Cancero

  • Le Leem crée son comité Cancer en faveur des innovations techno et organisationelles en oncologie

    Le nouveau comité Cancer du Leem, présenté jeudi 7 décembre 2017, a pour mission de favoriser l’arrivée des innovations en oncologie et leur accès rapide aux patients.

    Ce comité, constitué de 19 entreprises engagées dans la lutte contre le cancer, parmi lesquelles Roche, Astrazeneca ou Novartis, est constitué alors que le champ de l’oncologie connaît une vague d’innovations : nouvelles générations d’immunothérapies, thérapies ciblées, séquençage du génome, influence croissante du Big Data dans la recherche, évolution du parcours et de l’organisation des soins sous l’effet de la transformation numérique, etc.

    Les trois grands axes de cette plateforme – accompagnés de 15 objectifs ciblés – sont :
    • stimuler la R & D ;
    • favoriser l’accès précoce des patients aux médicaments innovants ;
    • améliorer le parcours de soins.

    15 objectifs pour permettre aux innovations de devenir des réalités thérapeutiques pour le patient 

    Plusieurs objectifs de la nouvelle plateforme concernent purement la recherche (optimiser le recrutement de patients pour réaliser des essais cliniques, pérenniser le crédit impôts recherche, etc.), mais d’autres concernent l’innovation et le parcours de soin, comme les objectifs suivants :

    Anticiper l’arrivée des innovations

    • état des lieux : Quelques outils ont été mis en place sur la base d’un partage d’informations entre les laboratoires pharmaceutiques et les pouvoirs publics concernant les innovations à venir. Dans le plan cancer 3, il est prévu de créer un comité de veille technologique piloté par l’INCa. Un comité de prospective des innovations médicamenteuses a été mis en place au CEPS. Par ailleurs, le plan France Médecine génomique 2025 devrait permettre de réaliser un premier niveau d’analyse prospective sur l’impact des nouveaux outils de test diagnostic dans le système et sur la manière dont il va falloir s’organiser pour optimiser leurs bénéfices.
    • propositions : 
      • mettre en place un outil de prévision de type « Horizon Scanning » en France, en lien avec les autres pays européens, sous le pilotage d’un comité stratégique incluant notamment l’ANSM et la HAS. Ce comité aurait pour missions de revoir périodiquement l’ensemble des technologies impactant la prise en charge par type de cancer dans ses dimensions cliniques, organisationnelles et budgétaires et de prioriser les travaux d’évaluation de la HAS sur les technologies les plus prometteuses en termes de santé publique ;
      • anticiper les adaptations/transformations générées par les innovations identifiées, au niveau des méthodologies d’évaluation – notamment pour les objets connectés, la télémédecine, les médicaments de thérapies innovantes combinées -, des besoins de formations pour les professionnels de santé et les évaluateurs, de l’organisation du parcours de soins, etc.

    Améliorer le parcours de soin notamment grâce à l’ambulatoire

    Les évolutions thérapeutiques et organisationnelles nécessitent de restructurer le parcours de soins pour assurer un égal accès aux soins et aux innovations à tous les patients.

    • Propositions :
      • faciliter le virage ambulatoire notamment pour les chimiothérapies orales, les traitements à domicile par chimiothérapies intraveineuses et les chirurgies ambulatoires ;
      • proposer un accompagnement et une prise en charge du patient sous thérapie orale articulés entre l’hôpital et la ville ;
      • matérialiser le potentiel de transformation induit par les traitements portables en ville, le développement des chimiothérapies IV à domicile et la chirurgie ambulatoire et organiser une préférence pour la prise en charge en ville ;
      • favoriser le développement d’organisations adaptées au virage ambulatoire ;
      • évaluer en continu les économies budgétaires réalisées grâce au virage ambulatoire et mobiliser tout ou partie de ces économies pour le financement de l’innovation.

    À noter que le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque jour en France est de 1 053.

  • Astrazeneca lance REALIZE, programme d’accompagnement pour les start-ups spécialisées en oncologie

    Le laboratoire Astrazeneca a lancé le 24 novembre 2017 l’appel à projets REALIZE. Il s’agit d’un programme d’accompagnement personnalisé pour des start-ups françaises spécialisées en oncologie afin de les aider à développer leur activité.

    Les start-ups seront sélectionnées par un jury composé d’experts extérieurs, acteurs de l’écosystème de l’innovation en santé. Trois domaines d’activités seront privilégiés :
    • le data management ;
    • l’innovation thérapeutique ;
    • le parcours patient.

    Les entreprises lauréates bénéficieront d’un suivi individuel pendant 3 années, au cours duquel les besoins de chaque entreprise seront évalués et une aide adaptée lui sera apportée.

