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  • Plateforme ComPaRe de l’AP-HP : stimuler la recherche participative liée aux maladies chroniques

    A l’occasion d’une conférence sur les conséquences de la pollution de l’air sur la santé des populations organisée à la Mairie de Paris le jeudi 5 avril 2018, Martin Hirsch, le Directeur général de l’Assistance publique Hôpitaux de Paris, présentait les finalités de la plateforme de recherche collaborative ComPaRe.

    Inaugurée en 2017, ComPaRe est une plateforme de recherche publique portée par l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris et pilotée par le Centre d’Epidémiologie Clinique de l’Hôtel-Dieu
    , sous la direction du Pr. Philippe Ravaud. La plateforme internet ComPaRe s’appuie sur l’expertise de ce lieu de recherche et d’innovation notamment en matière de nouvelles méthodes d’évaluation thérapeutique des maladies chroniques. ComPaRe est ouverte aux équipes de recherche publique, hospitalière, universitaire ou institutionnelle. Les données recueillies sont réservées à la recherche publique et ne sont en aucun cas transmises ou vendues.

    Concrètement, ComPaRe, rassemble les patients ayant choisi de faire avancer la recherche sur les maladies chroniques. Les patients répondent via internet aux questionnaires des chercheurs, apportent leur expérience et leurs témoignages. Ils deviennent pleinement acteurs de la recherche médicale. L’objectif de cette initiative est d’améliorer la qualité de vie et les soins apportés aux patients.

    Pour les chercheurs, ComPaRe est une plateforme collaborative d’accélération de la recherche sur les maladies chroniques. La plateforme mutualise les informations recueillies auprès des patients et leur permet ainsi de répondre à de nouvelles questions de recherche plus rapidement.

    La plateforme est accessible en suivant ce lien.

  • La FHF crée cinq commissions transversales pour « peser sur le débat sur l’hôpital public »

    La Fédération Hospitalière de France (FHF) annonce la création de cinq commissions transversales « afin de peser toujours dans le débat public » sur la transformation du système de santé, d’après un communiqué de presse publié sur le site de la fédération en mars 2018. Leurs propositions porteront sur les cinq chantiers de transformation du système de santé lancés par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé.

    Une fonction d’animation du débat public sur les mutations du système de santé en France

    La Fédération hospitalière de France (FHF) représente 1 000 établissements publics de santé et 3 800 structures médico-sociales publiques en France. Elle entend alimenter le débat public sur les mutations du système de santé français. Lors de la campagne présidentielle de 2017, elle a à ce titre formulé plusieurs propositions visant à réformer le système de santé, regroupées dans sa plateforme politique 2017-2022. 

    La FHF revoit aujourd’hui son organisation interne, dans le but de « porter les valeurs du service public et des propositions innovantes avec une approche toujours plus transversale, davantage pluridisciplinaire, dans le cadre d’une stratégie par les territoires ».

    « Réformer le système de santé nécessite d’avoir une vision audacieuse, de sortir des sentiers battus et des silos historiques. Avec ces nouvelles commissions, la FHF se structure pour continuer à jouer un rôle précurseur, via des propositions pragmatiques et innovantes, au service de la santé publique », a déclaré Frédéric Valletoux, président de la FHF, selon le communiqué de presse de la FHF.

    Cinq commissions transversales et pluridisciplinaires

    La Fédération comporte désormais cinq commissions supplémentaires, présidées par un membre du conseil d’administration de la FHF en partenariat avec un rapporteur, et en coordination avec les pôles de la FHF. Y siègent des membres issus du CA, des Conférences, des fédérations régionales, des réseaux d’experts. Les commissions s’intitulent comme suit :

    • Commission Parcours de santé et de vie, Prévention, Accès aux soins et Territoires

    • Commission Pratiques professionnelles, Qualité, Sécurité et Pertinence des soins

    • Commission Performance, Financement, Investissements

    • Commission Recherche, Enseignement, Innovations et Numérique

    • Commission Ressources Humaines, Métiers, Management, Attractivité et Qualité de Vie au Travail

    Trois thèmes sont représentés au sein de chaque commission à savoir, les usagers, le handicap et le grand âge. Elles s’appuieront sur quatre comités : le comité des présidents des Fédérations Régionales, le comité éthique, FHF Cancer et FHF Prévention. Les propositions des commissions porteront sur les cinq chantiers de transformation du système de santé lancés par la Ministre des Solidarités et de la Santé : la qualité et la pertinence des soins, les modes de financement et de régulation, le virage numérique, la formation et la qualité de vie au travail des professionnels de santé et l’organisation territoriale des soins. 

