Cyber

  • Etape de l’innovation : la mobilité au service du bien veillir, le 2 juillet 2018 à Guéret

    Cette journée organisée par la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret, la Région Nouvelle-Aquitaine et le réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A, permettra d’explorer les technologies et les solutions innovantes développées pour favoriser l’autonomie et la mobilité des seniors.

    Elle se déroulera le lundi 2 juillet 2018 de 10h à 16h.

    Programme : 

    10h – 10h30 :

    Accueil des participants

    10h30 – 11h :

    Ouverture par Éric Correia, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et Anne-Laure Bedu, Conseillère régionale déléguée au transfert, à l’innovation et à l’accélération.

    11h – 11h45 :

    Conférence et débat avec Frédéric Serrière,  Dirigeant de GlobalAgingConsulting, sur :

    • les relais de croissance du vieillissement démographique;
    • les nouveaux besoins des baby boomers
    • les différentes stratégies du développement de produits et services
    • Innovation et génération : quel timing ?

    11h45 – 12h30 : Première session d’ateliers 

    Trois ateliers sont proposés en alternance par groupes : 

    • Mobilité des services et des technologies Témoignages croisés sur les services à la personne et leur modèle économique : quels usages des nouvelles technologies ? Avec la participation de Latitude Services, Elisad, Omnidom, Life Design Sonore, Facil’iti et la CCI de la Creuse (Portail Seniority Pro 23)
    •  Mobilité dans l’habitat et vers l’extérieur :  Trouver des solutions pour améliorer le quotidien et permettre le maintien à domicile des Seniors et répondre à la question suivante : quelles initiatives pour préserver la mobilité et le lien social ? Interventions de AEL Avenir Electrique de Limoges, Alogia, Bluelinea, et Ecosyst’M  
    • La réalité virtuelle au service des entreprises : Démonstration du cube immersif du Pôle Domotique et Santé et présentation des solutions développées par Independance Royale, Legrand, Domalys Intervention d’Immersion sur les technologies de l’espace 3D, présentation des actions du pôle Calyxis dédié à la prévention des risques à la personne et démonstration de solutions complémentaires au bien vieillir par ReSanté-Vous, Rev’Lim et Nutri-Culture

    12h30 – 14h :

    Déjeuner

    14h – 14h45 : Deuxième session d’ateliers

    14h45 – 15h30 : Troisième session d’ateliers

    15h30 – 16h : 

    Conclusion et clôture par Frédéric Serrière de GlobalAgingConsulting et Marie-Emmanuelle Fréour du réseau Innovez en Nouvelle-Aquitaine – ADI N-A

    Inscription : 

    Pour s’inscrire, cliquer sur ce lien. 

    Date limite d’inscription : 27 juin 2018

  • « La France, 1er pays européen des industries de santé »(présidents des 7 pôles de compétitivité)

    Le 5 juin 2018 est parue une tribune libre signée par les présidents de 7 pôles de compétitivité en santé :
    – Alsace Biovalley ;
    – Atlanpole Biotherapies ;
    – Cancer-Bio-Santé ;
    – Eurobiomed ;
    – Lyonbiopôle ;
    – Medicen Paris Region ;
    – Nutrition-Santé-Longévité.

    Le but de cette tribune libre commune intitulée « Il est temps de faire de la France LE pays européen des industries de santé » est d’interpeller l’État sur le futur de ce type de pôles ainsi que sur l’importance des industries de la santé en France.

    Constats de départ

    « La réalité quotidienne au sein de nos pôles de compétitivité nous force à faire le constat que la santé, ses industries et l’ensemble de ses acteurs ne sont pas suffisamment perçus par l’Etat comme un élément clef de compétitivité, d’innovation et de croissance. Dans le même temps, le caractère stratégique de notre indépendance sanitaire ne semble pas être mesuré à sa juste importance. Nous le regrettons.

