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  • Collective Health : l’assureur start-up mise sur son avance technologique pour son développement

    Collective Health, start up d’assurance digitale créée en 2015, concurrence les assureurs de santé traditionnels aux États-Unis en proposant une couverture d’assurance santé via sa plateforme de gestion de l’offre assurantielle.

    Ses offres sont à destination des employeurs qui aux États-Unis proposent leur propre assurance santé en qualité d’avantages. Collective Health assure aujourd’hui 77 000 employés et leurs personnes à charge.

    La proposition de valeur de Collective Health est :

    • la facilité d’accès et de gestion du contrat d’assurance pour l’ensemble des acteurs de l’écosystème, employeurs comme assurés,
    • des coûts moindres pour les employeurs
    • un service digital pour les bénéficiaires.

    De la même manière que pour certains de ses concurrents, l’idée de la création de l’entreprise a surgi comme réaction face à une mauvaise expérience avec un assureur traditionnel et un manque de compréhension de garanties proposées.

    La cible

    La plupart de grandes entreprises, mais également des PME et TPE, optent pour une assurance santé d’entreprise et font appel aux assureurs alternatifs sur le marché de l’assurance en contournant les grands groupes afin d’obtenir des offres plus adaptées à leurs exigences et réduire les coûts associés à ce poste.

    Aujourd’hui, la start-up compte 15 clients parmi lesquels eBay, Activision Blizzard et Palantir Technologies spécialisé dans le big data.

    En contournant les cotisations auprès de grands assureurs, les employeurs ont la possibilité de mieux personnaliser les contrats d’assurance.

    L’offre

    L’assureur propose des contrats d’assurance en fonction des besoins de l’entreprise.

    Conciergerie, IA, data pour optimiser la gestion du contrat employeur

    La start-up propose une plateforme intégrée de gestion qui relie l’ensemble des acteurs de l’écosystème, ce qui rend l’administration de l’assurance facile.

    Toutes les informations liées au contrat peuvent être gérées depuis un espace Internet ou via l’application mobile Collective Health.

    Une facilité d’utilisation de ses services grâce aux outils digitaux et une conciergerie en continu rendent les soins faciles à utiliser et à trouver.

    Collective Health a par ailleurs recours aux logiciels intégrant des composantes d’intelligence artificielle  et d’analyse de données afin d’offrir un aperçu de l’écosystème entier et mettre en lumière les points d’amélioration. Les clients peuvent ainsi tirer parti de leurs propres données et mieux gérer leurs coûts.

    Dans le même objectif, la start-up indique que son système permet à ses clients de mettre à disposition de leurs employés des outils de prévention.

    De même, les conseillers du centre d’appel de la start-up sont vivement encouragés non seulement à répondre aux questions des assurés, mais également à les guider vers les soins appropriés visant à prévenir les dépenses importantes en cas d’aggravation.

    Orientation et services de prévention pour les bénéficiaires

    Les bénéficiaires peuvent utiliser la plateforme pour trouver un médecin, géolocaliser un centre de soin, vérifier la couverture d’un soin. L’attestation d’assurance est digitale également. Des conseillers sont disponibles pour toute assistance.

    Le statut et le décryptage des remboursements est disponible en continue et de façon très simplifiée pour éviter les confusions.

    Des services annexes de prévention, notamment, ou supplémentaires, en cas de grossesse, sont également fournis.

    Un développement qui mise sur l’approche technologique

    Face à d’autres concurrents partageant la même approche de l’assurance et de plus grande taille, la start-up compte sur son infrastructure technologique pour se démarquer.

    Le soin accordé à la relation avec les assurés et l’accessibilité du descriptif des contrats, une préoccupation prioritaire, sont également un argument de vente de Collective Health.

    Le désir de simplicité ne se reflète que dans la communication avec les assurés puisque l’infrastructure de la plateforme a été élaborée de façon à permettre l’exploitation des données et des tableaux de bord récapitulatifs. Ainsi, les employeurs peuvent examiner les requêtes et ont la capacité de faire de l’analyse prédictive de coûts plus rapidement.

