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  • Recherche clinique : 10 % des études internationales réalisées en France en 2014-2015 (Leem)

    10 % des études cliniques internationales ont été réalisées en France en 2014 et 2015, selon l’enquête « Attractivité de la France pour la recherche clinique internationale » publiée par le Leem le 27 février 2017.

    Ce bon résultat global s’accompagne toutefois d’une baisse du nombre d’études de phase I par rapport à la précédente édition de l’enquête, qui est effectuée tous les deux ans par le Leem depuis 2002.

    Les principaux résultats de l’enquête

    L’enquête du Leem porte sur les années 2014-2015 :

    • 507 études cliniques ont été réalisées en France durant cette période.
    • 16 622 patients ont été recrutés dans ces essais cliniques.

    Répartition des études par phase

    • Les études de phase III et IV représentent 56 % des études, contre 63 % en 2014.
    • Les études de phase I représentent 17 % des études, contre 20% en 2014.

    Répartition des études par aire thérapeutique

    • La part de l’onco-hématologie est passée de 41 % dans l’enquête 2014 à 45 % en 2016, et 90 % des études de phase I ont été menées dans cette aire thérapeutique en 2016.
    • Les études en neurologie/psychiatrie représentent 6 % des études en 2016, contre 10% en 2014.

    Répartition des études par type d’établissement

    • 74 % des études ont été réalisées dans les CHU et CLCC.
    • 1 % des études a été réalisé en ville.

    Délais d’autorisation des essais cliniques

    • Le délai médian entre la soumission du dossier de recherche clinique à l’ANSM et son autorisation est passé de 55 jours en 2014 à 57 jours en 2016.
    • Le délai médian de rendu d’un avis par les Comités de protection des personnes (CPP) est resté stable, à 62 jours.

    Les préconisations du Leem

    Le Leem fait 5 recommandations pour renforcer l’attractivité de la France en matière d’essais cliniques :

    • Réduire les délais de mise en place des essais cliniques en renforçant les moyens de l’ANSM et des CPP.
    • Structurer la recherche en médecine de ville et dans les réseaux ville/hôpital, favoriser la recherche post-AMM par la mise en place de dispositifs incitatifs, développer la structuration de filières de recherche clinique.
    • Renforcer la formation en recherche clinique.
    • Impliquer et mobiliser davantage les patients.
    • Rendre plus visible l’organisation de la recherche clinique de la France à l’international en cartographiant l’offre de centres investigateurs, les instances de pilotage, les essais en cours.
  • La 1e édition du MedFIT aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017

    La première convention d’affaires internationale dédiée aux partenariats d’innovation dans le domaine des technologies médicales et du diagnostic, MedFIT, aura lieu à Grenoble les 28 et 29 juin 2017 et réunira plus de 500 acteurs internationaux du secteur.

    Ce rendez-vous a vocation à identifier les produits, services et technologies innovants, faciliter les partenariats de recherche et d’innovation entre grands groupes industriels, start-up et académiques tout en intensifiant les flux de licences et l’accès au marché des innovations.

    Cet événement est organisé par Eurasanté et les clusters NHL (Nutrition Health Longevity), Medicalps et Alsace BioValley.

    Cet événement s’articulera autour de 4 activités :

    Une convention d’affaires

    La plateforme de partnering permet la planification de rendez-vous d’affaires en amont de l’événement, donnant ainsi l’opportunité aux participants d’identifier et rencontrer des partenaires et investisseurs potentiels.

    Des conférences spécialisées

    Établi par un comité stratégique d’experts et animées par 50 intervenants internationaux, le programme de conférences abordera les problématiques de recherche et d’innovation, le financement de l’innovation et les aspects réglementaires et d’accès au marché.

    Une exposition

    Permettant aux participants d’accroître leur visibilité auprès des leaders du secteur des technologies médicales.

    Des sessions de présentations

    Les sessions de présentations permettront aux jeunes entrepreneurs de pitcher lors de MedFIT face à de potentiels partenaires et investisseurs.

    Programme

    Le programme de la conférence MedFIT abordera les principaux aspects du secteur medtech.
    Les derniers avis sur les thèmes en évolution liés aux partenariats d’innovation collaborative seront présentés et  se concentreront sur l’accès au marché, le financement et la réglementation.

    Le programme s’organise autour de trois axes principaux:

    Créer

    • Évaluer les besoins: comment travailler avec les cliniciens et les hôpitaux ?
    • Comment partager la valeur de l’innovation?
    • Comment trouver une source d’innovation grâce à des collaborations avec le milieu universitaire de medtech ?
    • Comment adapter les collaborations à travers l’innovation ouverte ?