    La santé, un domaine de compétitivité, d’innovation et de croissance

    Les industries de santé sont un des secteurs industriels les plus dynamiques et innovants au monde. En France, elles constituent un secteur riche en savoir-faire d’excellence, en entreprises innovantes et en valeur ajoutée. Deuxième filière industrielle française en matière de R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*, elles contribuent non seulement à l’essor économique du pays, mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur). Ces industries doivent impérativement rester compétitives et pour cela la France a l’obligation d’innover en permanence. Ces innovations sont pour l’essentiel développées par des TPE/PME françaises très largement accompagnées par les pôles de compétitivité et qui participent à l’ambition française de « Start-up nation ». Ces entreprises recrutent nos diplômés français, font briller la France à l’international et sont les pourvoyeurs des solutions de santé de demain.

    Le rôle des pôles de compétitivité

    Fédérer les acteurs…

    En 12 ans, les pôles compétitivité en santé dans leur capacité à fédérer les forces industrielles et académiques autour de l’innovation ont fait la preuve de leur efficacité. Ils soutiennent la mutation structurelle des industries de santé par leurs actions à destination des entreprises innovantes, favorisent les approches pluridisciplinaires qui rendent possible l’intégration de nouvelles technologies et répondent à de nouveaux enjeux de santé.

    … pour favoriser l’innovation et améliorer la qualité des soins…

    Cet aspect économique majeur est combiné à d’autres éléments spécifiques à notre domaine d’activité : penser aujourd’hui la santé de demain afin de garantir à la population française un accès à des soins toujours plus performants. Le travail de mise en relation et de collaboration entre le monde académique, le monde hospitalier, les start-ups, les PME et les grands groupes a permis, et permettra demain, de mettre sur le marché et de rendre accessible au plus grand nombre les innovations en santé. De plus, le marché de la santé représente un débouché important pour d’autres technologies développées en France, comme le digital, le spatial, l’intelligence artificielle, les nanotechnologies… ou encore les nouveaux matériaux. Ces secteurs ont besoin de ce marché et de son dynamisme pour poursuivre leur croissance.

    … et garantir l’indépendance.

    Parallèlement, assurer son indépendance sanitaire consiste pour la France et pour l’Europe à continuer de maîtriser sa politique de santé publique. Dans cette optique, le réseau industriel doit être structuré et innovant. Les pôles de compétitivité en santé ont pris toute leur part dans le développement et la consolidation de ce réseau de plus en plus efficient. L’indépendance sanitaire signifie, non seulement, l’accès à certaines innovations développées sur le territoire national, mais aussi le maintien de capacités de R&D fortes et d’une partie de la production industrielle (pharmaceutique, biotechnologique, medtech…) en France afin de pallier au maximum les ruptures d’approvisionnement. Les pôles de compétitivité en santé, en accompagnant les entreprises dans la production et la mise sur le marché de nouvelles solutions, jouent ce rôle de catalyseur et de développeur de l’écosystème national. Les projets labellisés par les pôles ont ainsi permis la mise sur le marché de 400 nouveaux produits ou services depuis leur création.

    L’importance stratégique des pôles de compétitivité

    A l’heure actuelle, la place des pôles de compétitivité est réinterrogée. Régulièrement évaluées, ces structures, utiles et performantes, porteuses d’innovation sur le territoire national, visibles et très bien identifiées au niveau mondial, sont aussi modestes économiquement et légères en termes d’organisation. Extrêmement agiles, elles ont une réelle capacité à travailler ensemble. Les membres de nos réseaux reconnaissent et comprennent l’intérêt des pôles et de leurs actions – apporter de la stabilité au paysage et des clefs de lecture des enjeux – ce qui leur permet d’être focalisés sur leurs objectifs spécifiques tout en participant à une vision collective de l’innovation en santé. La constance et la structuration dans l’action ne sont-elles pas un moyen simple et efficace de favoriser l’innovation ?

    Nous voulons continuer à porter cette vision des industries innovantes de la santé dans un paysage complexe et en mouvement et être force de proposition auprès de l’Etat, des Régions et de l’ensemble des pouvoirs publics. La santé ce n’est pas seulement un coût, c’est aussi un secteur économique à forte valeur ajoutée, qui participe de la compétitivité et de l’attractivité de notre pays, en même temps qu’un enjeu de souveraineté ».

  • Suivi du cancer : l’AP-HM s’associe à Vitaris pour évaluer l’impact de dispositif de téléassistance

    Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) s’est associée en mars 2018 à l’entreprise Vitaris, prestataire de solutions de téléassistance en France, pour lancer une étude clinique, selon un communiqué de l’entreprise diffusé fin mai 2018.

