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  • Inde : focus sur le business modèle de Practo, une start-up en plein boom sur le marché de l’e-santé

    Practo, une société basée à Bangalore, en Inde, a levé en janvier 2017 55 millions de dollars (51,2 M€) dans le cadre d’un cycle de financement mené par le groupe chinois Tencent (Série D).

    Aujourd’hui, Practo bénéficie d’un financement total d’environ 180 M $ (167,6 M€). Spécialisée dans le secteur de l’e-santé, l’entreprise propose divers services, dont un annuaire numérique permettant aux patients d’accéder à une liste de praticiens présents dans leur région.

    Créé il y a neuf ans, Practo est parvenu à mettre en place un business modèle aujourd’hui stabilisé. Néanmoins, certains experts estiment que la concurrence – croissante dans le secteur – risquent de faire rapidement de l’ombre au groupe indien et que les professionnels de la santé finiront, à terme, par rejeter ce type de modèles les contraignant à payer pour être référencés en ligne.

    Objectif 2017 : créer un espace numérique sans frontières pour connecter les professionnels de la santé du monde entier

    Les entreprises états-uniennes Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital et le groupe belge Sofina font partie des investisseurs ayant participé à la levée de fonds menée en janvier. Ils sont regroupées sous le nom « Practo PTE », une société basée à Singapour.

    Fondé en 2008, Practo vise à améliorer l’accès aux soins et aux données de santé sur les marchés émergents :

    • Le groupe propose analyses et expertises en business développement à ses sociétés partenaires pour les aider à s’implanter dans le secteur de la santé ;
    • il connecte les consommateurs avec les fournisseurs de soins du monde entier (cliniques, hôpitaux).

    La plateforme mise au point par la société indienne recense à ce jour 20 000 praticiens, 10 000 hôpitaux et 5 000 centres de diagnostic. Elle est disponible en Inde, en Indonésie, aux Philippines, à Singapour et au Brésil.

    Grâce au dernier cycle de financement réalisé ce mois-ci, le groupe va pouvoir poursuivre son extension à échelle internationale.

    « Au cours des dernières année, Practo a connu une croissance de 90 % côté clients, de 80 % si on se concentre sur les rendez-vous effectués depuis la plateforme, soit huit fois plus d’examens médicaux réalisés et plus de 5 millions de dossiers de santé partagés », précise sur le blog de l’entreprise son P.-D.G, Shashank ND.

    En 2016, l’entreprise a acquis la société analytique indienne Enlightiks pour perfectionner sa plateforme et ses services aux entreprises.

    Objectif pour 2017 : fournir une infrastructure centralisée sur laquelle l’ensemble de l’écosystème du secteur pourra se connecter, créer, interagir et échanger de la valeur en croisant les différentes données recueillies par chaque acteur du marché mais aussi leurs moyens de communication et de paiements afin d’offrir une meilleure offre de soins mondiale.

    Practo : un business modèle basé sur l’offre d’une meilleure gestion de la relation client

    Le business modèle du groupe est basé sur deux principes : l’acquisition de sociétés et ses propres revenus.

    Le groupe a acquis cinq sociétés indiennes depuis sa création :

    • 1. QikWell : un logiciel de prise de rendez-vous en ligne (SaaS)
      Business modèle :
      • vente d’espaces publicitaires aux médecins et aux hôpitaux sur sa page de recherche et celle mettant en avant les « meilleurs résultats » ;
      • frais d’admission pour les médecins, les hôpitaux et les cliniques pour leur permettre d’utiliser le logiciel de prise de rendez-vous en ligne.
    • 2. FitHo : via l’application mobile LifeStyle, qui aide à prévenir les maladies.
      Business modèle : option freemium pour les patients.
      La société a été dissoute. Le service fait désormais partie de l’application Practo App.
    • 3. InstaHealth : un logiciel d’aide à la gestion des hôpitaux.
      Business modèle : logiciel de gestion de la relation client vendu aux hôpitaux et aux grandes cliniques. L’outil est disponible en tant que solution de paiement SaaS.
    • 4. Genii : une société de développement de logiciels.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.
    • 5. Enlightiks : une société analytique.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.

