58% des acteurs de santé n’utilisent jamais ou peu les objets connectés en santé mais 67% d’entre eux les trouvent utiles voire très utiles ; tel est le principal enseignement du sondage, réalisé du 15 au 26 avril 2017 effectué dans le cadre de la campagne FASN et rendu public le 4 mai 2017.
Réalisé en ligne auprès de 137 acteurs du système de santé (institutionnels, professionnels libéraux, praticiens hospitaliers, industriels et prestataires de services), ce sondage met en évidence une contradiction entre la perception de l’utilité des objets connectés et leur utilisation ainsi qu’une défiance vis-à-vis de la sécurisation des données collectées.
Les résultats du sondage
Dans le détail, 27% % des professionnels de santé libéraux et 28 % des praticiens hospitaliers utilisent souvent ou tout le temps des objets connectés. Ils sont 42% des industriels à les utiliser fréquemment ou tout le temps.
Face à cette sous-utilisation apparaît pourtant une réelle perception d’utilité:
- 67% de l’ensemble de l’échantillon considèrent utiles voire très utiles les objets connectés,
- Ce sont les praticiens hospitaliers et les industriels qui les considèrent les plus utiles: ils sont 78% d’entre eux pour chacune des catégories à croire en leur utilité
- En revanches les professionnels libéraux ne sont 36% dans ce cas.
Cette contradiction s’explique peut-être par une défiance vis-à-vis de la sécurisation des données:
- Seulement 39% de l’échantillon pensent que les données sont suffisamment ou partiellement bien sécurisées contre 55% à penser le contraire.
- Parmi les plus septiques, les étudiants et les chercheurs sont 80% à penser que les données ne sont pas ou insuffisamment protégées.
- Les industriels, eux, sont 58% à penser qu’elles sont entièrement ou partiellement protégées.
La fiabilité des données, quant à elle, n’est pas remise en cause:
- 64% de l’échantillon les trouvent entièrement ou partiellement fiables.
- 78% des praticiens hospitaliers et 83% des industriels sont convaincus de la fiabilité des données,
- Les professionnels libéraux et les étudiants et chercheurs sont quant à eux plus septiques: 55% et 50% respectivement.
Concernant le prix, 1 sondé sur 2 pense que les objets connectés ne sont pas ou peu abordables financièrement, dont:
- 55% des professionnels libéraux, 58% des institutions et 53% des étudiants et chercheurs partagent cette idée.
- A contrario, 50% des praticiens hospitaliers défendent le prix contre 29% à le trouver inabordable et 48% des industriels trouvent les prix abordables.