    Cette étude clinique intitulée « PREDOMOS » a fait l’objet d’un appel à projets remporté par Vitaris et vise en partie à évaluer l’impact des dispositifs de téléassistance sur la prise en charge des personnes âgées et isolées atteintes d’un cancer. Elle s’achèvera en 2021.

    Participants et finalités de l’étude

    Lancée en mars 2018, l’étude en question s’intitule PREDOMOS : PREcarité chez le sujet âgé atteint de cancer : Impact sur la qualité de vie d’une approche DOMOtique et par téléassistance pour les patients âgés pris en charge pour un cancer métastatique ou localement avancé et isolés Socialement.

    Cette étude multicentrique et randomisée est menée par les docteurs Daumas et Couderc du service du Pr Villani. Cette étude associe également la « plateforme méthodologique, biostatistique, data management » du Pr Auquier et les docteurs Baumstarck et Loubière.

    Mode opératoire

    L’objectif de cette étude est de faciliter le retour à domicile des patients âgés atteints de cancers traités par chimiothérapie. Pour ce faire, 160 patients seront équipés avec des solutions de téléassistance Vitaris. Dix centres, en région PACA principalement, ont engagé les inclusions en mars 2018.

    Vitaris installe chez les participants un dispositif de téléassistance connectée avancée permettant :

    • de détecter les chutes ;
    • elle contient un pack de sécurité de la maison (incluant les détecteurs connectés de fumée et de monoxyde de carbone) ;
    • un pack de suivi de l’activité et de l’inactivité (avec capteur de mouvement infrarouge) ;
    • un système d’éclairage automatique, permettant de faciliter les déplacements nocturnes ;
    • une écoute active 24h24 et 7j/7.

    Résultats escomptés

    L’objectif de cette étude est de comparer l’impact des équipements de téléassistance, couplés à la domotique et à un suivi social mensuel sur la qualité de vie des patients âgés. Une attention particulière sera accordée à la mesure de l’impact du lien social alimenté par l’écoute.

    Cette étude sera menée jusqu’au début de l’année 2021. Si ses résultats sont concluants, elle devrait permettre de renforcer la sécurité des personnes vivant leur maladie à domicile.

  • Le respect de l’ONDAM en 2017 « masque une situation très contrastée » (FHF)

    Si la Commission des comptes de la Sécurité sociale s’est félicitée, dans son rapport 2018 publié le 5 juin 2018, du respect de l’objectif national de dépense de l’assurance maladie en 2017 et du retour à l’équilibre prévu en 2018, la Fédération hospitalière de France tempère quelque peu ces projections dans un communiqué publié le 19 juin 2018.

    Un déficit global du FSV estimé pour 2017 à 5,1 Mds d’euros

    Chargée d’analyser les comptes de la sécurité sociale, la commission des comptes s’est réunie le mardi 5 juin 2018.

    Selon ses prévisions, le déficit global du régime général et du fonds de solidarité vieillesse s’établit pour 2017 à 5,1 milliards d’euros, proche de la prévision initiale de 5,2 milliards d’euros, d’après un communiqué de presse du ministère des solidarités et de la santé du 5 juin 2018.

    L’objectif des dépenses de l’assurance maladie n’a pas été dépassé en 2017

    Du fait notamment du dynamisme de l’économie, le déficit devrait se réduire encore en 2018 pour atteindre entre 0,3 et 0,9 milliards d’euros, en nette amélioration par rapport à la prévision votée dans la loi de financement de la sécurité sociale en décembre dernier (-2,2 milliards). Le rapport de la Commission des comptes est accessible en suivant ce lien.

    Dans un communiqué publié le 19 juin 2018, la Fédération hospitalière de France (FHF) tempère les analyses de la commission des comptes de la sécurité sociale et du ministère. Le texte, intitulé « Comptes de la Sécurité Sociale : un équilibre en trompe l’œil, qui masque un déficit des hôpitaux en aggravation », avance les quelques chiffres suivant pour justifier son positionnement.

