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  • Transition du système de santé : le Cercle des décideurs numérique et santé propose trois axes

    • Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé
    • Ouvrir une concertation nationale sur la santé
    • Financer la transition du système de santé

    Tels sont les trois axes de propositions pour assurer la transition du système de santé présentés par le Cercle des décideurs numérique au cours d’une journée parlementaire le 6 décembre 2016, organisée à l’Assemblée nationale sous le patronage de Jean-Louis Touraine.

    Le Cercle consacrera plus particulièrement ses travaux en 2017 au financement de la transition du système de santé, avec la création d’un fonds de transition public-privé pour financer l’innovation en santé. Il portera cette proposition auprès des responsables politiques nationaux.

    Le détail des propositions :

    Faire du citoyen et du patient un acteur à part entière du système de santé

    • Renforcer la place du patient et du citoyen dans les décisions concernant sa prise en charge, l’évaluation de son expérience de soins et des technologies de santé utilisées dans son parcours thérapeutique.
    • Se doter de nouveaux indicateurs de suivi comme outils d’amélioration du système de santé et de son organisation, s’appuyant conjointement sur la satisfaction des patients, l’amélioration de l’état de santé de la population, l’efficience du dispositif de soins et la satisfaction des professionnels.
    • Créer les conditions d’un suivi individuel de chaque patient  et d’un  usage performant des données de santé  permettant de rendre plus efficiente leur prise en charge individuelle et collective  et de développer la prévention primaire et secondaire,  par  une généralisation de l’usage du DMP et un accès ouvert aux données du SNIIRAM.

    Ouvrir une concertation nationale sur la santé

    • Faire de la santé une priorité partagée en organisant une concertation nationale  visant à évaluer l’état d’avancement de la stratégie nationale de santé, à s’accorder sur les buts à atteindre, les priorités d’actions et le pilotage du dispositif mis en œuvre. 
    • Lever les obstacles aux innovations organisationnelles en décloisonnant les professions sanitaires, sociales et médico- sociales ;  en favorisant le développement des pratiques avancées ; en encourageant des conditions d’exercice collectif et pluriprofessionnel  adaptées au suivi et à la prévention des maladies chroniques par des modes de rémunération adaptés et ouvrir pleinement les conditions d’usage de la Télémédecine et de la Télésanté.
    •  Penser la gouvernance au plus près des territoires en donnant aux ARS, en étroite concertation avec les collectivités territoriales, les moyens de conduire efficacement le tournant ambulatoire et de développer une véritable politique de prévention, s’appuyant notamment  sur la mise en place  d’ORDAM, la fongibilité des enveloppes entre sanitaire, social et médico-social et des possibilités de conventionnement régional.

    Financer la transition du système de santé

    • Constituer un fonds de transition public-privé d’innovations en santé portant les projets stratégiques et les investissements d’infrastructures au niveau national,  avec des déclinaisons régionales pour accompagner le développement  territorial.
    • Instaurer une véritable politique prévisionnelle de  gestion des métiers et des compétences pour les professions  médicales, tout autant que soignantes, sociales et médico-sociales,  passant par la création de passerelles entre professions, la mise en œuvre d’un dispositif performant de formation et d’adaptation des compétences  et l’encouragement à la réalisation de parcours internationaux.
    • Faire de la France un leader mondial dans le champ de la santé par une anticipation  et un rythme d’adaptation continu de son système de santé aux innovations impactant la prévention et la prise en charge des patients, lui permettant  d’être reconnue  par ses performances, la qualité de sa recherche.

  • Sécurité des SI : un calendrier d’actions prioritaires pour les établissements de santé

    Un calendrier d’actions prioritaires pour assurer la sécurité des SI des établissements de santé, tel est l’objet de l’instruction N°SG/DSSIS/2016/309 du 14 octobre 2016 relative au « Plan d’action SSI », publiée le 1er décembre 2016 sur le site Legifrance.

    Cette instruction émanant de la DSSIS et du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales a pour objectif de présenter le plan d’action sur la sécurité des SI et les modalités de sa mise en œuvre dans:

    • les établissements de santé,
    • les laboratoires de biologie médicale,
    • les centres de radiothérapie,
    • les centres d’imagerie et de radiologie publics et privés.