    Développer

    • Comment trouver le bon partenaire pour l’externalisation et les alliances stratégiques ?
    • La nouvelle législation européenne sur les dispositifs médicaux: une menace ou une opportunité d’innovation ?
    • Innovation dans la conception des essais cliniques: comment peut-on économiser temps et argent?
    • Comment surmonter les défis liés au financement, aux aspects réglementaires et aux enjeux de la chaîne d’approvisionnement ?

    Vendre

    • Comment un système de surveillance post-commercialisation efficace peut-il soutenir l’innovation ?
    • Comment pénétrer le marché ?
    • Où et pourquoi allons-nous d’abord lancer un produit ? USA versus Europe versus Asie
    • Comment évaluer au mieux les obstacles et les possibilités d’accès au marché ?

    L’inscription (payante) est réalisable via le lien ci-contre: MedFIT

    La liste des participants est accessible via le lien ci-contre : Participants

  • Présidentielle : Syntec numérique propose une loi de programmation en Santé sur cinq ans

    Mettre en place une loi de programmation en santé sur 5 ans pour identifier les grands objectifs permettant de transformer le système de santé et de flécher les budgets nécessaires pour ce faire : telle est la recommandation autour de laquelle s’articulent les propositions de Syntec Numérique pour les candidats à l’élection présidentielle, dévoilées le 23 février 2017.

    Regrettant une « absence de vision cible » dans les expérimentations actuelles, une « absence de portage politique ambitieux » du numérique en santé, et « un manque d’éléments chiffrés » dans la stratégie e-santé présentée en juillet 2016, Pierre Leurent, président du comité santé de Syntec numérique, a présenté des propositions visant à permettre d’assurer une transition en profondeur du système de santé.

    La loi de programmation en santé proposée par Syntec numérique, conçue sur le modèle de la loi de programmation militaire, devra permettre de :

    Généraliser la prise en charge des solutions de télémédecine

    • Pérennisation du principe de la PLFSS 2017.
    • Définition de nouveaux modèles de remboursement, avec un financement par capitation ou au forfait notamment.

    Faciliter l’émergence des objets connectés et applications mobiles

    • S’inspirer de l’expérimentation menée en Belgique, où 24 applis sont actuellement remboursées.
    • Adopter le référentiel de labellisation proposé par le GT28 sur une base souple et facultative.

    Améliorer la coordination dans une logique de parcours de vie

    • Pérenniser le programme TSN et l’étendre à tout le territoire, avec un financement dédié pour les 5 prochaines années.
    • Accélérer le développement des plateformes territoriales d’appui.
    • Développer des plateformes de coordination mutualisant des services et fédérant des sources de financement diverses pour les personnes âgées.

    Accompagner les acteurs de santé dans la transition du système de soins

    • Former les professionnels de santé au numérique.
    • Créer un fonds de transition et de croissance d’un montant d’un milliard d’euros sur trois ans, pour réaliser les investissements techniques nécessaires dans le cadre des GHT.

    Consolider une filière autour de l’analyse des données de santé

    • Mettre en place une politique d’open data régulée.

    Soutenir le développement et l’export des solutions françaises

    • Encourager l’innovation en investissant massivement dans le big data, l’intelligence artificielle et la robotique.
    • Faciliter l’accès au marché des solutions technologiques innovantes.
    • Soutenir à l’export les solutions développées en France.

    Mettre en place un pilotage cohérent de la politique nationale pour le numérique en santé

    • Doter le conseil stratégique du numérique en santé d’un pilotage interministériel.
    • Établir un programme de travail chiffré, avec un tableau de bord précis, pour le conseil stratégique du numérique en santé.
    • Articuler les travaux du conseil stratégique du numérique en santé avec ceux des comités de filière santé et silver économie.

    Syntec numérique va porter ces propositions auprès des équipes des candidats à la présidentielle, qui en sont au « niveau de base » en matière de numérique en santé.

  • Maintien à domicile : signature d’un contrat de filière « services à la personne »

    Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion et Christophe Sirugue, Secrétaire d’État à l’industrie, ont signé jeudi 23 février le contrat de filière « Services à la personne ».

    L’objectif du contrat de filière est de structurer ce secteur, qui compte en France 1,4 million de salariés, répartis au sein de 35 000 organismes et bénéficiant à 2,7 millions de personnes.

    Le contrat de filière comprend trois axes :

    • simplifier et harmoniser les dispositifs de soutien afin de permettre à la filière des Services à la personne de réaliser son potentiel de développement ;
    • développer l’attractivité et l’emploi ;
    • mettre en place une stratégie qualité pour accompagner une demande croissante.

    La structuration du secteur doit notamment permettre, selon le communiqué de presse des ministères concernés, de faire face à la question du vieillissement et au respect de la liberté de choix des personnes en situation de handicap.