    L’appel à candidature est ouvert jusqu’au 15 janvier 2018 sur le site ci-contre.

    Les lauréats seront annoncés au mois de mars 2018.

    Innovation, parcours patient et gestion de données avant tout

    Les projets des candidats doivent obligatoirement répondre à l’une des thématiques suivantes : parcours patient, data management ou innovation scientifique.

    Le projet présenté sera évalué en fonction des trois critères suivants :

    • cohérence avec le thème de l’appel à projets impliquant que la start-up doit intervenir dans l’un des trois domaines suivants en oncologie :
      • innovation scientifique ;
      • parcours/expérience patients ;
      • gestion des données/data management;
    • solidité du projet ;
    • innovation.

    Un soutien matériel de la part d’Astrazeneca

    AstraZeneca apportera son soutien matériel aux projets sélectionnés sous la forme d’un programme d’accompagnement personnalisé pendant une période de trois ans. Il pourra prendre les formes suivantes :

    • aide marketing (étude de marché, commercialisation, communication) ;
    • soutien à la levée de fonds et recherche d’investisseurs;
    • hébergement;
    • accès à des laboratoires et moyens techniques ;
    • aide aux ressources humaines, constitution de l’équipe ;
    • mise en relation avec des entreprises partenaires ;
    • recherche de partenaires industriels ;
    • conseils juridiques (propriété intellectuelle, cadre réglementaire, etc.).

  • E-santé : Philips rachète la société Forcare afin d’améliorer le flux de travail clinique

    Royal Philips (Philips healthcare), filiale santé de Philips, a annoncé le 5 décembre 2017 le rachat de l’entreprise néerlandaise Forcare, spécialisée dans la délivrance de produits logiciels et de services visant à garantir l’interopérabilité entre les systèmes informatiques des organismes de santé. Le montant de la transaction n’a pas été rendu public.

    L’entreprise spécialisée dans les nouvelles technologies investit de plus en plus dans le secteur des technologies de santé depuis quelques années. Grâce à cette acquisition, elle va pouvoir proposer des solutions de pointe aux professionnels de santé pour notamment améliorer le flux de travail clinique.

    Des solutions pour interconnecter les systèmes IT des organismes de santé

    Forcare produit des solutions logicielles d’interopérabilité permettant d’assurer des flux de données rapides et sûrs entre les systèmes médicaux et les sources d’information au niveau départemental ou national. Elle fournit également des Health Information Exchanges* (HIE) pour les systèmes informatiques des organisations de santé.

    Objectif : faciliter l’échange d’informations sur les patients

    En clair, l’entreprise fournit des produits et des services pour interconnecter les systèmes d’information des centres de soins existants afin de permettre aux professionnels de l’industrie de partager et d’échanger plus facilement des données sur les patients.

    Fondé en 2006, Forcare dispose de bureaux aux Pays-Bas, son siège social, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada. Elle emploie environ 70 employés.

    Avec Forcare, Philips va pouvoir améliorer le flux de travail clinique

    Ce rachat va permettre à Royal Philips de disposer d’atouts supplémentaires dans le domaine IT. La société va pouvoir proposer des solutions informatiques intégrées plus efficaces dans l’optique d’améliorer le flux de travail clinique et les soins délivrés aux patients mais aussi la gestion globale de l’entreprise.

    Une expertise d’interopérabilité et un accès sécurisé aux données de santé numériques

    « L’acquisition de Forcare nous fournira des standards critiques et une expertise d’interopérabilité pour interconnecter les systèmes d’information, partager et échanger des données cliniques mais aussi offrir un accès sécurisé et fiable aux informations médicales numériques pour le personnel médical et les patients dans de multiples organismes de soins », précise dans un communiqué Yair Briman, responsable de la division « Healthcare Informatics » à Philips.

    Partage d’informations sur les patients : Philips renforce sa position de leader

    « Alors que les systèmes hospitaliers et de santé continuent à se consolider, la nécessité d’une intégration transparente des entreprises est primordiale pour fournir des soins efficaces et de qualité, commente le groupe. La combinaison des solutions informatiques avancées de Philips dans les domaines de l’analyse de données (par exemple : IntelliSpace Universal Data Manager), de la gestion du flux de travail (IntelliSpace PACS), de la visualisation (Illumeo) et de l’interopérabilité (IntelliBridge Enterprise) mais aussi de la plateforme d’interopérabilité complémentaire de Forcare va permettre à Philips de renforcer son leadership au niveau du partage de l’information sur les patients dans l’ensemble du secteur de la santé. »

    « En rejoignant Philips, nous accélérerons la réalisation de notre mission : [soit la mise en place d’]une interopérabilité transparente et ouverte basée sur des normes [solides] dans l’industrie de la santé afin de responsabiliser les patients et les fournisseurs de soins », a déclaré de son côté Harm-Jan Wessels, P.-D.G. de Forcare.