    L’instruction répond aux enjeux de la sécurité des SI de santé et demande aux ARS de diffuser largement ce plan d’action.

    Ce plan d’action avait été annoncé par Marisol Touraine lors de son intervention du 3 octobre 2016 sur la sécurisation des sites hospitaliers.

    Le plan d’action SSI ne se substitue pas aux obligations de sécurité que doivent mettre en place les structures mais il propose un calendrier à 6, 12 et 18 mois de réalisation de mesures prioritaires.

    • Le document demande aux ARS de mettre en œuvre les modalités « les plus appropriées » afin d’assurer la mobilisation et la bonne diffusion du plan d’action.
    • Le plan d’action vise à opérer une mise à niveau minimale de la sécurité des SI dans toutes les structures concernées, au sein desquelles la défaillance des outils numériques représente un haut niveau de criticité.
    • L’instruction rappelle les textes applicables et la documentation disponible en matière de SSI:
      • Politique de sécurité des SI pour les ministères chargés des affaires sociales (PSSI-MCAS)
      • Politique de sécurité des SI de santé (PGSSI-S)
      • Programme hôpital numérique, piloté par la DGOS
      • Introduction à la sécurité des systèmes d’information
      • Guide d’auditabilité des systèmes d’information
    • L’instruction détaille par ailleurs les enjeux de la SSI en santé:

    « Selon l’éditeur Symantec, la France serait entrée en 2015 dans le top 10 des pays les plus touchés par le piratage informatique. Le cabinet de conseil Pricewaterhouse Coopers publie que le nombre de cyber-attaques recensées a progressé de 38% dans le monde en 2015, et 51% en France. Tous les secteurs d’activités sont concernés. La sphère santé et médico-sociale n’est pas épargnée : selon un article récent, sur le deuxième trimestre 2016, les cyber-criminels ont concentré leurs efforts sur le domaine particulièrement sensible et rentable de la santé. »

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  • « Les innovations seront le socle de la modernisation du système de santé » (Jean-Yves Fagon)

    • L’ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation des porteurs de projets,
    • La mise en place de modalités d’évaluation multi-dimensionnelle,
    • La coordination entre les régions et le niveau national,
    • La formation à l’innovation,

    telles sont les quatre priorités essentielles au développement des innovations énoncées par Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation, à l’occasion du 15ème forum Paris Biotech Santé auquel HTI a assisté le 6 décembre 2016.

    Il évoque également la complexité de la capacité de mise sur le marché ainsi que ses obstacles et propose des pistes d’amélioration.

    Jean-Yves Fagon entend que le système de santé français n’est pas opérationnel pour favoriser les innovations ou leur entrée sur le marché, mais il est convaincu que ce sont ces dernières qui seront le « socle de sa modernisation » et qu’il est « indispensable qu’elles trouvent leur place ».

    Complexité de la capacité de mise sur le marché : les obstacles

    • Extrême diversité des acteurs aboutissant à une dispersion des ressources, ne facilitant pas la tâche des porteurs de projets.
    • Lenteur et fragmentation du processus de mise sur le marché d’une innovation.

    Une des missions confiée à la délégation dirigée par Jean-Yves Fagon est d’essayer d’accélérer par divers moyens cette capacité de mise sur le marché.

    Pistes d’amélioration

    • Coordination des actions du Ministère et des institutions, anticipation et accompagnement des arrivées des innovations : « Une des caractéristiques des acteurs publics est qu’il ne sont pas informés assez tôt ».
    • Segmentation : « Une innovation reste souvent dans son territoire. On ne rentre pas dans la logique de mesurer les différents impacts de ces innovations. »

    Les 4 priorités

    Ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation des porteurs de projets afin d’expliquer la complexité du système

    « Il existe une déperdition d’énergie des porteurs de projets et d’idées: du conseil est nécessaire pour montrer un chemin plus efficace. »

    Jean-Yves Fagon se dit « frappé » par le fait qu’il n’y ait pas que des petites entreprises et start-up mais aussi des grosses entreprises qui se disent perdues dans cette « mécanique. »

    Mise en place de modalités d’évaluation multi-dimensionnelle

    Jean-Yves Fagon estime que c’est la priorité plus importante, en concédant que c’est une tâche laborieuse. « Médicaments et DM bénéficient déjà pour certains de ces évaluations mais la plupart des autres innovations ou celles qui accompagnent ces produits n’en bénéficie pas. Or cela peut avoir un impact sur la mise sur le marché. »

    Il précise que les mêmes questions se posent aux États-Unis : comment moderniser les innovations actuelles, quelles sont les alternatives à ce type d’évaluation?