    Practo multiplie les outils facilitant la relation médecins/patients

    Le produit central de Practo est un moteur de recherche permettant aux patients de trouver des professionnels de santé en fonction de leur zone géographique, de leur spécialité, etc.
    Prix : gratuit pour les patients, payant pour les professionnels souhaitant être référencés (démo gratuite pendant un temps limité).

    Parmi ses autres services les plus utilisés, on retrouve :

    • Practo Ray :
      Practo Ray est un logiciel de gestion pour aider les médecins dans la pratique quotidienne de leur métier. Pour les hôpitaux et les cliniques, il se rapproche du principe de l’ERP : le praticien peut contrôler ses activités depuis son profil numérique.
      Prix : abonnement mensuel. Ce service représente la plus grande source de revenus du groupe jusqu’à présent.
    • Practo Profile
      Cet outil permet aux médecins, aux hôpitaux et aux cliniques de mieux contrôler leur profil numérique. Il comprend l’inscription sur Practo, la gestion de son profil professionnel et facilite la mise à jour d’informations pour que les patients aient accès aux informations les plus récentes sur le médecin, l’hôpital ou la clinique en question.
      Prix : payant pour les professionnels (médecins, hôpitaux, cliniques), gratuit pour les clients.
    • Practo Health Feed
      Practo propose un outil, type réseau social, afin de permettre aux médecins de poster des mises à jour ainsi que des conseils sanitaires au public. Les patients peuvent suivre les professionnels de leur choix.
      Prix : gratuit.
    • Practo Consult
      Il s’agit d’un service présenté sous la forme de « questions/réponses ». Les patients posent publiquement une question de santé sur la plateforme. N’importe quel médecin disposant d’un profil Practo peut y répondre.
      Prix : gratuit.
    • Practo Reach
      Vente d’espace publicitaire sur le site web et l’application de Practo.
      Prix : disponible sous différentes formules : mensuelles, trimestrielles, en fonction de la position géographiques, de la spécialités du médecin, etc.
    • Practo Tab
      Offre aux hôpitaux et aux cliniques un espace numérique pour leur faciliter la réalisation de certaines tâches basiques, comme la gestion des retours/critiques des patients, le recueil de données de santé, la prise de rendez-vous…
    • Practo et la livraison de médicaments
      Le groupe propose d’acheter des médicaments en vrac pour ensuite les vendre directement aux pharmacies et aux consommateurs. Il permet aussi l’achat, par les chimistes, de médicaments pour une livraison aux consommateurs.
    • Practo et la réservation de spas, salons et salles de gym
      L’entreprise permet d’effectuer des réservations dans des spas, des salons bien-être et des salles de gyms.
      Prix : Practo pourrait commencer à toucher des commissions sur ce type de services.

    Practo : un modèle éco stable mais inefficace à long terme ?

    Des dépenses importantes mais essentielles à ce stade de développement

    Pratec Technologies Pvt. Ltd est parvenu à multiplier par dix sa croissance au cours de l’année 2016 (mars 2015-mars 2016), tandis que ses pertes ont augmenté de 30 %.

    Dans le détail, ses revenus ont atteint les 297,3 millions de roupies (4 M€) au cours de l’année 2015, contre 23 millions (314 427 €) en 2014. Ses pertes atteignaient 128,5 millions de roupies (1,8 M€) en mars 2015, contre 98,8 millions (1,4 M€) l’année précédente, indique le Registrat of Companies (RoC).

    Selon les investisseurs, cette évolution est le signe d’une stabilisation de son modèle économique. « Les entreprises prospèrent seulement si leurs revenus augmentent plus vite que leurs dépenses. Certes, il y a des pertes. Mais, si les revenus augmentent plus vite que les dépenses, cela signifie que la société a le potentiel pour devenir une entreprise rentable », a déclaré en janvier 2016 Rutvik Doshi, directeur d’Inventus Capital Partners, une société de capital risque qui a investi dans Practo (Livemint.com).