  • Healthcare Next : la nouvelle stratégie de Microsoft centrée sur les partenariats avec des hôpitaux

    Microsoft a présenté le 16 février 2017 sa nouvelle stratégie en santé, Healthcare Next, qui s’articule autour de partenariats avec des centres hospitaliers pour développer conjointement de nouvelles innovations en s’appuyant sur l’expertise de Microsoft en matière d’intelligence artificielle et de services cloud.

    Un premier partenariat a été conclu avec le University of Pittsburgh Medical Centre (UPMC), groupe hospitalier qui comprend 25 hôpitaux et 3600 médecins.

    Healthcare Next représente un tournant pour Microsoft, dont les précédents projets étaient majoritairement orientés vers les patients, avec par exemple une solution de gestion personnelle de ses données de santé.

    Le partenariat avec l’UPMC visera à diminuer le temps passé par les médecins à des tâches administratives numériques pour leur permettre de se concentrer sur la relation avec les patients.

    Microsoft lance également d’autres projets, comme par exemple :

    • un programme visant à élaborer un chatbot permettant une première orientation des patients avant qu’ils n’interagissent avec un médecin par video ;
    • un programme visant à renforcer l’adhésion des patients à leur traitement grâce aux perspectives permises par le machine learning.

  • Asia Pacific: towards a digital surveillance model free to manage chronic diseases

    In a study published in January 2017, Frost & Sullivan (F&S) warns that there is a scarcity of sustainable business models in the field of remote patient monitoring (RPM) and mobile health (mHealth).

    Despite the increasing demand for products related to this sector, The US firm said that caregivers have always been looking for a business model that can best tap the monetization opportunities.

    F&S reported that « Asia-Pacific is moving towards a platform monitoring model for chronic disease management, wherein devices will be provided for free and the revenue will be generated from monitoring services and data insights, » said Frost & Sullivan Transformational Health Industry Analyst Shalani Andria.

    A refund system for telemedicine services?

    Home health monitoring market is expected to generate nearly $2.2 billion (€ 2.073 billion) by 2020 in APAC.

    « Despite the slow start to the market, savvy vendors are investing early as they detect potential for exponential growth once a funding model is established, » Shalani Andria said.

    According to Frost & Sullivan, the issue of a scarcity of sustainable business models in the mobile health sector has become more important with vendors increasingly establishing partnerships and joint ventures with telecommunications companies, healthcare providers, insurance companies, governments and other stakeholders of the industry. « The inherent risks in such relations can be mitigated by choosing a business model that can best tap the monetization opportunities, » the firm said.

    APAC Home Health Monitoring Market, Forecast for 2020, part of the Frost & Sullivan’s Connected Health Growth Partnership Subscription, finds that in Asia-Pacific, payers like insurance companies wille reimburse telemedicine services or will provide it for free to policy holders to reduce hospital admission claims.

    Other areas of the healthcare industry « covered by the subscription include health IT, 3D printing, video telemedicine and automation robots, implantable electronics, and eHealth ».

    Home care: there are inspiring business models in Asia-Pacific

    F&S believes there are significant opportunities in the Asia-Pacific region. Certainly, the region is faced with the heterogeneity heterogeneity in regulations for remote monitoring and data sharing in individual countries, and also with a lack of clarity on government support. However, once these barriers are overcome, health professionals can develop a sustainable ecosystem in terms of revenue generation and deliver end-to-end home monitoring support.

    The mHealth and RPM demand hotspots are India, China and Japan, which are becoming centers of business model innovation.

    • India: government is multiplying initiatives to improve access to technology throughout the continuum of care and is pursuing an open door policy towards international vendors.
    • China: the large size of the country and the development of the middle class with increased spending power are assets, Frost & Sullivan analyzed. The experts of the firm also noted that there is an increase in « international-local joint ventures in home care services due to the government’s privatization of home care services ».
    • Japan’s growing elderly population and the high rate of new technologies adoption are two key factors encouraging innovation in terms of business model in the field of home care.

    Moreover, collaborative initiatives like Australia’s National Telehealth Home Monitoring, South Korea’s National Telehealth Demonstration Project, or Singapore’s National Cardiac Monitoring,should drive the market for home health monitoring in APAC.

    « [Evolving] from being tech companies to being clinical service providers » (Shalani Andria, F&S)

    « Vendors are already incorporating Big Data, analytics and intelligence tools in home monitoring solutions, said Shalani Andria. They need to realize that the humanization of home monitoring solutions will continue to be an important factor in Asia-Pacific, and will have to evolve from being tech companies to being clinical service providers. »

  • Silver économie : la part des entreprises dans l’aide à domicile en hausse de 5 % en 5 ans (Dares)

    La proportion de services d’aide à domicile pour les personnes âgées effectuée par les entreprises privées a augmenté de 5,3 % en 5 ans, selon l’étude publiée par la Dares le 10 février 2017. Dans le même temps, l’aide à domicile aux personnes âgées effectuée par les organismes publics baissait de 8,8 %, alors qu’il s’agit pour eux d’un « domaine traditionnel d’intervention ».