    Nuances apportées par la FHF sur les données de la commission des comptes de la sécurité sociale

    L’année 2017 a été marquée par :

    • le dépassement des dépenses de soins de ville de 600 M€ ; 
    • une sous-exécution de l’enveloppe des établissements de santé de 600 M€ par rapport à l’objectif initial ;
    • un sous-financement de plus de 430 M€ pour les seuls hôpitaux publics ; 
    • un doublement du déficit du budget principal des hôpitaux publics entre 2016-2017 « passant de 470 millions d’euros à près d’1 milliard d’euros » ; 
    • la dette « s’est stabilisée au prix d’une nouvelle diminution des dépenses d’investissement qui sont passées sus le seuil de 4 Mds€ en 2017, alors qu’elles s’élevaient à plus de 6 Mds€ par an entre 2008 et 2011. 

    « Cette dégradation obère l’avenir et les investissements futurs de nos établissements, pourtant indispensables à l’entretien et à la rénovation des bâtiments, au renouvellement des équipements médicaux et hôteliers et à l’innovation » conclut la FHF.

  • La Normandie lance la plateforme ViaTrajectoire Handicap, outil d’aide à l’orientation personnalisée

    Le GCS Normand’e-santé a annoncé dans un communiqué du 12 juin 2018 le lancement de la plateforme ViaTrajectoire Handicap dans le département du Calvados pour être ensuite déployée à l’échelle de toute la Normandie au premier trimestre 2022.

    Il s’agit du troisième module, celui dédiée au handicap, de ViaTrajectoire, outil d’aide à l’orientation personnalisée dans le domaine de la santé, qui est à destination des :
    • Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ;
    • établissements et services médico-sociaux (ESMS) ;
    • personnes en situation de handicap et leur famille à terme.

    Cet outil digital est proposé aux ESMS et MDPH pour dématérialiser les demandes d’orientation en aval des décisions prises par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDPAH), afin d’optimiser les parcours et les flux des établissements et services médico-sociaux.

    Une offre mutualisée et mieux coordonnée d’ici 2022

    Le partage des demandes d’orientation entre l’ensemble des établissements de l’offre médico-sociale et des  MDPH doit permettre une meilleure maîtrise et gestion de l’offre et de la demande. La collaboration ainsi rendue possible renforce par ailleurs la relation de partenariat qui existe entre les deux types de structures.

    L’équipe orientation parcours du GCS Normand e-santé est responsable de guider la mise en œuvre du module dans les établissements médico-sociaux du département du Calvados. Il s’agit du premier territoire normand à bénéficier de la plateforme avant qu’elle ne soit déployée progressivement dans l’Eure, l’Orne, la Manche et enfin la Seine-Maritime.

    Selon les estimation du GCS Normand e-santé, la durée de la phase initiale de déploiement est de l’ordre de 18 mois. L’usage de la plateforme sera généralisé entre les cinq départements de Normandie d’ici 2022.

    Pour rappel, c’est le GCS SISRA qui est l’éditeur de la plateforme ViaTrajectoire.

  • « La révolution des SI hospitaliers doit se poursuivre » Conférence Grant Thornton – Cerner 2/2

    Les entreprises Grant Thornton et Cerner organisaient conjointement le 14 juin 2018 une conférence intitulée « Les systèmes d’information dans le domaine de la santé : réussir son virage stratégique ». 

    Les représentants des principales fédérations hospitalières – FEHAP, FHF (Fédération Hospitalière de France), FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) et Unicancer – étaient réunis pour évoquer les défis se présentant actuellement aux établissements hospitaliers de France, en matière de système d’information et de structuration des parcours des patients notamment.

    Jacques Leglise, Directeur général de l’Hôpital Foch, Président de la conférence des DG d’hôpitaux MCO de la FEHAP

    Nous traversons actuellement une phase de « révolutions en matière d’évolution des systèmes d’information » hospitaliers, qui être illustrée à quatre niveaux :

    1. Révolution technologique : J. Leglise est convaincu de la pertinence de l’utilisation de l’intelligence artificielle en santé, dans le domaine de l’imagerie notamment. Dans 5 ans, les innovations technologiques seront telles qu’elles bouleverseront l’organisation interne des hôpitaux. Elles permettront par exemple de trier les images médicales avec un taux de fiabilité « remarquable ». 