    Il indique qu’il faut « évaluer autour du numérique et autour de l’innovation » et qu’il existe un consensus dans différents pays mais pas d’accord assez complet au niveau national pour faire avancer ces mesures.

    Coordination entre les régions et le niveau national

    Jean-Yves Fagon évoque les régions comme une « chance » : « Les régions sont de très grosses productrices d’innovations, il faut que la position nationale ne gêne pas le développement de ces innovations. Il y a une hétérogénéité des régions sur l’importance de l’innovation dans leurs stratégies « .

    Nécessité de formation à l’innovation

    Jean-Yves Fagon indique que de nombreuses universités ont intégré la question de la formation des professionnels de santé à l’innovation à leur programme en précisant que ce sont « les conditions sans retour de la vraie mise en place des innovations. L’usage est un enjeu considérable. »

    Par ailleurs il alerte sur le fait que les meilleurs acteurs partent à l’étranger et qu’il faudrait leur faciliter l’accès puis assurer un suivi afin d’éviter ce « deuxième départ » de l’innovation, notamment vers les États-Unis.

    Il conclut que « Ce sont les innovations pertinentes qui transformeront le système de santé et l’amélioreront »

  • « There is no regulatory framework that support innovation yet » (Nicole Denjoy – COCIR)

    « We realized during the last summit that integrated care was of paramount importance and that we have to work all together to be successful in providing better healthcare with higher quality in a cost effective way. « 

    « Now we need to move one step further and focus on ‘defining, measuring and impacting’ continuing to look into the care pathway and building strong evidence on the benefits of Digital Innovations. »

    « Cloud Computing, Cybersecurity, Interoperability, mHealth are important elements that are also at focus while data protection regulations might minimize the potential of Digital Innovations. »

    « Policy makers are actively discussing and reflecting but they don’t have yet a regulatory framework that support innovation. »

    Nicole Denjy is COCIR general secretary. COCIR is organizing it 3rd ehealth summit in Bruxelles on December 8th 2016. She presents the event to H&TI and tells more about COCIR recommandations on regulatory convergence to maximize the potentiel of digital innovation for healthcare.

    COCIR organizes its 3rd ehealth summit on December, 8th in Bruxelles. Could you tell us a bit more about the event ?

    Our summit will take place in the context of a Digital Innovation Summit that is being taking place this week, organized by the European Commission (EC). COCIR, being a privileged partner of EC, we decided to focus our 3rd eHealth Summit on Digital Innovation and looking into « Define, Measure, Impact ». Our Summit will include high level speakers starting with Commissioner Andriukaitis from DG SANTE, will be moderated by John Bowis, former UK Minister of Health and will include 4 panels composed of various stakeholders active in the field of Digital Health.

    Why such an event is important?

    This is an annual opportunity to bring active members in eHealth from various countries/regions and from various stakeholders including social carers. Last year our Summit was focusing on importance of eHealth in the context of Integrated Care. This year we want to focus on evidence and better understand how Digital Health can drive sustainability of healthcare systems in Europe and beyond.

    Have things changed since the 1st summit in 2014 ?

    We realized during the last summit that integrated care was of paramount importance and that we have to work all together to be successful in providing better healthcare with higher quality in a cost effective way. As a consequence, we launched in June at European Parliament a call for action on integrated care that is currently federating different organizations willing to work together around 10 key actions (see www.integratedcarealliance.org ). Now we need to move one step further and focus on ‘defining, measuring and impacting’ continuing to look into the care pathway and building strong evidence on the benefits of Digital Innovations.

    What are the main trends in healthcare globally?

    The major trend today is to have a better understanding on how to optimize the healthcare systems with the support of health ICT tools. Also we need to better understand the workflow dynamics and how to efficiently use the potential of Big Data while having a patient outcome driven strategy.

    Cloud Computing, Cybersecurity, Interoperability, mHealth are important elements that are also at focus while data protection regulations might minimize the potential of Digital Innovations. 