    En juin 2017, Collective Health est à la recherche de fonds supplémentaires pour son développement et espère atteindre une valorisation à hauteur de 895 M€ (1 milliard de dollars).

  • Télémédecine : Teladoc rachète le groupe de second avis médical Best Doctors pour 393 millions d’€

    440 millions de dollars, soit 393 millions d’euros : tel est le montant auquel Teladoc a annoncé acquérir le groupe de second avis médical Best Doctors.

    Teladoc a développé une plateforme de téléconsultation qui compte aujourd’hui 7500 clients – assureurs, établissements et employeurs – aux États-Unis, soit 20 millions d’utilisateurs.

    De son côté, Best Doctors est un groupe qui vise à permettre aux personnes confrontées à des difficultés de diagnostic ou de choix de traitement d’avoir accès à un second avis médical, avec un réseau de 50 000 spécialistes partout dans le monde. Best Doctors a une clientèle BtoC, mais aussi BtoB (assureurs, entreprises…)

    Ce rachat va permettre à Teladoc d’élargir son offre de téléconsultations et sa présence à l’international, 40 % du chiffre d’affaires de Best Doctors étant réalisé hors États-Unis.

    Il témoigne également de la consolidation en cours du secteur de la télémédecine aux États-Unis.

  • 1er bilan de l’expérimentation de pancréas artificiel à Lyon avant commercialisation, 26 juin 2017

    L’expérimentation de pancréas artificiel sur 6 patients a été lancée le 22 mai 2017, pour 3 mois, au sein des Hospices Civils de Lyon. Le pancréas n’est pas implanté dans le corps du patient. Les patients sont en effet munis d’une micropompe à insuline fixée sur eux, d’un capteur et un smartphone. Le capteur de glucose, connecté au smartphone, mesure en continu le taux de sucre dans le sang et commande la pompe à insuline via un algorithme.

    Un moins après le début du protocole d’expérimentation, l’équipe médicale souhaite faire un premier bilan, en compagnie de deux patients participant au test. Ce bilan aura lieu le 26 juin 2017 à 14h30 au Centre Hospitalier Lyon Sud.

  • Zika: India must more transparent, especially in the digital area

    The first laboratory confirmed case of Zika was detected in India in November 2016, followed by two others cases, one in January 2017 and the other in February 2017. Yet none of them were reported to the WHO until 15 May 2017.

    This delay reflects a lack of transparency in India’s public health system, despite the recent deployment of digital health platforms and applications to better inform the population.

    Transparency of the health system: India ranked 31st out of 32 countries

    The WHO encourages governments to quickly report potential and real public health threats in order to minimize the risks as soon as possible. Some countries, such as India, do not follow the recommendations of the international organization, especially because of potentially negative impacts on business and tourism but also the loss of public confidence on a political side.

    The country is ranked 31st in a study conducted in 32 countries by the consulting firm KPMG International on transparency in health systems (« Through the looking glass »), published in April 2017.

    The disease surveillance system in India is vast but limited by a fragmented structure and lack of coordination.

    Even after the public announcement, cases of zika have not been recorded on the official reporting website

    The Indian authorities explained that they had not informed the WHO of the new zika cases within 24 hours (a requirement under international health regulations) because ofthe WHO’s declassification of Zika as a « public health emergency of international concern » in November 2016. The director general of the Indian Council of Medical Research clarified that the government chose to avoid creating panic.

    However, other facts have emerged and aroused some suspicions:

    • Political leaders decided not to share the information from the local civil authorities who could have swiftly prepared local communities to undertake preventive measures.
    • The authorities who conducted Zika surveillance also misinformed some of the public that the tests were for malaria.
    • They also excluded zika cases from the official infectious disease monitoring and reporting website even after news of the cases was released.

    EHealth: India’s systems lack efficiency

    The Government of India has developed a communication plan to inform the public about Zika before the first laboratory Zika case was identified in November 2016. Why has this plan not been implemented and spread word about their control measures through the media? This would have reassured the public that everything was under control.

