Cyber

  • La ville de Pékin délivre des cartes de santé électroniques à ses habitants par le biais de WeChat

    Pékin a commencé en mai 2018 à émettre des cartes de santé électroniques à ses habitants par l’intermédiaire du réseau social WeChat, une initiative faisant partie d’un programme pilote mis en place par le géant chinois de l’internet Tencent (maison mère de WeChat) et le spécialiste en développement de logiciels Sinosoft Technology.

    Les patients du Peking University Hospital et du Beijing Friendship Hospital peuvent déjà bénéficier du service.

    Un programme national pour améliorer les services de santé en Chine d’ici 2030

    Selon les rapports officiels, le lancement de ces cartes numériques fait partie d’un plan plus large visant à améliorer les services de santé en Chine d’ici 2030 et s’inscrit dans le cadre d’une démarche ayant pour objectif de normaliser l’information des patients.

    Le pilote a pour but d’explorer les applications possibles de la carte virtuelle dans les zones urbaines de Pékin, de Tianjin et de Hebei, afin, à terme, de rassembler les informations des patients des trois régions.

    Numériser pour renforcer la protection des données personnelles

    La carte de santé virtuelle est actuellement disponible sur le compte WeChat du Peking University Hospital. La Beijing Friendship University n’est pas en mesure de délivrer des cartes pour l’instant car elle est en train de résoudre un bug survenu sur sa plateforme d’émission de cartes, précisait fin mai le site spécialisé Technode.com.

    La numérisation de cartes émises par le gouvernement est en train de devenir une tendance en Chine. Les dirigeants espèrent par ce biais améliorer la praticité des services et la protection des données personnelles.

    Une vérification des identités plus sécurisée

    En avril 2018, le gouvernement de la province de Jiangxi a émis le premier lot de puces d’identification pour les utilisateurs de smartphones. Les puces intelligentes, appelées SIMeID, se connectent à la carte SIM du téléphone et peuvent stocker des informations sensibles pour une vérification de l’identité des utilisateurs plus sûre sur internet.

    De plus en plus d’entreprises s’intéressent au procédé. Les géants chinois de l’internet Tencent et Alibaba, par exemple, sont en train de tester des cartes d’identité numériques pour les utilisateurs de leurs services en ligne.

  • My Health Record : l’Australie renforce la protection des données de santé contenues dans le DPI

    Lors d’un discours adressé le 24 mai 2018 au National Press Club (organisation professionnelle mondiale pour journalistes), le directeur général de l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) Tim Kelsey a abordé les problèmes de sécurité et de confidentialité soulevés par l’utilisation de My Health Record (MyHR), le dossier médical en ligne national actuellement en cours de déploiement.

    Tim Kelsey a mis en avant les mesures mises en place depuis quelques mois afin de mieux assurer la protection des données personnelles des patients, parmi lesquelles la création, en 2017, d’un centre de cybersécurité visant à surveiller le système et les informations qui y sont recueillies.

    Il a par ailleurs indiqué qu’une nouvelle feuille de route pour le déploiement de My Health Record est en cours de développement et sera dévoilée au cours du mois de juillet 2018.

    Un centre de cybersécurité pour assurer une surveillance constante

    « My Health Record respecte les normes de cybersécurité les plus strictes d’Australie et fait l’objet d’un audit indépendant par un certain nombre d’organisations, a déclaré M. Kelsey (source : Zdnet.com). L’agence a mis en place un centre national de cybersécurité pour assurer une surveillance constante (…) de My Health Record » tout en rappelant que depuis le lancement de MyHR en 2012, « il n’y avait eu aucune violation » de données.

    Un code d’accès pour renforcer la sécurité des comptes MHR

    Autre mesure de sécurité abordée par le directeur de l’Agence de la santé numérique australienne : la mise en place d’un code d’accès ou code PIN pour garantir que les détenteurs d’un compte MHR soient assurés d’être les seuls à pouvoir consulter leurs informations personnelles de santé.