    Les experts estiment que les pertes vont augmenter encore dans un avenir proche puisque Practo a récemment acquis de multiples sociétés et continue de se développer à échelle internationale.

    « À court terme, je m’attends à ce que les dépenses croissent. Il est logique de dépenser beaucoup d’argent à ce stade et de viser les marchés adjacents. Dans un an ou deux, ils pourront à nouveau accélérer leur croissance et la balance sera réajustée dans le bon sens », analyse R. Doshi.

    Principal risque : la montée de la concurrence et la création de sites médicaux personnalisés

    Bien que la société se porte bien aujourd’hui, certains acteurs du marché ont repéré quelques failles au sein du modèle établi par le groupe indien.

    « Je conviens que l’acquisition de patients en ligne est un excellent moyen pour les médecins de maximiser leurs revenus, car il limite les frais qu’un spécialiste doit payer à un intermédiaire classique pour améliorer son référencement, analyse le Dr. Aniruddha Malpani, fondateur et directeur de Malpani Ventures (société d’investissement indienne) dans un billet publié sur LinkedIn en août 2015. Cependant, les praticiens vont se retrouver face à un problème majeur : tous leurs concurrents sont répertoriés sur la même page, ils sont donc susceptibles de perdre facilement leurs patients. Ces [annuaires médicaux en ligne] ne permettent pas au professionnel de fidéliser leur patientèle : [à terme,] ils n’améliorent pas vraiment la relation médecin/patient ».

    L’homme d’affaires prévoyait la mise en place d’une formule payante, c’est effectivement le cas aujourd’hui : Practo propose différents tarifs aux professionnels pour bénéficier de son service de référencement. Résultat : les médecins n’auront plus aucun intérêt à être référencés par Practo, qui devrait par ailleurs faire face à l’émergence inévitable de nouveaux concurrents, comme ZocDoc ou JustDial, présents sur le même secteur, mais surtout Google, très performant en matière de référencement.

    « Sceptique ? Essayez de faire une recherche « neurologue à Bombay » sur JustDial, Google et Practo et observez ce que vous obtenez. Les résultats de recherche de Practo sont les pires, parce que les résultats mettent en avant un nombre important de non-neurologues. »

    Sur le long terme, le Dr. Malpani est convaincu que les médecins « se rendront compte qu’il est beaucoup moins cher et plus rentable de créer leur propre site web. En possédant leurs plateformes numériques personnelles, ils permettront à leurs patients de les trouver directement plutôt que d’avoir à passer par un intermédiaire numérique [les contraignant à payer le prix fort] ».

  • Evaluation : les commissions de la HAS pourront désormais déliver des avis conjoints (ordonnance)

    Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a présenté au conseil des ministres du 25 janvier 2017 une ordonnance sur le fonctionnement de la Haute Autorité de Santé, qui modifie le fonctionnement des commissions en charge de l’évaluation des produits de santé : la commission de transparence (CT), la commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDIMTS) et la commission de l’évaluation économique et de santé publique (CEESP) pourront désormais rendre des avis conjoints sous l’égide du président du collège.

    Par ailleurs, l’ordonnance charge la HAS de « l’élaboration d’une analyse prospective du système de santé et de » propositions pour l’améliorer ».

    Le reste de l’ordonnance est majoritairement consacré à la gouvernance de la HAS :

    • baisse du nombre de membres du collège, qui passe de 8 à 7 membres ;
    • instauration de la parité dans le collège, qui devra comprendre 3 hommes et 3 femmes hors le président ;
    • modification du mode de désignation des membres : le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat et le président du Conseil économique, social et environnemental désigneront désormais chacun un membre. Le ministre chargé de la santé en désignera trois. Le président de la HAS continuera à être désigné par le Président de la République.