    Since taking office in May 2014, India’s prime minister, Narendra Modi, has spoken on several occasions about his vision for a « digital India ». But the mobile applications, social media accounts and slick websites that the government created to increase transparency and communication with its citizens have not evolved as the Zika cases has emerged and none of these tools relayed the information. The people learned about the health threat from the WHO.

    A lack of public trust complicates the management of future outbreaks

    A lack of transparency on critical public health issues can lead to a loss of trust in the government. For example, some media reported that the government had probably remained silent as it might have negatively affected business. An international business summit was held in Gujarat (western part of the country) around the time the second case emerged.

    A lack of public trust makes the management of future outbreaks more complex for governments that have shown a lack of transparency, analyze risk communication experts.

  • « La robotique ne peut pas être déconnectée de la biologie » (Sébastien Teissier, Singapour)

    « Si nous sommes amputés d’un bras, allons-nous être équipés d’un membre artificiel ou réussir à refabriquer notre propre bras ? Je pense que ça va être un mélange des deux. (…) La robotique ne peut pas être déployée dans le secteur de la santé en étant déconnectée de la biologie, ne serait-ce que pour utiliser le système nerveux », confie à H&TI Sébastien Teissier, un chercheur français spécialiste de la peau et expert en bioéthique, actuellement chef de projet à l’Institute of Medical Biology (IMB) de Singapour.

    Le scientifique livre à H&TI sa vision du futur dans l’industrie, du développement progressif de l’impression 3D dans le milieu de la recherche à l’arrivée de technologies révolutionnaires telles que l’œil bionique dans le domaine médical.

    Il expose également les enjeux qui se cachent derrière le partage des données de santé d’un point de vue bioéthique.

    L’IMB reconstruit des peaux humaines en 3D

    Quels genres d’outils high tech utilisez-vous au sein de l’IMB ?

    Sébastien Teissier : Dans mon quotidien, j’utilise des machines de PCR [- une technique utilisée en biologie moléculaire pour amplifier une seule copie ou quelques copies d’un segment d’ADN -] et divers outils de recherche avancés.

    Plus largement, au sein de l’institut, on commence à faire de l’impression 3D. C’est très intéressant. Nous réalisons par exemple des reconstructions de peaux en trois dimensions. Elles ne sont pas conçues à partir des échantillons de notre banque de cellules, il s’agit de peaux artificielles fabriquées à partir de cellules de donneurs, la peau étant un épithélium, soit plusieurs couches de cellules qui se différencient.

    Que vous apporte cette technologie ?

    Je ne fais pas partie des équipes qui travaillent sur ces peaux en 3D mais d’après ce que m’en disent mes collègues, le dispositif semble très encourageant. Ce genre de technologie pourra, à terme, aider les patients parce qu’elle permet aux chercheurs d’étudier au plus près les propriétés de la peau et les effets de tels ou tels traitements sur la peau.

    Quelles nouvelles technologies pourraient vous aider à être plus performant concernant la gestion de la banque de cellules utilisée par l’IMB ?

    L’impression 3D est de loin la technologie la plus prometteuse.

    Le domaine de l’high tech est aussi source de progrès du point de vue purement médical. Il y a des technologies déjà utilisées dans les hôpitaux qui sont vraiment utiles. Il existe, par exemple, des systèmes d’aspiration de la peau qui permettent une cicatrisation accélérée. Ce sont des pompes que les médecins utilisent notamment pour les personnes brûlées. Le procédé réduit les infections, favorise la circulation locale et accélère la régénérescence. L’appareil est déjà utilisé au Singapore General Hospital.

    En 2005, Isabelle Dinoire avait reçu une greffe partielle du visage après s’être fait agressée par son chien. Il s’agissait d’une première mondiale. Des technologies nouvelle génération peuvent-elles aujourd’hui faciliter l’exécution de ce type d’intervention ?