    How is ehealth in Europe, globally?

    Considering Ageing population and Chronic Desease burden, regions such as USA, Japan, China are currently investigating/developing greater efforts and best ways to maximize regulatory convergence while sharing best practices either bi-laterally or via organisations such as WHO or OECD.

    Do Governments and institutions really understand the potentil of figital innovation in health ?

    Yes, they are currently reflecting on ways to reward/fund innovation although there is still a long way to go as healthcare reforms are more necessary than ever as those are not rewarded through current reimbursement systems

    Are current policies and regulations adapted ?

    Policy makers are actively discussing and reflecting but there is no regulatory framework that support innovation yet. At global level, there are initiatives towards regulatory convergence but results are not yet significant.

    What about the market?

    Market is still fragmented for those bringing digital health solutions. We need to accelerate deployment of such tools at large scale level.

    What kind of tools Cocir offers to its members to face those challenges ?

    COCIR constantly shares industry opinions on best ways to leverage the potential of eHealth. Now (theme of our 3rd summit) we recommend to work through care pathways and collect evidence. We need all to define and measure if we want to have impactful results and bring constructive solutions towards patient/population centered approach.

  • « Le cadre réglementaire pour supporter l’innovation manque de synchronisation » (Nicole Denjoy-COCIR)

    « Nous avons pris conscience lors du dernier sommet que l’intégration des soins était d’une importance capitale et qu’il nous fallait travailler tous ensemble afin de fournir de meilleurs soins, de plus grande qualité, tout en optimisant les coûts. »

    « Nous devons désormais passer à l’étape suivante et nous concentrer sur “définir, mesurer et impacter”, continuer à travailler sur le parcours de soin et bâtir des preuves solides autour des bénéfices de l’innovation numérique. »

    « Le cloud computing, la cyber-sécurité, l’interopérabilité, la m-santé, sont autant d’éléments importants qu’il faut surveiller, au moment où la réglementation sur la protection des données menace le potentiel de l’innovation numérique. »

    « Les régulateurs débattent et réfléchissent activement, mais le cadre réglementaire pour supporter l’innovation n’existe pas encore. Au niveau mondial, il y a des initiatives allant vers la convergence réglementaire, mais les résultats ne sont pas encore significatifs. »

    Nicole Denjoy est secrétaire générale du COCIR, qui organise le 8 décembre 2016 son 3e sommet e-santé dans le cadre de la semaine de l’innovation digitale de la commission Européenne.

    Elle présente pour H&TI les principales tendances de la e-santé dans le monde et les recommandations du COCIR afin d’optimiser le développement et l’utilisation de manière effective de l’innovation numérique en santé.

    Le Cocir organise le 8 décembre 2016, son 3e sommet e-santé à Bruxelles. Pouvez-vous nous présenter l’évènement plus en détail?

    Notre sommet se déroule dans le cadre du sommet de l’innovation digitale de la Commission Européenne qui se tient la semaine du 5 décembre 2016. Le COCIR est un partenaire privilégié de la Commission et nous avons décidé de concentrer notre 3e sommet e-santé sur l’innovation digitale, à travers trois idées :“définition, mesure, impact.”

    Notre sommet accueille des intervenants de haut niveau, à commencer par le commissaire Vytenis Andriukaitis de DG Santé. Le sommet sera animé par John Bowis, ancien ministre de la santé britannique et proposera quatre tables rondes composées de différents acteurs de la santé numérique.

    En quoi ce type de journée est important ?

    Il s’agit d’une opportunité de réunir chaque année des membres actifs de la e-santé de différents pays et secteurs comme le social et les politiques de santé. L’année dernière, notre sommet s’était intéressé à l’importance de la e-santé dans le contexte de l’intégration des soins. Cette année nous voulons nous pencher sur les évidences et mieux comprendre comment la santé numérique peut favoriser la stabilité des systèmes de santé en Europe et dans le monde.

    Qu’est-ce qui a changé depuis l’organisation du 1er sommet?

    Nous avons pris conscience lors du dernier sommet que l’intégration des soins était d’une importance capitale et qu’il nous fallait travailler tous ensemble afin de fournir de meilleurs soins, de plus grande qualité, tout en optimisant les coûts. 