    Enfin, la FHF annonce la création d’un collège des médecins responsables de DIM de territoire, qui appuiera la commission performance, financement, investissement. 

  • La HAS élargit son spectre de compétences en intégrant les missions de l’Anesm

    La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a confié à la Haute Autorité de Santé, à partir du 1er avril 2018, les missions de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm).

    En plus de son rôle central dans le champ sanitaire, la HAS intervient désormais aussi dans les champs social et médico-social : évaluation des établissements, élaboration de recommandations pour l’inclusion sociale, la protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes handicapées et des personnes âgées.

    L’objectif est de favoriser des parcours de santé complets et de qualité, coordonnés et transversaux, répondant aux besoins de soins et aux situations de vie de chaque personne. 

    Pour intégrer ces nouvelles fonctions, une direction spécifique au champ social et médico-social est créée au sein de la HAS, la Direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (DiQASM).

    « L’intégration des missions de l’Anesm à la HAS répond à l’impératif d’envisager la santé dans sa globalité, sans se limiter aux soins médicaux mais en y intégrant tous les aspects de la vie des personnes, en améliorant les pratiques de l’ensemble des professionnels et établissements impliqués », explique la HAS dans un communiqué du 5 avril 2018 diffusé sur son site web.

    Favoriser des parcours de santé de qualité

    L’intégration des missions de l’Anesm va permettre à la HAS de renforcer sa mission première : améliorer les pratiques de soins et de santé pour tous. Les deux principaux objectifs seront notamment de :

    • favoriser des parcours de santé complets, transversaux et lisibles pour tous.

    Le cloisonnement entre les champs sanitaire, social et médico-social a des effets délétères : errance des personnes, ruptures dans les parcours, non-recours à des soins ou des accompagnements. Les missions élargies de la HAS devront permettre une meilleure articulation et collaboration des différents acteurs sur le terrain, en se recentrant sur les besoins des personnes.

    • élaborer des travaux transversaux en profitant des expertises des différents champs.

    L’intégration des missions de l’Anesm et de ses équipes va favoriser le partage des approches qualité et des méthodologies, ce qui permettra d’enrichir les évaluations d’établissements ainsi que l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques. Si le sujet s’y prête, ces recommandations aborderont d’ailleurs systématiquement les aspects sanitaires, sociaux comme médico-sociaux. 

    Une direction et des instances dédiées aux champs social et médico-social

    La Direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social (DiQASM) est créée au sein de la HAS. Celle-ci intègre les personnels de l’Anesm et est dirigée par Véronique Ghadi.

    Elle aura la charge d’élaborer les recommandations de bonnes pratiques relatives à l’inclusion sociale, la protection de l’enfance, l’accompagnement des personnes handicapées, des personnes âgées mais aussi de fixer le cadre d’évaluation des quelques 30 000 établissements et services sociaux et médico-sociaux.

    Pour fixer les orientations et valider les travaux de cette direction, une commission réglementée va également être constituée, disposant du même statut que les commissions d’évaluation des médicaments, des dispositifs médicaux ou d’évaluation médico-économique déjà existantes à la HAS. Ses membres seront nommés prochainement par le Collège de la HAS.

    En complément de cette commission réglementée, la HAS constituera courant mai 2018 un comité de concertation rassemblant les parties prenantes des champs social et médico-social afin d’instaurer un espace d’échange régulier et de recueil de leurs avis et attentes.

    Des travaux déjà programmés : élaboration d’un référentiel commun, recueil de la satisfaction des personnes

    L’un des premiers chantiers concernera l’élaboration d’un référentiel commun pour l’évaluation des établissements et services sociaux et médico-sociaux.

    En complément de ce socle commun, la HAS produira des volets spécifiques selon le type d’établissement et d’activité, en concertation avec les professionnels du secteur. De la même façon qu’elle l’a systématisé pour les hôpitaux et cliniques, la HAS va également développer des indicateurs pour recueillir la satisfaction des personnes âgées et handicapées accueillies dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Enfin, dans le cadre de l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques, des articulations seront construites ou renforcées entre certains travaux prévus aux programmes de travail respectifs de la HAS et de l’Anesm.

