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  • Depuis le début de la XVe législature, les questions de santé sont au coeur du travail parlementaire

    Les questions de santé occupent le devant de la scène parlementaire. La 15e législature ne compte pas moins, à l’Assemblée, de 15 groupes d’étude dédiés à la santé – dont un seul porte spécifiquement sur la santé numérique -, deux missions d’information et quatre commissions d’enquêtes dévolues aux questions de santé. 

    Si la santé numérique progresse parmi les sujets investis par les députés, le sujet n’est pas le plus fréquemment abordé dans les questions écrites au gouvernement, d’après un article du Quotidien des Médecins publié le lundi 23 avril 2018.

    Une certaine « effervescence parlementaire » autour des questions de santé

    Dans un article publié le lundi 23 avril 2018, le Quotidien des Médecins rapporte que le nombre d’interventions et de saisines parlementaires sur les questions de santé est en nette augmentation depuis le début de la nouvelle législature (juin 2017). On dénombre au total 5 171 interventions se rapportant à des questions de santé, dont 2 343 questions écrites et orales, 1 769 amendements, 221 rapports parlementaires, 123 propositions de loi. 

    Le Quotidien évoque à ce titre une « envolée des questions écrites sur la santé ». En effet, si les 13e (2007-2012) et 14e (2012-2017) législatures ont connu respectivement 2 394 et 5 409 questions écrites, 1 551 QE ont déjà été déposées par les députés de juin 2017 à mars 2018. Les projections effectuées sur cinq ans à partir de ces données laissent ainsi présager du dépôt de 10 320 QE sur toute la durée de la législature. 

    La santé connectée ne fait pas encore partie des sujets les plus plébiscités par les parlementaires

    Les sujets plébiscités par l’Assemblée sont diversifiés, d’après le Quotidien. Ont ainsi fait l’objet de questions, de rapports ou d’interventions, les sujets suivants (par ordre d’importante décroissante) : les vaccins, le myélome multiple, le Lebothyrox, les questions de démographie médicale, la maladie de Lyme, le cancer, la cystite, la Fibromyalgie, la fin de vie, les implats Essure, les perturbateurs endrocriniens, l’alcoolisme, l’autisme, l’anorexie, le Glyphosate, les ondes électromagnétiques, la maladie d’Alzheimer, les maladies orphelines, le tabac et les maisons de santé.

    De nombreuses instances se saisissent des questions de santé à l’Assemblée

    Un groupe d’étude dédié à la santé numérique

    On dénombre aujourd’hui à l’Assemblée 15 groupes d’études dédiés à la santé, et plus précisément à la santé environnementale, alimentation et santé, à l’autisme, au cancer, à la fin de vie, à l’intégration des personnes handicapées, à la lutte contre les addictions, à la maladie de Lyme, aux maladies orphelines, aux professions paramédicales, à la santé à l’école, à la santé numérique, à la santé mondiale.

    Un Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

    L’Assemblée compte également deux missions d’information dédiées à la santé de la jeunesse et à la qualité de vie au travail et un Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologique. 

    Elle comporte enfin quatre commissions d’enquête sur l’égal accès aux soins des français, l’affaire Lactalis, les pathologies professionnelles dans l’industrie, et l’alimentation industrielle et la qualité nutritionnelle.

  • Bayer Korea : 3 start-ups health tech sud-coréennes rejoignent le programme Grants4Apps

    Bayer Korea et l’Agence coréenne de promotion et d’investissement commerciaux (KOTRA) ont annoncé le 16 avril 2018 que trois start-ups de santé numériques sud-coréennes avaient été sélectionnées pour participer à au programme d’accélération Grants4Apps Korea destiné à aider les start-up prometteuses à poursuivre leurs activités dans le secteur des technologies de la santé.

    Les trois lauréats sont :
    – Is it Fresh (IoT) ;
    – NuriBio (diagnostic du cancer) ;
    – Deep Medi (dispositif de tension artérielle).

    Les trois vainqueurs bénéficient du soutien stratégique de Bayer Korea

    Les trois sociétés sélectionnées par le jury du Grants4Apps Korea sont :

    • Is it Fresh, une entreprise health tech qui a développé un capteur jetable centré sur l’IoT ;
    • NuriBio, fabricant d’un développeur de réactifs d’analyse pour le diagnostic précoce du cancer ;
    • Deep Medi, une société qui a conçu S-vital, un dispositif de tension artérielle qui fonctionne en utilisant des caméras intégrées dans les smartphones.

    Les trois start-ups recevront un mentorat et des conseils personnalisés de la part des employés de Bayer Korea et de KOTRA ainsi que d’experts externes de l’industrie. Elles disposeront également d’un espace de travail au sein du bureau sud-coréen de Bayer d’avril à juillet 2018.