    Philips investit de plus en plus dans la e-santé

    La société a récemment acquis plusieurs sociétés health tech en Europe et aux États-Unis

    L’acquisition de Forcare confirme l’appétit grandissant du groupe néerlandais pour le marché de la santé. Il y a quelques mois, la société a racheté Electric Geodesics (États-Unis), une entreprise de dispositifs médicaux qui conçoit, développe et commercialise une gamme de produits de diagnostics neurologiques non invasifs utilisés pour surveiller et interpréter l’activité cérébrale.

    Parmi les dernières acquisitions de Philips figurent aussi :

    • Health & Parenting (Angleterre), un développeur d’applications mobiles de santé axées sur la famille (applications centrées sur la grossesse et l’éducation, entre autres) ;
    • TomTec (Allemagne), une société qui offre des solutions d’imagerie et d’analyse multimodales pour les domaines de la cardiologie et de la radiologie ;
    • Wellcentive (États-Unis), une entreprises spécialisée dans la production de logiciels de gestion de la santé de la population.
  • 15 lauréats de l’AMI sur l’hôpital du futur de l’AP-HP et du CHU de Nantes dévoilés

    L’AP-HP et le Centre hospitalier de Nantes ont dévoilé les lauréats de l’appel à manifestation sur l’hôpital numérique du futur lors d’une réunion organisée le 7 décembre 2017 en présence d’Agnès Buzyn, Mounir Mahjoubi, Martin Hirsch, Philippe Sudreau, directeur général du CHU de Nantes, et Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.

    Sur les 388 projets portés par 242 contributeurs adressés aux lanceurs de l’appel par des participants internationaux entre le 21 juin et le 13 octobre 2017, 15 ont été retenus.

    Quatre projets ont été distingués, tous centrés sur le patient :
    • un prix spécial du jury – le projet Wello qui permet la coordination d’une communauté d’aidants autour de personnes en perte d’autonomie ;
    • trois « coups de cœur » dans les catégories « Hôpital intelligent » et « Expériences patients ».

    Les projets retenus seront développés avec l’assistance de l’AP-HP et du CHU de Nantes et les termes de coopération seront définis au cas par cas (expérimentation sur un site pilote, co-développement, achat, etc.).

    Catégorie projets marquants

    Prix spécial du jury : Wello

    Il s’agit d’un outil de coordination autour du patient dépendant permettant à « l’aidant référent » de planifier les activités à effectuer sur le site wello.fr, en créant une communauté dont les memebres peuvent proposer une aide de différents types et définir leurs disponibilités.

    Coup de cœur n°1 : pour l’hôpital numérique double

    Un projet de MT Mines Albi-Carmaux – Centre de Génie Industriel et ses partenaires académiques et industriels qui propose la copie numérique d’un établissement de santé, conçu comme une maquette numérique et dynamique permettant de simuler les flux de patients dans l’hôpital réel.

    Coup de cœur n° 2 : TwinswHeel, le droïde de logistique

    Il s’agit d’un projet à destination des professionnels de santé, porté par TwinswHeel Soben & Effency, facilitant l’intégration de la robotique dans l’expérience du personnel des établissements de santé afin d’aboutir à des équipes pluri-professionnelles résilientes et agiles.

    Coup de cœur n° 3 : Compagnon numérique et polyvalent pour le patient dans sa chambre d’hôpital de CEA Tech

    Ce projet vise à concevoir et déployer un assistant numérique, multi-sensoriel et polyvalent, pouvant interagir et répondre aux besoins et attentes du patient (sécurité physique, bien-être psycho-physique, questions relatives à son séjour en hôpital et son état de santé).

    Dans un deuxième temps, le projet vise à développer la collaboration homme-robot par la cobotique dans 3 domaines : la rééducation post-traumatique, l’aide au personnel et le transfert des patients.