     

  • L’Australie et les États-Unis renforcent leur collaboration dans les domaines du digital et de l’IA

    Les principaux leaders du secteur de l’high tech en Australie et aux États-Unis travailleront à la promotion d’une technologie révolutionnaire dans le domaine de la santé avec le lancement d’une alliance transnationale d’innovation, annoncée en mars 2018 par le gouvernement fédéral australien.

    Un Conseil australien sur la compétitivité des technologies et des soins a été créé pour s’associer au Conseil américain sur la compétitivité (US Council on Competitiveness) afin d’améliorer l’engagement des entreprises, des universités et des institutions de recherche des deux pays dans le développement des technologies de pointe.

    Une alliance centrée sur la health tech, la cybersécurité et l’IA

    Conjointement annoncée par Greg Hunt, ministre de la Santé australien, et Michaelia Cash, ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, l’alliance renforcera la collaboration entre l’Australie et les États-Unis dans les domaines de la health tech, de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle (IA).

    Le conseil consultatif sera conduit par les co-présidents pro bono Charles Kiefel, membre éminent de la Fédération mondiale des conseils de la compétitivité, le Dr. Larry Marshall, chef de la direction du CSIRO – l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique – et le Dr. Jane Wilson, directrice de Sonic Healthcare. Il établira un dialogue entre les dirigeants des sociétés de technologies de l’Australie et des États-Unis.

    Objectif : booster la présence des entreprises australiennes sur le marché américain

    Cette nouvelle coopération encouragera l’entrepreneuriat australien et augmentera la compétitivité des produits australiens sur l’immense marché américain.

    « Le potentiel [que nous avons] de révolutionner les soins pour les Australiens à travers ce partenariat est passionnant. Il est également en harmonie avec notre engagement concernant le développement de la recherche médicale et de traitements innovants qui peuvent faire une réelle différence pour [la population] », a déclaré le gouvernement australien dans un communiqué (source : Healthcareit.com.au).

    Health tech : une hausse des emplois de 10 % entre 2015 et 2016 en Australie

    Selon le Centre australien de croissance des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTPConnect), le nombre d’emplois soutenus par les secteurs des technologies médicales, de la biotechnologie et de l’industrie pharmaceutique a augmenté de 10 % pour atteindre 62 000 entre 2015 et 2016. Les exportations manufacturières ont quant à elle augmenté de 30 % durant la même période, représentant ainsi 5,2 milliards de dollars (3,3 Mds € ; 4 Mds US$).

    Les investissements en R&D représentent 1,4 Md AU$

    La croissance vertigineuse de l’industrie, qui représente la dixième plus grande catégorie d’exportation de l’Australie, a été à l’origine en 2016 de 27 000 publications scientifiques, de 242 dépôts de brevets et de multiples investissements en R&D d’une valeur totale d’1,4 milliard de dollars (876 M. € ; 1 Md US$).

  • Australia and the US strengthen collaboration in digital health and medical AI

    Leading technology leaders in Australia and the United States will work to promote revolutionary technology in healthcare with the launch of a transnational innovation alliance announced in March 2018 by the Australian Federal Government.

    A new Australian Advisory on Technology and Healthcare Competitiveness has been set up to partner with the US Council on Competitiveness in order to improve engagement between the two nations’ businesses, research institutions and universities in the development of innovative  health tech.

    The alliance will focus on health tech, cybersecurity and AI

    Jointly announced by Australian Health Minister Greg Hunt and Australian Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash, the alliance will strengthen collaboration between Australia and the United States in health tech, cybersecurity and artificial intelligence (AI) areas.

    The advisory board will be led by pro bono co-chairs Charles Kiefel, distinguished fellow of the Global Federation of Competitiveness Councils, Dr Larry Marshall, the chief executive officer of CSIRO, an independent agency of the Australian Federal Government responsible for scientific research in the country, and Dr Jane Wilson, director of Sonic Healthcare, to establish a dialogue between Australia and US chief technology officers to kick off the alliance.

    Goal: To boost the presence of Australian companies in the US market

    This cooperation between the two countries will encourage Australian entrepreneurship and increase competitiveness of products in the huge US market.