  • GHT : DPI et GAM des établissements support d’Ile-de-France

    Health&Tech Intelligence vous propose un état des lieux, région par région, des logiciels utilisés par les établissements support de GHT pour le dossier patient informatisé (DPI) et la gestion administrative du malade (GAM).

    Cette semaine (23 au 27/01/17), fin des GHT de métropole avec l’Île-de-France.

    DPI : un marché éclaté

    Si les éditeurs privés sont majoritaires sur le marché des DPI franciliens, avec 7 clients parmi les établissements support de GHT, aucun d’entre eux n’a de position dominante.

    Le SIB, avec Sillage, est le seul éditeur public recensé parmi les établissements ayant répondu à l’enquête de Health&Tech Intelligence.

    GAM : un marché réparti entre 4 éditeurs

    4 logiciels de GAM sont utilisés par les établissements support de GHT ayant répondu à l’enquête : 2 commercialisés par des éditeurs privés (Agfa Healthcare et Maincare), 2 par des éditeurs publics (MipiH et Cpage).

    Liste des DSI et DG des établissements support

  • Dispositifs médicaux : Yiling Pharmaceuticals investit 20 M$ (18,6 M€) dans HealthWatch

    HealthWatch, société israélienne ayant développé des dispositifs médicaux sous forme de vêtements connectés, a annoncé le 9 janvier 2017 que Yiling Pharmaceuticals investirait à hauteur de 20 M$ (environ 18,63 M€) dans la société.

    Yiling Pharmaceuticals s’engage à investir 15 M$ (environ 13,97 M€) pour prendre une participation de 23% dans HealthWatch afin de soutenir le développement de ses dispositifs médicaux sous forme de vêtements connectés. 5 M$ (4,65 M€) supplémentaires serviront à financer les droits de distribution des produits de HealthWatch en Chine.

    Pour mémoire, HealthWatch a développé a obtenu le marquage CE et l’autorisation de la FDA pour son vêtement connecté permettant de surveiller en permanence le rythme cardiaque et d’autres signes vitaux. Les données médicales de la personne qui porte le vêtement sont transmises en temps réel à un smartphone et/ou envoyées à un professionnel de santé à distance pour être analysées.

    Ce vêtement vise à détecter de manière précoce les incidents cardiaques graves comme l’ischémie ou l’arythmie, ainsi que les chutes soudaines du patient, les difficultés respiratoires et les variations de température importantes.

    HealthWatch destine ses produits aux centres de santé et aux hôpitaux, notamment dans le cadre de la télésurveillance des patients.

  • « Nous allons qualifier les solutions innovantes dans la silver économie » (Philippe Marchand, UGAP)

    Philippe Marchand, directeur de projet à l’UGAP, a accordé à Health&Tech Intelligence une interview dans laquelle il explique en quoi consiste la mission confiée à la centrale d’achat par Pascale Boistard pour structurer la filière de la silver économie.

    Il revient également sur la restructuration en cours des achats hospitaliers dans le contexte des GHT et des économies demandées aux établissements par le ministère de la Santé sur ce poste.

    En quoi consiste exactement la mission que Pascale Boistard a confiée à l’UGAP sur la silver économie ?

    La feuille de route pour la silver économie signée en décembre 2016 prévoit notamment une structuration de cette filière, qui présente des enjeux industriels au niveau local et un gisement potentiel important d’emplois. L’UGAP a été missionnée pour accompagner France Silver Eco sur ce plan, en contribuant à rapprocher l’offre de la demande.

    Les prescripteurs (associations, Ehpad, collectivités, etc….) ont besoin d’une visibilité sur l’offre. Nous allons donc leur permettre d’accéder à une offre de services qualifiée, avec des solutions techniques qualifiées, tout en sécurisant l’accès aux marchés publics.

    Quel est votre calendrier d’action ?

    Concrètement, notre action se déroulera en trois temps.

    Premièrement, nous avons commencé à faire l’inventaire des solutions déjà sélectionnées par l’UGAP. Ce travail devrait être achevé d’ici à la fin janvier 2017.