    C’est pourquoi nous avons lancé un appel à action au parlement européen en juin 2016 sur l’intégration des soins avec plusieurs partenaires actifs dans la santé numérique. Cet appel fédère actuellement plusieurs organisations souhaitant travailler ensemble autour de 10 actions clés (www.integratedcarealliance.org).

    Nous devons désormais passer à l’étape suivante et nous concentrer sur “définir, mesurer et impacter”, continuer à travailler sur le parcours de soin ensemble et bâtir des preuves solides autour des bénéfices de l’innovation numérique.

    Quelles sont les grandes tendances de la e-santé aujourd’hui dans le monde?

    La tendance principale aujourd’hui consiste à mieux comprendre la façon d’optimiser les systèmes de santé à l’aide des outils des TIC en santé. Nous devons également comprendre les dynamiques des processus et comment utiliser le potentiel du Big data, tout en conservant une stratégie basée sur les l’optimisation des soins fournis au patient. 

    Le cloud computing, la cyber-sécurité, l’interopérabilité, la m-santé, sont autant d’éléments importants qu’il faut surveiller, au moment où la réglementation sur la protection des données menace le potentiel de l’innovation numérique.

    Où en est l’e-santé en Europe, dans le monde ?

    En tenant compte du vieillissement de la population et du fardeau des maladies chroniques, des pays comme les Etats-Unis, le Japon ou la Chine sont en ce moment même en train de travailler à améliorer la convergence réglementaire tout en partageant les bonnes pratiques, bilatéralement ou à travers des organisations comme l’OMS ou l’OCDE.

    Les institutions et gouvernements ont-ils saisis tous les enjeux représentés par l’innovation en santé aujourd’hui ?

    Oui, ils réfléchissent activement aux moyens de récompenser et financer l’innovation. Il reste toutefois un long chemin à parcourir. Les réformes des systèmes de santé sont plus nécessaires que jamais.

    Les politiques et le cadre réglementaires sont-ils adaptés ? 

    Les régulateurs débattent et réfléchissent activement, mais un cadre réglementaire pour supporter l’innovation n’est pas optimal. Au niveau mondial, il y a des initiatives allant vers la convergence réglementaire, mais les résultats ne sont pas encore significatifs. Le cadre réglementaire pour supporter l’innovation manque de synchronisation entre les politiques de santé, environnement, e-santé, recherche, finance, etc.

    Qu’en est-il du marché?

    Le marché est toujours éclaté pour les porteurs de solutions de santé numériques. Nous devons accélérer le déploiement d’outils à une plus grande échelle.

    Quels outils le COCIR propose-t-il à ses membres pour répondre à ces grands enjeux?  

    Le COCIR diffuse en permanence les opinions et les idées des industriels sur l’utilisation du potentiel de la e-santé. Aujourd’hui, nous recommandons de travailler sur le parcours de soins et la collecte de preuves. Nous devons tous définir et mesurer si nous voulons obtenir des résultats impactants et apporter des solutions constructives aux patients ou à la population. Nous lançons aujourd’hui 2 papiers : un sur les soins integrés et l’autre sur le potentiel du Big Data.

  • Téléassistance mobile : Adhap Services choisit Bluelinea pour développer son service

    Développer un service de téléassistance mobile pour ses clients, tel est l’objectif du partenariat conclu par Adhap Services avec Bluelinea et dévoilé le 6 décembre 2016. Adhap Services est une filiale à 100 % du groupe Orpea.

    Adhap Services s’appuiera sur les solutions de Bluelinea pour proposer différentes formules d’abonnement à un service de téléassistance mobile pour ses clients. Les utilisateurs pourront déclencher un appel vers une plateforme d’écoute disponible 24/24h à partir d’un bouton d’urgence situé sur le téléphone.

    Blulinea indique qu’il s’agit de la « première étape d’une collaboration entre les deux structures ».

  • Abbott obtient le marquage CE pour son dispositif d’analyses sanguines i-STAT Alinity

    Abbott a annoncé avoir obtenu le marquage CE pour son dispositif i-STAT Alinity le 30 novembre 2016.

    Ce dispositif portatif permet d’effectuer une variété d’analyses sanguines (marqueurs cardiaques, dosage de métabolites etc.) en utilisant uniquement deux à trois gouttes de sang d’un patient, et de délivrer des résultats en 2 à 10 minutes.