    « The potential to revolutionise healthcare for Australians through this partnership is exciting. It also joins our commitment to medical research and the development of new and innovative treatments that can make a real difference to Australians, » the Australian government said in a statement (source: Healthcareit.com.au).

    Health tech : the number of jobs increased by 10% from 2015 to 2016 in Australia

    According to The Australian Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Centre (MTPConnect), the number of jobs supported by the medical technology, biotechnology and pharmaceutical industry increased by 10% to 62,000 from 2015 to 2016. Manufacturing exports increased by 30% to AU$5.2 (€3.3b; US$4b) during the same period of time.

    R&D investments totaling AU$1.4 billion

    The huge growth of the industry, which is the 10th largest export category for Australia, led in 2016 to 27,000 publications, 242 patent lodged and R&D investments totaling AU$1.4 billion (€876m; US$1b).

  • Singapour : une formation en économie de la santé pour stimuler le secteur de la health tech

    Dans le cadre des efforts du gouvernement singapourien visant à développer les capacités des TIC dans le secteur de la santé, la  (SMU) va prochainement ouvrir une section en économie et en gestion de la santé.

    Au sein de cette formation, les étudiants pourront suivre des cours sur l’administration des soins, les règlementations, l’économie, la gestion et l’analyse dans le domaine de la santé, mais aussi mener un apprentissage au sein d’hôpitaux et d’autres établissements de santé de la cité-État.

    Singapour cherche à renforcer la main-d’œuvre dans le domaine de la health tech

    Face à l’escalade des coûts des soins et au vieillissement rapide de la population, Singapour redouble d’efforts pour renforcer la main-d’œuvre dans le secteur de la health tech en offrant plus de possibilités de formation, d’éducation et d’emploi, note le quotidien national The Straits Times.

    500 offres d’emploi présentées lors du Health Tech Day

    Ce nouveau parcours universitaire a été présenté en mars 2018 à l’occasion du Health Tech Day, organisé par l’Info-communications Media Development Authority (IMDA) et Integrated Health Information Systems (IHiS), une entreprise qui fournit des solutions TIC pour le secteur de la santé publique.

    Le Health Tech Day a réuni plus de quarante organisations, y compris des établissements de santé, des entreprises health tech et des partenaires de formation, afin de présenter les dernières innovations du secteur. Plus de 500 offres d’emploi dans le domaine des technologies de la santé ont été proposées au cours de l’événement.

    IHiS va former 50 professionnels du secteur

    Afin de soutenir les professionnels en milieu de carrière dans leur transition vers le secteur des soins, IHiS s’est fixé comme objectif de placer et de former cinquante professionnels, gestionnaires, cadres et techniciens au cours des deux prochaines années. Ils seront formés sur une période de trois à neuf mois pour des emplois tels que ingénieur réseau, développeur d’applications mobiles et développeur de logiciels.

    TeSA : une initiative pour aider les professionnels des TIC à se perfectionner

    Les professionnels des technologies de l’information et de la communication bénéficieront également d’une formation en cyber-sécurité, en analyse de données, en cloud computing et en développement de logiciels avec la société bio-pharmaceutique mondiale MSD, qui rejoint pour l’occasion l’initiative TechSkills Accelerator (TeSA), pilotée par l’IMDA.

    TeSA propose divers programmes pour aider les professionnels actuels des TIC et les non-professionnels du secteur à acquérir de nouvelles compétences et connaissances dans leur domaine et à rester compétitifs dans un environnement numérique à l’évolution rapide.

    MSD offrira à plus de 90 professionnels des TIC une formation et des stages à l’étranger au cours des trois prochaines années. Environ 27 000 personnes ont été formées depuis le début de l’initiative en avril 2016.

    Health tech : 1 200 emplois devraient être créés d’ici 2021

    « La technologie de la santé est un domaine passionnant où les investissements dans ce secteur ont augmenté de 7 % au cours des trois dernières années, précise Bruce Liang, directeur de l’information du ministère de la Santé singapourien (MOH) et responsable de la direction d’IHiS (source : The Straits Times). (…) La croissance [de l’industrie] devrait doubler et augmenter d’environ 13 % au cours des trois prochaines années, ce qui devrait se traduire par une demande d’environ 1 200 emplois supplémentaires dans le domaine de la santé. »

    National HealthTech Challenge : rechercher des solutions de santé innovantes

    Une nouvelle initiative, baptisée le « National HealthTech Challenge », a été lancée à la mi-mars 2018. Son objectif est d’identifier et de résoudre les problèmes de santé à travers les nouvelles technologies à l’échelle nationale.