    Les 11 lauréats : parcours de soin, suivi, VR, avatar, IA, drones

    Onze autres projets sont retenu dont voici la liste :

    • Digitalisation du parcours d’accueil Patient & Visiteurs, porté par SPIE ICS – Groupe SPIE ;
    • Suivi numérique pré et post opératoire des patients, porté par Alcatel-Lucent Enterprise ;
    • Réalité virtuelle thérapeutique réduisant la douleur et l’anxiété des patients hospitalisés, porté par Healthy Mind ;
    • Médecine Intelligente Fédérée : infrastructure pour une médecine des 4 P, porté par Polytechnique, Owkin, Service de dermatologie CHU de Nantes et Hôpital Saint Louis AP-HP ;
    • L’expérience professionnels de santé pour la bonne information au bon moment, porté par Quarness, Apple ;
    • Intelligence artificielle : vers de nouvelles applications en imagerie médicale, porté par Siemens Healthineers ;
    • Autopilot echo : étendre l’usage de l’échographie cardiaque, porté par Philips ;
    • FLEXIBIM : avatar numérique pour un hôpital modulable, porté par Engie, Engie Axima ;
    • Géolocalisation au service des établissements de santé, porté par Stanley Healthcare ;
    • Drones, des coursiers autonomes, dans les airs et sur les eaux au service des patients, porté par Atos ;
    • Maintenance en réalité augmentée, porté par Bloc In Bloc.

  • HDS : le nouveau référentiel de certification applicable au 1er janvier 2019 est disponible

    L’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé (Asip santé) a rendu publique la version provisoire de son référentiel de Certification des hébergeurs de données de santé le 29 novembre 2017.

    Le référentiel s’appuie sur des normes internationales existantes (ISO 27001, ISO 20000 et ISO 27018) et Il est complété par un référentiel d’accréditation des organismes de certification des hébergeurs. Le référentiel est accompagné d’un document détaillant les exigences et les contrôle en vue de l’instauration d’une procédure de certification en remplacement à la procédure d’accréditation applicable courant 2018 et au plus tard au 1er janvier 2019.

    La version définitive sera entérinée par arrêté ministériel, ce qui peut donner l’occasion à quelques ajustements.

    L’Asip Santé convie les industriels pour le 21 décembre 2017 à un atelier sur l’évolution de la procédure de certification, articulé autour d’une présentation des grands principes et d’une session de questions-réponses.

    Une inscription est requise via le lie ci-contre.

  • Le marché mondial de la gestion de santé devrait dépasser les 42 Mds USD en 2021 (MarketsandMarkets)

    Selon un rapport publié à la mi-novembre 2017 par la société de recherche indienne MarketsandMarkets, le marché mondial de la gestion de la santé devraient atteindre les 42,4 milliards de dollars (35,8 milliards d’euros) d’ici 2021, contre 13,85 milliards de dollars en 2016, soit un TCAC de 2,2 %.

    Deux tendances ont retenu l’attention de H&TI :
    • les solutions basées sur le cloud semblent être les technologies les plus prometteuses dans le secteur ;
    • l’Amérique du Nord est le leader actuel du marché, mais pourrait être rattrapée d’ici quelques années par l’Asie-Pacifique, où les initiatives health tech visant à améliorer l’offre de santé se multiplient.

    Les solutions basées sur le cloud en plein essor

    En ce qui concerne les composantes, le marché est divisé en deux catégories : logiciels et services.

    L’acheteur n’a pas à se soucier des problèmes techniques

    Le domaine des logiciels devrait occuper la plus grande part du marché mondial de la gestion de la santé de la population (PHM) en 2016 et connaître une évolution positive dans les années à venir.

    Parmi les logiciels PHM, on retrouve en tête les solutions web basées sur le cloud. L’avantage de ces technologies : le fournisseur maintient et met à jour le logiciel et libère de toute responsabilité l’acheteur en matière de support et de maintenance du serveur, ce qui permet à ce dernier de se concentrer sur son activité principale.

    Utilisateurs finaux : les fournisseurs de soins au centre du marché

    Au niveau des utilisateurs finaux, le marché est segmenté en quatre catégories : les prestataires de soins, les payeurs de soins, les groupes d’employeurs et les organismes gouvernementaux.

    États-Unis : Medicare pénalise les réadmissions hospitalières inutiles

    En 2016, les auteurs du rapport estime que le secteur des fournisseurs de soins représente la plus grande part du marché. Cela est notamment dû à la mise en place de la loi sur les soins abordables et du programme de réduction des réadmissions hospitalières aux États-Unis, visant à réduire les coûts de santé en utilisant des solutions novatrices élaborées pour mieux gérer la santé de la population.

    L’initiative de Medicare consistant à pénaliser les hôpitaux pour les réadmissions inutiles est un autre facteur contribuant à la croissance de ce segment.

    L’Amérique du Nord domine le marché mais l’Asie-Pacifique pourrait devenir leader

    Le marché mondial est par ailleurs divisé en quatre régions : Amérique du Nord, Europe, Asie-Pacifique et le reste du monde.

    En 2016, c’est l’Amérique du Nord qui domine le marché, suivie par l’Europe et l’Asie-Pacifique. Cependant, le marché de l’Asie-Pacifique devrait connaître le TCAC le plus élevé au cours de la période de prévision.