    Une journée de démonstration prévue au cours de l’été 2018

    Après le programme, Bayer Korea prévoit d’organiser une journée de démonstration au cours de laquelle les trois start-ups pourront présenter leurs produits et participer à des sessions de réseautage avec des investisseurs et des représentants de l’industrie.

    Il s’agit de la deuxième édition de Grants4Apps Korea, la version coréenne du programme mondial d’innovation conçu par Bayer, Grants4Apps Accelerator, qui permet de découvrir, de financer et de soutenir des start-ups du secteur de la health tech numérique sélectionnées dans le monde entier.

  • IA : Insilico Medicine (US) développe ses activités à Taïwan pour encourager de nouveaux talents

    Insilico Medicine, une entreprise américaine qui développe des solutions d’intelligence artificielle (IA) pour la découverte de médicaments, le développement de biomarqueurs et la recherche sur le vieillissement, a annoncé fin mars 2018 que ses filiales Insilico Medicine et First AI R&D Base Asia seront officiellement établies à Taïwan.

    Pour commencer, les entreprises formeront une alliance avec le Centre de développement pour la biotechnologie (DCB) taïwanais, l’Institut de l’industrie de l’information national et le fabricant local de cartes graphiques TUL Corporation afin de mettre en œuvre le « projet de développement des talents de santé numérique en IA » dans l’optique d’accélérer l’intégration de talents issus de différents secteurs.

    Des formations sur l’IA dans le secteur de la biomédecine

    L’objectif principal du projet est de répondre à la forte demande de l’industrie de santé pour les talents en intelligence artificielle (IA) observée en Asie.

    Insilico Medicine, le DCB, l’Institut de l’industrie de l’information et TUL Corporation développeront conjointement une série de cours sur l’intelligence artificielle appliquée à la biomédecine afin d’améliorer la formation des professionnels les plus prometteurs dans les domaines des TIC et de la biomédecine mais aussi d’approfondir leurs connaissances sur la façon dont les technologies basées sur l’IA peuvent accélérer la développement de médicaments.

    Objectifs : créer une base solide pour le déploiement de technologies centrées sur l’IA à Taïwan

    Ces différentes initiatives réduiront les risques associés aux coûts élevés de R&D dans le secteur et constitueront une base solide pour déployer les technologies centrées sur l’IA à Taïwan.

    Taïwan : futur centre de l’IA médicale en Asie ?

    Le centre R&D d’Insilico Medicine dédiés aux médicaments basés sur l’IA (First AI R&D Base Asia) va être basé au sein du Nankang Software Park, à Taipei, capitale de l’État insulaire. Ses équipes collaboreront avec des organisations de l’industrie biomédicale pour contribuer au bien-être de tous les citoyens.

    Par ailleurs, l’entreprise américaine fournira des services de technologies numériques dédiés à la R&D aux industries pharmaceutiques et biotechnologiques de Taïwan, entraînant ainsi une plus grande innovation dans l’industrie biomédicale et permettant au pays d’avoir une chance de devenir le centre de l’IA et de l’industrie biomédicale en Asie.

  • Medical AI: Insilico Medicine (US) expands to Taiwan to integrate cross-domain talent

    Insilico Medicine, a US-based company company driving innovation in deep learning for drug discovery and biomarker development, announced at the end of March 2018 that its subsidiaries Insilico Medicine and Asia’s First AI R&D Base will be officially established in Taiwan.

    First, the companies will form an alliance with the Taiwan Development Center for Biotechnology (DCB), the national Institute for Information Industry and Taiwan-based company TUL Corporation, principally engaged in the development of computers and peripheral products, to implement the « AI Digital Health Talent Development Project » in order to accelerate the integration of cross-domain talent.

    Courses on AI biomedicine

    The main goal of the project is to meet the industry’s high demand for artificial intelligence (AI) talent in Asia.

    Insilico Medicine, the DCB, the Institute for Information Industry and TUL Corporation will jointly develop a series of courses related to artificial intelligence biomedicine to develop ICT and biomedical talent but also to accelerate the acquisition knowledge on how AI technology can accelerate the development of drugs.

    Goals: Reducing the risks of high R&D costs and building a strong foundation for AI tech in Taiwan

    These initiatives will reduce the risks associated with high R&D costs in the industry and build a solid foundation for deploying AI technology in Taiwan.

    Taiwan: the center of medical AI in Asia?

    Insilico Medicine’s AI drug R&D Base establishes itself in will be based in Nankang Software Park in Taipei, the capital of the island state. Its teams will work with organizations in the biomedical industry to contribute to the well-being of all people.

    In addition, the US-based company will provide digital R&D technology services for Taiwan’s pharmaceutical and biotechnology industries, introducing greater innovation to the biomedical industry and driving Taiwan to become the center of combining AI and the biomedical industry in Asia.