    2. Groupements hospitaliers de territoire : Pendant 30 ans, les DSI hospitaliers ont peiné sur les questions de l’interopérabilité, le DMP, le workflow de prescription, etc. La loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé qui créé les GHT c »omporte des erreurs », selon J. Leglise : l’ancrage territorial des GHT est encore lacunaire. Au delà des GHT, comment s’ouvrir aux acteurs de santé, aux patients, aux médecins, aux données de télémédecine ? La question reste entière.

    3. Place du patient : depuis 30 ans, les systèmes d’information sont conçus autour des professionnels de santé. Aujourd’hui, les patients veulent être acteurs de leur santé, notamment les malades chroniques. Les systèmes d’information ne sont pas encore suffisamment tournés autour du patient.

    4. Enjeux financiers des données de santé : la France accuse un certain retard en matière d’organisation des données de santé et gagnerait à s’inspirer d’exemples étrangers. A titre d’exemple, le Danemark est performant en matière d’essais cliniques car est parvenu à structurer les données de santé des patients, pour leur permettre d’y accéder quelque soit leur dispositif.

    Ces quatre composantes de l’évolution actuelle « comportent une part obscure »

    1. Offre de services abondante et illisible : pour les décideurs, comment choisir dans la profusion des offres, des promesses, des volumes d’investissements ? Les industriels doivent changer de paradigme et rendre leur offre de services plus lisibles.

    2. Cybersécurité : les hôpitaux sont des proies particulièrement sensibles car les données hébergées en leur sein ont une valeur importante. Il est à ce titre « étonnant » qu’ils n’aient pas encore fait l’objet de cyberattaques de grande envergure. Les outils actuels ne permettent pas encore de bien protéger les bases, d’après l’intervenant.

    3. La protection des données personnelles nécessite des investissements supplémentaires. 

    Pascal Briot : DGA, centre Unicancer Eugène Marquis, Rennes

    Quelques éléments de présentation sur Unicancer

    Unicancer est le premier promoteur d’essais cliniques en oncologie à l’échelle européenne, à l’origine des stratégies EVOLPEC 1 et 2, orientées sur l’extérieur et la prise en charge à domicile des patients avec les objets connectés.

    La cancérologie s’oriente aujourd’hui vers des soins de moins en moins invasifs, de plus en plus sophistiquées avec une présence moindre du patient à l’hôpital.

    Ce nouveau modèle de prise en charge va de paire avec l’autonomisation du patient, le recours accru à la télémédecine et la progression de la e-santé.

    « L’enjeu n’est plus la gestion du nombre de lits pour assurer des prises en charge mais la gestion du parcours du patient ». Pascal Briot.

    Pascal Briot rappelle qu’avec le développement de l’immunothérapie, on tend aujourd’hui à « ramener le patient à l’hôpital ». Il convient donc de « ne pas emprunter trop hâtivement des voies incertaines » en matière de prise en charge.

    Le patient est aujourd’hui plus informé, actif et connecté. Il convient donc de mettre en place des outils de mesures des résultats rapportés par un patient (PROMs) tout au long de sa prise en charge. Les ressentis des patients pèsent sur les décisions des dirigeants hospitaliers.

    L’avenir de la cancérologie : un patient et des soins connectés

    Une santé connectée pour des soins délivrés plus efficacement : l’enjeu actuel est triple. Il consiste à intégrer des plateformes big data pour aller jusqu’à la prise de décision clinique, adopter une approche territoriale, développer la télémédecine notamment dans les Outres-Mers (il n’y a à titre d’exemple aucune Oncologue à Saint-Pierre et Miquelon).

    Du Big Data aux objets connectés : 

    • ESME : épidémiologie couplée à une stratégie médico-économique pour améliorer la prise en charge des patients à partie des données de vie réelles. Elle compte 3 plateformes de données pour 70 000 patients attendus.
    • ConSoRe (continuum soins recherche) : ce moteur de recherche en cancérologie permettra d’accroître la connaissance en cancérologie en retrouvant des informations dans des centaines de milliers de dossiers.
    • Des outils connectés pour suivre le parcours de soins à domicile : e-DomSanté (Institut bergonié, bordeaux) ;  MyCurie (Institut Curie à Paris) ; IPCConnect, (Institut Paoli Calmettes, Marseille), CAL & YOU (Centre Antoine Lacassagne de Nice) ; Parcours « après-cancer » (Centre Oscar Lambret à Lille); Projet d’IA au Centre Béard de Lyon, CEM@Santé (Centre Eugène Maquis – Rennes).