    Les pays asiatiques sont en train de moderniser leurs systèmes de santé

    Les initiatives suivantes expliquent cette progression :

    • la mise en œuvre de plusieurs programmes PHM pour améliorer la santé de la population en Australie ;
    • le développement rapide des soins en Inde ;
    • les investissements croissants pour la modernisation du système de santé en Chine ;
    • le développement de l’infrastructure et la mise en place de nouvelles orientations par le Fonds japonais pour les technologies de l’information et de la communication.

    Mais les États-Unis innovent aussi

    Par ailleurs, divers facteurs devraient soutenir la croissance du marché global, en particulier en Amérique du Nord, jusqu’en 2021, parmi lesquels :

    • la mise en œuvre de l’Affordable Care Act (ACA) aux États-Unis ;
    • le soutien du gouvernement américain pour la prévention des maladies et l’adoption de solutions HCIT ;
    • la croissance de la population des personnes âgées et l’augmentation subséquente de la prévalence des maladies chroniques ;
    • l’augmentation des coûts de santé ;
    • le développement des capacités informatiques et des systèmes d’analyse du big data.

    Les acteurs clés du marché

    Les principaux acteurs du marché sont à l’heure actuelle basés aux États-Unis. D’après MarketsandMarkets, ce sont :

    • Cerner Corporation (États-Unis) ;
    • McKesson Corporation (États-Unis) ;
    • Allscripts Healthcare Solutions, Inc. (États-Unis) ;
    • Healthagen, LLC. (États-Unis) ;
    • OptumHealth (États-Unis) ;
    • IBM Corporation (États-Unis) ;
    • Epic Systems Corporation, Inc. (États-Unis) ;
    • Conifer Health Solutions, LLC (États-Unis) ;
    • Health Catalyst, LLC (États-Unis) ;
    • Wellcentive, Inc. (États-Unis) ;
    • i2i Population Health (États-Unis) ;
    • Verscend Technologies, Inc. (États-Unis).

    Ce monopole des organisations américaines pourrait cependant être mis à mal d’ici 2021.

  • China: Johnson & Johnson launches JLABS @ Shanghai to support 50 local health startups

    Johnson & Johnson Innovation (USA) announced on December 5, 2017, the upcoming launch of JLABS @ Shanghai in China, in collaboration with the Shanghai Municipal Government, Pudong New Area Government, and Shanghai Pharma Engine.

    JLABS @ Shanghai will be the first J&J’s incubator location established outside of North America. It will support up to 50 healthcare and life sciences start-ups to help them grow within the healthcare ecosystem. The 4,400-square-meter facility will be located in the city’s Hi-Tech Park and will open in the second quarter of 2019.

    JLABS @ Shanghai: an innovation hub with cutting-edge equipment

    The lab will accommodate up to 50 life sciences and healthcare start-ups, both single entrepreneurs and larger companies, specialized on innovations across the entire healthcare market, especially pharmaceuticals, medical devices and consumer.

    JLABS @ Shanghai will provide resident innovators with a capital efficient and flexible platform that includes a vast network that will enable them to accelerate the delivery of life-saving, life-enhancing health and wellness solutions to patients in China and around the world.

    Access to a digital prototype lab and major market players

    The selected star-ups will have many of the advantages of being part of an established innovation hub, such as access to:

    • a cutting-edge, modular and scalable lab space, equipment, with access to scientific, industry and capital funding experts;
    • a JLABS device and digital prototype lab that will provide entrepreneurs with access to highly specialized tools as well as skill-building programs to design and develop smart health technologies;
    • talent and mentors, large existing firms and research universities;
    • capital and convergence opportunities with other sectors.

    Applications to join JLABS @ Shanghai and other JLABS sites are currently being accepted from biotech, pharmaceutical, medical device, consumer and digital health companies. For more information: Jlabs.jnjinnovation.com.

    A lab that will contribute to Shanghai and Pudong’s development

    « Through JLABS, we can drive innovation across pharmaceuticals, medical devices and consumer healthcare and have a positive impact on the development of Pudong as an industrial leader and of Shanghai as an innovation hub for science and technology, » said Zhou Zhengyu, deputy director general, science & technology and economic development division, Pudong New Area Government (source: Prnewswire.com).

    J&J’s investments in China: a long-term vision

    JLABS has facilities in San Diego, San Francisco (two sites), Houston, Boston and plans to open a hub in New York in 2018. It recently opened the first side outside of the U.S. in Toronto (Canada).

    Interesting regulatory changes are coming

    Massive regulatory changes recently announced by the Chinese government are considered a new boost for the pharmaceutical sector in the country, which is already the second largest in the world.

    Foreign drugs are expected to enter the country in larger scale in the coming years, a move that bio-pharmaceutical companies like J&J are likely to benefit from.