    Le patient reçoit une alerte SMS lorsque son dossier est consulté par un tiers

    Par ailleurs, les utilisateurs pourront consulter un journal d’audit en temps réel leur indiquant qui a accédé à leur dossier. Ils pourront également mettre en place un système d’alerte SMS pour être averti de l’ouverture de leur compte.

    Chaque particulier peut également paramétrer les accès à son compte et décider d’empêcher un clinicien de consulter l’un des documents enregistrés dans son dossier.

    « Chaque accès par un clinicien lui est automatiquement associé et enregistré en temps réel », a déclaré Tim Kelsey, précisant qu’une utilisation non autorisée des données sera passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

    Des lignes directrices sur l’utilisation des données MHR

    L’usage des informations de My Health Record par une tierce personne fait partie des principales préoccupations liées à l’utilisation du dispositif.

    Le gouvernement a publié en mai des lignes directrices sur l’utilisation par des tiers des données générées par le dossier médical national.

    Elles précisent que l’accès direct et la diffusion des données de My Health Record sont uniquement réservés à une entité australienne et que les données vouées à être réutilisées doivent être stockées dans un établissement situé en Australie.

    Selon les conditions d’utilisation du service, l’accès aux données anonymisées est limité. Ces informations ne peuvent être utilisées qu’à des fins commerciales et non liées à des projets relatifs au secteur de la santé. Cela signifie que les compagnies d’assurance ne pourront pas les utiliser pour fixer le montant de leurs primes, par exemple, a expliqué M. Kelsey.

    MHR : un retrait du service possible entre juillet et octobre 2018

    À l’heure actuelle, environ 5,7 millions d’Australiens (sur plus de 24 millions d’habitants) possèdent un dossier My Health. Un compte sera automatiquement créé pour tous les citoyens d’ici la fin de l’année : les personnes ne souhaitant pas rejoindre le service pourront demander leur retrait du dispositif entre le 16 juillet et le 15 octobre 2018.

    Time Kelsey affirme que lorsqu’un dossier My Health sera annulé, le contenu de l’enregistrement sera sauvegardé selon la procédure de suppression des données définie par le gouvernement et deviendra indisponible pour une utilisation secondaire.

    Une nouvelle feuille de route pour le déploiement du My Health Record attendue pour juillet 2018

    L’objectif de l’Agence de la e-santé australienne pour l’année 2019 est de fournir à tous les cliniciens inscrits un moyen sûr de communiquer via une messagerie numérique avec leurs collègues en évitant de « recourir au papier ou au télécopieur (…) ».

    D’ici 2022, les premières régions sélectionnées en Australie auront raccordé tous leurs services de soins pour que les cliniciens aient un accès inter-organisationnel à l’information, a ajouté le directeur de la ADHA.

    La nouvelle feuille de route du déploiement à venir du dossier électronique afin d’assurer le respect des principes de l’Agence de la santé numérique sera prête pour juillet 2018. Ces principes seront centrés sur la participation – donnant aux citoyens les moyens de prendre davantage de contrôle sur leur santé -, sur la collaboration – ce qui nécessitera la co-création de services -, et sur l’innovation.

  • La DGOS fait un bilan du Programme Hôpital numérique : des progrès, mais travail à poursuivre

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a mené une large concertation auprès de l’ensemble des acteurs de la santé dans le cadre du programme Hôpital numérique qui a abouti à un premier bilan dressé à l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, qui s’est déroulée du 29 au 31 mai 2018.

    Les quatre principaux débouchés de cette étude :
    • création d’un contexte favorable à une réelle progression du niveau global des SIH ;
    • une réussite collective grâce notamment au rapprochement public-privé ;
    • l’émergence d’un volet financier innovant ;
    • un traitement et un recueil des données plus matures par les SIH.