    Emmanuel Daydon : secrétaire général de la FHP

    La FHP est en cours de finalisation du programme qui se substituera au plan « hôpital numérique » dans quelques mois (avec la DGOS). Parmi les sujets stratégiques déterminants, il faut numériser les services aux patients non encore digitalisés, sécuriser l’usage des données de santé et maîtriser la problématique de l’évolution des SI à l’hôpital.

    Alexis Thomas, directeur de cabinet, FHF

    Directeur de cabinet à la FHF, Alexis Thomas identifie les cinq priorités suivantes :

    • 1.approche populationnelle en santé : la FHF entend soutenir le développement des outils numériques qui vont de paire avec l’approche populationnelle en santé. Celle-ci vise à maintenir le bien être et la santé d’une population sur territoire donné. Elle s’inspire des modèles américains Keiser et Geisinger et consiste à identifier une population présentant un besoin de santé particulier, la stratifier, élaborer des programmes cliniques adaptés au suivi de cette population. La FHF expérimente déjà ce mode de prise en charge dans plusieurs départements dont la Nièvre.
    • 2.Intelligence artificielle et santé : La FHF a créé un fond d’innovation et de recherche pour encourager l’imagerie et le codage. La Fédération a lancé une enquête en ligne à destination des professionnels de santé, dont les résultats seront présentés le 5 septembre 2018 à l’occasion des Universités d’été de la FHF. Celle-ci annonce par ailleurs la création d’une Chaire sur le sujet.
    • 3.Mise en œuvre « intelligente et pragmatique » du RGPD et accompagnement des établissement sur le sujet (articles 43 et 48 notamment).
    • 4.Plan Ehpad numérique ou plan numérique sur le médico-social : la FHF a élaboré 22 propositions pour transformer le système de santé  : elle souhaite notamment créer des liens avec les groupements hospitaliers sur le volet « parcours et numérique » au sein des établissements pour soutenir des activités de lien sociale.
    • 5.Volet Ethique : « primum non nocere », la FHF souhaite éviter que la confiance dans le système s’érode.

    La journée de colloque s’est poursuivie avec l’organisation de trois tables-rondes consacrées aux thèmes suivants :

    • Table-ronde n°1 : « Nouveaux systèmes d’information, vers une architecture ouverte et un partage de données » ; 
    • Table-ronde n°2 : « Optimisation des systèmes d’information organisationnels » ; 
    • Table-ronde n°3 : Cybersécurité.

    Les conférences ont fait l’objet d’une captation, qui sera prochainement mise en ligne à cette adresse.

  • « Il faut laisser aux acteurs la liberté de s’organiser » A.Buzyn au 42e Congrès de la Mutualité

    Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, recensait l’ensemble des actions engagées par son ministère depuis le début du quinquennat lors d’un discours prononcé le 15 juin 2018 à l’occasion du 42ème Congrès de la Mutualité. Son discours a été diffusé par un communiqué le 18 juin 2018. La ministre a esquissé à grands traits les axes structurants de son action.

    • Choix arrêtés depuis le début du quinquennat « pour adapter notre protection sociale »
      • Suppression du RSI et du régime de Sécurité sociale étudiant ; 
      • 100% Santé : projet de reste à charge zéro sur les équipements optiques, auditifs et dentaires.

    « C’est une des premières fois, à ma connaissance, peut-être même la première fois, qu’on définit l’absence de reste à charge comme résultant de l’intervention combinée de l’Assurance maladie et de la complémentaire ». Agnès Buzyn, 15 juin 2018.