    A few years ago, J&J’s CEO Alex Gorsky said he saw a « new horizon » in China despite slowing growth and regulatory hurdles, adding that his company was taking the long-term view for investment in the region (source : Fiercebiotech.com). 

    « China, and Shanghai specifically, have become a global hotspot for healthcare innovation, » said Vladimir Makatsaria, Johnson & Johnson China Group chairman. « JLABS @ Shanghai will join our Asia Pacific Innovation Center, Janssen China Discovery Labs, Emerging Markets Innovation Center, and other initiatives across our Johnson & Johnson Family of Companies’ China organization in creating a Shanghai-based hub that strengthens our ability to meet the rapidly evolving healthcare needs of people in China and around the world. »

    Toward a JLABS in the UK?

    JLABS @ Shanghai will be the ninth JLABS location to open globally. The US company has chosen the Chinese city as its first port of call, forgoing official sites in Europe. Last week, The Telegraph announced that J&J were dropping plans to open a U.K. JLABS center, something however the company strongly refutes to FierceBiotech.com, without providing more details.

  • 9 % des dossiers soumis à la Délégation à l’Innovation urgents à mettre sur le marché (J-Y. Fagon)

    « Comment faire de la France la championne de l’innovation en santé ? », a lancé le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, en ouverture des 7e Rencontres sur le système de santé, à Paris le 28 novembre 2017, qui avaient pour thème « Quel quinquennat pour la santé ? »

    Le professeur a rappelé un élément majeur : l’innovation en santé comporte ses spécificités par rapport au monde de l’innovation en général. Si cette dernière évolue à grande vitesse, l’innovation en santé, quant à elle, doit veiller à assurer la sécurité et lutter contre les inégalités d’accès.

    La mission à la Délégation à l’Innovation en Santé qu’il chapeaute a un rôle de guichet pour les porteurs de projets. Depuis début 2017, 195 dossiers ont été déposés et 108 se sont révélés innovants. Certaines de ces innovations seront présentées lors des Journées de l’innovation en santé 2018, du 26 au 28 janvier 2018 à la Cité des Sciences à Paris. Il en a d’ores et déjà révélé les grandes lignes.

    Une diversité d’innovations

    Les projets soumis à la délégation via son Pôle d’analyse et orientation des projets innovants (PAOPI) concernent une diversité d’innovations :

    • amélioration des pratiques professionnelles ;
    • dispositifs médicaux ;
    • e-santé;
    • formation des professionnels en santé;
    • médecine et les médicaments;
    • médecines complémentaires qui tentent d’améliorer les pratiques ;
    • prévention.

    La délégation a identifié, grâce à un entretien d’une heure et demi avec les porteurs de projets, ceux qui sont sources de développement. « 9 % des projets apparaissent urgents à mettre sur le marché et de nature à exiger rapidement des moyens d’évaluation et de développement », affirme le Pr Jean-Yves Fagon.

    Lutter contre les écueils du système pour faciliter les innovations

    Pour faciliter ces innovations, « il faut lutter contre les écueils de notre système », rappelle Jean-Yves Fagon. Ceux-ci sont, selon lui :

    • L’absence de coordination : les différents acteurs publics, les agences, les structures privées et les industriels doivent travailler ensemble.
    • Il faut une institution qui puisse donner son avis avant l’accès au marché des innovations. C’est le travail actuel de la HAS qu’il faudrait intégrer dans une dimension plus large. « Dans certains pays, il existe un co-développement, qui part de la cible du projet, puis un enrichissement des données avec les porteurs de projet. Cela prend du temps, mais cela permet de décider de la suite à donner lors d’une troisième étape après analyse des impacts. »
    • L’évaluation de ce qui se passe après la mise sur le marché.  « Nous avons peu de données en « vie réelle » et celles-ci peuvent conforter ou nuancer les premières analyses, par des conséquences organisationnelles ou économiques. Actuellement, il est difficile d’affirmer qu’un projet constitue une innovation, car c’est un concept dans la définition reste délicate. Cette étape peut aussi, en intégrant d’anciennes innovations dans notre système de santé, ouvrir la porte à de futurs projets innovants. » 

  • Chine : Johnson & Johnson lance JLABS @ Shanghai pour soutenir 50 start-ups de santé locales

    Johnson & Johnson Innovation (États-Unis) a annoncé le 5 décembre 2017 le lancement prochain de JLABS @ Shanghai (Chine), en collaboration avec le gouvernement municipal de Shanghai, le gouvernement du nouveau district de Pudong et la société Shanghai Pharma Engine.