    Selon la DGOS, ce programme constitue les prémices du programme HOP’EN qui sera annoncé prochainement et dont le DMP et la messagerie sécurisée de santé (MSS) seront deux axes clés.

    Les retombées positives du programme et axes d’amélioration

    Le programme ministériel Hôpital numérique avait été la feuille de route nationale pour les systèmes d’information hospitaliers afin de les rendre plus performants du point de vue de la qualité et de la sécurité des soins sur la période 2012-2017.

    Le programme avait été pris en compte dans les politiques de santé régionales et dans la certification de la Haute Autorité de Santé des établissements de santé, ce qui a permis un ancrage structurel du programme.

    Par ailleurs, il a permis une prise de conscience des directions et des professionnels de santé de l’importance des SIH au sein du système de soin, mais c’est un axe d’amélioration car de trop nombreuses directions continuent de considérer les SI comme un investissement non stratégique. 

    Parce qu’il est apparu nécessaire de mieux préparer les professionnels en établissement de santé de demain aux sujets liées aux SI, il est prévu qu’un module obligatoire relatif aux SI soit été intégré à la formation initiale de ces premiers. Ce sont notamment de nouvelles compétences relatives au numérique et à la cybersécurité qui doivent être privilégiées.

    La structuration de l’offre de solutions des éditeurs de logiciels et intégrateurs constituait un autre axe du programme Hôpital numérique dans l’objectif d’accroître la qualité de l’offre industrielle et de favoriser une meilleur adéquation entre l’offre et la demande – 310 fournisseurs ou intégrateurs ont été référencés. Les acteur ont exprimé à cet effet la nécessité d’incitation à la mutualisation d’achats entre les établissements, mais également la nécessité d’accompagner davantage les acheteurs dans ces démarches juridiques et techniques complexes. 

    Le nouveau mode de financement à l’usage des SI proposé aux établissements de santé visant à récompenser l’utilisation effective du SIH par les professionnels de santé a été mis en place. Il conditionne le versement du financement à la mise en œuvre des systèmes d’information et l’utilisation effective à l’échelle de l’ensemble de l’établissement. Ce programme de financement s’est vu attribuer une enveloppe de 400 millions d’euros : 74% des établissements financés pensent que ce financement leur a permis de faire accélérer les projets et 54% estiment qu’il a été un vecteur efficace pour mobiliser et faire communiquer les acteurs, en soulignant néanmoins la lourdeur de mise en œuvre du dispositif.

    À l’aube du programme HOP’EN

    La DGOS annonce le prolongement de ce programme incarné par le programme HOP’EN qui devra être dévoilé prochainement afin de poursuivre les travaux d’amélioration des SIH.

    Les nouveaux domaines fonctionnels prioritaires en seront l’échange et le partage d’informations entre les professionnels hospitaliers et ambulatoires ainsi qu’avec les patients, matérialisé par le dossier médical partagé (DMP) et l’espace de confiance MSSanté.

  • Le soutien financier accordé aux maisons pluri-professionnelles de santé, en hausse de 96,7 %

    Le Plan d’accès aux soins présenté par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, prévoit de renforcer le développement des maisons pluri-professionnelles de santé (MSP).

    Le lundi 4 juin 2018, les chiffres publiés par l’Assurance maladie montrent une hausse de 96,7% du soutien financier accordé aux MSP entre avril 2017 et juin 2018. Leur financement s’élève ainsi à 35,6 millions d’euros.

    Cette augmentation résulte de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) signé le 20 avril 2017, qui « pérennise et renforce la rémunération collective du travail en équipe qui fait la spécificité de ces structures », d’après un communiqué publié sur le site internet du ministère des Solidarités et de la Santé le 6 juin 2018.

    Le renforcement du soutien financier aux MSP de l’Assurance maladie répond à l’objectif de doublement du nombre de structures d’exercice du quinquennat d’ici 2022, inscrit dans le Plan d’accès aux soins dans les territoires.