    Nous allons ensuite rassembler cette offre sur un portail dédié au cours du premier trimestre 2017. La qualification de l’offre selon des catégories utiles aux usagers représente une part stratégique de ce travail.

    Enfin, nous allons enrichir l’offre. L’objectif est de détecter, qualifier et promouvoir les solutions techniques innovantes. Cela implique d’organiser des manifestations régionales, qui se dérouleront tout au long de l’année.

    Comment allez-vous collaborer avec les autres acteurs de la filière, comme France Silver éco ? Avec les collectivités territoriales ?

    France Silver Eco est le maître d’œuvre de la filière, il en fédère l’ensemble des acteurs. Nous travaillons donc en étroite collaboration.

    L’UGAP peut s’appuyer sur ses 26 implantations réparties sur tout le territoire pour coordonner son action sur l’achat public avec les initiatives des collectivités territoriales.

    Nous avons ainsi récemment été saisis par Michèle Delaunay pour contribuer à l’aide que la région Nouvelle Aquitaine souhaite apporter aux 12 départements qui la composent pour déployer une filière régionale de la silver économie.

    Comment se caractérise la filière de la silver économie aujourd’hui ?

    La filière de la silver économie est principalement structurée autour de l’innovation, le plus souvent portée par des PME et TPE. L’existence d’un seul point d’entrée via un portail de référencement des offres est un puissant levier de facilitation d’accès de ces entreprises à la commande publique. Par ailleurs, alors que la plupart des centrales d’achat public européennes, ou encore des organes centralisateurs en France, opèrent dans le cadre du « référencement », l’UGAP opère selon un modèle dit « d’achat pour revente » et non de mise à disposition de marchés, ce qui fonde sa spécificité dans la sphère de l’achat public. Un tel modèle permet d’optimiser les achats en abaissant les coûts pour les industriels titulaires (prise en charge par la centrale d’achat de l’interfaçage commercial avec le client public). L’UGAP est également un outil de sécurisation à la fois juridique et financière des entreprises en leur garantissant, notamment, des délais de paiement de 30 jours maximum, qui peuvent être ramenés à 3, voire 1 jour.

     Quelles sont les actualités en matière d’achats publics hospitaliers ?

    Le Plan triennal ONDAM annoncé en février 2015 par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes, vise une évolution structurelle du système de santé sur 3 ans (2015-2017) pour dégager une économie de 10 milliards d’euros dont 1,2 milliard sur le poste des achats hospitaliers, dont le volume annuel est estimé à 18 milliards d’euros hors investissements.

    Pour concourir à l’atteinte de cet objectif, la loi de modernisation du système de santé prévoit un transfert de la fonction achat vers l’établissement support des futurs GHT.

    Pour accompagner cette importante restructuration des achats hospitaliers, la DGOS a souhaité faciliter le recours aux opérateurs mutualisés d’achats, qui ne représentent aujourd’hui qu’un tiers du volume total des achats hospitaliers d’exploitation.

    Pour cela, la DGOS a distingué deux types d’opérateurs selon la possibilité d’harmoniser les besoins hospitaliers au niveau national ou régional et la capacité du marché fournisseurs à proposer une offre viable à tous les établissements sur un périmètre régional ou national :

    • des opérateurs régionaux, issus de la restructuration des 166 groupements de commandes régionaux existants ;
    • trois opérateurs mutualisés nationaux. : l’UGAP, le Resah et UniHa.

    Les trois opérateurs nationaux sont invités à proposer des offres concurrentes sur l’ensemble des segments nationaux d’achats hospitaliers.

    Des précisions sont encore attendues sur le plan juridique afin de sécuriser cette mise en concurrence.

  • Maintien à domicile : 80 % des Français jugent les objets connectés utiles (baromètre OCIRP)

    80 % des Français jugent les objets connectés utiles pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées : tel est le principal enseignement de l’édition 2017 du baromètre OCIRP France Info-Le Monde-LCP publié le 24 janvier 2017 à l’occasion du 9e Débat Autonomie organisé par l’OCIRP.