  • 3 des 61 « projets SI » de l’Etat sont portés par le Ministère de la Santé (nouveau Panorama DINSIC)

    La Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) publie le 24 avril 2018 une nouvelle édition du « panorama des grands projets de système d’information ». Réalisée conjointement par la DINSIC, ce panorama recense l’ensemble des 61 projets engagés par les administrations publiques pour moderniser leurs systèmes d’information.

    Trois d’entre eux sont portés par le Ministère des Solidarités et de la Santé, dont le Projet SI-Samu, le projet RenoiRH et le compte personnel d’activité.

     Le panorama des grands projets du système d’information de l’Etat, une recension exhaustive des projets SI en cours au sein de l’administration 

    Dans le cadre de la démarche de modernisation de l’Etat et des systèmes d’information des administrations publiques engagée au début des années 2010, le Premier ministre a demandé à la Direction interministérielle du numérique et du système d’information (DINSIC) d’élaborer un tableau de bord des grands projets SI mis en oeuvre dans les ministères (circulaire de janvier 2015).

    Le panorama est la « concrétisation » de ce tableau de bord. Il résulte d’une collaboration entre les ministères et la DINSIC. La première édition du panorama, publiée en novembre 2016, recensait 57 projets. D’après la Dinsic, « ce panorama est avant tout un outil de pilotage interne, permettant de suivre et sécuriser les grands projets SI de l’Etat ».

    Le panorama identifie et décrit les projets informatiques de grande envergure actuellement mis en oeuvre au sein de l’Etat français. Il présente, pour chacun de ces projets, son état d’avancement, son coût estimé, sa durée prévisionnelle, sa durée moyenne, ses taux d’écarts calendaire et budgétaire moyens par rapport aux prévisions initiales, etc.

    Les projets sont retenus sur la base de plusieurs critères et affiches plusieurs objectifs

    Chaque ministère identifie, parmi les projets qu’ils portent, ceux qui répondent aux critères suivants : 

    • ils doivent impacter « significativement » les usagers, les ministères ou leurs agents ; 
    • ils doivent avoir un contenu et/ou une gestion complexe ou des risques majeurs identifiés ; 
    • ils visent à dégager des « économies substantielles » ou doivent entraîner « des dépenses supérieures à 9M€ ». 

    Le panorama est destiné, en premier lieu, au Premier ministre. Il permet à ses services, à la DINSIC et aux direction des systèmes d’information ministérielles (DSI) d’engager les actions nécessaires à la réussite des projets informatiques.

    La publication du panorama sert également différents publics et objectifs : les usagers, qui sont dès lors informés des transformations informatiques à l’oeuvre au sein de l’administration publique ; des agents publics impactés par ces projets ; de l’administration et du gouvernement, en vue de « faciliter la lisibilité et la transparence de l’action publique et de ses grands projets SI » ; et les fournisseurs, notamment les entreprise de services numériques, pour anticiper et mieux identifier les besoins de l’Etat.

    L’édition 2018 du panorama comporte 61 projets – 3 d’entre eux sont portés par le Ministère des Solidarités et de la Santé

    Programme SI-Samu, piloté par l’ASIP Santé et la DGOS

    L’édition 2018 recense le programme de modernisation des SI Samu-Centres 15 (SI-Samu) entré depuis septembre 2014 dans sa phase de réalisation, avec la publication des premiers marchés publics nécessaires à l’élaboration des solutions techniques. La « phase de généralisation » prévue pour la période 2019-2023 doit être « réévaluée » avant sa mise en oeuvre, d’après la DISINC (avis du 19 avril 2016).

    Piloté par l’ASIP Santé, sous l’égide de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), le programme SI, « consiste à fiabiliser et sécuriser à la fois le système d’information et les moyens de télécommunication (phonie et radiocommunication) utilisés par les Samu-Centres 15, afin d’accomplir leur mission (…) ».

    Le nouveau système d’information, conçu par l’ASIP Santé avec les acteurs de terrain, poursuit quatre objectifs opérationnels : construire un  système sécurisé et hautement disponible (1), capable d’interagir avec les systèmes d’information des partenaires comme avec les logiciels de santé (2), garant de la confidentialité des données (3), de leur disponibilité pour la recherche clinique (4).

    Projet RenoiRH de gestion administrative des agents du ministère des Solidarités et de la Santé

    Depuis le 1er janvier 2016, les ministères de la Culture et de la Communication et des Affaires sociales bénéficient d’un SIRH appelé « RenoiRH ». Il leur permet de gérer la carrière et la formation de leurs quelque 55 000 agents. Un outil décisionnel (RenoiRH SD) a été mis à disposition de deux ministères pour leur permettre de mieux connaître les populations qu’ils emploient.

    Projet compte personnel d’activité (CPA) résultant de la loi dite « travail » du 8 août 2016

    Le compte personnel d’activité (CPA) permet à ses utilisateurs de faire évoluer leur carrière et de sécuriser leur parcours professionnel. Institué par la loi « travail » du 8 août 2016, il regroupe les droits issus de trois comptes : le compte personnel de formation (CPF), le compte personnel de prévention de la pénibilité (CPP) et le compte d’engagement citoyen (CEC).