    Ça reste avant tout une prouesse médicale. La médecine, c’est un peu de technologie mais dans ce cas précis, la réussite est vraiment liée au talent du chirurgien. Avant de parvenir à automatiser ce genre d’opération, il y a un long chemin à parcourir. À ce niveau là, je n’ai pas peur des mots, c’est de l’art selon moi.

    Cyborg : de la science-fiction à la réalité ?

    Vous êtes écrivain aussi, auteur de X, un polar dont le personnage central est un agent de la police scientifique. Quand on repense à certains romans de science-fiction des années 70-80, on réalise que certaines situations qui relevaient à l’époque de l’ordre de l’impossible, notamment dans le domaine de la santé, ne paraissent plus aussi invraisemblables aujourd’hui. C’est par exemple le cas de l’homme bionique, mi-homme mi-machine, que l’on retrouve entre autres dans la tétralogie Cyborg de Martin Caidin (1972-1975).

    Quand j’étais étudiant, nous nous demandions avec mes camarades vers quoi on se dirigeait, vers plus de robotique ou vers une meilleure compréhension de l’embryogenèse visant à refabriquer nos cellules ? Par exemple, si nous sommes amputés d’un bras, allons-nous être équipés d’un membre artificiel ou réussir à refabriquer notre propre bras ?

    Je pense que ça va être un mélange des deux, pour plusieurs raisons. L’un des problèmes qui se posent ici c’est celui de l’autonomie. Avoir et maîtriser un bras robotique demande énormément d’énergie. La robotique ne peut pas être déployée dans le secteur de la santé en étant déconnectée du domaine de la biologie, ne serait-ce que pour utiliser le système nerveux. Pour le moment, les membres artificiels sont très proches des membres naturels en terme de capacités, c’est de la très haute technologie mais ce n’est pas de la symbiose. Il faut créer des connexions entre l’outil et le corps.

    Il n’y pas très longtemps, des chercheurs ont mis au point des sortes de caméras qui permettent de recréer la vision chez certains malvoyants (voir encadré ci-dessous). Là, on commence à s’approcher de la symbiose. C’est impossible d’avoir simplement une équipe d’ingénieurs dans son coin qui crée l’outil, il faut aussi qu’interviennent un neurophysicien et d’autres spécialistes. Cela nécessite une compréhension presque exhaustive du fonctionnement de la physiologie. Et les choses avancent dans ce domaine.

    Il y a aussi les nanotechnologies. Google Ventures, le fond d’investissements de Google, a récemment soutenu à hauteur de 10 millions de dollars (8,9 M €) le projet « Robot Pill » développé par la société Rani Therapeutics, une pilule capable de libérer dans l’intestin un nanorobot qui injecte de l’insuline dans l’organisme pour soigner le diabète.

    Diabète : « Je pense que l’essentiel passe par la prévention »

    Le diabète, l’une des priorités du gouvernement singapourien.

    Oui, le nombre de diabétique a explosé à Singapour (la cité-État a la deuxième proportion la plus élevée de personnes diabétiques parmi les pays développés, révèle un rapport publié en 2015 par la FDI, ndlr) ! Mais le souci c’est qu’on a tendance à essayer de trouver des solutions à des problèmes qui pourraient être résolus par des changements de mode de vie. Le diabète de type 2, qu’on commence à appeler « la maladie du soda », commence à devenir un enjeu de santé vraiment critique.

    Certes, des technologies peuvent aider à lutter contre ce fléau mais je pense que l’essentiel passe par la prévention, par le fait de suivre un régime alimentaire équilibré. Le souci est que tous les rapports de l’OMS et les informations sur le sujet sont disponibles mais ne sont pas mises en avant. Il faut aller les chercher. Il y a quelque chose à faire à ce propos du côté de l’e-santé.

    Partage de données et bioéthique : « Il n’y a pas de problème [si] le consentement est éclairé »

    Vous êtes spécialisé en bioéthique. Dans le domaine de la santé numérique, un point qui pose souvent problème, notamment en Europe, c’est le partage des données de santé. Avez-vous l’impression que les opinions sur ce sujet sont différentes en Asie ? Les patients asiatiques sont-ils moins méfiants lorsqu’il s’agit de partager leurs informations personnelles ?

