôme national/local.

    Le tableau suivant synthétise la répartition des différents types de système d’évaluation :

    Dimension économique de l’évaluation

    Hormis la République Tchèque, tous les pays indiquent prendre en compte la dimension économique dans l’évaluation. Elle peut être de différents ordres :

    • perspective du payeur ;
    • perspective systémique ;
    • perspective sociétale;
    • impact budgétaire ou accessibilité financière de la technologie.

    La plupart des pays mixent ces différents aspects dans l’évaluation.

    Champ de l’évaluation

    Médicaments, procédures médicales et dispositifs médicaux ne sont pas tous soumis au même régime d’évaluation selon les pays. Les médicaments sont les plus systématiquement évalués, notamment pour en déterminer le remboursement.

  • Colloque HAS, la dynamique patient : innover et mesurer (16/11/2016)

    L’intégration du point de vue des patients à la qualité des soins et à l’évaluation en santé : quels apports ?

    Le colloque annuel de la HAS le 16 novembre 2016 consacrera présentations et débats à cette question. Il mettra en avant les résultats de projets innovants, de dimension nationale et internationale.

    Une retransmission en direct de cet événement sera accessible sur cette page dans la langue de l’orateur (français ou anglais selon les cas).

  • Silver Economy Expo 2016, « le salon des technologies et services pour les seniors » (15 au 17/11/16)

    Du 15 au 17 novembre 2016 se tiendra l’édition 2016 de la Silver Economy Expo. Cet événement est destiné aux professionnels du secteur des personnes âgées et présenté comme le « salon BtoB des technologies et services pour les seniors ».

    Les participants pourront découvrir les innovations de cette filière, faire le point sur les enjeux et perspectives du secteur, rencontrer des partenaires.

  • Programme TSN : une nouvelle version du guide de référence technique (Asip Santé)

    Une 3e version du « guide de référence technique du programme TSN » complétée par deux nouveaux chapitres sur la dématérialisation du parcours vaccinal et l’intégration des services numériques en ligne a été mise en ligne par l’Asip Santé le 21 octobre 2016.

    Une première version avait été publiée en juin 2015 qui décrivait les standards et référentiels applicables aux projets TSN ainsi qu’une série de recommandations en termes d’urbanisation et d’interopérabilité pour favoriser la conception de services innovants. Une deuxième version avait été proposée en novembre 2015, enrichie d’un chapitre consacré à la « dématérialisation et structuration du compte-rendu de biologie médicale ».

    Deux nouveaux chapitres

    • la dématérialisation de la gestion du parcours vaccinal. Cette gestion repose sur différents services: un service de partage des données du carnet de vaccination, un service de recherche des recommandations contextualisées à destination des professionnels de santé et d’informations personnalisées destinées aux usagers;
    • les modalités d’intégration « légères » des services numériques mis en ligne par les plateformes de services. Ce chapitre a vocation à s’enrichir au fil des retours d’expérience des premières mises en œuvre.
  • Dépendance des personnes âgées : la DREES publie des données département par département

    « Vie quotidienne et santé », tel est le nom de l’enquête réalisée par la DREES auprès de 166 800 personnes âgées de plus de 60 ans entre août 2014 et janvier 2015, et dont les résultats sont disponibles depuis le 20 octobre 2016.

    « Vie quotidienne et santé » vise à évaluer les difficultés rencontrées par les personnes de plus de 60 ans vivant à domicile pour réaliser les actes de la vie quotidienne. Elle est structurée en trois champs :

    • état de santé : état de santé perçu, maladie chronique ;
    • restrictions sur les activités de la vie quotidienne ;
    • aides reçues : aide de l’entourage, aide professionnelle, aides techniques à la mobilité, aménagement du logement.

    Les résultats sont présentés département par département, ce qui permet de mesurer les variations territoriales dans l’état de santé des personnes âgées et les aides dont elles disposent.

    La DREES mène actuellement une enquête auprès des personnes âgées vivant en établissement afin de compléter les données sur la population des plus de 60 ans.