    Organisé par IHiS, le National HealthTech Challenge rassemble des professionnels de la santé, des instituts de recherche et des acteurs de l’industrie high tech dans l’optique de faire émerger des solutions permettant de résoudre les défis les plus pressants du secteur. Les dix meilleures d’entre elles seront sélectionnées pour développer des pilotes au troisième trimestre de l’année 2018.

    Ces solutions devront être en adéquation avec les trois évolutions du secteur recherchées par le MOH :

    • 1. développer un système de santé allant au-delà des soins pour se concentrer davantage sur les résultats et donc la santé de la population ;
    • 2. agir au-delà de l’hôpital en se tournant davantage vers la communauté ;
    • 3. aller au-delà d’une offre de soins de qualité pour se concentrer sur la valeur des soins délivrés.

    Objectif : exporter les solutions singapouriennes à l’international

    « Si nous pouvons mettre en place des solutions innovantes pour relever nos défis de santé, non seulement nous pourrons offrir de meilleurs soins à notre population mais nous créerons également des opportunités économiques pour nos entreprises, leur permettant ainsi d’exporter leurs solutions vers d’autres villes du monde qui connaissent elles aussi des changements démographiques similaires [au nôtre] », a déclaré lors du Health Tech Day le ministre d’État chargé des Communications et de l’Information et de la Santé, Chee Hong Tat.

  • Singapore: New course in health economics to boost health tech sector

    As part of the Government of Singapore’s efforts to develop ICT capabilities in the healthcare sector, the Singapore Management University (SMU) will soon offer a major in health economics and management.

    Within this training course, students will learn about healthcare care administration, politicy, economics, management and analytics, with work-based learning in hospitals and other healthcare institutions of the city-state.

    Singapore to boost the health tech workforce

    As healthcare costs increase and population ages rapidly, Singapore is stepping up its efforts to strengthen the health tech workforce by providing more training, education and job opportunities, the national daily newspaper The Straits Times said.

    500 job opportunities offered at Health Tech Day

    The new university course was presented in March 2018 on the occasion of Health Tech Day, which was organized by the Info-Communications Media Development Authority and Integrated Health Information Systems (IHiS), a company that provides ICT solutions for the public health sector.

    Health Tech Day brought together more than forty organizations, including healthcare institutions, health tech companies and training partners, to showcase the latest product innovations in the sector. More than 500 job opportunities in the health tech sector were offered during the event.

    IHiS will train 50 professionals in the health tech sector

    To support mid-career professionals in their transition to the healthcare sector, IHiS has set a target to place and train fifty professionals, managers, executives and technicians over the next two years. They will be trained over a period of three to nine months for jobs such as mobile application developer, software developer and network engineer.

    TeSA: an initiative to help ICT professionals improve their skills

    Information and communication technology professionals will also benefit from training in in-demand skills in cyber security, data analytics, cloud computing and software development, with global biopharmaceutical company MSD joining the TechSkills Accelerator (TeSA), an initiative driven by Infocomm Media Development Authority (IMDA).

    TeSA offers a variety of programs to support current ICT professionals and non-ICT professionals to upgrade and acquire new skills that are in demand, and to stay competitive in the fast-moving digital landscape.

    MSD will provide more than 90 ICT professionals with on-the-job training and overseas attachments over the next three years. Approximately 27,000 people have been trained since the initiative started in April 2016.

    Health tech: 1,200 jobs should be created by 2021

    « Health tech is an exciting space to be in now. Investments in this sector grew by 7 % over the last three years, » said Bruce Liang, chief information officer of the Ministry of Health (MOH) and chief executive officer of IHiS (source: The Straits Times). « (…) The growth is expected to double and grow by some 13 per cent in the next three years. The trajectory growth would translate to a demand of approximately 1,200 more health IT jobs. »

    National HealthTech Challenge: To seek innovative health solutions

    A new initiative, called the National HealthTech Challenge, which aims to identify and solve healthcare challenges through technology on a national scale, was launched in mid-March.