    JLABS @ Shanghai est le premier incubateur de J&J a être mis en place en dehors de l’Amérique du Nord. Il aidera jusqu’à 50 start-ups spécialisées dans le domaine des soins et des sciences de la vie à se développer au sein de l’écosystème des soins. L’établissement de 4 400 m2 sera situé dans le Hi-Tech Park de la ville et ouvrira ses portes au deuxième trimestre 2019.

    JLABS @ Shanghai : un pôle d’innovation doté de technologies de pointe

    Le site accueillera jusqu’à 50 start-ups dans le domaine des sciences de la vie et des soins, aussi bien des entrepreneurs individuels que des sociétés issues de grandes entreprises, spécialisées dans les innovations sur l’ensemble du marché de la santé, notamment dans les secteurs pharmaceutique, médical et de la consommation.

    JLABS @ Shanghai fournira aux innovateurs résidents une plate-forme flexible comprenant un accès à un vaste réseau qui leur permettra d’accélérer la production et la commercialisation de leurs solutions de santé et de bien-être pour les patients en Chine et dans le monde entier.

    Un accès à un laboratoire prototype numérique et à des acteurs influents du marché

    Les start-ups sélectionnées par J&J disposeront de tous les avantages que comporte l’intégration d’un pôle d’innovation de grande ampleur, dont un accès :

    • à des équipements de pointe, modulaires et évolutifs, et à des experts scientifiques, industriels et financiers ;
    • à un laboratoire prototype numérique qui leur permettra d’utiliser des outils hautement spécialisés et des programmes de renforcement des compétences afin de concevoir et de développer des technologies de santé intelligentes ;
    • à différents talents et mentors de l’industrie mais aussi à de grandes entreprises existantes sur le marché et à des universités de recherche ;
    • à des opportunités pour augmenter leur capital et faire converger leurs activités avec d’autres secteurs.

    Les demandes d’adhésion au JLABS @ Shanghai et à d’autres sites JLABS doivent actuellement provenir de sociétés de biotechnologie, pharmaceutiques, de dispositifs médicaux, de consommation et de santé numérique pour espérer être prises en compte. Pour plus d’informations : Jlabs.jnjinnovation.com.

    Un site qui contribuera au rayonnement de Shangai et du district de Pudong

    « Grâce [au lancement de ce nouveau] JLABS, nous allons pouvoir stimuler l’innovation dans le domaine des produits pharmaceutiques, des dispositifs médicaux et des soins pour le grand public et avoir un impact positif sur le développement de Pudong en tant que leader industriel et de Shanghai en tant que centre d’innovation scientifique et technologique », s’est réjoui M. Zhou Zhengyu, directeur général adjoint de la division « Science & Technology and Economic Development » du gouvernement du nouveau district de Pudong (source : Prnewswire.com).

    Investissements de J&J en Chine : une vision sur le long terme

    De futurs changements réglementaires intéressants

    Les importants changements réglementaires récemment annoncés par le gouvernement chinois représentent un nouvel élan pour le secteur pharmaceutique au sein du pays, qui est déjà le deuxième plus grand marché au monde.

    Les médicaments étrangers devraient notamment entrer dans le pays à plus grande échelle dans les années à venir, une évolution dont les sociétés bio-pharmaceutiques comme J&J sont susceptibles de tirer parti.

    Il y a quelques années, le P.-D.G. de J&J, Alex Gorsky, avait déclaré qu’il percevait un « nouvel horizon » en Chine, malgré le ralentissement de la croissance du pays et les obstacles réglementaires, ajoutant que son entreprise envisageait des investissements sur le long terme dans la région (source : Fiercebiotech.com).

    « La Chine, et Shanghai en particulier, sont devenus un point névralgique mondial de l’innovation en matière de soins, a déclaré Vladimir Makatsaria, président du Johnson & Johnson China Group. Le LABS @ Shanghai va rejoindre l’Asia Pacific Innovation Center, le Janssen China Discovery Labs, l’Emerging Markets Innovation Center et d’autres initiatives déjà existantes au sein de notre organisation en Chine, la Johnson & Johnson Family of Companies, en créant un hub (…) qui va renforcer notre capacité à répondre aux besoins de santé évolutifs des populations en Chine et dans le monde entier. »

    Bientôt un JLABS au Royaume-Uni ?

    JLABS possède notamment des entités à San Diego, à San Francisco (deux sites), à Houston, à Boston et prévoit d’ouvrir un site à New York en 2018. La société a par ailleurs récemment ouvert son premier établissement en dehors des États-Unis à Toronto (Canada).