  • TSN : Transformation numérique et organisationnelle des parcours le 6/12/2016

    2 ans après le lancement du programme Territoire de soins numérique, le ministère des Affaires sociales et de la santé organise le 6 décembre 2016, en collaboration avec l’ANAP, une journée pour partager les premières avancées. Les participants découvriront les résultats du programme en termes d’innovations organisationnelles et technologiques au profit de prises en charge plus coordonnées, plus collaboratives, et associant plus étroitement les patients.

    Organisée autour des thématiques de parcours, de plateformes territoriales d’appui, d’achat innovant, de co-conception, de services numériques, cette journée donnera la parole aux acteurs des cinq projets pilotes afin de témoigner des bénéfices de ce programme dans la mise en place de parcours au sein des territoires.

    Programme détaillé et formulaire d’inscription prochainement disponibles.

  • Louis Omnès définit les piliers de l’hôpital numérique (colloque e-santé de l’HEGP)

    – Un réseau Internet sécurisé,
    – un dossier patient commun,
    – un hôpital communicant,
    – un hôpital automatisé/robotisé,
    – un bâtiment intelligent,
    – un hôpital écologique,

    tels sont pour Louis Omnès, ancien directeur de l’HEGP qui s’exprimait lors du colloque e-santé de l’HEGP le 20 octobre 2016 , les piliers de l’hôpital numérique.

    Il a également décrit la eGouvernance impliquée par l’hôpital numérique, qui vise à instaurer des modes de travail collaboratif entre les acteurs de santé et améliorer la coordination du parcours de soin.

    L’HEGP est un des hôpitaux les plus « numérisés »: il est classé au stade 6 de l’EMRAM qui prend notamment en considération l’intégration du dossier patient, la prescription connectée multi-domaines et par protocoles, l’aide à la décision clinique et la sécurisation du circuit du médicament. La grille d’analyse comprend 8 niveaux, de 0 (pas de plus-value médicale du système d’information) à 7 (dossier médicaux informatisés complets).

    Louis Omnès dresse le portrait de l’hôpital numérique idéal, dont les fondements repose notamment sur une logistique robotisée et automatisée.

    Les piliers de l’hôpital numérique

    • Un réseau VDI Internet Protocol
      Correspondant selon la définition de l’ancien directeur de l’HEGP à « une live box à l’échelle de l’hôpital », sécurisée à 99,9%.
    • Le dossier patient commun :
      Informationnel (événements, compte-rendus, résultats de laboratoire) bénéficiant d’un pilotage médico-économique, d’une gestion des ressources (prise de RV).
    • Un hôpital communicant:
      • en interne : terminal multimédia, gestion des appels (IP, Mssanté, PC mobile, aide à la saisie, dictée numérique, reconnaissance vocale).
      • en externe : EMR pacs partagés, supports de décision clinique,  télémédecine. Tout ceci intégré dans une traçabilité spatio-temporelle : les dispositifs sont identifiés et localisés en temps réel.
    • Un hôpital automatisé/robotisé :
      Transports, processus (circuit du médicament, stérilisation, analyses laboratoire), tâches (robotisation chirurgicale, aide soignante, armoires & chariots digitalisés.
    • Un bâtiment intelligent :
      • Gestion des énergies : régulation automatique
      • Gestion de la sécurité des biens et des personnes
      • Orientation numérique : kiosques interactifs, guidage optique
    • Un hôpital écologique :
      • Bâtiment durable HQE
      • Gestion optimisée et automatisée des interventions de maintenance, gestion maîtrisée (simulation/contrôle) de maintenance des actifs physiques
      • Green IT : visualisation et gestion optimisée du parc
      • Gestion écologique des déchets d’activités

    Selon Louis Omnès, un hôpital numérique nécessite par définition, une eGouvernance.

    La eGouvernance

    Dans le système de santé, l’hôpital est un acteur important, une gouvernance IT nécessite un alignement stratégique, une stratégie médicale et organisationnelle ainsi qu’un pilotage sécurisé de la logistique informationnelle.

    L’hôpital produit une valeur multiforme offrant : rapidité de soin, qualité de soin par PEC multidisciplinaire, sécurité par traçabilité, maîtrise des coûts de production, diffusion du savoir, attractivité pour les personnels et les malades.