    Organized by IHiS, the National HealthTech Challenge brings together healthcare professionals, research institutes and tech industry players to come up with solutions to the industry’s most pressing challenges. Ten will be selected for pilots in the third quarter of 2018.

    The challenge is themed to align with MOH’s three shifts:

    • 1. Beyond healthcare to health;
    • 2. Beyond hospital to community;
    • 3. Beyond quality to value.

    To export Singaporean products internationally

    « If we can innovate new solutions to tackle our healthcare challenges, not only can we provide better care for our people, we also create economic opportunities for our companies to export their solutions to other cities around the world that are also experiencing similar demographic shifts, » Minister of State for Communications and Information and Health Chee Hong Tat said at Health Tech Day.

  • Appel à projets ARS IDF : créer des postes d’enseignant-chercheur pour les professions du soin

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a ouvert en février 2018 un appel à projets visant à soutenir l’innovation de l’enseignement et de la recherche par des professionnels de santé en favorisant l’émergence des fonctions « d’enseignant-chercheur bi-appartenant » pour les professions d’infirmier ou de rééducateur (masseur kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste orthoptiste, etc.).

    Il s’agit de créer un pont entre les établissements de santé (CHU, service universitaire d’hôpitaux et/ou GHT, centre ou maison de santé universitaire) et les universités, en développant leurs complémentarités reposant sur une unité de recherche de préférence ayant une approche interdisciplinaire.

    Les dépôts de candidature sont acceptés jusqu’au 20 avril 2018.

    La note complète sur l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Critères de sélection et enjeux

    Le projet est conditionné par l’engagement d’au moins trois professionnels éligibles aux fonctions d’enseignant-chercheur garantissant la mise en œuvre d’un projet d’équipe.

    Les projets seront examinés par un comité de sélection et retenus en fonction de :

    • la qualité des propositions et leur caractère structurant pour l’institution demandeuse ;
    • la stratégie universitaire d’engagement autour de l’universitarisation des professions paramédicales.

    Les projets retenus feront l’objet d’une convention permettant l’attribution des montants alloués. Ce sont 30 000 euros par personne et par an durant trois ans qui seront alloués pour appuyer la rémunération des professionnels, le reste de la rémunération devant être assuré par l’établissement et l’université.

    Modalités de soumission

    Les participants doivent utiliser le dossier d’intention de participation au projet disponible ici et envoyer à l’ARS leur dossier de candidature en deux exemplaires :

    • à Ljiljana JOVIC, Directeur des soins–Conseillère technique régionale, ARS -DOS–Pôle ressources humaines en santé, Millénaire 235, rue de la Gare,75935 PARIS Cedex 19 ;
    • par voie électronique à l’adresse suivante: ARS-IDF-CSLTECH@ars.sante.fr en précisant dans l’objet: « Projet «Emergence enseignant-chercheur bi-appartenant-2018» ».

    Calendrier

    • 20 avril 2018 : réception des dossiers d’intention de participation au projet;
    • 25 mai 2018 : identification des équipes participant au projet ;
    • octobre 2018 : mise en place du projet avec les équipes identifiées;
    • suivi de la mise en place et du déploiement du projet;
    • 30 septembre 2019/ 2020 / 2021 : transmission à l’ARS des rapports d’activité des équipes et des «enseignants-chercheurs bi-appartenants».

  • IA : l’Inserm s’associe avec la start-up Owkin pour accélérer la recherche en santé

    Le 4 avril 2018, dans les locaux de la start-up Owkin, un accord cadre a été signé entre Yves Lévy, le PDG de l’Inserm, et Gilles Wainrib, l’un des co-fondateurs de la start-up, devant la presse.

    L’ambition des deux acteurs est de bousculer le secteur de la recherche médicale et clinique en proposant des approches innovantes d’analyse de données. Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie plus globale de l’Inserm de positionner la recherche biomédicale française en leader de l’intelligence artificielle en santé en misant sur son expertise dans l’analyse de données massive.

    Owkin apporte le socle logiciel nécessaire à la réalisation de ce dessein, avec des outils de machine learning (apprentissage profond) développés en interne et mis à disposition de l’ensemble de chercheurs de l’Inserm, et appliqués aux données massives de l’institut afin d’accélérer la recherche médicale.