    C’est le cas. Le Data Protection Act a été instauré à Singapour en 2012. Il était supposé renforcer la sécurité des données privées mais c’est plus, selon moi, un coup de communication parce qu’il a ralentit beaucoup de procédures médicales si bien que les patients étaient plus ou moins contraints de signer les autorisations pour partager leurs données donc, au final, ça n’a pas changé grand-chose.

    Cette question du partage des informations pose toujours un problème parce que cela signifie que nous sommes obligés de faire confiance. La bioéthique a été pensée en se posant la question suivante : « Et si on évoluait dans un système malveillant ? » Aujourd’hui, raisonner ainsi, bizarrement, c’est être complètement paranoïaque, c’est adhérer à la théorie du complot.

    Or, depuis la création de la bioéthique au procès de Nuremberg (1946), nous nous sommes rendu compte que les autorités n’étaient pas toujours bienveillantes.

    La bioéthique se résume à un principe, qui se décline sous différentes formes : celui de la sécurité, de la protection du patient, soit des plus faibles. Et après, la question est de savoir de quoi et de qui nous les protégeons ? C’est à partir de là que nous commençons à marcher sur un terrain miné.

    Les protéger d’une réutilisation de leurs données à des fins commerciales par exemple ?

    Oui, notamment. Le gros danger aujourd’hui ce ne sont plus les nazis bien sûr !

    Les informations personnelles ont une valeur énorme. Au niveau des assurances, par exemple, c’est un véritable souci. Quelque chose qui pose un problème, entre autre, ce sont les montres Fitbit et autres appareils d’activité connectés. C’est sympa mais le nombre d’informations que nous fournissons gratuitement est immense. Et elles sont toutes enregistrées.

    Ai-je vraiment la garantie que, demain, ma compagnie d’assurance ne me dira pas « Ah mais là vous n’avez pas marché assez par rapport à la moyenne donc vous allez devoir payer plus ! » ?

    Quelle serait la solution ?

    Protéger. Informer. Il n’y a pas de problème dans le fait de partager des données personnelles à partir du moment où le consentement est éclairé. Quand je dis « éclairé », ça signifie beaucoup plus qu’un disclaimer via lequel j’indique en un clic que je suis d’accord et je vous passe les infos.

    Ce principe n’est pas appliqué par tous les groupes, comme Google et Apple, à qui nous fournissons de nombreuses données personnelles. À l’institut, en revanche, si demain on participe à une étude, que ce soit pour un questionnaire ou pour prendre des photos de votre peau ou quoi que ce soit, je vais passer un quart d’heure ou une demi-heure à vous expliquer tous les principes, ce qu’on va faire des données, pourquoi, etc. Et après, si vous êtes d’accord, vous signez le consentement, qui là est éclairé.

    Si vous acceptez de donner toutes vos informations sans véritablement lire le formulaire, on va toujours dire que c’est un manque de responsabilité de la part de celui qui ne lit pas mais si j’essaie d’insister pour que vous signez sans prendre connaissance du document en disant que ce n’est que de la paperasse, ce ne serait pas éthique.

  • CNP Assurances propose un service d’information et d’orientation médicale via sa plateforme Lyfe

    Lyfe, plateforme digitale de services en santé et prévoyance de CNP Assurances et Concilio, plateforme d’expertise et de mise en relation entre patients et médecins ont annoncé la signature d’un partenariat le 22 juin 2017.

    Ce partenariat permettra une nouvelle offre de service pour les adhérents de la CNP Assurances qui pourront avoir accès à une information personnalisée et complète en santé et à des recommandations de médecins spécialistes en fonction de leur pathologie.

    Des recommandations personnalisées 

    Lyfe est une plateforme digitale lancée par CNP Assurances proposant des services de santé tels que la prise de rendez-vous en ligne, l’expertise, la conciergerie. 