    La eGouvernance du système de santé territorialisé peut s’insérer dans un cercle vertueux : la performance du système de santé peut être améliorée par le parcours patient :

    • En interne par le dossier patient électronique, le bed management, la modélisation du chemin clinique par rapport aux grandes pathologies.
    • En externe par le dossier électronique ouvert, la médecine de premier recours, des portails e-patient & e-praticiens, réseau de moyen et long séjour, HAD, télémédecine (consultation, surveillance, expertise, assistance), plate-forme d’objets connectés.

    Ceci doit être alimenté par le partage du savoir entre professionnels et usagers via des outils informatiques d’aide à la prescription, un accès généralisé des données type guidelines, ainsi que par des consultations virtuelles de suivi, un deuxième avis à travers l’éducation santé, la télé-information, le conseil et la vigilance, des rendez-vous internet.

  • Cadre d’interopérabilité : nouveaux documents soumis à concertation par l’Asip

    Une concertation publique sur la doctrine du cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS) ainsi que sur les premiers éléments du premier cycle de la nouvelle gouvernance a été lancée par l’Asip santé le 13 octobre 2016.

    Toutes les parties prenantes du domaine sont invitées à faire part de leurs remarques sur les spécifications proposées jusqu’au 15 janvier 2017.

    Les documents concernés

    Couche contenu métier

    • Évaluation pluri-professionnelle post AVC

    Ce volet structure les données de la consultation d’évaluation post AVC (PAVC) qui s’inscrit dans le parcours de soins de toute personne victime d’AVC pour permettre l’accompagnement à six mois de la sortie de l’établissement de santé, pour une reprise du cours de la vie adaptée au lieu de vie. Il constitue le quatrième volet d’un ensemble de trois volets, couvrant chacun les différentes périodes de la prise en charge aiguë d’un AVC par une Unité Neuro-Vasculaire (UNV).  

    Couche service

    • Éléments préparatoires au volet cahier de liaison
      • l’étude « métier » pour la mise en œuvre d’un cahier de liaison,
      • l’analyse comparative des normes, standards et profils de normes et standards qui ont été identifiés comme adaptés pour la mise en œuvre des flux structurés présentés dans l’étude métier du cahier de liaison.
    • Éléments préparatoires au volet notification d’événements
      • l’étude « métier » pour la mise en œuvre de la notification d’événements,
      • l’analyse comparative des normes, standards et profils de normes et standards qui ont été identifiés comme adaptés pour la mise en œuvre des flux structurés présentés dans l’étude métier notification d’événements.
  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Michael de Block, DSI du CH de Troyes

    Le centre hospitalier de Troyes est établissement support du GHT de l’Aube et du Sézennais, qui comprend 4 établissements hospitaliers, un EPSM et 4 Ehpad.

    Dans quel état d’esprit abordez-vous la convergence des SI dans le cadre du GHT ?

    Nous avons eu la chance d’avoir un directeur visionnaire qui a poussé à la mise en place d’une direction unique pour les établissements hospitaliers de notre territoire autour du centre hospitalier de Troyes. Nous étions donc déjà structurés comme un GHT.

    Nous avions par ailleurs déjà créé un GCS santé numérique, qui nous a permis d’élaborer une stratégie de SI convergent.

    Où en est cette stratégie ?

    Nous avons une logique de convergence globale à trois ans, autour des logiciels DxCare pour le DPI et Cpage i pour la GAM, la GEF et la GRH. Elle se fait pour l’instant à plusieurs vitesses, certains établissements venant de réaliser des investissements en matière de système d’information, d’autres étant fortement spécialisés, comme l’EPSM.

    Nous avons également entamé les démarches nécessaires afin que le centre hospitalier de Troyes soit agréé pour l’hébergement des données de santé, ce qui nous a incités à revoir l’ensemble de nos équipements et de notre organisation.

    Avez-vous mis en place des collaborations avec les professionnels de santé libéraux ?

    Le territoire de notre GHT est étendu, avec une problématique de désertification médicale, et des distances importantes entre établissements. Les professionnels de santé sont demandeurs de coopération, et nous avons développé un portail sécurisé ville/hôpital, MyGHT, qui permet d’améliorer la coordination du parcours de soin et la réorientation des patients. Il fonctionne bien car les professionnels de santé ont été associés à son élaboration, et se le sont approprié.

    Notre objectif est d’aboutir à un système d’information territorial.