    Abbott revendique fournir les informations nécessaires aux praticiens pour que ces derniers puissent prendre des décisions rapides et précises au lit du patient grâce à des fonctionnalités de connectivité permettant de réaliser les tests pratiquement n’importe où.

    Le dispositif possède un écran tactile et une caméra pour le suivi des codes-barres des échantillons et des résultats. Des notifications lumineuses et sonores avertissent les cliniciens lors de résultats critiques.

    Abbott indique prévoir de nouveaux tests à venir pour les lésions cérébrales, les maladies infectieuses et l’oncologie.

     

  • Nouvelles solutions de radiologie connectée intelligentes présentées par Philips au RSNA 2016

    De nouvelles solutions intelligentes de radiologie connectée basées sur des données associanr patients, praticiens et processus, c’est ce qu’a lancé Philips lors du Congrès annuel de la RSNA qui s’est tenu du 27 novembre 2016 au 1er décembre 2016 à Chicago.

    Ces solutions regroupent systèmes d’imagerie numérique, logiciels, services intelligents améliorant les diagnostics, soins aux patients et efficacité opérationnelle. Ces systèmes d’imagerie numériques innovants combinés à une informatique intelligente constituent selon Philips une aide à la prise de décision, permettant dépistage, diagnostic et traitement plus précoces et précis.

    Systèmes d’imagerie numérique

    • IQon Spectral CT : scanner à spectre optique fournissant des résultats spectraux en une seule analyse.
    • Vereos : système de PET/CT associée à la technologie DPC (Digital Photon Counting) (gain de sensibilité et précision quantitative)
    • Best in KLAS Ultrasound dont la solution Lumify étendant l’utilisation de l’échographie au niveau clinicien à n’importe quel appareil intelligent compatible avec Android.

    Informatique de pointe d’aide à la décision pour les radiologues

    • IntelliSpace Portal 9.0 : plateforme d’analyse visuelle et de quantification aidant les radiologues à détecter, diagnostiquer et suivre l’évolution des maladies, utilisant de nouvelles capacités de machine learning.
    • IntelliSpace Universal Data Manager : solution évolutive sécurisée et interopérable de gestion de données permettant d’organiser de grands ensembles de données (millions d’images et autres données issues de sources multiples) puis de les transmettre à n’importe quel clinicien.
    • Illumeo : technologie d’imagerie et informatique avec intelligence adaptative intégrée enregistrant les préférences des radiologues et adaptant l’interface utilisateur pour assister le clinicien en offrant des ensembles d’outils et mesures guidées par la compréhension du contexte clinique.
    • PerformanceBridge: suite de logiciels et de services de gestion de la performance aidant à l’amélioration dela productivité. Ceci permet de hiérarchiser les améliorations opérationnelles de gestion :
      • des actifs, de la disponibilité et de l’utilisation des équipements,
      • de la collaboration entre pairs, la conformité aux accréditations et la gestion des pratiques.

    Le confort du patient

    En accélérant le temps entre diagnostic et mise en place du traitement et en réduisant le nombre de scanner des patients Philips revendique diminuer l’anxiété de ces derniers, ce qui conduit à des examens radiologiques optimisés.

    • Ingenia 1,5 T In Bore combiné à Ambient Experience permet un flux de travail amélioré, des images de plus haute qualité et une configuration confortable pour le patient.
  • Congrès de la e-santé Doctors 2.0 & YOU 1er & 2 juin 2017 à la Cité Universitaire de Paris

    La 7ème édition du Congrès International de la e-santé aura lieu les 1er et 2 juin 2017 à la Cité Universitaire de Paris.

    Ce rendez-vous annuel rassemble associations de patients, professionnels de santé, industriels, start-up, financeurs, mutuelles-assurances et cabinets de conseil.

    Ce congrès a pour ambition de partager les dernières innovations en matière de santé connectée, de découvrir des nouvelles solutions et usages en matière de e-santé et d’en créer d’autres, en réunissant les leaders de l’innovation des différentes régions du monde pour faire de Paris la « capitale mondiale de la santé numérique ».

    Inscription (payante) et programme sur le site http://www.doctors20.com/