  • « Les pouvoirs publics doivent être proactifs et anticiper l’innovation » (O.Véran, député de l’Isère)

    Mercredi 7 mars 2018, Aromates organisait les 9e « Assises de la Santé numérique » à Paris sous le parrainage d’Agnès Buzyn sur le thème “Le numérique pour sauver notre système de santé ?”.

    Olivier Véran, député LREM de l’Isère et rapporteur général de la commission des affaires sociales, était chargé de conclure cette matinée d’échanges.

    H&TI vous livre une synthèse de son intervention. Il y parle des atouts de la France et de son système de santé – que de nombreux pays regardent avec envie – et des bouleversements engendrés dans les pratiques médicales par les nouvelles technologies. Il évoque les questions d’innovation organisationnelle ou encore d’IA.

    Il affirme que les pouvoirs publics doivent davantage travailler dans une démarche prospective, en étant proactifs vis-à-vis de l’innovation, pour mieux l’anticiper. Il milite pour l’intégration, dans les études médicales, de formations sur les technologies de la santé et sur l’évolution de l’éthique.

    Olivier Véran invite, enfin, les acteurs de la santé à ne pas hésiter à interpeller les parlementaires sur toutes ces questions, afin d’aider à faire bouger les lignes.

    Un système de santé en danger ?

    « En janvier 2018, j’étais en Chine, en marge du déplacement du Président de la République, je suis intervenu à Pékin sur le rôle de l’intelligence artificielle en santé, puis je suis allé à Shanghai présenter le système de santé français. Les Chinois nous regardent avec beaucoup d’intérêt et d’envie, notamment dans l’optique de créer des partenariats et de faire venir des investisseurs en France pour soutenir la filière des technologies de santé, biotech et medtech. À cette occasion, j’ai présenté la courbe publiée dans The Economist qui compare les systèmes de santé européens et américain :

    • La France consacre 11% de son PIB aux dépenses de santé, avec des résultats en matière d’offre de soins, d’inégalité de santé et d’espérance de vie qui la placent encore comme « la nation mondiale de la santé globale » ;
    • à l’inverse, le système américain consacre 20% du PIB aux dépenses de santé pour une espérance de vie inférieure et des conditions qui se dégradent.

    Si l’on considère que notre système de santé est en danger, comment prétendre servir d’exemple aux autres pays qui nous regardent avec envie, tant les statistiques et l’efficience médico-économique de notre système sont intéressantes ? En l’occurrence, ce n’est pas le numérique et les technologies de santé qui plombent le système de santé américain, c’est l’obésité (un Américain pèse 13 kg de plus en moyenne qu’un Français), la consommation excessive d’opiacés (overdoses et mortalité suite aux toxicomanies), mais avant tout, le morcellement des systèmes d’assurance : ça leur coûte beaucoup plus cher. Dans l’Ohio, un couple âgé de 55 ans, qui gagne 68 000 $ par an, consacre 33 000 $ à la complémentaire santé, soit 48% des revenus !

    Pour autant, notre système doit être amélioré et il faut se tourner vers l’avenir

    Il ne se passe pas une semaine sans que notre système de financement des dépenses de santé ne soit mis en tension, notamment du fait de l’innovation. En février dernier, le laboratoire Vertex Pharmaceuticals a annulé ses essais cliniques en France, parce que son traitement Orkambi, pour lequel 150 millions d’euros pour mille patients traités en 2017 ont été perçus, ne lui semble pas suffisant au regard de l’espoir qu’il avait mis dans son modèle économique. C’est une mise en tension très grave de notre système de financement de la sécurité sociale.

    D’autres laboratoires ou d’autres systèmes industriels de santé peuvent mettre en difficulté ce système de financement. Il faut être capable de penser le financement dans la durée pour pouvoir accueillir l’innovation, la financer, améliorer l’espérance de vie des Français, réduire les inégalités de santé. L’enveloppe budgétaire votée au Parlement est répartie entre tous les acteurs de la filière. Si un nouveau médicament coûte 800 millions d’euros en une seule année, c’est l’ensemble de la filière qui va devoir contribuer, et donc c’est tout le système de financement qui est mis sous tension.

    Les technologies bouleversent les pratiques médicales

    Attention à la façon dont on entre dans une ère nouvelle en matière d’innovation technologique. Exemple : le robot opératoire pour urologie DaVinci. Un certain nombre d’établissements de santé, pour être attractifs dans les territoires, davantage pour attirer les urologues que les malades, ont investi des millions d’euros pour acheter ce robot dont l’obsolescence programmée est de 7 ans ! L’Assurance Maladie, en tant que financeur, pose la question : quel est le gain pour les malades, que montrent les études, et finalement, combien ça coûte à l’arrivée ? Je suis très confiant sur l’accueil de l’innovation technologique, mais il faut aussi comprendre parfois certaines inquiétudes, certaines réticences de la part des organismes en charge de ces financements.

