17,5 milliards d’euros, c’est le montant global que les hôpitaux devraient dépenser en analyse des données en 2020, contre 5,4 milliards en 2015, selon les chiffres publiés par le cabinet Deloitte dans son étude « Global Healthcare Outlook 2017 » publiée le 17 janvier 2017.
L’étude analyse également les grands enjeux auxquels seront confrontés les systèmes de santé en 2017 ainsi que les 10 innovations permettant d’en améliorer l’efficience.
Dépenses en hausse et stratégies de réduction des coûts
Deloitte estime les dépenses de santé au niveau mondial à 8700 milliards de dollars en 2020, contre 7000 milliards en 2015. 50 % de ces dépenses devraient concerner les maladies cardiovasculaires, le cancer et les maladies respiratoires.
Face à cette augmentation, les systèmes de santé mettent en place des techniques de réduction des coûts : économies d’échelle par la fusion d’établissements, développement des prises en charge dans des centres locaux moins coûteux que les hôpitaux, politiques d’achats groupés, standardisation des processus de soins, etc. Le recours à la e-santé (dématérialisation des ordonnances, dossier de santé électronique, télémédecine) occupe une place importante dans ces stratégies.
Progrès dans la e-santé et difficultés persistantes
Deloitte note une progression du recours à la e-santé, à la fois dans une perspective d’amélioration de l’accès aux soins en zone peu dense, mais aussi dans une perspective de renforcement des politiques de prévention avec le développement d’une approche populationnelle.
Toutefois, selon Deloitte, de nombreux systèmes de santé sont encore à un premier stade d’intégration du numérique, avec par exemple un recours encore important aux dossiers patients papier. Ils devront donc changer de perspective et cesser de voir dans le numérique un simple outil, pour en faire un véritable levier de transformation de leur modèle.
Dix innovations pour améliorer l’efficience des systèmes de santé
Deloitte identifie 10 innovations permettant de renforcer l’efficience des soins :
- le séquençage à très haut débit ;
- l’impression 3D des dispositifs médicaux ;
- l’immunothérapie ;
- l’intelligence artificielle ;
- le diagnostic au lit du patient ;
- la réalité virtuelle ;
- l’amélioration de l’expérience patient grâce aux réseaux sociaux ;
- les biocapteurs et les trackers ;
- l’ambulatoire ;
- la télémédecine.