    La part la plus grande occupée par les entreprises dans l’aide à domicile se retrouve dans l’augmentation de 1,1% en cinq ans du nombre d’heures rémunérées par intervenant travaillant pour une structure privée.

    Enfin, le nombre d’entreprises privées proposant des services d’aide aux personnes âgées a augmenté de 5 % entre 2014 et 2015, hausse notamment due aux créations de micro-entreprises.

  • Investissements d’avenir (PIA) : Alsace BioValley et Health Factory lancent les Défis Santé Numérique

    Health Factory et le pôle de compétitivité Alsace BioValley ont annoncé le 9 février 2017 avoir été retenus pour organiser des Défis Santé Numérique à l’échelon national dans le cadre du PIA.

    L’objectif de ce programme est de faire émerger des innovations dans le secteur du numérique en santé, fruits de collaboration entre grands groupes industriels, établissements de soins et start-up & PME.

    Le premier défi est lancé en février 2017.

    Modalités de participation

    Les acteurs de la santé (grands industriels, établissements de santé, assureurs, acteurs publics) sont invités à soumettre un défi Santé numérique pour résoudre l’une de leurs problématiques médicales sur le site : http://defis.santenumerique.co/

    Les start-up & PME innovantes pourront répondre à chaque défi proposé par un acteur de santé. Elles seront alors intégrées dans des consortiums collaboratifs, aux côtés des porteurs du défi.

    Chaque candidat ou consortium constitué déposera ensuite un dossier présentant son projet d’innovation, dossier qui sera étudié et évalué par un jury en fonction du caractère innovant et de la capacité à répondre à la problématique posée initialement.

    Les projets lauréats bénéficieront d’un financement jusqu’à 45 000 €.

    Le premier Défi santé numérique

    Lancé en février 2017, ce défi est porté par le Centre Henri Becquerel (Centre de Lutte contre le Cancer de Rouen).

    Défi à relever

    Au regard des besoins identifiés par les patients, leurs proches et les professionnels de santé, une solution numérique adaptée à la prise en charge des patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie ambulatoire devrait comprendre l’ensemble des fonctionnalités suivantes :

    • permettre l’échange d’informations entre les patients et les professionnels de santé ;
    • assurer une remontée d’informations par les patients sous forme active et passive ;
    • assurer le décodage et l’encodage de l’information d’une façon compréhensible par son destinataire, professionnel ou patient ;
    • s’appuyer sur des systèmes experts d’intelligence artificielle pour aider à la priorisation, la redirection, la décision sur l’ensemble des flux d’information ;
    • assurer une interopérabilité satisfaisante avec les systèmes d’information tant hospitaliers que libéraux, y compris les portails dédiés aux patients.

    Calendrier

    • 28 février 2017 – Paris : présentation du défi & échanges au Numa
    • 23 mars 2017 – Strasbourg : présentation du défi & échanges à l’IRCAD
    • 10 avril 2017 : atelier de design-thinking au Numa
    • 20 avril 2017 : date limite de dépôt de la lettre d’intention
    • 31 mai 2017 : date limite de dépôt du dossier de candidature
    • 20 juin 2017 : audition devant le jury
    • début juillet 2017 : annonce des lauréats

    Tous les documents nécessaires sont téléchargeables sur le site http://defis.santenumerique.co/defi-chimio

    L’ensemble de ce programme est conçu et piloté par Alsace BioValley et Health Factory, financé par la DGE via Bpifrance et l’ASIP Santé, et soutenu par Alsace Innovation, le GCS Alsace e-santé et Rhenatic.

  • SIH : Le Lessis porte plainte contre le GIP MIPIH

    « Opération Transparence : dépôt de plainte contre le GIP MIPIH », tel est le titre du communiqué publié le lundi 13 février 2017 par l’association des éditeurs de système d’information de santé.

    Le Lesiss annonce avoir déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance de Toulouse, avec constitution de partie civile contre le GIP-MIPIH. Il estime que le statut du MIPIH constitue une distorsion de concurrence entre acteurs industriels, notamment dans le domaine des systèmes d’information de santé, en particulier dans la sphère hospitalière. La refonte du système hospitalier avec les GHT met sous tension les industriels privés qui demandent à pouvoir bénéficier de règles claires dans leurs relations avec les opérateurs publics.

    La plainte cible notamment la direction du GIP MIPIH pour 3 chefs : trafic d’influence, corruption active et prise illégale d’intérêts.

    Selon le communiqué, la plainte a été jugée recevable par les autorités judiciaires.

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.