    Une démarche prospective : l’innovation organisationnelle

    Les professionnels de santé voient émerger ces innovations sans être toujours capables de s’en saisir, les comprendre et les anticiper. C’est un peu la même chose au niveau des pouvoirs publics. Chaque année, de nouveaux traitements émergent, de nouvelles phases 3 extrêmement prometteuses dans le traitement de maladies chroniques, le traitement de cancers, etc. Et nous ne sommes pas suffisamment capables de l’anticiper, et donc de les accueillir et de les financer.

    Les pouvoirs publics doivent travailler à une démarche prospective, en étant proactifs vis-à-vis de l’innovation, pour mieux l’anticiper. L’innovation organisationnelle doit nous permettre de gagner de l’espérance de vie, d’améliorer la prise en charge des malades chroniques, de limiter les hospitalisations et de réduire les coûts.

    (…) Les organisations des professions de santé doivent évoluer à mesure que les pratiques et les enjeux évoluent. Ce n’est pas si simple, qu’il s’agisse des pratiques avancées chez les infirmiers, du rôle du pharmacien d’officine, des silos entre médecine de ville et hôpital… Au lieu du paiement à l’acte ou à l’activité, l’idée est de confier aux acteurs de santé, au sein d’un territoire, une enveloppe financière pour la prise en charge d’un malade. Par exemple, si un pansement intelligent leur permet de réduire les coûts de prise en charge d’un patient diabétique, on leur donne les moyens de le faire. 

    Les expérimentations confiées aux acteurs de santé dans les territoires

    Jusqu’à présent, la DGOS, la CNAMTS et les ARS ont toujours dit aux professionnels de santé comment ils devaient fonctionner, en y allant progressivement. Cette méthode nous fait prendre du retard. Notre système peut être en danger. Dans le cadre du premier budget de la Sécurité sociale (article 5124), nous avons adopté la capacité demain, et sans limitation, d’expérimenter dans les territoires de nouvelles façons de soigner et de financer les soins. C’est un changement de paradigme total dans un pays jacobin qui subitement devient girondin. À présent, il faut convaincre ceux qui ont peur ou les plus réticents. Les acteurs industriels sont intéressés, convaincus de pouvoir réduire de 10 à 15% les hospitalisations indues dans certaines prises en charge… Dans l’Utah (Etats-Unis), Intermountain Healthcare a mis en place des financements dans le cadre de l’insuffisance cardiaque, qui ont permis de passer de 12 jours d’hospitalisation à moins de 3 jours, grâce à l’usage de l’internet des objets, des balances connectées et une meilleure coordination des soins.

    Les changements d’organisation vont de pair avec les innovations technologiques. Il faut être capable d’anticiper le temps pour éduquer, former les professionnels de santé, informer les patients et leur donner confiance vis-à-vis des technologies, car c’est un temps long. Le rôle des industriels est de solliciter les professionnels de santé aujourd’hui pour être prêts demain.

    Intelligence artificielle : allons-y !

    Dans le domaine de l’intelligence artificielle en santé, j’ignore si l’étape post-deep learning est pour bientôt, mais je sais que c’est extrêmement intéressant. A Montréal, au Canada, l’IA en santé est très développée. Les résultats sont prometteurs. Ils ont créé un écosystème qui développe énormément de choses. En France, nous avons de bons atouts : la meilleure école de mathématiques (avec les États-Unis), plus de 250 start-ups impliquées dans l’IA, c’est important au niveau stratégique et de l’emploi. Il faut y aller.

    Éthique : un débat sociétal

    En même temps, nous devons poser des jalons bioéthiques et juridiques par rapport à l’utilisation de tous ces dispositifs. Ce débat ne doit pas échapper au citoyen français, sinon il y aura toujours de l’inquiétude. On le voit dans le domaine des nanotechnologies : en même temps que vous progressez, des mouvements manifestent en prétendant que les nanotechnologies vont tuer l’humanité. Les précautions pédagogiques, l’information, sont nécessaires. Cette réflexion bioéthique se tient en ce moment même dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique. Ils vont aboutir à une loi d’ici 2019.

    La formation des jeunes médecins aux technologies de demain

    Il faut aussi interroger la place du médecin demain dans un système avec des algorithmes, de la robotique, de l’intelligence artificielle. Cela nécessite une formation très importante, notamment chez les jeunes. Dans le cadre de la réforme des études médicales annoncées par la ministre de la Santé, je souhaite l’intégration de formations, dès le premier cycle d’étude, sur ces technologies de la santé et sur cette question de l’évolution de l’éthique. Beaucoup de défis sont devant nous. Il ne faut pas hésiter à venir nous interpeller au Parlement sur ces questions. Nous sommes plusieurs à être passionnés par toutes ces questions.