    Stratégie gouvernementale de renforcement du soutien au MSP

    Le Plan d’accès aux soins dans les territoires présenté par Agnès Buzyn le 13 octobre 2017 constitue le dernier jalon d’une série de plans gouvernementaux destinés à lutter contre les déserts médicaux et renforcer l’accès aux soins. La ministre avait alors émis le souhait de doubler le nombre de maisons pluri-professionnelles de santé présentes sur le territoire national, passant de 910 en mars 2017 (d’après un rapport sénatorial publié en 2017) à 2 000 en 2020 d’après un article du Parisien.

    Le plan s’articule autour de 4 axes prioritaires

    • Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients ;
    • La mise en oeuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances ;
    • Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue
    • Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale

    Le renforcement du soutien financier des MSP et Centres de Santé (CDS) s’inscrit dans le cadre du premier axe et concerne les 538 MSP adhérentes à l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI). « Il est accordé en l’échange d’engagements qui tiennent à la qualité du service et qui permettent de renforcer l’accès aux soins pour les patients », rappelle le communiqué de presse du ministère. Ces engagements concernent : l’amplitude des horaires d’ouverture au public, l’accès à des soins non programmés, la coordination entre les professionnels de la structure, notamment grâce à un système d’information partagé.

    Spécificités du nouveau dispositif conventionnel

    Le nouveau dispositif conventionnel (ACI) vise à mieux prendre en compte les spécificités des MSP les plus jeunes, afin de soutenir leur création. Elles pourront plus rapidement accéder à ces financements conventionnels, grâce à la mise en place d’une garantie de rémunération annuelle minimale de 20 000 euros.

    Le modèle des Maisons-pluridisciplinaires de santé présentent plusieurs « avantages » :

    • Pour les professionnels de santé : l’exercice pluri-professionnel permet d’échanger avec les pairs, offre une organisation de travail plus souple et des opportunités de formation individuelle ou collective ; 
    • Pour les patients : les MSP permettent aux patients de recourir à des expertises diversifiées et facilitent l’accès aux soins.
  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • La France présente 426 communications au Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology

    A l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui se tient du 1er au 5 juin à Chicago, Illinois, l’Institut national du cancer (INCa) propose une sélection d’articles parmi les 5056 communications programmées. La France est le principal contingent étranger représenté au congrès.

    426 des 5056 communications prévues seront présentées par des équipes dont au moins l’un des auteurs est affilié à une entité française (publique et privée). « Avec 426 communications, la France est le premier pays européen en termes de nombre de présentations inscrites cette année au congrès », rapporte l’lNCa.

    Les collaborateurs de l’Institut Curie présenteront une quinzaine de sessions orales, rapporte le site internet de l’Institut. Les plus grands experts de la cancérologie sont réunis à Chicago pour cette conférence annuelle, qui est le théâtre d’annonces importantes dans les domaines de la recherche et des traitements innovants contre les cancers.

    Pour consulter le site officiel de l’évènement, cliquez ici.

  • Atlas des systèmes d’information hospitaliers 2018 : le déploiement et l’usage du SIH se poursuit

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a publié, le 30 mai 2018, l’Atlas des Systèmes d’information hospitaliers (SIH) 2018. Elaboré en collaboration avec l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH), il met à disposition de l’ensemble des acteurs de la santé les données principales et les tendances de l’évolution des SIH sur le territoire.

    Les chiffres 2018 démontrent que la dynamique de développement des SIH se poursuit. Cette évolution s’inscrit dans le cadre du programme Hôpital Numérique. La DGOS « constate une amélioration du recueil d’information dans l’observatoire des Systèmes d’information de santé (oSIS) ».

    Suivi de l’évolution des systèmes d’information hospitaliers

    La DGOS assure le pilotage de plusieurs outils permettant de suivre l’évolution des systèmes d’information de l’ensemble des établissements de santé quelles que soient leur taille et leur nature juridique :

    • l’observatoire des Systèmes d’Informations de Santé (oSIS) ;
    • l’observatoire du Référencement des Editeurs de Logiciels et des Intégrateurs du Monde de la Santé (RELIMS) ;
    • le dispositif de suivi des charges et ressources SIH administré via la plateforme Ancre de l’ATIH (établissements publics et privés d’intérêt collectif).