    Ce baromètre interroge chaque année depuis 2007 salariés, particuliers, délégués syndicaux et DRH sur les enjeux liés à la perte d’autonomie .

    Le baromètre révèle également que seuls 67,4% des Français sont favorables à la mise en place d’une réforme assurant un financement durable du risque de perte d’autonomie entre 2017 et 2022, contre 84,2% en 2015. Près des deux tiers sont favorables à une incitation à une assurance complémentaire à la solidarité nationale.

    La perte d’autonomie est considérée comme un sujet important ou primordial pour plus de 77% des Français (contre 78,6% en 2015) : 78,9% d’entre eux estiment qu’il faut se prémunir contre ce risque (contre 78,3% en 2015) mais la même proportion reconnaît ne pas être protégée (74,2 % indiquaient ne pas être couverts en 2015).

    En cas de perte d’autonomie, le maintien à domicile est plébiscité (76,2% de réponses positives contre 77% en 2015), et près de 80% des personnes interrogées estiment que les objets connectés peuvent jouer un rôle utile dans ce domaine.

    Seuls 47,4% des Français estiment que les personnes en perte d’autonomie peuvent être aidées par leur famille au quotidien (50% en 2015).

    Pour mémoire, lors de la parution du baromètre 2015 :

    • 60,3% des Français étaient pour un financement mixte de l’assurance complémentaire,
    • 61,1% voyaient dans l’assurance de perte d’autonomie une solution,
    • 67,4% souhaitaient une solution collective plutôt qu’individuelle,
    • 61% se déclaraient favorables à un renforcement des droits des proches aidants,
    • 64,1% se prononçaient en faveur d’une réforme de la prise en charge en établissement.
  • Sécurité des données de santé : divergences entre professionnels de ville et hospitaliers (sondage)

    Les professionnels de santé exerçant en établissement sont moins confiants que leurs confrères libéraux sur la sécurité et la confidentialité de l’échange des données de santé ; tel est le principal enseignement du sondage effectué dans le cadre de la campagne FASN et rendu public le 25 janvier 2017.

    Réalisé en ligne auprès de 140 acteurs du système de santé (institutionnels, professionnels libéraux, praticiens hospitaliers, industriels et prestataires de services), ce sondage met également en évidence une méconnaissance des modifications apportées par la loi de santé de décembre 2015 en matière de données de santé : 86 % des répondants ne connaissent pas l’article de loi portant sur le décloisonnement des données de santé.

    Les résultats du sondage

    Dans le détail, 19% des professionnels de santé libéraux et 40% des industriels sondés, contre 7% des praticiens hospitaliers estiment que l’échange des données entre professionnels est sécurisé.

    19% des libéraux font confiance aux dispositifs actuels de protection de la confidentialité, alors que la totalité de l’échantillon des professionnels exerçant en établissements de santé estiment que cette confidentialité n’est pas préservée.

    Concernant la procédure d’agrément de l’hébergement des données de santé, 56,25% des libéraux l’estiment suffisante pour garantir la sécurité des données, contre 35% des professionnels exerçant dans des établissements de santé.

    25% des libéraux estiment que l’accès aux données à des fins de recherche sera amélioré grâce à la loi, contre 21,43% des professionnels des établissements de santé.

  • Silver économie : Doro se recentre sur la Suède, départ du PDG Jérôme Arnaud

    Doro a annoncé le 9 décembre 2016 le départ de son PDG Jérôme Arnaud et le recentrage de son management en Suède. Le groupe ferme également son centre de R&D parisien, composé de 15 salariés.

    Doro indique recentrer son management en Suède « afin d’améliorer son efficacité et sa compétitivité ».

    Jérôme Arnaud, également président du cluster Silver Valley et secrétaire général du comité d’orientation stratégique de la filière silver économie, conserve ses fonctions chez Doro jusqu’au recrutement de son successeur.

     

  • CEPN

    Centre d’Économie de l’Université Paris Nordnull

  • EHESP

    École des hautes études en santé publiquenull