  • Le CESE préconise de réformer le financement et l’organisation des Ehpad :« Vieillir dans la dignité »

    La question des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, de leurs moyens humains et financiers, a fait l’objet de plusieurs pétitions en ligne sur le site internet du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ce dernier s’est donc saisi de la question de l’accompagnement des personnes âgées et de la dépendance. Il a entendu les porteurs de cinq pétitions en vue de publier un avis sur la question.

    Rendu public le mercredi 25 avril 2018 et intitulé « Vieillir dans la dignité », l’avis du CESE formule quinze propositions afférentes au vieillissement, structurées autour des trois axes suivants : « prévenir, anticiper et financement la perte d’autonomie » (axe 1), « adapter l’offre d’hébergement et de services aux besoins et aux attentes »(axe 2), « travailler ensemble autrement pour répondre aux exigences d’un accompagnement global et digne » (axe 3).

    Axe 1 : « Prévenir, anticiper et financer la perte d’autonomie »

    Le CESE préconise d’Agir Collectivement sur les facteurs de risque en :

    • renforçant la prévention, notamment au travail, pour limiter ou retard les effets liés au vieillissement (proposition 1) ;
    • évaluant la mise en oeuvre interministérielle et territoriale du plan national pour la prévention et la perte d’autonomie, dans le but de (re)mobiliser les acteurs concernés et identifiés les besoins de financement ou les difficultés d’accès au financement (proposition 1).

    Le CESE recommande de financer la perte d’autonomie de la manière suivante : 

    • en conforter le rôle des acteurs existants : ceci implique notamment d’accélérer la mise en place des conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie et de renforcer leur rôle dans la programmation des moyens de la politique départementale de l’autonomie (proposition 2). 
    • susciter un débat public sur les sources de financement de la prise en charge collective de la perte d’autonomie (proposition 3). 

    Axe 2 : « Adapter l’offre d’hébergement et de services aux besoins et aux attentes »

    Pour réduire les inégalités territoriales dans l’accueil et la prise en charge des personnes âgées, le CESE recommande notamment de :

    • confier à la CNSA le soin de réaliser, en lien avec les départements, un travail de rapprochement du niveau de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) (proposition 4).

    Pour permettre aux Ehpad de mener à bien leurs missions actuelles et à venir, le CESE suggère de : 

    • revaloriser « immédiatement » le tarif soin ; 
    • compléter les critères pris en compte pour fixer les dotations aux Ehpad. Des facteurs tels que l’isolement géographique de l’établissement, le coût du foncier, etc. pourraient ainsi être intégrés au critère de fixation des dotations (proposition 5).
    • d’attribuer aux Ehpad des financements supplémentaires pluriannuels pour encourager les actions innovantes en matière de prévention, d’activités sociales ou culturelles, etc. (proposition 6).

    Le CESE recommande également de promouvoir des modes de financement alternatifs, qui impliqueraient :

    • de déterminer de manière collégiale les grands principes d’un financement solvable et pérenne des services d’aide à domicile, « qui préserve l’égalité de traitement des personnes bénéficiaires » (proposition 7) ; 
    • de disjoindre l’aide, au répit des aidants du mécanisme de l’APA, dans le but de lever les obstacles à l’usage effectif des dispositifs d’aide aux aidants (proposition 8).

    Axe 3 : « Travailler ensemble autrement pour répondre aux exigences d’un accompagnement global et digne »

    Le CESE propose de réaffirmer les droits des personnes âgées et de mieux insérer les établissements dans les territoires : 

    • en élaborant, un parcours coordonné qui intègre les différentes étapes du vieillissement et réponde aux besoins et aux attentes des personnes concernées (proposition 9) ; 
    • en utilisant des outils de planification urbaine pour anticiper l’implantation des nouveaux Ehpad en lien avec les besoins des populations (proposition 10) ; 

    Il importe également de recruter et requalifier en procédant ainsi : 

    • rendre opposable pour l’ensemble des Ehpad une norme minimale d’encadrement « au chevet » (aides soignant.e.s et infirmière.s) de 0,6 ETP pour un résident, « tout en confirmant l’objectif du plan Solidarité-Grand âge d’un taux d’encadrement de 1 pour 1 » (proposition 12) ;
    • financer des postes d’accompagnants éducatifs, sociaux et psychologiques pour intervenir auprès des personnes âgées quel que soit leur lieur de résidence (proposition 13) ; 
    • réaménager le temps de travail des personnels pour leur assurer des conditions de travail décentes (proposition 14) ; 
    • revaloriser les métiers pour tirer les conséquences des évolutions de missions et rendre les statuts plus attractifs (proposition 15).

    L’avis du CESE est consultable en intégralité sur le site internet du Conseil.