    Concilio propose de son coté un service de téléconseil : expertise selon la pathologie, recommandation d’un médecin et prise de rendez-vous en ligne. 

    Le partenariat signé entre les deux plateformes devrait permettre un accompagnement personnalisé des patients adhérents à CNP Assurances et utilisant Lyfe.

    Ils pourront ainsi :

    • recevoir des informations personnalisées en fonction de leur pathologie
    • accéder aux spécialistes adaptés
    • être informés sur les tarifs des médecins et les remboursements
    • bénéficier d’une séance de préparation de leur consultation par téléphone avec un médecin. 
    • accéder au service en France et dans 50 pays du monde.

      Concilio s’engage par ailleurs à fournir trois noms d’experts au minimum afin d’éviter toute distorsion de concurrence. 

  • Diabetes: « We’re aiming for precision matching of patients and solutions » (Josh Riff, CEO of OnDuo)

    Dr Josh Riff, CEO of OnDuo, the joint venture created by Sanofi and Verily Life Sciences in 2016, gave an interview to Health&Tech Intelligence during Viva Tech in Paris on June 15th 2017:

    • OnDuo’s projects and take on diabetes
    • Patients role in the management of their disease
    • the transformation of the pharma ecosystem

    Are the main subjects he broached in this interview.

    Can you tell us about OnDuo’s goals in the short and medium term?

    For the next two years, we’ll be focusing our efforts on developing a platform to deliver better outcomes for type 2 diabetes patients starting with the US. This platform will provide services, software, and hardware. It will aggregate proven solutions, enabling us, in the long run, to provide the best solution for each individual patient. We aim to do “precision matching”.

    In type 2 diabetes, therapies are not only about making glucosensing and drug delivery as efficient as possible: they are also related to psychosocial and behavioural solutions.

    Does it mean that the artificial pancreas is not the miracle we’re hearing about at the moment?

    The artificial pancreas is essential for type 1 diabetes. It is useful for type 2 diabetes, but not for everyone: some people with type 2 diabetes don’t need constant glucose monitoring; others don’t want to wear a device all the time.

    We’re not trying to find a solution for one segment of the market, or a point solution. The key is a population solution: it can be preventive for those whose diabetes is well-controlled, it can be more about clinical improvement and cost-containment for others.

    Have you been working with patients? What is your vision of patients role in the management of their disease?

    We have been doing focus groups with patient advocacy groups about their challenges and why they would use a specific solution. We’ve also worked with health system and provider groups about how to deliver better health outcomes.

    More generally, I am convinced that anyone with a chronic disease should be able to understand their disease, how to manage it and their treatment: this empowerment leads to better adherence. Reward is delayed in chronic diseases: we must give patients immediate rewards to improve adherence.

    Would you say the joint venture between Sanofi and Verily is a sign of a larger disruption to come in the pharma ecosystem?

    Within 5 years, every pharma company will either have an internal tech development shop or an external tech partner. Sanofi is leading the way towards this more holistic approach.

    How do you assemble a team for a company such as OnDuo?

    We’ve built a team with a diverse range of expertise and background: some with no experience in healthcare but experience in tech, some with an experience in traditional healthcare, some with an experience in traditional diabetes, some with an experience in digital health, and others with an experience in digital diabetes. We have also tried to mix people with start-up experience and people with no start-up experience.

  • Diabète : « Nous voulons individualiser les solutions » (Josh Riff, PDG OnDuo – filiale Sanofi Google)

    Le Dr Josh Riff, PDG d’OnDuo, la joint venture dédiée au diabète créée par Sanofi et Verily Life Sciences en 2016, a répondu aux questions de Health&Tech Intelligence lors de Viva Tech à Paris, le 15 juin 2017 :

    • les ambitions d’OnDuo à court et moyen terme ;
    • le rôle du patient dans la gestion de sa maladie ;
    • la transformation du secteur de la pharma

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Quels sont les objectifs d’OnDuo à moyen et long terme ?