    Depuis 2013, la DGOS publie annuellement un Atlas des SIH. Ce guide se propose de mettre à disposition de l’ensemble des acteurs de la santé les données principales et tendances de l’évolution des systèmes d’information hospitaliers sur le territoire.

    Depuis 2014, la DGOS enrichit l’atlas d’un état des lieux des indicateurs du socle commun du programme Hôpital numérique. L’Atlas est élaboré en collaboration avec l’ATIH en charge de la mise en œuvre de l’oSIS et de RELIMS ainsi que du recueil et de l’analyse des données relatives aux charges et ressources SIH.

    Principaux enseignements de l’édition 2018

    L’information du dossier patient se poursuit

    L’informatisation du dossier patient reste bien engagée avec des taux de projets en cours ou finalisés en progression. 

    Augmentation du taux d’atteinte des prérequis du programme Hôpital numérique

    Le nombre d’établissements ayant déclaré atteindre l’ensemble des prérequis du programme Hôpital numérique est passé de 1 560 à 1 904 établissements. Le niveau moyen d’atteinte des prérequis a également bien progressé, passant de 92% à 95%. Concernant les domaines prioritaires, la progression continue mais les niveaux d’atteinte restent fortement hétérogènes.

    Sécurisation croissante des SIH hospitaliers

    La maturité des établissements dans le domaine de la sécurité de leur SIH, progresse encore cette année : l’échantillon de répondants est en forte progression avec 1500 à 2000 établissements répondants. Les résultats montrent une progression significative tant sur le pilotage que sur les mesures opérationnelles de sécurité des SI.  

    Progression de la convergence des SI des GHT

    Concernant la convergence des SI de groupement hospitalier de territoire (GHT), l’échantillon de GHT représentatifs a progressé avec 93% de GHT répondants. Les résultats montrent que les travaux sont d’ores et déjà engagés : état des lieux terminé pour la majorité des GHT, travaux autour de la mise en place d’une direction des systèmes d’information commune engagés par près de 75% des répondants, mais les travaux autour du schéma directeur des SI de GHT sont toujours en cours pour plus de la moitié des répondants. 

    Panorama des SIH et des éditeurs de logiciels 

    En termes de moyens dédiés, les établissements consacrent en moyenne 1,7% de leurs charges d’exploitation aux SIH, proportion stable par rapport aux années précédentes. 

    Enfin, le secteur industriel présente toujours une forte diversité : 317 sociétés sont inscrites sur le répertoire des éditeurs de logiciels et des intégrateurs du monde de la santé (Relims) et ont déclaré 864 logiciels disponibles sur le marché français. Le nombre de sociétés a progressé de 5% par rapport à 2017 tout comme le nombre de logiciels disponibles.

    L’Atlas est consultable et disponible au téléchargement en suivant ce lien.

  • Une nouvelle équipe du Conseil national du numérique (CNNum) a été formée

    La constitution de la nouvelle équipe du Conseil national du numérique (CNNum) a été annoncée par arrêté de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, qui a été publié au Journal officiel du 30 mai 2018.

    La nouvelle équipe remplace celle qui a été dissolue une semaine à peine après sa constitution autour de la personnalité de Marie Ekeland.

    Les trois groupes composant le CNNum réunissent des femmes et des hommes dont les activités professionnelles ont trait à la transition numérique de la société française et sont issus du secteur économique, du milieu académique ou sont impliqués dans le développement du numérique à échelle locale, nationale voire européenne. Les missions du CNNum seront portées par la nouvelle présidente, Salwa Toko.