  • L’Ecosse dévoile sa nouvelle stratégie de santé numérique pour moderniser son système de santé

    L’Ecosse adopte une nouvelle stratégie en santé numérique, rendue publique le mercredi 25 avril 2018 à l’occasion du FutureScot’s Health and Social Care Digital Leaders’ Summit.

    Elaborée conjointement par le gouvernement écossais et le NHS Scotland, cette stratégie repose sur six piliers : gouvernance de la santé numérique, gouvernance des données de santé et cybersécurité, transformation de l’offre de services de santé, formation à l’usage des nouvelles technologies en santé, création d’une plateforme digitale nationale, et mise en œuvre de la transition numérique. Cette stratégie vise à faire de la santé numérique le levier de modernisation du système de santé écossais.

    La stratégie en santé numérique repose sur six pilliers : 

    • Gouvernance de la santé numérique – l’Ecosse annonce la création d’un comité de pilotage composé d’élus locaux et nationaux et de membres du NHS Scotland, qui pourront solliciter l’avis d’industriels de santé, de personnalités issues du monde universitaire et secteur tertiaire. Ce comité de pilotage sera chargé d’arrêter la stratégie gouvernementale en matière de santé numérique, le montant des financements alloués à la santé numérique, et définir les priorités en la matière au cours des prochaines années.  
    • Gouvernance des données de santé et cybersécurité – le gouvernement écossais fait de la protection des données de santé l’une des priorités de sa stratégie. Des mesures seront prises pour assurer la sécurité des systèmes nationaux de gestion des données de santé et assurer la cohérence des politiques publiques fondées sur l’usage et le partage des données de santé. Un travail de pédagogie sera également entrepris pour permettre aux acteurs concernés (usagers du système de santé, industriels et professionnels de santé) de comprendre les enjeux et leurs obligations liés à la protection des donnés sensibles.
    • Transformation de l’offre de services de santé – le gouvernement écossais en appelle à la mise en oeuvre d’une approche « claire, nationale » de reconfiguration de l’offre de soins et de services pour encourager l’utilisation de modes de prise en charge novateurs, comme l’hospitalisation à domicile et le suivi à distance des patients à travers les outils connectés.
    • Intégrer la santé numérique aux formations universitaires (médicales et médico-sociales) – l’Ecosse entend former les jeunes générations à l’usage des technologies numériques en santé. Les programmes pédagogiques seront définis conjointement par le NHS Education for Scotland, le Local Government Digital Office et le Scottish Social Services Council.
    • Plateforme nationale digitale – Pour assurer l’interopérabilité des systèmes d’information en santé, le gouvernement écossais annonce la création d’une plateforme nationale digitale appelée national Health and Social Care services, qui agrégera des informations en temps réel extraites de dossiers médicaux, accessibles par les patients et professionnels de santé de manière sécurisée.
    • Acteurs de la transition (de santé) numérique – le NHS National Services Scotland et le Local Governement Digital Office vont travailler de concert pour assurer le bon fonctionnement des systèmes de santé existants et pour mettre en oeuvre de nouvelles approches en santé.

      La feuille de route détaillée est accessible ici.

  • L’Australie investit 34 M d’€ pour développer un centre de recherche coopératif sur la e-santé

    Le gouvernement australien vient de s’engager à verser 55 millions de dollars (34 M. € ; 42 M. US$) sur une période de sept ans pour développer un centre de recherche coopératif sur la santé numérique, le Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), lancé au cours du mois d’avril 2018.

    Le Digital Health CRC va chercher à améliorer les résultats de santé pour les Australiens grâce à l’utilisation de technologies numériques visant à faciliter l’accès à des soins de qualité, à réduire les coûts mais aussi à améliorer la compréhension et la sensibilisation des patients.

    Les partenaires du gouvernement et de l’industrie reliés à ce projet verseront au total 174,2 millions AUD (108,8 M. € ; 133,5 M. US$) au cours de la période.

    Donner plus d’autonomie aux patients et promouvoir les sociétés health tech

    Les programmes de recherche gérés par le Digital Health CRC auront différentes missions à accomplir, dont :

    • 1. permettre la découverte et l’application d’informations de santé ;
    • 2. identifier et gérer les risques pour la santé ;
    • 3. proposer une offre de soins d’une valeur plus développée et de meilleure qualité mais aussi améliorer l’accès à cette offre et la sécurité des soins ;
    • 4. renforcer l’autonomie du consommateur et l’inciter à adopter un comportement positif à l’égard de son traitement.

    Le centre examinera également les meilleures façons de partager les informations médicales sur les réactions indésirables aux traitements et de développer de meilleures applications d’aide à la décision.

    Ses objectifs comprennent enfin la promotion de l’économie ainsi que la création et le développement d’entreprises pour fournir des emplois et des solutions à grande valeur ajoutée sur un marché mondial en pleine croissance.