    • Mesures prises par le gouvernement en matière de prévention :
      • Tabagisme : hausse du prix du tabac et remboursement des substituts nicotiniques ; 
      • Extension de la couverture vaccinale obligatoire pour les enfants ;
      • Article 51 de la LFSS 2018 : pour soutenir l’innovation organisationnelle dans les domaines préventifs et curatifs.
    • Plan d’accès aux soins (octobre 2017) :
      • soutenir la coopération interprofessionnelle, notamment dans le cadre de l’accompagnement des pathologies chroniques aux parcours complexes.

     « Je veux encourager les dynamiques qui partent des territoires, car c’est là que se trouvent les idées qui fonctionnent et qui pourront être proposées dans d’autres endroits ». Agnès Buzyn, 15 juin 2018.

    • Plan de transformation du système de santé (13 février 2018) :
      • valoriser la qualité et la pertinence des soins ; 
      • réformer le financement de l’hôpital et des soins de ville en tenant compte, dans les modèles tarifaires à l’activité, des besoins des patients chroniques ; 
      • porter le virage numérique et mettre les systèmes d’information en santé au service de la coordination et de la continuité des soins ; 
      • attention portée aux enjeux des ressources humaines à l’hôpital ; 
      • territorialisation du système de santé.

  • Etude de la DREES : personnels insuffisants et difficultés de recrutement dans les Ehpad, en chiffres

    La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié, le 14 juin 2018, une nouvelle étude portant sur les personnels soignants et les difficultés de recrutement en Ehpad. Cette analyse est fondée sur les données générées par la dernière édition de l’enquête quadriennale, menée par la DREES auprès de 10 870 établissements d’hébergement pour personnes âgées (dont 7 400 Ehpad) : EHPA 2015.

    Chiffre-clé de cette étude, 49 % des établissements privés et 38 % des établissements publics font face à des difficultés de recrutement. En 2015, environ la moitié des établissements privés étaient confrontés à des difficultés de recrutement,  63 % d’entre eux ayant déclaré fonctionner avec au moins un poste non pourvu depuis six mois ou plus. « Ces difficultés de recrutement sont [néanmoins] en légère baisse depuis 2011, et ce dans le privé (-1 point) comme dans le public (-2 points) », précise la DREES.

    L’étude complète ainsi que les résultats de l’enquête EHPA sont disponible via les liens ci-contre.

    Des problématiques de recrutement différentes en milieu rural et en milieu urbain

    Dans les communes isolées

    • Chiffre-clé : environ 50% des Ehpad des communes isolées font face à des difficultés de recrutement.

    Le recrutement de médecins coordonnateurs dans ces communes est particulièrement difficile. En milieu urbain, au contraire, ce sont les aides-soignants qui manquent.

    Dans l’agglomération parisienne

    • Chiffre-clé : 47 % des Ehpad parisiens rencontrent des difficultés de recrutement

    L’unité urbaine de Paris souffre d’un nombre élevé de postes non pourvus. Les postes d’aides-soignants (12%) et d’infirmiers (10%) sont particulièrement concernés.

    Ces résultats peuvent être expliqués par le fait que l’unité urbaine de Paris compte une forte proportion d’Ehpad privés, plus concernés que les Ehpad publics par des difficultés de recrutement.

    Des difficultés de recrutement différentes en fonction des professions

    • Chiffre-clés : 10 % des Ehpad ont un poste de médecin coordonnateur non pourvu depuis au moins six mois et 9 % ont au moins un poste d’aide-soignant non pourvu depuis au moins six mois.

    Le recrutement des infirmiers semble moins problématique : 4 % des établissements ont un ou plusieurs postes d’infirmiers non pourvus depuis six mois ou plus.

    Un taux d’encadrement moyen en Ehpad tout de même plus important en 2015 qu’en 2011

    • Chiffre-clé : 430 000 soignants sont employés pour 600 400 places d’hébergement, dont plus de 585 000 sont occupées.

    Ainsi, le taux d’encadrement moyen en Ehpad est de 62,8 ETP pour 100 places, alors qu’il n’atteignait que 59,5 ETP pour 100 places en 2011. Si le niveau moyen de perte d’autonomie des résidents en établissements a lui aussi augmenté pendant ces quatre ans (98 places pour 1000 sont dédiées aux personnes âgées de plus de 75 ans), la DREES affirme que la hausse du taux d’encadrement se vérifie à niveau de dépendance comparable.