    Membres du CNNum au titre des personnalités issues du secteur économique :

    • Mohammed Boumediane
    • Nathalie Collin
    • Maryne Cotty-Eslous
    • Gaël Duval
    • Hind Elidrissi
    • Tatiana Jama
    • Laura Medji
    • Françoise Mercadal-Delassalles
    • Jean-Charles Samuelian
    • Alexandre Zapolsky.

    Membres du CNNum au titre des personnalités issues du secteur académique :

    • Yann Algan
    • Gilles Babinet
    • Annie Blandin-Obernesser
    • Théodore Christakis
    • Olivier Clatz
    • Vincent Costalat
    • Florette Eymenier
    • Henri Isaac
    • Anne Lalou
    • Thomas Landrain.

    Membres du CNNum au titre des personnalités impliquées dans le développement du numérique aux niveaux local, national ou européen, ou concernées par ses effets :

    • Maud Bailly
    • Jérémie Boroy
    • Karine Dognin-Sauze
    • Gérald Elbaze
    • Sophie Flak
    • Loubna Ksibi
    • Litzie Maarek
    • Hervé Pillaud
    • Salwa Toko (présidente du Conseil)
    • Christian Vanizette.

  • L’Institut Droit et Santé (Paris V) publie les supports de colloques sur le Big Data et la e-santé

    L’Institut Droit et Santé de l’Université Paris-Descartes organisait en mai 2018 deux colloques portant sur le Big data en santé (« du discours aux applications pratiques ») et sur « le rôle des organisations professionnelles dans le développement de la e-santé », dont les actes et supports de présentation ont été mis en ligne sur le site de l’Institut.

    L’Institut Droit et Santé met à disposition des internautes les supports des colloques et interventions organisées au printemps 2018 sur le Big Data en Santé et le développement de la e-santé : 

    • « Big Data en Santé : du discours aux applications pratiques » : le colloque était structuré en trois tables-rondes, portant sur « les acteurs du Big data en santé », « les applications du Big data en santé », « l’encadrement juridique des pratiques d’aujourd’hui et de demain ». Le programme et les comptes-rendus des tables-rondes sont accessibles en suivant ce lien.
    • Le rôle des organisations professionnelles dans le développement de la e-santé (3 mai 2018). Le jeudi 3 mai 2018, dans le cadre des Entretiens Droit et Santé, l’Institut Droit et Santé (IDS) a reçu Armelle Graciet, secrétaire de l’Alliance eHealth France. Cet entretien a été animé par Lydia Morlet-Haïdara, Maître de conférences HDR, membre de l’Institut Droit et Santé, Inserm UMR S 1145.

    L’Institut Droit et Santé réalise également une veille juridique bimensuelle, qui recense les évolutions législatives, règlementaires et de doctrine sur les sujets concernant la santé.

  • PHW18 : La télémédecine et la fin de la T2A emportent l’adhésion des sondés – Baromètre santé Odoxa

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, l’institut de sondage Odoxa a présenté les résultats de la 12ème vague de son « Baromètre santé 360° ». Intitulé « Perception des Français et des Européens sur l’hôpital et la santé aujourd’hui et attentes pour l’avenir », le sondage regroupe les avis de plusieurs populations : des Français, des Européens (Allemands, Britanniques, Espagnols, Italiens), des personnels hospitaliers et des médecins.

    Il ressort du sondage que les sondés ont une perception globalement positive des professionnels de santé, qu’ils sont favorables à la suppression de la T2A et à l’introduction de modes de rémunération forfaitaires, et qu’ils plébiscitent l’usage de la télémédecine, du big data et des innovations en santé.

    Les professionnels et les établissements de santé bénéficient d’une image favorables auprès des patients

    Image globale des acteurs de santé 

    Le sondage montre que les personnels hospitaliers, notamment les infirmières, bénéficient d’une « excellente » réputation auprès des patients français, italiens, espagnols et allemands. En France, 94% des Français ont une bonne perception des professionnels de santé, « soit 10 points de plus que la moyenne européenne ».