    Ces deux prochaines années, nous allons nous concentrer sur le développement d’une plateforme fournissant de meilleures solutions aux patients diabétiques de type 2. Elle sera dans un premier temps accessible aux patients américains, avant un élargissement de sa couverture géographique. Cette plateforme aura des composantes servicielles, logicielles et matérielles. Elle rassemblera des solutions qui ont fait leurs preuves sur le plan clinique, ce qui nous permettra à terme d’individualiser les soins, en faisant correspondre la meilleure solution à chaque patient (precision matching).

    En effet, dans le diabète de type 2, l’enjeu n’est pas uniquement d’améliorer les capteurs de glucose et la distribution du médicament. Les solutions sont aussi psychosociales et comportementales.

    Cela signifie-t-il que le pancréas artificiel n’est pas LA solution comme on peut l’entendre actuellement ?

    Le pancréas artificiel est essentiel dans le diabète de type 1. En ce qui concerne le diabète de type 2, je dirais qu’il est utile, mais pas pour tous les diabétiques : certains n’ont pas besoin d’une mesure du glucose en continu, d’autres ne souhaitent pas porter un dispositif médical tout le temps.

    Nous n’essayons pas de trouver une solution pour un segment de marché, ou une solution pointue, mais des solutions populationnelles : l’enjeu est plutôt dans la prévention pour les personnes dont le diabète est équilibré, alors qu’il est plutôt dans l’amélioration clinique et le contrôle des coûts pour les personnes dont le diabète n’est pas équilibré.

    Travaillez-vous avec des associations de patients ? Quelle est votre vision du rôle des patients dans la gestion de leur maladie ?

    Nous avons organisé des focus groups avec des représentants d’associations de patients, afin d’identifier leurs problématiques et de comprendre les raisons de leur choix d’une solution particulière. Nous avons également travaillé avec des représentants d’hôpitaux et d’assurance afin de déterminer comment améliorer les résultats cliniques.

    De façon plus générale, je suis convaincu que toute personne souffrant d’une maladie chronique doit pouvoir comprendre sa maladie, comment la gérer, et son traitement, grâce à des explications et à une participation au choix du traitement : cet empowerment du patient améliore l’observance. Dans les maladies chroniques, la récompense est retardée : il faut trouver des moyens de récompenser les patients à plus court terme afin d’améliorer l’observance.

    Pensez-vous que cette joint venture entre Sanofi et Verily préfigure une transformation générale de l’industrie pharmaceutique ?

    D’ici 5 ans, toutes les entreprises du secteur pharmaceutique auront soit un atelier interne de développement tech, soit un partenaire tech. Sanofi est précurseur de cette approche plus globale.

    Comment monte-t-on une équipe pour un projet comme celui d’OnDuo ?

    Nous avons essayé de monter une équipe diversifiée, pour tirer le meilleur des expertises de chacun des deux secteurs : nous avons ainsi des collaborateurs sans expérience dans la santé mais avec une expérience dans la tech, d’autres avec une expérience dans le secteur traditionnel de la santé, d’autres avec une expérience dans le diabète, dans la santé numérique ou encore le diabète digital. Nous avons également essayé de trouver un équilibre entre ceux qui ont une expérience en start-up et ceux qui n’en ont pas.

  • Hôpitaux : la FHF et le Service de Santé des Armées se rapprochent avec la signature d’un partenariat

    La Fédération hospitalière de France et le Service de Santé des Armées (SSA) ont signé le 21 juin 2017 un accord de partenariat visant à renforcer les liens entre établissements publics de santé et structures de santé militaires.

    Concrètement, cet accord prévoit :
    • un accès privilégié du SSA aux réseaux de soins et à l’innovation en santé ;
    • un soutien des établissements de la FHF à la mission opérationnelle du SSA ;
    • une entrée facilitée des professionnels de santé civils à la réserve opérationnelle et à la réserve citoyenne ;
    • un soutien des équipes médicales et paramédicales du SSA aux établissements publics de santé en cas de besoin ;
    • un appui du SSA aux établissements de santé civils en cas de situation sanitaire exceptionnelle.