  • Inde : les hôpitaux investissent dans l’IA pour mieux gérer l’afflux de patients (rapport IDC)

    Le dernier rapport d’IDC Health Insights intitulé « PeerScape: pratiques de soins pour adopter l’IA en Inde » et publié début juin 2018 décrit les meilleures pratiques en matière d’intelligence artificielle (IA) opérées par les hôpitaux en Inde.

    Les auteurs de l’étude estiment que le marché des soins, comprenant les hôpitaux, les sciences de la vie, les dispositifs médicaux et les compagnies d’assurance maladie, est le principal moteur de la technologie de l’IA dans la région.

    L’aide à la décision basée sur l’IA pour traiter un volume important de patients

    Les hôpitaux en Inde traitent un nombre très important de patients, un volume incomparable à n’importe quelle autre région du monde. Cette surcharge est en grande partie due à une grave pénurie de médecins dans le domaine des soins primaires, à un secteur de santé spécialisé surpeuplé et à un temps de consultation des médecins inférieur à deux minutes.

    « Les systèmes de validation clinique et d’aide à la décision basés sur l’IA pour identifier les possibilités de soins, faciliter un volume massif de diagnostics et renforcer la gestion à long terme des maladies grâce à des solutions centrées sur le patient deviendront les principes clés pour ajouter de la valeur aux [services de soins] du futur », a déclaré Anamika Suresh, analyste de marché pour le secteur public à IDC Asie-Pacifique (source : Enterpriseinnovation.net).

    IA : l’industrie de la santé indienne devrait faire des progrès importants d’ici 2023

    La majeure partie des investissements en intelligence artificielle examinés par IDC en 2018 étaient centrés sur « les expériences des patients, l’amélioration de l’efficacité clinique et des services mais aussi des synergies opérationnelles dans un continuum de soins en constante expansion », a commenté Gerald Wang, chef du secteur public à IDC Asie-Pacifique. « Chacun d’entre eux avait néanmoins un objectif commun : permettre à un grand nombre de patients de bénéficier de l’IA en raison de l’importante population du pays. »

    « Essentiellement dirigé par les grands hôpitaux privés, le marché indien de la santé devrait faire des progrès importants dans la mise en œuvre, l’utilisation et la vulgarisation de [l’intelligence artificielle] dans les cinq prochaines années », a-t-il analysé.

    Les hôpitaux vont investir dans des algorithmes de deep learning d’ici deux-trois ans

    Selon M. Wang, les hôpitaux auront franchi l’étape de l’expérimentation avec une automatisation simple au cours des deux ou trois prochaines années et commenceront à investir dans des algorithmes d’apprentissage en profondeur (deep learning) « qui ont un sens et qui génèrent des informations exploitables parmi les ensembles de données non structurés (…) grâce à des systèmes de gestion des informations de santé personnelles et hospitalières ».

  • Un comité stratégique régional des SI en PACA et un GRADeS pour le développement de la e-santé

    La région PACA s’organise autour de son GRADeS et du Comité stratégique régional des systèmes d’information pour le développement et la mise en œuvre de la e-santé, selon un communiqué du 12 juin 2018.

    Les membres du comité stratégique de l’Agence Régionale de Santé PACA participent à la définition de la stratégie régionale de e-santé et à sa mise en œuvre, alors que le GIP Oru Paca, devenu le GRADeS PACA en mars 2018, est chargé de conduire et d’animer le programme de e-santé en Paca.

    Une démarche collaborative charriant l’ensemble des acteurs de l’écosystème e-santé

    Le GRADeS PACA constitué en mars 2018 réunit des représentants de l’ARS, d’établissements publics et privés de santé, de structures et services médico-sociaux, d’unions régionales des professionnels de santé et de structures de coordination et institutions partenaires.

    Le comité stratégique régional des systèmes d’information, opérationnel depuis décembre 2017, comprend des membres issus de toutes les fédérations hospitalières, des présidents des conseils médicaux de surveillance, des représentants de l’assurance maladie, de l’Union régionale des professionnels de santé – médecins libéraux, et des centres hospitaliers universitaires. C’est l’instance qui a porté l’émergence du GRADeS placé sous la présidence de Charles Guépratte, directeur général du CHU de Nice.