    Perception des médecins et des infirmières 

    Les médecins sont jugés « privilégiés » (52%), « conservateurs » (59%), « corporatistes » (63%) et pas assez disponibles. Les infirmières bénéficient d’une meilleure réputation auprès des sondés. Mais médecins et infirmiers sont perçus par plus de 75% des Français comme des professionnels « compétents », « courageux » et « sympathique ». Ils reconnaissent à ces deux professions le fait d’être « débordées » (88% à 89%) et « insuffisamment reconnues »  (60% et 82%).

    Recommandation de la profession hospitalière

    50% des personnes interrogées envisagent de recommander à leurs enfants de s’orienter vers la profession de médecin. Les sondés sont moins favorables en ce sens à la profession hospitalière : 82% d’entre elles ne conseilleraient pas à leurs enfants de suivre cette voie professionnelle. 

    Perception quant à la rémunération des acteurs de santé 

    La majorité des sondés estiment correctement la rémunération des différents personnels de santé. Plus de 8 personnes interrogées sur 10 estiment que la rémunération des infirmières et des aide-soignantes est « largement insuffisante », rapporte Odoxa.

    Les acteurs de la santé sont « toujours très appréciés »

    • 85% des sondés disent avoir une bonne opinion des établissements de santé privés et publics ; 
    • 84% des Français jugent globalement « bonne » la qualité des soins en France ; 
    • la France se place en première position sur ces sujets.

    La nature de l’établissement, précise le sondage, « n’est pas le critère fondamental de choix des patients…c’est bien la recommandation de leur médecin qui prime, et c’est en fonction d’elle qu’ils choisissent leur établissement ».

    Interrogés sur leurs souhaits quant à l’avenir de l’hôpital, les Français « demandent toujours plus d’argent pour un hôpital toujours plus équitable plutôt que performant »

    Les sondés français se démarquent des autres sondés européens en ce qu’ils : 

    • considèrent que la justice et l’équité doivent l’emporter sur la performance (65%) ;
    • pensent que leur pays investit peu dans la santé alors la France est l’un des pays qui dépensent le plus en matière de santé ; 
    • sont convaincus qu’il faut accorder plus de moyens à la santé, « quitte à devoir réduire les investissements publics dans d’autres domaines » ; 
    • pensent que l’amélioration de la situation des établissements de santé doit passer par l’augmentation des effectifs, des moyens et des personnels ; 
    • privilégient les hôpitaux mieux dotés et regroupés (et plébiscitent en cela les GHT) ;
    • demandent un changement de gouvernance.

    Les Français sont prêts et accueillent favorablement les développements de la e-santé et l’essor du Big data en santé

    Les Français pensent que le développement de la e-santé va avoir un impact positif sur le parcours de soin du patient et sur la rémunération du médecin. Par ailleurs, les notions nouvelles de télémédecine, téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance suscitent l’adhésion des personnes interrogées, malgré la persistance de certaines craintes concernant l’usage de la télémédecine.

    Par ailleurs, 82% des sondés approuvent l’accès en ligne à leurs données médicale, voulue par Agnès Buzyn, et 75% se disent près à y accéder dès qu’ils en auront la possibilité. 80% des répondants craignent toutefois les risques de piratage mais un peu plus de la moitié d’entre eux (55%) ont confiance dans les institutions pour protéger les donnés de santé.

    Les Français sont favorables à une évolution des modes de rémunération 

    Parmi les éléments marquants du sondage : 

    • Rémunération des médecins : 2/3 des médecins et près d’un sondé sur deux sont favorables à la fin de la tarification à l’acte et à l’introduction d’une forme de rémunération forfaitaire ;
    • Les 2/3 des sondés sont favorables à la suppression de la tarification à l’acte à l’hôpital ;
    • Une majorité de Français et de médecins sont favorables à la rémunération de la téléconsultation et de la télé-expertise.