    Owkin Socrates, plateforme de deep learning au service de la recherche biomédicale de l’Inserm

    Owkin va appuyer l’Inserm dans sa stratégie « d’utiliser l’IA pour exploiter les données existantes et trouver de nouvelles pistes de recherche, en démocratisant l’accès aux technologies de l’IA pour les chercheurs » et « permettra d’aboutir à de nouvelles stratégies thérapeutiques », a annoncé le co-fondateur d’Owkin.

    C’est le partenariat le plus large pour Owkin en termes de champs d’application dans la recherche médicale avec la perspective d’équiper des outils prédictifs et d’analyse de données qui va concerner « un nombre de chercheurs gigantesque – 13 000 -, d’ici un à deux ans ».

    Les deux acteurs vont développer des projets scientifiques collaboratifs tels la prédiction de réponse aux traitements en cancérologie et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

    La plateforme Socrates permettra à chaque chercheur qui en est utilisateur de devenir lui-même acteur de l’IA.

    Apprentissage fédéré, souveraineté des données et traduction en biomarqueurs de données massives de l’Inserm

    Grâce à la technique d’apprentissage fédéré d’Owkin, les données massives de l’Inserm ne quitteront pas l’institution. L’Inserm a une longue expérience dans l’utilisation des données caractérisée par un usage éthique et souverain, deux aspects fondamentaux en santé, et Owkin permet de transformer les big data en smart data en répondant aux exigences réglementaires du secteur.

    Les techniques technologiques d’Owkin permettront à l’Inserm d’exploiter les données éparpillées et hétérogènes et à ses chercheurs de bénéficier d’une interface personnalisable à souhait.

    Ce ne sont que les résultats de l’analyse, tels de nouveaux biomarqueurs, qui pourront être exportés vers l’industrie. Les modalités de partage de valeur n’ont pas été précisées pour le moment, puisque la collaboration des deux acteurs ne fait que débuter.

    La plateforme Socrates va démocratiser le deep learning pour la recherche médicale, rappelle Gilles Wainrib.

    Pour Yves Lévy, les partenariats public-privé sont un outil illustratif de la façon dont « la recherche académique et les meilleurs talents français doivent s’allier pour produire des connaissances d’excellence ».

    L’Inserm s’associe avec Owkin, car Owkin est un acteur important dans le domaine de l’IA associée à la recherche et l’Inserm a fait le choix d’être là dès le début pour capter l’innovation, car ce sont les outils puissants d’Owkin qui feront parler les données massives de l’Inserm.

    L’IA permet des actions de santé publique inimaginable autrement

    Selon lui, au vu des annonces faites par le Président de la République à la suite de la publication du rapport de la mission Villani, « il n’est nul doute que l’IA sera à l’origine de bénéfices importants pour la recherche, pour la pratique médicale, pour le système de santé national ».

    Yves Lévy citait en exemple un projet de recherche sur la base d’analyses de données émanant des feuilles de remboursements du SNDS répertoriant entre 3 et 5 millions d’hospitalisations liées à une démence précoce inhabituelle chez une population de moins de 65 ans et qui a permis de mettre en évidence la cause liées à une consommation d’alcool.

    « Sans avoir fait appel à l’analyse par l’IA, cette cause n’aurait jamais pu être identifiée même en 15 ans de recherche, affirme Yves Lévy, et on n’aurait pas pu mettre en place une politique adaptées en termes de santé publique ».

    Stratégie pour une recherche biomédicale française leader de l’IA en santé

    L’Inserm fait valoir son expertise et son expérience longue de plus de 20 ans et souhaite les exploiter en recourant aux outils de l’IA afin d’accélérer et d’orienter la recherche.

    Son PDG a rappelé lors de la conférence de presse :

    • son excellence scientifique et sa maîtrise des question biologiques et médicales à adresser ;
    • sa connaissance des données générées dans le cadre de la recherche médicale sur une cohorte de plus de 200 000 personnes et sur plus de 300 centre de recherche en France et à l’étranger ;
    • son rôle clé dans la production et l’utilisation de données majeures en biologie et santé.