    JLABS @ Shanghai sera le neuvième JLABS à ouvrir ses portes. Le groupe américain a choisi la ville chinoise comme première localisation en dehors de l’Amérique du Nord, mettant de côté le lancement de hubs en Europe. La semaine dernière, The Telegraph annonçait justement que J&J abandonnait ses projets d’ouverture d’un centre JLABS au Royaume-Uni, mais le site Fiercebiotech.com, qui a contacté le groupe américain début décembre, affirme que ce dernier réfute l’information, sans délivrer davantage de détails sur un potentiel développement en Europe.

  • Appel à projets : IMI2 lance son 13e appel doté d’un budget de 223 050 000 €

    IMI2 (Innovative Medicines Initiative), un partenariat public privé entre la Commission européenne et les industries pharmaceutiques regroupées au sein de l’Association européenne des industries pharmaceutiques (EFPI), lance son 13e appel à projets IMI2 avec une dotation de 223 050 000 d’euros pour financer des projets de recherche dans le domaine des sciences de la vie devant répondre aux besoins des industriels.

    L’appel à projet est ouvert depuis le 30 novembre 2017 et se déroulera en deux étapes : la fin de la première étape de soumission de candidatures a été fixée au 28 février 2018 et celle de la deuxième étape au 6 septembre 2018.

    L’appel à projet concerne 15 thématiques de recherche différentes allant de la cardiomyopathie diabétique en passant par la valeur des diagnostics dans l’utilisation des antibiotiques, la plateforme européenne durable de cellules souches pluripotentes, l’évaluation numérique de la mobilité dans le cadre réglementaire et dans la pratique clinique, jusqu’aux programmes pilotes sur des banque de composés cliniques de plusieurs pathologies.

    Ces projets représentent des opportunités pour le PME ayant des activités liées notamment à l’apprentissage automatique, à l’analyse de données, la gestion des mégadonnées, l’analyse des images médicales, les systèmes d’information ou encore les objets connectés.

    Instructions de soumission

    Pour les renseignements complémentaires, se référer à ce lien en cliquant sur la thématique correspondante.

    Le manuel général d’instructions de participation au projet est disponible ici.

    Les thématiques et certains domaines de contribution

    • Évaluation de l’unicité de la cardiomyopathie diabétique par rapport aux autres formes d’insuffisance cardiaque en utilisant des approches de phénocartographie sans biais: apprentissage automatique ; gestion des données; analyse d’imagerie ; technologies d’imagerie médicale ;

    • Interactions génome-environnement dans les maladies cutanées inflammatoires : approches analytiques avancées ; gestion des données, défis juridiques et éthiques associés à l’intégration de données provenant de patients multicentriques ;

    • La valeur des diagnostics pour combattre la résistance aux antimicrobiens en optimisant l’utilisation des antibiotiques : systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse de données ; infrastructures, logistique et services liée à une biobanque et la caractérisation profonde des agents pathogènes ou des échantillons ;

    • Dysfonctionnement mitochondrial en neurodégénération ;

    • Action de soutien et de coordination des projets dans le domaine de la neurodégénération de l’IMI ;

    • Une plate-forme européenne durable de cellules souches pluripotentes induites ;

    • Lier l’évaluation numérique de la mobilité à des critères cliniques pour soutenir l’acceptation réglementaire et la pratique clinique : gestion et analyse de données complexes et plus particulièrement dans la validation d’outils médicaux liés à la technologie ; expertise dans les IoT pour la surveillance ; systèmes d’information ou logiciels pour le partage, le stockage et l’analyse des données des DM ;

    • Immunoprofilage du microenvironnement des tumeurs humaines ;

    • Conception – Continuum des données probantes provenant des expositions à la grossesse, de la toxicologie de la reproduction et de l’allaitement maternel pour améliorer les résultats : expertise dans la conception et l’analyse de jeux de données existants, de dossiers de santé électroniques, de conception épidémiologique ;

    • Améliorer la prédiction préclinique des effets indésirables des produits pharmaceutiques sur le système nerveux : biostatistiques ; gestion des données et des échantillons et de l’accès aux données et du nettoyage des données ;

    • Pipeline de biomarqueurs de sécurité translationnelle (TransBioLine) pour favoriser le développement et la mise en œuvre de nouveaux biomarqueurs d’innocuité dans les essais cliniques et le diagnostic de la maladie: bioanalyse pour le développement de tests diagnostiques ; analyse bioinformatique et exploration de données ; gestion des données ;

    • Développement d’une plate-forme d’apprentissage automatique fédéré et préservant la confidentialité à l’appui de la découverte de médicaments : solution de gestion de big data ; bioinformatique ; exploration des données ;

    • Programme pilote pour une plateforme de composés cliniques pour la reconversion: maladies cardiovasculaires et diabète ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies respiratoires ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies neurodégénératives ;

    • Programme pilote sur une banque clinique : maladies rares / orphelines.