    Une alliance entre organisations gouvernementales, entreprises et universités

    Les différents acteurs du centre tenteront d’atteindre ces objectifs grâce à des travaux de R&D collaboratifs combinant des compétences multidisciplinaires, des connaissances de l’industrie, des technologies de pointes mais aussi divers réseaux et données de santé.

    Le CRC rassemblera de multiples partenaires du secteur de la santé et du bien-être australien.

    L’Université de Sydney, l’un des partenaires principaux du centre, a indiqué dans un communiqué que parmi les participants figuraient :

    • quarante organisations commerciales et gouvernementales opérant dans les secteurs de la santé, des soins aux personnes âgées et du handicap ;
    • vingt-quatre entreprises de technologie, de conseil et d’investissement établies et en démarrage ;
    • seize universités australiennes.

    Un centre soutenu par l’Agence de la santé numérique australienne

    Le centre bénéficiera du soutien de l’Agence de la santé numérique australienne et du Centre de croissance de l’industrie des technologies médicales et des produits pharmaceutiques (MTP Connect).

    Le programme CRC sera administré par AusIndustry, une division du ministère de l’Industrie, de l’Innovation et des Sciences australien.

    Le Pr. Tim Shaw de l’Université des sciences de la santé australienne et le Pr. Adam Elshaug, codirecteur du Centre des politiques de santé Menzies, ont été nommés chercheurs principaux du centre.

    « Le Digital Health CRC rassemble des partenaires de l’industrie et de la recherche pour faire progresser nos technologies médicales et de santé et les industries pharmaceutiques, de manière collaborative et multidisciplinaire, a déclaré la ministre de l’Emploi et de l’Innovation australienne, Michaelia Cash (source : Opengovasia.com). Le CRC abordera les problèmes de l’industrie en soutenant la pratique clinique, en améliorant l’accès à des soins de qualité, en favorisant des emplois de grande valeur et en développant le futur personnel de santé numérique de l’Australie. »

    « Les CRC relient les chercheurs à l’industrie et au gouvernement en mettant l’accent sur l’application de la recherche, a précisé Zed Seselja, vice-ministre australien de la Science, de l’Emploi et de l’Innovation. C’est pourquoi le programme du CRC [répond à] l’engagement du gouvernement de la coalition, soit améliorer la compétitivité, la productivité et la durabilité des industries australiennes. »

  • Australia to invest 34 million of euros to develop a Digital Health Cooperative Research Centre

    The Australian government has committed AU$55 million (€34m; US$42m) over seven years to develop a Digital Health Cooperative Research Centre (Digital Health CRC), launched in April 2018.

    The Digital Health CRC will seek to improve health outcomes for Australians through the use of digital technologies which can improve access to quality care, reduce costs and increase patient understanding and awareness.

    Government and industry partners will contribute a total of AU$174.2 million (€108.8m; US$133.5m) over the period.

    Improving patients’ empowerment and enhancing health tech businesses

    The research programs run by the Digital Health CRC will have different missions, including:

    • 1. Enabling information discovery and application;
    • 2. Identifying and managing health risk;
    • 3. Offering better value, quality, access and safety;
    • 4. Enhancing consumer empowerment and positive behavior.

    The center will also examine better ways to share medical information on adverse reactions and develop better decision support applications.

    Its goals also include advancing the economy and building and enhancing businesses to provide high value jobs and solutions in a growing global market.

    An alliance between government organizations, private companies and universities

    Center players will try to accomplish these objectives through collaborative research and development that combines multi-disciplinary skills, industry knowledge, technologies, networks and data.

    The CRC will bring together partners from Australia’s health and wellness landscape.

    In a press release, the University of Sydney, one of the lead partners in this new center, said participants include:

    • 40 commercial and government organizations operating across the health, aged care and disability sectors;
    • 24 established and start-up technology, advisory and investment companies;
    • 16 Australian universities.

    The CRC has the support of the Australian Digital Health Agency

    The center is supported by the Australian Digital Health Agency and the Medical Technologies and Pharmaceuticals Growth Center (MTP Connect). 

    The CRC program is administered by AusIndustry, a division within the Department of Industry, Innovation and Science.

    Prof. Tim Shaw from the Faculty of Health Sciences and Professor Adam Elshaug, co-director of the Menzies Centre for Health Policy, are named lead investigators in the center.

    « The Digital Health CRC brings together industry and research partners to advance our health and medical technologies, and pharmaceutical industries, in a collaborative and multidisciplinary way, » Minister for Jobs and Innovation Michaelia Cash said (source: Opengovasia.com). « The CRC will address industry issues by supporting clinical practice, improving access to quality care, fostering high value jobs and developing Australia’s future digital Health workforce. »

    « CRCs link researchers with industry and government with a focus towards research application, » Assistant Minister for Science, Jobs and Innovation Zed Seselja added. « This is why the CRC Program continues to be at the forefront of the Coalition Government’s commitment to improving the competitiveness, productivity and sustainability of Australian industries. »