    Tous ces éléments confortent la position de leader de l’institut dans la recherche biomédicale qu’il va asseoir grâce à :

    • la mobilisation des meilleures équipes déjà impliquées dans le développement de l’IA, la production et l’exploitation de données ou le suivi de cohortes ;
    • la contribution-clef à l’utilisation des données du Health Data Hub, qui s’appuiera sur les données du SNDS et les données de recherche clinique et biologique, comme annoncé par le Président de la République ;
    • la mise en place d’une infrastructure nouvelle de collecte et d’analyse des données de génomique médicale dans le cadre du plan France Médecine Génomique ;
    • l’accélération de sa politique de partenariats publics et privés avec les organismes de recherche nationaux et les industriels dans les domaines de l’intelligence artificielle (mathématiques, algorithmes, modélisation, logiciels, etc.)

    Dans le cadre des appel d’offres annoncés par le Président de République, l’Inserm et Owkin répondront conjointement à ces propositions.

  • Les Contrepoints de la santé : réflexions autour de l’hôpital du futur et présentation d’un sondage

    A l’occasion des Contrepoints de la santé, conférence organisée à Paris le 27 mars 2018,  Frédéric Boiron, directeur général du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille et Jean Sibilia, doyen de la fac de médecine de Strasbourg, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine, ont discuté autour du thème de « L’hôpital du futur ».

    Les résultats d’un sondage BVA sur ce thème ont également été dévoilés. Celui-ci montre notamment que si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés que rencontrent les établissements, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % des personnes sondées.

    Encourager les projets RHU et IHU

    Les modérateurs ont voulu savoir si les nouvelles technologies vont, selon les deux intervenants, permettre de modifier la prise en charge des soins et leur organisation. Pour Jean Sibilia, c’est une évidence, en prenant en compte trois aspects :

    • l’aspect  cœur de métier du CHU de demain qui permet de développer des plateformes de très haut niveau pour produire des données pour le soin et la recherche. « Il ne suffit pas d’avoir du stockage mais de l’intelligence humaine et artificielle pour les traiter. Indiscutablement on est très en retard à l’hôpital. Les projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé »(RHU) les projets Instituts HospitaloUniversitaires (IHU) sont à promouvoir » ;
    • la télémédecine et les objets connectés qui permettront à distance de ramener des données via le domicile des patients ;
    • le numérique pour l’apprentissage des médecins. « Ce n’est pas le futur, c’est aujourd’hui, notamment pour l’apprentissage à l’habilité chirurgicale.

    Frédéric Boiron estime que l’hôpital du futur passe par le développement via un réseau. « Il faut préserver la relation humaine certes mais il y a beaucoup de choses pour lesquelles on peut imaginer qu’à l’avenir, cela passera par un transport de l’information, d’analyse de l’information et de réponses adaptées » Il espère que les hôpitaux existeront toujours en 2050, mais qu’ils se présenteront sous une autre forme, avec une gradation entre les structures.

    Améliorer le système de santé… grâce au numérique pour prendre en charge le volet administratif

    L’enquête quantitative BVA a été réalisée par internet du 14 au 16 mars 2018 auprès de 1 006 Français âgés de 18 ans et plus.

    Elle montre d’abord un fort décrochage de l’opinion des Français sur la bonne action de l’hôpital en matière de santé : 71% d’entre eux pensent que la politique du gouvernement ne va pas dans le bon sens en matière de santé. En décembre 2017, ils n’étaient que 57 % à avoir cette opinion défavorable. 

    L’enquête a permis de déterminer ce qui, selon eux, permettrait d’améliorer le système de santé. Ils sont 49 % à penser que la solution serait une réduction des inégalités de santé, 35 % une meilleure organisation des professionnels entre eux et 27 % la réorganisation des hôpitaux pour mutualiser les plateaux techniques, avec des services numériques pour prendre en charge le volet administratif.

    Enfin, pour faire face aux difficultés de l’hôpital (déficit, malaise des personnel, expérience patients à améliorer, fermeture des services, etc.), ils préconisent « l’embauche de personnel soignant pour donner plus de temps aux soignants pour le soin aux patients » à 66 % et « le développement de maisons de santé et le renforcement de la médecine de ville pour prendre en charge les soins courants et désengorger les urgences.

    Si le développement du numérique au sein des hôpitaux n’apparaît pas comme un vecteur majeur pour faire face aux difficultés pour les personnes sondées, la digitalisation du parcours de soin est tout de même perçue comme une piste d’amélioration pour 33 % d’entre elles.