    L’accord de partenariat entre la FHF et le SSA s’inscrit dans la lignée du protocole de coopération signé par les ministères de la Défense et de la Santé en avril 2017, qui prévoit notamment une contribution du SSA aux projets régionaux de santé.

    Il intervient également dans le contexte de rapprochement de certains hôpitaux militaires avec les établissements de santé publics : le Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville et l’HIA Legouest ont créé en mars 2017 un « ensemble hospitalier civil et militaire », avec des équipes mixtes et des services hospitalo-militaires bi-sites.

  • Etude : les drones accélèrent la prise en charge des arrêts cardiaques (Jama)

    Les drones pourraient améliorer la prise en charge des arrêts cardio-respiratoires. Une expérience a été menée en Suède par des chercheurs du Karolinska Institute de Stockholm. Les résultats* publiés le 13 juin dans le Jama mettent en évidence un gain de temps important dans l’acheminement d’un défibrillateur auprès de la victime.

    Arrêt cardiaque : chaque minute compte

    Les chances de survivre à un arrêt cardiaque sont faibles. Aux Etats-Unis, elles sont de l’ordre de 8 à 10% lorsque l’accident se produit en dehors d’un hôpital. En France, elles sont inférieures à 5%. Et, de toute façon, elles diminuent de 10% à chaque minute sans défibrillation. Quelque 50000 personnes en meurent chaque année en France. Accéder rapidement à un défibrillateur peut donc sauver des vies.

    Une expérimentation avec un drone 

    C’est pourquoi des chercheurs suédois du Karolinska Institute ont voulu évaluer l’intérêt de recourir à des drones dans de telles situations d’urgence. Les résultats de leur expérimentation ont été publiés le 13 juin dans le Jama. Concrètement, un drone a été mis au point par l’agence de transport suédoise et a été équipé d’un défibrillateur automatisé externe (DAE).

    Le drone était aussi doté

    • d’un GPS,
    • d’une caméra à haute-définition
    • d’un logiciel de pilotage automatique.

    Plus rapide qu’une ambulance

    Les services d’urgence lui transmettaient les coordonnées du lieu d’intervention et le drone à 8 hélices pouvaient ensuite se déplacer à 75 km/h. En octobre 2016, ce drone a effectué 18 vols dans un rayon de 10 km autour d’une caserne de pompiers de Stockholm auprès de personnes virtuellement victimes d’un arrêt cardiaque.

    • La sortie moyenne effectuée par le drone était de 3,2 km.
    • Le temps moyen entre l’appel aux urgences et le déclenchement de l’envoi du drone a été de 3 secondes contre 3 minutes pour les secours classiques. 
    • Le temps qui s’est écoulé entre l’appel et l’arrivée du drone sur place a été de 5 minutes et 21 secondes contre 22 minutes pour les secours classiques. 
    • Le drone est arrivé à chaque fois plus vite que les secouristes. L’avance allait de 1 à 12 minutes, avec une moyenne 16 minutes 39 secondes.

    Un gain de temps significatif

    « Gagner 16 minutes est cliniquement important, estiment les auteurs de cette étude. Cependant, il sera nécessaire d’effectuer davantage de vols, de poursuivre les développements techniques, de mieux évaluer leur intégration dans les centres d’appel et dans la réglementation de l’aviation civile ». N’ayant pas vocation à se substituer totalement au mode d’intervention actuel, reste à savoir dans quelle situation les drones s’avèreront la solution médico-économique la plus pertinente.

    Améliorer le taux de survie des arrêts cardiaques ne passe pas que par la technologie. La formation de la population aux gestes de réanimation cardio-respiratoire fait partie des pistes. L’installation de davantage de défibrillateurs automatiques dans les lieux publics peut s’avérer aussi une stratégie payante. Une première évaluation du dispositif en 2013 avait révélé que 28% des personnes en arrêt cardiaque ayant bénéficié d’un défibrillateur automatique arrivaient vivantes à l’hôpital contre 14% sans DAE.